LE PLUS MAUVAIS LIVRE DU MONDE !

Eh ! c’est hélas moi qui l’ai écrit… Enfin, si l’on en croit M. Eric Le Boucher sur France Culture, dans Esprit public, ce matin.

Ecoutez cela, cela en vaut la peine, c’est tout à la fin.

P.S. : Bon évidemment, « Sale communiste ! », ce n’est pas vraiment de l’analyse en profondeur, m’enfin, on est dimanche… et à l’heure de l’apéro !

Vous voulez le lire quand même ? Mauvais esprit !

Le capitalisme à l’agonie (Fayard 2011)

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260 réflexions sur « LE PLUS MAUVAIS LIVRE DU MONDE ! »

      1. Il dit le nom de Marx comme il dirait le mot « pustule » ou « ordure »
        Bien qu’à la radio, son ton en dit long…
        Marx est toujours d’actualité. Le Bouchayer, lui, est un pixel dans un océan d’inutilité, un mérou perdu dans le cybercosmos, aussi pertinent qu’un oursin entre un parapluie et une machine à coudre.

    1. @ Analogie

      Le Boucher ne dit pas « sale communiste » mais dit que ce livre lui rappelle « les gens formés par l’école du parti communiste qui vous enfumaient de considérations théoriques mal assimilées ». Il ne dit pas non plus « plus mauvais livre du monde » mais conseille à qui veut comprendre la crise de ne surtout pas le lire. Nuance.

      1. Je viens d’écouter l’émission. Cette mise au point de GSF était indispensable….mais je vais aller de ce pas acheter le bouquin quand même!!

      2. @Gus

        Desolé, mais même avec le secours de vos talents de nuancier, dignes des plus grands maîtres aquarellistes à l’eau de Vichy, la charge du Boucher, en d’autres temps, aurait mérité un bon p’tit soufflet et un rendez-vous subséquent autant qu’obligé pour un lendemain matin brumeux sous des frondaisons de Vincennes, Meudon ou Neuilly… Après tout il n’en falait pas tant, loin de là, pour un Clemenceau, un Lamartine, un Deferre, un Gambetta, un Pouchkine, un Galois. un Proudhon, un Hugo, un Dumas, un Vallès ou même un Proust ! Ma foi, vous feriez un témoin tout désigné pour le duelliste adverse… [ 🙂 ]

    2. Eric Le Boucher est connu pour ses prise de positions à la serpe. Il doit adorer la polémique et qu’on parle de lui, ce qui fonctionne. Mais je me demande bien ce qu’il a fait lui? Les médias agissent comme des banques de biens symboliques, gérant le capital symbolique de tel ou tel, distribuant à l’envie les bonnes (crédits) et les mauvaises notes (débits). Décidément, le pouvoir des banquiers est au centre des dérèglements, qu’ils s’occupent de monnaie ou de biens symboliques.

    3. Eric Le Boucher a fait partie de la première commission Atali (commission bidon) qui a vraiment révolutionné l’économie et amélioré la situation du pays.Le journal qui l’héberge a sans doute besoin d’arguments vaseux de ce genre cela rassure les clients essentiellement des banques ou les milieux patronnaux.

    4. J’ai appris plusieurs choses à l’écoute de ce monsieur :

      – que les lecteurs de ce blog sont très nombreux mais majoritairement « alter »

      – que les théories (nécessairement fumeuses) d’un barbu certainement sympathique
      découlent directement de la propagande communiste.

      J’en conclus :
      NE LISEZ JAMAIS ERIC LE BOUCHER !

      1. A l’aurore de l’horreur
        Dans un ciel noir de vin
        Une aurore boréale
        Tel un barbare Alain
        Sillonne le vide stellaire
        Que seul un actionnaire
        Du groupe Loréal
        Rigide à son étal
        Brandissant la barbaque
        D’un boucher à l’attaque
        Distille au tout venant
        En s’échappant du vent…

        (extraits, ode à Crapaud, tome 3)

      1. Alain, ode à la sagesse (dont Crap’s ferait bien de s’inspirer).

        pour les odes à Crapaud, on travaille sur la réédition (déclic) !

  1. Ses raccourcis sont tellement réducteurs, qu’il est probable que monsieur Le Boucher ait suivi son propre conseil de non lecture.

  2. La non-recommandation du bouquin sur une émission comme celle ci est une excellente publicité pour le livre hors du blog.
    C’est une manifestation du « ça » de cet éditorialiste (des échos), surement un marxiste refoulé 🙂 .
    En tout cas son argumentation m’a fait penser à Courteline:

    Passer pour un idiot aux yeux d’un imbécile est une volupté de fin gourmet.

  3. Bonjour Monsieur JORION,
    J’écoute régulièrement cette émission le dimanche matin ; je suis un simple citoyen lambda, je ne connaissais pas Monsieur LE BOUCHER (ou du moins n’avais pas retenu son nom), mais en dépit de sa présentation, c’est bien lui qui m’a donné envie d’en savoir plus sur vous et de trouver votre blog. Comme quoi une contre publicité peut parfois être une bonne publicité.
    C’est comme Achille Talon qui voit un bouton rouge sur un vaste mur blanc, et juste une étiquette disant : « ne surtout pas appuyer », sans plus d’explication. Vous imaginez bien ce qu’à fait Achille…

    1. Vous plaisantez ! Les opinions que nous défendons ici sont approuvées par – à vue de nez – 85 % des gens. Il reste les 15 % qui – si j’en juge – n’ont pas vraiment le sentiment d’avoir le vent en poupe.

      1. Ça vaut même pas le coup d’une plainte … C’est extraordinaire de vacuité sa critique …

        Paul … Sale coco !

      2. En plus de cela il faut arrêter cette judiciarisation des opinions, Le Boucher est un âne, mais il a le droit de dire ce qu’il veut dans le cadre des lois en vigueurs -le cadre moral étant celui d’un néo-libéral: ce sera sophisme plus que déontologie.

        Une plainte pour si peu… ça ne va pas?!

      3. …n’ont pas vraiment le sentiment d’avoir le vent en poupe.

        C’est ce qui explique leur agressivité. Ils doivent commencer à se sentir acculé.

        Dans mon milieu – ouvrier / employé – le chiffre de 85 % est dépassé. Ca doit faire 90 à 95 % des gens qui ont plus qu’assez de ce système. C’est aussi ce qui explique le succès d’une certaine personne.

      4. @Paul Jorion,

        Les opinions que nous défendons ici sont approuvées par – à vue de nez – 85 % des gens.

        Différentes enquêtes ont été publiées récemment sur le sujet du capitalisme, elles concordent sur une proportion d’environ 70% de Français qui estiment que soit le capitalisme fonctionne bien, soit qu’il fonctionne plutôt mal mais qu’il n’y a pas d’alternative: Ce chiffre monte à 85% pour l’ensemble de la population Européenne:

        Corrigez moi si je me trompe mais Il ne me semble pas que ces deux opinions (le capitalisme fonctionne bien + il fonctionne plutôt mal mais il n’y a pas d’alternative) soient celles défendues ici:

        Veuillez m’excuser si je met en doute la méthode de la vision nasale pour se rendre compte de l’opinion des gens, mais je sait par expérience qu’elle peut s’avérer trompeuse.

      5. @ Guillaume dit « Le Boucher est un âne »
        Je confirme, et me souviens lui avoir dit en réponse (en partie ci-dessous) à son article du « monde » sur un rapport
        qu’il intitulait  » La pauvreté de la politique agricole… »
        ———————————
        Contre la pauvreté de l’article de Le Boucher
        Depuis maintenant 40 ans que je lis le Monde, je n’y ai trouvé que très rarement un article intelligent relatif à l’agriculture. Le Boucher y va de ces poncifs coutumiers du journal qui veulent qu’en supprimant les subventions à l’agriculture dans les pays développés, on résoudrait le problème de la faim dans le monde.

        Il serait plus pertinent de décoder les arrières pensées des experts de la Banque mondiale et d’ imaginer leurs conséquences pour la France avant de formuler un péremptoire :Chirac à tort ! (Peu m’importe Chirac !) Mais pour cela, il faudrait faire un réel travail d’investigation et ne pas se contenter de relever benoîtement des généralités dans des rapports probablement ni lu, ni compris.
        1- « Ouvrons nos portes aux seuls produits qu’ils sont capables d’exporter » Quelle idée étrange que d’envisager l’Afrique nous exportant du lait, et même du poisson ! Quant au sucre, arachide, fruit, coton et café, toutes des denrées non produite en Europe, les subventions ne peuvent nuire à leur développement.

        2- « Le rapport de la Banque mondiale est implacable… »
        Sauf que la difficulté réside dans le fait que l’on ne peut produire sans investir.
        Pour que les paysans du sud produisent pour nourrir leur population, voir exporter chez nous, ils devront tout d’abord investir : dans la formation, dans les restructurations des terres, leur fertilisation, le machinisme, le sanitaire, les infrastructures, coopératives de distribution et de stockage, routes…Le problème n’est donc pas de « commencer » mais de « finir » par supprimer les subventions agricole aux pays riches !
        Et en final, que ces investissements accroissent le prix des denrées ne fait aucun doute, mais qui les achètera localement, et les paysans indigènes en profiteront-ils ?

        —————————————–
        Le Boucher, même au journal Le Monde, ils l’ont viré !

      6. Je plussoie guillaume qui dit qu’il faut arrêter la judiciarisation des opinions. Le tribunal n’est pas l’endroit désigné pour faire taire les critiques à son égard, même si elles sont très bêtes. A moins que ce soit de l’insulte pure et simple mais bon … Ceux qui utilisent le tribunal pour faire taire les critiques, ce sont ceux qui détiennent le pouvoir.

      7. De quelles opinions parlez vous et de 85 % de quels gens ?

        Une part importante de la population ressent un malaise profond : le malaise de la Civilisation.
        Les causes ne sont pas définies, restent floues et sont souvent confondues avec les conséquences des causes réelles.
        Même sur ce blog, qui rassemble une sorte d’élite, les causes profondes ne sont pas claires.
        Quand au 85 %, si c’est de l’ensemble de la population de notre beau pays, c’est très optimiste.
        Si c’est de l’ensemble des électeurs, c’est tout aussi optimiste.
        Les moutons n’ont pas d’idées.
        PS. Pour Marlowe, l’optimisme, sorte d’attitude moderne quasi obligatoire, est une des formes du mensonge.

      1. @bqlou

        Bof. Je ne suis pas sûr que sorti de la posture précieuse ce monsieur ait des choses profondes à faire valoir. Il a un pré carré à défendre et ça s’entend, mais qui celà intéresse-t-il à part une insigne poignée ?

    2. Surtout pas une plainte!
      Comment défendre la démocratie face à la tyrannie du capital,
      sans défendre le droit d’expression sans limite?
      La démocratie étendue à tous les domaines est le fondement même de l ‘anticapitalisme.
      A quoi auraient donc servies tant de prototypes dit « socialistes » totalement défectueux?

      1. « On a déjà indiqué comment il établissait le lien entre loi de la valeur et démocratie. La production marchande ne pouvait se développer qu’avec la généralisation des idées d’égalité et de liberté. Le capitalisme lui-même, à son origine, fait triompher cette démocratie: «La sphère de la circulation des marchandises, où s’accomplissent la vente et l’achat de la force de travail, est en réalité un véritable Éden des droits de l’homme et du citoyen. Ce qui y règne seul, c’est Liberté, Égalité et Bentham. Liberté, car ni l’acheteur ni le vendeur d’une marchandise (la force de travail par exemple) n’agissent par contrainte, au contraire, ils ne sont déterminés que par leur libre-arbitre. Ils passent contrat ensemble en qualité de personnes libres et possèdent les mêmes droits. Le contrat est le libre produit dans lequel leurs volontés se donnent une expression juridique commune. Égalίté, car ils n’entrent en rapport l’un avec l’autre qu’à titre de possesseurs de marchandises, et ils n’échangent qu’équivalent contre équivalent. Propriété, car chacun ne dispose que de ce qui lui appartient. Bentham, car pour chacun d’eux il ne s’agit que de lui-même. La seule force qui les mette en présence et en rapport est celle de leur égoïsme, de leur profit particulier, de leurs intérêts privés. Chacun ne pense qu’à lui, personne ne s’inquiète de l’autre, et c’est précisément pour cela qu’en vertu d’une harmonie préétablie des choses, ou sous les hospices d’une providence toute ingénieuse, travaillant chacun pour soi, ils travail lent du même coup à l’utilité générale, à l’intérêt commun. » (L. Ι, t. 1, pp. ]78-179). ». Invariance, Premiere Serie, numéro 2.

    3. Vous avez tout à fait raison. Je suis d’accord quand il faut éviter la judiciarisation de la société. Néanmoins, quand il y a ce que l’on peut considérer comme une tentative de diffamation, vous pouvez légitimement demander un droit de réponse à France culture. Par ailleurs, les idées partagées ici sont globalement partagées par les intervenants…mais pas forcément par les auditeurs de France culture qui, pour certains ont entendu votre nom pour la première fois.

      Sinon, si cela ne vous touche pas, pas besoin d’en faire un article. Il mérite d’être ignoré…je ne le connaissais pas avant qu’on en parle sur ce fil…

  4. On ne pouvait imaginer meilleur pub.
    Recommander de ne pas lire un livre, il aurait pu mieux faire …recommander de le brûler …
    Qu’est ce qui gêne son imaginaire au point de ne pas ignorer votre livre ?
    Etes vous sur de ne pas être de mèche avec lui ?

  5. « Ne lisez pas ce livre! » Pensez ceci, faites cela, ne dites pas ca, etc.
    Que son arrogance l’etouffe!
    En tout cas, moi, je m’en delecte de votre livre, tout comme de ce blog, merci pour tout.

  6. « Ah! La gloire, triste denrée. Elle se paie cher et ne se garde pas. Ne serait-elle point l’égoïsme des grands hommes, comme le bonheur est celui des sots? » Balzac, La peau de chagrin

  7. Rien de neuf, Eric Le Boucher est sourd à tout ce qui dévie du dogme ultra-libéral…

    PS : Est-ce que les descendants du comité des forges commenceraient à s’inquiéter pour envoyer leurs valets au front de la sorte ?

    1. « ..Il y travaille comme journaliste économique puis correspondant à Francfort, rédacteur en chef et éditorialiste. Il y écrit une chronique hebdomadaire d’analyse économique, dans laquelle il développe en particulier une analyse critique du modèle économique français. Il le considère comme inadapté à la situation économique contemporaine et appelle de ses voeux une refonte de ce modèle. Il écrit ainsi dans Economiquement incorrect : « le « modèle social » français date des années 1960 et de la grande industrie. Il est incapable de répondre, malgré son coût très élevé, aux défis des nouvelles précarités et des nouvelles insécurités. [..] [Il est] manifestement en échec »[3]. .. »

      ..« Il a été membre de la Commission pour la libération de la croissance française dite « Commission Attali » qui a remis son rapport en janvier 2008. Il est également membre du Codice, Conseil pour la Diffusion de la Culture Economique, créé en 2006 pour apporter des solutions à la méconnaissance de l’économie par les français[5]… »
      : Wikipedia – E.Le Boucher

  8. De toute façon Eric Le Boucher, c’est une excellente Anti-Boussole: on peut être sur que quand il dit quelque chose, c’est le contraire qu’il faut penser.

  9. Si Éric Le Boucher crache sur ton bouquin, tu devrais ajouter une banderole rouge dessus : « conchié par Éric Le Boucher ».
    Avec une telle pub, ça devrait booster tes ventes!

