LA SITUATION À FUKUSHIMA (XIV), par François Leclerc

Mise à jour n° 218 (jeudi 22h40)

Tepco a confirmé non seulement la fusion partielle ou totale du combustible dans le réacteur n°1, mais également l’existence d’un trou de plusieurs centimètres de diamètre dans sa cuve, permettant de comprendre à la fois la baisse du niveau de l’eau malgré les injections d’eau massives et la contamination relevée dans le bâtiment, hors de l’enceinte de confinement.

Le corium résultant de cette fusion et tombé au fond de la cuve serait cependant refroidi, telles que les températures du bas de la paroi de la cuve le confirment selon l’autorité de sûreté nucléaire japonaise.

Cette situation remet en question toute perspective de poursuivre le refroidissement du réacteur – pris comme test, car considéré comme le plus favorable pour l’opération – en installant un circuit fermé d’eau. Dans l’immédiat, l’opérateur n’a pas d’autre choix que de poursuivre les injections d’eau avec les moyens actuels, sachant que la fuite va alimenter la masse d’eau hautement contaminée, sans savoir où elle est répandue vu les difficultés d’exploration du réacteur et de ses bâtiments.

Tepco reconnaît aussi que la même situation pourrait exister dans les réacteurs n°2 et 3, lui imposant de reconsidérer son analyse de la situation des réacteurs et remettant en cause son planning de travail devant aboutir à un arrêt à froid vers janvier 2012 des réacteurs.

La fusion partielle du combustible au sein des trois réacteurs était déjà connue. Mais le fait que leurs cuves soient percées modifie totalement les données. Il n’était envisagé jusqu’à maintenant qu’une déchirure dans le tore du réacteur n°2 et aucune fuite n’avait été localisée dans le réacteur n°3, ce qui est désormais le cas.

Toute reprise en main de la situation est remise en cause. L’opérateur a annoncé qu’il rendrait public un nouveau planning de travail le 17 mai prochain. La question étant de savoir sur quelles effectives nouvelles ressources il peut s’appuyer dans cette situation, qui accroit brutalement les incertitudes et les dangers potentiels.

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Mise à jour n° 217 (jeudi 09h32)

Les obstacles à la stabilisation de la situation se multiplient.

D’alarmantes hypothèses sont faites à propos du réacteur n°1. Un dysfonctionnement de la jauge de niveau d’eau initialement mise en cause – l’opérateur ne comprenait pas que le niveau d’eau était mesurée baisser alors que 150 tonnes d’eau étaient injectées quotidiennement – est désormais écarté. Une fuite de la cuve est en cause, l’eau se déversant dans l’enceinte de confinement.

Il résulte de l’analyse des données contradictoire disponibles par l’autorité de sûreté nucléaire japonaise que le combustible est bien refroidi – comme l’attestent les mesures de température (100 à 120° C sur la paroi en bas du réacteur) – mais qu’une partie ou la totalité de celui-ci devrait avoir fondu et se retrouver au fond de la cuve du réacteur. Le niveau de l’eau serait en effet en dessous du bas des barres de combustible.

Il se confirme également que la centrale fuit de partout, des fuites d’eau radioactive ont été trouvées dans chacun des trois réacteurs n°1, 2 et 3.

Une importante nouvelle contamination de la mer (présence de césium-134 dans une proportion 18.000 fois la limite) a été confirmée.

L’opérateur a obstruée la fuite avec du ciment dans le puits technique où elle a été découverte. Des recherches ont été entreprises, au cas où d’autres existeraient. Le pompage de l’eau hautement radioactive dans le réacteur n’a toujours pas débuté.

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Mise à jour n° 216 (mercredi 16h18)

Une nouvelle fuite d’eau hautement contaminée a été détectée, provenant cette fois-ci du réacteur n°3. Elle a découverte dans un puits, à l’extérieur, où la concentration de césium-137 mesurée est 620.000 fois le maximum admis par les normes officielles.

Une forte suspicion existe sur le fait que l’eau pourrait ruisseler dans la mer, comme c’était le cas depuis un autre puits proche du réacteur n°2. De la mousse a été en effet été observée près de la prise d’eau du réacteur, signe d’un déversement.

