FRANCE 3, CE SOIR (OU JAMAIS !), MERCREDI 16 MARS A 23h00

En attendant la vidéo du vendredi, pour celles et ceux qui auraient du mal à visionner l’émission sur le site de France 3, la voici dans son intégralité (il y a 5 vidéos). Merci à Dominique Larchey-Wending

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51 réflexions sur « FRANCE 3, CE SOIR (OU JAMAIS !), MERCREDI 16 MARS A 23h00 »

  1. Que faire aujourd’hui?

    L’accaparement des richesses par quelques uns, le processus de concentration en cours semble inéluctable. Le marché « libre » a engendré des joueurs capables d’influencer son cours, capables d’asservir l’économie. L’un des rôles les plus importants des régulateurs (politiques) est d’empêcher cette situation. C’est connu et reconnu, les lois anti-trust ne datent pas d’aujourd’hui. Le problème nouveau vient du fait que les lois et leur périmètre d’action effectif ne coïcident plus du tout. Faites une loi de régulation, d’équilibrage du marché légitime ici et vous verrez les « joueurs » aller jouer ailleurs, là où les règles leur sont plus favorables. Le versant politique de la mondialisation est à la traîne, mais les réalités vont bien finir par lui pousser au c..

    En attendant, il reste aux états les deux outils simples d’impôts sur les revenus (tous les revenus) pour réguler les inégalités et les impôts indirects sur la consommation pour réguler la production/consommation à l’intérieur d’un territoire, d’un état et financer leur fonctionnement et leur organisation sociale, leur solidarité. Les vieilles recettes de prélèvements sur le travail sont aujourd’hui toutes, au mieux inefficaces et le plus souvent contre-productives, en particulier pour les plus démunis.

    1. Que faire ? Lénine avait répondu : la révolution.

      Je ne suis pas un admirateur de Lénine, homme d’état que je tiens comme le père de Staline, mais la réponse à la question « que faire » n’est pas sans intérêt.

      1. Commencer à échanger et à décider sans intermédiaires.L’union n’était pas soviètique, encore une étiquette fallacieuse et Lénine est mort d’une hémiplégie, le lobe gauche de son cerveau manquait d’irrigation où l’ai je inventé?
        PS LA révolution serait elle devenue aussi un BIEN où un MAL de consommation, une aventure sans aventure ?

      2. Je ne suis pas non plus un admirateur de Lénine, mais il me semble que lorsque s’est posée la question de sa succession et à l’évocation du nom de staline, il aurait dit quelque chose comme « surtout pas lui »…

      3. à von der blob,

        C’est ce qui se dit.

        Je veux dire que les manières de Lénine et de son compère Trotsky, en Ukraine et à Kronsdatd, préfiguraient l’écrasement de la révolution des conseils (soviets).
        Il n’allait ensuite plus rester que l’électricité et du travail pour tous. Tiens, tiens !

    2. Les vieilles recettes sont inopérantes car la mondialisation des flux de capitaux et de marchandises empêche de façon rédhibitoire de remettre en route les vieilles recettes : le contexte a tout simplement changé.
      N’oublions pas par ailleurs que la mondialisation n’est viable que tant que dure l’exploitation bon marché d’une énergie facile. Il importe donc dores et déjà de se projeter dans la sphère politique de la post-mondialisation.

      1. @Marlowe

        C’est l’un des arguments pertinents de Jancovici : Si on devait faire « à la main » tout ce qu’on fait via l’artifice énergétique (ce qu’il appelle de façon très imagée des esclaves énergétiques) on n’aurait tout simplement pas les moyens financiers d’assumer.

        Songez par exemple à l’édification de n’importe quelle tour de bureaux moderne sans recours aux grues, pelleteuses, bétonnières… Le coût serait littéralement pharaonique du fait de la quantité phénoménale d’individus qu’il faudrait mobiliser pour chaque projet de ce type, ce qui conduit à penser qu’on ne paie pas l’énergie nous permettant ces prouesses au juste prix, et que celui-ci est gravement sous évalué – même actuellement avec un prix du baril de pétrole au plus haut.

        Dommage que Janco s’arrête au milieu du gué et ne développe ces excellents arguments quepour vendre par derrière sa soupe nucléaire…

      2. à Dissonance,

        « Une tour de bureaux moderne ». Pourquoi ? A quel usage ? Faire fonctionner ce système ?

