PETIT APARTÉ

Fayard me signale que Le capitalisme à l’agonie (2011) est N° 14 dans la liste des « meilleures ventes en philosophie » publiée par Philosophie Magazine.

Je pourrais dire que ces questions de Hit parade sont vulgaires et que je suis au-dessus de cela, mais d’une part, cela rappellerait un peu trop les hommes politiques qui affirment haut et fort que les sondages leur sont indifférents quand leurs chiffres dans ces sondages deviennent par trop mauvais, et d’autre part, et plus essentiellement, les ventes de vos livres reflètent leur diffusion et la diffusion du coup des idées qui vous tiennent à cœur et auxquelles vous avez consacré d’énormes efforts pour les coucher sur le papier.

Je suis alors allé consulter le classement de mes livres sur Amazon.fr et j’ai eu là le plaisir de constater que mon livre le mieux classé dans les ventes n’est pas parmi les plus récents, comme La guerre civile numérique (Textuel 2011) ou Le capitalisme à l’agonie (Fayard 2011), dont j’ai souvent l’occasion ces jours-ci de parler à la radio, à la télévision ou dans des entretiens dans la presse – et dont j’ai pu constater pour le second qu’il est en vente dans les gares et les aéroports – mais Comment la vérité et la réalité furent inventées, publié en 2009 dans la Bibliothèque des sciences humaines chez Gallimard.

Pourquoi cela me fait-il plaisir ? Parce qu’une histoire de vie particulièrement chahutée m’a souvent conduit à écrire à propos de choses que je n’aime pas ou qui sont en tout cas très éloignées de mon tempérament. Alors que là, avec Comment la vérité et la réalité furent inventées, il s’agissait – comme je le souligne quelquefois – de « mon vrai métier » : celui dont je ne suis malheureusement pas parvenu à vivre, malgré de très longs efforts. Alors, aujourd’hui, en voyant cela : cette petite revanche sur le sort, eh bien, je suis heureux.

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101 réflexions sur « PETIT APARTÉ »

  1. Je vous souhaite qu’un jour vous puissiez vous libérer de cette petite pointe d’amertume qui vous reste au sujet de votre « vrai métier ».
    J’ai un ami (par ailleurs très compétent) qui est rentré au CNRS grâce à un membre de jury gâteux qui s’est trompé de « poulain ».
    A quoi ça tient parfois un carrière dans la recherche…..

  2. Cet ouvrage (« Comment la vérité … » ) fut un fort sympathique bol d’air.
    M’est avis que la logique proposée peut se transposer pour appréhender l’explosion actuelle des « espaces de modélisations ». Ceci pour les domaines techniques et scientifiques.

    Et de façon un peu analogue, aujourd’hui l’électeur (vous et moi) se plaint qu’il n’a pas en main un programme de parti basé sur une « vérité », mais, il n’ a au mieux accès qu’à une impression que donne chaque groupe politique de pouvoir répondre du tac au tac aux sujets fluctuant qu’impose l »actualité, comme notre actuel président avec un projet de loi par chien écrasé.

    On se dit alors que les « syncatégorèmes » (les mots de liaisons censés décrire l’articulation des « catégorèmes » auxquels ils s’appliquent, si je ne fais pas de contresens) ne sont plus là que comme des fioritures du discours, des lignes de plausibilité cognitives, …au-delà peut être de la problématique du spectacle debordien.

    Mon attachement à Richard Sennett (« ce que sait la main » par exemple) tient notamment à l’impression de justesse de son discours, de pertinence des concepts pour l’action, au sein d’une savoir-faire. Je projette aussi (peut être à tort) sur la « co-individuation » de Bernard Stiegler/simondon autour des objets techniques, la capacité de remettre en place une prise sur la réalité, d’utiliser les syncatégorèmes pour étendre une compréhension, pas pour colmater le vide de l’espace cognitif…

  3. La vague s’était juste trop éloignée, elle vous revient majestueuse et sous forme de corne
    d’abondance, c’est un exemple très réjouissant pour autrui et j’apprécie.

  4. @ Paul

    Moi aussi je suis heureux car vous n’êtes pas dans les « rails », vous êtes un homme libre et n’avez pas fait des courbettes en échange d’une carrière planquée. C’est ce qui donne ce ton à vos écrits. Merci à vous de nous montrer qu’il est possible d’être en accord avec soi même. Aujourd’hui vos idées ont un écho mérité. Continuez à nous aider à réfléchir.
    Pour la petite histoire, c’est ma belle-mère qui m’a offert cet ouvrage (sur les conseils de ma compagne).

  5. Félicitations. Il faut dire aussi que « Comment la vérité… » a un excellent titre, très accrocheur. Parce que sinon c’est sans doute votre bouquin le plus difficile à lire et à comprendre. Il n’est pas le plus « grand-public ».

  6. La Grèce réclame 110 milliards pour éviter sa faillite et celle de l’euro.

    http://www.lalibre.be/toutelinfo/afp/330987/la-grece-reclame-110-milliards-pour-eviter-sa-faillite-et-celle-de-l-euro.html

    Action de l’association Attac contre la gouvernance anti-démocratique de l’UE.

    http://www.lalibre.be/toutelinfo/belga/152650/action-de-l-association-attac-contre-la-gouvernance-anti-democratique-de-l-ue.html

    Coup d’état à Bruxelles ce vendredi personne n’en parle, sauf sur ce blog.

    Les dirigeants des 27 bouclent le premier semestre européen.

    http://www.lalibre.be/toutelinfo/belga/152644/les-dirigeants-des-27-bouclent-le-premier-semestre-europeen.html

  7. Félicitations, Monsieur Paul !

    Vous rejoignez et dépassez votre prédécesseur Paul Watzlavick.
    Et il est piquant de voir combien vous maniez autant l’humour que lui dans son opus « La réalité de la réalité », une lecture rafraîchissante que je recommande à beaucoup.

    Bienvenu au club des anciens de Palo-Alto, école qui vous aura inspiré plus que d’autres, à n’en pas douter, dans vos approches systémiques et pertinentes.

    Bienvenu dans le monde de l’altérité.

  8. Vous allez à l’encontre de la culture « du mérite », nouveau déterminisme de servitude volontaire (à un système réducteur, cynique et profiteur) et vous trouvez par vos propres méthodes les clés de votre liberté. Bravo.

    Petit aparté:
    « Il faut donc maintenir l’idée de Marx que l’économie « ce n’est pas la technologie », qu’elle engage des enjeux humains fondamentaux étant donnée la place du travail dans l’existence des hommes et qu’il faut donc l’apprécier moralement. »
    Yvon Quiniou
    « Quelle morale pour refonder la gauche ? », Revue du MAUSS permanente, 29 novembre 2010 [en ligne] http://www.journaldumauss.net/spip.php?article740

  9. Au fond je ne suis pas si surpris du succès de ce livre (Comment la vérité...) : il est certes parfois difficile à lire par sa richesse conceptuelle mais en même temps si novateur par ses mises en perspectives. Pour un ancien ingénieur ‘élevé’ naïvement au culte des modèles mathématiques il a constitué un magnifique rattrapage épistémologique en quelque sorte… et je suppose que le bouche-à-oreille doit encore mieux fonctionner pour ce genre d’ouvrage de haut niveau…
    Mais au fond sans vouloir me lancer dans plus considérations ‘épistémiques’ il est sans doute clair que seul l’auteur de ‘Comment la vérité …’ avait finalement pu travailler ses propres outils pour analyser la Grande Crise en cours de façon si efficiente et surmonter bien des obstacles – typiquement ceux d’idéologie dominantes. Au fond vous êtes vous aussi un ‘Jeune Turc’ 🙂 face aux économistes tétanisés!

