Quand le sahel reverdit, ou ce que l’on peut apprendre des savoir-faire africains, par zébu

Billet invité

Dans la livraison du mois d’août du Monde Diplomatique, un article de Mark Herstgaard nous apprend Comment le Sahel reverdit, ce qui est en soit une note d’espoir, pour une vaste région du continent africain, coincée entre le désert et une savane qui s’éloignait progressivement et où tous les efforts de lutte contre la désertification paraissaient jusqu’ici vains. Cette bonne nouvelle, quasi inespérée, pourrait d’ailleurs servir de panneau indicateur de sortie de crise sur une route empruntée (sans jeu de mot) depuis trois ans et passablement défoncée, où les seules indications laissent à lire la mention TINA. Car si une telle affirmation a de quoi surprendre quant au Sahel, la méthode utilisée a aussi de quoi interroger et remet en question un certain nombre de croyances et de pratiques que le journaliste de The Nation de New York relate dans son article.

Mark Herstgaard raconte ainsi l’histoire d’un des précurseurs de l’agroforesterie au Burkina Faso, M. Yacouba Sawadogo, qui relate son expérience vécue lors de la grande sécheresse de la fin des années70-début des années 80 dans son pays, qui subit durant cette période une baisse de 20% en moyenne des précipitations annuelles, entrainant des centaines de milliers de morts de famine et la transformation de la savane en Sahel. Une telle catastrophe entraina alors une profonde modification des modes de pensée, notamment en remettant au goût du jour des techniques ancestrales pour valoriser l’utilisation de l’eau pluviale : le ‘zaï’ consiste ainsi à creuser des trous peu profonds aux racines des cultures, afin de préserver un peu d’humidité.

M. Yacouba Sawadogo développa cette technique, en agrandissant ces trous mais surtout en y adjoignant du fumier, afin de concentrer l’eau et les éléments essentiels pour fertiliser les cultures. Ce qui était considéré comme du gaspillage finit par augmenter le rendement de ces mêmes cultures. Effet collatéral non prévu, des pousses d’arbres issues de graines inclues dans le fumier finirent aussi par émerger au milieu des cultures, continuèrent à pousser et contribuèrent à augmenter les rendements des cultures mais aussi à fertiliser les sols. Cette technique d’agroforesterie a finit par gagner … plusieurs centaines de milliers d’hectares au Burkina Faso, permettant ainsi à de vastes étendues de passer du statut de ‘Sahel’ au statut de savane arborée et sèche, dernière étape avant le statut envié de savane humide. Au mali et au Niger, pays voisins, l’exemple a été suivi, à tel point que l’agroforesterie sert maintenant de repère aux satellites pour définir assez précisément la frontière entre le Niger et le Nigéria, où des méthodes bien différentes de reforestation par plantation ont été mises en place … et qui ont échoué !

Pour impressionnants qu’ils soient, les résultats ne font pas de ces zones d’agroforesterie une forêt tropicale. Néanmoins, de nombreux points positifs ont pu être recensés. Le premier d’entre eux est la sécurité alimentaire car les rendements sont devenus bien plus importants, au point que le nombre de greniers a aussi été multiplié par deux ou par trois par famille. Les arbres permettent aussi aux paysans de réduire le nombre de semences utilisés pour les cultures car ils les protègent contre le vent. Les feuilles viennent aussi protéger les sols et peuvent nourrir le bétail. Les racines fixent l’humidité des rares pluies et les branches protègent les cultures du soleil. Avant cette technique du ‘zaï’, la nappe phréatique baissait d’un mètre par an : depuis sa mise en place, elle a augmentée de 5 mètres. Les arbres servent aussi à produire du bois de chauffe pour la cuisine, pour la charpenterie et même la pharmacopée traditionnelle, là où  l’allopathie est hors de prix ou inaccessible.

