PLANCTON : LE RETOUR !

Trente-huit ans plus tard, l’amitié est toujours là et… le plancton heureusement aussi ! Je viens de passer la matinée avec mon ami Pierrot Mollo, que j’ai connu à l’Île de Houat à une époque où nous étions beaucoup plus jeunes et où nous roulions les brouettes de béton qui nous permettaient de construire ensemble ce qui deviendrait le vivier à plancton appelé “écloserie” de homards.

Entretemps, Pierrot est devenu un “Monsieur Plancton”, que l’on rencontre aussi bien autour de la Petite Mer de Gâvres que sur les bords du Lac Tchad ou encore, dans le désert de Gobi qui – bien que son nom ne l’indique pas – a un rapport très étroit avec la diversité planctonique : les tempêtes de sable fertilisent les océans, mais peuvent aussi bien demain les stériliser en raison de l’utilisation de pesticides.

Partager :

23 réflexions sur « PLANCTON : LE RETOUR ! »

  1. Et je conseille son livre ‘ ‘l’enjeu plancton ” à monsieur Pierre Mollo que j’ai eu l’occasion de rencontrer sur mon antenne précédente. Un monsieur très sympathique passionné et passionnant.

  2. mais impossible de faire le planton derrière chaque exploitation agricole pour endiguer l’utilisation massive des pesticides. En utilisant des Crapauds dans les cultures, on permettrait de réduire l’incidence des insectes tout en leur fournissant un bon repas, ainsi la réduction des pesticides sauveraient le plancton. Notre cohabitation avec les batraciens se trouverait renforcée par ce partenariat écologique.

  3. J’ai lu récemment qu’il y avait désormais plus de (particules de) plastiques que de plancton dans les océans!

  4. Travail passionnant.

    Désormais, je regarderai de plus près ce plancton dans les calanques
    Cet été, masque et tuba.

    1. @ edith
      le plancton est plutot petit, faudra penser a ajuster un microscope a votre masque. 😉
      Sinon on peut observer, en masque-tuba, le marcoplancton gelatineux (meduses, ctenophores, shiphonophores, …) qui apparait au printemps. C’est magnifique, mais l’eau est froide.

      1. Romain,

        … bon, je n’ai qu’un télescope … hum, ça peut pas aller … tant pis je regarderai les oursins, les girelles et les algues, MAIS PAS les méduses !!! non pas ça !!!

  5. Je sèche sur le plancton… et puis il est peu causant. De là où j’étais, j’avais beau lui crier dessus tout ce que je voulais, il s’en foutait, le plancton. J’ai essayé, c’est pas la peine 🙂

    Donc, a priori j’ai bien aimé le méroplancton, celui qui n’existe que de façon temporaire (larves de crustacés, alvins, etc) Mérovingiens, Mérode…

    Sinon, pour se multiplier il se divise. Il n’a jamais été fort en maths. La difficulté d’écrire un texte philosophique sur le plancton, qui ne soit donc ni scientifique, ni… ni objectif : Du point de vue métaphorique, il semble que l’existence du plancton ne soit pas folichonne. L’intériorité du plancton nous échappe, et aucun hindou ne s’est réincarné en plancton, – plancton qui signifie selon Homère, ce qui erre à la surface de l’eau…

    La vie à l’état brut, proche de la matière. Naitre plancton c’est n’avoir pas eu de chance. On a vite fait le tour de ses quartiers, mesuré le peu d’activités intéressantes à faire, coincé entre des quantités H2O terribles. etc.

    1. Sans compter que les diatomées sont très utiles dans la dépollution des effluents de production pétrolière… Cf les filtres à diatomées…

    1. Ignorant tout du plancton, j’ai découvert les Diatomées qui construisent naturellement une carapace vitreuse, à l’abri de laquelle elles béneficient de la lumiere, donc de la photosynthese. Si j’ai bien pigé Wikipedia cette structure ” de verre” serait fabriquée dans des conditions ordinaires de température/préssion, prenant les structures geométriques que revele le lien de Marc, superbe nature !

