Journées d’été du Rassemblement des Écologistes, Nantes, samedi 21 août à 9h00

Université de Nantes (Faculté Droit et Sciences Economiques)

Chemin de la Censive-du-Tertre
Nantes

EUROPE, RÉGULATION DES MARCHÉS : QUELLES RÉPONSES ÉCOLOS À LA CRISE FINANCIÈRE ?

Amphi G ; 280 pl.
La partie financière de la crise a enclenché une dynamique de ré-encadrement des marchés et des banques. Elle se transforme en crise potentielle des dettes publiques. Dans ce contexte quelles sont les propositions écolos pour assurer un financement soutenable de l’économie ?

Animé par Pierre Larrouturou, conseiller régional Ile-de-France.

Avec Paul Jorion, auteur de L’Argent, mode d’emploi – Pascal Canfin, eurodéputé – Pervenche Beres, eurodéputée (sous réserve).

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28 réflexions sur « Journées d’été du Rassemblement des Écologistes, Nantes, samedi 21 août à 9h00 »

    1. non: c’est plutot travailler moins pour travailler tous

      les salaires sont fixés par le rapport de force entre salariés et employeurs (tout comme les prix sont fixés par le rapport de force entre acheteur et vendeurs) -> les salaires augmenteraient alors (mais cela aura peu d’incidence sur le pouvoir d’achat car les coûts augmenteront aussi)

      le travailler tous est la meilleure solution pour régler les pbs économiques (ou plutôt financiers) de la société ( retraite, budget …)

    2. Je connais très bien les propositions de Pierre Larrouturou ainsi que sa critique du capitalisme ( Le livre Noir du Libéralisme Ed du Rocher 2007 -préfacé par Michel Rocard) aussi les failles du raisonnement…
      Il n’a pas réussi à convaincre les caciques du PS de quoi que ce soit (autisme gravissime en matière micro-économique). Pierre a été consultant d’une « big three » de nombreuses années et sait donc de quoi il parle quand il aborde les thèmes de l’entreprise, mais en face de lui…des fonctionnaires territoriaux énarques qui gèrent des budgets et n’ont pas la moindre idée de ce qu’est un CA et la VA…
      Il a du travail chez EE car ils ne me semblent pas davantage compétents, cependant le mouvement étént en phase ascensionnelle (contrairement au PS recroquevillé dans ses certitudes dogmatiques confites) il y aura beaucoup de nouveaux entrants, donc des apports de compétences s’ils ne se font pas bouffer par les verts…

  1. « ……pour assurer un financement soutenable de l’économie »

    Si la question c’est de trouver des solutions pour perpétuer un système qui repose à 70 % sur la production de biens totalement superflus, ce débat n’a rien de green.

    « Quelle économie ? »

    Est sans doute une question à définir en premier.

    1. Si ceux – qui ont plusieurs emplois, plusieurs logements, ou simplement plus la nécessité de travailler ( au sens contrat de travail) car le système les a enrichi suffisamment – laissaient le champ libre et se mettaient sur la touche afin de donner aux « exclus » ou précaires la chance de travailler de se loger convenablement .. Une partie de la solution est en nous !
      Pourquoi ne pas instaurer une alternance dans les privilèges ( j’entends içi privilège les besoins essentiels couverts ) ? Chacun son tour d’avoir un petit peu de ‘vie tranquille’.
      Pourquoi pas ? Vos débats vos idées débordent d’intérêts. Merci à M. Jorion

    2. Tout à fait,
      Votre idée a déjà été évoquée sur ce blog, et baptisée « toboggan social » afin que ceux qui ont la possibilité de monter échappent moins facilement aux occasions de descendre….pour faire un peu de place.

  2. Hello,
    Avant de suivre régulièrement le site de Paul Jorion, je suivais les interventions de l’analyste économique Pierre Larrouturou,agronome de formation et auteur de « Urgence sociale », délégué du PS français à l’époque, déçu du PS aujourd’hui.
    Il disait déjà en 2006 : » et le pire est devant nous: surendettés, les Etats-Unis se rapprochent de la récession. S’ils plongent, l’Europe subira une grave crise économique. Si nous ne sommes pas capable, très vite, de prendre un autre chemin, nous allons dans le mur ». Et bien d’autres choses…
    Le modérateur et l’intervenant de ce débat seront passionnants… j’espère.
    Vivement la vidéo!