        Ne me faites pas rire !

        Plutôt construire une pyramide !

      3. @Marlowe

        Ce n’est qu’un exemple que vous pouvez remplacer par celui de votre choix, l’idée restera valide – a priori, sinon, merci de bien vouloir fournir un contre-exemple.

      4.  » Les vieilles recettes … » et la suite.
        Un retour de la rengaine  » Ne Rien Faire Pour La Première Fois » ?
        Fatigue de fin de semaine ou graines d’espoir ?
        Incitation à aller de l’avant, certainement.

        Evidemment que le retour aux pratiques prévalant avant 1973,
        ( date un peu arbitraire – de 1945 à 196? ) ne semble pas possible.
        Cependant le recette n’est pas oubliée:
        – Impôts progressifs.
        – Retour à l’ Etat des activités essentielles, telle que Crédit etc…
        – Solidarité sociale prévue et organisée, et agissante.
        Voilà de quoi faire un sort à la « mondialisation » et à ses excès.

        Encore un peu de temps et la situation pourrait devenir très semblable
        à celle de 1945, concernant l’énergie et la disponibilité de capitaux
        par exemple.
        Pas besoin des destructions d’une guerre pour retrouver la nécessité
        de reconstruire. Avec un peu de bonne volonté, nous pourrions
        ne pas attendre la table rase que nous impose ce libéralisme foireux.
        Et voyez comme les choses s’emboitent bien , c’est justement
        le rôle du blog: après avoir fait manger son chapeau au big brother
        qui nous menace, réfléchir à comment s’en passer.

        Et si nous ne voulons pas du big brother, les vieilles recettes,
        du CNR garderons une bonne part de leur pertinence.
        Recettes actualisées, les conditions physiques ne sont plus
        du tout les mêmes, évidemment.
        Mais l’ Homme n’a tout simplement pas changé. Remettons le au centre.
        ( Homme= humain, les femmes d’abord et aussi.)

      5. A Marlowe
        CNR= CEA, oui.
        Mais
        Ah! non, vous Marlowe, vous n’allez pas rejeter le CNR
        pour cause de philo-atomisme !
        Ils ont fait bien d’autres erreurs, dont celle de prolonger
        des trucs certifiés Pétain. Je le regrette.
        Mais à côté, il y a une volonté et des réalisations sociales.
        Et toute la période ( jusqu’à 1958-1962) est marquée par l’urgence
        et l’improvisation, le nez sur le guidon.
        Ils étaient simplement de leur temps, sans boules de cristal.
        Dans l’état de confusion et d’incertitude où nous sommes,
        nous avons besoin de savoir que le « système » libérale
        qu’on nous impose -au même titre que le nucléaire
        ou le tout bagnole- n’est pas inéluctable.
        D’autres politiques à long terme sont possibles, concevables
        et viables.
        Depuis que j’ai pris conscience que les réformes qu’on nous
        impose ont pour but explicite de détruire le cadre social
        pensé pendant l’ Occupation et construit vaille que
        vaille à la Libération , le programme du CNR me devient une
        référence.
        Rien d’un exemple à copier aveuglement.

  2. Bravo Audrey Vernon !! C’est tout l’intérêt de cette émission que de donner la parole à des non experts.
    On écoute jamais assez les artistes.

      1. C’est bien là le véritable intérêt de l’émission : nous faire connaître l’existence d’une personne délicieuse.

    1. D’habitude, c’est Paul qui donne le plus d’infos et d’analyses cohérentes, mais là, il n’était pas seul:
      Audrey Vernon a été d’une pertinence parfaite, et rare à la télé.
      Regardez l’émission rien que pour cela.
      Une critique pertinente et surtout une proposition d’alternative politique et sociale:
      la proposition d’exproprier les capitalistes, avec en plus appui aux ouvrier de Fralib.
      Aussi bien que Besancenot.

      1. Paul, qui participe à beaucoup de débats, et prend visiblement la peine d’échanger,
        même quelques mots, avec des dizaines de gens différents toutes les semaines (à la louche…),
        fait cette remarque depuis plusieurs mois: la critique du système semble s’étendre.

        La poursuite de la crise, associée à la remise en cause progressive des libertés,
        finira par provoquer des mouvements massifs et des soulèvements dans plusieurs pays européens.

        Ca peut prendre des années…Il faut s’organiser au plus vite pour assurer leur issue positive.