  6. Ne pas sous-estimer les plus petits d’entre nous…

    Le plancton
    Homère désignait les animaux errant à la surface des flots par plankton, du grec ancien πλανκτός / planktós ou « errant »)
    Le phytoplancton constitue à lui seul environ 50 % de la matière organique produite sur la planète Terre [1], mais il semble en diminution régulière depuis une vingtaine d’années.
    Le plancton est à la base de nombreux réseaux trophiques….
    Le plancton est à l’origine d’une biomasse considérable, mais aussi d’une nécromasse qui constitue une part importante de certains sédiments (la craie est la nécromasse fossile de plancton marin). La sédimentation de la nécromasse planctonique est un des puits de carbone planétaire, mais aussi une des voies qui a permis la détoxication des océans primitifs trop riches en certains sels, de calcium notamment, pour permettre une vie complexe sur les modèles que nous connaissons.
    Le plancton est une des sources principales en oxygène de la planète.
    ……..
    Je ne suis pas scientifique, mais selon moi, l’augmentation des gaz à effets de serres est largement déterminée par l’effet de l’homme qui a du mal à considérer la matière vivante différemment de ce qu’il appelle la matière inerte.
    L’homme fait expirer la terre et elle le fait comme un mourant.
    Gérer un tas de sable est à la mesure de l’homme, gérer la vie ne l’est pas encore.
    Il faut pour cela , à mon avis , introduire les notions du vivant dans chacune des sciences. Alors nous aboutirons peut-être à une sorte de non-savoir qui nous rendra plus respectueux, c’est à dire plus humble et plus prudent…

  7. “mais peuvent aussi bien demain les stériliser en raison de l’utilisation de pesticides.”

    50% de la photosynthèse, base de la chaîne alimentaire…
    On est mal si le plancton disparait.

    1. C’est quand même incroyable qu’on ait tant de mal à admettre les évidences les plus simples…

  8. Il y a beaucoup de vide…. autour du vivant et autour de notre ami le plancton.
    Serions-nous déjà morts ?
    Le plancton comme l’essentiel, n’est-ils pas assez grand pour nous autres malvoyants ?

    Le plancton est humble et généreux, il donne et fait le bien tous les jours, sans compter, sans le montrer et il le fait pour tous.
    Faisons-nous de même ?

    Il est silencieux….de plus en plus…alors que nous autres, les malentendants, n’ont d’oreilles que pour le fracas et d’yeux que pour la matière entassée.

    Quand allons-nous nous soucier du plancton? Peut-être le jour où nous nous soucierons vraiment de nous même?

    Quand allons-nous enfin dire merci au plancton? Le jour où nous reposerons à côté de lui, dans les sédiments des océans?

    C’est quoi, la gratitude ?

    (l’essentiel est invisible – on ne voit bien qu’avec le cœur)

  9. Fukushima : « L’océan mondial conservera la mémoire de cette catastrophe »
    …La notion de seuil léthal est sans doute différente pour chaque espèce, non seulement elle est liée à la durée de vie du radioélément mais aussi à la durée de vie de l’espèce considérée….
    Certains groupes ont montré une affinité plus grande pour un type d’éléments, ainsi les poissons accumulent le césium, les crustacés et les mollusques le plutonium, mais les moules privilégient l’uranium et le thorium et sont sélectionnées comme bon indicateur. Enfin toutes les algues fixent les radioéléments, ce qui est un danger de plus lorsque la nappe radioactive va atteindre la zone intertropicale des coraux du Pacifique central…
    En fait, il n’y a pas de barrière entre les océans et dans quelques années c’est l’océan mondial qui conservera la mémoire de cette catastrophe.

  10. Houat, Hoedic, La teignouse, le Port du Palais,la baie de Quiberon, les couleurs…………a la voile !

Les commentaires sont fermés.