  3. QUELLES RÉPONSES ÉCOLOS À LA CRISE FINANCIÈRE ?

    Crise financière seulement ? Quid des multiples crises qui s’entrecroisent toutes : économique, sociale, énergétique, environnementale… sans oublier la crise politique, l’énauuuuurme fossé entre la population et ceux qui osent prétendre les représenter.

    une dynamique de ré-encadrement des marchés et des banques

    Tiens, c’est nouveau, ça vient de sortir ?

  4. Extrait du texte publié en 2004 dans le Monde par Pierre Larrouturou, Mr « 4JS » (4 jours de travail par semaine), alors membre du PS, avec Rocard et Stéphane Hessel. Les cinq critères sociaux à ajouter impérativement aux critères de Maastricht :

    Le traité de Maastricht comportait cinq critères (un déficit inférieur à 3 % du PIB; une dette inférieure à 60 %…). De même, nous proposons cinq objectifs, et donc cinq critères pour l’Europe sociale :

    un emploi pour tous : un taux de chômage inférieur à 5%;

    une société solidaire : un taux de pauvreté inférieur à 5%;

    un toit pour chacun : un taux de mal-logés inférieur à 3%;

    l’égalité des chances : un taux d’illettrisme à l’âge de 10 ans inférieur à 3%;

    une réelle solidarité avec le Sud : une aide publique au développement supérieure à 1% du PIB.

    http://slesciencespo.canalblog.com/archives/2008/06/14/9568791.html

    1. Merci du lien, vigneron. On est ensuite invité à aller voir par ici pour plus de détails.
      C’est toujours surprenant de voir que des types sont capables de mettre des chiffres ronds derrière des objectifs à atteindre.
      Tiens! je vais essayer le truc ; je vais me fixer des objectifs :
      – un taux de travail pénible inférieur à 5% ;
      – un taux de mauvaise santé inférieur à 5% ;
      – un taux de mauvaise humeur inférieur à 3% ;
      – un taux de soucis conjugaux inférieur à 3% ;
      – une réelle solidarité avec mes voisins : échange de services supérieur à 1% de mon temps libre.

      Ce qui m’étonne aussi c’est la double-pensée dont sont capables les rédacteurs et signataires de ce projet de Traité de l’Europe sociale. La plupart de ceux-là sont les mêmes qui avaient applaudi au Traité de Maastricht, et qui allaient, finalement, applaudir au Traité de Constitution pour l’Europe en 2005 …alors que les principaux écueils à une Europe sociale, par la mise en concurrence de tous les citoyens, sont depuis toujours dans ces traités.
      Ce projet de Traité de l’Europe sociale devrait peut-être débuter par :
      – Article I : Les Traités de Rome, de Maastricht et de Lisbonne sont caducs.
      – Article II : La Banque Sociale Européenne est créée, pour préserver les acquis sociaux des différents membres, et en développer de nouveaux, communs à tous.

  5. Ce matin était vert sur F. Inter qui recevait Noël Mamère et financier sur F Culture. Choix cornélien.
    http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/septdix/index.php?id=94403

    Dans la seconde partie des matins de l’été de France Culture, Augustin Landier, économiste, professeur (régional) à l’École d’économie de Toulouse, tentait de décortiquer la réforme financière de Barack Obama.
    J’ai noté en première écoute quelques points forts à la volée en espérant avoir bien entendu :
    . réforme très mesurée mais (un pis aller sans doute) : + 2.000 pages !!
    . Geithner l’a emporté face à Volcker
    . WS est une cash machine très opaque
    . le « système » Obama est piloté par des financiers
    . Tout le monde n’est pas corrompu (ouf, sauvé)
    . 3 avantages pour les financiers/banquiers, « rentiers » :
    . ils disposent d’info de première main
    . ils évoluent dans un système « oligo-polistique », pour preuve : depuis la crise aucune banque n’a été créée
    . et surtout le bouclier des contribuables (éternelles vaches à lait) constitue une assurance efficace
    Nature des rentes : gros profits, WS ne sait pas vraiment comment il les obtient (un comble)
    Espoirs : c’est une première étape vers la transparence, pour plus de compétition et ainsi diminuer quelque peu la « rente » (à quand la suite ?)
    Comparatif USA/Europe/Chine :
    USA : régule quelque peu, la Chine règlemente, l’Europe bof, attend et laisse les USA faire le cobaye, bref en embuscade peut être.
    L’écoute n’est pas encore disponible, cela ne devrait pas tarder
    http://www.franceculture.com/emission-matins-d-ete-jean-sigot-la-reforme-de-la-finance-americaine-2010-08-19.html
    http://www.franceculture.com/emission-matins-d-039-ete.html