    2. Je ne sais pas ce que vous lui trouvez à Audrey Vernon… Dire cela d’un Warren Buffet ou Bill Gates… je suis désolé mais il faut dissocier la vrai économie et l’économie qui ne crée rien. J’ai beaucoup d’intérêt pour Paul Jorion et son analyse sur la société. Par contre Audrey Vernon… je suis désolé mais je n’ai pas vraiment aimé son intervention. Il faut savoir différencier ceux qui investissent sur le long terme et ceux qui spécule à court terme voir à très très court terme. Ou alors c’est qu’on n’est pas du tout d’accord avec le système capitaliste. Pour ma part quand on regarde les différentes formes de capitalisme et le nombre de schéma autre… comment peut-on dire des choses comme cela. On mélange non seulement tout et on met dans un paquet tout le monde en disant : ils ont tord. Cela ne marche pas comme ça.

      Dire cela c’est ne rien connaître de ses différentes personnalités… Encore si elle avait accusé Bernard Arnault et Carlos Slim, je comprendrais. Il y a des différences entre l’investissement qui crée de la valeur et de l’investissement qui supprime de la valeur.

      Il faut rappeler la philosophie d’investissement de Warren Buffet et aussi sa philosophie de pensé. Cela veut dire quoi? On mise sur une entreprise 5ans voir 10ans… la différence est que comparait à un investisseur alpha qui voit la crise du japon arrivait, il ne va pas ce désinvestir tout de suite de l’entreprise au contraire il attend. (même si 20% de perte) Je pense qu’il faut vraiment différencier ces deux investisseurs. Warren Buffet est une personne qui se paye pas des millions de bonus, qui vie simplement et a une maison qui a acheté longtemps avant. Une voiture qui est pas une ferrari. Toujours avec une chemise mal taillé… Il ne demande pas à être remercié pour ses dons. Non franchement elle ne connait s’en doute rien de la vie de Warren Buffet pour dire qu’il veut défiscaliser tout ça sachant ce qu’il fait pour la population et ce qu’il a fait et surtout comment il le fait!

      Franchement je suis d’accord des excès de la finance et de ce qui se passe. Les faits sont là et les histoires sont là.

      1. Ou alors c’est qu’on n’est pas du tout d’accord avec le système capitaliste.

        C’est le mérite d’Audrey Vernon d’être allée à l’essentiel:
        socialiser les moyens de production.

        C’est le bon sens car la seule façon de sortir du désastre.

        Le capital a rempli sa tâche: exproprier le petit producteur
        et concentrer la richesse pour développer les outils de production modernes.

        Il doit en être doublement remercié.
        Place maintenant à la démocratie.

      2. Le capital a rempli sa tâche: exproprier le petit producteur
        et concentrer la richesse pour développer les outils de production modernes.

        Confusion, le capitalisme patrimonial… L’accentuation de la concentration de richesse, c’est fait vers les années 1980 pour développer le schéma économique moderne avec la technologie et ses conséquences.

        Pour ce qui est du problème des petits producteurs, ce n’est pas le capitalisme qui est remise en cause… c’est plus tôt le système quantitatif qu’a utilisé l’OMC qui faudra remettre en cause.

        Je pense que bien au contraire certains système capitaliste peuvent marcher favoriser les petits producteurs et favoriser un certain équilibre des richesses (je n’utilise pas la notion d’égalité car enfin de compte c’est quoi la justice?). N’oubliez pas qu’Adam Smith a fait l’éloge des impôts et des taxes et qu’il a écrit un livre sur la morale.

        Il ne faut pas confondre certaines notions.

        La démocratie? Cela existe vraiment? Faudra qu’on me le prouve mais franchement ça n’existe pas. La notion est très vague car chacun à ça propre définition de la démocratie et même un peuple qui dirige quand on voit ce que veulent les français pour les élections de 2012??? (je n’ai jamais été pour une démocratie plutôt pour une démocratie éclairée doublée d’une technocratie)

        Socialiser la production?

        C’est la seule idée qui m’a pas encore choqué, je trouve cela très bien qu’une entreprise est reprise par ses salariés.