    1. Le Monde de demain (26 juin) :
      « Nicolas Sarkozy défie le PS sur le terrain économique ».
      Après avoir joué au DRH du PS le voici professeur d’économie, quelles ressources cet homme, paroles, paroles…..

  10. Crénom ! Ca me rappelle que je n’ai encore rien publié, ni chez Gallimatias… ni chez Plon_bier, ou D’unnot. Va falloir s’y mettre (Oh non !) . C’est ça quand on accumule du retard. Déjà sentir qu’une phrase tient le coup sur le papier, enfin c’est atteindre à la métaphysique. Lire Stendhal ou Poe avant de s’y mettre.

    Tout le monde a un sujet (seul à avoir vu ceci), le problème est qu’en ajoutant ce qu’on appelle du style qui n’est qu’un stupide jeux avec des mots, on perd immédiatement le sujet. Il y a mille manières de perdre ce qu’on voulait dire, en l’oubliant (Alzheimer), en bavardant, par indolence, cf. Leo Spitzer sur Céline, cf Gombrowitch aussi, dans Ferdydurke. Du coup je vais commencer avec des textos. Mon royaume pour un texto… !

    La vie défile et finalement on se retrouve avec une rolex à 50 ans sans avoir rien publié, ni rien compris..; c’est triste.

    Voilà, le culot d’aligner une phrase sur le papier et de se dire, je n’y toucherais plus, c’est bien comme ça, inaltérable… Chaque mot à sa place, la phrase traduit au mieux ce que je voulais dire, le Temps retrouvé, c’est plaisant et en plus vrai.

    La réalité a peut-être été inventé comme réaction au mensonge non ? Ou alors seul Dieu a pu « inventer » la réalité.

  11. Le Grand Orient, première obédience maçonnique en France, « s’inquiète » mercredi dans un communiqué, de la « sévérité des modes de gestion politiquement imposés à de nombreux pays pour résorber l’endettement public ».

    L’obédience maçonnique, qui revendique 50.000 adhérents, « demande aux responsables politiques de ne pas céder à l’impérialisme des marchés ».

    Pour le Grand Orient, ces modes de gestions « sont d’une sévérité telle qu’ils compromettent le maintien de la démocratie en Europe et dans le monde. Ils sont à terme source de violence, de replis communautaires, de montée des nationalismes ».

    « Les règles européennes, précise le communiqué, imposent partout des politiques monétaires, budgétaires, fiscales, immobilières, salariales qui fragilisent les pactes sociaux des pays de l’Union. »

    « Un véritable scénario de démantèlement est aujourd’hui enclenché. On voudrait nous faire croire que la seule issue institutionnelle en cas de crise reste le sauvetage des banques, des fortunes privées, et des rentes de situation quel que soit le prix à payer par les autres, notamment les jeunes ou la population défavorisée ».

    Le Grand Orient de France se prononce « contre un dogme et une mystique quasi-religieuse de l’argent qui asservissent les peuples ».

    « Une réappropriation politique et citoyenne des dérives économiques est possible, estime l’obédience. De nombreuses solutions existent pour sortir par le haut de la crise de l’endettement, en imposant notamment la recherche d’une réforme fondée sur l’information financière des peuples, la mise en place d’une déontologie en appliquant à la finance elle-même les principes de responsabilité et de solidarité ».

    AFP

    1. Pas courant me semble-t’il ce genre de communiqué solennel du GOdF… C’est donc à la fois que l’heure est grave et que tout espoir n’est pas perdu.
      En tout cas je l’aurais signé des quatre mains leur déclaration.
      En sus de la dénonciation « du sauvetage des banques, des fortunes privées et des rentes de situation », tout à fait bienvenue, j’aime bien leur :

      d’une réforme fondée sur l’information financière des peuples

      Ouais ouais, pas bête… N’est ce pas, Maître Jorion ?

      1. @ Nikademus,

        Sans vouloir passer par les quatres portes métaphysiques, ils sont a minima quatre sur le bateau aventure blog à donner pas mal de leur temps…avec françois leclerc, pierre sarton du jonchay et julien alexandre..sans me faire exigent à leur place, je présume que la générosité en quatre parts reste d’une modestie qui pourrait faire honte à la curiosité, ou investiguer en parano possible de sources occultes de financement. Tout est dit? Système d’arrêt..pas informé, provisions ou choix modeste de justes accordés? forme et statut juridique du blog, du tractatus au contrat dit synallagmatique…rousseau a bien abandonné femme et enfants à dure misère pour offrir le contrat social en oeuvre…un ressenti subjectif ambivalent, les chaussures de Marx elles étaient comment?

      2. A 50 000 adhérents, Vigneron veut bien signer le « papelard papelardier pas bête »…… 🙂
        Ils sont longs à la détente ces 50 000 cerveaux « informés » et « pédagogues », non ?!
        Il y a pourtant bon nombre de « branchés » dans cette obédience « libérale »…..
        Mais qu’en pense la « United Grand Lodge of England », de loin la plus nombreuse dans la branche « principale » traditionnelle ?
        Who knows ?

      1. En tout cas, le camarade Melenchon, qui suit le match depuis fort longtemps en interne, est persuadé que tout ce qui nous arrive n’est que la conséquence d’un programme délibéré et de longue haleine. De la politique quoi!

        L’explosion de la dette publique ne figure pas comme une calamité subie dans la stratégie libérale mais comme un outil délibéré. La racine de cette explosion est un programme délibéré de diminution des ressources. L’addition en France, dans ce domaine, est prodigieuse ! Trente milliards d’allégement de cotisations sociales à la charge de l’Etat, trente autre milliards de baisses d’impôts cumulés pour les hauts revenus, soixante treize milliards de niches fiscales dont quatre vingt cinq pour cent bénéficient aux dix pour cent des foyers les plus riches. La liste est loin d’être close. Mais il y en a déjà pour plus de deux fois le déficit annuel de l’Etat.
        Voir son commentaire sur l’intervention de sa majesté Balladur :
        http://www.jean-luc-melenchon.fr/2010/03/carnet-de-campagne-du-nord-au-sud/#more-2528

  12. une histoire de vie particulièrement chahutée

    On essaie pas de tuer le bourgeois qui est en soi sans quelques anicroches, non ?

  13. La crise grecque est l’illustration de ce qu’il advient quand les autorités politiques abandonnent leurs responsabilités à des entités incontrôlables comme les agences de notation, écrit le prix Nobel d’économie Amartya Sen.

    http://www.presseurop.eu/fr/content/article/739001-amartya-sen-la-reconquete-de-notre-democratie

    Alors que la Grèce s’apprête à adopter de nouvelles mesures d’austérité selon les termes de son plan de sauvetage, les magazines britanniques estiment qu’il est fort à parier que la Grèce fasse faillite, emportant avec elle l’Europe tout entière.

    http://www.presseurop.eu/fr/content/news-brief/738291-sauvons-la-grece-et-croisons-les-doigts

    1. les magazines britanniques estiment qu’il y a fort à parier que la Grèce fasse faillite,

      Et dieu sait si en matière de paris on peut leur faire confiance aux rosbeefs. Et si en plus c’est parier contre l’Europe, alors là…

    2. les magazines britanniques estiment qu’il est fort à parier que la Grèce fasse faillite, emportant avec elle l’Europe tout entière.