    1. Je ne supporte pas de lire les articles d’Eric Le Boucher ….

      (je suis désolée pour lui, mais ses analyses sont tellement décalées de ce que je vis ou voit vivre,
      que je ne peux les comprendre uniquement que comme une propagande de parvenu, ignorant du vivre de la société réelle, très endoctriné des fadaises inspirées de la néolibéralité, ….
      pour moi, c’est carrément de l’ imbuvable à l’état brut, des articles à vous dégouttez de lire le monde … ….
      et donc, pour moi, c’est bien simple, je vois signé Eric Le Boucher, immédiatement, je connecte, alors que je ne connais pas tant de nom, mais celui la, et hop, tout aussi immédiatement, je zape
      de là, être invalidé, dénigré, ou quoi par Eric Le Boucher, mais de quelle importance cela peut-il bien être ??,.. )

      Je ne sais plus exactement de quoi ou de ci m’a plus que retournée, jusqu’à désespérée et même exaspérée, tellement c’était « faux » des articles d’Eric le Boucher …
      (mais c’est déjà de plusieurs années, avant même que seulement j’ai entendu du nom de Paul Jorion …
      donc si de ceux qui comme moi ??? ….)

    2. C’est exactement le commentaire que je voulais laisser sur France cul mais je n’ai pas trouvé où le poster. Se faire descendre par Le Boucher, quelle publicité!

    3. Réciproquement, on pourrait faire une bibliothèque du blog, une collection chez un éditeur, qui serait avec une jaquette

      « Enfumé au feu de bois par Paul Jorion »

  10. Ce monsieur n’en est pas à son coup d’essai. Voici un article affligeant de monsieur Le Boucher sur le système éducatif :

    Un échantillon

    Les X (polytechniciens) ne sont pas les enfants des dirigeants du CAC 40, détrompez-vous. Les riches ont compris depuis une décennie maintenant: ils envoient leurs enfants à la London School ou dans les universités américaines. Autrement dit, ils fuient un système qui exclut aussi leurs enfants, sauf les très rares qui ont 20 en maths.

      1. L’olicratie c’est pour caser les fils des huiles ?
        et les grosses légumes c’est la magnovégétocratie ?

      2. @timiota

        Non, on dit Cucurbitocratie. Ne pas confondre avec la Melonocratie, réservèe aux p’tites têtes blondes des têtes gonflées de la Technocratie. Ni bien sûr avec l’Avocatocratie, historique République (troisième) des avocats, à ne pas confondre elle même avec la variante – très avariée mais très actuelle – dite Avocatomarronocratie, celle qui permet de faire de petites affaires des grandes Affaires de l’Etat sans en faire une affaire et de la Chose Publique la chose d’un petit chose.

    1. Remarquez le subtil glissement sémantique : par le passé, le critère permettant de quantifier le degré d’intelligence était celui des résultats scolaires; aujourd’hui, c’est d’être riche (riche donc forcément intelligent)…

  11. @Paul : Je n’ai pas le sentiment que, parmi mes amis et connaissance, 85% d’entre eux partagent les idées de ce blog. Comment calculez-vous ce taux de soutien ? Pour ma part, je pense que moins de 50% partage ces idées : dès que je tente d’expliquer pourquoi le capitalisme est à l’agonie, je suis pris au pire pour un Stalinien, au mieux pour un Trotzkyste. Ces personnes ne veulent même pas écouter mes arguments car pour eux « there is no alternative » au système néolibéral. J’aimerais savoir comment les convaincre, mais pour l’instant mon seul outil et de diffuser des liens vers votre blog …

    1. Excellente question, Manu ! C’est tout le problème des idées qui ne viennent pas de soi-même : même si l’on est convaincu de leur justesse, l’on manque de tout ce qui leur a donné naissance et consistance. De plus, l’idée que « le capitalisme est à l’agonie » est une conclusion pour son auteur, mais se présente comme une hypothèse pour qui l’expose à un tiers : du coup, ça passe mal dans une discussion. Ça me fait penser à un neveu qui, débarquant à Paris, me balance : « Picasso ? C’est une bête de foire ! » Un prof le lui avait expliqué, je veux bien croire que c’était pertinent, mais ça m’a fait l’effet d’une absurdité. En effet, pour pouvoir le dire, il faut se plonger dans la vie du peintre, et ce n’est qu’après s’y être bien trempé que l’on peut ainsi résumer le personnage. Donc, question intéressante, mais je n’ai pas d’autre réponse à vous faire. Désolé.

      1. Ah si, j’aurais bien une petite recommandation à vous faire : ne commencez pas par dire que « le capitalisme est à l’agonie », ou qu’il n’en a plus pour longtemps : c’est beaucoup trop contradictoire avec ce que l’on constate, donc vous ne seriez pas crédible. Attaquez par la bande, « faites en sorte que » votre interlocuteur en arrive de lui-même à cette question : « Mais alors, si je vous ai bien compris, le capitalisme est à l’agonie ? » Et vous de lui répondre : « Eh oui… » 😉

      2. Lire certaines méthodes telle que la pnl par exemple pourrait peut être aider à cela.
        Par exemple, au milieu de votre débat avec vos amis, glisser assez discretement l’idée « il peut y avoir des alternatives », cela titillera la curiosité (c’est humain!) et peut etre que l’on vous écoutera.

    2. je crains d’être d’accord avec vous et pourtant les « gauchistes et bo-bo » sont légions dans mon entourage…
      Beaucoup ont entendus P. Jorion, souvent relativement d’accord avec ses interventions mais la plupart partage une conclusion: « il est quand même tout le temps un peu trop pessimiste ».

      FAUT NOUS FAIRE RÊVER PAUL!

      Un livre (« une brève histoire de l’avenir ») d’un auteur référencé sur le blog que je ne citerais pas pour ne pas risquer de lui faire de la pub, a bien compris tout cela, sur sa couverture il met des petites fleurs pour incarner l’espoir… encore un qui nous vend la gouvernance globale heureuse…

      Pensez-y Paul, prochaine édition: « des fleurs s’épanouissant sur une terre de désolation », c’est pas très glorieux mais on en est là!

      1. moi quand il dit que le capitalisme est à l’agonie, je ne trouve pas ça pessimiste et il me fait rêver 😀

        C’est sur l’alternative que je serai moins d’accord 🙂

    3. Manu
      Oui, mais ce qui est désolant c’est le fait que le public ne donne pas corps à sa révolte, à ses opinions qui à mon avis sont justifiées (voir le dernier sondage IFOP commandé par Europe1 et Marianne2). Les gens pensent que les élections induiront un changenement, ils le pensent tous les cinq ans. On voit que cela donne comme résultat: rien ne change, bien au contraire, le néolibéralisme/capitalisme autoritaire s’est enraciné durablement dans la société.

    4. Je crois que la réponse est dans la nuance : quand Paul dit que 85% des gens « approuvent » les opinions de ce blog, il veut dire par là que 85% trouvent que l’on a un grand besoin d’une régulation de la finance et de la spéculation. Qu’ils croient ou non ça possible n’est pas dans la question (combien de gens sur ce blog iraient jusqu’à dire qu’ils croient ça possible ? Même Paul, certains mauvais jours, se fait violence pour ne pas montrer ses doutes, à mon avis…)

      Il y a des sondages réguliers qui montrent qu’une large majorité de français aimerait voir le système s’écrouler et être remplacé par autres choses, mais qu’ils désespère que celà arrive. Ils ne croient peut être pas que le capitalisme libéral est aussi mort que ne le pronostique Paul, mais c’est plus par peur d’être déçus qu’exaucés, je pense…

      1. justement sur cette question de pourcentage, de sondage et …. d’ une opinion publique qui approuverait que …

        «  » Une nette majorité de Français, 63%, se disent hostiles à une intervention militaire des Nations unies en Libye, contre 36% qui y sont favorables, selon un sondage Ifop publié jeudi 10/03/2011 par France Soir« … »69% des sondés se disent aussi opposés à un engagement militaire de la France, un chiffre qui reste quasi identique quelle que soit l’affinité politique. »

        http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/03/10/97001-20110310FILWWW00462-libyeintervention-les-francais-hostiles.php

    5. La curiosité que suscite Paul Jorion-BLOG, au delà de son esprit brillant, réside, à mon sens, du sentiment de méfiance général de la population face au pouvoir de l’argent et de ses serviteurs : nos politiciens. La curiosité n’implique pas l’adhésion, car pour adhérer il faut comprendre, et c’est difficile de comprendre un système devenu si complexe. Au grand mérite de Paul et François ils expliquent.

    6. à Manu

      entièrement d’accord avec vous ; ça ne bougera jamais ( tout du moins dans un sens positif, et là je pense à la marine ) tant que le TINA tatchérien n’aura pas été vaincu.

      d’où mon rappel à al nécessité de la construction d’alternatives concrètes car ni les luttes sociales, ni la propagande n’y suffiront.

    7. Et pourquoi ils disent qu’il n’y a pas d’alternative? Pensent-ils qu’il n’y a que deux models; le communisme stalinien ou le néolibéralisme?

      1. Oui, beaucoup de gens ne voient que ces 2 modèles. Je pense que beaucoup de gens sont persuadés que la capitalisme constitue un système viable depuis qu’il a été démontré que le communisme soviétique, qui apparaissait comme seul alternative à l’économie de marché, ne fonctionnait pas.

        Seulement ces personnes ont beaucoup de mal à « penser hors du contexte » à cause des medias mainstream qui leur impose une vision biaisée des choses. Du coup il leur est impossible d’imaginer un autre système que le capitalisme, ou de comprendre les causes profondes de son effondrement.

        Je critique donc ici le rôle des médias qui ne donnent pas assez la parole à des gens comme Paul Jorion, qui proposent des idées très (trop?) innovantes. La question est de savoir pourquoi les médias réagissent de cette manière ? Qu’est ce qui les poussent à rester enfermer dans le dogme capitalisme ? A mon avis la réponse se trouve dans ce livre : http://en.wikipedia.org/wiki/Manufacturing_Consent:_The_Political_Economy_of_the_Mass_Media

      2. @Manu,

        pouvez vous s’il vous plaît expliquer quelle est cette alternative?

        Aussi, Mescalito parle de néolibéralisme, vous parlez de capitalisme et d’économie de marché : ces trois termes ont ils pour vous la même signification?

  12. Quand ce jeune homme dit qu’il a été « enfumé », par ces temps irradiants, ne confesse t’il pas n’y avoir compris que dalle ?

  13. Il est clair que ce monsieur n’a rien compris et ce n’est pas en lisant les journaux (France dimanche , l’équipe et tout l’apparatchik médiatique sous contrôle UMP avec en prime les discours décalés et lénifiant de la ministre des finances que ça va s’arranger.
    En effet a France Culture se cultive , et en parlant de leur culture , moins on en a , plus on l’étale .
    Passons , les sarkochiens aboient et la caravane passe …..

  14. Voilà ce que c’est de vouloir soutenir la Belgique…barbu va ! ….et avec un pull ROUGE en plus ! Gauchiste, anarchiste avec son mécénat citoyen …Mdr !
    Je pense qu’avec vos ( à vue de nez) entre 250 et 300 mille visiteurs …vous commencez à leur faire peur et c’est très bien ainsi 😉

  15. Paul Jorion : « enfumeur « des abeilles travailleuses !
    Le méchant, il veut piquer la gelée royale destinée à la reine !

    1. Jorion en tableau de chasse pendu au croc du Boucher ! l’enfumeur en pull St James du Morbihan fumé comme un bœuf des Grisons, pffff… la belle affaire !
      En attendant, il serait bien inspiré, le Riri, le Boucher, avec ses associés Fanfan, Attali et Loulou, Colombani, de prendre exemple sur le business-plan du Popaul… Ben ouais, rapport aux résultats (à « l’ardoise » – a slate – devrais-je dire) de leur site chéri, Slate, clone du site américain du Washington Post, (qui détient 15% des parts); en 2009 par exemple (2010 : « pertes non révélées« ) :

      En 2009, sur un exercice de quinze mois d’octobre 2008 à décembre 2009, les pertes du site s’élèvent à 930 000 euros pour un chiffre d’affaires de 380 000 euros, perçu à partir de septembre 2009.

      Surtout ne vous précipitez pas sur leur site « éreintant » (to slate) pour pourrir les fils de posts de vos humeurs vengeresses, ce serait leur faire trop d’honneur – et de visiteurs surtout. T’façons c’est pas pour nous pauvres ignares, du moins si je comprends bien leur ligne éditoriale et marketing, leur profession de foi quoi. Non non, ce qu’ils cherchent chez Slate (« too late…« ), c’est :

      un public informé et exigeant », selon Eric Leser, un autre cofondateur. Un lectorat qui « intéresse les annonceurs haut de gamme, groupes de luxe et banques par exemple »

      Haut de gamme vous dis-je, haut de gamme. Comme dans les bonnes Boucheries parisiennes quoi; du veau sous la mère quasi label rouge et du bœuf de Bazas presque bio pour des veaux en batterie de luxe et des bêtes de (grosse) somme.

    1. Je l’ignorais, mais comment dire, ça ne me surprend pas… les grands esprits se rencontrent comme on dit.

      1. Pourtant Paul a justement, il y a quelques années, gagné en notoriété précisément parce qu’Attali s’intéressait à ses analyses…

  16. Sur le ton de la plaisanterie :
    Entièrement d’accord avec Mr Eric Le Boucher …

    Vous l’avez tout de même bien cherché Paul !!
    Tenez, votre message précédent intitulé : Pets, Diarrhées, etc …
    Comment expliquer que nous sommes dans la merde ?

    Ne pensez vous pas que vous faîtes dans la provoc en sortant en plein doute mondial un bouquin prédisant l’agonie du capitalisme ?
    Le plus mauvais livre du monde certes, mais, de plus, écrit par l’écrivain le plus  »chiant » du moment !!

    Et surtout ne soignez pas vos ‘pets », ils ne dérangent qu’une minorité.

  17. Parions que ce Monsieur écrit ici sous un pseudo (devinez lequel…) et n’a pas supporté de ce faire botter les fesses par l’assistance après avoir exposé des idées idiotes et incohérentes. Petite vengeance gratuite d’un personnage sans classe, ni allure. Faut-il qu’il est eu mal à son orgueil de valet pour réagir ainsi. Triste sire.

    1. « isocèle » ! Sérieusement Paul c’est le boucher ? 😀

      Un peu plus bas, voilà l’affreux vilain qui avance masqué et anonyme. Elle est bien bonne celle là !

      Seigneur Jésus, Dieu du ciel et de la terre, Sainte Marie, faut-il être à ce point ridicule pour venir en plus la ramener aussi bêtement. Je vote et me rallie immédiatement au club des attaquants ad personam dont se revendique Vigneron et offre mon modeste taille 39 si le besoin s’en faisait sentir.

      Mince, c’est pire que ce que je pensais.

  18. Tout de même !

    Faire une telle déclaration : « voilà, ne lisez pas Paul Jorion », et ce, dans l’enceinte du salon du livre, sur une chaîne publique, ça pose question non ?