Tepco étudie les moyens d’y remédier, sans plus de précision sur les moyens et les délais dans l’immédiat. Aucune nouvelle mesure de la contamination de la mer n’a été rendue publique.

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Mise à jour n° 215 (mercredi 01h29)

Après avoir marqué de premiers points, Tepco n’est plus dans ses marques et piétine.

Les difficultés rencontrées au cours du test engagé dans le réacteur n°1 pourraient mettre l’opérateur dans l’obligation de changer les plans qu’il avait annoncés. Car rien n’a encore pu en conséquence être entrepris dans les 2 autres réacteurs, et il n’est pas certain que le test soit positif.

La mise en service d’un système de refroidissement en circuit fermé s’avère en effet beaucoup plus aléatoire qu’escompté, en raison de la persistance d’une forte contamination dans certaines zones du bâtiment du réacteur.

La question se pose : que faire d’autre, si cette perspective doit être abandonnée  ? C’est le retour à un minimum de contrôle de la situation qui est en jeu.

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Mise à jour n° 214 (mardi 14h13)

Un niveau de radioactivité élevé a été mesuré dans un échantillon d’eau prélevé dans la piscine du réacteur n°3. Soit 140.000 becquerels de Césium-134 par centimètre cube, 150.000 becquerels de Césium-137 et 11.000 becquerels d’iode-131.

L’opérateur émet l’hypothèse que cette contamination pourrait être le résultat de la projection dans la piscine de débris radioactifs, suite à l’explosion d’hydrogène intervenue. Ceux-ci sont en effet répandus dans tout le bâtiment.

Cette hypothèse a l’avantage d’exclure tout nouveau phénomène de fission résultant d’incidents de criticité ou d’autre origine.

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Mise à jour n° 213 (mardi 09h12)

Chaque réacteur pose ses problèmes spécifiques et requiert des solutions propres.

Le niveau des radiations mesuré au sein du réacteur n°1 est par endroits trop élevé pour la sécurité des ouvriers. L’opérateur considère qu’une fuite d’eau radioactive dans des tuyaux du réacteur en est à l’origine et voudrait installer des feuilles de plomb aux endroits où les ouvriers vont devoir intervenir pour effectuer leurs travaux. Sans garantie de succès.

Une autre fuite est suspectée au sein du réacteur n°3, où la température continue de monter en dépit de l’augmentation du débit d’injection d’eau. En témoigne le niveau de l’eau hautement contaminée mesuré dans la tranchée, qui continue de monter.

Des travaux sont en cours, afin de changer de tuyaux d’injection de l’eau, au cas où celui qui est utilisé serait fautif. Par ailleurs, l’opérateur active les préparatifs afin de pomper l’eau hautement contaminé dont le niveau a dépassé la cote d’alerte qu’il s’est lui-même donné.

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Mise à jour n° 212 (lundi 17h45)

Un nouvel obstacle vient d’apparaître.

A son tour, l’opérateur a annoncé qu’une émission radioactive de 700 millisieverts par heure a été détectée au 1er étage du bâtiment du réacteur n°1. Un tel niveau ne permettrait aux ouvriers que d’y travailler pour une période maximum de 20 minutes, au regard du maximum admissible de 250 millisieverts. Or la majorité des équipements et tuyaux à inspecter sont à ce niveau là.

L’opérateur doit étudier les moyens de diminuer cette exposition et les mettre en place avant de pouvoir entamer les travaux.

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Mise à jour n° 211 (lundi 11h41)

Rapportées par la télévision publique NHK, les déclarations relatives au niveau interne de radioactivité mesuré à l’intérieur du bâtiment du réacteur n°1 sont contradictoires suivant les sources.

Tepco fait état de niveaux variant entre 40 et 100 millisieverts par heure. L’Autorité de sûreté nucléaire de 10 à 700 millisieverts par heure. Des maximums très élevés dans les deux cas.

Dans les deux cas, la radioactivité interne est donc très inégalement répartie, rendant les travaux à entreprendre par les ouvriers plus aléatoires et dangereux.

