LA SITUATION À FUKUSHIMA (XIV), par François Leclerc

Mise à jour n° 218 (jeudi 22h40)

Tepco a confirmé non seulement la fusion partielle ou totale du combustible dans le réacteur n°1, mais également l’existence d’un trou de plusieurs centimètres de diamètre dans sa cuve, permettant de comprendre à la fois la baisse du niveau de l’eau malgré les injections d’eau massives et la contamination relevée dans le bâtiment, hors de l’enceinte de confinement.

Le corium résultant de cette fusion et tombé au fond de la cuve serait cependant refroidi, telles que les températures du bas de la paroi de la cuve le confirment selon l’autorité de sûreté nucléaire japonaise.

Cette situation remet en question toute perspective de poursuivre le refroidissement du réacteur – pris comme test, car considéré comme le plus favorable pour l’opération – en installant un circuit fermé d’eau. Dans l’immédiat, l’opérateur n’a pas d’autre choix que de poursuivre les injections d’eau avec les moyens actuels, sachant que la fuite va alimenter la masse d’eau hautement contaminée, sans savoir où elle est répandue vu les difficultés d’exploration du réacteur et de ses bâtiments.

Tepco reconnaît aussi que la même situation pourrait exister dans les réacteurs n°2 et 3, lui imposant de reconsidérer son analyse de la situation des réacteurs et remettant en cause son planning de travail devant aboutir à un arrêt à froid vers janvier 2012 des réacteurs.

La fusion partielle du combustible au sein des trois réacteurs était déjà connue. Mais le fait que leurs cuves soient percées modifie totalement les données. Il n’était envisagé jusqu’à maintenant qu’une déchirure dans le tore du réacteur n°2 et aucune fuite n’avait été localisée dans le réacteur n°3, ce qui est désormais le cas.

Toute reprise en main de la situation est remise en cause. L’opérateur a annoncé qu’il rendrait public un nouveau planning de travail le 17 mai prochain. La question étant de savoir sur quelles effectives nouvelles ressources il peut s’appuyer dans cette situation, qui accroit brutalement les incertitudes et les dangers potentiels.

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Mise à jour n° 217 (jeudi 09h32)

Les obstacles à la stabilisation de la situation se multiplient.

D’alarmantes hypothèses sont faites à propos du réacteur n°1. Un dysfonctionnement de la jauge de niveau d’eau initialement mise en cause – l’opérateur ne comprenait pas que le niveau d’eau était mesurée baisser alors que 150 tonnes d’eau étaient injectées quotidiennement – est désormais écarté. Une fuite de la cuve est en cause, l’eau se déversant dans l’enceinte de confinement.

Il résulte de l’analyse des données contradictoire disponibles par l’autorité de sûreté nucléaire japonaise que le combustible est bien refroidi – comme l’attestent les mesures de température (100 à 120° C sur la paroi en bas du réacteur) – mais qu’une partie ou la totalité de celui-ci devrait avoir fondu et se retrouver au fond de la cuve du réacteur. Le niveau de l’eau serait en effet en dessous du bas des barres de combustible.

Il se confirme également que la centrale fuit de partout, des fuites d’eau radioactive ont été trouvées dans chacun des trois réacteurs n°1, 2 et 3.

Une importante nouvelle contamination de la mer (présence de césium-134 dans une proportion 18.000 fois la limite) a été confirmée.

L’opérateur a obstruée la fuite avec du ciment dans le puits technique où elle a été découverte. Des recherches ont été entreprises, au cas où d’autres existeraient. Le pompage de l’eau hautement radioactive dans le réacteur n’a toujours pas débuté.

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Mise à jour n° 216 (mercredi 16h18)

Une nouvelle fuite d’eau hautement contaminée a été détectée, provenant cette fois-ci du réacteur n°3. Elle a découverte dans un puits, à l’extérieur, où la concentration de césium-137 mesurée est 620.000 fois le maximum admis par les normes officielles.

Une forte suspicion existe sur le fait que l’eau pourrait ruisseler dans la mer, comme c’était le cas depuis un autre puits proche du réacteur n°2. De la mousse a été en effet été observée près de la prise d’eau du réacteur, signe d’un déversement.

Tepco étudie les moyens d’y remédier, sans plus de précision sur les moyens et les délais dans l’immédiat. Aucune nouvelle mesure de la contamination de la mer n’a été rendue publique.

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Mise à jour n° 215 (mercredi 01h29)

Après avoir marqué de premiers points, Tepco n’est plus dans ses marques et piétine.

Les difficultés rencontrées au cours du test engagé dans le réacteur n°1 pourraient mettre l’opérateur dans l’obligation de changer les plans qu’il avait annoncés. Car rien n’a encore pu en conséquence être entrepris dans les 2 autres réacteurs, et il n’est pas certain que le test soit positif.

La mise en service d’un système de refroidissement en circuit fermé s’avère en effet beaucoup plus aléatoire qu’escompté, en raison de la persistance d’une forte contamination dans certaines zones du bâtiment du réacteur.

La question se pose : que faire d’autre, si cette perspective doit être abandonnée  ? C’est le retour à un minimum de contrôle de la situation qui est en jeu.

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Mise à jour n° 214 (mardi 14h13)

Un niveau de radioactivité élevé a été mesuré dans un échantillon d’eau prélevé dans la piscine du réacteur n°3. Soit 140.000 becquerels de Césium-134 par centimètre cube, 150.000 becquerels de Césium-137 et 11.000 becquerels d’iode-131.

L’opérateur émet l’hypothèse que cette contamination pourrait être le résultat de la projection dans la piscine de débris radioactifs, suite à l’explosion d’hydrogène intervenue. Ceux-ci sont en effet répandus dans tout le bâtiment.

Cette hypothèse a l’avantage d’exclure tout nouveau phénomène de fission résultant d’incidents de criticité ou d’autre origine.

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Mise à jour n° 213 (mardi 09h12)

Chaque réacteur pose ses problèmes spécifiques et requiert des solutions propres.

Le niveau des radiations mesuré au sein du réacteur n°1 est par endroits trop élevé pour la sécurité des ouvriers. L’opérateur considère qu’une fuite d’eau radioactive dans des tuyaux du réacteur en est à l’origine et voudrait installer des feuilles de plomb aux endroits où les ouvriers vont devoir intervenir pour effectuer leurs travaux. Sans garantie de succès.