        Mais le bonheur dépend t-il vraiment de l’égalité et de la justice? Je me permets d’en douter. Un pays comme la Suède et le Japon ont les plus haut taux de suicide. L’égalité est une notion très vaste encore. Essaye de faire une expérience dans une classe en attribuant à tout le monde un 10. Les bons élèves vont tiré une tronche… Cela ne serait pas juste mais égale… (tu appellerais ça une démocratie après tout on ne nait pas tous intelligent ou travailleur… c’est sûr je préfère aller sur mon ordi que de travailler. )

        Ok pour réduire les inégalités et revenir au taux de 1960 mais pas question d’être dans un système uniforme.

        Ne nous sommes pas condamné à vivre dans un système imparfait mais qui se rapproche le plus à un équilibre qu’à une exagération…

      3. La démocratie? Cela existe vraiment? Faudra qu’on me le prouve mais franchement ça n’existe pas. La notion est très vague car chacun à ça propre définition de la démocratie et même un peuple qui dirige quand on voit ce que veulent les français pour les élections de 2012??? (je n’ai jamais été pour une démocratie plutôt pour une démocratie éclairée doublée d’une technocratie)

        C’est le discours, assumé ou pas, des partisans de toute dictature, que ce soit celle du parti unique ou du capital.
        La démocratie commence par mettre de côté l’un et l’autre.

  3. Bonjour,

    Très marrante cette émission 😀 : intéressant de mettre en présence des gens d’horizons différents (un début de retour vers le pacte social, a-politique notons-le ?).
    D’ailleurs, là où tout le monde semble d’accord est qu’il existe aujourd’hui une rupture radicale du pacte social.
    Affaire à suivre…

  4. La grande « méprise » généralisée !
    Ce « face-bang » où tout le monde accuse quelque chose ou un système est la preuve du mépris des réalités et un refus de responsabilité individuelle humaniste.
    C’est une « party » entre gosses de riches qui se disputent entre eux au sujet de leurs idées concernant l’économie, ce qui se résume à du confort personnel et des joujoux matériels.
    Car à y bien regarder, quelle est la représentativité de la France à l’échelle de l’humanité et dans l’histoire ? Qu’aurait pu dire un invité chinois tiré du fin fond de sa province et gagnant 80 euros par mois en travaillant au sommet d’un échafaudage de bambous de 100 m de haut ?
    L’intervenant chef d’entreprise, qui est remarquable par son bon sens, tente de démontrer la nécessité volontariste d’un consensus social.
    Ce qu’il n’évoque pas est pourtant fondamental pour la France comme pour ailleurs: consensus social ou subi ? Et surtout un consensus sur quoi ? Sur le partage de la richesse produite, sur le niveau de vie, sur la taille qu’un homme politique doit avoir pour briguer un mandat ? Sur la façon de s’exprimer pour être écouté ? Sur la virginité judiciaire d’un intervenant dans ce consensus ?
    Tant qu’il restera une mentalité « gauloise » en France, il ne fait pas de doute que c’est la contrainte qui imposera un quelconque « consensus » comme sous Jules César, 1793, 1936, 1945 ou 68.
    Ne regardons pas de trop près comment les « consensus » ont été obtenus chez nos voisins !
    Le consensus hitlérien de tout le peuple allemand ou celui des pays du bloc communiste n’est il pas significatif ?
    J’estime que tout prochain consensus résultera de la contrainte: soit de la nature qui finit toujours par avoir le dernier mot, de la science, des passions humaines (le capitalisme n’en est que la traduction).
    Mais surtout pas un consensus issu d’une entente pacifique entre les hommes y compris ceux qui vivent dans une même nation ou sont d’une même race.
    Faut garder les yeux ouverts: des chiens dominants et dominés il y en aura toujours chez les humains même si l’humanité entière devient végétarienne
    La vraie question devient: Où et qui sont les rebelles (et non pas les révolutionnaires), selon quelles revendications ?

    1. C’est pas « consensus » qu’il voulait dire ce cher Geoffroy, mais « consentement », c’est sûr. En fait d’après vous s’il n’y a pas consentement, il y aura forcément consensus forcé? Ça laisse peu d’options…

    2. Je vois. Monsieur ALBIN regarde le spectacle de haut et de loin, petit Jules César de nos gauloises empoignades, et décrète que la bonne question est…. suspens… savoir qui sont les rebelles et quelles sont leurs revendications ! Whaouuuu ! Bon, ben on s’y met tous dès ce soir, monsieur ALBIN, qu’est-ce que vous en dites ?