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Mise à jour n° 210 (lundi 00h58)

Après avoir pénétré dans le bâtiment du réacteur n°1 et y être restés pendant 30 minutes, afin de vérifier sous le contrôle de l’autorité de sûreté nucléaire japonaise le niveau des radiations, ses portes sur l’extérieur ont été ouvertes. Une tente avait préalablement été installée afin de créer une zone de surpression et d’éviter toute fuite radioactive.

Tepco a par contre détecté de hauts niveaux de strontium dans le sol du site de la centrale, jusqu’à 5 centimètres sous la surface. A trois endroits différents – à 500 mètres des réacteurs n°1 et 2 – des contaminations atteignant jusqu’à 57 becquerels de strontium 90 par kilogramme et 4.400 becquerels de strontium 89 ont été mesurées. Des mesures vont être effectuées dans l’air ambiant.

Très toxiques pour l’organisme humain, le strontium 90 a une demi-vie de 28 ans et le strontium 89 de 50 jours.

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Mise à jour n° 209 (dimanche 20h02)

Tepco a rendu public une vidéo tournée aujourd’hui par une caméra installée à l’extrémité du bras articulé permettant de déverser de l’eau dans la piscine du réacteur n°4.

L’image montre les barres de combustible qui y sont entreposées, rangées dans des casiers et recouvertes d’eau, sans que rien de particulièrement anormal ne soit visible. Différents bris d’installations le sont par contre, résultat de l’explosion d’hydrogène intervenue dans le réacteur le 15 mars dernier.

Les analyses des prélèvements d’eau, selon l’opérateur, montrent que les barres de combustible n’ont pas été « sérieusement endommagées ». 1.535 barres sont entreposées dans la piscine.

Des bulles sont remarquées, signe que l’eau est en ébullition, en dépit des efforts de refroidissement qui se poursuivent, qui sont donc insuffisants.

Aucun élément d’information n’a été communiqué à propos du démarrage des travaux de consolidation de la piscine avec des piliers d’acier, sa fragilité étant un grand sujet d’inquiétude.

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Mise à jour n° 208 (dimanche 10h36)

Son atmosphère interne désormais suffisamment décontaminée, les portes du bâtiment du réacteur n°1 vont être ouvertes ce dimanche sans risque de fuite radioactive dans l’environnement selon l’opérateur, une fois reçu l’accord de l’autorité de sûreté.

Les ouvriers pourront pénétrer dans celui-ci munis d’un masque couvrant entièrement le visage. La durée possible de leur intervention n’a pas été précisée.

L’inspection interne des tuyauteries permettant de créer ensuite un nouveau circuit de refroidissement en circuit fermé devrait pouvoir ensuite débuter.

Par ailleurs, aucune nouvelle de la suite des opérations de pompage sur le site de l’eau hautement contaminée n’est disponible.

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Mise à jour n° 207 (dimanche 00h59)

L’opérateur continue de rencontrer des difficultés avec le réacteur n°3, afin de maîtriser la température en son sein. Elle atteignait 150° C samedi en bas de la cuve, soit 40° de plus que 10 jours auparavant. Cela est attribué à un débit insuffisant d’injection d’eau, et Tepco a l’intention de changer le tuyau utilisé, afin de l’accroître.

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Mise à jour n° 206 (samedi 11h53)

L’électronucléaire est un sujet éminemment politique, pour qui en douterait. La récente intervention du premier ministre japonais, Naoto Kan, ainsi que les réactions qu’elle suscite dans le pays, en sont une nouvelle illustration.

Naoto Kan a demandé à l’opérateur de la centrale de Hamakoa de « suspendre » l’activité de deux réacteurs en activité (l’autre étant en maintenance), en raison de forts risques de séisme dus à leur localisation dans une région qui en a connu de très importants. La centrale aurait 87% de chances d’être atteinte par un séisme de magnitude 8 dans les 30 années à venir, selon les scientifiques.

La direction de Chubu, l’exploitant, a consacré samedi une réunion d’une heure et demi au sujet, pour ne finalement rien décider, même pas la date de sa prochaine réunion !