Une autre fuite est suspectée au sein du réacteur n°3, où la température continue de monter en dépit de l’augmentation du débit d’injection d’eau. En témoigne le niveau de l’eau hautement contaminée mesuré dans la tranchée, qui continue de monter.

Des travaux sont en cours, afin de changer de tuyaux d’injection de l’eau, au cas où celui qui est utilisé serait fautif. Par ailleurs, l’opérateur active les préparatifs afin de pomper l’eau hautement contaminé dont le niveau a dépassé la cote d’alerte qu’il s’est lui-même donné.

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Mise à jour n° 212 (lundi 17h45)

Un nouvel obstacle vient d’apparaître.

A son tour, l’opérateur a annoncé qu’une émission radioactive de 700 millisieverts par heure a été détectée au 1er étage du bâtiment du réacteur n°1. Un tel niveau ne permettrait aux ouvriers que d’y travailler pour une période maximum de 20 minutes, au regard du maximum admissible de 250 millisieverts. Or la majorité des équipements et tuyaux à inspecter sont à ce niveau là.

L’opérateur doit étudier les moyens de diminuer cette exposition et les mettre en place avant de pouvoir entamer les travaux.

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Mise à jour n° 211 (lundi 11h41)

Rapportées par la télévision publique NHK, les déclarations relatives au niveau interne de radioactivité mesuré à l’intérieur du bâtiment du réacteur n°1 sont contradictoires suivant les sources.

Tepco fait état de niveaux variant entre 40 et 100 millisieverts par heure. L’Autorité de sûreté nucléaire de 10 à 700 millisieverts par heure. Des maximums très élevés dans les deux cas.

Dans les deux cas, la radioactivité interne est donc très inégalement répartie, rendant les travaux à entreprendre par les ouvriers plus aléatoires et dangereux.

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Mise à jour n° 210 (lundi 00h58)

Après avoir pénétré dans le bâtiment du réacteur n°1 et y être restés pendant 30 minutes, afin de vérifier sous le contrôle de l’autorité de sûreté nucléaire japonaise le niveau des radiations, ses portes sur l’extérieur ont été ouvertes. Une tente avait préalablement été installée afin de créer une zone de surpression et d’éviter toute fuite radioactive.

Tepco a par contre détecté de hauts niveaux de strontium dans le sol du site de la centrale, jusqu’à 5 centimètres sous la surface. A trois endroits différents – à 500 mètres des réacteurs n°1 et 2 – des contaminations atteignant jusqu’à 57 becquerels de strontium 90 par kilogramme et 4.400 becquerels de strontium 89 ont été mesurées. Des mesures vont être effectuées dans l’air ambiant.

Très toxiques pour l’organisme humain, le strontium 90 a une demi-vie de 28 ans et le strontium 89 de 50 jours.

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Mise à jour n° 209 (dimanche 20h02)

Tepco a rendu public une vidéo tournée aujourd’hui par une caméra installée à l’extrémité du bras articulé permettant de déverser de l’eau dans la piscine du réacteur n°4.

L’image montre les barres de combustible qui y sont entreposées, rangées dans des casiers et recouvertes d’eau, sans que rien de particulièrement anormal ne soit visible. Différents bris d’installations le sont par contre, résultat de l’explosion d’hydrogène intervenue dans le réacteur le 15 mars dernier.

Les analyses des prélèvements d’eau, selon l’opérateur, montrent que les barres de combustible n’ont pas été « sérieusement endommagées ». 1.535 barres sont entreposées dans la piscine.

Des bulles sont remarquées, signe que l’eau est en ébullition, en dépit des efforts de refroidissement qui se poursuivent, qui sont donc insuffisants.

Aucun élément d’information n’a été communiqué à propos du démarrage des travaux de consolidation de la piscine avec des piliers d’acier, sa fragilité étant un grand sujet d’inquiétude.

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Mise à jour n° 208 (dimanche 10h36)

Son atmosphère interne désormais suffisamment décontaminée, les portes du bâtiment du réacteur n°1 vont être ouvertes ce dimanche sans risque de fuite radioactive dans l’environnement selon l’opérateur, une fois reçu l’accord de l’autorité de sûreté.

Les ouvriers pourront pénétrer dans celui-ci munis d’un masque couvrant entièrement le visage. La durée possible de leur intervention n’a pas été précisée.

L’inspection interne des tuyauteries permettant de créer ensuite un nouveau circuit de refroidissement en circuit fermé devrait pouvoir ensuite débuter.

Par ailleurs, aucune nouvelle de la suite des opérations de pompage sur le site de l’eau hautement contaminée n’est disponible.

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Mise à jour n° 207 (dimanche 00h59)

L’opérateur continue de rencontrer des difficultés avec le réacteur n°3, afin de maîtriser la température en son sein. Elle atteignait 150° C samedi en bas de la cuve, soit 40° de plus que 10 jours auparavant. Cela est attribué à un débit insuffisant d’injection d’eau, et Tepco a l’intention de changer le tuyau utilisé, afin de l’accroître.

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Mise à jour n° 206 (samedi 11h53)

L’électronucléaire est un sujet éminemment politique, pour qui en douterait. La récente intervention du premier ministre japonais, Naoto Kan, ainsi que les réactions qu’elle suscite dans le pays, en sont une nouvelle illustration.

Naoto Kan a demandé à l’opérateur de la centrale de Hamakoa de « suspendre » l’activité de deux réacteurs en activité (l’autre étant en maintenance), en raison de forts risques de séisme dus à leur localisation dans une région qui en a connu de très importants. La centrale aurait 87% de chances d’être atteinte par un séisme de magnitude 8 dans les 30 années à venir, selon les scientifiques.

La direction de Chubu, l’exploitant, a consacré samedi une réunion d’une heure et demi au sujet, pour ne finalement rien décider, même pas la date de sa prochaine réunion !

Le premier ministre a également essuyé un feu de critiques, au sein de son parti – le parti social-démocrate – et en provenance du parti libéral démocratique, dans l’opposition après avoir très longtemps dirigé le pays.