    Au delà de ses propres limites à la compréhension, j’en veux pour preuve :

    Lisant un extrait du livre le capitalisme à l’agonie, Eric le Boucher déclare :

    –> « Par exemple : « Quand je dis que je radicalise la pensée de Marx, particulièrement pour avoir repris la « théorie du prix » d’Aristote, dont le fondement est plus politique que la sienne….. » allez comprendre …

    a) Il nous démontre qu’étant lui-même dans l’incapacité de comprendre, il est évident qu’il en est de même pour tous, notamment nous, petits êtres insignifiants qui ne passent pas à France Culture.

    b) qu’il est plus dans ses cordes de recommander un livre à ne pas lire, qu’un livre à lire ….. parce qu’un livre à lire, il faut l’avoir compris avant de le proposer n’est ce pas ? 😀

    1. Au passage, la phrase en question n’était pas tellement nébuleuse. A moins d’en rester à Harry Potter, et encore…

      1. À Grégory,
        Bonjour mais qu’ess’t’as contre Harry Potter ?
        Je cause que des bouquins, le fatras imagé (j’ai même pas vu plus loin que le deuxième épisode, et encore, en partie) m’ayant dégoûté, en revanche, je continue à penser que c’est très bien écrit (traduction française, pour cause de manque de moyens linguistiques), et surtout, extrêmement bien construit.
        À plus, si affinités ou complément souhaité.
        mqr

  19. Bon, allez Paul Jorion, homme barbu, sympathique au demeurant, star d’internet (avez vous votre bac seulement hein hein ?) suppo de l’école propagandiste communiste, la Gaulliste alter vous salue 😀

    1. François voyons !

      Vous auriez pu reporter dans votre commentaire, le titre de l’article d’acrimed, c’est tellement vrai :

      Eric Le Boucher pense pour nous, en toute indépendance

  20. Cette espèce d’émission où chaque semaine après 3heures d’émissions religieuses nous est délivré le summum de ce que représente le consensuel et où chaque petit pas de côté est systématiquement corrigé par l’un des intervenants aboutissant à une espèce de mélasse dialectique visant tout simplement à la fabrique du consentement tel que Noam Chomsky le décrit et ceci dans une espèce de quintessence linguistique (jusqu’à l’usage ce matin d’un plus que parfait qui bien que sans aucune faute ne pouvait masquer le vide de toute forme de pensée) fabrique du consentement d’un pseudo-gotha journalistique réservé à une pseudo-élite (qui écoute Philippe Meyer le Dimanche matin) Je m’y colle aussi souvent que possible parfois avec des semelles de plomb tellement toute cette superbe mécanique ne vise qu’une seule chose: surtout ne rien changer aux rapports de domination. Parfois comme ce matin où un superbe soleil illuminait le magnolia stellata du jardin, j’ai ri, mais ri devant ces personnages totalement obsolètes qui ne voient même pas que le basculement du monde les entrainera comme nous tous dans l’inconnu et que toutes ces amphigouris ne les protègeront nullement des évènements qu’ils ont declenchés en ne sachant rien réparer. C’est la 1ère fois que j’interviens sur votre Blog je le suis régulèrement depuis le début. Monsieur je vous remercie de m’avoir appris tant de choses en économie. Nous sommes très nombreux ici dans le Morbihan à vous apprécier. Tenez bon la barre.
    F. Furby

      1. Toute vérité passe par trois stades : En premier lieu on la ridiculise; en deuxième lieu on s’y oppose violemment; enfin on l’accepte comme si elle allait de soi. Arthur Schopenhauer

        Cette citation se trouve sur le site http://www.presume-coupable.com

        Et là aussi on est obliger de se battre sacrément, mais regardez bien la requête CEDH qui remet en cause les procédures de révision en France, depuis son dépôt, la cour de cass a accepté dans les faits 4 révisions. 4 révision en deux ans contre 6 en un siècle, voilà comment on fait évoluer les choses…

  21. Ce triste journaliste, comme beaucoup de ces confrères éditocrates, n’ont tellement pas d’arguments plausibles, qu’ils sont obligés d’utiliser le mensonge et la dénigrement de la personne pour éviter toutes discutions constructives, qui dévoileraient ainsi leur misère intellectuelle et leur soumission à l’idéologie capitaliste dominante…
    Résumer votre livre en disant que votre solution pour sortir du capitalisme serait de suivre les idées de Cantona, qui serait donc votre maître à penser, montre à quel point il est de mauvaise foi et n’a certainement pas lu votre livre…Alors surtout ne lisez pas ce livre, vous risquez de vous cultiver…ou alors d’adhérer au PC…
    En tout cas Mr.Jorion, je vous remercie pour votre travail et pour toute l’énergie que vous déployez pour amener les gens à réfléchir un peu plus et un peu mieux, même si l’on peut voir avec cet exemple, que certains individus œuvrent surtout pour le contraire…

  22. « Eric le Boucher est un menteur stipendié, connu depuis longtemps ».
    Karl Marx.
    Reçu par SMS, ce jour, à l’heure de la sieste.

    1. « stipendié », dites-vous – c’est peut-être bien vu. Car il me semble que les chroniques de Le Boucher, dans Le Monde du début des années 80, étaient sans indulgence à l’égard des bugs déjà indentifiables du néolibéralisme en expansion. Et puis il a jeté aux orties tout esprit critique pour surfer sur le tsunami idéologique dominant – au point d’en devenir un zélateur ridicule. Un scénario voisin de celui de Paul Fabra (doté d’une vraie puissance d’analyse, lui), qui fut miraculeusement « sensibilisé » aux vertus du modèle américaniste, par son intégration comme chroniqueur au… Wall Street Journal. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Tel n’est pas le cas des journalistes anonymes et nécessiteux, s’ils peuvent pour l’occasion devenir des références patentées. Et des « experts » opulents…

  23. Message : Bonjour Monsieur, Je viens d’entendre sur France-Culture dans l’emission » L’esprit public » Mr Eric leboucher( ça ne s’invente pas)vous démolir (sous des dehors souriants)et démolir consciencieusement l’un de vos livres, en incitant les auditeurs à surtout ne pas vous lire. Je ne peux pas laisser passer de tels propos sans reagir. Après reflexion je me demande si ce monsieur qui, autant que je me rappelle, ecrivait sur l’economie dans le journal Le Monde il y a bien longtemps (je ne lis plus ce journal volontairement depuis bien des années), je me demande donc, s’il n’y aurait pas un peu ou beaucoup de jalousie de sa part de ne pas avoir vu venir la crise financière. En tout cas je pense que vous vous devez de répondre sur votre Blog. Honte à lui et aux valeurs qu’il defend. Bien cordialement, Juan Obregon

  24. Les libéraux ont le média le plus influent avec eux; la télévision. Et ils s’en servent.. Courage Mr Jorion.. Le Goliath est blessé, mais malheureusement être blessé fait partie de sa vie. Je continue à croire que se battre contre le capitalisme est se battre contre sa propre nature; pouvoir, cupidité, égoïsme, individualisme et j’en passe. Ne vous découragez pas, ça vous fait de la pub en effet, au moins chez les moins soumis d’entre nous.

  25. Je pense, que beaucoup de gens sur ce blog attendent plus que son auteur – et sa cour – peuvent donner.
    Ce blog traite, principalement, du sous-ensemble de la finance.

    Le défi des Européens-donc des Français- à construire un vivre ensemble possible, prenant en compte les nouvelles données énergétiques et environnementales, passe par un gouvernement européen fédéral au nombre de membres restreint, dans un premier temps.
    Les Peuples aspirent à de la crédibilité, de la cohérence face à la globalisation broyeuse d’avenir. Le déni de cette réalité apportera l’obscurantisme, le rejet de l’autre dans la déshumanisation.
    Les Européens, de part leur histoire, leur spiritualité, leur tolérance, leurs connaissances n’ont jamais été aussi près de la pleine humanité qui est le seul réel progrès nécessaire au XXI éme siècle.
    Vive l’Europe, vive la France !

  26. Eric Le Boucher pense pour nous, en toute indépendance

    Publié le 18 décembre 2007 par Mathieu Roux

    Comme de nombreux autres journalistes et éditorialistes [1], Eric Le Boucher a profité de l’engouement actuel de Nicolas Sarkozy pour les commissions en tous genres. Il a, en effet, été désigné pour participer à celle que préside Jacques Attali. Son indépendance n’en subissant selon lui aucun dommage, c’est avec la conviction de l’expert qu’il peut désormais édicter les limites de l’économiquement pensable et décider des arguments qui méritent d’être publiquement exprimés et débattus. Illustration…

    Tous les lundis, France Culture propose « L’économie en questions », un programme animé par Xavier de la Porte et Olivier Pastré [2]. « La commission Attali : objectif 3% », tel était le titre de l’émission proposée le 5 novembre 2007 à l’occasion de la communication publique des premières mesures suggérées par la commission pour la libération de la croissance française. Un débat auquel étaient invités Eric Le Boucher, rédacteur au Monde et membre de ladite commission et Liêm Hoang-Ngoc, économiste, maître de conférences à Paris I-Panthéon Sorbonne (et, incidemment, dirigeant du Nouveau Parti socialiste).

    La discussion qui s’amorça ce jour-là ou qui, plus précisément, n’eut pas lieu, illustre la façon dont certaines pratiques journalistiques, très loin de relayer la diversité des avis qui animent la société civile ou savante et la pluralité des arguments qui s’élaborent et s’échangent, délimitent le périmètre restreint et les critères de légitimité des questions « pertinentes » et des types de solutions envisageables à des problèmes dont la formulation va de soi, exerçant ainsi une sorte de censure implicite ou négative. De débat, il n’y en eu donc pratiquement aucun. Comment ? Pourquoi ?
    La suite sur http://www.acrimed.org/article2791.html

  27. Excusez-moi , étant sourd et n’ayant pas la télé , je ne peux participer au débat , mais c’est aussi à cause de ces lacunes que je me suis abonné à ce blog qui ne me déçoit pas vraiment ou vraiment pas . Bon dimanche .

  28. C’est dur pour quelqu’un comme vous qui évite soigneusement les « étiquettes » de s’en faire
    coller une ( très maladroitement heu.. très bêtement ..)
    France culture ? enlevons culture …
    Votre blog n’est absolument pas un repère de villains gauchistes
    mais que voulez-vous les anathèmes remplaçent les idées des écervelés..
    Ceci dit….. ce pull quand même… 🙂

  29. J’ai tardé à vous lire  » en livre  » M.Jorion, je m’engage donc à faire cette semaine ce que je n’ai pas fait jusque là. Je vais acheter cette semaine sans plus attendre les livres que je voulais lire :
     » Le Prix  » et  » Le Capitalisme à l’ Agonie  » –

    Bonne journée à vous et à tous vos associés / ( toutes vos associé -e-s ? )

  30. Eric le Boucher n’avait rien dit des précédents livres et maintenant, p’tain, il en parle !
    Si c’est pas le signe que Paul Jorion devient incontournable…
    Quand on vous dit que les choses avancent !
    🙂

    1. Le capitalisme n’est pas à l’agonie, il est mort, comme un himalayiste qui dépasse les 8000 mille mètres : il a franchi la limite au-delà de laquelle l’espérance de vie se réduit à 48 heures, dans le meilleur des cas. Alors notre himalayiste prend des drogues pour reculer l’inéluctable. Oh bien sûr, parfois il en réchappe, et devient un petit héros, mais tôt ou tard, la
      montagne reprend ses droits et notre enragé trépasse. Le capitalisme a bu jusqu’à la lie
      ses remèdes de misère, et la vérité maintenant entend reprendre ses droits : elle a toujours eu et aura toujours le dernier mot.

  31. Je savais que « Le capitalisme à l’agonie » etait un livre remarquable, mais je crois qu’il faut remercier Monsieur Le Boucher de l’avoir confirmé en le dignifiant de son humour radiophonique. Je regrette simplement que Monsieur Le Boucher n’ait pas commenté « Vers la crise du capitalisme américain? » sur France Culture en 2007. Je suppose qu’il aurait aussi fait de l’humour sur les vieux soixante-huitards nostalgiques du marxisme, et on pourrait le lui rappeler aujourd’hui pour lui suggérer qu’il avait peut-être eu tort. Faire, par exemple, de l’humour sur les auteurs qui s’inquiètent et contestent le systeme actuel de formation des prix par les « marchés » démontre d’incontestables talent d’avocats, car il en faut pour soutenir que la valeur d’un bien, d’une société ou d’une monnaie peut varier de quelques % en plus ou en moins au fil des jours, et, accessoirement, trouver normal que certains fassent de confortables profits en misant sur ces écarts, et préfèrent utiliser les liquidités dont les banques centrales inondent les marchés financiers, en théorie pour « relancer l’économie », pour financer ces spéculations plutôt que d’investir dans des activités productives créatrices d’emplois.

    Quand une institution sert ses intérêts propres avant ceux de la collectivité humaine qui la finance et la supporte quand elle fait des erreurs, est elle encore humaine ? Et surtout, est-elle encore « utile » ?

    Jean-Paul
    Barbu et Solidaire

  32. ces journalistes en sont ils vraiment ?

    à contrario, j’ai entendu sur itélé une jeune journaliste, éditorialiste itélé, rappellé deux faits d’armes de sa saigneurie bhl ; en 2008, le mensonge d’un massacre en géorgie, mensonge relevé par rue89 et en 2009 sa référence à botul ! et disant l’incongruité que ce pseudo-philosophe puisse avoir ses entrées à l’élysée…………

    elle disait ça juste après l’annonce de l’entrée en guerre : en voilà une qui ne fera pas de vieux os dans leurs médias .

  33. Le Boucher n’a jamais fait dans la dentelle, sans aller jusqu’à dire qu’il est plutôt du coté du rayon boucherie. Je lis ses papiers sur Slate, mais ça casse pas des briques ses analyses.

  34. Bravo Paul ! Félicitations!
    Au fond comme quelqu’un l’a dit c’est un peu vos lettres de noblesse d’être attaqué par Le Boucher et de cette façon minable (mauvaise foi, mépris, acrimonie extrême…). J’étais un peu surpris que vue l’audience de votre blog, vu votre accueil dans bien des revues et émissions il n’y ait pas ‘enfin’ une réaction du camp de vrais économistes… Ça me rassure presque…Malgré tout ça rabaisse bien le débat de la part de Le Boucher d’avoir une telle attitude au Salon du Livre…
    Je dois dire aussi que si je ne connaissais pas du tout Paul Jorion et ses livres une telle agressivité – exprimant en fait une rage désespérée – m’aurait vraiment donné envie de lire un tel livre. Quand j’étais jeune ‘cinéphile’ je lisais un critique sur un magazine télé chez mes grand-parents (par charité je tairai le nom) et si il étrillait un film j’y courrai illico le voir – et jamais je ne fus déçu ! Ici c’est pareil.
    Et j’espère que les auditeurs seront un peu comme moi : ne pas accepter des dictats crachés de la sorte!

    1. « […] ne pas accepter des dictats crachés de la sorte ! »

      Je suis tout à fait d’accord.

      En écoutant M. Le Boucher, je me suis rappelé comment Abraham Lincoln a choisi de caractériser la logique de son prestigieux adversaire conservateur au cours des fameux
      débats Lincoln-Douglas en 1858 : l’argumentation de M. Douglas apartient au style de ces sophistes qui sont capables de tenter de prouver que ce qui est un « chestnut horse » doit
      par conséquent être un « horsechestnut ».

      Si Paul Jorion est un « sale communiste », moi je suis un marron d’Inde.

  35. @Bordigus (20 mars 2011 à 17:51)

    Le Boucher (qui n’est d’ailleurs pas économiste comme la plupart de nos thuriféraires du néo-libéralisme) se faisant ne fait que paraphraser les idées d’Adam Smith, pourquoi ne le dit-il pas ?

    Bref, l’idée de « main invisible » (reprise sous l’idée de « providence » par Le Boucher) – mais pourquoi ne pas parler tout simplement de la main de Dieu ?) s’inscrit dans un contexte historique précis et dans un pays idéologiquement marqué par la religion protestante, celui des XVIIIème et XIXème siècles qui a pris deux premiers sérieux coups dans l’aile au XXème avec deux guerres mondiales et s’achève aujourd’hui définitivement avec l’ère de la gestion d’une planète limitée et l’extinction des matières premières.
    Dieu (la « providence ») nous a abandonnés monsieur Le Boucher et votre religion s’éteint avec lui. Va bene, Ciao !