    Un excellent papier « Cinéma » du Monde au sujet du film « Cleveland contre Wall Street » qui vulgarise la crise des subprimes à travers un procès fiction ou celle ci l’emporterait sur la réalité.
    On y découvre aussi l’auteur suisse du long-métrage , Jean Stéphane Bron et aussi les circonstances du choix du lieu de tournage pour pouvoir filmer le capitalisme, vaste sujet (le hasard fait bien les choses). Des rives du lac Léman aux bords du lac Erié.
    http://www.lemonde.fr/cinema/article/2010/08/17/cleveland-contre-wall-street-le-scandale-des-subprimes-comme-si-vous-y-etiez_1399778_3476.html
    http://www.lemonde.fr/cinema/article/2010/08/17/j-ai-choisi-les-temoins-en-fonction-de-leur-proximite-avec-l-arme-du-crime_1399779_3476.html

    Pour finir en vert d’espoir, envers et contre tout, je lève mon verre à Yves Cochet sévère, pour les pistes qu’il décrit dans le papier du Monde du 17 août « Quel projet pour Europe Ecologie ».
    3 exigences : « dire la vérité, garantir la justice, proposer une vision »
    « Les scientifiques ont commencé à sonner l’alarme au sujet des folies financières, de la dérive de l’effet de serre et du pic pétrolier ».
    Sans être OK sur les moyens, le rappel public des contraintes est plus que salutaire et nous oblige à trouver les solutions alternatives au « travailler plus pour gagner plus, pour consommer plus ».
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/08/16/quel-projet-pour-europe-ecologie_1399408_3232.html

    Bon vent à Europe Ecologie qui en cette fin d’été est encore en short avant d’enfiler le knicker en automne et peut-être le pantalon cet hiver et bonne réussite à leurs journées d’été en cette belle ville de Nantes chère à Anne de Bretagne.
    Un conseil pour les pantalons : choisir du cuir pour résister aux loups et aux fauves qui ne les épargnerons pas.

  6. Je ne suis pas du mouvement écologiste mais tous ceux que je connais ont plutôt d’un niveau de vie très confortable (résidence principale (pas hlm) + résidence secondaire et social) et j’ai du mal à comprendre le discours qui n’est pas en adéquation avec ce qu’ils pratiquent !
    Évidemment il y a des exception mais font-ils parti du mouvement ?

    1. Dans un orchestre il faut un maestro et d’excellents joueurs dont des premiers violons et d’autres.
      Chez Europe Ecologie ils sont suffisamment réalistes pour savoir où se placer.
      Un gouvernement 2012 élargi depuis le centre (pourquoi pas) jusqu’au PG est indispensable face aux défis à relever. Envisager des ouvertures à droite ne doit pas être exclu afin de disposer des meilleures gâchettes, mais surtout pas pour la déco.
      Je fais confiance à Europe Ecologie pour être au minimum le catalyseur de tous au service du plus grand nombre de citoyens, y compris des minorités.
      Le PG aura comme fonction majeure la défense du travail.
      Si d’aventure une figure mythique genre grand Charles se présentait, pourquoi pas bien que je me méfie des meneurs auxquels je préfère les leaders.
      Et en 2017 on verra bien en fonction des résultats et de l’engagement de chacun.
      Je me pince, ce n’est qu’une hypothèse parmi d’autres.

      Position de Cécile dans le Nouvel Obs. de cette semaine :
      http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100819.FAP6962/cecile-duflot-ne-souhaite-pas-etre-candidate-a-la-presidentielle-de-2012.html

  7. Si Daniel Cohn-Bendit est présent, il ne serait pas inutile de lui rappeler ce slogan :

    « Il est interdit d’interdire »

    Il serait très intéresessant de lui demander ce qu’il en pense aujourd’hui face à la crise, et face aux interventions (voire aux interdits) qu’il adresse à tous et mutiplie à l’envi sur la scène médiatique.