Il a en effet ouvert une boîte de Pandore qu’il lui est intimée de vite refermer. De nombreux réacteurs nucléaires étant situés dans des endroits à haut risque. Le premier ministre a-t-il bien pris en considération les besoins en énergie du Japon, lui est-il reproché ?

Une cinquantaine de réacteurs nucléaires fournissant 30% de son électricité sont en exploitation au Japon.

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Mise à jour n° 205 (samedi 10h30)

C’est une des rares fois où les choses se passent comme annoncé, sans encombre et dans les délais : la contamination de l’air à l’intérieur de l’enceinte du réacteur n°1 a diminué nettement plus que prévu, suite à l’installation de systèmes d’épuration.

Les ouvriers pourront à nouveau y pénétrer demain dimanche, afin d’installer un système de mesure du niveau de l’eau et d’inspecter les tuyaux. Les préliminaires au remplissage de l’enceinte, qui n’a donc pas commencé hier comme annoncé par erreur sur la base d’une dépêche d’agence. Tout se passe comme si Tepco mettait assez souvent la charrue avant les bœufs.

D’ici là, le filtrage va se poursuivre, afin de diminuer au maximum le niveau des radiations.

Le test entrepris au réacteur n°1 serait encourageant pour sa poursuite dans les deux autres réacteurs, si ceux-ci ne connaissaient pas des fuites dans leurs enceintes de confinement, certaines pour le n°2, présumées pour le n°3.

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Mise à jour n° 204 (vendredi 12h43)

Naoto Kan, le premier ministre japonais, vient d’exiger l’arrêt de la centrale nucléaire de Hamaoka, en raison des risques qu’elle représente.

Elle est située dans une région du centre du pays à forte probabilité sismique, à environ 200 kms de Tokyo.

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Mise à jour n° 203 (vendredi 11h48)

Les ouvriers qui sont entrés dans l’enceinte du réacteur ont été exposés, d’après Tepco, à une contamination de 93 millisieverts par heure. Ce qui correspond, dans l’état actuel des choses, à un séjour maximum possible de deux heures et 40 minutes pour chacun d’entre eux, le seuil légal à ne pas franchir – relevé au début de la catastrophe – étant de 250 millisieverts.

L’autorisation ayant été accordée, Tepco a commencé à augmenter de 6 à 8 tonnes par heure le débit d’injection de l’eau dans l’enceinte de confinement.

Deux enjeux sont à surveiller : la résistance des structures à la masse d’eau qui va être injectée ; la baisse de la pression interne à l’enceinte pouvant amener de l’air à pénétrer et augmenter le risque d’une explosion d’hydrogène.

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426 réflexions sur « LA SITUATION À FUKUSHIMA (XIV), par François Leclerc »

  1. Il se confirme également que la centrale fuit de partout, des fuites d’eau radioactive ont été trouvées dans chacun des trois réacteurs n°1, 2 et 3.

    C’est bien ce que je craignais d’apprendre en préférant même penser à autre chose, mais quel grand malheur pour le Japon on ne peut bien sur toujours fermer les yeux des gens à ce sujet.

    Car ça fuit hélas toujours de partout mon pauvre Mario Bros.

  2. Bonjour à tous,

    Hervé, pour ce qui concerne votre intervention sur l’Hormésis, vous racontez des salamaleks de A à Z et je n’ai nulle envie de m’amuser à touche-pipi avec vous. Je veux bien vous laisser le dernier mot sachant à quel point un forum de discussions est souvent perte de temps et vanité lorsqu’un intervenant fonctionne par éructations d’orgueil plus que par de sereins échanges entre personnes n’ayant amais la science infuse. Même un désaccord, cela se justifie cher ami. Ce que e fais depuis le début, avec modestie, calme, et en développant et justifiant un minimum mes affirmations et mes nombreux désaccords avec votre dogmatisme.

    L’hormésis n’étant pas UNE seconde un ni processus ni un effet biologique, mais très techniquement une réponse binaire (ou non linéaire, statistique, entre faible dosage/exposition pour des agents produisant un effet inverse à forts dosages (cf : Hormesis is a binary response phenomenon with low-dose stimulation (or inhibition) of effects by substances producing opposite high-dose responses. Hormesis, after decades of obscurity, has undergone a renaissance in recent years, with rapid growth benefiting greatly from the systematized efforts of such proponents as the hormesis group at the University of Massachusetts-Amherst led by Edward J. Calabrese).

    L’hormésis est donc une réponse statistique (effet hormésis, causalité non précisée par la dite résultante biphasique ou non linéaire), rien d’autre Quand bien même certains nucléocrates ou personnes désirant ardemment faire baisser le niveau de prudence sanitaire face aux divers polluants, toxiques, rayonnements et autres merdes, voudraient en faire le processus du millénaire, ou encore même un processus biologique. C’est une imposture.

    Il existe une véritable discussion scientifique entre les chantres et propositions sur l’effet l’hormésis et les détracteurs critiques de ces premiers. Très différente de vos énoncés dogmatiques et frauduleux, parascientifiques.
    Dans les liens ci-dessous, des publications scientifiques récentes, de nombreux biais, omissions, erreurs méthologiques et mauvaises interprétations statistiques de la part des plus célèbres publications voulant démontrer un effet hormésis général, tel une loi biologique… qui en fait est inexistante et ressemble à un ectoplasme sous un examen critique:

    Fundamental Flaws of Hormesis for Public Health Decisions
    http://ehp03.niehs.nih.gov/article/fetchArticle.action?articleURI=info:doi/10.1289/ehp.7811

    Ad hoc and Fast Forward: The Science of Hormesis Growth and Development
    http://ehp03.niehs.nih.gov/article/info:doi/10.1289/ehp.0900761

    Hormesis and Its Place in Nonmonotonic Dose–Response Relationships: Some Scientific Reality Checks
    http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1852676/?tool=pubmed

    Il existe bien d’autres articles critiques peer review de la même teneur.
    __________

    Hervé,
    mon intention dans ce forum n’est nullement de tirer sur l’ambulance mais d’échanger des opinions justifiées, explicitées, développées, et encore mieux référencées (bien qu’on ne soit pas ici dans un cadre d’académisme lycéen) , mais plus vous postez plus vous vous enfoncez à mes yeux dans « je ne sais trop quoi » d’assez discursivement médiocre. Vous pourriez sortir de cet état instable si vous vous relaxiez un peu et baissiez d’un cran votre prétention, ou augmentiez de deux crans le niveau de vos « argumentations » (je suis sympa, car vous n’argumentez même plus depuis longtemps) .