      Le ou la journaliste de presseurop qui a écrit cette phrase ne doit pas comprendre l’anglais car ce n’est pas du tout, mais alors pas du tout, ce qui ressort des deux articles de The economist et de Prospect Magazine qui sont référencé.

      En fait ils sont tous deux beaucoup plus prudent et nuancés que ce que raconte ce torchon de presseurop.eu

      En fait, ils arrivent tous deux à la conclusion qui a été la mienne depuis le début dans cette affaire, c’est à dire qu’une restructuration ordonnée, au sein de la zone euro, de l’ensemble des dettes publiques en excès (grecques et autres) est non seulement la plus souhaitable de toutes les options mais sans doute la plus probable.

      L’article de Wolfgang Munchau dans Prospect est tout particulièrement bien écrit, je le recommande à tous les BA et autres Lordonites et Sapirites qui ne jurent que par la désintégration européenne et la fin inéluctable de l’euro.

      C’est quand même formidable cette extraordinaire désinformation de la part de ce torchon « presseurop.eu »

      Quelle tristesse.

      1. à chrisite aigüe.06
        une réponse plus fine à vos attaques inutilement simplificatrices

        une bonne émission en libre accés quelques temps :
        http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=4129

        « Lordon, Coutrot : deux économistes critiques en désaccord »
        … »Il y a un an, dans la nuit du 10 ou 11 mai, l’Euro était sauvé. On avait créé un fonds de stabilisation pour stopper la spéculation, et les Grecs avaient adopté un plan d’austérité. Aujourd’hui, la Grèce bat des records de déficit, sa note est dégradée par les agences de notation et la zone euro menace une fois de plus de s’effondrer. C’est justement à ce moment qu’un vaste débat partage le camp des économistes critiques. Il s’agit du débat sur la démondialisation… »
        … »Mais le fonds de stabilité européen de 750 milliards, annoncé à grands renforts de cymbales, alors ? Il monte en puissance, mais son mécanisme revient surtout à transférer les dettes que la Grèce a contracté envers des investisseurs privés vers les contribuables de tous les pays européens, décortique Coutrot. Et si « un gros pays se présente au guichet », explique Lordon, le système n’est plus viable, « il saute comme un bouchon de champagne ». L’Espagne, qui contribue pourtant au fonds, pourrait avoir très bientôt besoin de cette aide… Seul point positif pour nos deux invités : les manifestations en Grèce et en Espagne fonctionnent, au moins un peu. La « résistance du corps social » (dixit Lordon) permet de signifier aux marchés que la rigueur a une limite… »

      2. @M,

        quelles attaques simplificatrices?

        Avez vous lu ces 2 articles dont parle presseurop? Visiblement non puisque vous faites référence à une émission sans aucun lien avec ces articles. En quoi mon affirmation que cet article de presseurop est de la désinformation est elle une attaque simplificatrice?

        quoi, j’ai osé porter atteinte à votre idole Lordon?

      3. @M,

        répondez plutôt à mes arguments qui démontrent que cette crise n’a strictement aucun rapport avec l’euro au lieu de vous réfugier dans une idolâtrie lordonienne sans grand intérêt.

  14. félicitations, mais je me pose une question:
    je fais partie des personnes qui participent à la donation mensuelle, car j’estime qu’il est normal que le travail d’information que vous effectuez puisse être rétribué si je le trouve suffisamment enrichissant pour moi.
    mais maintenant si vos livres se propagent et augmentent en audience, et si vos droits d’auteur (dont je n’ai d’ailleurs aucune idée de l’importance) commencent à vous permettre d’en vivre, comment allez-vous justifier de continuer ce fonctionnement dans le futur?

    ps: ça ne me gène pas de continuer malgré tout.

    1. Vous avez tout à fait raison de poser la question et il faudra que j’y réponde s’il s’agit de davantage que d’un feu de paille. A l’heure qu’il est – et selon l’information dont je dispose – mon livre qui s’est le mieux vendu (Le capitalisme à l’agonie), s’est vendu à 6.674 exemplaires, ce qui représentera une somme environ double, soit à peu près 13.000 €. Je vous tiendrai au courant et je tirerai en effet les conséquences d’un changement de situation – je m’y engage.

      1. 6 674 exemplaires vendus !

        Fichtre, la vie est dure. 92 665 visiteurs uniques sur le blog. Même pas 7% du public passé à l’acte. Pas encore demain la veille que la situation va changer si je puis dire…

      2. @Vincent

        Sachant que tous les secteurs du livre, à l’exception du poche, se sont effondrés ce printemps (-2% à -5% selon Livres Hebdo), je vous dirais que 6674 exemplaires vendus, c’est pas mal, pas mal du tout.

      3. Oui bien entendu Martine, dans le cadre élargi de l’édition des livres je vous suis. Vous même vous écrivez ? Mais vu sous l’angle du soutien le compte n’y est pas. C’est le deuxième chiffre corrélé au premier qui, en fait, a retenu mon attention. 13 000 euros pour le travail d’un livre de réflexions et d’explications élaborées c’est pas bézef selon moi ! Mais bon mon rapport à l’argent est peut-être à la ramasse. Mais que diable, 50 000 ventes, voilà un hit parade qui aurait de la gueule…avec simplement l’acte d’un sur deux. Et à 100% vous rentrez dans le top 30 ! 😀

      4. Vincent, les 7% de lecteurs du blog qui achètent le livre, sont à comparer au 1,4 pour mille = 0,14 % environ qui font une donation par mois. Il faut tenir compte du nombre important de lecteurs du blog pour qui 20 € est une somme non-négligeable, de ceux qui de manière générale ne lisent pas de livres… ainsi que de ceux – nombreux sur le blog, comme vous avez pu le constater – qui s’escriment avec moi à longueur de journée, mais qui prendraient comme une insulte irréparable la suggestion qu’ils pourraient lire l’un de mes livres 😉

      5. C’est vrai, je ne fais même pas partie des 1,4 pour mille qui font un don mensuel… Pour l’instant.

    2. Pour 2000 Euro, ils réalisent – 5 – des prouesses !
      Connaissez-vous une entreprise qui offre cette qualité pour ce prix !
      Chargés 2000 font 1300 Euro !

    3. Désolé Bart mais je trouve que votre commentaire est vraiment à côté de la plaque…
      Si l’on vivait dans une vraie démocratie et pas soumis à cette oligarchie du fric, Paul Jorion aurait déjà été engagé pour donner des cours dans nos grandes écoles ou universités car après tout son enseignement basé sur des faits et des analyses serait vraiment utile à la formation de nos futures élites. Mais bon il est clair que c’est utopique car le système doit être verrouillé idéologiquement (et PJ a déjà expliqué ce problème des chaires économiques payé par les maîtres du systèmes) pour sa perpétuation ou plutôt ce qu’il croit être sa perpétuation … Donc je ne vois pas en quoi un supplément de revenus (qui plus est aléatoire) pourrait en quoi que ce soit changer la nécessité de notre soutien! Son travail et son action est énorme, soutenu et constant – et pour à peine plus de 2000 € par mois…
      Je trouve comme Vincent que 6674 exemplaires c’est encore trop peu de lecteurs : achetez, prêtez et faites connaître !! A tous je dis : aidez le blog avec constance ; c’est le minimum minimorum !