Le premier ministre a également essuyé un feu de critiques, au sein de son parti – le parti social-démocrate – et en provenance du parti libéral démocratique, dans l’opposition après avoir très longtemps dirigé le pays.

Il a en effet ouvert une boîte de Pandore qu’il lui est intimée de vite refermer. De nombreux réacteurs nucléaires étant situés dans des endroits à haut risque. Le premier ministre a-t-il bien pris en considération les besoins en énergie du Japon, lui est-il reproché ?

Une cinquantaine de réacteurs nucléaires fournissant 30% de son électricité sont en exploitation au Japon.

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Mise à jour n° 205 (samedi 10h30)

C’est une des rares fois où les choses se passent comme annoncé, sans encombre et dans les délais : la contamination de l’air à l’intérieur de l’enceinte du réacteur n°1 a diminué nettement plus que prévu, suite à l’installation de systèmes d’épuration.

Les ouvriers pourront à nouveau y pénétrer demain dimanche, afin d’installer un système de mesure du niveau de l’eau et d’inspecter les tuyaux. Les préliminaires au remplissage de l’enceinte, qui n’a donc pas commencé hier comme annoncé par erreur sur la base d’une dépêche d’agence. Tout se passe comme si Tepco mettait assez souvent la charrue avant les bœufs.

D’ici là, le filtrage va se poursuivre, afin de diminuer au maximum le niveau des radiations.

Le test entrepris au réacteur n°1 serait encourageant pour sa poursuite dans les deux autres réacteurs, si ceux-ci ne connaissaient pas des fuites dans leurs enceintes de confinement, certaines pour le n°2, présumées pour le n°3.

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Mise à jour n° 204 (vendredi 12h43)

Naoto Kan, le premier ministre japonais, vient d’exiger l’arrêt de la centrale nucléaire de Hamaoka, en raison des risques qu’elle représente.

Elle est située dans une région du centre du pays à forte probabilité sismique, à environ 200 kms de Tokyo.

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Mise à jour n° 203 (vendredi 11h48)

Les ouvriers qui sont entrés dans l’enceinte du réacteur ont été exposés, d’après Tepco, à une contamination de 93 millisieverts par heure. Ce qui correspond, dans l’état actuel des choses, à un séjour maximum possible de deux heures et 40 minutes pour chacun d’entre eux, le seuil légal à ne pas franchir – relevé au début de la catastrophe – étant de 250 millisieverts.

L’autorisation ayant été accordée, Tepco a commencé à augmenter de 6 à 8 tonnes par heure le débit d’injection de l’eau dans l’enceinte de confinement.

Deux enjeux sont à surveiller : la résistance des structures à la masse d’eau qui va être injectée ; la baisse de la pression interne à l’enceinte pouvant amener de l’air à pénétrer et augmenter le risque d’une explosion d’hydrogène.

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426 réflexions sur « LA SITUATION À FUKUSHIMA (XIV), par François Leclerc »

    1. @ A Hema,

      Bonjour,

      Non pas mes sources, celles indiquées comme référence de données par rapport à la 1ere vidéo « you tube »… »mon » japonais inexistant n’empêche pas les japonais présents de se faire une idée, vérifier, renvoyer une appréciation le cas échéant..

      Les titres sont alarmistes, la gestion de la situation semble malheureusement aussi chaotique que celle des informations l’entourant.

      Merci au blog de garder un oeil vif sur le sujet, et tant pis pour les querelles occasionnelles qu’il ne peut manquer de provoquer.

      http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/developpement-durable-1/d/fukushima-nouvelles-fuites-radioactives-dans-locean_30193/

      Belle journée

      Belle journée

  1. Petite suggestion, ne serait il pas judicieux d’indexer le titre des billets relatifs à la catastrophe de Fukushima suivant une période de temps donnée (par exemple mensuellement)? A posteriori cela peut faciliter les recherches ultérieures, vu que malheureusement c’est parti pour durer bien (trop) longtemps.