    L’ADN a deux brins. On parle du même défaut sur les deux brins ou sur un seul brin ?

    – L’ADN n’a pas toujours deux brins, et ne se présente pas toujours avec 2 brins. Peut-être le mot ADN monocaténaire émoustillera-t-il vos souvenirs ?

    Mais dans cette partie de discussion avec Timiola, nous parlons plutôt d’ADN bicaténaire comme le nôtre, et d’une anomalie sur une seule des bases, ce que vous auriez dû comprendre en lisant et ses questions et le scénario mutationnel: le mot mésappariement indique ici qu’une des bases est remplacée (cela se fait spontanément *) par une forme tautomère, qui ne s’est pas ou ne se couplera pas avec la complémentarité normale… d’où la conséquence de la fixation de cette anomalie sur 1/2 des cellules filles environ (probabilité ne considérant que les modalités double brin donnant 2 brins complémentaires, sans aucune notion ici des mécanismes de réparation ultérieurs, ou immédiats).
    Vous comprendrez mieux les étapes entre génome parental A/T jusqu’à la cellule-fille mutée G/C (ou l’inverse), passant par tautomérisations transitoires, si vous demandez à google des infos sur la transmission des mésappariements.

    (*) il me semble que les rayons ionisants provoquent plutôt des altérations de bases suivies de cassures de brins ADN. Mais je ne doute pas que pas mal d’autres effets sont sur le listing. Peu importe, l’intention de Timiola était d’insister sur l’importance des fondements chimiques des mutations.

    1. Les bras m’en tombent.

      Désolé je ne peux plus, je ne joue plus.

      C’est vous l’expert reconnu, c’est à vous de reprendre le flambeau.

      ADN 1 brin, ADN 2 brins, cassure 1 brin, cassure deux brins, pas de différence pour les rayons ionisants.

      Brassage génétique insuffisant, réponse non kérala : 32 millons .

      Hormésis concept débile car traduction de mauvais comptages d’études épidémiologiques.

      Heugénisme aléatoire, pression sélective. Il y a l’OGM bon et l’OGM mauvais. Comme le bon et le mauvais chasseur.
      Le cancer maladie génétique somatique.
      Génétique : cest bon je peux boire, fumer, c’est pas grave cela dépend que de mes ancètres.
      Somatique : c’est le cerveau qui commande, de toute façon moi j’ai un moral d’acier.
      Cette maladie, pas pour moi. Et si je l’ai je la repousse avec mon cerveau.
      Pour de la vulgarisation scientifique, c’en est.

  3. Pardon Hervé, j’avais oublié de commenter cette perle-ci (pour les anglophones qui y comprendront les subtilités) :

    Hervé :

    Je m’explique un peu plus :
    Cet effet hormésis n’a pour l’instant aucune explication par un procédé de réparation
    C’est le contraire et en plus il cite la preuve dans le texte fourni.
    The most likely mechanism is an upregulation of cellular defenses that overcompensates for the damage the agent is doing

    Pour vous, ce qui est écrit en anglais est le contraire de ce qui est commenté en français ???
    Bé dites donc. Vous feriez mieux de lire l’article de PZ Meyers, qui est encore plus sceptico-hormésis que moi.-même, plutôt que de bafouiiler n’importe nawak par des extraits décontextualisés, que de surcroît vous ne semblez pas bien appréhender.

    1. « most likely »…. = explication ? Compliments…
    2. a) procédé de réparation [de l’ADN I=I ni synonyme ni équivalent, ni ne signifie b) « défenses cellulaires surcompensant les dommages causés par l’agent »…

    Bonne continuation… L’article en question est ici : http://scienceblogs.com/pharyngula/2011/03/will_radiation_hormesis_protec.php?utm_source=sbhomepage&utm_medium=link&utm_content=channellink

    Il est extrêmement instructif et didactique. Ca fait du bien à de lire ce genre de pages…
    Lisez-le !

  4. The most likely mechanism is an upregulation of cellular defenses that overcompensates for the damage the agent is doing

    Mes amis, dans un forum francophone, essayons de traduire au moins les phrases qui portent à discussion, afin que les non anglophone puissent aussi prendre plaisir à la lecture.

  5. FUKUSHIMA (suite 36) Accident maximal dans le réacteur n°1

    « On s’en doutait depuis longtemps, mais voir la chose admise par l’opérateur TEPCO de la centrale Fukushima fait un effet sidérant : le cœur fondu du réacteur n°1 a percé sa cuve en de multiples endroits ! Ou pour le dire avec les circonvolutions de l’opérateur : « des trous ont été créés par le combustible nucléaire fondu au fond de la cuve du réacteur n°1 » (1). C’est, en clair, l’accident maximal pour un réacteur de ce type. L’enceinte ultime, autrement dit la cuve pressurisée dans laquelle est enfermé le combustible nucléaire, cuve censée être le dernier rempart contre l’émission de radioactivité vers l’extérieur, est rompue ! »

    La suite ici :

    http://sciencepourvousetmoi.blogs.sciencesetavenir.fr/archive/2011/05/12/fukushima-suite-36-accident-maximal-dans-le-reacteur-n-1.html

    Petit rappel : http://latelelibre.fr/reportages/leau-prend-toujours-la-forme-du-vase/

    1. @philippe valembois & l’article de dominique Leglu
      la cuve pressurisée n’est pas l’enceinte ultime, dans la théorie rassurante du nucléaire il y a 3 barrières : http://rme.ac-rouen.fr/barrieres_nucleaire.htm,
      1) la gaine de zircalloy,
      2) la cuve et le circuit primaire attenant,
      3) l’enceinte extérieure. (acier + béton)
      oubliant que tout celà ne fonctionne que si le refroidissement permanent persiste, refroidissement permanent qui constitue en fait la vrai barrière à toute évolution grandement préjudiciable.
      Vous pouvez avoir autant de murailles et de remparts, de clôture double, si vous n’avez pas de ronde (phénomène dynamique) vous n’aurez pas de sécurité.
      Or cette « barrière » a failli.
      A Fukushima l’enceinte extérieure ne contient pas le circuit primaire.
      La gaine de zirconium s’est oxydée, l’hydrogène a explosé détériorant et l’enceinte extérieure, et probablement des canalisations du circuit primaire (crainte évoquée par la NHK il y a longtemps au début de l’annnonce des injections d’azote).
      Il semble bien que depuis longtemps ces différentes enceintes étaient percées, ce qui explique aussi les circulations d’eau.
      Il faudrait aussi retrouver l’annonce originale de TEPCO, qui n’est peut être pas aussi affirmative sur le percement du fond de cuve par un corium.

