LE PLUS MAUVAIS LIVRE DU MONDE !

Eh ! c’est hélas moi qui l’ai écrit… Enfin, si l’on en croit M. Eric Le Boucher sur France Culture, dans Esprit public, ce matin.

Ecoutez cela, cela en vaut la peine, c’est tout à la fin.

P.S. : Bon évidemment, « Sale communiste ! », ce n’est pas vraiment de l’analyse en profondeur, m’enfin, on est dimanche… et à l’heure de l’apéro !

Vous voulez le lire quand même ? Mauvais esprit !

Le capitalisme à l’agonie (Fayard 2011)

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260 réflexions sur « LE PLUS MAUVAIS LIVRE DU MONDE ! »

  1. Bonjour M. Jorion,
    Je suis votre blog depuis très longtemps car vos réflexions m’intéressent

    Par contre, je vous ai entendu à plusieurs reprises prétendre qu’il serait bon d’augmenter les salaires? là… je ne vous comprends plus !
    Toute personne ayant exercé dans l’industrie ou le commerce dans les domaines ou la compétition règne (partout sauf dans le secteur public!) sait parfaitement que des hausses de salaires sur une partie non négligeable de la population entraîne automatiquement des hausses de prix en général supérieures aux hausses des salaires ainsi que des défauts de compétitivité des entreprises, et dans la foulée une spoliation des épargnes et des retraites.
    Traditionnellement en France le secteur public par ses revendications a toujours obtenu ces hausses représentant des masses considérables qu’il a fallu compenser par les joyeusetés citées.

    Que pourrions nous espérer de hausses de salaires d’une telle globalité ?
    Cette idée chez vous me laisse pantois!

    Cordialement

    1. Vous n’êtes pas très familier de ce que je dis apparemment, je répète donc à votre intention : « La hausse des salaires est indispensable. Pour éviter qu’elle ne s’accompagne d’une hausse du prix des marchandises, il faut que son montant soit soustrait en somme égale des salaires excessifs des dirigeants d’entreprise et des dividendes versés aux investisseurs ». J’espère que vous voilà rassuré.

      1. En effet l’inflation par l’augmentation de la demande est un mauvais argument dans le contexte actuel, car la demande est toujours présente mais financée par l’endettement du secteur privé. Il faut augmenter les salaires pour que la demande correspondent aux ressources effectivement détenues par les agents économiques du secteur privé, pas par leur endettement. Cela signifierait la fin de l’expression « difficulté à boucler le mois », qui est souvent lié à un découvert bancaire.

        Contrairement au 19ème siècle, où cette théorie semblait vraie, il n’en est pas de même aujourd’hui, le prêt à la consommation n’existait pas. On économisait avant d’acheter, on n’allait pas d’abord voir son banquier (en gros)…

        Il ne faut surtout pas se dire que vu qu’il y a déjà de l’inflation, alors c’est trop risqué d’aggraver la situation en combinant un autre facteur inflationniste. Il est d’ailleurs urgent d’augmenter les salaires pour compenser cette inflation qui provient d’une augmentation effrénée de la masse monétaire. Et sur ce point il ne faut pas se tourner seulement vers les banques centrales, mais aussi vers les banques commerciales, sans quoi l’affirmation de l’augmentation de la masse monétaire ne serait pas totalement juste. L’essor des prêts immobiliers et à la consommation ont créer l’inflation actuelle, et est renforcé maintenant par la FED, et autres banques centrales. De plus il serait judicieux d’incérer dans le calcul de l’INSEE les prix de l’essence à la pompe et ceux du logement, les chiffres de l’inflation seraient tout autres.

        De plus, cher Caramanlis, ne tombez pas, s’il vous plait, dans cette radicalité public-privé, les fonctionnaires contribuent à la richesse d’un pays, malheureusement encore faut-il qu’il leur en soit donné les moyens par les élites. Une simplification des procédures administratives serait déjà un bon point pour relancer l’économie, cela a bien été réussi dans le cadre de la micro-entreprise.

        Désolé, c’est long.

      2. Pour conclure, du point de vue d’un entrepreneur, c’est sur que cela semble être la ruine assurée à cours terme. Mais si chaque entreprise augmente ses salariés, cela veut dire que chacun pourra consommer autant ou un peu plus, d’où maintient et création de nouveaux marchés. Mais le plus dur sera la transition.

        Ce sera pire si nous ne faisons rien: déflation.

      3. Monsieur Jorion,

        Peut-on imaginer que c’est parce que vous avez tenu de tels propos sur une chaine publique,
        qu’enfin on s’intéresse à vous ?
        Un mec qui tente de refonder une science économique avec Aristote et une webcam, on s’en fout.
        Mais un barbu sympathique qui vous sort des insanités pareilles, il faut se le faire avant qu’il ne débarque en prime time.
        Les chiens sont lancés….

      4. @Paul Jorion,

        « La hausse des salaires est indispensable. Pour éviter qu’elle ne s’accompagne d’une hausse du prix des marchandises, il faut que son montant soit soustrait en somme égale des salaires excessifs des dirigeants d’entreprise et des dividendes versés aux investisseurs »

        C’est effectivement ce qu’il faudrait faire, mais comment faire pour que cela se fasse?

        Comment faire pour que cela soit la coopération entre nations et entreprises qui l’emporte et non la compétition?
        Pour l’instant, on est face à un méga dilemme du prisonnier, et on connait malheureusement déjà le résultat.

      5. et vous avez été très clair lors de votre dernière apparition à Ce soir ou jamais en parlant de tabou

        car , c’est l’un des tabous du système capitaliste

      6. Est-ce qu’augmenter les salaires veut dire donner la capacité à plus de gens d’acheter plus ?

        Je suis d’accord sur l’idée de transférer des hauts revenus vers les plus petits revenus même si j’ai l’impression qu’augmenter les salaires de la masse engendrera de l’inflation et que cela amenera la masse des mini-ogres à consommer au détriment de quelques demi-dieux avides qui ne savent plus vraiment quoi faire de leur argent. La masse surendettée achètera plus de Cola et de téléphones portables quand la minorité aisée renoncera à un certain luxe. Et pourquoi pas, même si c’est l’économie (française) du luxe qui en patira en premier. En terme de flux je ne serais pas étonner que cela augmente les tensions sur l’offre et la demande au niveau mondial menant alors à l’inflation. Mais je parirerais plutôt sur le fait que ça n’arrivera pas et que l’on se profile vers l’inflation avec baisse des salaires … travailler plus pour gagner moins.

      7. P.J. dit:

        « La hausse des salaires est indispensable. Pour éviter qu’elle ne s’accompagne d’une hausse du prix des marchandises, il faut que son montant soit soustrait en somme égale des salaires excessifs des dirigeants d’entreprise et des dividendes versés aux investisseurs ».