  36. Vous devriez lui proposer la délicatesse d’un billet sur votre blog, auquel vous répondrez, le tout sans agressivité …. la plus élégante des propositions que vous puissiez lui proposer.

    S’il refuse, çà sera le plus bel argument pour vous pour lui couper la langue !

  37. enfin, il doit traîner sur votre blog pour vous en vouloir de la sorte …. le plus beau des compliments qu’il puisse vous faire. Dite lui MERCI

  38. Eric Leboucher se prétend économiste et se croit de bon conseil .

    A la lueur des événements tragique du Japon , voici ce qu’un lecteur du monde avait très bien compris dés 2007 : ne jamais tenir compte des conseils d’un imbécile notoire.
    Extrait :
    « Eric Le Boucher assène dans cette chronique bien d’autres approximations du type « La vérité est que le principe de précaution est une ânerie chiraquienne pour acheter le calme des ayatollahs verts » (…) « On sent pointer une inquiétante écologie qui serait le dernier avatar du protectionnisme » (…) « L’écologie est anti-sociale ».
    source
    http://biosphere.blog.lemonde.fr/2007/11/10/eric-le-boucher/

  39. Vérification faite, Le Boucher qui fait profession de journalisme est bien diplômé en économie, contrairement au défunt Jacques Marseille (repose en paix Jacques) par exemple.

      1. Que nenni, pas du tout. Mais son omniprésence pénible sur certains plateaux me l’avaient rendu presque intime.

  40. J’écoute régulièrement cette émission, et il est exact que j’ai sursauté deux fois ce matin: lors du plaidoyer en faveur d’une gouvernance mondiale, et lors de l’éloge du livre de Paul.
    Enfin, éloge à mon sens, car « l’indifférence est la pire forme de mépris ».
    Philippe Meyer est beaucoup plus intelligent dans ses chroniques de toutologue le matin que son rôle d’animateur dans « l’esprit publique » où il laisse passer les pires sophismes, les glissements sémantiques et les fausses évidences sans broncher. Peut-être devrait-il relire Schopenhauer pour l’aider à distinguer la propagande de l’argumentaire.
    Continuez, Paul, vous êtes sur la bonne voie. Les valets commencent à s’agiter.

  41. Je suis content d’apprendre que je suis un altermondialiste.
    Ce monsieur Le Boucher doit être un mondialiste égocentré.
    Mais c’est l’ère du temps, il faut surtout des double qualificatifs, on a des franco-musulmans, moi je suis un franco-normand marié à une franco-auvergnate lui c’est juste un franco- […].

  42. Je vous trouve tous bien sévères à l’encontre d’Eric Le Boucher.
    Docteur en économie, brillante carrière, entre à la rédaction des Echos, membre de la commission Attali, et membre du Codice, Conseil pour la Diffusion de la Culture Economique. Il est nommé en 2010 au Centre d’Etudes Prospectives et d’Informations Internationales. Ca jette, non ?
    Bref, un expert. Un vrai.
    Et v’là-t-y pas qu’un Paul Jorion vient lui casser son jouet. Expliquer sournoisement que lui, Le Boucher, serait un conseiller pour la diffusion d’une culture qui s’effondre. Faut quand même pas qu’un truc comme ça s’ébruite. Vous feriez quoi à sa place ?
    Alors comme un vrai expert qu’il est, pour porter d’un coup le coup fatal, il attaque le cœur de la solution préconisée par Paul Jorion : Eric Cantona. Monsieur Jorion vous êtes hors jeu. Circulez, y-a rien à voir, la Vérité est sauve.
    Et son gagne pain aussi. Pour l’instant.

    1. Rappel sur ce que c’est un expert : un expert est une personne qui saura vous dire demain pourquoi ce qu’il a prévu hier ne se produit pas aujourd’hui.

  43. C’est une attaque se voulant à la fois incisive,rapide et chirurgicale qui se transforme en boucherie maladroite…..

  44. Vous n’y êtes pas, Le Boucher, comme beaucoup d’entre vous l’écrivent en se trompant ( Peut être n’avez vous pas lu Lacan ), s’orthographie le bouché, soit un individu qui a une pathologie grave de surdité, de façon triviale  » qui est dur de la feuille « . Donc seule une thérapie de choc peut sauver ce mal-entendant…Si quelques jours d’ITT ne suffisent pas, peut être, devrons nous, un jour ou l’autre, trouver des moyens plus coercitifs tels les plumes et le goudron afin que cet individu retrouve la pleine possession de ces esgourdes.
    Pour écouter France Culture dorénavant, vous êtes priés, chères auditrices et chers auditeurs, d’utiliser un préservatif…

  45. Allons, Le Boucher est un véritable malade mental. Quand je lisais ses torchons sur le Monde, je frisais l’apoplexie puis j’ai compris que j’avais affaire à un fou. Un peu comme Sylvestre ou Riouffol.
    Ce sont des sortes d’ayatollahs du Komintern néolibéral.

  46. Pour faire honneur à l’approche éclairée de la comédienne qui vous accompagnait cette semaine dans « Ce soir ou jamais » : Eric Le Boucher, c’est comme Sephora ou Dior, autrement dit, c’est « chez Bernard » alias patron de LVMH / Bernard Arnault, propriétaire de « Les Echos ».

  47. Fortunato êtes-vous M. Jorion
    Quelle meilleure pub que cette « viscérale contre-pub ». I Mais contre qui ou quoi ce monsieur est-il si en colère, que diantre. Il nous fait un gros cacou nerveux ou une belle crise de jalousie.

  48. Paul, vous allez faire de la concurrence à la Princesse de Clèves.

    Mme de Lafayette a due attendre 330 ans et vous arriveriez en 3,3 jours à en faire autant ?

    Concurrence déloyale !

  49. On détecte aussi chez M. Le Boucher un dédain pour qui n’est pas de l’intelligenstia, qui n’a pas montré patte blanche dans les lambris officiels, de l’autodidacte inclassable, qu’il faut du coup absolument faire rentrer dans la case des intellos communistes dangereux….
    Un réflexe de peur de caste.
    Un mépris qui traduit l’angoisse d’être amené sur un terrain nouveau, pour lequel la sédimentation décennale de la pensée conforme ne l’ a pas préparé.
    Ce qu’il dit le plus finalement, c’est qu’il représente le passé et vous l’avenir.
    Et 2007 parle pour vous aussi dans ce sens.

    1. Euh, il me semble que Mr Jorion a quand même fait une thèse plus les post doc associés. Comme autodidacte, on a vu pire.

      Disons qu’il ressemble à bien des jeunes gens actuels: extrêmement compétent dans son domaine, mais obligé de prendre des boulots sous payés en France s’il ne veut pas s’expatrier ou à faire des grimaces à des vieux singes comme Le Boucher….

  50. Je me réjouis de savoir que j’ai autant de mauvais goût !
    Ce qui est également plaisant est le constat fait dans le livre que la crise aura été provoquée par TROP PEU d’état – ce qui est particulièrement navrant pour un système financier qui finance une idéologie qui voit TROP d’Etat partout, et qui n’existe aujourd’hui dans son état actuel qu’à cause de ce même « Etat » maudit, qui est à l’agonie pour s’être porté sans hésiter à son secours !

  51. Eric Le Boucher est tout simplement fidèle à lui-même. Qui a lu sa prose pendant des années dans Le Monde ne peut guère être étonné. Son nom associé à d’autres a été pour moi une bonne raison de ne jamais « cliquer » sur Slate. Mais ce monsieur se prend sans doute pour un grand journaliste économique, de ceux qui cherchent les faits, qui font des analyses sérieuses et qui se donnent comme mission d’informer en toute objectivité le lecteur. En fait Il n’y a que lui pour le croire et les idéologues de ses amis car il a une étiquette bien cataloguée sur le dos. Pour être réellement informé, passez votre chemin. Un de plus qui ne fait pas honneur au métier de journalistes. En tout cas c’est sans doute une bonne pub pour le livre car qui connait Eric Le Boucher devrait être intrigué et se précipiter pour l’acheter.

  52. Hello Paul, vous devriez répondre à monsieur le boucher journaliste, par la citation suivante des « lettres Persanes » de Montesquieu:
    « En ouvrant si facilement leurs hospices d’aliénés de leurs prétendus fous, les hommes ne cherchent qu’à s’assurer mutuellement qu’ils ne sont pas fous eux-mêmes. »

  53. Je me suis souvent fait traiter d’enfumeur. L’ai toujours pris comme un compliment.

    Plutôt que contre argumenter il est évidemment infiniment plus simple, pour le fâcheux incompétent, et surtout paresseux , de se défausser de la sorte.

  54. A la lecture du commentaire de Vigneron faisant allusion au croc de boucher, je nai pu m’empécher de rire.
    J’ajouterai que si notre ami Paul Jorion est ainsi pendu au croc du Boucher il s’y retrouvera en compagnie de Galouzeau de Villepin, non?
    Il n’y a pas que le capitalisme qui est à l’agonie!
    Ha ça ira, ça ira… Lol!

  55. Hum…Hum…

    Eric Le Boucher….
    Dans une émission de Philippe Meyer…
    Sur France Culture…

    Certains auraient décidé de siffler la fin de la récré qu’ils ne s’y prendraient pas autrement.
    Le fait que ce Mr. ne prenne même pas la peine d’argumenter son flingage en règle me fait penser qu’il a reçu le « feu vert »…

    A votre place, Mr.Jorion, je commencerais à me méfier (et n’est-ce pas le but recherché?)…

    Mais…qu’en pense Mr.Attali, qui connait bien ce Monsieur.?

  56. Je ne savais pas que « communiste » était une insulte.
    En tous cas, Jorion peut remercier Le Boucher, cette démolition va lui faire un buzz d’enfer, sans doute.

  57. ce genre de commentaire partisan (de M. Le Boucher), et non argumenté, ne me donne qu’envie de lire votre livre.

    1. Le livre ? Il est d’une clarté totale. C’est un chez d’œuvre de pédagogie. C’est ce qui gêne M. le Boucher sans doute, on comprend trop bien et trop vite.

      Comme disait Marshall McLuhan « mes contradicteurs me font une énorme publicité que je ne pourrait jamais me payer… »

  58. Juste pour le fun :

    « Le nouveau monde a une immense qualité : il permet à des milliards d’êtres humains de sortir de la pauvreté et de commencer à avoir leur mot à dire. Mais il est rude. A l’échelle mondiale, le combat du XXIème siècle sera d’inventer une démocratisation qui soit à la hauteur des marchés globalisés. A l’échelle des Etats-nations, le devoir politique est d’arrêter de faire croire qu’on peut fuir ce nouveau monde qui vient. La politique doit retrouver au contraire un rôle offensif essentiel : préparer les emplois de demain, rebâtir l’éducation, replacer l’Etat-providence sur les nouvelles inégalités.
    Ce livre au ton vif s’en prend à toutes les illusions de la pensée française «économiquement correcte» qui ne voit dans la mondialisation que des dangers et qui fait vertu d’y «résister».

    C’était en 2006; quatrième de couv – la plupart du temps écrite par l’auteur – d’un opus demeuré dans nos mémoires qui s’intitulait « Economiquement incorrect ». C’était d’un certain Eric le Boucher.

    1. J’sais pas si l’invité impromptu du blog a apprécié les commentaires à son sujet, en ce qui me concerne je les ai tous lus avec délectation. Merci à toutes et à tous.

      1. Les commentaires sont géniaux, je suis d’accord. J’en remonte le fil en ce moment même, ponctuant le silence de la pièce de grands éclats de rire. Et ca fait du bien de rire un peu par les temps qui courent… Donc merci à tous ici 🙂

  59. Ne surtout pas lire donc, le livre de celui qui a prévu la crise, plutôt lire le livre de celui qui n’a rien vu venir… C’est logique, dans une seule émission au monde. Sur France Culture.

  60. Ce monsieur défend depuis une éternité un système taré, avec un argumentaire foireux.
    Il ne faudrait pas en faire une tête de turc, car il n’est pas seul
    et il y a pire en matière de simplisme libéral.
    Ils sont toutes une bande à se faire la courte échelle partout où les gens
    bien aiment à s’auto-congratuler et à le faire savoir.
    Ce sont des camelots de foire, des parasites sans une once d’inventivité.

    Tout cela devient éclatant. Insupportable.
    C’est l’occasion pour prendre conscience que nous sommes
    soumis à ce pilonnage idéologique exaspérant depuis au moins 15 ans.

    Il devient non moins évident qu’autre chose est possible
    et a existé. Je dit CNR, naturellement, comme point de ralliement.
    Par exemple, la renaissance des exigences sociales.
    30 ans ont été perdus mais l’avenir n’est pas bouché.

    1. l’avenir n’est pas bouché.

      enfin, de là à confondre Paul Jorion avec un dangereux bolchevik – barbu, certes – le couteau entre les dents, ça m’en bouche un coin !

      un coup à perdre son lat- pardon son louchébème …

  61. C’est lamentable, soit ce monsieur fait une véritable critique argumentée soit il ne dit rien, il a préféré parler pour flinguer sans argument.

  62. je savais bien, Paul, que tu étais communiste!!!! 🙂 et dire que j’ai déjeuné avec un COMMUNISTE, ha là là, décidément M. Le Boucher devrait changer de métier…

    1. COMMUNISTE

      Non ?! : est-ce que ça s’attrape ?
      on nous parle beaucoup de « contagion » ces temps ci …

  63. Cet immense auteur prend toute son humanité dans ce vigoureux article de janvier 2011 où son génie fulgurant se passe de toute réflexion approfondie et argumentée.
    Malheureusement, à la lecture des commentaires, il semble qu’il soit irrémédiablement incompris (le dernier post, intitulé « pour vivre heureux », est particulièrement bien amené.)

  64. Il faut comprendre Eric Le Boucher, économiste omniprésent et omniscient qui adore se produire sur les ondes, qui n’a écrit que deux livres et encore pour l’un d’eux pas tout seul, qui se frotte à « l’élite » à laquelle il veut plaire et qui n’a d’yeux et d’oreille que pour elle..
    Et voilà qu’un obscur inconnu, anthropologue, un peu sociologue, un peu philosophe, cultivé de surcroît lui volerait la vedette dans son domaine de compétence dans les media où par un langage clair et argumenté il enfonce un coin dans le ronron ambiant et abrutissant, qui en plus d’être un auteur édité et lu tient un blog très fréquenté… c’est bien le signe pour notre pape de l’économie qu’un frémissement de quelque chose lui échappe.

  65. Monsieur Jorion,

    Avoir Eric Le Boucher (il y a là un jeu de mot très facile, trop à mon goût) comme ennemi est une marque de qualité à mes yeux. C’est une référence. C’est un peu comme A.C. Clarke qui expliquait la déception de l’un de ses personnages. C’était un écrivain qui n’avait pas réussi à faire mettre à l’index son dernier livre. Un important argument de vente lui échappait. Vous venez d’être mis à l’index dans une autre religion.
    C’est un argument de vente. C’est un argument pour m’inciter à le lire. Quelqu’un (j’ai oublié son nom) estimait que l’on a les ennemis que l’on mérite. Vous venez d’être honoré par ce monsieur. Je crois qu’il le sait.

    1. « Avoir Eric Le Boucher comme ennemi est une marque de qualité à mes yeux. C’est une référence. C’est un peu comme A.C. Clarke qui expliquait la déception de l’un de ses personnages »…C’est aussi un peu comme recevoir la cote « AAA » ……..des agences de notations ….