  6. @André YenagnaL et Hervé

    Et moi qui peine à lire et comprendre les articles de Pierre Sarton du Jonchay …
    Je capitule devant autant de connaissances scientifiques qui me dépassent totalement.
    Je dois être plus c… que la moyenne.

    Finalement Pierre est bien plus accessible, il suffit d’un bon dictionnaire !!

    Plus sérieusement, cette histoire de cuves percées me rappelle l’hypothèse avancée par l’illustre  »inconnu » trop tôt disparu alors que c’est maintenant que cela va devenir  »intéressant ».

    Tepco reconnait un trou de quelques centimètres de diamètre …
    Alors si Tepco reconnaît un petit trou, c’est qu’il est beaucoup plus important qu’annoncé.
    Le mot « quelques », imprécis par nature tend à modérer la perception de la situation.
    Vu l’importance des fuites, il est hautement probable que ce trou porte sur plusieurs dizaines de centimètres voire plus.

    La vérité va nous exploser à la figure dans peu de temps.

  7. Hervé il faut arrêter là!! Somatique n’a jamais voulu dire psycho somatique ! donc moral d’acier ou pas, ne vous étonnez pas d’en prendre un peu pour votre grade !!!

  8. Dominique Leglu, la rédactrice en chef de « Science et Avenir » donne des précisions sur ces cuves transpercées sur son blog:

    http://sciencepourvousetmoi.blogs.sciencesetavenir.fr/archive/2011/05/12/fukushima-suite-36-accident-maximal-dans-le-reacteur-n-1.html

    Lisez svp ça vaut le coup, hélas. L’inox utilisé n’est pas à la hauteur, tout part en miettes du fait des températures des matériaux et de l’oxydation avec le sel…

    Dante avait écrit l’Enfer en songeant à Fukushima: Toi qui entre ici abandonne toute espérance!

  9. @ Vincent

    à coups de louche, ce que je comprend:
     » le mécanisme le plus vraisemblable est une régulation par augmentation des défenses cellulaires qui surcompense le dommage fait par l’agent « 

  10. Je n’ose même pas penser à l’état du 2 et du 3…Quant à la piscine du 4 !
    Comment avait-il dit ça déjà celui dont on ne doit plus prononcer le nom ?  » Je vous laisse entre les mains de Tepco  »
    Merci c’est fait ! et depuis un moment semble-t-il…

  11. Le 11 mai dernier, dans le quartier de la Part-Dieu à Lyon, le groupe Rhône-Alpes-Loire de la Société Française d’Énergie Nucléaire a organisé une conférence plus ou moins réservée à ses adhérents. La conférence, intitulé « Prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires » a été donnée par Monsieur Alain KERAMSI, directeur du programme Durée de Fonctionnement chez EDF.

    La lecture du résumé est édifiante. Ces gens là n’ont visiblement pas compris : extrait de ce résumé :
    « Les 58 tranches nucléaires de nos centrales […] vieillissent chaque année d’un an supplémentaire
    et ainsi la durée de vie initiale prévue comprise entre trente et quarante ans pour laquelle elles étaient initialement conçues va être atteinte. Faute d’informations techniques disponibles à l’époque de leur conception sur les phénomènes de vieillissement, la durée de vie de ces installations fut, sans aucun doute, fixée initialement de manière conservative. Se pose maintenant la question d’une prolongation éventuelle de cette durée de fonctionnement. Cette prolongation constitue un enjeu majeur pour EDF, mais aussi pour chaque Français, pour continuer de bénéficier d’une électricité parmi les moins chères en Europe, tout en continuant à améliorer la sureté des centrales.
    Nous avons demandé à Monsieur Alain KERAMSI de présenter […] le programme industriel d’envergure que prépare EDF, pour déploiement dès 2015, dans le but d’exploiter le
    parc nucléaire existant significativement au-delà de 40 ans. […] »

    Dans ce résumé, on apprend qu’il y a 30-40 ans, on a construit des centrales nucléaires sans savoir combien de temps elles allaient tenir. Mais bon puisqu’elles ont tenus aussi longtemps, elles tiendront bien encore donc on va les prolonger pour une durée qui sera significative.
    On notera aussi l’argument invoquant l’intérêt des Français de prolonger la durée de vie des centrales nucléaires françaises afin d’avoir de l’électricité moins chère qu’à côté. On se garde bien de demander aux Français concernés s’ils sont d’accord avec cette définition de leurs intérêts. On notera l’ironie de l’argumentation peu de temps après qu’EDF ait annoncé souhaité voir le prix de l’électricité augmenter de 15% par an pendant 5 ans.

    1. mon passage préféré :

      vieillissent chaque année d’un an supplémentaire

      😀
      Mouahahah… avec des génies pareils, on est bien partis …

      1. Avez-vous envisagé que ça puisse être de l’humour??

        Non, sinon, je n’aurais pas fait cette remarque !
        XD
        Cela dit, c’est complètement surpuissant puisque même sans le voir comme de l’humour ça m’a bien fait rigoler..
        😉
        …méga surpuissant !

    2. Dans ce résumé, on apprend qu’il y a 30-40 ans, on a construit des centrales nucléaires sans savoir combien de temps elles allaient tenir. Mais bon puisqu’elles ont tenus aussi longtemps, elles tiendront bien encore donc on va les prolonger pour une durée qui sera significative.