      1. Si l’on vivait dans une vraie démocratie et pas soumis à cette oligarchie du fric, Paul Jorion aurait déjà été engagé pour donner des cours dans nos grandes écoles ou universités

        Je suppose alors que Paul est décidément vraiment trop hétérodoxe et franchement subversif, à en juger en tout cas au statut académique de certains économistes présentés partout comme les leaders de la révision radicale des dogmes bien en cour, ou réputés tels, ces grands croque-mitaines de l’économie hétérodoxe franco-française…

        Frédéric Lordon est un économiste français né le 15 janvier 1962. Il est directeur de recherche au CNRS et chercheur au Centre de sociologie européenne (CSE).

        Jacques Sapir, né en 1954 à Puteaux en France, est le fils du psychanalyste Michel Sapir. C’est un économiste qui, après avoir enseigné à l’université de paris-X Nanterre, est devenu directeur d’études à l’EHESS en 1996, après y être entré comme Maître de Conférences en 1990. Il dirige depuis 1996 le Centre d’études des modes d’industrialisation (CEMI-EHESS) et a été le responsable de la formation doctorale « Recherches comparatives sur le développement » de 1996 à 2006. C’est un expert des problèmes de l’économie russe et des questions stratégiques, mais aussi un théoricien de l’économie qui s’est fait remarquer par des positions hétérodoxes très marquées sur plusieurs sujets et un engagement politique à la gauche de la gauche.

        Emmanuel Todd (né en 1951) est un politologue, démographe, économiste, historien, sociologue et essayiste français. Il est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris et docteur en histoire de l’Université de Cambridge. Ingénieur de recherche à l’Institut national d’études démographiques (INED).(…)
        Le 7 septembre 2007, dans une de ses rares interventions publiques, Oussama Ben Laden appelle le peuple américain à étudier les idées de certains intellectuels, et cite notamment Emmanuel Todd.

        Je vois qu’une explication à l’ostracisme sélectif de l’institution académique si généreuse avec des révolutionnaires patentés par ailleurs : sa belgitude…
        À moins que Jorion, pire que d’être un agitateur-savant emblématique et starisé à l’insu de son plein gré, Lordon, un idéologue maître-saucier de l’hétérodoxie politico-économico-stratégique (marxo-keynésio-hayeko-stiglitzo-régulationnisto-institutionnalisto-…), Sapir, ou un démographe-pythie tueur d’empires en série et fournisseur en livres de chevet de l’ex ennemi public mondial Number One, Todd, Jorion donc ne soit un agent de la CIA, de l’Empire du milieu ou un activiste d’Al Quaïda, section vannetaise…
        Vois que ça…

      2. Il y a deux types de chercheurs.

        – Les « chercheurs standards » qui n’ont de chercheurs que le nom, et qui « produisent de la connaissance », de manière quasi industrielle (on suit le protocole exp; on photographie 2 ou 3 galaxies lointaines à propos desquelles on calcule deux ou trois trucs; on suit le programme de recherche plus ou moins explicitement balisé par l’armée…et ça roule…). Il y a aussi ceux qui ont un poste parce-qu’ils appartiennet non pas à tel ou tel courant théorique (bourdieusiens, keynesiens, pour les courants dominants à l’université française) mais parce-qu’ils appartienne à tel ou tel réseau sans rapport avec le contenu du cursus disciplinaire.

        – Les chercheurs « non-standards », les seuls qui méritent ce qualificatif, avec un rien de Mr Tournesol, qui « font c… », vivent uniquement pour leurs recherches, et ne sont pas capables/intéressés par le fait de se construire un réseau de soutien (ils font de la recherche, pas des RH/cocktails etc…).

        En général,quand ils sont vraiment bons et qu’ils refusent de se soumettre, ils sont virés ou condamnés à l’exil (USA principalement).

      3. @Tolosolainen

        achetez, prêtez et faites connaître !

        Comment ça prêtez ! Z’êtes fou ou quoi ?! Primo, je sais pas si vous avez remarqué mais les livres qu’on prête en général on ne les voit jamais réapparaître !  » – Euh… quel livre tu dis ? Je me souviens pas… T’es vraiment sûre que c’est à moi que tu l’avais prêté ce livre ? ((un peu que je suis sûre, j’ai noté ton nom en rouge dans mon agenda !!!) – Euh… c’était quand ? (C’était y-a un siècle ! Note bien que j’ai rien dit jusque-là parce que je sais que tu lis lentement, mais si en plus tu perds la mémoire…).

        Donc. Premier conseil : ne jamais prêter de livres.
        Deuxième conseil : ne jamais le prêter trop longtemps.
        Troisième conseil : si vraiment vous tenez à prêter vos livres préférés, acheter toujours en double et faites d’emblée une croix sur leur retour.

        Secondo. Règle unique des auteurs pauvres (tous ou presque) : tout ce qui se prête ne s’achète pas. Autrement dit penser à faire connaître les auteurs, c’est bien ; songez à faire vivre les auteurs, c’est mieux. Du coup, Monsieur Tolosolainen le bien intentionné, la prochaine fois, dites tout le bien que vous pensez de tel ou tel livre MAIS s’v’plait, à la question fatidique : « Euh… et ce livre, tu pourrais pas me le prêter ?« , dites plutôt : « – Ah ben flûte, c’est trop bête, j’aurais vraiiiiiiiiment bien aimé, mais il se trouve que je l’ai déjà prêté à untel. Et figure-toi qu’il ne me l’a toujours pas rendu. » 😉

        1. Jérôme K. Jérôme, je cite de mémoire : « Ceux à qui vous prêtez des livres ne vous les rendent jamais. Le fléau est tel qu’il ne me reste dans ma bibliothèque que les livres que j’ai moi-même empruntés ».

      4. Moi j’emprunte – je garde – les bons livres et je fais semblant de prêter – je donne – les mauvais, qu’on m’a prêtés.
        Et quand je pense à tous ces écrivains que j’aurais aimé payer pour qu’ils n’écrivissent pas ou, au moins, qu’ils ne publiassent jamais…

      5. C’est aussi une façon d’etre politique que de donner « a lire » .
        Sur les sites de bookinistes , vous avez une possibilité d’alerte pour des titres qd ils sont proposés .Perso j’achète et donne souvent (clients , amis …) certains titres qu’on ne me rendait :
        le « traité de savoir vivre a l’usage des jeunes générations  » pour la poésie, de RAOUL , récemment Goffman , les rites interactifs , Gleick , Th. du Chaos et tout Lorenz , bien sur …et B. e Jouvenelle « du pouvoir » , Pour ennuyer Vigneron …

      6. Comment lire un livre sans le souligner et l’annoter dans les marges? Et comment prêter un livre souligné et annoté? C’est trop intime…

        « Lorsque les livres sont prêtés, ils sont si vexés qu’ils ne reviennent jamais chez vous. » (Alfred Capus)

        « Tonto quien presta un libro, más tonto quien lo devuelve. » (Anonyme) [Idiot celui qui prête un livre, plus idiot encore celui qui le rend.]