    1. Pour ceux qui n’avaient pas encore compris qu’il n’y a que les avis qui ne changent pas d’imbécile.
      En toute Glasnost postmoderne, goûtons le « aujourd’hui » suivant et cette manière très « lib-lib » de faire tomber les tabous en renforçant les totems (selon l’Association internationale de psychanalyse, Mamère devrait se fâcher) :

      « Le tabou à faire tomber, c’est la ligne anticapitaliste. Il faut affirmer que la «ligne anticapitaliste», aujourd’hui, ça ne veut rien dire. »
      Daniel Cohn-Bendit interview « 20 Minutes », le 20 août 2010

  8. Bonsoir,

    j’ai lu il y a peu un article d’un ecologiste dans le monde.

    Si son diagnostic de la situation est une évidence pour tout le monde (je parle des électeurs pas des élus ni des politicards-wannabe) : il n’y aura plus de croissance sous nos cieux et il faut s’y préparer; les soluces présentées me semble absolument irréelle pour notre temps : la durée de travail à 28 h/semaine, un revenus minimum garantie pour tous et d’autres,( alors que c’est plutôt plus de travail et une meilleure répartitions de son fruit qui me semble logique)

    Sans vouloir discuter du bien fondé de telle ou telle mesure, il me semble plutôt que de dire La solution à tous les problémes, c’est plutôt d’une stratégie sociétale pour affronter le monde d’aujourd’hui et pour des demains qui chantent et surtout une méthode PROGRESSIVE pour y arriver qu’ils devraient nous proposer, il est assez de mesures utopiques il y a beaucoup de mesure totalement impossible à faire en France ne serait-ce à cause du contexte des autres pays qui nous entourent.

    Au fait les écologistes prônent ils un certains protectionnisme ? cette mesure que l’ont pourrait qualifier de populiste pourrait bien faire florés si des partis politiques osaient la promouvoir : qui l’osera contre les pouvoirs des lobbys ?

    Cordialement

  9. Bonjour Paul, Tous,

    Larrouturou et Jorion dans la même conférence, mes rèves les plus fous se réalisent à l’autre bout de la France,…

    une vidéo j’espère, et des débats qui font avancer le schmilblick, bravo

    Excellentes journées constructives !

  10. Bonjour,

    À plusieurs reprises, apparaît dans ce fil la notion de plein emploi ou de travail pour tous, considérée comme l’une des solutions à mettre en oeuvre pour changer de système. Il semble au contraire qu’il s’agit davantage d’une composante aujourd’hui dépassée que d’une issue envisageable.

    Les technologies de la production de biens et de services ont réduit de plus de moitié (et même davantage dans certains secteurs) la nécessité du recours à la main-d’oeuvre humaine. La plus-value énorme qui en a résulté a été en très grande partie captée par l’oligarchie capitaliste et financière. Le produit de cette confiscation (au profit de cette oligarchie et au détriment des producteurs) représente depuis 20 ans plusieurs milliers de milliards de dollars ou d’euros.

    Si le raisonnement est compréhensible par tout un chacun, et la solution évidente, restent à inventer les modalités du retour à un système qui ne repose plus sur le « plein » emploi. Quand on constate la pusillanimité et l’archaïsme des programmes envisagés par les formations politiques, en France ou ailleurs, on ne peut que redouter que ces modalités ne soient celles de la violence.

  11. En réponse à babypouf dit :

    Il y a beaucoup de temps déjà que je visite ce Blog. Je suis attentivement les différents billés publiés de par leur qualité ainsi que les interventions des lecteurs, pour certains fort pertinent avec des suggestions et des idées qui permettent, aux esprits curieux, d’aller plus loin dans la réflexion et d’envisager ce qui nous n’avions pas encore envisage comme une possibilité de plus à certains problèmes.

    Toutefois, il y a des fois que je bondis dans la solitude de mon écran à propos des certains commentaires car empreints d’un excès de « rationalisme ou de pessimisme » on s’interdit de mettre à l’ouvre l’une des qualités le plus remarquables de l’être humain qui est celle d’imaginer, de rêver, au delà des sentiers battus, au delà de ce qui à un moment donné apparaît comme possible, une vie en société qui soit porteuse de sens, et dans tous les cas, une alternative que nous remette sur la voie de une ré-humanisation dans un sens collectif et noble du terme.