      C’est la philosophie du boucher : Y en a un peu plus, je vous l’laisse ?

    3. Ces gens sont schizophrènes et irresponsables. Ils nous assurent depuis des décennies que la sécurité est leur priorité numéro un dans l’industrie nucléaire tout en nous servant tout aussi inlassablement l’argument économique de l’électricité moins chère, notion d’ailleurs tout à fait relative quand on y inclut les externalités négatives qui peuvent être très très négatives comme on vient de le voir au Japon, après Tchernobyl.
      A un moment faut arrêter la comédie et prendre les gens pour des imbéciles.

  12. Incompétence et incontinence (et peut-être plus) :
    « apparemment il y a eu une nouvelle fuite d’eau fortement contaminée du reacteur 3 vers l’océan » dixit Tepco
    video

  13. Je rappelle que ça fait deux mois que:
    TEPCO mais aussi l’AIEA

    l’ASN,
    l’IRSN
    CEA
    S. Huet de Libé
    et d’autres affirment que les cuves sont parfaitement intègres, que les fuites ne résultent que de joints défectueux et qu’il n’y a pas de corium.

    Quelle semblant de crédibilité peut-il rester à ces gens là?

    1. Beaucoup moins que celle accordée à un certain « Gouwy » qui n’en démordait pas, pourtant ?…
      😉

  14. « Quelle semblant de crédibilité peut-il rester à ces gens là? »

    Celle que leur accorde les gens de Main Street (vous savez, ceux du roman de S. Lewis). Faut les comprendre, ils ont besoin d’espoir, les pauvres petits, pour continuer à acheter et consommer ! Mais quand il devient de plus en plus difficile de leur mentir, alors là… D’ailleurs, il me semble que tous ceux que vous citez sont plus ou moins silencieux, ces derniers jours, me trompe-je ?

  15. et bien alors je demande à monsieur Jorion de bien vouloir refaire parler Gowuy dont avec du recul, on se rend compte qu’il était la seule source dont les explications tenaient debout et étaient en accord avec la réalité.
    merci
    je soupçonne maintenant le Japon de nous rejouer la mélodie.
    je pense que les cuves sont percées depuis longtemps mais que maintenant, il ne peut plus le cacher. d’autres problèmes arrivent qui le montreront donc on l’avoue.
    je pense que seul un technicien dans le nucléaire pourrait nous faire un point de la situation, donner un avis qui tient debout et essayer de voir un peu plus loin.
    merci et merci de publier mon post cette fois. (j’avais cru que ça ne fonctionnait pas avant de comprendre que j’étais sensurée 🙁 Pourquoi ?? mystère )

    1. Je suis d’accord avec vous. Ceci dit, et je répète encore une fois ce que j’ai dit précédemment : il faut que Gouwy adopte les principes qui règlent la communication au sein d’un blog. Toute information transmissible sous forme de propos alarmiste ou sensationnaliste, se transmet beaucoup plus légitimement sous la forme d’une hypothèse aux termes exacts et précis.

      1. permettez ??

        « la communication au sein d’un blog »
        la communication au sein de votre blog… Que je sache, chaque responsable adopte les règles qu’il veut chez lui.

        « alarmiste ou sensationnaliste »
        comme la vérité l’est souvent ! A tel point qu’on semble trouver normal de la tronquer pour ne pas provoquer de panique dans ce bon peuple, dont on dit d’autre part qu’il n’a jamais été autant éduqué et informé, base de la démocratie, compréhension, lucidité, raison et blahblahblah…
        Bref ! Assez malin pour aller au turbin mais pas assez pour comprendre le monde. Allez donc m’expliquer la logique si vous le pouvez.

        Quant au référentiel, je vous accorde qu’il est important mais dans ce cas, j’y vois surtout une gueguerre d’écoles : pour la plupart des historiens et autres raconteurs de faits (pire encore chez les philosophes et les psychanalystes mais passons…) le référentiel est basé sur le modèle « l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui était le cousin du voisin de l’homme qui a vu l’ours ». Il suffit la plupart du temps qu’un « autorisé » ait un jour écrit que… pour que les suivants le répètent à l’infini sans que plus personne ne prenne la peine d’aller vérifier le fondement de l’allégation. Evidemment, pour faire sérieux et protéger les droits d’auteur, il est de bon ton de montrer qu’on a su lire la signature du machin. Et puis ça permet au passage de rejeter la bêtise éventuelle sur quelqu’un d’autre si on se fait prendre dans les contradictions.
        Pour un chercheur, la mention des sources sert avant tout à aller vérifier soi-même les détails d’une opération, voire décortiquer un protocole etc… Bref ! A pouvoir refaire soi-même l’expérience. Ce qui est difficilement possible pour l’Histoire, vous en conviendrez. (koike, diront certains… :D).
        Pour un technicien, le référentiel est la base commune de connaissances. Si un plombier vous dit qu’il faut tel modèle de robinet et pas un autre, vous lui demanderez éventuellement pourquoi mais rarement, voire jamais, qui l’a dit. A quoi cela vous servirait-il d’ailleurs ?

        Quant à être précis, dans une telle matière, soit on adopte un langage « courant », compréhensible de la majorité donc forcément un peu plus approximatif mais fidèle à l’idée de départ, soit on se met à jargonner entre professionnels. Dans ce dernier cas, autant aller écrire ailleurs.

        Et enfin oui, je peux comprendre que certaines phrases paraissent agressives vis-à-vis de l’Establishment… Qui, comprenant l’ampleur réelle, ne serai pas en colère contre la dés/més-information qui circule ? Est-ce là une preuve certaine que la personne ne vise que le sensationnalisme, voire le complotisme ? Vraiment, j’en doute.

    2. J’avais juré ne plus mettre les pieds ici, mais comme un ami m’envoie certains commentaires et que je lis ses courriels, il semble que je soie rattrapé.