    1. Mais non, c’est Jean-Claude Trichet ! Décidément, nucléaire et finance sont vraiment intriqués comme le prouve le billet de François…

  2. Bonjour cher Hervé,
    je sais combien il doit être ardu de trouver des échappatoires, c’est pourquoi je vous mets 1/20 au lieu de zéro pointé. Inutile de me remercier.

    Hervé :

    Le dommage est grave que s’il se produit sur les deux brins. La réparation de l’ADN est plus efficace (notamment dans la substitution homologue) si l’autre brin est non altéré. »
    […]
    Le dommage est grave que s’il se produit sur les deux brins. Une cassure double brins provoquée par un rayonnement ionisant est plus grave qu’une cassure simple brin.
    […]
    Vous avez raison.
    Recombinaison homologue dans le cadre de la réparation de l’ADN.

    Oui, j’ai raison. Et comment.
    Le problème est que nous parlions en toute apparence de mésappariements, discussion que vous ne compreniez pas et à laquelle vous avez ajouté de nlles bafouilles sur les brins.
    Puis, voyant que je réagissais brutalement à vos « scoops et remarques » assez idiotes, déplacées, ne démontrant que votre opacité et le fait que vous mélangez tout, vous insérez ensuite des termes et notions lesquelles vous ne comprenez guère mieux, mal rédigés, interpolés : substitution en lieu et place de recombinaison accolé à homologue p.e., comme je vous le propose plus haut, et quelques autres abracadabras..puis vous prenez ma perche pour effectuer une recherche sur ce terme [accolé à homologue], et tenter de prétendre que « c’est ce que vous vouliez dire » depuis le début ?

    Arf arf. Non cher ami, car la recombinaison homologue se fait entre séquences entières (double brin), pouvant être courtes ou longues, sur des molécules différentes d’ADN (sur chacun des 2 lots, nos paires de chromosomes homologues: c’est au niveau chromosomique ici, alors que ce qui se passe entre 2 brins d’ADN n’est pas une homologie mais une complémentarité, et c’est à un niveau bien plus microscopique et chimique.
    Par ailleurs, la la recombinaison homologue (terme polysémique pouvant sans doute servir d’autres domaines que la génétique) est un des processus les plus anciens, fondamentaux et efficaces qui soit: associé à d’autres process, il marche relativement bien lors de cassures double brin. Pour ce qui concerne les mutations au sens général, il existe au moins un autre qui, statistiquement, est plus susceptible de passer outre les réparateurs.

    Bref et rebref. Les réponses improvisées se repèrent parfois comme une verrue sur le nez. Et s’il y a une chose qui pourrait être utile dans ce forum, c’est de montrer du doigt, éléments à l’appui, ces imposteurs qui tentent de règner et bluffer tout un forum afin de répandre leurs dogmes personnels, ce par des compositions mal orchestrées de bribes d’information qu’ils ne captent pas bien mais qui pourraient donert l’apparence de maîtrise sous un regard peu attentif.

    Bien à vous cher ami.

    1. Un petit dessin vaut mieux qu’un long discours.

      Vous n’aviez pas conscience de citer des bribes hors contexte, rendant le résultat désinformatif ?

      Si je parle du gicleur et de l’arbre à came dans la même phrase, je passerai pour un piètre mécanicien, même si mes yeux ont compris le schéma.

      Ce blog fonctionne par « petite baffe » autant que par pédagogie de fond (en éco au moins), ça serait sympa de reconnaitre que vous aurez appris quelque chose sur la façon de s’exprimer.
      (André aurait aussi pu pointer des docus synthétiques graphiques, car c’est toujours dur à suivre en pur discours si on ne connait pas le sens exact des mots dans le contexte exact)

      Dans les documents, on ne voit pas aisément ce qui a motivé une bonne partie du débat : probabilité d’atteinte d’une cellule germinale sur des ADN codants, avec manifestation sur la descendance, comparée à la probabilité d’induction de maladie directe du sujet (au moins sur des cellules de bactéries test, je conçoit que la quantification de l’effet sur l’humain reste délicate…)