Or, tous ces effets bénéfiques sont produits … gratuitement. Car à l’inverse de la plantation d’arbustes, méthode qui a échoué malgré les investissements très importants en moyens financiers et humains, la technique utilisée ne fait qu’aider la nature à repousser, ce que les scientifiques ont par la suite dénommé ‘RNA’ : ‘Régénération Naturelle Assistée’. L’homme, en effet, ne ‘plante’ pas : il permet à des pousses, alliées à des cultures et des techniques ancestrales de captation des eaux de ruissellement (améliorée avec la fumure) de pousser selon leurs propres rythmes, forcément plus adaptés qu’une implantation exogène dans un milieu très rude, qui nécessitera beaucoup d’investissements et de moyens, notamment hydriques. Car des études ont démontrées que 80% des arbres plantés au Sahel meurent au bout d’un an ou deux. Les espèces endémiques, elles, sont bien plus résistantes et ont l’immense avantage d’être délivrées gratuitement par ‘dame nature’. A l’inverse, les ‘Villages du Millénaire’ du directeur de l’Institut de la Terre de l’Université Columbia, M. Jeffrey Sachs, sont conçus comme un ‘paquet’ de ‘services’ … très onéreux : forage, semences, engrais, etc. Et peu opérants, à moins d’y mettre … ‘le paquet’. Hormis l’aspect financier, qui a évidemment un poids très important dans des zones où les ressources sont très limitées, il reste que l’aspect novateur fondamental de ce renouvellement est fondé sur des savoirs-faire, certes améliorés (sur la base des connaissances et des savoirs-faire des hommes, appliqués à la situation) mais ancestraux.

Savoirs-faire gratuits, si tant est qu’il soit nécessaire de le préciser et gratuitement propagés. Car, à l’inverse là encore des ‘Villages du Millénaire’, ces techniques sont librement accessibles à tous et ne font pas dépendre les cultivateurs de ressources exogènes à leur environnement : pas d’engrais complémentaires, pas de semences spécifiques, pas de génie génétique au secours de la détresse hydrique des plantes et des humains, pas de financements extérieurs à solliciter. Un développement endogène, utilisant tous les savoirs-faire liés à l’environnement et diffusé par les canaux traditionnels des échanges de savoirs, sur la base des expérimentations menées et constatables de visu par les premiers acteurs concernés : les paysans. Seule une aide, exogène, à la diffusion de la connaissance ainsi obtenue ou des lois produites pour l’agroforesterie a été mise en place, via des ONG étrangères, avec des moyens financiers très peu importants.

Pour autant, la ‘RNA’ ne permet pas d’améliorer le ‘confort’ des agriculteurs dans les zones où elle s’est propagée : les maisons sont toujours de torchis, l’eau et l’électricité y sont absentes et la malnutrition persiste, preuve que la méthode n’a rien d’un ‘miracle’ que pourrait apporter la technique moderne dont les ‘Villages pour le Millénaire’ font pourtant la promotion, à grand frais. C’est donc à une refonte des priorités sociales et économiques que s’attaque incidemment la ‘RNA’, refonte adaptée aux exigences du terrain et non aux idées ou aux conceptions économiques ‘hors sols’ (sans jeu de mots) : autonomie, sécurité alimentaire et approche progressive des ‘petits pas’, plutôt que technologie, productivisme et impact à court terme.