      En l’occurence, tant mieux, tellement cette citation est adaptée à la situation :

      « Chez diverses peuplades primitives, les idiots et les fous font l’objet d’un respect particulier et jouissent de certains privilèges. Comme leur infirmité les exempte des contraintes courantes de la prudence et de la sagesse, on peut leur pardonner de dire la vérité – activité qui, de la part d’un esprit sain, ne saurait être tolérée. Car la vérité, par sa nature même, est laide, sauvage et cruelle : elle jette le trouble, elle fait peur, et elle tue. Si, dans certaines situations exceptionnelles, il est parfois permis d’y avoir recours, on ne peut jamais l’administrer que par toutes petites doses, et en usant des plus rigoureuses précautions prophylactiques. Quiconque serait disposé à la diffuser au petit bonheur, ou à la déverser sur la voie publique en quantités massives, à l’état brut, est un individu dangereux et irresponsable dont il convient de contrôler les impulsions, tant dans l’intérêt de sa sécurité propre que dans celui de l’harmonie sociale. » in Simon Leys, L’humeur, l’honneur, l’horreur.

      1. C’est drôle votre texte si on considère ici que la vérité est une description des faits.

        <>
        La question qu’on peut se poser est de savoir pourquoi Siman Leys ne conçoit la vérité qu’avec ces adjectifs. Un angoisse devant le réel peut-être?

        Une autre question:
        Si la vérité est écrite sur ce blog alors il est lu par des idiots ou des fous mais sinon (é l’attention des Mesdames / Messieurs les normaux) celui qui se mettra à écrire la vérité doit être censuré sévèrement (<>).
        Les modérateurs font un sacré boulot de nous empêcher de lire la vérité des faits <>

        Vous êtes un marrant

      2. J’apprécie le compliment.

        Pour ce qui vous concerne, vous n’avez rien compris. Mais…

        « Il serait sans doute vain de chercher à pourfendre ces gens-là : comme les vagues de l’océan qui renaissent de leur défaite même, c’est leur inconsistance qui les rend indestructibles. » Ibid.

      3. marrant oui mais pas sur le même point : deux interventions proches, néanmoins distinctes, qui font passer le questionnement au sujet de la personnalité de l’auteur (et de ses intentions supposées) avant celui sur la véracité du contenu…
        C’est « relevant » dirait l’autre 😀

      4. Mon intervention ne porte pas sur tant sur la personnalité d’un Gouwy que sur la mise en scène de ses propos.

        J’avoue qu’il s’agit peut-être davantage de savoir-vivre que de physique dure.

        Ce n’est pas moins important.

  16. Fukushima nuclear accident: urgent lessons for France
    5 leçons pour la France (entre autres)
    1) Ne prenez pas de risques que vous ne pouvez pas prendre.
    2) Les conflit d’intérêts sont fatals pour la sûreté.
    3) Les experts peuvent faire et feront des fautes.
    4) « L’exceptionnel existe » . (« black swans happen »)
    5) Le coût de l’énergie nucléaire est beaucoup plus haut que certains le prétendent.

  17. merci dom
    moi j’ai été censurée … sur la moitié de mon message concernant gouwy
    je demandais juste si quelqu’un avait un lien sur un autre blog ou il communique et j’affirmais ma capacité à prendre ou a laisser, je laisse bien vigneron par exemple…

  18. Hervé dit :

    Vous avez bien vu les choses. Le dommage est grave que s’il se produit sur les deux brins. La réparation de l’ADN est plus efficace (notamment dans la substitution homologue) si l’autre brin est non altéré.

    Cette proposition est du charabia. Vous racontez n’importe quoi Hervé. De plus, Timiola n’a pas écrit ce que vous tentez de lui faire dire.

    Il vous faut reprendre les bases sur les bases azotées Hervé,depuis le début : si on parle, comme ici, de dommages (substitution ou autre) sur une base azotée d’un des 2 brins, la conséquence se répercute sur sa correspondance dans l’autre brin.
    Quand on parle de substitution homologue, il s’agit généralement de fragments ou séquences d’ADN insérées par ingénierie génétique pour augmenter les résistances en biomédecine ou agronomie, et non pas de « substitution de bases ». Des bases, il n’en existe que deux sortes, puri ou pyrimidiques, en 5 objets (avec leurs dérivés ou composés apparentés tels les méthylés) et dont aucune n’est homologue parmi ces 4/5 n’est homologue d’une autre. Toutes sont des lettres différentes de l’alphabet génétique.

    Je vous passe en revanche ce complet pétage de fusibles-ci :

    Les bras m’en tombent.Désolé je ne peux plus, je ne joue plus. C’est vous l’expert reconnu, c’est à vous de reprendre le flambeau. ADN 1 brin, ADN 2 brins, cassure 1 brin, cassure deux brins, pas de différence pour les rayons ionisants. Brassage génétique insuffisant, réponse non kérala : 32 millons. Hormésis concept débile car traduction de mauvais comptages d’études épidémiologiques. Heugénisme aléatoire, pression sélective. Il y a l’OGM bon et l’OGM mauvais. Comme le bon et le mauvais chasseur. Le cancer maladie génétique somatique. Génétique : cest bon je peux boire, fumer, c’est pas grave cela dépend que de mes ancètres.Somatique : c’est le cerveau qui commande, de toute façon moi j’ai un moral d’acier. Cette maladie, pas pour moi. Et si je l’ai je la repousse avec mon cerveau. Pour de la vulgarisation scientifique, c’en est.

    C’est du délirium.
    Entre l’Heugénisme aléatoire, avec H, et les OGM bons ou mauvais, dont je n’ai jjamais parlé dans ce forum, il y a de quoi sourire…

  19. ps : vous parliez de substitution homologue en relation à la réparation. C’est comme d’hab : aucun sens ! Vous pouvez parler de recombinaison homologue éventuellement, qui est encore autre chose et relatif à des séquences.

  20. Ce qui m’inquiète le plus , c’est la raréfaction des informations disponibles sur les émissions aériennes et leur dispersion. La « chape de plomb » qui couvrait déjà l’information pertinente s’est hermétiquement fermée depuis 8…. Webcam TBS subitement inopérante, Fairewind associates aux abonnés absents, le NILU qui interrompt sans plus d’explication la diffusion de ses prévisions de dispersion atmosphérique des émissions radioactives…
    mon hypothèse : il pourrait bien y avoir eu un(des) relâchement(s) massif(s) dans l’atmosphère … que les états, dans l’incapacité de trouver une parade acceptable et reculant peut-être devant la perspective d’une violente réaction de la population ou encore ayant besoin de se ménager du temps pour préparer la gestion des désordres à venir ont décidé de masquer un temps l’intolérable à savoir l’empoisonnement en cours de l’atmosphère d’un hémisphère, rien de moins. Pardon d’évoquer l’insupportable. De toute ma vie, je n’ai jamais autant espéré me tromper.