  66. C’est marrant quand même parce que d’habitude les livres qui ont une vision critique du système actuel et qui développent une pensée hétérodoxe sont tout simplement ignorés par les radios/tv/journaux de base … Le fait que ce monsieur mentionne le livre est peut être un des signes de la diffusion de ces idées hautement subversives (d’où le « ne le lisez pas !!! »), au point où ils ne peuvent plus faire la sourde oreille.

  67. J’aime bien Philippe Meyer. Il a une bonne émission sur la chanson française sur France inter. Et il y a très longtemps, sur la même radio, il avait une émission avec Gérard Lefort qui sortait une chronique télé qui me faisait rire aux larmes. Et même une fois ils avaient chanté ensemble « Fais moi mal » de Boris Vian.
    Et en plus, ce Philippe Meyer, il a la meilleure émission dans la catégorie « Vieux cons » sur France cul. Et il fait de superbes intros, exemples mêmes des notes de synthèse comme on les enseigne à l’ENA. Et peut-être un jour il finira aux Grosses têtes.
    En revanche, ce Monsieur Le Boucher, j’en ignorais tout jusqu’à ce que je l’entende me dire de ne pas vous lire.
    C’était trop tard.
    Je ne veux pas mourir marxiste, moi, avec le couteau entre les dents. Depuis je cherche une antidote. Merci de me la faire connaître, à moi et à tous ceux qui partagent mon angoisse.

    1. « Auditeur sachant auditer, ça n’est pas pour me vanter, mais » moi, vigneron, considére, de façon souveraine et définitive, que trente ans de multi-présence Meyerienne sur les ondes publiques sont largement plus qu’il fallait pour se faire une idée exhaustive et balancée de l’équivalent radiophonique d’un certes coquet, mais fort obscur et diablement exigu, placard à balais.
      Que quinze jours n’eussent pas été suffisants pour édifier de même les responsables, élus ou nommés, chargés de la défense de « l’esprit public » de la Radio-France n’avait pas manqué d’interloquer le vigneron, encore tendre et nonobstant très vite lassé par les matudinales affectations du prétendu « toutologue » inclassable revendiqué , authentique toutoucrate inamovible de fait.
      S’il vous plait, Messieurs les décideurs, il n’est jamais trop tard pour bien faire. Ouvrez la cage dorée du colibri sous-calibré, aux « plumes sèches » et au ramage ravagé… Laissez le rejoindre les siens dans la clairière où pourra s’élever, enfin à sa place, serein, le chant du cygne de la petite chose déplummée, en point d’orgue bien mérité de sa carrière de fifre à trois fifrelins : sur RTL, chez Bouvard, avec les Grosses Têtes. Pour lui, merci d’avance. Pour moi, il est trop tard.

  68. Quel plaisir de lire toutes ces félicitations adressées à monsieur le boucher eric en si peu de temps.
    J’écoutais d’une demi oreille les dernières notes d’esprit public ce midi et « Paul Jorion » sonna à mon autre oreille qui se mit à pointer pour ouïr « un livre à ne pas lire ».
    J’aurais mieux fait de me les boucher plutôt que d’écouter d’une oreille discrète ce monsieur au nom prémonitoire. J’ai failli tomber de mon siège. Dans la foulée je prépare mon post aussitôt interrompu par la cloche. Sans regret, car ce n’était pas le moment de vous gâcher le repas dominical et surtout le repos du guerrier.
    D’autres vous ont donc alertés. D’ailleurs mon post initial rédigé à chaud aurait sans doute été censuré. J’ai du m’aérer pour reprendre mes esprits et humer l’air printanier.

    A cette heure la messe est déjà bien dite, je suis révolté par cet abus de pouvoir, de position privilégiée. Cette manière de faire de la réclame mérite pour le moins un blâme, un renvoi même.
    En tous cas une raison de ne plus écouter cette émission qui me permettait en 1 heure de sentir le vent dominant.
    Punition infligée pour lèse-majesté :
    répondre à chaque post avec arguments étayés
    nous faire une explication de texte sur le billet de DeDefensa « Perfect Storm ou le Super »:
    http://www.dedefensa.org/article-la_coalition_et_l_ombre_de_bho-hamlet_19_03_2011.html
    Extrait :
    « Ce que nous voulons mettre essentiellement en évidence, ce sont la confusion, le désarroi, l’impression de désordre confinant par instant à ce qui semblerait des perturbations de jugement suspectes quant à l’équilibre mental de ceux qui les émettent, qui caractérisent à peu près tous les acteurs, de quelque côté qu’ils soient. Il n’y a plus aucun sens, plus aucune position claire qu’on puisse choisir comme référence. Non seulement, toutes ces crises se poursuivent mais elles s’interpénètrent, s’influencent les unes les autres, pour brouiller le jugement et empêcher de suggérer une ligne de conduite claire, fût-elle la plus sommaire ou la plus absurde ».
    Si ces propos semblent nuls à monsieur le boucher, libre à lui d’en référer à DeDefensa. ou de conseiller aux auditeurs de FC de ne pas visiter ce site « subversif ».

  69. A la prochaine injure publique, que ce soit à la radio, télé ou autre, je commence à sponsoriser ce blog ! (ou comment faire de la contre production efficace….)

    Bises mon Paulo !

  70. Je n’ai pas entendu dire que son paton M. Arnaud se soit fendu de trois sous pour les Japonnais , qui sont de gros clients pour lui ,
    Chacun ses priorités que voulez vous lui aussi est sinistré ses actions baissent

  71. Paul Jorion est un barbu plutôt sympatique.
    Paul Jorion est communiste (dixit M. Le Boucher).
    Conséquence immédiate : les barbus plutôt sympathiques sont communistes.
    Pour preuve : un récent premier secrétaire du PC était un barbu plutôt sympathique (à priori) 😉

    Je n’ai jamais fumé de ma vie, mes poumons vont-ils souffrir si je passe outre ce vibrant appel à la non-intelligence ?

  72. Eh ben on est au fan club de Paul Jorion ici!

    Moi je suis d’accord avec le Boucher, bon j’ai pas lu le livre en question, mais rien que le titre est complètement fallacieux.
    Exemple: vous achetez des bons du trésor à 10 grecs et hop, vous avez un rendement de presque 13 %. Vous attendez pas l’échéance, vous trouvez quelqu’un pour vous le racheter, quitte à lui faire une petite ristourne de 3%, vous voyez un peut le bénef ! En plus c’est garanti par l’UE et le FMI, alors pas de soucis.

    Le capitalisme est au top de sa forme.

    Bon c’est sur, ces « idiots » de portugais sont à plus de 7% pour le 10 ans, mais ils sont pas garantis par le FMI et l’UE, c’est pas bon pour les affaires. J’espère qu’ils vont enfin céder, les agences de notation y travaillent.

    1. Feedback d’un cancre .

      Si , par charité, on devait essayer de comprendre Leboucher , et le pourquoi de son anathème , on pourrait dire que les réclamations d’un client difficile peuvent avoir du bon .

      Il est vrai que certains livres de Jorion sont difficile d’accès ( par moment ) , soit parce qu’il n’est pas évident d’intégrer un vocabulaire nouveau ( dont le monde de la finance est riche) , soit par quelques envolées de type universitaire ( voir Sartondujonchairien) .
      N’empêches , comme pour SDJ , toujours il y a matière à réflexion .
      Et c’est tout le drame de Leboucher , que ne pas vouloir s’interroger .

      Les raisons de ce déni lui appartiennent même si on peut lui prêter maintes intentions.

      Vu ses écrits et ses non – repentir , il semblerait que l’homme soit là pour rassurer le bon peuple au sujet du « système » en cours.Peut être fait il juste dans la provocation afin de s’assurer un certain audimat », de la même façon que certains montrent leur Q pour attirer le chaland ? Mystère .

      PS : De la collection Jorion , mon préféré , à ce jour , reste « la crise » qui se lit comme un roman .

  73. Je crois que si M. Le Boucher avait été plus fin politique il n’aurait pas raté une occasion en or de s’attirer les bonnes grâces de Madame le Ministre de l’Economie, en affublant l’auteur du « Capitalisme à l’agonie » de simple » RI-make » de Marx-Keynes-Hegel-Robespierre-Freud !

  74. Bonjour M. Jorion,
    Je suis votre blog depuis très longtemps car vos réflexions m’intéressent

    Par contre, je vous ai entendu à plusieurs reprises prétendre qu’il serait bon d’augmenter les salaires? là… je ne vous comprends plus !
    Toute personne ayant exercé dans l’industrie ou le commerce dans les domaines ou la compétition règne (partout sauf dans le secteur public!) sait parfaitement que des hausses de salaires sur une partie non négligeable de la population entraîne automatiquement des hausses de prix en général supérieures aux hausses des salaires ainsi que des défauts de compétitivité des entreprises, et dans la foulée une spoliation des épargnes et des retraites.
    Traditionnellement en France le secteur public par ses revendications a toujours obtenu ces hausses représentant des masses considérables qu’il a fallu compenser par les joyeusetés citées.

    Que pourrions nous espérer de hausses de salaires d’une telle globalité ?
    Cette idée chez vous me laisse pantois!

    Cordialement

    1. Vous n’êtes pas très familier de ce que je dis apparemment, je répète donc à votre intention : « La hausse des salaires est indispensable. Pour éviter qu’elle ne s’accompagne d’une hausse du prix des marchandises, il faut que son montant soit soustrait en somme égale des salaires excessifs des dirigeants d’entreprise et des dividendes versés aux investisseurs ». J’espère que vous voilà rassuré.

      1. En effet l’inflation par l’augmentation de la demande est un mauvais argument dans le contexte actuel, car la demande est toujours présente mais financée par l’endettement du secteur privé. Il faut augmenter les salaires pour que la demande correspondent aux ressources effectivement détenues par les agents économiques du secteur privé, pas par leur endettement. Cela signifierait la fin de l’expression « difficulté à boucler le mois », qui est souvent lié à un découvert bancaire.

        Contrairement au 19ème siècle, où cette théorie semblait vraie, il n’en est pas de même aujourd’hui, le prêt à la consommation n’existait pas. On économisait avant d’acheter, on n’allait pas d’abord voir son banquier (en gros)…

        Il ne faut surtout pas se dire que vu qu’il y a déjà de l’inflation, alors c’est trop risqué d’aggraver la situation en combinant un autre facteur inflationniste. Il est d’ailleurs urgent d’augmenter les salaires pour compenser cette inflation qui provient d’une augmentation effrénée de la masse monétaire. Et sur ce point il ne faut pas se tourner seulement vers les banques centrales, mais aussi vers les banques commerciales, sans quoi l’affirmation de l’augmentation de la masse monétaire ne serait pas totalement juste. L’essor des prêts immobiliers et à la consommation ont créer l’inflation actuelle, et est renforcé maintenant par la FED, et autres banques centrales. De plus il serait judicieux d’incérer dans le calcul de l’INSEE les prix de l’essence à la pompe et ceux du logement, les chiffres de l’inflation seraient tout autres.

        De plus, cher Caramanlis, ne tombez pas, s’il vous plait, dans cette radicalité public-privé, les fonctionnaires contribuent à la richesse d’un pays, malheureusement encore faut-il qu’il leur en soit donné les moyens par les élites. Une simplification des procédures administratives serait déjà un bon point pour relancer l’économie, cela a bien été réussi dans le cadre de la micro-entreprise.

        Désolé, c’est long.

      2. Pour conclure, du point de vue d’un entrepreneur, c’est sur que cela semble être la ruine assurée à cours terme. Mais si chaque entreprise augmente ses salariés, cela veut dire que chacun pourra consommer autant ou un peu plus, d’où maintient et création de nouveaux marchés. Mais le plus dur sera la transition.

        Ce sera pire si nous ne faisons rien: déflation.

      3. Monsieur Jorion,

        Peut-on imaginer que c’est parce que vous avez tenu de tels propos sur une chaine publique,
        qu’enfin on s’intéresse à vous ?
        Un mec qui tente de refonder une science économique avec Aristote et une webcam, on s’en fout.
        Mais un barbu sympathique qui vous sort des insanités pareilles, il faut se le faire avant qu’il ne débarque en prime time.
        Les chiens sont lancés….

      4. @Paul Jorion,

        « La hausse des salaires est indispensable. Pour éviter qu’elle ne s’accompagne d’une hausse du prix des marchandises, il faut que son montant soit soustrait en somme égale des salaires excessifs des dirigeants d’entreprise et des dividendes versés aux investisseurs »

        C’est effectivement ce qu’il faudrait faire, mais comment faire pour que cela se fasse?

        Comment faire pour que cela soit la coopération entre nations et entreprises qui l’emporte et non la compétition?
        Pour l’instant, on est face à un méga dilemme du prisonnier, et on connait malheureusement déjà le résultat.

      5. et vous avez été très clair lors de votre dernière apparition à Ce soir ou jamais en parlant de tabou

        car , c’est l’un des tabous du système capitaliste

      6. Est-ce qu’augmenter les salaires veut dire donner la capacité à plus de gens d’acheter plus ?

        Je suis d’accord sur l’idée de transférer des hauts revenus vers les plus petits revenus même si j’ai l’impression qu’augmenter les salaires de la masse engendrera de l’inflation et que cela amenera la masse des mini-ogres à consommer au détriment de quelques demi-dieux avides qui ne savent plus vraiment quoi faire de leur argent. La masse surendettée achètera plus de Cola et de téléphones portables quand la minorité aisée renoncera à un certain luxe. Et pourquoi pas, même si c’est l’économie (française) du luxe qui en patira en premier. En terme de flux je ne serais pas étonner que cela augmente les tensions sur l’offre et la demande au niveau mondial menant alors à l’inflation. Mais je parirerais plutôt sur le fait que ça n’arrivera pas et que l’on se profile vers l’inflation avec baisse des salaires … travailler plus pour gagner moins.

      7. P.J. dit:

        « La hausse des salaires est indispensable. Pour éviter qu’elle ne s’accompagne d’une hausse du prix des marchandises, il faut que son montant soit soustrait en somme égale des salaires excessifs des dirigeants d’entreprise et des dividendes versés aux investisseurs ».

        C’est justement le genre d’affirmation qui ne rassure pas du tout ceux qui en ce moment sont aux commandes…
        Ils ne peuvent tolérer que soient colporté ce type de raisonnement, quasi « ultra-gauche » dans l’esprit. (pas évident du reste que « Caramanlis » soit très « rassuré »…)

      8. Cette proposition est excellente car elle fait le lien entre deux aspects du réel qui sont souvent présentés comme indépendants: la soi-disante « sphère » de l’économie (l’économie présentée comme une simple affaire de mécanismes causes/effets un peu abstraits se déroulant dans des limbes, voire une question de tuyauterie un peu complexe) et la soi-disante sphère du « social ».

    2. @ Caramanlis

      En plus d’une juste mesure de redistribution des richesses accaparées indument par une minorité, l’on sait bien que l’augmentation des salaires relance à terme la consommation et donc l’économie. Cependant cette relance par le pouvoir d’achat suppose un peu de confiance sociétale pour éviter un repli sur l’épargne, et pour l’heure la confiance du « bon peuple » est quelque peu mise à mal !
      En outre la nation toute entiere s’enrichit via la fiscalité, l’état pouvant lancer des programmes à long terme.
      La hausse du pouvoir d’achat peut relancer assez rapidement une confiance mise à mal, économie et justice sociale sont donc liées; il me semble traduire un peu les idées de P.J.

    3. Des chiffres ! Des chiffres ! Des chiffres !
      La théorie , c’est bien beau ….mais pour convaincre le quidam , quelques additions suffiraient .