      7. @ vigneron
        « Comment lire un livre sans le souligner et l’annoter dans les marges?
        Pas dur. Sans crayon. »

        Raté: sans crayon je le fais, puisque je souligne et annote les livres au stylo bille…

      8. À ce propos, il y a pas mal d’années, un soir dans le Métro, je lisais assis en soulignant beaucoup comme d’habitude, et je vois 2 pieds qui s’arrêtent en face de moi. Et j’entends une grosse voix qui hurle: -Tu n’as pas honte???

        Je lève la tête et je vois un grand clochard assez jeune et barbu qui me regarde de façon d’autant plus menaçante qu’il puait l’alcool:
        -Honte de quoi?
        -Tu n’as pas honte??? …Tu as vu comment tu traites les livres???
        -Comment ça?
        -Tu n’as pas honte de salir les livres, de les abimer comme tu le fais??? …Tu ne sais pas que les livres c’est sacré ???

        Tout le monde dans le wagon s’était arrêter de parler et moi je me disais que ça allait être dur de s’en sortir sans dommages. Le type me regardait furibond, prêt à m’arracher le livre et m’agripper par la veste pour punir ma façon de lire, quand, je ne sais pas encore comment, j’ai eu une soudaine inspiration:

        -Mais c’est le contraire. C’est parce que j’aime beaucoup les livres que je les souligne et les commente. Quand je finis de les lire, je relis ce que j’ai souligné et je copie les meilleurs phrases pour m’en rappeler.

        Le type change de tête d’un coup, reste immobile un bon moment en réfléchissant, esquisse un sourire et me dit avec une voix presque normale:

        -Excuse-moi… J’ai cru que tu n’aimais pas les livres. Et je ne supporte pas les gens qui n’aiment pas les livres…

        Et part en titubant se rassoir un peu plus loin.

    4. Décidément, les aigris et les envieux …

      2000€ par mois, sans déconner, vieux! Vous savez combien gagne un éditorialiste de la presse généraliste? Je vous laisse chercher, petit curieux…

      Et les droits d’auteur en prime! Renseignez-vous aussi, il y a peut-être 30 ou 50 auteurs en France qui vivent exclusivement de leur plume tout genre confondu. Paul Jorion n’écrit pas des livres publiés dans des catégories qui en font partie.

      Vous êtes effectivement d’un tempérament curieux? Toutes mes excuses alors.

      Reconnaissez tout de même, ou n’hésitez pas à le signaler quand vous reposerez la question, que la publication mensuelle des montants des dons effectués et le système d’arrêt quand le plafond est franchi sont exceptionnels voire peut-être même uniques.

      Allez, moi aussi, je suis curieux: que n’allez-vous pas faire la leçon à d’autres moins transparents?

    5. bart,

      un lecteur du blog m’envoie un mail me disant : « De la manière dont Bart vous pose la question, il semble clair qu’il NE « fai(t) (PAS) partie des personnes qui participent à la donation mensuelle »… »

      Cela a piqué ma curiosité : je suis allé voir et… c’est ce lecteur perspicace qui a raison : vous n’avez jamais fait de donation.

      Ceci dit, il n’est jamais trop tard pour bien faire !

    6. Je viens de trouver un commentaire de bart, établissant la liste des donations Paypal qu’il a effectuées au fil des ans sous une autre identité et avec d’autres coordonnées que celles utilisées dans ses commentaires. Dont acte. Je ne pense pas qu’il soit utile de publier cette liste ici. Je réitère à bart mes remerciements pour ses donations et je reconnais sa bonne foi ainsi que son souci, comme il l’affirme, de soulever la question qu’il a posée avant que d’autres ne la soulèvent. C’est d’ailleurs exactement dans cet esprit que j’avais répondu initialement à sa question.

    7. bart,

      Vous êtes un descendant du fameux corsaire dunkerquois, Jean Bart ?
      Je vous pose la question car sous un autre pseudo un commentateur se présentait comme venant de cette ville et faisait allusion audit corsaire. 😉

      1. pas du tout, c’est beaucoup moins historique ni littéraire.
        j’espère juste qu’il reste en moi un côté insolent ou impoli qui se retrouve dans bart simpson.

    8. Que Monsieur JORION puisse gagner raisonnablement sa vie, notamment grâce à vous, est salutaire. Je n’ai pas pour ma part, les moyens de donner, et je reconnais pour autant, bien profiter.

      La manière dont vous posez les choses, Bart, suscite en moi une interrogation quant à la propriété intellectuelle.

      M JORION est obligé de surfer à la frontière de la libre circulation des idées ou de leur propriété pour gagner sa vie.
      S’il s’avère que Monsieur JORION, finalement, trouve des revenus corrects à partir de ses droits d’auteurs, et abandonne le mécénat, il risque de s’instaurer à l’esprit des blogueurs un sentiment d’avoir nourri la propriété des idées du taulier…
      Il me semble plus acceptable d’ouvrir ses droits d’auteur au libre accès pour conserver une notoriété (NINE INCH NAILS, RADIOHEAD) que de laisser ses idées en libre accès pour après pouvoir jouir de ses droits d’auteur.

    9. BArt> Point de vue tout a fait fielleux.
      Paul vous n avez pas a nous rendre compte de vos revenus a mon avis et surtout pas hors du blog.
      Votre activite d auteur est une activite hors de ce blog , meme si elle contribue a la reflexion qui s’ y developpe..
      Ceux qui consultent le blog devraient reflechir a la qualite de l information, dans un premier temps.
      A cet aune il me semble que la donation devrait aller de soi, au niveau de ce que peux couter un hebdomadaire ou un bon quotidien, pour ceux qui le peuvent et qui tiennent a une information de tres haut niveau.
      Ensuite viens le deuxieme etage de la fusee. la promotion de certaines idees et principes.

      1. @Arnaud

        Je vous rappelle la réponse initiale de Paul à Bart Simpson, la seule qui vaille à mon avis :

        Vous avez tout à fait raison de poser la question et il faudra que j’y réponde s’il s’agit de davantage que d’un feu de paille.

        Et le contexte comme les principes dans lesquels s’inscrivent à la fois l’usage de la contribution volontaire et cette réponse de Paul :

        Donation : pourquoi ?
        Vous avez la gentillesse de louer mon indépendance : je ne travaille en effet pas pour une entreprise, je n’enseigne pas non plus, ni ne veut bénéficier de la publicité – qui n’est pas ma tasse de thé ! Je vis exclusivement de mes droits d’auteurs et de vos contributions. Je pourrai continuer d’écrire comme je le fais aujourd’hui tant que vous m’y aiderez.

        Je refuse d’opérer parmi vous une sélection par l’argent : je veux que l’accès à mes textes reste gratuit parce que j’entends continuer de m’adresser à ceux pour qui tout ce qui n’est pas gratuit est trop cher. Et il me faut du coup compter sur d’autres qui pourraient contribuer davantage – mais sur une base strictement volontaire.

        Pour qu’il n’y ait pas d’abus de ma part, je publierai mes comptes tous les mois, ce qui vous permettra de juger la manière dont j’utilise ces fonds. Si la formule produit plus que le nécessaire – on peut rêver ! – les sommes seront redistribuées dans le même esprit : pour le développement d’une presse « alternative » : en faisant monter à bord d’autres « journalistes presslib’ » (et pourquoi pas vous ?).