Mais c’est aussi à une remise en cause profonde du droit, hérité parfois du droit colonial, auquel la ‘RNA’ s’attaque, comme au Mali où l’interdiction de couper un arbre a permis à l’Etat colonial français de ‘privatiser’ la ressource à son profit et d’en faire bénéfice en revendant le bois coupé, aux dépens des populations locales. Cette interdiction fut d’ailleurs conservée à l’indépendance, ce qui amena les paysans à arracher les pousses d’arbustes afin d’éviter tout conflit potentiel et contribuant ainsi à faciliter l’érosion des sols et leurs appauvrissements. Face aux conflits néanmoins persistants, le gouvernement malien fit voter une loi permettant aux paysans d’exploiter le bois des arbres sur leurs terres, ce qui permit, lorsque ceux-ci prirent connaissance de cette loi, de favoriser la mise en place de la ‘RNA’. Au Niger aussi, les autorités s’aperçurent que pour faciliter l’élévage forestier et l’agroforesterie, il était nécessaire de donner le droit d’exploiter les arbres. Pour caricaturer : par une spectaculaire inversion, la propriété privée, alliée à l’accès gratuit aux savoirs-faire, au profit de tous VS le monopole, étatique ou privé, des biens et des savoirs, au profit de certains (ou in fine, de personne).

Il y a là matière à enseignement, comme l’on dit. Y compris pour les ‘pauvres’ hères que nous sommes, coincés entre le désert des subprimes et la savane arborée d’une sortie de crise.

En premier lieu, c’est par la reconnaissance des savoirs-faire que l’on peut préserver un patrimoine ‘commun’ de savoirs, ancestral ou non. Sans cette reconnaissance, y compris par les propres acteurs détenant ces savoirs-faire, ce patrimoine peut disparaître et affaiblir les capacités de transformation sociales de ceux qui les possèdent. Cette reconnaissance n’est cependant pas ‘suffisante’ parfois pour permettre d’agir sur son environnement, quelqu’il soit : l’innovation, personnelle ou collective, est aussi nécessaire. En l’espèce, ce fut l’adjonction de fumure dans les ‘poquets’ qui permit le développement de l’agroforesterie au Sahel : l’expérimentation pratique, sur la base d’un croisement entre savoirs-faire et connaissances, est le socle sur lequel se fonde l’acquisition de nouveaux savoirs. Ce n’est qu’ensuite que cette technique fut ‘modélisée’ sous la dénomination scientifique de ‘RNA’.

La ‘science économique’ telle que définit actuellement fonctionne sur un modèle inverse : une modélisation à partir de laquelle les expérimentations sont conçues et pratiquées. Ce modèle là, comme pour les ‘Villages du Millénaires’, est voué à l’échec. Par ailleurs et sans pratiquer un ethnocentrisme inversé, ‘fétichisant’ ainsi des expérimentations pratiquées au Sahel, nous possédons les savoirs-faire et les connaissances nécessaires pour modifier notre environnement, sans attendre nécessairement que les conditions matérielles et financières soient suffisamment favorables pour expérimenter et modifier.

Il est néanmoins nécessaire de ‘reconnaître’ ce fait, par et pour nous-mêmes, comme ce fut le cas pour les paysans du Sahel. Ce serait déjà, en soit, une révolution ontologique, après des décennies de ‘dépendance’ au matérialisme, qu’il soit monétaire ou historique, ou de ‘dépendance’ au positivisme technologique.

Le remise en cause du droit, qui n’est sommes toutes qu’un outil, devrait aussi suivre la redéfinition de la nature de la propriété, qui devrait partir non pas d’un droit naturel à la propriété sous entendue privée mais bien de la ‘res communis’, la ‘chose commune’, appartenant à tous et à personne, définissant ainsi en creux les notions de propriété publique et de propriété privée, selon les nécessité du contrat social.

Dans le cas de l’expérience menée au Sahel, il est frappant de constater que M. Yacouba Sawadogo, paysan au Burkina Faso, a pu utiliser librement des savoirs-faire ‘ancestraux’, que l’on pourrait définir comme appartenant à la ‘res communis’, développer un nouveau savoir-faire pour son usage propre et le transmettre … sans aucune notion de propriété privée, et ce pour plusieurs raisons. En premier lieu diront certains, parce que la protection de la propriété privée dans de tels environnements serait tout simplement impossible à appliquer et nécessiterait des efforts coûteux pour des résultats improbables. La ‘science économique’ dirait alors que l’avantage comparatif d’un tel système par rapport à un système de ‘propriété commune’ est tellement faible que le second système permet de mieux ‘allouer’  les ressources nécessaires à l’économie. Où l’on retourne au ‘modèle’ auto-justificateur de la ‘science économique’ : quand les données du terrain ne correspondent pas à la théorie, il est parfois nécessaire de modifier les données pour les rendre ‘compatibles’ d’avec la théorie ou même à chaque non congruence entre théorie et réalité, à produire de nouvelles justifications théoriques …

