Top Blogs – Économie

Bon, c’est bien de se trouver toujours en tête du classement de Wikio pour juin, dans la catégorie Économie, mais ce qui me fait tout particulièrement plaisir, c’est la progression fulgurante du nouveau numéro 2 : La pompe à phynance, le blog de Frédéric Lordon.

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40 réflexions sur « Top Blogs – Économie »

  1. Bonjour Paul, tous,

    les idées de Lordon et Jorion ne sont pas identiques, mais il y a une cohérence certaine !

    Merci de le citer ici, ça finira par faire des abonnés au Diplo en plus 😉

    bonne journée

    1. Quand Lordon parle de fermer la bourse et que Paul propose d’interdire les paris sur les prix, il y a plus qu’une cohérence, il y a une furieuse conjonctions d’idées.
      Il serait intéressant que Paul commente les points de vues de Lordon (et éventuellement l’inverse) pour comprendre les différences, s’il y en a…

    2. Il ne s’agit pas d’avoir des idées identiques, sinon il faudrait un parti unique avec sa police, mais d’avoir des idées qui vont dans le même sens, c’est à dire qui sont compatibles, en un mot de choisir son camp.

      Il faut savoir voir ce qui nous différencie et aussi ce qui nous réunit.

    3. @ Marlowe

      Bonsoir à tous,

      je n’ai “que” remercié Paul de citer le blog de Lordon, pour élargir les sources d’infos de tous.

      Pour le coup, j’aime beaucoup avoir des sources d’inspiration différentes pour y trouver une cohérence et des complémentarités, et je ne cherche pas l’opposition mais les points de rapprochement 😉

      bonne soirée

  2. Autant je suis réceptif au discours de Lordon quand il daigne se commettre dans quelque vidéo dans une unique émission radio (celle de Mermet sur France Inter), d’autant plus que son ironie mordante est très efficace à l’oral, autant je dois confesser que son blog me laisse de marbre.

    Chacun de ses billets est une somme si conséquente (F. Leclerc semble même concis en comparaison), et la lecture sur ordinateur m’est si pénible, que je décroche invariablement dès la fin de l’introduction… Ce qui n’enlève bien entendu rien à la qualité de ses analyses… Au pire son style d’écriture n’est-il pas vraiment adapté à ce média – ou, au choix, mon style de lecture n’est pas adapté à sa production 🙂

    1. OK sur ces 2 points.
      Les propos de Lordon à la radio sont d’une clarté et d’une facilité de compréhension remarquables, il se met en phase avec son public ce qui prouve une capacité pédagogique certaine.
      A travers F Lordon et 2 ou 3 autres sources j’ai découvert le Monde diplo et le blog de F Lordon.
      Ses articles de fond ne peuvent être assimilés et traités à la manière de l’audio mais plus d’un journal classique.
      Ainsi je préfère imprimer une intervention de son blog après une première lecture en diagonale sur la toile et la lire paisiblement pour en tirer une certaine moelle et surtout résumer ou annoter.
      C’est peut être un travers générationnel même pour un habitué depuis les origines du travail sur écran à ce support, mais à chaque besoin le sien, les 3 supports (audio, toile, papier) se complètent d’ailleurs et interfèrent, simple question d’outil.

    2. Bonjour,
      Ben ! A chacun son truc ? Il me semble que c’est la 2em mouture qui vous convienne
      Pour mon compte, les deux Lordon & Leclerc me rendent « un peu accroc » deux façons d’appréhender – Leclerc : Le feuilleton (mauvais, le feuilleton) qui permet de suivre d’assez prêt le déroulement de l’immense arnaque de la finance (cavalerie a l’échelle mondiale) avec des éléments techniques (enrichi par certains commentaires)
      Lordon : Analyse sur « le fond » du système + des propositions concrètes (a débattre) avec un style plaisant – qui se fait plaisir, en fustigeant les perroquets ‘’du marché’’, les classiques. J’y prends un certain plaisir également (ça ne règle rien, évidement, mais pourquoi se priver dans cette période de dépression, sourire détend)
      Cordialement

    3. Le ton de Lordon à l’écrit est particulièrement mieux adapté aux pages du Diplo qu’à une lecture sur écran. Il faut donc s’abonner au Diplo 🙂
      Je n’ai aucune culture en économie, mais je le trouve assez clair…

    4. Erratum:

      “[…]quand il daigne se commettre dans quelque vidéo ou dans une unique émission radio[…]”

      Manque de vigilance ce matin 🙂

      Sinon, j’ai oublié de préciser: Évidemment, l’augmentation de popularité d’analystes économiques pertinents est toujours une bonne nouvelle… Ça réconforte un peu face à la constante médiocrité des hérauts du libéral-capitalisme qui constellent les médias traditionnels…