  15. Bart, c’est le bon collègue qui vient à votre pot d’anniversaire en ayant fait semblant de mettre un billet dans la cagnotte, mais qui n’oublie pas de signer la carte.
    Prévenez nous quand vous aurez reçu le chèque de Bart.

  16. Paul,

    Chuis content que vous ayez trouvé comment la vérité et la réalité furent inventées, mais vous ne croyez pas (même un peu ?) que c’est à chaque individu à chaque instant de les inventer ?

    1. @Fab

      Vous êtes d’un prévisible absolument déprimant… Savez quoi ? On va vous faire gagner un peu de votre temps de contemplation, méditation ou juste « libre ». Ça vous dirait, hein ? Refilez nous donc votre gravatar et on torchera vos posts pour vous, dentelle hypertexte comprise… Good deal, isn’t it ?

    2. Cher Fab, « chuis » est la contraction de « je » et « suis », il est souvent préférable de les séparer, en particulier en présence de supérieurs. Il s’agit de l’une des choses que j’explique dans mon livre. Attention cependant, il y a aussi dans ce livre quelques mots très longs et d’autres qui viennent du grec. Dans certains cas, d’ailleurs ce sont les mêmes. Mais ne vous laissez pas impressionner : vous faites partie des personnes qui trouveront dans sa lecture la réponse à des questions qu’elles se posent !

    3. Fab,

      L’appel à la transformation immédiate de nos conditions de vie, à la contestation de l’ordre établi, il n’est nullement interdit par la démarche de Paul, seulement il n’en fait pas un cheval de bataille, parce qu’en tant qu’anthropologue ce dont il parle le mieux c’est de la dimension collective des questions humaines qu’il aborde en analysant et s’attaquant à l’origine idéelle des inerties. Ce qu’il a fait par exemple avec son dépassement de Marx sur la question de la valeur comme mesure du travail abstrait dont les implications politiques et même philosophiques sont évidentes. En ne faisant pas de la mesure du travail humain l’objet d’une valeur mais la mesure d’un rapport de force il montre le travail sous un nouveau jour, c’est à dire en montre la condition absurde et inique de simple objet soumis au capital, de quoi fournir des arguments pour remettre en cause le salariat. Si le travail n’est plus un coût pourquoi devrait-on continuer d’accepter sans broncher les explications que nous donnent patronat et syndicats qui se fondent sur une conception réifiée de la personne humaine.

      Si Paul ne lance pas tous les cinq minutes des appels à la révolution permanente c’est peut-être parce qu’il lui semble plus efficace de mener un combat sur le plan des idées, pour qu’ainsi dans l’esprit d’autres humains se fasse jour une nouvelle représentation du monde, qui pourront être à l’origine de nouvelles pratiques. La dimension éthique et pratique est implicite dans la démarche de recherche de nouvelles vérités. Le nier, serait faire preuve d’anti-intellectualisme.

      1. Pierre-Yves,

        « en tant qu’anthropologue » : c’est bien le problème !

        Anthropologie : « L’anthropologie est la branche des sciences qui étudie l’être humain sous tous ses aspects… »

        Si vous posez un cadre sur ce que vous observez, avouez qu’il est difficile ensuite de s’en défaire… »Le nier, serait faire preuve d’anti-intellectualisme ». Je mène également un combat sur le plan des idées, mais en faisant tout pour que les idées viennent de l’individu, et non qu’elles lui soient une nouvelle fois pré-mâchées afin qu’il puisse encore se dédouaner du nécessaire (à la démocratie) travail de prise de conscience qui lui permettrait de trouver les idées de Paul, Pierre & Co. évidentes.

      2. @ Pierre-Yves D. 25 juin 2011 à 09:46

        L’appel à la transformation immédiate de nos conditions de vie, à la contestation de l’ordre établi, il n’est nullement interdit par la démarche de Paul, seulement il n’en fait pas un cheval de bataille, parce qu’en tant qu’anthropologue ce dont il parle le mieux c’est de la dimension collective des questions humaines qu’il aborde en analysant et s’attaquant à l’origine idéelle des inerties.

        Vous me rassurez. Certaines fois on peut s’interroger quand on lit les titres choisis pour ses bouquins ou ses billets. Ce qui pour moi, compte le plus, c’est l’objectif. Il m’apparait fondamentalement humaniste chez Paul Jorion. Il lui faut certainement « jouer serré » pour entraîner le plus possible de gens vers un objectif commun. Ne décourager ni les plus radicaux, ni les plus modérés. C’est la tendance générale médiane qu’il convient d’apprécier.

      3. Fab

        Sans cadre on ne sait plus de quoi l’on discute.
        Si la pensée peut déborder du cadre c’est bien parce que le cadre était là.
        Le cadre c’est ce qui permet d’objectiver un monde et à propos duquel il peut être affirmé et réfuté certaines propositions. C’est donc ce qui permet de mettre des vérités en jeu. Autant dire que sans cadre(s) il n’y a pas de démocratie. Or cette objectivité qui la produit si ce n’est des individus ?
        Relisez « comment je suis devenu anthropologue de la crise », c’est tout sauf du prémaché ! Si Paul ne s’était jamais intéressé à l’anthropologie comme discipline et ne s’y était tenu malgré toutes ses difficultés pour entrer dans le circuit académique, pensez-vous que nous serions ici en train de discuter des fondements intellectuels de la monnaie, de la finance, et du destin du capitalisme, de la civilisation ? Comme cadre j’ai vu plus étriqué ! 😉

        Je mène également un combat sur le plan des idées, mais en faisant tout pour que les idées viennent de l’individu, et non qu’elles lui soient une nouvelle fois pré-mâchées afin qu’il puisse encore se dédouaner du nécessaire (à la démocratie) travail de prise de conscience qui lui permettrait de trouver les idées de Paul, Pierre & Co. évidentes

        La prise de conscience que vous évoquez ici se trouve liée directement à la subjectivité, ce sont les situations particulières d’une vie personnelle, en collectivité qui nous affectent et nous portent à nous faire adopter telle représentation du monde plutôt qu’une autre. Sur ce point je vous suis. C’est tout ce qui concerne les prédispositions pour l’adoption d’idées nouvelles. Ceux qui viennent sur le blog régulièrement sont disposés à entendre le type de discours qui se tient ici, sinon ils seraient ailleurs, peut-être dans une secte, un église, un parti.

        Par contre lorsque vous exprimez une crainte que l’individu s’efface derrière l’anthropologue, j’ai une position inverse de la votre . Paul n’est jamais si bon que lorsqu’il fait parler des idées qui ressortissent à son approche anthropologique, sociologique, ou encore philosophique. Car alors que le point de vue qu’il exprime intègre dans le discours scientifique, philosophique, les sentiments, les tensions, les contradictions qui affectent sa personne. Quand je dis intègre que l’on m’entende bien, il ne s’agit pas de broder avec du subjectif le discours rigoureux qui serait l’objectif, mais bien d’intégrer, de prendre en considération explicitement dans l’objectif lui-même la part subjective de nos vies, c’est à cette condition seulement que la science peut être dite humaine.

      4. Pierre-Yves,

        Il y a cadre et cadre ! Un cadre qui est posé et qui n’évolue plus est dangereux : tel est le cas de l’anthropologie sociale qui considère et n’en démord pas que c’est la société qui forme l’individu, et non l’individu qui construit la société dans laquelle il souhaite (ou pas) évoluer. Le danger, vous pouvez l’observer en permanence ici : une prise de conscience de l’individu est scientifiquement inacceptable pour l’anthropologue qui perdrait alors non seulement la validité de tous ses travaux passés mais surtout la mainmise qu’il a sur sa spécialité.