      1. Si cela peut vous faire du bien de me faire la morale.
        Par contre j’attends toujours des retours ( de l’info quoi) des réponses que je vous ai faites par exemple.
        Les histoires d’électron Auger, de créations de paire, peut-être effet Compton, voir photo-électrique par rapport aux cristaux, à l’eau, aux énergies des interactions en jeu, aux probabilités d’interactions, aux mécanismes d’interactions, aux couches électroniques impliquées. Le lien entre la physique et la biochimie pour ensuite passer au biologique.
        Là le contexte vous l’avez c’est vous qui l’avez posé.
        C’est cela un vrai débat. Un apport mutuel.
        Poser des questions ou rentrer dans le lard d’une réponse est plus facile que d’ essayer d’apporter une réponse.

        Moralité : je vais moins répondre aux questions.
        Je serai moins exposé.

        ps : s’il faut préparer son exposé en y passant un temps fou, aucun intérêt de participer à un blog, on va en colloque ou en séminaire. Un blog est spontané et doit resté spontané, c’est du moins ce que je pense.

      2. Je rajouterai que je pense qu’un blog de cette qualité ne doit pas devenir un lieu de rendez-vous pour fan club.
        Il aurait beaucoup à y perdre en diversité d’opinions.

    2. @hervé
      Pardonnez-moi de me mêler d’un débat qui ne me regarde pas: je n’ai pas les connaissances scientifiques minimum pour comprendre vos échanges. Pour autant, je ne trouve pas qu’André YenagnaL vous fasse la morale, mais plutôt la leçon, et je conçois que ça vous vexe quelque peu. Mais il n’y a pas de honte à rencontrer plus spécialiste que soi et vous devriez songer à profiter de ses connaissances pour enrichir les vôtres au lieu de chercher à régater avec quelqu’un qui semble maîtriser son sujet mieux que vous.
      @Hervé et André YenagnaL
      Si je m’autorise cette remarque c’est que votre polémique commence à occuper beaucoup de place dans le fil de discussion…Mais bon, ce n’est pas interdit hein? C’est vous qui voyez… 🙂

      1. Sauf que là c’est Timiota qui en rajoute une couche.

        J’adore les discussions quand elles sont équilibrées en justifications.

        Manifestement il n’y avait que moi à ne pas avoir compris qui j’avais en face de moi et ce que cela impliquait par rapport à un débat normal.

        Vous rajouté un lien qui ne marche pas, une citation anglaise sortie de son contexte, un fan club qui en rajoute et voilà.

      2. @ D-croissance,

        Pardonnez mon retard pour vous répondre.
        Oui, c’est vrai. Beaucoup de place dans ce fil de discussions, sans doute, et toute chose doit s’arrêter un jour. C’est fait. Mais vu le débit de ce blog, la place restante occupée comme inoccupée, est toute relative et déjà passée aux oubliettes, remplacée par d’autres fils plus actuels.

        Néanmoins, je me propose de soumettre ceci à la réflexion : dans un blog où pas mal d’intervenants sont résolument contre le « nucléaire civil », d’autres plutôt pour, etc, si discuter ou tenter de le faire, de la sévérité de l’impact des radiations sur notre santé et sur l’environnement , est-ce un point important ou pas. Digne d’être traité avec détails et éléments factuels ? e pense que oui, sans prévaloir que ce topic-ci soit le plus approprié (c’est à l’admin d’en décider).

        Car comment et pourquoi, sinon, être « contre le nucléaire » ? Si on n’a pas la moindre idée de l’impact de ses sous-produits, pourquoi être « contre » plutôt que « pour » ou l’inverse ?
        De même, pourquoi tous ces longs forums sur la situation à Fukushima, afin de tenter d’en savoir plus, si ce n’est, entre autres, car les irradiations et contamination actuelles comme futures de cette centrale accidentée, sont un point capital que nous craignons ? Un point capital, certes, mais pourquoi le craignons.-nous ? … si l’on n’a pas au moins quelques idées un peu claires, raisonnées et un minimum factualisées, de ses effets possibles, entre les plus caricatures les plus grossièrement catastrophistes et les plus grossiers et caricaturalement minimalistes ? Au fond de nous-mêmes, certaines convictions sont le background – peu ou prou dogmatique – de notre positionnement. Si ces convictions fondamentales sont mises sur la table des discussions, je ne pense pas que ce ce soit inutile.