    Si l’ UTOPIE n’avait pas fait partie de nos possibles en matière d’imaginaire, nous n’aurions pas connu un Jules Vernes et encore moins, nous n’aurions pas levé le défis d’aller dans les étoiles. Sans doute que nous transporterions encore à l’aide de la traction animale et bien d’autres progrès, aujourd’hui considérés comme banales, n’auraient pas vu le jour. Cependant, il est certes plus facile de considérer les avancées techniques et technologiques comme allant de soi, un résultat en somme toutes, comme un progrès logique de la science et de la compréhension, alors que l’on oublie, le plus souvent, qu’à l’origine de ces progrès il y a eut souvent un Utopiste qu’à bien voulut mettre en balance l’origine de son rêve en confrontation aux possibles de la réalité physique et du réel tout court.

    En partant de cette même impulsion « Utopiste », bien d’hommes et des femmes ont imaginé des alternatives sociales et collectives censées répondre à des nécessités concrètes pour un meilleur être social, collectif et individuel. Ainsi, si ces précurseurs n’avaient pas eut ces rêves utopiques insensées à un moment donné, des avancées telles qu’une Sécurité Sociale, qu’une Education pour tous ou des congés payés, n’auraient jamais pu voir le jour.

    Si vous suivez attentivement les différents articles publiés dans cet espace, et des analyses qu’en découlent, vous aurez constaté qu’ils s’accordent pour nous démontrer que nous sommes arrivés au bout d’un système qui ne remplis plus le rôle, bien au contraire. Que faire désormais, en combien de temps, avons-nous le temps de prendre le temps ? Où sont les nouvelles alternatives, avons nous la capacité d’expérimenter ? Ce sont bien là les vrais questions auxquelles il faut essayer d’y répondre.

    Faut-il pour autant accabler « d’ Utopistes » tous ceux qui portent une réflexion, sachant que les éventuelles alternatives ne se trouvent pas dans des chemins connus et qu’il faudra forcement emprunter des voies nouvelles et inexplorées ? Pour ma part je ne le pense pas, bien au contraire, il nous faut maintenant non seulement faire preuve d’ imaginaire, mais aussi beaucoup de projection afin d’anticiper les portées et limiter les effets pervers d’un tel changement.

    C’est pour quoi, et dans l’état actuel des choses, la PROGRESSIVITÉ, que vous appelez de vos vœux ne me paraît pas être la plus appropriée compte tenu que nous sommes dans une course contre le temps. Ceci étant dit, il ne faut pas non plus confondre rapidité et précipitation.

    Vous pensez que la France n’est pas en mesure d’apporter des solutions convaincantes, au du moins pertinentes compte tenu du contexte dans lequel elle se trouve par rapports aux autres pays de l’espace européen, voir au niveau international.

    Je tiens à vous signaler que si la France avait tenu compte de l’espace européen qui était le sien à l’heure même qu’elle faisait sa Révolution de 1789, la naissance de la République n’aurait jamais vu le jour dans ce contexte là. (Une affaire encore des révoltés ou d’ Utopistes éclairés ?)

    L’Europe, et les divers traités qu’unissent la France à celle-ci, ont eut pour conséquence de la déposséder, chaque fois un peu plus, de sa souveraineté, et se faisant, de la souveraineté de son peuple, seul à même de décider de son destin.

    La « Démocrature » installé en Europe depuis le traité de Maastricht, refusée ensuite par les français lors du vote de la « Constitution Européenne », la souveraineté de son peuple encore bafouée lors de l’adoption par le gouvernement du traité de Lisbonne, ont celé un espace européen au service d’un paradigme unique qui laisse croire que tout autre paradigme en de hors de la « Démocrature européenne » serait une Utopie néfaste pour le sort de chaque Etat membre.

    Permettez-moi de vous dire que cette idée est fausse, que sans renier la nécessité d’une Europe commune il est temps que la France pose, enfin, ces conditions en tant que nation souveraine et cinquième puissance mondiale, non seulement pour elle, mais pour l’ensemble de ces membres. Les clauses d’exception existent et le Royaume Unie non seulement en a fiat l’usage mais il en est la preuve vivante qu’il est possible de se positionner autrement et que ce qu’il faut c’est une détermination souveraine et politique.

    Décider indépendamment et souverainement d’une autre alternative pour développer le travail est possible, à la condition de s’attaquer au concept d’emploi, que lui, est le seul destructeur du travail. En effet, l’emploi appartient à un patron, à un groupe ou à un conglomérat, alors que le travail existe en abondance et c’est l’emploi qui tue le travail.