        Autre exemple de rigidité : mes messages ne sont plus publiés (peut-être celui-ci passera-t-il les grilles de la censure…sa seule chance est qu’il permette à Paul de rebondir sur un sujet qui colle à son plan com…).

      5. Fab

        Alors il faut lire les ouvrages où sont explicitées les propositions dont vous alléguez la rigidité et les réfuter, soit pour en montrer l’incohérence, soit pour montrer qu’un autre cadre d’explication des phénomènes considérés serait plus approprié, pour telle(s) et telle(s) raison(s).

        Les anthropologues et sociologues savent que leur science fait l’objet d’un enjeu politique et philosophique. Le cadre scientifique dans lequel ils s’inscrivent est lui même questionné, même si je vous le concède, ils ne le font pas assez, préférant souvent défendre leur pré carré, montrer le visage de l’expertise, l’exposition permanente à la critique pouvant nuire à la carrière ou simplement à la cause qui les anime.

        C’est tout le dilemme du chercheur en sciences humaines qui a de fortes convictions politiques et philosophiques. Bourdieu à cet égard est une figure emblématique de l’intellectuel-chercheur habité par la cause politique. Aussi loin soit-il allé dans cette direction, il n’a pu échapper lui-même à cette tension inhérente au fait que l’homme Bourdieu se compose de et doit composer avec différents rôles sociaux. Tout comme en chacun de nous il y a en proportion diverse le bourgeois et le citoyen qui cohabitent en un même individu ….
        Je pense que ce qui se dit ici et là de très critique à propos du blog est à comprendre et expliquer à la lumière de cette problématique.

  17. Profitons…Pour une fois…Un érudit pas posthume…Cela devenait rare, chez nos chers éditeurs…Voilà bien, des vérités et des réalités enfin partagés!

  18. Bravo à Paul !
    Que de chemin parcouru…

    Je me souviens de l introduction a la philo en terminale scientifique; le professeur nous avait raconté l histoire de chercheurs occidentaux étudiant un peuple isolé des autres civilisations (je crois que c était en Amazonie. Les chercheurs projettèrent un film dont le sujet était une grande ville occidentale.
    Lorsque les indigènes furent interrogés, il apparut que la seule chose qu ils reconnurent dans cette projection de lumières, ce fut … la poule qui apparaissait dans une des scènes.
    Le professeur insistât lourdement sur ce point, et cela m a marqué.
    Je me suis demandé si à l inverse, les chercheurs ne percevaient eux aussi, malgré leur avance technologique, qu’ un aspect de la réalité des indigènes.

    Pour moi, lecteur de ce Blog, c est la partie du travail de Paul qui m intéresse le plus.
    Pour moi, la monnaie est comme cette poule pour l indigène : je dois faire un immense effort d imagination pour comprendre ce qu est une cabine téléphonique, un hélicoptère…

    C est le seul moyen ( le comprendre d’ abord) de pouvoir ensuite agir sur le monde et en modifier la réalité. Il s agit au total de s élever dans la connaissance du monde. Paul nous y aide.
    Merci a lui.

  19. @vigneron
    Je persiste et signe. Il est possible que la belgitude n’ait pas permis de commencer chez nous un parcours qui l’aurait mené à l’université… Ce que je veux dire c’est qu’il pourrait et devrait ex-qualité donner des cours quelque soit le titre ou les modalités.
    En ce qui concerne MM Lordon , Sapir et Todd je trouve votre attaque minable et déplacée.
    Je lis, j’écoute et j’ai acheté des livres de Frédéric Lordon. C’est un des grands intellectuels que je respecte et admire au même titre que Paul. (d’ailleurs il est dans son blogroll). Peut-être que ce n’est pas la peine de le lire pour les gens qui savent tout et jugent de façon péremptoire comme vous? (le traiter d’-hayeko– me montrerait que vous ne le lisez pas).
    Envoyer des fatwas agressives ne fait en rien avancer le débat. Dans ma jeunesse j’en ai connu des dogmatiques comme vous qui déclaraient le bon idéologique et ce qui doit être lu et ça me saoule ! En littérature par exemple ne pas lire Balzac : réac catho?? etc.

    1. @Tolosolaainen

      Qu’est-ce que vous me chantez là ? Je vous dis juste que des soi-disant radicaux hétérodoxe bénéficient de postes enviés dans le milieu que vous supposez non-démocratique, le petit monde universitaire et de la recherche, point.
      Que Sapir – et non Lordon… – s’inspire de l’analyse de von Hayek à propos de son thème de l’économie décentralisée, comme sur celui du marché en tant que processus de dynamique adaptative – « par essais et erreurs » et non par choix rationellement déterminé des agents – et qu’il loue l’illustre confrère autrichien en hétérodoxie pour avoir été l’auteur, le précurseur de la « coupure épistémologique » dans la le dogme utilitariste, néo-classique comme keynésien, c’est un fait aussi (Les trous noirs de la science économique, 2000). Ce qui ne le range pas bien sûr dans le camp des libertariens mais bel et bien dans celui des picoreurs idéologues à géométrie extrêmement variable. On jette tous les fatras de la pensée économique mais on garde un peu de chaque fatras pour fonder le grand œuvre Sapiriste. C’est la garbure à Sapir, un peu de tout, beaucoup de rien. Et une question, quel est le fil rouge ? Où est la rupture ? La nouveauté ? Quelle est la philosophie fondatrice de notre « économiste scientifique » péremptoire ? Pour Lordon c’est limpide, c’est le Spinozisme. Pour Sapir ? Paris-Berlin-Moscou, huh ?
      Pour la belgitude, boutade bien sûr.
      Bref vous n’avez simplement pas saisi que Jorion ne bénéficie implement pas des mêmes « facilités » cooptatives, ni sans doute du cursus « convenable » et surtout de l’affiliation à un groupe de pensée, une école, une église, voire une coterie pure et simple, telle celle qui profite aujourd’hui allègrement à un Lordon ou un Sapir, couvrant, qui plus est, un prisme politique on ne peut plus multicolore et grandissant…

      L’équivalent dans le champ universitaire de la coterie littéraire, on ne peut mieux dépeinte par Molière dans les femmes savantes :

      Nous serons, par nos lois, les juges des ouvrages ;
      Par nos lois, prose et vers, tout nous sera soumis :
      Nul n’aura de l’esprit; hors nous et nos amis.
      Nous chercherons partout à trouver à redire,
      Et ne verrons que nous qui sachent bien écrire.

      Jorion est un maverik, un franc-tireur, un chercheur libre et un diffuseur-vulgarisateur autonome, c’est très bien ainsi même si je comprends aisément qu’il accepterait sans s’offenser une reconnaissance académique se traduisant par un poste d’enseignant ou de chercheur un chouïa plus sécurisant…
      En attendant, moi, je l’ai dèjà fait Dr Honoris Causa de mon université vigneronne personnelle rin ka bibi.

      Ps : et ne dites pas de mal de Balzac, j’adore, positivement, jusqu’à son style très hasardeux, ses phrases les plus tordues.