      1. Crapaudrouge@
        Pour être encore plus clair:
        – consensus = foutaise intégrale+ soporifique pour le peuple. On lui raconte une jolie histoire
        – qui se rebelle actuellement dans les pays industrialisés touchés par la crise ? personne
        – pourquoi absence de rébellion de ces populations ? Parce que leur minimum vital ou de liberté n’est pas encore atteint et que ces populations ont l’exemple de plus malheureux qu’eux pas très loin. D’ailleurs ces malheureux risquent leur vie pour venir dans les pays en crise.
        Quand les britanniques voteront la république en Grande Bretagne, alors je serai inquiet pour la France. Car ce vote sortira du fond des tripes du britannique moyen, lequel a toujours devancé dans la révolte contre l’inacceptable social les français.
        Dans mon esprit, qui n’a aucune prédisposition prophétique, il me semble logique de relier un prochain changement majeur de la redistribution des richesses et d’une nouvelle répartition des revenus à l’origine d’un conflit militaire dont l’occident sera bien évidemment l’agresseur.
        Dans une situation de passivité morale, de paresse découlant de l’assistanat, croyez-vous que les masses populaires occidentales qui défendent uniquement par des mots des avantages acquis s’opposeront à la cupidité belliqueuse du capital pour soutenir le tiers-monde contre les puissances de l’argent militarisées ?

      2. @ALBIN : excusez-moi, j’avais cru, dans votre post précédent, que vous visiez les visiteurs du blog, non les gens dans l’ensemble, d’où mon ironie pour vous répondre. Vrai que l’assistanat n’est pas une solution, il entretient la passivité des masses, mais tout est fait pour favoriser cette passivité ! (A commencer par la télé.) Autrefois, les gens se battaient à travers les syndicats et la vie politique qui n’était pas soporifique comme aujourd’hui. Mais toutes sortes de transformations se sont produites, et dénoncer l’assistanat n’avance à rien.

        La société civile n’a aucun pouvoir et que peu de moyens d’agir, crier dans des manifs c’est mieux que rien, mais insuffisant : et c’est encore attendre une solution des pouvoirs en place. C’est pourquoi, aussi agonisant soit-il, le capitalisme a les mains libres, et que l’on peut répondre non à votre question.

      3. à Albin « – qui se rebelle actuellement dans les pays industrialisés touchés par la crise ? personne »
        Pour l’instant personne il est vrai, mais çà peut allez très vite, nous venons de le voir.
        Et justement, concernant l’assistanat, on peut penser que c’est bien ou pas, moral ou pas…mais s’il est supprimé demain, je vous donne ma main à couper (et le reste) que cette rébellion aura lieu après-demain, et elle sera d’une violence monstrueuse. Faut pas jouer avec ces choses là.

      4. @Albin

        Votre réponse est à creuser :
        « Quand les britanniques voteront la république en Grande Bretagne, alors je serai inquiet pour la France »….

        J’en déduis que c’est la république qui vous pose problème.

        Et quoi donc dans la République ? La liberté , l’égalité , la fraternité , les 3 , le passé des têtes tombées?

        A ce propos, à noter que les représentants du Medef (dans cette émission aussi ) ne parlent d’égalité mais d’équité .

        Ce n’est pas un hasard que ce léger glissement de sens .
        Quand on enlève les mots et qu’on les remplace par d’autres, le raisonnement est manipulable .Ce n’est pas forcément voulu , c’est ce que j’appelle le bain culturel dans lequel chacun barbote.On ne le voit plus tellement il est devenu habituel .

        Quand les cotisations sociales deviennent des « charges  » , personne n’a envie de les augmenter .
        Et quand le mot « égalité  » est remplacé par « équité » , on fait appelle à une notion de justice .
        Le petit détail, c’est que la notion de justice est à la fois variable dans le temps et trés suggestive ( voir la soit disante justice du « bouclier » fiscal ).

        Le pouvoir des mots est phénoménal .
        J’imagine que le monsieur du medef qui avait une bonne tronche ( on ressentait une sensibilité vis à vis du chômage) n’a pas conscience de l’impact de sa culture médefienne sur ses capacités de raisonnement .
        D’ailleurs , sur la fin, sa façon de raisonner ne lui permettant de trouver les bonnes solutions au chômage, il évoque des préjugés tels que  » on ne sait pas bouger » ( pour trouver de l’emploi) .
        C’est de cette façon que l’on construit des tabous tel que celui excellement évoqué par Jorion .
        L’autre tabou étant qu’il faut que les populations se déplacent pour aller chercher leur subsistance, mais surtout pas (tabou ) que les entreprises se déplacent .