      Combien celà coûterait d’augmenter le Smic de 300 euros ?
      Et qu’est ce que celà couterait de bloquer les loyers, voir ( audace n’est pas déraison ) de les diviser par deux ?

  75. Je l’ai reçu vendredi et j’ai entamé la lecture, je confirme: c’est de l’affreuse propagande gauchiste. On devrait interdire à ces gens la de parler. Non mais… \o/

    Sérieux… o_O

    Un temps vient ou les hommes deviendront fous, et lorsqu’ils rencontreront quelqu’un qui n’est pas fou ils se tourneront vers lui en disant  » tu déraisonnes » et cela parce qu’ils ne le comprendront pas.

    Je cite de mémoire un abbé du moyen âge, « rien de nouveau sous le soleil », comme disait l’Ecclésiaste. Avant d’ajouter, quelques versets plus loin « Si tu constates dans le pays l’oppression du pauvre et l’escamotage de la justice, ne soit pas trop étonné du fait, c’est qu’un fonctionnaire élevé est contrôle par un supérieur, et qu’au dessus d’eux il est encore d’autres fonctionnaires. » — les temps bibliques ne connaissaient pas encore le concept d’actionnaire, mais l’idée est là.

    Cela dit sans vouloir désespérer personne sur le thème « Ce que dit Jorion, d’autres l’ont dit -différemment- avant lui, ce depuis des millénaires, car c’est le même problème de fond qui est dénoncé depuis des millénaires, et il n’est toujours pas réglé »
    Mais, bien, ayons l’espoir… Peut être à force de dénoncer les problèmes de fond ils finiront pas huh… Faire objet d’autre chose que du déni ? Hum. Mouhai. Ce n’est pas la soirée de l’optimisme chez moi encore ce soir…

  76. Voilà un belle illustration de la part de M boucher du « je me valorise en dévalorisant autrui » .

  77. Wohh

    J’ai l’impression d’insister à un lynchage. Je ne connais pas ce personnage, et je n’ai pas encore lu le nouveau livre de Paul Jorion, mais bon combien l’ont fait dans les commentateurs. (Je compte bien le faire

    Attention, vous êtes en train de vous créer une sorte de Messie, le messie Paul Jorion (pour un athée, c’est un comble). Du coup, toute personne qui l’attaque, à tort ou à raison, devient anathème. Faites attention à ne pas perdre votre sens critique.

    Je trouve les analyses sur ce blog très intéressantes, instructives, utiles. Mais si c’est pour fustiger ainsi toute critique, fut-elle infondée ou même idiote, alors vous ne valez pas mieux que ce que vous pensez de l’auteur de celles-ci. Pire, vous vous mettez en position de mal comprendre les idées développées sur ce site, sous le prisme « tout ce qui est dit ici est forcément merveilleux » et donc par conséquent son pendant évident: « tout ce qui est dit contre ou d’une autre nature » est mauvais. Ou pour reprendre mon image, le Bien contre le Mal, Dieu contre le Diable. pente dangereuse et contre productive

    1. @Fabrice Dubus

      Un lynchage? Non, un droit de réponse, ce que Le Boucher n’a pas cru bon d’offrir à Paul en le « crucifiant » (très rigolo d’évoquer le risque d’un culte voué à l’agnostique Jorion) sur un média du service public, « par contumace » si j’ose dire.

    2. Intéressant et pas faux à mes yeux. Suite à votre post j’ai relu ma réaction (62), histoire de vvoir si je n’étais pas tombé dans ce travers : mais je la maintiens exactement.

      Et sur d’autres pages il y a de féroces accrochages entre contributeurs : la liberté de penser, ou de s’exprimer sur ce blog n’est pas encore en danger. Votre rappel est toutefois utile.

    3. Ce n’est pas tout à fait un lynchage. Même si bien sûr l’ensemble des commentaires, et surtout le nombre peuvent en avoir l’apparence.

      Je crois que c’est la forme sans fond argumenté, puis l’extrêmisme de la critique émise par M. Le Boucher qui ont déclenché l’ensemble et le nombre des réactions.

      Outre, ce mécanisme de balancier tout à fait propre d’un tel déclencheur, je crois également qu’un phénomène très intéressant s’est mis en place et ouvre les possibles :

      M. Eric Le Boucher est officiellement journaliste et son appartenance, comme l’ont démontré toutes nos recherches, ont mis en lumière la nature de sa servitude. Ce qui, dans le contexte qui est le nôtre, fait apparaître les intérêts qu’il a bien sûr à défendre, la métastructure qu’il a signifié mais également les modalités discursives qui sont propres à celle-ci.

      Le tout ayant trait à un livre écrit par M. Jorion : un homme, un seul, qui depuis quelques années diffuse auprès de qui veut bien le lire, réfléchir avec lui (et il semblerait que nous sommes beaucoup) les outils nécessaires pour démonter un storytelling des plus mythologiquement toxiques pour toute tentative de s’orienter vers une société intelligente et une organisation non meurtrière.

      Je ne tente pas par ce commentaire de défendre qui que ce soit, mais me suis joint aux autres pour participer à cette mise en lumière. M. Jorion ne nécessite ni défense ni armée mais vient de recevoir un élément essentiel qui offrait aux sociétés primitives une certaine permanence : le don de ceux à qui il a donné. Ce dernier a pris ici plusieurs formes :
      – l’information nécessaire pour disqualifier celui qui a disqualifié non pas suite à son analyse et sa réflexion mais par appartenance
      – le soutien amical de ceux qui le suivent régulièrement, à qui ils donnent la parole, avec qui il échange et à qui il permet, non par ces dires mais par la constance de ses actes (blogs, livres, comportements en télé, transmission, débats, échanges de penchants culturels) d’imaginer qu’une autre relation au monde est possible.
      – la crystallisation ponctuelle de la tribu qu’il a réussi à former en mode horizontal. Et à ce propos, la tribu n’est -elle pas la première étape avant celle du village.

      Considérer alors l’ensemble des membres de la tribu comme des groupies hooliganesques serait, à mon sens, faire preuve d’un jugement extrêmement erroné bien qu’il soit très probable que parmi nous il puisse y en avoir ou encore que nous tous puissons en émettre le comportement à un moment donné. Ce qui m’est maintenant en exergue deux modes d’analyses : ad hoc (celle qui se fonde sur l’étude à un moment t) ou évolutive (celle qui se fonde sur une période donnée suffisamment longue pour mettre chaque évènement en perspective).

      Pour ma part, c’est la seconde modalité que j’ai souhaité pratiqué et m’a donné envie de répondre à vos inquiétudes. Alors relaxe, il n’a pas s’agit ici de lyncher qui que ce soit, mais de renvoyer une pauvre homme à son néant tout en protégeant un village à venir dont l’existence est nécessaire.

      Mes amitiés

      1. @Lola

        Très intéressante réponse

        Je ne voulais pas par là défendre particulièrement défendre CE journaliste, car effectivement son commentaire a été pour être gentil « léger ».

        Le terme lynchage était évidemment une forme de provocation, pour amener réaction et réflexion. Je voulais souligner le danger de l’effet moutonnier qui conduit à des effets dangereux et contradictoires avec le thème de ce blog. Certaines réponses, dont la votre, m’ont cependant rassuré.

        Bien à vous

    4. J’ai l’impression d’insister à un lynchage.

      Il n’y a rien de gratuit. Bien sur, je ne peut que parler en mon nom mais… Boucher est connu. Il n’est pas a son coup d’essais en matière d’analyse à l’emporte pièce. Combien ici ne le savent que trop bien! D’une part, de l’autre, Paul Jorion n’en est pas non plus à son premier livre. Et, comme il a la fâcheuse tendance d’être cohérent d’un livre à l’autre, et également entre ses écrits sur le blog, ses articles ailleurs, et ses publications en librairie, eh bien : la qualité de son travail est connue. Et constante. Et je sais que, lorsque j’aurais fini le livre, mon attente de ce point de vue ne sera pas déçue.

      Attention, vous êtes en train de vous créer une sorte de Messie, le messie Paul Jorion (pour un athée, c’est un comble). Du coup, toute personne qui l’attaque, à tort ou à raison, devient anathème.

      Il serait profondément idiot de défendre une personne en attaquant une autre à tord. Par contre, j’aimerais bien savoir quel est le rapport entre ce fil de commentaire et d’éventuelles attaques « à raison » du livre. Je pose la question… J’ai entendu des critiques intéressantes de la thèse de Jorion, en l’occurrence, car j’ai des amis voués à l’anathème justement. Et il est instructif de confronter des points de vue construits. Il est regrettable que Mr Boucher se soit montré incapable de formuler un avis argumenté, mais c’est avant tout son problème à lui. Et ce fil traite exclusivement de ses propos, donc: qu’est-ce qui vous permet de supputer qu’un commentateur avisé élaborant une critique argumenté aurait reçu le même accueil ici? Mmmmh ? Je suis curieuse de la savoir!

      Je trouve les analyses sur ce blog très intéressantes, instructives, utiles. Mais si c’est pour fustiger ainsi toute critique, fut-elle infondée ou même idiote, alors vous ne valez pas mieux que ce que vous pensez de l’auteur de celles-ci. Pire, vous vous mettez en position de mal comprendre les idées développées sur ce site, sous le prisme “tout ce qui est dit ici est forcément merveilleux”

      Tout à fait Odile! Comme disait l’autre…
      Soyons sérieux deux minutes. Je vous dit cela en toute sympathie: mais de quel droit vous permettez vous d’apprécier, sans autre fondements que vos propres supputations, la manière dont est lu ce blog?! En quoi lire Jorion est-il synonyme d’adulation sans réserve? Toute critique n’est pas fustigée, seulement celles qui sont infondées ou idiotes: et c’est un devoir citoyen essentiel que de dénoncer les absurdités serinées avec la certitude de ceux qui ne savent pas entendre la contradiction!

      Le Boucher est de ceux-ci, indéniablement: les événements récents donnent tord à ses analyses, et mettent en lumière la pertinence de celles de personnes comme Jorion. Que ceux qui n’ont pas su voir venir la crise s’avancent, avec de vrais arguments! Que soient formées de vraies tribunes contradictoires, à la télé, à la radio, dans les journaux! Le débat publique sera alors possible. A notre plus grande joie à tous, car cela signifiera sans conteste que la parole pourra, enfin, être donné à tous les bords avec équité et probité.

      Ce n’est pas le cas actuellement. Parce que l’audimat ne serait pas à la hauteur – c’est probable, un débat technique n’est intéressant que si l’on y met le temps… Reste l’écriture, donc. Les livres iconoclastes comme celui de Jorion sont conspués sans que ses détracteurs ne juge même utile d’insérer le moindre argument. Voilà le triste constat. Et Jorion n’est pas le seul, loin de là, à subir ces foudres minables.

      Elles auront leur temps, et le futur tranchera. C’est bien toujours ce qu’il se passe. Alors, de grâce, essuyez mieux vos pieds la prochaine fois, avant de passer cette porte. Les motivations de chacun ici sont particulières, et vous échappent par nature, car vous ne pouvez vous prétendre dans le secret des Dieux. Tautologie décalée de votre commentaire, péremptoire et arbitraire, laissant à lire entre les lignes que vous nous méprisez tous ici, suffisamment pour pouvoir imaginer que nous en sommes réduits à une réflexion en duel et sans nuances. C’est une insulte, n’en doutez pas.

      Et voyez-vous, moi, dont le métier est pourtant évocateur, puisque je suis voyante cartomancienne, je ne m’abaisserais pas à présager des raisons de votre motivation lors de la rédaction de ce commentaire. Parce qu’après tout, je ne les connais pas et que ce n’est à personne d’autre qu’a vous-même d’en être juge.

      Faites en autant pour nous. Merci.

      1. @ lady Marwina

        Bien

        Effectivement, vous ne connaissez pas mes motivations.

        Premièrement, je tiens à le dire et à redire, je trouve les idées de Paul Jorion très intéressantes, souvent bien construites, très bien argumentées, et il m’a ouvert les yeux sur bien des aspects du fonctionnement actuel de l’économie. J’ai parfois eu l’impression que sa vision était un peu réductionniste, mais c’est plus une impression qu’autre chose, je n’ai pas pris le temps d’analyser le pourquoi de cette impression. En tout cas, il est pour moi le plus intéressant des intervenants sur ce sujet.

        Deuxièmement, vous remarquerez cependant que dans mon post, je ne m’attaque pas à Paul Jorion lui-même, mais à cette tendance que nous avons presque tous à réagir (moi le premier) aux attaques stupides par des réponses violentes et tout aussi incantatoires.

        Je vais commander le livre de Paul Jorion. Cependant, toutes ses réactions m’ont rappelé, ainsi que l’intervention légère de ce journaliste, que je me devrai de lire ce livre en évitant d’avaler ce qui est dit sans esprit critique. Si le livre est bon, ce que j’espère, il n’en prendra que plus de valeur. La phrase citée par M. Boucher, tirée de son contexte, apparait effectivement fumeuse et vide de sens. Ce n’est sans doute pas le cas, mais je vérifierai par moi même.

        Nous sommes dans une période agitée, peu propice au recul, mais propice à la révolution et à ses inévitables excès. Cette révolution est sans doute hélas nécessaire, mais je ne m’en réjouis pas, je m’inquiète. Quelqu’un plus clairvoyant que d’autre peut, à son corps défendant, devenir une sorte de messie, mais se faire déborder par ses troupes, du moins une partie, mais c’est suffisant.

        Je voulais par ce post, volontairement provocateur dans les termes choisis, faire réfléchir. Certains l’ont fait, mais n’ont pas changé d’avis pour autant sur ce journaliste. Normal, ils avaient raison, et ce n’était pas le but. D’autres, comme vous, et c’est intéressant, ont continué à réagir de la même manière. je ne vous lance pas la pierre, je sais que je suis fondamentalement pareil.

        Bien à vous

      2. D’autres, comme vous, et c’est intéressant, ont continué à réagir de la même manière. je ne vous lance pas la pierre, je sais que je suis fondamentalement pareil.

        Je suis en train de lire le livre, comme dit, et j’ai une opinion des écrits de Jorion suffisamment nuancée et ouverte pour que votre réflexion n’ai pas d’impact particulier sur ce point. Voilà tout. Parce qu’en ce qui me concerne, votre réaction à une odeur de trop réchauffé. Je me bat suffisamment, moi-même (dans un autre contexte) pour ne pas laisser les gens que j’aide prendre ma parole pour la sainte vérité révélée – ce qui serait dangereux, pour avoir tout loisir de réactualiser chaque jour ma réflexion sur ce sujet.

        Je ne voulais pas paraitre violente. Je sais en revanche que j’ai beaucoup de mal à ne pas être grinçante parfois… Ce doit être la désillusion de la jeunesse du XXIème… 😉 – Mais je me réjouis que cette discussion ait aboutit à une clarification de l’auteur lui-même concernant la fameuse phrase.

        Bien à vous.

      3. @ Lady Marwina

        Je n’ai pas trouvé violente, à peine grinçante. Si cela avait été le cas, il faudrait que je m’offusque de tout, je n’aurai pas fini.

        Il n’était pas non plus dans mon propos de vous faire changer d’avis sur l’auteur et ses propos, surtout s’il est fondé sur une véritable réflexion. Je soulignais simplement de manière un peu ironique le manque de recul de certains.

        Je ne comprends pas par contre votre remarque :

        Parce qu’en ce qui me concerne, votre réaction à une odeur de trop réchauffé.

        ? Vous a-ton fait trop souvent la leçon de manière innapropriée ?