        C’est justement le genre d’affirmation qui ne rassure pas du tout ceux qui en ce moment sont aux commandes…
        Ils ne peuvent tolérer que soient colporté ce type de raisonnement, quasi « ultra-gauche » dans l’esprit. (pas évident du reste que « Caramanlis » soit très « rassuré »…)

      8. Cette proposition est excellente car elle fait le lien entre deux aspects du réel qui sont souvent présentés comme indépendants: la soi-disante « sphère » de l’économie (l’économie présentée comme une simple affaire de mécanismes causes/effets un peu abstraits se déroulant dans des limbes, voire une question de tuyauterie un peu complexe) et la soi-disante sphère du « social ».

    2. @ Caramanlis

      En plus d’une juste mesure de redistribution des richesses accaparées indument par une minorité, l’on sait bien que l’augmentation des salaires relance à terme la consommation et donc l’économie. Cependant cette relance par le pouvoir d’achat suppose un peu de confiance sociétale pour éviter un repli sur l’épargne, et pour l’heure la confiance du « bon peuple » est quelque peu mise à mal !
      En outre la nation toute entiere s’enrichit via la fiscalité, l’état pouvant lancer des programmes à long terme.
      La hausse du pouvoir d’achat peut relancer assez rapidement une confiance mise à mal, économie et justice sociale sont donc liées; il me semble traduire un peu les idées de P.J.

    3. Des chiffres ! Des chiffres ! Des chiffres !
      La théorie , c’est bien beau ….mais pour convaincre le quidam , quelques additions suffiraient .

      Combien celà coûterait d’augmenter le Smic de 300 euros ?
      Et qu’est ce que celà couterait de bloquer les loyers, voir ( audace n’est pas déraison ) de les diviser par deux ?

  2. Je l’ai reçu vendredi et j’ai entamé la lecture, je confirme: c’est de l’affreuse propagande gauchiste. On devrait interdire à ces gens la de parler. Non mais… \o/

    Sérieux… o_O

    Un temps vient ou les hommes deviendront fous, et lorsqu’ils rencontreront quelqu’un qui n’est pas fou ils se tourneront vers lui en disant  » tu déraisonnes » et cela parce qu’ils ne le comprendront pas.

    Je cite de mémoire un abbé du moyen âge, « rien de nouveau sous le soleil », comme disait l’Ecclésiaste. Avant d’ajouter, quelques versets plus loin « Si tu constates dans le pays l’oppression du pauvre et l’escamotage de la justice, ne soit pas trop étonné du fait, c’est qu’un fonctionnaire élevé est contrôle par un supérieur, et qu’au dessus d’eux il est encore d’autres fonctionnaires. » — les temps bibliques ne connaissaient pas encore le concept d’actionnaire, mais l’idée est là.

    Cela dit sans vouloir désespérer personne sur le thème « Ce que dit Jorion, d’autres l’ont dit -différemment- avant lui, ce depuis des millénaires, car c’est le même problème de fond qui est dénoncé depuis des millénaires, et il n’est toujours pas réglé »
    Mais, bien, ayons l’espoir… Peut être à force de dénoncer les problèmes de fond ils finiront pas huh… Faire objet d’autre chose que du déni ? Hum. Mouhai. Ce n’est pas la soirée de l’optimisme chez moi encore ce soir…

  3. Voilà un belle illustration de la part de M boucher du « je me valorise en dévalorisant autrui » .

  4. Wohh

    J’ai l’impression d’insister à un lynchage. Je ne connais pas ce personnage, et je n’ai pas encore lu le nouveau livre de Paul Jorion, mais bon combien l’ont fait dans les commentateurs. (Je compte bien le faire

    Attention, vous êtes en train de vous créer une sorte de Messie, le messie Paul Jorion (pour un athée, c’est un comble). Du coup, toute personne qui l’attaque, à tort ou à raison, devient anathème. Faites attention à ne pas perdre votre sens critique.

    Je trouve les analyses sur ce blog très intéressantes, instructives, utiles. Mais si c’est pour fustiger ainsi toute critique, fut-elle infondée ou même idiote, alors vous ne valez pas mieux que ce que vous pensez de l’auteur de celles-ci. Pire, vous vous mettez en position de mal comprendre les idées développées sur ce site, sous le prisme « tout ce qui est dit ici est forcément merveilleux » et donc par conséquent son pendant évident: « tout ce qui est dit contre ou d’une autre nature » est mauvais. Ou pour reprendre mon image, le Bien contre le Mal, Dieu contre le Diable. pente dangereuse et contre productive

    1. @Fabrice Dubus

      Un lynchage? Non, un droit de réponse, ce que Le Boucher n’a pas cru bon d’offrir à Paul en le « crucifiant » (très rigolo d’évoquer le risque d’un culte voué à l’agnostique Jorion) sur un média du service public, « par contumace » si j’ose dire.

    2. Intéressant et pas faux à mes yeux. Suite à votre post j’ai relu ma réaction (62), histoire de vvoir si je n’étais pas tombé dans ce travers : mais je la maintiens exactement.

      Et sur d’autres pages il y a de féroces accrochages entre contributeurs : la liberté de penser, ou de s’exprimer sur ce blog n’est pas encore en danger. Votre rappel est toutefois utile.

    3. Ce n’est pas tout à fait un lynchage. Même si bien sûr l’ensemble des commentaires, et surtout le nombre peuvent en avoir l’apparence.

      Je crois que c’est la forme sans fond argumenté, puis l’extrêmisme de la critique émise par M. Le Boucher qui ont déclenché l’ensemble et le nombre des réactions.

      Outre, ce mécanisme de balancier tout à fait propre d’un tel déclencheur, je crois également qu’un phénomène très intéressant s’est mis en place et ouvre les possibles :

      M. Eric Le Boucher est officiellement journaliste et son appartenance, comme l’ont démontré toutes nos recherches, ont mis en lumière la nature de sa servitude. Ce qui, dans le contexte qui est le nôtre, fait apparaître les intérêts qu’il a bien sûr à défendre, la métastructure qu’il a signifié mais également les modalités discursives qui sont propres à celle-ci.

      Le tout ayant trait à un livre écrit par M. Jorion : un homme, un seul, qui depuis quelques années diffuse auprès de qui veut bien le lire, réfléchir avec lui (et il semblerait que nous sommes beaucoup) les outils nécessaires pour démonter un storytelling des plus mythologiquement toxiques pour toute tentative de s’orienter vers une société intelligente et une organisation non meurtrière.

      Je ne tente pas par ce commentaire de défendre qui que ce soit, mais me suis joint aux autres pour participer à cette mise en lumière. M. Jorion ne nécessite ni défense ni armée mais vient de recevoir un élément essentiel qui offrait aux sociétés primitives une certaine permanence : le don de ceux à qui il a donné. Ce dernier a pris ici plusieurs formes :
      – l’information nécessaire pour disqualifier celui qui a disqualifié non pas suite à son analyse et sa réflexion mais par appartenance
      – le soutien amical de ceux qui le suivent régulièrement, à qui ils donnent la parole, avec qui il échange et à qui il permet, non par ces dires mais par la constance de ses actes (blogs, livres, comportements en télé, transmission, débats, échanges de penchants culturels) d’imaginer qu’une autre relation au monde est possible.
      – la crystallisation ponctuelle de la tribu qu’il a réussi à former en mode horizontal. Et à ce propos, la tribu n’est -elle pas la première étape avant celle du village.