    Les gouvernements ne sont légitimes que par la volonté souveraine des peuples et ils sont censés de gouverner pour et par le peuple. Il en découle par conséquence qu’une nouvelle conscience citoyenne souveraine doit voir le jour afin que le XXI siècle soit enfin propice à la abolition définitive des privilèges, dépouillé progressivement par les aristocrates bourgeoises et les oligarchies de tout poils aux lendemains de la révolution française.

    Il ne s’agit point de faire gronder des canons, de monter les nations les unes contre les autres. Il s’agit de faire valoir notre différence et notre volonté commune au changement. Il s’agit de ne pas laisser gouverner la France ni aucun autre pays par le bon vouloir d’une agence telle que Moody’s et encore moins par les soit disant « marchés », entité souvent confuse et non déterminé, alors que ce marché est bien connu de nous tous, nous avons leurs adresses, nous savons qui ils sont. Un pouvoir en dehors de tout contrôle souverain et légitime.

    Voilà de quoi il s’agit lorsque des responsables politiques cherchent à savoir comment préparer des lendemains que nous savons difficiles et inéluctables, nécessitant des idées nouvelles, des chemins originaux, de bannir les automatismes et les expressions toutes faites telles que « c’est comme ça », « nous n’avons pas le choix », « les français sont résignés ». C’est contre cette fatalité acquise et faussement acceptée par tous qu’il y a des gens qui se battent pour enfin faire aboutir des nouvelles Utopies au risque, bien sur, de se tromper. Mais dans l’évolution du monde, confronté aux périls que l’on sait, ne vaut-il pas la peine de nous battre pour une survie que garantisse et affirme bien plus qu’à la costumé le renforcement de notre humanité faisant valoir un véritable travail au service de celle-ci ?

    Mon cher ami, qui percevra verra.

  12. Bonjour,

    loin de moi l’idée que les utopies soient des inutilités de la pensée, mais je crains que les mesures présentées comme opérantes « si je suis élu » par Mr Cochet me semble absolument pas pour demain judicieuse (… pour dans deux ou trois décennies peut être …) à moins de vouloir faire une révolution par les urnes ce qui me paraît un peu présomptueux.

    Mr Cochet et les écologistes et les forces réformatrices devraient plutôt apprendre à garder les pieds parterre et commencer par mettre simplement de l’ordre dans les rapports de l’état avec ses créanciers … devra t ont continuer à régler leurs gabelle ? Vive la France en cessation de paiement si les banquiers ne veulent pas rediscuter de la dette, nationalisation des banques … ainsi je saurais mieux à quoi servira mes impôts.

    C’est ainsi qu’ils récolteront le maximum de voix (ce que j’éspére)

    Cordialement

  13. Bonjour,
    Je viens d’être refoulé à entrée car je n’avais pas mon badge vert !
    Je pensais que entrée était libre (libre comme l’air)
    N’adhérant à aucun parti et souhaitant le rester (il y a des bonnes idées partout !) je n’ai pas voulu prendre ma carte.
    Je suis déçu car j’aurais souhaité voir et écouter Paul et savoir où il place son argent…
    J’espère que nous aurons accès à la vidéo.

    1. Pas besoin d’adhérer à aucun parti pour rentrer, la seule chose c’est une inscription pour avoir acces un peu partout lors des journées d’été.
      Pareil je m’attandais que ça soit gratuit.
      J’ai profité de sa presance à nantes (Paul J.) pour passer le voir ce matin et je ne suis pas déçu.
      Il y avait du monde dans la salle mais je m’attandais à plus vu la fréquentation du blog.
      J’ai oublié de ramener les livres de Paul Jorion pour avoir des autographes dessus, ça sera pour une autre fois.
      En tout cas j’ai passé un bon moment comme à chaque passage sur ce blog.

    2. Merci Doru.
      Oui j’étais un peu surpris ce matin de voir qu’il n’y avait pas grand monde .
      Les écolos ont sans doute fait la fiesta toute la nuit !
      Et j’étais c’est vrai je suis un peu vexé d’avoir fait le déplacement et arriver dans ce lieu public qui est la fac pour m’entendre dire « Toi pas voir Paul, toi pas avoir ton badge ! »
      J’espère avoir d’autres occasions….dans un contexte moins politique.

    1. « e-Militants » ! ? première occurrence à ma connaissance. Y aurait-il scission entre « e-votants » et « e-révolutionnaires » ?

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