        A ce titre, Hervé est un des rares intervenants à questionner et se questionner, à mettre en doute et discuter, de ce point qui me semble crucial. Il existe d’autres points, mais appuyer sur celui-ci et tenter de trier entre l’exagération et l’ivraie, c’est une qualité. S’il n’a pas de fondements solides, un positionnement tranché sur le nucléaire – quel qu’il soit – ne vaut pas son pesant de cacahuètes. Hervé à cette qualité-là, que je lui reconnais bien volontiers et que j’apprécie ( quelques autres intervenants aussi) : c’est agréable de lire quelqu’un questionner cet aspect-là, qui n’est ni vraiment politicofinancier ni d’ingéniérie nucléaire, mais le simple aspect de l’impact des rayonnements ionisants sur notre santé (et celle des autres organismes) .

        Mais peut-être ce sujet, qui me semble plus que fondamental à l’heure actuelle – je dirais même un des piliers de fond de l’affaire nucléaire – a-t-il déjà été traité en long et en large sur d’autres rubriques. Je ne les ai pas lues, ou peut-être sont-elles éparpilées un peu partout, mea maxima culpa dans ce cas.

        ps: Navré de faire remonter ce vieux fil.

  3. Merci de votre « billet fleuve » sur Fukushima: personne d’autre ne fait de cronique semblable, et dans quelque temps ce travail sera a la base de pas mal de réflexions et décisions. Ce que je ne comprends pas est pourquoi les états continuent à être paralysés et ne décident pas de commercer à fermer les centrales, ou d’ élaborer des plans sur l’amélioration de la sécurité. Sauf en Allemagne, rien n’a été fait et c’est préoccupant.

    1. @Colomba

      La réponse à votre question est très simple, hélas: les puissances politiques ont accepté de se soumettre aux puissances économiques, et ces dernières sont aux vrais leviers de commande. Elles font faire ou influencent les lois par un puissant travail de lobbying, elles imposent leur volonté par la dictature des marchés et les pressions sur la dette des Etats etc…
      Il n’y a plus de puissance publique parce qu’il n’y a plus d’intérêt public. Chacun de nos dirigeants se goinfre en attendant la chute finale du système, car c’est toujours ça de pris! On ne recherche plus le bien commun, c’est fini cette époque!
      Le citoyen, réduit à son statut de consommateur, ne remarque pas grand-chose, distrait par ce gigantesque décor en trompe l’oeil qu’on a installé pour faire écran entre lui et la perception de la réalité: 50 chaînes de télé, de la publicité à n’en plus finir, des tablettes tactiles et autres gadgets, plein de trucs inutiles à acheter etc… Notre principal activité: nous distraire, nous distraire à en mourir, et consommer! Il faut bien admettre que ce programme électoral plait à un grand nombre de gens…

      Mais il faut croire à un réveil de nos contemporains, des « vieux » nous montrent la voie ce samedi 14 mai 2011:

      L’appel d’anciens résistants aux jeunes générations (lemonde.fr)

      Réunis samedi sur le plateau des Glières, haut-lieu de la résistance, en Haute-Savoie des vétérans de la lutte contre l’Occupation lancent un appel aux candidats à la présidentielle de 2012 afin de ranimer les idéaux de la Libération. Comment retrouver l’esprit des réformes politiques de 1944 ?

      Le 8 mars 2004, treize vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France libre lançaient un  » Appel aux jeunes générations  » dénonçant notamment  » la remise en cause du socle des conquêtes sociales de la Libération « . Cette tendance régressive s’accélère dramatiquement. Nombre de citoyennes et citoyens s’en indignent.