        Une personne du medef est de fait incapable de relocaliser la française des jeux dans une région défavorisée plutôt qu’à Neuilly.
        CQFD

      5. Crapaud, calme toi, ceux qui aiment les contes aiment aussi les comptes.
        Marlowe préfèrent les rêves.

    3. Vraiment, cette fin de semaine semble difficile.
      Manque d’ esprit combatif ou seulement incisif ? Fatigue par trop d’ émotions?

      @ Crapaud Rouge
      Il y a ceux qui se ruent dans la servitude -Crapaud objecte sérieusement et pour ma part
      je m’en tiens à l’écart, n’ayant pas d’avis distant.
      Est-il possible que d’autre se ruent dans l’abandon et la platitude ?

      Faute de réponse: @ Albin, ce qui se passe à la TV n’est pas significatif, n’est le signe
      d’aucune permanence, rien de véritable. Une bulle d’un vin mousseux de mauvaise qualité.
      Vite éclatée et oubliée. Les commentaires issus de la TV sont vains. Du sable
      vite effacé. Pas de fondation. La bonne place d’une TV est la poubelle.
      Et si je me trompe, si la TV n’est pas en cause,
      je suis néanmoins sûr que vous pouvez mieux faire.
      Le rappel à Astérix n’est pas très bon: aussi bien, les Gaulois et le grand Jules
      ont mal fini tous les deux.

  5. On entend un monsieur dire « qu’est-ce qui sauve de la tragedie, c’est le hero », puis blablabla…
    Foutaise! Ce qui sauve de la tragedie, c’est rien du tout, par definition. Il faut que la tension aille au bout de son travail anxiogène et destructeur (hamartia), avant de se renverser dans la catharsis.
    Beaucoup de parlotte

    1. En fait, celui qui vit la tragédie, c’est le héros, si on veut être précis, et comme c’est une tragédie, il échoue. Une métaphore malheureuse dans un débat de plutôt haute volée par ailleurs – enfin c’est mon avis.

  6. des chiens dominants et dominés il y en aura toujours chez les humains

    Qu’ils fassent tribus et s’expatrient sur la lune!

    1. « Dominants-dominés » ou « tous égaux  » .
      Deux principes puisque deux cerveaux ….?

      « Dominants-dominés » , dans cette expression , on sent la part animale.

      « Tous égaux  » , dans cette expression , on sent la part humaine .

  7. Belle émission, on en redemande. La jolie actrice a eu des mots simples, et splendides, implacables même. De ceux qui ne peuvent souffrir d’aucune contestation, ou si, juste des petits silences gênés, des petits rires coincés, pour évacuer, ou pour dédramatiser.

    Elle pourrait être la voix du peuple! Aux urnes citoyens, je vote pour elle !

    L’écrivain faisait aussi un constat intéressant: « Oui mais quoi Monsieur Jorion, d’accord avec vous mais,… on fait comment pour changer ça, par quel bout commencer ».
    « Ecris-moi une révolution Monsieur Jorion ».

    C’est vrai ça. On fait ça comment la révolution? Tout seul devant son ordinateur en écrivant en lettres capitales « TOUS ENSEMBLE, TOUS ENSEMBLE »?.
    Ou bien on écrit des pamphlets sur le blog de Jorion? Qu’on m’explique, et que celui qui m’explique, commence le premier pour bien me montrer comment faire!

    Je pense que tout le monde est bien d’accord sur le constat : « Les riches, toujours plus riches, les autres, nous en gros, toujours pareil ». Sauf que beaucoup des gens qui pensent ça (nous toujours), sont aussi ceux qui disent « Les pauvres, ces chômeurs? n’ont qu’à travailler, bande de fainéants! ».

    Voici le problème de notre société. Nous disons cela, nous, les autres, les sans grade.
    Et nous entretenons le système avec nos idées nauséabondes.
    Aaaah, vous ne me croyez pas. Alors sortez un peu, allez causer à vos voisins, à vos collègues, au bistrot du coin. Parlez-leur du chômage, des étrangers, des jeunes, etc.