  21. Un corium qui perce la cuve inox ,cela n’a surpris personne sur le blog (ce n’etait donc ni catastrophique ni sensationnel mais une prévision réaliste )
    La rédactriice de Sciences et avenir » se doutait un peu du scenario grace à un chaudronnier de ses amis qui n’a jamais eu confiance dans l’inox !
    Galilée est sorti du tribunal en disant  » et pourtant elle tourne  » , Gouwy aurait pu dire : « et pourtant il perce » !
    Qu’en pensent les « eminences grises » qui parlaient de fabulation ?

  22. @François Leclerc : « existence d’un trou de plusieurs centimètres de diamètre dans sa cuve, » ?

    « des trous ont été créés par le combustible nucléaire fondu au fond de la cuve du réacteur n°1 »
    http://sciencepourvousetmoi.blogs.sciencesetavenir.fr/archive/2011/05/12/fukushima-suite-36-accident-maximal-dans-le-reacteur-n-1.html

    Selon l’agence de presse Kyodo news, TEPCO a déclaré « avoir trouvé de multiples trous sur plusieurs centimètres dans de la tuyauterie soudée ».
    1) http://english.kyodonews.jp/news/2011/05/90715.html

    Vers une réhabilitation de Gouwy ?……

    1. « Tous les cœurs de réacteur ont fondu au cours de la période du 12 au 15 Mars. Les fusions ont provoqué les explosions dans les trois unités de réacteur en exploitation dès que le combustible chaud a atteint l’eau.

      Les coriums dans les sous-sols des réacteurs sont en ébullition et brûlent. Les 400 gallons d’eau que TEPCO pompe dans CHAQUE unité de réacteur toutes les heures entraînent par lavage des matières radioactives … «Quelque part» (Océan Pacifique).

      Live Tokyo Broadcasting Service feed (canal de service en direct de diffusion de Tokyo):
      http://www.youtube.com/watch?v=FptmoVcgpqg

      Les coeurs ont connu une re-criticité.

      La température du réacteur de la tranche 3 a été en hausse constante depuis le début du mois. Recherchez y un événement de criticité.

      Le bâtiment de l’unité de réacteur numéro 4 semble prêt à tomber. Il y a près de 200 tonnes de combustible nucléaire dans la piscine de combustible usé. Même si le bâtiment ne s’effondre pas, enlever les barres de combustible doit être un travail presque impossible.

      Encore une semaine ou deux et la centrale Daiichi sera trop «chaude» pour permettre à quiconque d’y travailler. »

      Non Gouwy n’est pas revenu mais il a des émules

      et compte tenu de sa localisation affichée doit on le mettre en doute ? ou supposer qu’il est bien informé ?

      par steve de Virginie
      le jeu, 12/05/2011 – 18:16
      # 1269827
      in
      http://www.zerohedge.com/article/nhk-reports-fukushima-reactor-1-melting-down#comment-126982

      1. Z’êtes bien vu pour citer des sources pareilles à l’écran …….
        Fin des tabous ? 🙂
        Une chose est sûre. C’est des gars de TEPCO qui sont sur place. On ne travaille pas sans risques pour la grande muette .
        Dans nos sociétés, le tabou suprême, c’est la mort.

  23. Bonjour,
    dans un post précédent, Hervé soupçonnait ma présence dans ce forum comme non fortuite et en relation avec une certaine personne… Est-ce de ce même Gouwy qu’il s’agit ?

    1. Pour pas mourir idiot, et si vous avez un peu de temps à perdre, vous pouvez lire les billets et commentaires suivants:
      http://www.pauljorion.com/blog/?p=23827 + toutes les chroniques de François LECLERC.

      Si vous voulez gagnez du temps je vous résume:
      Gouwy qui intervenait régulièrement était devenu l’expert « maison » du Nucléaire, un peu prétentieux peut-être, mais très compétent (me semble t’il) , un peu mystérieux aussi et une légère tendance à mêler les faits avec son interprétation des faits, toujours dans le sens du pire scénario.
      Les maîtres du lieu ne voulant pas prendre le risque de raconter des conneries l’ont prié « un peu rudement » de citer ses sources.
      L’ami Gouwy, s’estimant probablement offensé, a préféré partir et certains sur ce blog sont soulagés, d’autres sont un peu déçus.
      Pour info toujours, il a été le 1°, ici, et le seul jusqu’à très récemment, à nous parler du corium qui a percé la cuve, et ça, il y a 3 semaines ou plus.

      1. Oui. J’ai pris le temps de lire quelques échanges de et avec Gouwny dans le forum. En fait je l’avais déjà lu. Je l’avais déjà remarqué ce pseudo, qui avait en effet des choses à dire, souvent très précises. J’avais simplement zappé toute la fin de l’affaire jusqu’à son bannissement (ou départ ?), que j’ignorais, ainsi que le buzz interminable que cela a déclenché sur divers sous-forums.
        Je n’ai pas d’opinion à ce sujet,: hormis que je lui trouve une assurance certaine dans son domaine supposé, et je regrette qu’un intervenant parte ainsi – mais j’ai surtout été mal à l’aise en lisant certains commentaires après son départ : pareille diabolisation en groupe, comme des crachats sur la bête abattue à la carabine, sur un type qui n’est plus présent dans le forum, cela m’effraie un peu. Enfin bon. Je ne souhaite pas relancer le buzz, et puis tout est virtuel.

        Merci à tous les 2 pour vos explications.

  24. Une petite note d’humour (noir certes…) ? Je n’ai pu empêcher un sourire (jaune) en tombant sur le titre du premier article de la page :
    http://radioprotection.eklablog.com/special-japon-c587930
    un ange passe…

    Pour mon précédent post : « …fermée depuis 8… » , beaucoup ont sans doute compris mais ça vaut le correctif , il fallait lire  » ….fermée depuis le 8 mai… » bien sûr.

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