      Considérer alors l’ensemble des membres de la tribu comme des groupies hooliganesques serait, à mon sens, faire preuve d’un jugement extrêmement erroné bien qu’il soit très probable que parmi nous il puisse y en avoir ou encore que nous tous puissons en émettre le comportement à un moment donné. Ce qui m’est maintenant en exergue deux modes d’analyses : ad hoc (celle qui se fonde sur l’étude à un moment t) ou évolutive (celle qui se fonde sur une période donnée suffisamment longue pour mettre chaque évènement en perspective).

      Pour ma part, c’est la seconde modalité que j’ai souhaité pratiqué et m’a donné envie de répondre à vos inquiétudes. Alors relaxe, il n’a pas s’agit ici de lyncher qui que ce soit, mais de renvoyer une pauvre homme à son néant tout en protégeant un village à venir dont l’existence est nécessaire.

      Mes amitiés

      1. @Lola

        Très intéressante réponse

        Je ne voulais pas par là défendre particulièrement défendre CE journaliste, car effectivement son commentaire a été pour être gentil « léger ».

        Le terme lynchage était évidemment une forme de provocation, pour amener réaction et réflexion. Je voulais souligner le danger de l’effet moutonnier qui conduit à des effets dangereux et contradictoires avec le thème de ce blog. Certaines réponses, dont la votre, m’ont cependant rassuré.

        Bien à vous

    4. J’ai l’impression d’insister à un lynchage.

      Il n’y a rien de gratuit. Bien sur, je ne peut que parler en mon nom mais… Boucher est connu. Il n’est pas a son coup d’essais en matière d’analyse à l’emporte pièce. Combien ici ne le savent que trop bien! D’une part, de l’autre, Paul Jorion n’en est pas non plus à son premier livre. Et, comme il a la fâcheuse tendance d’être cohérent d’un livre à l’autre, et également entre ses écrits sur le blog, ses articles ailleurs, et ses publications en librairie, eh bien : la qualité de son travail est connue. Et constante. Et je sais que, lorsque j’aurais fini le livre, mon attente de ce point de vue ne sera pas déçue.

      Attention, vous êtes en train de vous créer une sorte de Messie, le messie Paul Jorion (pour un athée, c’est un comble). Du coup, toute personne qui l’attaque, à tort ou à raison, devient anathème.

      Il serait profondément idiot de défendre une personne en attaquant une autre à tord. Par contre, j’aimerais bien savoir quel est le rapport entre ce fil de commentaire et d’éventuelles attaques « à raison » du livre. Je pose la question… J’ai entendu des critiques intéressantes de la thèse de Jorion, en l’occurrence, car j’ai des amis voués à l’anathème justement. Et il est instructif de confronter des points de vue construits. Il est regrettable que Mr Boucher se soit montré incapable de formuler un avis argumenté, mais c’est avant tout son problème à lui. Et ce fil traite exclusivement de ses propos, donc: qu’est-ce qui vous permet de supputer qu’un commentateur avisé élaborant une critique argumenté aurait reçu le même accueil ici? Mmmmh ? Je suis curieuse de la savoir!

      Je trouve les analyses sur ce blog très intéressantes, instructives, utiles. Mais si c’est pour fustiger ainsi toute critique, fut-elle infondée ou même idiote, alors vous ne valez pas mieux que ce que vous pensez de l’auteur de celles-ci. Pire, vous vous mettez en position de mal comprendre les idées développées sur ce site, sous le prisme “tout ce qui est dit ici est forcément merveilleux”

      Tout à fait Odile! Comme disait l’autre…
      Soyons sérieux deux minutes. Je vous dit cela en toute sympathie: mais de quel droit vous permettez vous d’apprécier, sans autre fondements que vos propres supputations, la manière dont est lu ce blog?! En quoi lire Jorion est-il synonyme d’adulation sans réserve? Toute critique n’est pas fustigée, seulement celles qui sont infondées ou idiotes: et c’est un devoir citoyen essentiel que de dénoncer les absurdités serinées avec la certitude de ceux qui ne savent pas entendre la contradiction!

      Le Boucher est de ceux-ci, indéniablement: les événements récents donnent tord à ses analyses, et mettent en lumière la pertinence de celles de personnes comme Jorion. Que ceux qui n’ont pas su voir venir la crise s’avancent, avec de vrais arguments! Que soient formées de vraies tribunes contradictoires, à la télé, à la radio, dans les journaux! Le débat publique sera alors possible. A notre plus grande joie à tous, car cela signifiera sans conteste que la parole pourra, enfin, être donné à tous les bords avec équité et probité.

      Ce n’est pas le cas actuellement. Parce que l’audimat ne serait pas à la hauteur – c’est probable, un débat technique n’est intéressant que si l’on y met le temps… Reste l’écriture, donc. Les livres iconoclastes comme celui de Jorion sont conspués sans que ses détracteurs ne juge même utile d’insérer le moindre argument. Voilà le triste constat. Et Jorion n’est pas le seul, loin de là, à subir ces foudres minables.

      Elles auront leur temps, et le futur tranchera. C’est bien toujours ce qu’il se passe. Alors, de grâce, essuyez mieux vos pieds la prochaine fois, avant de passer cette porte. Les motivations de chacun ici sont particulières, et vous échappent par nature, car vous ne pouvez vous prétendre dans le secret des Dieux. Tautologie décalée de votre commentaire, péremptoire et arbitraire, laissant à lire entre les lignes que vous nous méprisez tous ici, suffisamment pour pouvoir imaginer que nous en sommes réduits à une réflexion en duel et sans nuances. C’est une insulte, n’en doutez pas.

      Et voyez-vous, moi, dont le métier est pourtant évocateur, puisque je suis voyante cartomancienne, je ne m’abaisserais pas à présager des raisons de votre motivation lors de la rédaction de ce commentaire. Parce qu’après tout, je ne les connais pas et que ce n’est à personne d’autre qu’a vous-même d’en être juge.

      Faites en autant pour nous. Merci.

      1. @ lady Marwina

        Bien

        Effectivement, vous ne connaissez pas mes motivations.

        Premièrement, je tiens à le dire et à redire, je trouve les idées de Paul Jorion très intéressantes, souvent bien construites, très bien argumentées, et il m’a ouvert les yeux sur bien des aspects du fonctionnement actuel de l’économie. J’ai parfois eu l’impression que sa vision était un peu réductionniste, mais c’est plus une impression qu’autre chose, je n’ai pas pris le temps d’analyser le pourquoi de cette impression. En tout cas, il est pour moi le plus intéressant des intervenants sur ce sujet.

        Deuxièmement, vous remarquerez cependant que dans mon post, je ne m’attaque pas à Paul Jorion lui-même, mais à cette tendance que nous avons presque tous à réagir (moi le premier) aux attaques stupides par des réponses violentes et tout aussi incantatoires.