    Pour changer le monde, changeons-nous nous même. Ce monde est à notre image. L’image d’un animal. Redevenons humain, cet animal étrange qui a pu s’extraire de l’animalité par cette faculté édifiante et unique qu’on appelle,… altruisme !
    Laissons aux primates la compassion, réapproprions-nous l’humanité.

    1. La dernière fois que j’ai entendu que quelqu’un avait commencé une révolution c’était en Tunisie une personne qui s’était immolée par le feu. Mais je ne commencerais pas le premier…

    2. La jolie ( et intelligente) actrice était placée en face de mr Mafessoli le rêveur ( comme il s’est défini lui même ) .
      Il ne devait pas être le seul à rêver ce soir là …

    3. C’est vrai ça. On fait ça comment la révolution? Tout seul devant son ordinateur en écrivant en lettres capitales “TOUS ENSEMBLE, TOUS ENSEMBLE”?.
      Ou bien on écrit des pamphlets sur le blog de Jorion? Qu’on m’explique, et que celui qui m’explique, commence le premier pour bien me montrer comment faire!

      Demain manifs à 15 heures contre le capital nucléocrate dans 41 villes.

      Sur place contact avec les militants les plus anticapitalistes.

      Et agir ensuite avec eux, dans les assoc, le syndicat ou leur(s) parti(s),
      sur tous les terrains où on sent le truc…

      C’est comme cela que l’on goûte à la chaleur de la solidarité,
      à la raison de se sentir cohérent et intelligent
      au plaisir surtout de gagner chaque jour en assurance et dignité.

  8. Voilà qui devrait passionner Paul Jorion et la modération :
    « L’armée américaine va disposer d’un logiciel destiné à « manipuler les réseaux sociaux », révèle le Guardian, jeudi 17 mars. Une entreprise californienne a remporté un marché public pour développer un programme destiné à créer de faux profils sur les réseaux sociaux, comme Facebook et Twitter, afin « d’influencer les conversations sur Internet, et de répandre la propagande pro-américaine », selon le journal. »
    http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/03/18/les-reseaux-sociaux-ligne-de-front-de-l-armee-americaine_1495051_651865.html

    1. @Pierre

      L’armée américaine va disposer d’un logiciel destiné à « manipuler les réseaux sociaux.

      Ah les salauds ! Ils posent leur gros fondement sur mon contrat ! Y me remplacent par un avatar ! Par un GI Joe virtuel des réseaux sociaux ! Et je l’apprends par la presse et un blog anti-impérialiste en plus ! Même pas un p’tit mot de remerciements ! Le Pentagone est un patron voyou ! Va pas se passer comme ça, j’vous l’dis moi !

    2. Cela ressemble au Monopoly, vieux jeu destiné aux enfants pour leur apprendre le processus divin de l’accumulation du capital.

  9. Une question de forme, si vous le permettez: serait-il possible d’avoir vos vidéos sur forme de torrents P2P?
    J’ai actuellement une connexion très limitée qui fait que récupérer une de vos vidéos du vendredi me prend facilement une heure, quand cela veut marcher, et que quatre fois sur cinq la connexion connaît une micro-coupure en cours de route qui m’oblige à tout reprendre à zéro.
    Et vu l’élargissement de votre audience, je pense ne pas être le seul dans ce cas.

  10. Bonjour.
    Les discussions lors de cette émission auraient dû faire suite aux propos de M. Maffesioli, au tout début, qui fût très discret et diplomate mais combien pertinent.
    Nous sommes à la fin d’un cycle, en plein déclin d’une civilisation sauront nous redressez la situation avant d’atteindre le point de non retour.
    Il faut être conscient que dans la dynamique économique actuelle, si rien ne change, nous faisons face à deux phénomènes concurrents, dégradation du milieu de vie, air et eau, par la pollution et les changements climatiques, et diminution de toutes les ressources nous amenant à des discontinuités irrémédiables. Concurrent au sens ou les deux vont arriver, lequel en premier, en fait ça n’a pas d’importance mais les paris sont ouverts.

    Malheureusement ce sujet qui concerne le seul et unique fournisseur de l’économie qu’est la planète n’a pas été abordé, dès après les propos de M. Maffesioli on est retombé dans les ornières de la relance du système capitaliste où l’on s’enlise de plus en plus. M. Jauffret y voit même une fin violente ce qui a toujours été historiquement le dénouement.

    Nous en sommes conscient mais apprendrons nous des erreurs du passé?

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