    5. @François Leclerc

      Sans rancune j’espère 🙂

      Il faut dire que je ne suis pas totalement innocent non plus dans cette histoire. Le fait est que ma motivation à lire un texte est inversement proportionnelle au nombre de lignes qui le composent… Un brin fainéant, sans doute. Ce qui n’enlève rien (non plus) à la qualité de votre travail, énorme boulot de synthèse des différentes sources de l’actualité quotidienne… J’en aurais encore bien plus à lire si vous n’aviez pas le bon goût de nous pré-mâcher ainsi le boulot 😉

    6. Lordon est long mais rare. Il poste moins d’une fois par semaine, parfois moins d’une fois par mois. On peut donc le lire par petit bout, ou lorsqu’on a du temps devant soit. Pour la lecture sur écran, n’oubliez pas d’avoir un bon écran, un contraste pas trop fort, de zoomer éventuellement la page (controle + molette). En ce qui me concerne ça ne me fatigue pas plus que le papier.

    7. François Leclerc dit : 7 juin 2010 à 11:30 Je me restreint !

      Oui, j’avais remarqué, sinon sur la longueur des textes mais sur les prises de positions « plus politique » ! Mais, … souvent perceptives en allusions ou … pointillé. Ça ne nuit pas (sourire)

    8. Il faut parfois imprimer pour lire, ce qui veut dire que les livres numériques ne sont pas faits pour être lus.

    9. Pour l’illustration, le document du 6 juin sur l’actu de la crise de François m’a demandé 1 bonne demie-heure en première lecture + encore autant pour les commentaires et leur traitement. Mais vu la qualité et la densité de ce document il faudra que je le relise sur papier pour l’annoter et en extraire l’essentiel.
      Merci et bravo à M. Leclerc pour ce travail de fond.

    10. Pas d’accord sur le jugement des billets lordonesques. Le style est carrément jubilatoire, à mon gout, même s’il se laisse effectivement emporter par sa faconde et penche vers la prolixité.
      Mais c’est ce style, cette facilité, cet art de la polémique qui font une bonne partie de son succès. Impossible de rester insensible aux arguments, bien sur, mais surtout à l’esprit du bonhomme.

      Et en France, quoiqu’on dise, et quoiqu’on en dise, si c’est bien dit, on l’écoute.

    11. Je dis simplement’, et ça fait partie du “génie” français quoiqu’on en pense, que la brillance du style et de l’esprit est fortement valorisée chez nous. Et la preuve en est que la forme écrite de Lordon vous est quelque peu indigeste!
      De là a prétendre que la forme a la primauté sur le fond en France, je ne m’avance pas jusque là. Même si, à considérer que tout a été dit, l’important n’ est peut-être que de le dire mieux!

      Et vous si vous deviez choisir, en vue d’un séjour sur une ile déserte, entre un énième rapport exhaustif et actualisé de l’ONU sur la faim dans le monde en 300 pages ou un recueil des essais de Mauras?

    12. @vigneron

      Je ne choisirais certainement pas d’amener de la lecture, quel que soit le type d’œuvres qu’il me soit permis d’emporter…

      A moins qu’un ou deux Gaston Lagaffe, à l’extrême rigueur… 🙂

  3. Des blogs très complémentaires dont les progrès d’audience font bien évidemment très plaisir, autant qu’ils suscitent un mince espoir (mais tant qu’il y a de l’espoir, il y a de la vie). Chacun de ceux qui commentent sur ces blogs et propose les liens vers eux sur d’autres sites, participent un peu de l’effort commun, bien plus modestement que les auteurs certes, mais le plus petit des rouages a son importance dans une machine…

  4. La “Dream-team” se mettrait-elle en place?
    Mais, d’interdire les paris sur les fluctuations de prix à carrément fermer le casino, il y a un monde…..
    Interdire les paris sportifs ne fermerait pas les stades.
    Certes, il y aurait moins de tricheurs potentiels, mais toujours des “ballons d’or”et des “primes de match”.
    Mais vous avez raison, ne boudons pas notre plaisir!

  5. Monsieur,

    J’ai cru entendre que Frederic Lordon trouvait un trop grand décalage entre ses idées et les vôtres de vouloir s’engager dans un travail de réflexion avec vous.
    http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1944

    Bon, comme l’amour, l’estime intellectuelle peut être sans retour.