        Je vais commander le livre de Paul Jorion. Cependant, toutes ses réactions m’ont rappelé, ainsi que l’intervention légère de ce journaliste, que je me devrai de lire ce livre en évitant d’avaler ce qui est dit sans esprit critique. Si le livre est bon, ce que j’espère, il n’en prendra que plus de valeur. La phrase citée par M. Boucher, tirée de son contexte, apparait effectivement fumeuse et vide de sens. Ce n’est sans doute pas le cas, mais je vérifierai par moi même.

        Nous sommes dans une période agitée, peu propice au recul, mais propice à la révolution et à ses inévitables excès. Cette révolution est sans doute hélas nécessaire, mais je ne m’en réjouis pas, je m’inquiète. Quelqu’un plus clairvoyant que d’autre peut, à son corps défendant, devenir une sorte de messie, mais se faire déborder par ses troupes, du moins une partie, mais c’est suffisant.

        Je voulais par ce post, volontairement provocateur dans les termes choisis, faire réfléchir. Certains l’ont fait, mais n’ont pas changé d’avis pour autant sur ce journaliste. Normal, ils avaient raison, et ce n’était pas le but. D’autres, comme vous, et c’est intéressant, ont continué à réagir de la même manière. je ne vous lance pas la pierre, je sais que je suis fondamentalement pareil.

        Bien à vous

      2. D’autres, comme vous, et c’est intéressant, ont continué à réagir de la même manière. je ne vous lance pas la pierre, je sais que je suis fondamentalement pareil.

        Je suis en train de lire le livre, comme dit, et j’ai une opinion des écrits de Jorion suffisamment nuancée et ouverte pour que votre réflexion n’ai pas d’impact particulier sur ce point. Voilà tout. Parce qu’en ce qui me concerne, votre réaction à une odeur de trop réchauffé. Je me bat suffisamment, moi-même (dans un autre contexte) pour ne pas laisser les gens que j’aide prendre ma parole pour la sainte vérité révélée – ce qui serait dangereux, pour avoir tout loisir de réactualiser chaque jour ma réflexion sur ce sujet.

        Je ne voulais pas paraitre violente. Je sais en revanche que j’ai beaucoup de mal à ne pas être grinçante parfois… Ce doit être la désillusion de la jeunesse du XXIème… 😉 – Mais je me réjouis que cette discussion ait aboutit à une clarification de l’auteur lui-même concernant la fameuse phrase.

        Bien à vous.

      3. @ Lady Marwina

        Je n’ai pas trouvé violente, à peine grinçante. Si cela avait été le cas, il faudrait que je m’offusque de tout, je n’aurai pas fini.

        Il n’était pas non plus dans mon propos de vous faire changer d’avis sur l’auteur et ses propos, surtout s’il est fondé sur une véritable réflexion. Je soulignais simplement de manière un peu ironique le manque de recul de certains.

        Je ne comprends pas par contre votre remarque :

        Parce qu’en ce qui me concerne, votre réaction à une odeur de trop réchauffé.

        ? Vous a-ton fait trop souvent la leçon de manière innapropriée ?

      4. Vous a-ton fait trop souvent la leçon de manière inappropriée ?

        Je parlais des mises en gardes sur le fait de se construire des messies comme d’autre des châteaux en Espagne… Se méfier du dualisme pervers et réducteur du « bien » contre le « mal », des déviances du type « tout ici est bon et ailleurs c’est mauvais », et, en bref et de manière générale, de tout ce qui attrait à la centralisation d’une pensée taillée à la hache et univoque. C’est cela qui a une odeur de réchauffé à mon sens.

    5. Prendre du recul par rapport aux écrits qui pourraient être perçus comme une violence répondant à une autre violence : bonne idée !

      C’est parce que la raison a horreur du vide que le préjugé vient prendre , très exactement , la place de la donnée manquante .
      Leboucher n’est pas le seul a avoir ce genre de travers typiquement humain : ON EN EST TOUS affecté.
      Là ou l’on peut faire la différence , c’est d’en prendre conscience ou pas .

      Alors, comme çà, Il suffirait de parler de l’importance du partage des richesses ( et de ne pas être compris), de citer Marx, voir de critiquer le système capitaliste pour être catalogué comme un « enfumeur » « communiste » … s’en est presque drôle .
      http://www.amazon.fr/capitalisme-est-train-sautod%C3%A9truire/dp/270714701X

      PS : L’analyse de Leboucher concernant les lecteurs de ce blog est encore plus imprégnée de préjugés : poilant !

      « une vedette qui tient un blog que beaucoup de gens lisent , notamment des gens  » alter  » .
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Altermondialisme

  5. Pour qui aime débusquer les argumentaires sophistes, voilà un modèle du genre, un cas d’école. Pas l’ombre d’un début d’argument construit dans la bouche de le Boucher. C’est une longue suite (une minute de parole c’est long quand on a rien à dire) d’attaques ad hominem (regardez, Jorion est tellement communiste qu’il mange sans doute les petits n’enfants).

    Tout cela est finalement cohérent. Un appel bien qu’implicite et même aussi subtile à la lecture de Schopenhauer sur France Q en direct du salon du livre, on en attend pas moins. De l’art d’avoir toujours raison…

    1. Une bonne fois pour toute, si l’on se réfère strictement à la classification de Schopenhauer, on désigne le plus souvent, et fautivement, sous le terme d’arguments « ad hominem » -c’est à dire qui s’en prennent légitimement, même si superficiellement, à l’incohérence du discours de l’interlocuteur en regard de ses paroles ou actes précédents ou présents- des arguments qui ne sont que des attaques « ad personam », illégitimes toujours puisque ne s’en prenant à l’adversaire qu’en tant que personne, niant son discours et son argumentation à priori, par le seul fait de l’indignité -réelle, fantasmée ou supposée, qu’importe- dont le rhéteur cherche à stigmatiser la nature même de la personne qui lui fait obstacle ou simple contradiction.
      Ayant un goût particulier à succomber à ce terrible avilissement de la pensée pour m’en prendre avec délice sur ce même mode aux pratiquants réguliers de la méthode honnie par Schop -qui en connaissait d’ailleurs un rayon en la matière, le vieux gredin…- je me devais de marquer clairement la distinction entre les deux. Et revendiquer, avec mon Boucher préféré, mon adhésion sans faille au club des fanatiques de l’immonde Ad Personam. Je laisse l’Ad Hominem aux experts de plus haute volée. En boxe, on dirait que l’ad hominem serait un coup au foie, à l’estomac ou au plexus; l’ad personam, un coup bas, direct au sexus. Vilain mais efficace, rapide, à la portée de tout un chacun. Chacun son boulot et les vaches seront bien gardées.

      1. @Vigneron
        Pourtant l’étymologie de personne, c’est le masque grec qui donne un role (per sonore, si je me souviens bien), ce qui fait que la personne semble plus critiquable dans son role, qu’en temps qu’homme, être humain avec qui nous avons un lien d’espèce.

        Non ?