      4. Vous a-ton fait trop souvent la leçon de manière inappropriée ?

        Je parlais des mises en gardes sur le fait de se construire des messies comme d’autre des châteaux en Espagne… Se méfier du dualisme pervers et réducteur du « bien » contre le « mal », des déviances du type « tout ici est bon et ailleurs c’est mauvais », et, en bref et de manière générale, de tout ce qui attrait à la centralisation d’une pensée taillée à la hache et univoque. C’est cela qui a une odeur de réchauffé à mon sens.

    5. Prendre du recul par rapport aux écrits qui pourraient être perçus comme une violence répondant à une autre violence : bonne idée !

      C’est parce que la raison a horreur du vide que le préjugé vient prendre , très exactement , la place de la donnée manquante .
      Leboucher n’est pas le seul a avoir ce genre de travers typiquement humain : ON EN EST TOUS affecté.
      Là ou l’on peut faire la différence , c’est d’en prendre conscience ou pas .

      Alors, comme çà, Il suffirait de parler de l’importance du partage des richesses ( et de ne pas être compris), de citer Marx, voir de critiquer le système capitaliste pour être catalogué comme un « enfumeur » « communiste » … s’en est presque drôle .
      http://www.amazon.fr/capitalisme-est-train-sautod%C3%A9truire/dp/270714701X

      PS : L’analyse de Leboucher concernant les lecteurs de ce blog est encore plus imprégnée de préjugés : poilant !

      « une vedette qui tient un blog que beaucoup de gens lisent , notamment des gens  » alter  » .
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Altermondialisme

  78. Pour qui aime débusquer les argumentaires sophistes, voilà un modèle du genre, un cas d’école. Pas l’ombre d’un début d’argument construit dans la bouche de le Boucher. C’est une longue suite (une minute de parole c’est long quand on a rien à dire) d’attaques ad hominem (regardez, Jorion est tellement communiste qu’il mange sans doute les petits n’enfants).

    Tout cela est finalement cohérent. Un appel bien qu’implicite et même aussi subtile à la lecture de Schopenhauer sur France Q en direct du salon du livre, on en attend pas moins. De l’art d’avoir toujours raison…

    1. Une bonne fois pour toute, si l’on se réfère strictement à la classification de Schopenhauer, on désigne le plus souvent, et fautivement, sous le terme d’arguments « ad hominem » -c’est à dire qui s’en prennent légitimement, même si superficiellement, à l’incohérence du discours de l’interlocuteur en regard de ses paroles ou actes précédents ou présents- des arguments qui ne sont que des attaques « ad personam », illégitimes toujours puisque ne s’en prenant à l’adversaire qu’en tant que personne, niant son discours et son argumentation à priori, par le seul fait de l’indignité -réelle, fantasmée ou supposée, qu’importe- dont le rhéteur cherche à stigmatiser la nature même de la personne qui lui fait obstacle ou simple contradiction.
      Ayant un goût particulier à succomber à ce terrible avilissement de la pensée pour m’en prendre avec délice sur ce même mode aux pratiquants réguliers de la méthode honnie par Schop -qui en connaissait d’ailleurs un rayon en la matière, le vieux gredin…- je me devais de marquer clairement la distinction entre les deux. Et revendiquer, avec mon Boucher préféré, mon adhésion sans faille au club des fanatiques de l’immonde Ad Personam. Je laisse l’Ad Hominem aux experts de plus haute volée. En boxe, on dirait que l’ad hominem serait un coup au foie, à l’estomac ou au plexus; l’ad personam, un coup bas, direct au sexus. Vilain mais efficace, rapide, à la portée de tout un chacun. Chacun son boulot et les vaches seront bien gardées.

      1. @Vigneron
        Pourtant l’étymologie de personne, c’est le masque grec qui donne un role (per sonore, si je me souviens bien), ce qui fait que la personne semble plus critiquable dans son role, qu’en temps qu’homme, être humain avec qui nous avons un lien d’espèce.

        Non ?

        (je veux bien un lien vers « Schopenhauer pour les nuls, cela dit » )

      2. @Les pieds dans l’plat et la tête au congèlo (alias Persona non grata, PNG pour les néanmoins intimes)

        L’argumentum ad personam désigne une attaque personnelle sans rapport avec le fond du débat portée par l’une des partie à la partie adverse.
        Dans son opuscule L’art d’avoir toujours raison, le philosophe allemand Arthur Schopenhauer recense cette technique sous le titre d’Ultime stratagème (à la fois dernier recensé et dernier recours) :

        « Si l’on s’aperçoit que l’adversaire est supérieur et que l’on ne va pas gagner, il faut tenir des propos désobligeants, blessants et grossiers. Être désobligeant, cela consiste à quitter l’objet de la querelle (puisqu’on a perdu la partie) pour passer à l’adversaire, et à l’attaquer d’une manière ou d’une autre dans ce qu’il est : on pourrait appeler cela argumentum ad personam pour faire la différence avec l’argumentum ad hominem. Ce dernier s’écarte de l’objet purement objectif pour s’attacher à ce que l’adversaire en a dit ou concédé. Mais quand on passe aux attaques personnelles, on délaisse complètement l’objet et on dirige ses attaques sur la personne de l’adversaire. On devient donc vexant, méchant, blessant, grossier. C’est un appel des facultés de l’esprit à celles du corps ou à l’animalité. Cette règle est très appréciée car chacun est capable de l’appliquer, et elle est donc souvent utilisée. La question se pose maintenant de savoir quelle parade peut être utilisée par l’adversaire. Car s’il procède de la même façon, on débouche sur une bagarre, un duel ou un procès en diffamation. »

        Il convient donc de faire une distinction entre attaque ad personam (attaques personnelles, sans rapport avec l’objet du débat) et les attaques ad hominem (portant sur l’argumentation, le raisonnement ou le comportement de l’adversaire en relation avec l’objet du débat ; plutôt que directement sur l’objet même du débat).

      3. @vigneron

        Vous faites bien de me reprendre.

        On reste quoi qu’il en soit dans l’une des catégories sophistes proposées par Schopenhauer, autrement dit de l’argumentation fallacieuse.

  79. sacré coup du pub, même à l’heure de l’apéro au pub !
    allez vigneron, un dernier verre !

  80. Cher Paul,

    Avez vous recu d’autres critiques aussi contructives que celle de M. de Boucher? Je suis passe ce weekend dans les bonnes librairies a Bruxelles, Filigranes et Tropismes. Votre livre est a chaque fois bien place!

  81. À l’attention de Monsieur Éric Le Boucher,
    Monsieur, j’ai écouté votre opinion sur le livre de Monsieur Jorion.
    Votre lecture est assez commune sans pour autant être communiste.
    Monsieur Jorion publie un livre intitulé « Le capitalisme à l’agonie » : ce titre est codé mais les disciples du guide savent qu’il propose à ses sectateurs de fonder une nouvelle Allagonie, sur le modèle inspiré de la Patagonie. Vous avez remarqué qu’il est barbu, qu’il prêche systématiquement tous les vendredis, et que son ordinateur est toujours orienté vers un lieu de culte de la personnalité très fréquenté, mais qui n’est pas Moscou.
    Vos auditeurs qui vous veulent du bien apprécieront votre correction.

  82. Mr Jorion même si je trouve assez courageux de relayer cette information sur votre blog, vous me décevez de plus en plus. Vous me donnez l’impression de n’avoir aucune maturité. Pour preuve, vos multiples apparitions à l’émission de Tadei, plus que médiocres, et ce jour votre réaction :

    – vous dites  » plus mauvais livre du monde » alors que boucher dit simplement de ne pas le lire.
    – vous dites « sale communiste » alors que Boucher dit « formés par l’école du parti communiste ».

    Votre réaction me fait penser à celle d’un enfant qui honteux et furieux de la critique n’arrive pas à percevoir la réalité du propos contenu dans la critique.
    Curieux pour quelqu’un ayant le statut d’anthropologue qui devrait connaitre mieux que personne l’homme sous toutes ces facettes.
    Difficile de croire au jugement d’une personne capable d’une telle réaction. Comment croire en la véracité de tous vos propos?

    1. Je crois que vous n’avez malheureusement pas perçu l’ironie malicieuse dans ce billet de Paul. Vous feriez une toute autre lecture !

    2. @isocele: Le Boucher, sors de ce corps! 🙂

      « Comment croire en la véracité de tous vos propos? »

      Excellente, celle-là. Faites-moi un petit séjour dans un monastère et priez beaucoup pour m’éliminer ces affreux doutes sur la Parole Divine de Paul. Ou, pour changer, essayez de réfléchir, de comprendre, de peser les arguments.

    3. isocele, peut-être, droit sûrement pas. Ou alors, à la façon des Shadock. En tout cas, heureusement qu’un tel com’ ne s’adresse pas à moi : à lire autant d’âneries en si peu de mots, j’aurais déjà pété un câble, c’est sûr !

    4. isocèle, je vois bien que tu es déçu, mais ce n’est pas pour la raison que tu nous dis : tu avais espéré que je réagisse par la colère à ton petit coup médiatique – du Salon du Livre, pas moins ! – dont tu avais dû te délecter longuement par avance, mais au lieu de me fâcher, je me suis moqué de toi ! Je t’ai même appelé « dernier carré » ! Ah ! je ne suis pas surpris que tu sois déçu !

    5. Difficile de croire au jugement d’une personne capable d’une telle réaction. Comment croire en la véracité de tous vos propos?

      Pourquoi se casser la tête à chercher ?
      Vous avez un « professionnel » tout indiqué, Eric le Boucher, qui vous mâchera le travail … bon, d’accord, je vous concède qu’il n’a pas la classe de jean edern hallier….

    6. isocele:

      et si vous appliquiez vos propres critères à Le Boucher? En effet, quelle critiques formule-t-il:
      1) le bouquin est écrit par un barbu: attaque purement ad hominem
      2) ce barbu essaie de nous « enfumer » (répété plusieurs fois): donc Le Boucher trouve que parfois le livre est difficile à lire. Est-ce à dire que tout ce qui est compliqué est faux, pas digne d’intérêt?
      3) Il lit une seule phrase tirée de son contexte, en suggérant que c’est du bla-bla style masturbation intellectuelle. Même remarque que pour 2).
      4) il dit que Paul Jorion est « formé à l’école communiste ». C’est à nouveau purement ad hominem. Et puis cela ne veut d’abord rien dire (cela pourrait s’appliquer à n’importe quel penseur « de gauche »).

      Bref, dans toute son intervention, il n’y a rien sur le fond, sur le contenu. Comment voulez-vous réagir intelligemment à ce genre d’intervention, sauf par le second degré comme le fait Paul Jorion dans son billet?

  83. Dans un environnement ou je n’arrive pas à trouver ma place, je cherche à comprendre.
    Donc depuis plus d’un dans, je prépare mes WE avec la vidéo du vendredi, « le temps qu’il fait » et la lecture des billet du blog, merci a tous.
    Suivi le samedi des émissions de France-Culture :
    7H terre a terre(parfois),
    8H L’économie en questions
    11H Le Rendez-vous des politiques
    12H30 La Rumeur du monde
    puis dimanche..L’Esprit Public

    Je me réjouie donc que France-Culture (F-C) et ce formidable Blog se face écho.
    Je profite donc de l’occasion unique pour faire mes doléances à France-Culture puisque que l’on ne peut s’exprimer directement sur un forum (a venir ?) des émissions.

    -1- Je tiens à saluer le qualité générale des émissions, l’absence de pub (comme ici), l’évolution positive du site internet de F-C.

    -2- Le lecteur audio est perfectible : En affichant le compteur de minutes qui permettrais de faire référence à une partie précise de l’émission.

    -3-Je vous félicite de rallonger le temps d’écoute des anciennes émissions.
    On est passé de 1 semaine à 6 mois, c’est un bon début.
    L’émission comme le rendez vous de politique doivent être disponible sans limite dans le temps, puisque ses interview concerne des hommes qui accepte un manda publics.
    Exemple : Le rendez -vous de politiques qui recevait DSK du printemps dernier, devais être disponible à la réécoute pour aider l’électeur à faire des choix éclairés.

    -4- Il est temps de sortir d’un média à sens unique, F-C se pense toujours comme notre vieille télé, ou le parleur donne la bonne pensé. Stop.
    On part en guerre sous prétexte d’une sacrosainte démocratie. mais ici, on est incapable de donne la parole à l’auditeur.

    Sur L’économie en questions :
    – j’ai crue comprendre que l’économie n’est pas une science, Mais pourquoi donc cette introduction  » …en ce référant, si ils le souhaitent, à la théorie économique.. » que dois-je comprendre ?
    -Certaine intervention d’Olivier Pastré du type : « mais non, mais non, on n’est pas chez les bisounours.. » discrédite son interlocuteur de façon un peu courte et méprisante.
    Ne devrait il pas utilité l’expression ‘ Pour ma part, je voie les choses de telle manière.. »
    Il me semble, la aussi, qu’un forum de discutions associer à l’émission décuplerais la pédagogie revendiquée de l »émission, sur l’économie et la monnaie, notre bien public.

    Enfin je terminerais en évoquant la bien triste émission du rendez-vous des politiques du printemps dernier avec Jean-Claude Trichet directeur de la BCE (ca ne s’invente pas).
    La BCE, qui gère notre premier bien commun : la monnaie, crois ne devoir de compte à personne : ni aux gouvernement, ni aux parlements, ni aux citoyens.
    Il me semble que temps qu’on laissera faire cet état de fait, il ne faudra pas s’étonner du parasitage des financiers sur notre société et de la perversion induites qui casse toute bonne volontés et évolution.
    Son président, se crois obligé de venir se défendre sur France-Culture ( à écouter ) mais alors, vous avez le devoir de nous donner le droit de réponse à ces affirmations.
    C’est quand même nous qui le rémunérons, et il gère notre bien public, il serais temps que cet aspect de la démocratie soit pris en comptes.
    On ne dois pas pourvoir affirme sur cette radio publique des contre vérités sans les argumenter de chiffres. (notamment sur l’inflation )
    L’euro n’a pas 10 ans, et on sait pas combien sont mis en circulation !
    La BCE dois rendre public de façon lisible ses actions et ses comptes. ( Merci à Paul et ses collaborateur pour leur travail de fourmis afin de défricher et d’informer ).
    Je ne m’étonne pas, de la monté des parties qui prônent la sortie de l’euro tant qu’on ne verra pas plus clair dans ses magouilles à grandes échelles.

    Je suis oblige de constater le recul du pouvoir démocratique du citoyen à tous les niveaux, Local (reforme des collectivité territoriales), national, et européen (pacte de compétitivité qu’on va nous imposé dans quelques jours) et pendant ce temps, on entends sur France-Culture, défendre la démocratie en Libye à coup de bombe ! Stop.

    Si France-Culture veux luter contre l’obscurantisme et promouvoir la démocratie, qu’elle mette en place des forums de discutions par émissions qui serait ouvert pendant 1semaine après l’émission par exemple.

    En attendent ce jours qui viendra tôt ou tard, je remercie encore Paul et toute l’équipe pour cet espace de partage et de culture qui me permet d’exister parmi vous.

    NB: S’il existait des espace de partages sur les émissions de France-Culture, que je ne connaitrais pas, merci de m’en informer.
    (Je ne parle pas de Facebouk et autres, qui sont des outils propriétaires, qui ne devrait pas être promus par France-Culture, je cherche des forums de discutions, si possible libre de tout enregistrement, comme ici 😉

    1. Petit truc: en passant par Itune pour télécharger et écouter les émissions, vous avez le compteur de temps.
      D’ailleurs, j’espère bien qu’un jour Paul aussi pourra nous livrer sa météo du vendredi via ITune.