      Partout la prise de conscience que les valeurs, toujours actuelles, incarnées en 1944 dans le programme du Conseil National de la Résistance, ouvrent l’espoir qu’un mieux-vivre ensemble est possible. Il est aujourd’hui concevable de définir un nouveau « programme de la Résistance » pour notre siècle. Au lieu de cela, le débat public qui s’annonce avec les élections de 2012 semble privilégier les manœuvres politiciennes au service d’intérêts particuliers sans traiter :

      * des causes politiques des injustices sociales,

      * des raisons des dérégulations internationales,

      * des origines des déséquilibres écologiques croissants.

      Comme en 2004, nous souhaitons que tous les citoyens, tous les partis, tous les syndicats, toutes les associations participent à l’élaboration d’un Projet de Société du 21ème siècle en repartant du programme du CNR  » Les jours heureux  » adopté le 15 mars 1944.

      Ce programme politique constitue toujours un repère essentiel de l’identité républicaine française.

      Avec l’association  » Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui  » nous appelons tous les partis politiques, toutes les candidates et candidats à un mandat public dans le cadre des élections présidentielle et législatives de 2012 à prendre trois engagements qui mettront réellement en application la devise républicaine  » Liberté Egalité Fraternité « .

      Premièrement, afin de garantir l’égalité :

      Lancer immédiatement le travail législatif et réglementaire qui permettra de reconstituer les services publics et institutions créés à la Libération pour aller vers une véritable démocratie économique et sociale. Possible en 1944, cette démarche l’est d’autant plus aujourd’hui, alors que le pays n’a cessé de s’enrichir depuis. Droit à la santé pour tous, droit à une retraite, droit à l’éducation, droit au travail, droit à la culture demeurent les seuls véritables garants de l’égalité républicaine. Une égalité qui n’a de sens que dans le respect du droit des étrangers.

      Deuxièmement, afin de garantir la liberté :

      * Approfondir la forme républicaine du gouvernement afin de séparer clairement les pouvoirs et renforcer la démocratie parlementaire au détriment de notre régime présidentiel personnalisé.

      * Développer de nouvelles pratiques de la démocratie dans laquelle l’action de la société civile sera reconnue, et restaurer les conditions du principe d’ailleurs défini à l’article 2 de la constitution actuelle :  » gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple « .

      * Garantir la qualité du débat démocratique et la fiabilité des contre-pouvoirs, en assurant à nouveau la séparation des médias et des puissances d’argent comme en 1944.

      Ces 3 axes de débats devront aboutir à une démarche souveraine d' » Assemblée constituante  » vers de nouvelles pratiques républicaines.

      Troisièmement, afin de garantir la fraternité :

      Travailler les coopérations avec les peuples et les pays, en refusant l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie. Favoriser résolument des solutions soutenables pour les équilibres écologiques, dans les limites de développement compatibles avec la survie humaine. Ecarter de la marchandisation totale les besoins vitaux de l’être humain comme l’eau, la nourriture et l’énergie. Il est temps de bien vivre ensemble, dans la haute nécessité de l’épanouissement du plus grand nombre et d’offrir une perspective d’avenir prometteur aux jeunes générations.

      Plus que jamais, comme le proclamait en 2004 l’Appel des Résistants aux jeunes générations, à ceux et celles qui font ce siècle qui commence, nous voulons dire avec affection :  » Créer c’est résister. Résister c’est créer « .

      Les signataires : Raymond Aubrac, résistant ; Stéphane Hessel, résistant, déporté ; Marie-José Chombart De Lauwe, résistante, déportée, présidente de la Fondation pour la mémoire de la déportation ; Daniel Cordier, résistant, secrétaire de Jean Moulin ; Georges Séguy, résistant, déporté ; Walter Bassan, résistant, déporté ; Henri Bouvier, résistant, déporté ; Léon Landini, résistant FTP MOI ; Pierre Pranchère, résistant ; François Amoudruz, résistant, déporté, membre de la présidence nationale de la FNDIRP ; Jean Marinet, résistant, déporté, président de la FNDIRP de l’Ain ; Noëlla Rouget, résistante, déportée ; Odette Nilès, résistante, ex-fiancée de Guy Moquet ; Charles Paperon, résistant, co-président de l’ANACR Finistère ; Pierre Moriau, résistant.

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