        (je veux bien un lien vers « Schopenhauer pour les nuls, cela dit » )

      2. @Les pieds dans l’plat et la tête au congèlo (alias Persona non grata, PNG pour les néanmoins intimes)

        L’argumentum ad personam désigne une attaque personnelle sans rapport avec le fond du débat portée par l’une des partie à la partie adverse.
        Dans son opuscule L’art d’avoir toujours raison, le philosophe allemand Arthur Schopenhauer recense cette technique sous le titre d’Ultime stratagème (à la fois dernier recensé et dernier recours) :

        « Si l’on s’aperçoit que l’adversaire est supérieur et que l’on ne va pas gagner, il faut tenir des propos désobligeants, blessants et grossiers. Être désobligeant, cela consiste à quitter l’objet de la querelle (puisqu’on a perdu la partie) pour passer à l’adversaire, et à l’attaquer d’une manière ou d’une autre dans ce qu’il est : on pourrait appeler cela argumentum ad personam pour faire la différence avec l’argumentum ad hominem. Ce dernier s’écarte de l’objet purement objectif pour s’attacher à ce que l’adversaire en a dit ou concédé. Mais quand on passe aux attaques personnelles, on délaisse complètement l’objet et on dirige ses attaques sur la personne de l’adversaire. On devient donc vexant, méchant, blessant, grossier. C’est un appel des facultés de l’esprit à celles du corps ou à l’animalité. Cette règle est très appréciée car chacun est capable de l’appliquer, et elle est donc souvent utilisée. La question se pose maintenant de savoir quelle parade peut être utilisée par l’adversaire. Car s’il procède de la même façon, on débouche sur une bagarre, un duel ou un procès en diffamation. »

        Il convient donc de faire une distinction entre attaque ad personam (attaques personnelles, sans rapport avec l’objet du débat) et les attaques ad hominem (portant sur l’argumentation, le raisonnement ou le comportement de l’adversaire en relation avec l’objet du débat ; plutôt que directement sur l’objet même du débat).

      3. @vigneron

        Vous faites bien de me reprendre.

        On reste quoi qu’il en soit dans l’une des catégories sophistes proposées par Schopenhauer, autrement dit de l’argumentation fallacieuse.

  6. sacré coup du pub, même à l’heure de l’apéro au pub !
    allez vigneron, un dernier verre !

  7. Cher Paul,

    Avez vous recu d’autres critiques aussi contructives que celle de M. de Boucher? Je suis passe ce weekend dans les bonnes librairies a Bruxelles, Filigranes et Tropismes. Votre livre est a chaque fois bien place!


  8. N’en déplaise au Boucher, Paul, vous n’êtes pas le seul à constater l’agonie de ce monde.

  9. À l’attention de Monsieur Éric Le Boucher,
    Monsieur, j’ai écouté votre opinion sur le livre de Monsieur Jorion.
    Votre lecture est assez commune sans pour autant être communiste.
    Monsieur Jorion publie un livre intitulé « Le capitalisme à l’agonie » : ce titre est codé mais les disciples du guide savent qu’il propose à ses sectateurs de fonder une nouvelle Allagonie, sur le modèle inspiré de la Patagonie. Vous avez remarqué qu’il est barbu, qu’il prêche systématiquement tous les vendredis, et que son ordinateur est toujours orienté vers un lieu de culte de la personnalité très fréquenté, mais qui n’est pas Moscou.
    Vos auditeurs qui vous veulent du bien apprécieront votre correction.

  10. Mr Jorion même si je trouve assez courageux de relayer cette information sur votre blog, vous me décevez de plus en plus. Vous me donnez l’impression de n’avoir aucune maturité. Pour preuve, vos multiples apparitions à l’émission de Tadei, plus que médiocres, et ce jour votre réaction :

    – vous dites  » plus mauvais livre du monde » alors que boucher dit simplement de ne pas le lire.
    – vous dites « sale communiste » alors que Boucher dit « formés par l’école du parti communiste ».

    Votre réaction me fait penser à celle d’un enfant qui honteux et furieux de la critique n’arrive pas à percevoir la réalité du propos contenu dans la critique.
    Curieux pour quelqu’un ayant le statut d’anthropologue qui devrait connaitre mieux que personne l’homme sous toutes ces facettes.
    Difficile de croire au jugement d’une personne capable d’une telle réaction. Comment croire en la véracité de tous vos propos?

    1. Je crois que vous n’avez malheureusement pas perçu l’ironie malicieuse dans ce billet de Paul. Vous feriez une toute autre lecture !

      1. J’adore cette ouverture d’esprit. Vivons entre nous. pensons entre nous……

    2. @isocele: Le Boucher, sors de ce corps! 🙂

      « Comment croire en la véracité de tous vos propos? »

      Excellente, celle-là. Faites-moi un petit séjour dans un monastère et priez beaucoup pour m’éliminer ces affreux doutes sur la Parole Divine de Paul. Ou, pour changer, essayez de réfléchir, de comprendre, de peser les arguments.

    3. isocele, peut-être, droit sûrement pas. Ou alors, à la façon des Shadock. En tout cas, heureusement qu’un tel com’ ne s’adresse pas à moi : à lire autant d’âneries en si peu de mots, j’aurais déjà pété un câble, c’est sûr !

    4. isocèle, je vois bien que tu es déçu, mais ce n’est pas pour la raison que tu nous dis : tu avais espéré que je réagisse par la colère à ton petit coup médiatique – du Salon du Livre, pas moins ! – dont tu avais dû te délecter longuement par avance, mais au lieu de me fâcher, je me suis moqué de toi ! Je t’ai même appelé « dernier carré » ! Ah ! je ne suis pas surpris que tu sois déçu !

    5. Difficile de croire au jugement d’une personne capable d’une telle réaction. Comment croire en la véracité de tous vos propos?

      Pourquoi se casser la tête à chercher ?
      Vous avez un « professionnel » tout indiqué, Eric le Boucher, qui vous mâchera le travail … bon, d’accord, je vous concède qu’il n’a pas la classe de jean edern hallier….

    6. isocele:

      et si vous appliquiez vos propres critères à Le Boucher? En effet, quelle critiques formule-t-il:
      1) le bouquin est écrit par un barbu: attaque purement ad hominem
      2) ce barbu essaie de nous « enfumer » (répété plusieurs fois): donc Le Boucher trouve que parfois le livre est difficile à lire. Est-ce à dire que tout ce qui est compliqué est faux, pas digne d’intérêt?
      3) Il lit une seule phrase tirée de son contexte, en suggérant que c’est du bla-bla style masturbation intellectuelle. Même remarque que pour 2).
      4) il dit que Paul Jorion est « formé à l’école communiste ». C’est à nouveau purement ad hominem. Et puis cela ne veut d’abord rien dire (cela pourrait s’appliquer à n’importe quel penseur « de gauche »).

      Bref, dans toute son intervention, il n’y a rien sur le fond, sur le contenu. Comment voulez-vous réagir intelligemment à ce genre d’intervention, sauf par le second degré comme le fait Paul Jorion dans son billet?