  84. Bonjour,
    quelques questions :
    Conseilleriez-vous votre livre à quelqu’un qui… disons n’est pas une flêche en économie ?
    Quelles critiques formuleriez-vous, éventuellement, sur votre ouvrage ? (des choses que vous n’avez pas pu aborder par exemple)

    1. Moi je l’ai écrit et mon regard est donc faussé sur le fait de savoir si c’est facile à lire ou non. Je compte sur ceux qui l’auront lu (donnez-leur quelques jours !) pour vous dire ce qu’ils en pensent.

      Il y a toujours des choses qui restent à dire… on en fait le livre suivant !

    2. Les 100 premières pages se lisent comme une flèche.
      IL est vrai que je m’étais déjà lu du Aglietta et du Lordon, vu les auditions au sénat américain, et suivi à peur près les CDO synthétiques, mais là, on n’a que quelques lignes d’effort au plus toutes les 3 4 pages pour profiter du point de vue de l’auteur.
      C’est comme au théâtre, on est dans une bonne place au 1er balcon, pas besoin de se contorsionner comme au poulailler.

  85. Mr Jorion,

    Que craint à ce point Mr Le Boucher pour dire à des adultes de ne pas lire un livre ? Les auditeurs de France Culture n’ont-ils pas passés l’age qu’on leur dise ce qu’il doivent faire ?!
    Faites ajouter un bandeau sur les livres disant « Ne lisez pas ce livre », Eric Le Boucher. Il ne se vendra que mieux.

  86. Tiens tiens… On dirait que Wikipedia a été mis à jour pour ce qui concerne le dernier titre de gloire afférent à la bio de notre Boucher préféré, alias « un animal moins égal que les autres » ou « isocèle » – soit « un côté moins égal que les autres » – voire « isocèle demi-carré » si l’on veut préciser la nature de l’Objet Vociférerant Non Identifié suivant la qualification Jorionienne…

    Le 20 Mars 2011 sur la radio France Culture dans l’émission « Esprit public », il critique ouvertement l’ouvrage de Paul Jorion intitulé « Le capitalisme à l’agonie » en traitant l’auteur de communiste.

    1. Quelqu’un aura-t-il l’amabilité d’ajouter à ma propre note dans Wikipedia : « Paul Jorion fut tiré de l’obscurité par Eric Le Boucher lorsque celui-ci le traita de « communiste » à la radio » ?

      Merci d’avance !

      1. @Paul

        Est-ce bien nécessaire ? Regardez ci-dessous la bibliographie complète qui accompagne l’article de Wiki intitulé « Le Capitalisme ». On y trouve un certain Jorion, « lourdement » accompagné, mais point de Boucher, point de membres éminents du dernier carré non plus d’ailleurs, point du tout…

        Bibliographie
        1776 Adam Smith, Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations, 1776
        1803 Jean-Baptiste Say, Traité d’économie politique, 1803
        1853 Frédéric Bastiat, Œuvres économiques, 1853 (ISBN 2130378617)
        1867 Karl Marx, Le Capital, 1867 (ISBN 978-2070355747)
        1904 Max Weber, L’Éthique protestante et l’esprit du capitalisme, 1904 (ISBN 2-07-077109-1)
        1913 Rosa Luxemburg, L’Accumulation du capital, 1913
        1936 John Maynard Keynes, Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, 1936
        1942 Joseph Schumpeter, Capitalisme, Socialisme, et Démocratie, 1942
        1949 Ludwig von Mises, L’Action humaine, traité d’économie, 1949
        1962 Raymond Aron, Dix-huit leçons sur la société industrielle, 1962
        1962 Milton Friedman, Capitalisme et liberté, 1962
        1977 Alain Cotta, Le Capitalisme, coll. « Que sais-je ? », 1977
        1981 Michel Beaud, Histoire du capitalisme (de 1500 à nos jours), Seuil, Paris, 1981, nouvelle éd. 2010, (ISBN 978-2-7578-1786-5)
        1985 Fernand Braudel, La Dynamique du capitalisme, 1985 (ISBN 2080811924)
        1985 Immanuel Wallerstein, Le Capitalisme historique, 1985
        1991 Michel Albert , Capitalisme contre capitalisme , Ed du Seuil , Coll L’histoire immédiate , Paris 1991
        2000 Hernando de Soto, Le Mystère du capital : Pourquoi le capitalisme triomphe en Occident et échoue partout ailleurs, 2000, (ISBN 2082105040)
        2003 Claude Bébéar, Philippe Manière, Ils vont tuer le capitalisme, Plon, 2003
        2006 Richard Sennett, La culture du nouveau capitalisme, Albin Michel, 2006
        2007 Paul Jorion, Vers la crise du capitalisme américain ?, La Découverte, Paris, 2007, (ISBN 978-2-7071-5092-9)
        2008 Bernard Perret, Le capitalisme est-il durable ?, Carnets nord, 2008

        Bon après ça je connais pas la bibliothèque idéale recommandée par les échos, mais bon, c’qui trône sur les étagères de Bernard Arnault, on s’en fout un peu…

  87. Le XXe siècle nous a appris que le rôle des journalistes n’est pas d’informer mais de dénoncer.

    1. De grâce, que Marlowe se relise ! La formulation est par trop, par beaucoup trop ambigue ! Dénoncer ! Dénoncer ? Comme le « Je suis partout » de Rebatet, Gaxotte. Brasillac et Cousteau (le frangin) ?
      Informer, Marlowe, informer. Soit aussi révéler, dénoncer, mais tout azimut et pas seulement.

      1. informer c’est donner forme : formater…
        Informer, dénoncer ? Informateurs, dénonciateurs ?
        Un travail, comme un autre.
        La main à la charrue vaut la main à la plume. Quel cyclamen !

      2. Je vous réponds pour la dernière fois car je n’ai aucun désir de maintenir l’apparence d’un dialogue avec vous : les journalistes dénoncent comme le faisaient certains français dans les années 40, tout comme ils ont cessé de dénoncer depuis longtemps les conditions misérables de vie, et même de survie, dans le monde qu’ils contribuent à ravager.

        Par ailleurs, quand un médiatique (le vrai nom du journaliste) dénonce un livre ou un auteur, toute personne dotée de raison et de sens critique devrait se demander quelle est la part de leurre dans cette action.

      3. vigneron, je crois comprendre ce que veut dire le détective : les journalistes dénoncent ce qui s’écarte de « la vérité » que leurs mandataires veulent voir régner. La réaction de Le Boucher est exemplaire à cet égard.

      4. Marlowe n’a pas tort d’employer le mot « dénoncer »

        A tort ou à raison, il y a dénonciation du travail des réseaux dans cet exemple :

        Sur France Info, dans la chronique « les livres de la semaine »

        Gérard Collard, libraire à St Maur, :

        « …. Non , non, … Je vais risquer ma vie …. Je vais être le seul chroniqueur à ne pas parler du dernier livre de Jérome Garcin …parce que je ne suis pas un homme de réseau …. Si il avait le talent de son réseau ….. »

      5. @crapaud

        Mandants, crapaud, Les journalistes peuvent, dans le cas de leur volontaire asservissement, répondre, éventuellement, de leurs écrits ou de leurs paroles devant leurs mandants. Et s’ils ont respecté les règles déontologiques auxquelles ils sont soumis, il s’agit bien sûr de censure, ou d’auto-censure s’ils évitent spontanément de franchir cette ligne jaune virtuelle. Le seul problème étant qu’il s’en trouve aussi qui n’ont nul besoin de censure pour complaire à leur tyran adoré, qu’il soit, conjointement ou séparément, le propriétaire, le lectorat ou l’auditoire, ou bien l’annonceur. Et ce d’autant plus s’il s’agit du « dernier carré » comme dans le cas qui nous occupa, ou qui nous divertit devrais-je plutôt dire.
        Et ce dernier carré se trouve être non seulement proche du pouvoir ou des pouvoirs, mais surtout sincèrement convaincu du bien fondé de ses analyses. Ce qui, certes, ne préjuge en rien de la durabilité de leurs convictions si ces « derniers des mohicans » devaient en assumer seuls les conséquences, sans le secours de propriétaires, clients ou annonceurs qui se détourneraient de leur doxa. Mais faire de ce seul prisme l’unique grille d’analyse du « coup » du Boucher me paraît singulièrement réducteur et, pour tout dire, outrancierement grossier – au-delà de la gaudriole, bien sûr.
        Et il me semble au demeurant que nous n’avons affaire là qu’à une énième escarmouche de microcosme salonnard, opportuniste et anecdotique plutôt qu’à une vaste offensive idéologique à haute signification stratégique. N’en déplaise au Maréchal Marlowe…
        Et j’vous colle mon billet que Popaul sera très bientôt à nouveau le bienvenu dans les colonnes des Échos-LVMH®©.

      6. j

        e n’ai aucun désir de maintenir l’apparence d’un dialogue avec vous

        Pas d’apparence plus que de dialogue à maintenir; que Marlowe se rassure. Je me contente, dans son sillage drolatique et pétaradant, de me gaudir sans retenue des perles de culture qu’il sème à foison. Quant au désir tout court, moi même, pourtant lecteur régulier du divin détective qui fit de moi – ce n’est pas offenser sa modestie – l’universel parangon du résilient-rescapé de maintes extrémités zygomatiques, je n’en ai trouvé aucune trace réellement significative, sous quelque forme et pour quelque matière que ce pût être. Nada.
        Et qu’importe, puisque là réside tout le charme décalé de Marlowe, de Marlowe le Grand Déluré, le pur Esprit, le génie de la Raison critique, le Quichotte transgalactique de tous les Univers marchandisés, le King-serial-killer des leurres au beurre de cacahuètes, l’Ubu en son royaume d’Ataraxie, l’énergie grise de l’anti-matière en Majesté, l’Ultimate Sniper de foire du Trône, le « The Brain » qui déménage à la Poclain, le Méga-Cortex qui décortique à vif ! Le Chevalier Bavard, sans peur et sans reproche. Ni haine. Ni désir. Non plus.

  88. nu je suis venu au monde nu j’en ressortirais, s’il vous plaît ne collez aucune étiquette sur mon cercueil, je ne suis d’ailleurs pas plus socialiste ou libéral qu’un autre c’est juste que je n’aime plus trop suivre les gens qui préfèrent continuellement monter les gens contre les autres, qui
    a commencé le premier qui en finira le bon dernier ? Tout homme qu’il soit à 100 % libéral ou communiste dans une société ne peut évidemment détenir à lui tout seul le bon sens, si ça se trouve tous les gens du libéralisme vivent tout autant dans la même habitude de conduite en société pourquoi vouloir alors constamment le reprocher aux autres ? Si ça se trouve les habitudes marchandes dans un monde sont beaucoup plus difficiles à se défaire que dans
    un monde 100 % socialisé, imaginez d’ailleurs un monde ou il n’y aurait plus que les mêmes livres à se coltiner serait-ce également mieux pour que tout à chacun puisse mieux se faire
    sa propre opinion sur les choses. A qui appartient d’abord la vérité, la raison, l’histoire …

    1. C’est curieux, tout de même.
      je me demande à quoi vous pouvez bien faire référence avec : « gens qui préfèrent continuellement monter les gens contre les autres » ?. Vous voyez des »gens », des individus, je suppose, partout des gens qui naissent – vous n’en parlez pas, (vous passez de « nu je suis venu au monde nu j’en ressortirais, »)mais ils/elles vivent, et des gens qui meurent. Mais l’affaire n’est pas là, pas plus que dans le « bon sens » , ni à 100%, ni rien de cela, bon sang, ce n’est pas de « bon sens » (Près de chez Vous ?) qu’il s’agit, ce n’est pas d’individus, de gens. C’est de vivre dans un monde de classe avec des rapports sociaux de classe, d’exploitation, de rang et de domination de GROUPES sociaux sur d’autres GROUPES sociaux, dans un monde d’assignation aux rôles prévus par le mode de production actuel.
      Vous confondez aussi socialisation ( un monde 100% socialisé, écrivez-vous, quel contre-sens, ou plutôt quel non-sens : comment le monde peut-il être autre chose que « socialisé »; c’est que pour vous, sans doute, il y a d’un côté le monde, ou la société, et de l’autre, les gens. Expliquez moi donc une société non sociale et des hommes non compris à l’intérieur de cette société ) et abolition communiste des conditions existantes sur la base des conditions existantes.
      En effet il me semble bien que la vérité, la raison et l’histoire appartiennent à un vocabulaire si redondant, que dans cette enflure même, cette réthorique trahit son appartenance à une pensée essentiellement a-critique et a-historique, un discours théologico-politique.

      1. Possible aussi que vous n’ayez pas bien saisi le sens premier de ce que j’ai voulu dire, par exemple que préférez-vous lire le plus dans votre vie et dans un tel contexte mondial ? Et puis dans un tel monde qui donc est réellement socialiste, libéral, capitaliste ou communiste ? Ne vous êtes-vous jamais demandé par exemple que tout ceci et cela n’était peut-être pas non plus la démarche la plus préférable, à quoi et à qu, faudrait-il surtout appartenir pour moins faire de tort à l’humanité, à l’homme, à une société, comme à votre propre doctrine de penser ou de conduite ? De préférence ? Pour le changement ? Je pense même avoir bien mis le doigt sur quelque chose de à quoi vous vous attachez surtout le plus en préférant d’abord me répondre de la sorte, à votre avis ? Et puis qu’est-ce que cela veut dire paraître plus ou moins socialiste qu’autrui dans un propos ? Et alors faute de mieux on rêve encore beaucoup du tout changement, mais quelle importance, moi je confonds déjà beaucoup moins les choses de mon coté. Oui je comprends mieux maintenant certaines choses, faut pas faire de contre sens.

  89. un bon livre ne le devient qu’à titre posthume, le pire qu’il puisse vous arriver serait de pondre un best-seller (moi, mes odes à Crapaud ne se vendent pas, alors je garde le moral, un jour…).

    @ tous : vous trouvez pas que Julien est cool en ce moment, on peut même devenir sérieux ! 😉

  90. Pour être plus clair ou compréhensible dans mes propos, tous les libéraux ne libèrent pas automatiquement, tous les communistes ne théorisent pas toujours, bien sur ce n’est pas
    non plus tous les jours que je suis dans de bon sentiments d’amour et de libre échange de ma femme avec autrui, car les premiers défenseurs du libéralisme ou du communisme sur terre ne rendent peut-être pas non plus toujours meilleur service de changement, quand
    bien même un capitaliste, un socialiste, un libéral, un communiste rechercherait encore à m’identifier aux plus mauvais livres du monde, cela ne voudrait pas forcément dire non plus que j’en suis un totalement pour la vie, comme pour tant d’autres adorateurs de l’atome, car à partir du moment où je commence à me dire que j’ai bien compris la crise, suis-je vraiment bien encore en train de rendre meilleur service à mon prochain comme à une société bien mal en point.

    Pardonnez-moi mais personnellement je ne possède aucun livre du libéralisme, du capitalisme, du socialisme ou du communisme chez moi, alors forcément je peux comprendre que mon propos ne passe pas toujours mieux dans l’oreille des gens, mais faut pas, il faut peut-être un peu de tout pour faire un monde.

    Car si tout le monde devait se mettre à me suivre sur une tribune n’en deviendrais-je pas également la nouvelle idôle des jeunes ou des moins jeunes.

  91. Eric Le Boucher est un des fondateurs de Slate.fr. Journaliste, chef de service, chroniqueur économique au journal Le Monde, il est depuis 2008 directeur de la rédaction d’Enjeux-Les Echos. Il est l’auteur d’«Economiquement incorrect».

    Pas étonnant c’est un défenseur du système oligarchique.

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