    Mais alors, je vois que vous continuez à promouvoir le blog de Jacques Attali dans votre “Blogroll” à côté. Et je me demande comment cela se concilie ici. Par exemple, que faites-vous de cette phrase d’Attali qui vient de son travail actuel :

    “‘La concurrence présente des vertus. En premier lieu, c’est un moyen de diffuser l’innovation, dans un processus de création destructrice (…)’. Jacques Attali préside la Commission pour la libération des nains de jardin – euh, non, de la croissance française – qui a pondu cette phrase remarquable dans son pré-rapport (confidentiel, paraît-il), intitulé Quelle croissance pour la France de 2010 à 2020 ?.”

    La citation se trouve sur le blog de Sauvons l’Université
    http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article1329

    C’est du Shock Doctrine là, non ? Dispensé par un néoliberal pratiquant à ses acolytes gouvernmentales.

    Comme Pete Seeger le chante,
    Which side are you on?

    1. The wild side…..
      ça me rapelle la chronique économique de l'”oncle Bernard”, “Les grands fauves”, du temps où Charlie-Hebdo était encore lisible….
      Tient, Val vient de foutre un humoriste à la Porte.

    2. Concernant Attali, je ne résiste pas à citer des extraits de l’introduction du rapport de 2008 de la “commission pour la libération de la croissance française” sous sa présidence, où l’on peut admirer sa clairvoyance sur les exemples de modèles à suivre :

      “(…) De fait, certains pays de notre continent s’y préparent mieux que d’autres : l’Allemagne a modernisé la partie orientale du pays, dynamisé son marché du travail et sa formation, développé des industries nouvelles, comme les énergies renouvelables. Le Royaume-Uni s’est engagé durablement dans la réforme de son système scolaire et de son réseau de santé, et dans la valorisation de son industrie financière.
      L’Italie, le Portugal, la Grèce et plusieurs nouveaux États membres ont eux aussi mené des réformes courageuses, pour contrôler leurs dépenses publiques, moderniser leur administration, et mieux recruter leurs agents publics. L’Espagne a œuvré pour l’accès de tous à la propriété du logement, dans une économie en quasi plein-emploi. (…)”

    3. Certes, mais il y a plusieurs Attali.

      Il y a en effet l’Attali libéral, que je goûte peu, comme vous, mais il y a aussi l’Attali qui affirme que le partage entre les revenus du travail et du capital est devenu trop défavorable aux premiers, ce qui est la vraie cause de la crise, la crise étant une crise d’insolvabilité. Le développement immodéré du crédit trouve sa source dans les revenus insuffisants des salariés. Attali l’a dit dès le début de la crise dans un livre.

      Et tout dernièrement, sur Slate, il y a aussi l’Attali qui propose de désintoxiquer les banques en faisant passer à la caisse les actionnaires des banques. Pas du tout le genre de mesure que le gouvernement actuel reprend à son compte.

      Bref, il ne faut pas confondre Attali et Minc. Minc, conseiller officieux de Sarkozy, c’est l’âme damnée du capitalisme français.
      Attali c’est un autre parcours, il joue un certain rôle positif s’agissant de faire évoluer les esprits sur certains points. Pas sur tous, et vous faites bien de le préciser.

    4. Anon.
      Je ne suis pas économiste. Juste gestionnaire. Et je peux parfaitement comprendre que deux économistes ne puissent pas travailler ensembles.
      Déjà, quand je vois le mal de chien que j’ai à faire travailler deux scientifiques ou deux techniciens d’un même domaine ensembles…
      Là, je pense que ce qui complique encore leur collaboration sont les différences de cultures et de nature de chaque pays.
      D’où, une quasi impossibilité à éditer des règles qui seraient mondialement uniformes.

      Et puis… il y a la position prise sur les oeuvres déjà produites par d’autres… Chaque subjectivité pouvant donner lieu à des lectures différentes…
      L’humain n’est définitivement pas facile à mettre en équation… Et heureusement 😉

    5. Merci de remonter cette page (le billet de ContreInfo) que j’avais lue à l’époque. Et quelle époque ! En 2008!
      Autant dire un siècle…
      Qu’en est-il en 2010?

    6. Il est vrai que certains prennent leur temps pour choisir leur camps (voir plus haut, ma réponse à Grosjean)

      Attali est un moderne sans morale, affirmation qui est un genre de pléonasme, mais avec une unique stratégie : la promotion du sieur Attali, et cela fonctionne (son dernier livre “tous ruinés dans dix ans” est entré en tête des ventes des essais la dernière semaine de mai, sous la forme papier et sous la forme numérique)

  6. je suis contente, bien sûr, du classement par wikio, mais il ne faudrait pas en faire une compétition!