  11. Dans un environnement ou je n’arrive pas à trouver ma place, je cherche à comprendre.
    Donc depuis plus d’un dans, je prépare mes WE avec la vidéo du vendredi, « le temps qu’il fait » et la lecture des billet du blog, merci a tous.
    Suivi le samedi des émissions de France-Culture :
    7H terre a terre(parfois),
    8H L’économie en questions
    11H Le Rendez-vous des politiques
    12H30 La Rumeur du monde
    puis dimanche..L’Esprit Public

    Je me réjouie donc que France-Culture (F-C) et ce formidable Blog se face écho.
    Je profite donc de l’occasion unique pour faire mes doléances à France-Culture puisque que l’on ne peut s’exprimer directement sur un forum (a venir ?) des émissions.

    -1- Je tiens à saluer le qualité générale des émissions, l’absence de pub (comme ici), l’évolution positive du site internet de F-C.

    -2- Le lecteur audio est perfectible : En affichant le compteur de minutes qui permettrais de faire référence à une partie précise de l’émission.

    -3-Je vous félicite de rallonger le temps d’écoute des anciennes émissions.
    On est passé de 1 semaine à 6 mois, c’est un bon début.
    L’émission comme le rendez vous de politique doivent être disponible sans limite dans le temps, puisque ses interview concerne des hommes qui accepte un manda publics.
    Exemple : Le rendez -vous de politiques qui recevait DSK du printemps dernier, devais être disponible à la réécoute pour aider l’électeur à faire des choix éclairés.

    -4- Il est temps de sortir d’un média à sens unique, F-C se pense toujours comme notre vieille télé, ou le parleur donne la bonne pensé. Stop.
    On part en guerre sous prétexte d’une sacrosainte démocratie. mais ici, on est incapable de donne la parole à l’auditeur.

    Sur L’économie en questions :
    – j’ai crue comprendre que l’économie n’est pas une science, Mais pourquoi donc cette introduction  » …en ce référant, si ils le souhaitent, à la théorie économique.. » que dois-je comprendre ?
    -Certaine intervention d’Olivier Pastré du type : « mais non, mais non, on n’est pas chez les bisounours.. » discrédite son interlocuteur de façon un peu courte et méprisante.
    Ne devrait il pas utilité l’expression ‘ Pour ma part, je voie les choses de telle manière.. »
    Il me semble, la aussi, qu’un forum de discutions associer à l’émission décuplerais la pédagogie revendiquée de l »émission, sur l’économie et la monnaie, notre bien public.

    Enfin je terminerais en évoquant la bien triste émission du rendez-vous des politiques du printemps dernier avec Jean-Claude Trichet directeur de la BCE (ca ne s’invente pas).
    La BCE, qui gère notre premier bien commun : la monnaie, crois ne devoir de compte à personne : ni aux gouvernement, ni aux parlements, ni aux citoyens.
    Il me semble que temps qu’on laissera faire cet état de fait, il ne faudra pas s’étonner du parasitage des financiers sur notre société et de la perversion induites qui casse toute bonne volontés et évolution.
    Son président, se crois obligé de venir se défendre sur France-Culture ( à écouter ) mais alors, vous avez le devoir de nous donner le droit de réponse à ces affirmations.
    C’est quand même nous qui le rémunérons, et il gère notre bien public, il serais temps que cet aspect de la démocratie soit pris en comptes.
    On ne dois pas pourvoir affirme sur cette radio publique des contre vérités sans les argumenter de chiffres. (notamment sur l’inflation )
    L’euro n’a pas 10 ans, et on sait pas combien sont mis en circulation !
    La BCE dois rendre public de façon lisible ses actions et ses comptes. ( Merci à Paul et ses collaborateur pour leur travail de fourmis afin de défricher et d’informer ).
    Je ne m’étonne pas, de la monté des parties qui prônent la sortie de l’euro tant qu’on ne verra pas plus clair dans ses magouilles à grandes échelles.

    Je suis oblige de constater le recul du pouvoir démocratique du citoyen à tous les niveaux, Local (reforme des collectivité territoriales), national, et européen (pacte de compétitivité qu’on va nous imposé dans quelques jours) et pendant ce temps, on entends sur France-Culture, défendre la démocratie en Libye à coup de bombe ! Stop.

    Si France-Culture veux luter contre l’obscurantisme et promouvoir la démocratie, qu’elle mette en place des forums de discutions par émissions qui serait ouvert pendant 1semaine après l’émission par exemple.

    En attendent ce jours qui viendra tôt ou tard, je remercie encore Paul et toute l’équipe pour cet espace de partage et de culture qui me permet d’exister parmi vous.

    NB: S’il existait des espace de partages sur les émissions de France-Culture, que je ne connaitrais pas, merci de m’en informer.
    (Je ne parle pas de Facebouk et autres, qui sont des outils propriétaires, qui ne devrait pas être promus par France-Culture, je cherche des forums de discutions, si possible libre de tout enregistrement, comme ici 😉

    1. Petit truc: en passant par Itune pour télécharger et écouter les émissions, vous avez le compteur de temps.
      D’ailleurs, j’espère bien qu’un jour Paul aussi pourra nous livrer sa météo du vendredi via ITune.

  12. Bonjour,
    quelques questions :
    Conseilleriez-vous votre livre à quelqu’un qui… disons n’est pas une flêche en économie ?
    Quelles critiques formuleriez-vous, éventuellement, sur votre ouvrage ? (des choses que vous n’avez pas pu aborder par exemple)

    1. Moi je l’ai écrit et mon regard est donc faussé sur le fait de savoir si c’est facile à lire ou non. Je compte sur ceux qui l’auront lu (donnez-leur quelques jours !) pour vous dire ce qu’ils en pensent.

      Il y a toujours des choses qui restent à dire… on en fait le livre suivant !

    2. Les 100 premières pages se lisent comme une flèche.
      IL est vrai que je m’étais déjà lu du Aglietta et du Lordon, vu les auditions au sénat américain, et suivi à peur près les CDO synthétiques, mais là, on n’a que quelques lignes d’effort au plus toutes les 3 4 pages pour profiter du point de vue de l’auteur.
      C’est comme au théâtre, on est dans une bonne place au 1er balcon, pas besoin de se contorsionner comme au poulailler.

  13. Mr Jorion,

    Que craint à ce point Mr Le Boucher pour dire à des adultes de ne pas lire un livre ? Les auditeurs de France Culture n’ont-ils pas passés l’age qu’on leur dise ce qu’il doivent faire ?!
    Faites ajouter un bandeau sur les livres disant « Ne lisez pas ce livre », Eric Le Boucher. Il ne se vendra que mieux.

  14. Tiens tiens… On dirait que Wikipedia a été mis à jour pour ce qui concerne le dernier titre de gloire afférent à la bio de notre Boucher préféré, alias « un animal moins égal que les autres » ou « isocèle » – soit « un côté moins égal que les autres » – voire « isocèle demi-carré » si l’on veut préciser la nature de l’Objet Vociférerant Non Identifié suivant la qualification Jorionienne…

    Le 20 Mars 2011 sur la radio France Culture dans l’émission « Esprit public », il critique ouvertement l’ouvrage de Paul Jorion intitulé « Le capitalisme à l’agonie » en traitant l’auteur de communiste.