Mais on pourrait aussi partir d’un point d’analyse complètement différent, de terrain cette fois, scientifiquement vérifiable (notamment d’anthropologie culturelle), où la notion de propriété privée dans cet espace culturel spécifique n’est pas une donnée ‘commune’ et qu’à l’inverse, la normalité est bien la ‘res communis’. De même, la théorie des jeux coopératifs permettrait bien mieux d’expliquer, par la rationalité intuitive, que pour un acteur comme M.  Yacouba Sawadogo, il est finalement plus ‘intéressant’ que ‘son’ savoir-faire se propage librement, afin qu’il puisse, grâce à la mise en place générale de ‘son’ savoir-faire, bénéficier des effets bénéfiques de l’action collective sur des biens ‘communs’ comme le niveau d’eau dans les nappes phréatiques, dont il bénéficiera, aussi, pour son exploitation personnelle dans sa propriété privée. Privatiser donc le savoir-faire et la connaissance d’une ‘res communis’ serait donc ‘non productif’, pour l’acteur individuel comme pour la société dans son ensemble.

A l’inverse, on imagine fort bien ce qu’il serait advenu dans une société où la valeur sociale de la propriété privée serait prédominante (voir exclusive), avec la privatisation de la ‘découverte’ de M. Sawadogo, via le dépôt d’un brevet, restreignant alors la diffusion de ce savoir-faire, élément capital à la transformation globale et favorable de l’environnement (effet de masse, observable via les nappes phréatiques par exemple) : un ‘succès’ individuel pour son ‘concepteur’, à court terme, un échec pour la société et l’environnement, à moyen terme. En ce sens, protéger des savoirs-faire et des connaissances d’une privatisation permet leur circulation, gage d’efficacité : les définir comme parties de la ‘res communis’ et définir la ‘res communis’ comme droit naturel éviterait cette privatisation, que ce soit par des personnes (morales ou physiques) ou des états. Donc leur circulation, donc leur efficacité.

Ce que nous apprennent au final les savoirs-faire africains, c’est leur connaissance intuitive, qui a été jusqu’à présent peu ‘formalisé’ ou ‘modélisé’ en droit, qu’il existe des ‘choses communes’, qui appartiennent à tous et à personne et ce quelque soit le type de ‘contrat social’ décidé entre les différents acteurs d’une société, quelque soit le type de propriété envisagé.

Il serait enfin temps d’apprendre des africains, afin que la Déclaration des Droits de l’Homme de 1948, qui se fonde sur une conception restrictive du droit naturel de la propriété, devienne véritablement universelle. Afin ‘qu’égoïstement’ nous puissions reformater notre propre contrat social bien mal en point pour sortir de la crise financière que nous connaissons actuellement et de notre crise civilisationnelle tout court.

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99 réflexions sur « Quand le sahel reverdit, ou ce que l’on peut apprendre des savoir-faire africains, par zébu »

  1. En googlant Yacouba Sawadogo j’ai trouvé que son exploitation se trouve près de Ouahigouya.

    Ce qui me remet en mémoire une anecdote marrante : il y a une douzaine d’années je bossais au Burkina, et je me suis retrouvé un jour à Ouahigouya pour installer Internet dans une ONG féministe. Tout ce que j’ai vu du coin, c’est que cette ville est chaude sèche et poussiéreuse à un point peu commun. A tel point que le lecteur de CD-rom refusait de s’ouvrir, j’ai dû le démonter pour découvrir qu’il était complétement plein de poussière !
    La secretaire de l’ONG qui m’attendait depuis des semaines comme le messie a été bien déçue, après une journée à suer j’ai déclaré forfait, la poussière dans le PC n’était que le premier obstacle et je ne m’en suis pas sorti.