    Pour Attali, je veux bien comprendre l’estime de Paul Jorion, (je crois qu’il a été un de ses maîtres) mais je ne la partage pas du tout, pour les raisons que d’autres expriment aussi, mais surtout depuis que je l’ai vu (sur youtube, je crois) prophétiser en blanc et col mao sur notre lointain futur (je ne savais plus si rire ou pleurer).

    Pour Lordon je conseil vivement son livre “La crise de trop”, qui, avec le livres de PJ, m’a bien aidé a comprendre pas mal de chose ( en rigolant souvent pour son style, disons “incisif”)

    1. Je ne voudrais froisser personne, mais il me semble que c’est plutôt Paul Jorion qui a alerté Attali sur l’imminence de la crise aux USA, Attali ayant lui, joué le rôle d’intermédiaire pour éditer le livre de Paul sur La crise du capitalisme américain, ouvrage dont personne ne voulait. Rendons à César ce qui appartient à César.

      Attali avec tous ses défauts, joue un rôle positif de passeur.
      Il est, toutes proportions gardées, une sorte de Talleyrand, avec donc les défauts qui vont avec, mais aussi un indéniable sens de l’Histoire. Une sorte de plaque tournante entre gauche et droite. En période de crise ce genre d’homme n’est pas à négliger, car il a une certaine influence et pourrait à l’occasion faire pencher la balance du bon coté.

    2. @Pierre-Yves D.

      Je fais sensiblement la même analyse du personnage que vous. Insaisissable (sans jeu de mots!..?..!..).

      Une sorte de dilettante de la grandeur. Dans tous les sens bien sur. Aussi bien passionné que détaché et d’abord friand de plaisir esthétique et intellectuel.

  7. Bravo pour les trois.
    Les trois, naturellement : François Leclerc est partie
    organique, insécable du blog de Paul.

    Jorion ET Lordon, c’est tout bon.
    Globalement, il n’y a pas contradiction,
    inutile de couper les cheveux en quatre.
    Dommage que la coopération ne colle pas.
    Révons et rajoutons:
    Todd, Sapir et Orléan; l’ instrument social du
    savoir serait complet.
    Réfléchir en perspective: un devoir
    pour l’honnête citoyen. Ils y aident tous,
    par leurs diversités.

    En tout cas, c’est le signe d’un changement
    de perception de l’ économie.
    Les rouleaux compresseurs idéologiques
    représentés par le Monde ( vues brisantes: grotesques)
    ou la Télé perdent en crédibilité.
    Le rêve libérale du casino ne marche pas.
    Le réalisme redevient une valeur sûre.

  8. Dans un commentaire, j’ai émis un jour des réserves sur Jacques Attali. Mais on peut aussi changer, comme l’environnement change (sans aller jusqu’à la métaphore des girouettes d’Edgar Faure). Souhaitons qu’il soit aussi convainquant sur de possibles relocalisations qu’il a pu l’être pour la mondialisation et les délocalisations, en symbiose avec Pascal Lamy.

  9. Je crois que le problème n’est pas de savoir si une équipe de rêve pourrait se mettre en place à la faveur du rapprochement (de quelle nature d’ailleurs ?) de certaines personnalités citées sur ce blog (dont j’exclus bien évidemment Attali). La vraie question, c’est de savoir si enfin une offre politique se concrétisera, qui s’inspirera du travail des Jorion, Lordon and Co et osera promouvoir des idées qui en découlent. La solution sera politique, il n’y a pas d’autres options possible dans une société et à moins que les sus-cités n’entrent dans la carrière, c’est à d’autres de porter leurs théories. Nous tous qui lisons, commentons et diffusons, oeuvrons pour que les mots germent en action, au gré d’un vent qui sera un jour porteur et rencontrera ceux qui feront changer les choses : peut-être certains d’entre-nous qui sait…

    1. Un voisin de mon département s’exprime dans les pages du Nouvel Obs de jeudi dernier : JP Chevènement, un politique remarquable et intègre dont j’ai toujours plaisir à lire ou entendre les analyses.
      http://hebdo.nouvelobs.com/sommaire/france/098819/le-tocsin-chevenement.html
      “La première urgence voudrait qu’on réglemente les marchés, qu’on établisse un certain contrôle des mouvements de capitaux et qu’on interdise par exemple les ventes à découvert, comme le propose l’Allemagne”
      Voilà qui est prometteur et en conclsuion :
      “Il faut aussi forcer la porte des médias, qui supportent mal la pensée hétérodoxe. «En France, disait Chamfort, on laisse en repos ceux qui mettent le feu et on persécute ceux qui sonnent le tocsin. »”

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