    1. Quelqu’un aura-t-il l’amabilité d’ajouter à ma propre note dans Wikipedia : « Paul Jorion fut tiré de l’obscurité par Eric Le Boucher lorsque celui-ci le traita de « communiste » à la radio » ?

      Merci d’avance !

      1. @Paul

        Est-ce bien nécessaire ? Regardez ci-dessous la bibliographie complète qui accompagne l’article de Wiki intitulé « Le Capitalisme ». On y trouve un certain Jorion, « lourdement » accompagné, mais point de Boucher, point de membres éminents du dernier carré non plus d’ailleurs, point du tout…

        Bibliographie
        1776 Adam Smith, Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations, 1776
        1803 Jean-Baptiste Say, Traité d’économie politique, 1803
        1853 Frédéric Bastiat, Å’uvres économiques, 1853 (ISBN 2130378617)
        1867 Karl Marx, Le Capital, 1867 (ISBN 978-2070355747)
        1904 Max Weber, L’Éthique protestante et l’esprit du capitalisme, 1904 (ISBN 2-07-077109-1)
        1913 Rosa Luxemburg, L’Accumulation du capital, 1913
        1936 John Maynard Keynes, Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, 1936
        1942 Joseph Schumpeter, Capitalisme, Socialisme, et Démocratie, 1942
        1949 Ludwig von Mises, L’Action humaine, traité d’économie, 1949
        1962 Raymond Aron, Dix-huit leçons sur la société industrielle, 1962
        1962 Milton Friedman, Capitalisme et liberté, 1962
        1977 Alain Cotta, Le Capitalisme, coll. « Que sais-je ? », 1977
        1981 Michel Beaud, Histoire du capitalisme (de 1500 à nos jours), Seuil, Paris, 1981, nouvelle éd. 2010, (ISBN 978-2-7578-1786-5)
        1985 Fernand Braudel, La Dynamique du capitalisme, 1985 (ISBN 2080811924)
        1985 Immanuel Wallerstein, Le Capitalisme historique, 1985
        1991 Michel Albert , Capitalisme contre capitalisme , Ed du Seuil , Coll L’histoire immédiate , Paris 1991
        2000 Hernando de Soto, Le Mystère du capital : Pourquoi le capitalisme triomphe en Occident et échoue partout ailleurs, 2000, (ISBN 2082105040)
        2003 Claude Bébéar, Philippe Manière, Ils vont tuer le capitalisme, Plon, 2003
        2006 Richard Sennett, La culture du nouveau capitalisme, Albin Michel, 2006
        2007 Paul Jorion, Vers la crise du capitalisme américain ?, La Découverte, Paris, 2007, (ISBN 978-2-7071-5092-9)
        2008 Bernard Perret, Le capitalisme est-il durable ?, Carnets nord, 2008

        Bon après ça je connais pas la bibliothèque idéale recommandée par les échos, mais bon, c’qui trône sur les étagères de Bernard Arnault, on s’en fout un peu…

  15. Le XXe siècle nous a appris que le rôle des journalistes n’est pas d’informer mais de dénoncer.

    1. De grâce, que Marlowe se relise ! La formulation est par trop, par beaucoup trop ambigue ! Dénoncer ! Dénoncer ? Comme le « Je suis partout » de Rebatet, Gaxotte. Brasillac et Cousteau (le frangin) ?
      Informer, Marlowe, informer. Soit aussi révéler, dénoncer, mais tout azimut et pas seulement.

      1. informer c’est donner forme : formater…
        Informer, dénoncer ? Informateurs, dénonciateurs ?
        Un travail, comme un autre.
        La main à la charrue vaut la main à la plume. Quel cyclamen !

      2. Je vous réponds pour la dernière fois car je n’ai aucun désir de maintenir l’apparence d’un dialogue avec vous : les journalistes dénoncent comme le faisaient certains français dans les années 40, tout comme ils ont cessé de dénoncer depuis longtemps les conditions misérables de vie, et même de survie, dans le monde qu’ils contribuent à ravager.

        Par ailleurs, quand un médiatique (le vrai nom du journaliste) dénonce un livre ou un auteur, toute personne dotée de raison et de sens critique devrait se demander quelle est la part de leurre dans cette action.

      3. vigneron, je crois comprendre ce que veut dire le détective : les journalistes dénoncent ce qui s’écarte de « la vérité » que leurs mandataires veulent voir régner. La réaction de Le Boucher est exemplaire à cet égard.

      4. Marlowe n’a pas tort d’employer le mot « dénoncer »

        A tort ou à raison, il y a dénonciation du travail des réseaux dans cet exemple :

        Sur France Info, dans la chronique « les livres de la semaine »

        Gérard Collard, libraire à St Maur, :

        « …. Non , non, … Je vais risquer ma vie …. Je vais être le seul chroniqueur à ne pas parler du dernier livre de Jérome Garcin …parce que je ne suis pas un homme de réseau …. Si il avait le talent de son réseau ….. »

      5. @crapaud

        Mandants, crapaud, Les journalistes peuvent, dans le cas de leur volontaire asservissement, répondre, éventuellement, de leurs écrits ou de leurs paroles devant leurs mandants. Et s’ils ont respecté les règles déontologiques auxquelles ils sont soumis, il s’agit bien sûr de censure, ou d’auto-censure s’ils évitent spontanément de franchir cette ligne jaune virtuelle. Le seul problème étant qu’il s’en trouve aussi qui n’ont nul besoin de censure pour complaire à leur tyran adoré, qu’il soit, conjointement ou séparément, le propriétaire, le lectorat ou l’auditoire, ou bien l’annonceur. Et ce d’autant plus s’il s’agit du « dernier carré » comme dans le cas qui nous occupa, ou qui nous divertit devrais-je plutôt dire.
        Et ce dernier carré se trouve être non seulement proche du pouvoir ou des pouvoirs, mais surtout sincèrement convaincu du bien fondé de ses analyses. Ce qui, certes, ne préjuge en rien de la durabilité de leurs convictions si ces « derniers des mohicans » devaient en assumer seuls les conséquences, sans le secours de propriétaires, clients ou annonceurs qui se détourneraient de leur doxa. Mais faire de ce seul prisme l’unique grille d’analyse du « coup » du Boucher me paraît singulièrement réducteur et, pour tout dire, outrancierement grossier – au-delà de la gaudriole, bien sûr.
        Et il me semble au demeurant que nous n’avons affaire là qu’à une énième escarmouche de microcosme salonnard, opportuniste et anecdotique plutôt qu’à une vaste offensive idéologique à haute signification stratégique. N’en déplaise au Maréchal Marlowe…
        Et j’vous colle mon billet que Popaul sera très bientôt à nouveau le bienvenu dans les colonnes des Échos-LVMH®©.