    Bref, Ouahigouya c’est sec et pauvre comme ca devrait pas être permis.

    La question que je me pose, c’est donc : où est ce qu’il a trouvé son fumier pour remplir les trous? Les agronomes connaissent plein de méthodes pour augmenter la productivité de l’agriculture africaine, mais généralement elles exigent au moins un petit investissement que les paysans sont totalement incapable de fournir. Cette méthode n’y échappe pas. Comment les dizaines de millier de paysans nigériens, maliens et burkinabés décrits par cet article ont ils donc fait pour trouver des ressources en fumier alors qu’ils ne gaspillaient pas le moins du monde auparavant?

    1. J’avoue ne pas savoir. Sans doute le plus simple serait de contacter la rédaction du Monde Diplo, pour avoir les coordonnées de l’auteur de l’article et lui demander des précisions.
      Tenez moi au courant. Cordialement.

    2. Peut-être finalement un début de réponse. Dans l’article, il est mentionné ceci (phrase exacte) : « Mais sa plus grande innovation fut d’y ajouter du fumier durant la saison sèche, une technique que ses pairs considéraient comme du gaspillage ».
      Apparemment donc, effectivement, par d’apport supplémentaire de fumier, ressource rare. Mais bien plutôt un choix du dit cultivateur, considéré comme du gaspillage par les autres cultivateurs. Ce qui viendrait corroborer votre description sur la rareté du fumier.
      En clair, M. Yacouba Sawadogo aurait pris un ‘risque’ de gaspiller (aux dires de ses ‘pairs’) une ressource rare, le fumier, en particulier pendant la saison ‘sèche’. Ceci confirmerait bien le sens de l’innovation : à l’encontre des us et coutumes mais aussi d’une gestion d’une ressource rare.
      La prise de risque a été apparemment ‘payante’ néanmoins.
      Cordialement.

    3. Règle d’or numéro un de toute technique humaine : Remettre en cause systématiquement et fréquemment tous les us et coutumes.
      spécialement en agriculture, toujours arriéré, par essence, du fait des cycles de production longs et des investissements énormes et peu rentables qu’elle doit toujours engager. Aujourd’hui comme hier.
      La tradition est toujours mortifère, « dégénératrice ».

    4. Eh, Vigneron, encore là, sur ce billet tardif ? 😉
      Oui, personnellement (m’excuse par avance de mon égotisme), je crois que la tradition a du bon quand elle permet cette savante et frêle alliance entre la conservation des savoirs, leur retransmission AVEC le goût du risque en héritage.
      Le reste du temps, c’est comme un musée : on vient y voir de belles choses, pour apprendre sur ce qui fut, rêver un peu. Mais on en sort toujours du musée et surtout, on n’emporte pas avec soit ce qui y est conservé, pour sa vie de tous les jours.
      Un musée, c’est important. Il faut pouvoir avoir la trace de ce qui a existé, ne serait-ce que par respect envers ceux qui ont vécu.
      Mais un musée, même ‘éco’, n’est pas la vie. Car on ne peut enfermer la vie dans 4 murs.
      Vivre dans la tradition, c’est comme vivre dans un musée : on étouffe vite.

  2. ave

    A tous les amoureux de la culture Bio , et autres inventions pour transformer un désert aride en foret ,
    allez donc voir ce qui se fait en INDE du SUD , à AUROVILLE , 10 Km au Nord de Pondy

    et tout çà en l espace de 30 ans à peine

    Vous en resterez Baba !
    A votre disposition pour complément d info

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