      6. j

        e n’ai aucun désir de maintenir l’apparence d’un dialogue avec vous

        Pas d’apparence plus que de dialogue à maintenir; que Marlowe se rassure. Je me contente, dans son sillage drolatique et pétaradant, de me gaudir sans retenue des perles de culture qu’il sème à foison. Quant au désir tout court, moi même, pourtant lecteur régulier du divin détective qui fit de moi – ce n’est pas offenser sa modestie – l’universel parangon du résilient-rescapé de maintes extrémités zygomatiques, je n’en ai trouvé aucune trace réellement significative, sous quelque forme et pour quelque matière que ce pût être. Nada.
        Et qu’importe, puisque là réside tout le charme décalé de Marlowe, de Marlowe le Grand Déluré, le pur Esprit, le génie de la Raison critique, le Quichotte transgalactique de tous les Univers marchandisés, le King-serial-killer des leurres au beurre de cacahuètes, l’Ubu en son royaume d’Ataraxie, l’énergie grise de l’anti-matière en Majesté, l’Ultimate Sniper de foire du Trône, le « The Brain » qui déménage à la Poclain, le Méga-Cortex qui décortique à vif ! Le Chevalier Bavard, sans peur et sans reproche. Ni haine. Ni désir. Non plus.

  16. nu je suis venu au monde nu j’en ressortirais, s’il vous plaît ne collez aucune étiquette sur mon cercueil, je ne suis d’ailleurs pas plus socialiste ou libéral qu’un autre c’est juste que je n’aime plus trop suivre les gens qui préfèrent continuellement monter les gens contre les autres, qui
    a commencé le premier qui en finira le bon dernier ? Tout homme qu’il soit à 100 % libéral ou communiste dans une société ne peut évidemment détenir à lui tout seul le bon sens, si ça se trouve tous les gens du libéralisme vivent tout autant dans la même habitude de conduite en société pourquoi vouloir alors constamment le reprocher aux autres ? Si ça se trouve les habitudes marchandes dans un monde sont beaucoup plus difficiles à se défaire que dans
    un monde 100 % socialisé, imaginez d’ailleurs un monde ou il n’y aurait plus que les mêmes livres à se coltiner serait-ce également mieux pour que tout à chacun puisse mieux se faire
    sa propre opinion sur les choses. A qui appartient d’abord la vérité, la raison, l’histoire …

    1. C’est curieux, tout de même.
      je me demande à quoi vous pouvez bien faire référence avec : « gens qui préfèrent continuellement monter les gens contre les autres » ?. Vous voyez des »gens », des individus, je suppose, partout des gens qui naissent – vous n’en parlez pas, (vous passez de « nu je suis venu au monde nu j’en ressortirais, »)mais ils/elles vivent, et des gens qui meurent. Mais l’affaire n’est pas là, pas plus que dans le « bon sens » , ni à 100%, ni rien de cela, bon sang, ce n’est pas de « bon sens » (Près de chez Vous ?) qu’il s’agit, ce n’est pas d’individus, de gens. C’est de vivre dans un monde de classe avec des rapports sociaux de classe, d’exploitation, de rang et de domination de GROUPES sociaux sur d’autres GROUPES sociaux, dans un monde d’assignation aux rôles prévus par le mode de production actuel.
      Vous confondez aussi socialisation ( un monde 100% socialisé, écrivez-vous, quel contre-sens, ou plutôt quel non-sens : comment le monde peut-il être autre chose que « socialisé »; c’est que pour vous, sans doute, il y a d’un côté le monde, ou la société, et de l’autre, les gens. Expliquez moi donc une société non sociale et des hommes non compris à l’intérieur de cette société ) et abolition communiste des conditions existantes sur la base des conditions existantes.
      En effet il me semble bien que la vérité, la raison et l’histoire appartiennent à un vocabulaire si redondant, que dans cette enflure même, cette réthorique trahit son appartenance à une pensée essentiellement a-critique et a-historique, un discours théologico-politique.

      1. Possible aussi que vous n’ayez pas bien saisi le sens premier de ce que j’ai voulu dire, par exemple que préférez-vous lire le plus dans votre vie et dans un tel contexte mondial ? Et puis dans un tel monde qui donc est réellement socialiste, libéral, capitaliste ou communiste ? Ne vous êtes-vous jamais demandé par exemple que tout ceci et cela n’était peut-être pas non plus la démarche la plus préférable, à quoi et à qu, faudrait-il surtout appartenir pour moins faire de tort à l’humanité, à l’homme, à une société, comme à votre propre doctrine de penser ou de conduite ? De préférence ? Pour le changement ? Je pense même avoir bien mis le doigt sur quelque chose de à quoi vous vous attachez surtout le plus en préférant d’abord me répondre de la sorte, à votre avis ? Et puis qu’est-ce que cela veut dire paraître plus ou moins socialiste qu’autrui dans un propos ? Et alors faute de mieux on rêve encore beaucoup du tout changement, mais quelle importance, moi je confonds déjà beaucoup moins les choses de mon coté. Oui je comprends mieux maintenant certaines choses, faut pas faire de contre sens.

  17. un bon livre ne le devient qu’à titre posthume, le pire qu’il puisse vous arriver serait de pondre un best-seller (moi, mes odes à Crapaud ne se vendent pas, alors je garde le moral, un jour…).

    @ tous : vous trouvez pas que Julien est cool en ce moment, on peut même devenir sérieux ! 😉

  18. Pour être plus clair ou compréhensible dans mes propos, tous les libéraux ne libèrent pas automatiquement, tous les communistes ne théorisent pas toujours, bien sur ce n’est pas
    non plus tous les jours que je suis dans de bon sentiments d’amour et de libre échange de ma femme avec autrui, car les premiers défenseurs du libéralisme ou du communisme sur terre ne rendent peut-être pas non plus toujours meilleur service de changement, quand
    bien même un capitaliste, un socialiste, un libéral, un communiste rechercherait encore à m’identifier aux plus mauvais livres du monde, cela ne voudrait pas forcément dire non plus que j’en suis un totalement pour la vie, comme pour tant d’autres adorateurs de l’atome, car à partir du moment où je commence à me dire que j’ai bien compris la crise, suis-je vraiment bien encore en train de rendre meilleur service à mon prochain comme à une société bien mal en point.

    Pardonnez-moi mais personnellement je ne possède aucun livre du libéralisme, du capitalisme, du socialisme ou du communisme chez moi, alors forcément je peux comprendre que mon propos ne passe pas toujours mieux dans l’oreille des gens, mais faut pas, il faut peut-être un peu de tout pour faire un monde.

    Car si tout le monde devait se mettre à me suivre sur une tribune n’en deviendrais-je pas également la nouvelle idôle des jeunes ou des moins jeunes.

  19. Eric Le Boucher est un des fondateurs de Slate.fr. Journaliste, chef de service, chroniqueur économique au journal Le Monde, il est depuis 2008 directeur de la rédaction d’Enjeux-Les Echos. Il est l’auteur d’«Economiquement incorrect».

    Pas étonnant c’est un défenseur du système oligarchique.

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