      1. Et vous VIGNERON, qui avez le temps de meubler, de manière fort honorable certes, la plupart des billets de JORION et de ses francs tireurs… Ce loisir vous est offert par votre vignoble? Par votre famille? Ou après un dur labeur, réalisé à l’aune de votre propre existence?
        Vous avez, malgré tout, un style bien arrogant, de ceux qui ont l’impression d’avoir eu le feu dès la naissance et pour leur vie.

        PS: pour me parer à votre « verve », je tiens à préciser tout de suite que je suis un fils de bourgeois nés de la guerre 39 45

      2. Vous dites de Lordon qu’il est :

        marxo-keynésio-hayeko-stiglitzo-régulationnisto-institutionnalisto-…

        . Ce qui pour signifiait que liste vous le classifiez aussi de « hayeko’…et là vous parlez de Sapir!
        Un point à préciser: dans ma dernière phrase je ne dis en rien du mal de Balzac, un des auteurs qui m’aura accompagné toute ma vie. Je veux dire que personne ne doit empêcher de le lire car il est (en apparence dans ses livres) catho et réac (voir par ex. le magnifique roman : le Curé de campagne) mais sa féroce dénonciation du monde à venir (le nôtre) est extraordinaire, sans parler de son style et de la profondeur des personnages.
        En fait vous tapez plus vite que votre ombre et à mon avis sans vraiment considérer ce que les autres ont l’outrecuidance d’écrire… Bon j’arrête là : j’ai pas le niveau.

      3. Je sais que ce message ne passera pas la modération mais …

        Il y a quelques intervenants sur ce blog et le-dit Vigneron en fait partie qui non seulement monopolisent le débat , sous couvert d’une aisance d’écriture , mais qui jettent anathèmes et fatwas sur qui n’est pas d’accord avec eux .Je suis ce blog depuis très longtemps ,je n’interviens jamais mais je l’apprécie (ais) pour le ton courtois qui préside (ait) aux débats , ces temps semblent révolus .Alors ou vous les calmez un peu(Vigneron and Co) ou ,je sais que peu vous importe mais , je deserterai vos pages

        PS : Quand on se permet de toucher à Monsieur Lordon , il faut avoir au moins l’avoir lu

        1. @ pierre781

          Aucune raison de ne pas publier votre commentaire. Oui, Vigneron est souvent excessif et le paye cash (à combien on est Vigneron, 235 messages effacés ?)

      4. @pierre781

        Quand on se permet de toucher à Monsieur Lordon.

        Vous n’avez pas remarqué que l’on touche à à peu près tout le monde sur ce blog ?! D’ailleurs c’est bien simple, dès que quelqu’un aperçoit un piédestal, boum, le gars file illico déboulonner le buste. Aucune idôle n’y échappe. Aristote en prend régulièrement pour sa métaphysique. Jorion se fait flinguer le moral à intervalles réguliers. Quant à Marx, pas moyen de se maintenir comme la vénérable figure du culte que certains tentent pourtant de nous vendre. ‘ttendez, y’en a même de plus en plus qui prônent l’arrêt pur et simple de la lecture de livres. Elle serait nocive pour les neurones. (De vrais fanatiques). Et vous, comme par hasard, vous élisez le trublion Vigneron comme objet de vos récriminations toutes nouvelles, au prétexte que celui-là plus que les autres n’argumenterait pas ces critiques. La bonne blague. J’ai pourtant le souvenir d’une critique particulièrement argumentée de la part de Vigneron, précisément à l’encontre de la position de repli de Frédéric Lordon (texte de ce dernier à l’appui). Donc, la prochaine fois que vous nous donnez de vos nouvelles sur ce blog, vous serez gentil de nous dire en quoi vous vous inscrivez en faux avec Vigneron. A moins, évidemment, que vous ne préfériez jouer les gardiens du Temple des Messieurs ; auquel cas nul besoin de vous faire le chantre de l’argumentation puisque au Temple c’est bien connu, on adule plus qu’on ne pense.

      5. L’exemple type du chercheur académique à la botte du gouvernement, c’est Hegel (Kojève a mal fini aussi). Eh bien vigneron m’est tombé dessus avec force arguments ad hominem pour avoir osé critiquer certaines idées de cet illustre philosophe. Au passage Paul Jorion lit attentivement Hegel, tout comme Marx en son temps. Ils ont bien raison, Hegel n’était pas qu’un petit fonctionnaire-chercheur obéissant (comme beaucoup de fonctionnaires-chercheurs, y compris Lordon). Mais cherchez la cohérence de vigneron là-dedans… Il aime dézinguer (et partir pour mieux revenir, comme dit la chanson de Diam’s), c’est tout.

      6. @ Tolosainen : Hayek Sapir, pas Lordon
        Au début de votre mécontentement, il y a la scansion syncopée du vigneron, dont je réédite le palimpseste cunéiforme:

        À moins que Jorion, pire que d’être un agitateur-savant emblématique et starisé à l’insu de son plein gré, [c’est-à-dire] Lordon, [d’être] un idéologue maître-saucier de l’hétérodoxie politico-économico-stratégique (marxo-keynésio-hayeko-stiglitzo-régulationnisto-institutionnalisto-…), [c’est-à-dire]Sapir, ou [d’être] un démographe-pythie tueur d’empires en série et fournisseur en livres de chevet de l’ex ennemi public mondial Number One, [c’est-à-dire] Todd, [à moins que] Jorion [,]donc[,] ne soit un agent de la CIA, de l’Empire du milieu ou un activiste d’Al Quaïda, section vannetaise…

        Pour on contre le « style vigneron » ? Bonne question.
        Est-ce que la nouveauté cognitive doit toujours venir sous les habits policés du débat feutré ? Ou comme dans la vrai vie, comme une baffe sur le coin de la figure ? Ou encore façon « french theory » (Derrida Deleuze Stiegler…) comme une potion où l’amertume du vocabulaire et le salé de la syntaxe attaquent les papilles qui n’ont que trop connu les mies expansées et surformattées ? De certaines padielle que j’ai entendues, j’ai retenues qu’elles coulaient comme des torrents.
        Vigneron ami des coteaux a mis la cote de l’eau haut, qu’on l’entende quand elle tombe.

      7. @Martine Mounier

        Une bien longue réponse pour une remarque, somme toute , anodine

        1) Je ne suis le gardien de rien du tout pas plus de Lordon ,qui est assez grand et talentueux pour se garder lui-même , que d’un autre

        2) Quand on cite ,on ne tronque pas ! la fin de la phrase était « il faut avoir au moins l’avoir lu « . Avouez tout de même que l’association Hayek-Lordon , montre soit une sérieuse myopie , soit une lecture après absorption de liquide alcoolisé très au-delà de la limite autorisée

        3) Votre réaction est l’illustration parfaite de mon commentaire .Vous écrivez bien , le propos est clair et (souvent) pertinent, vous y mettez ce qu’il faut pour démontrer votre érudition et vos solides études mais alors ,que de mépris pour le « sans grade » .Quel intérêt ,autre que la satisfaction de votre égo , avez-vous à l’humiliation de votre « cible » ? .Tenez –vous tant que ça à démontrer à la communauté du blog votre place dans la « hiérarchie » ?

        4) Tout ceci n’a aucun intérêt , pardonnez moi d’avoir osé jouer dans la cour des grands , je retourne dans la soute ,là ou mon éducation n’aurai jamais du me permettre de sortir

      8. @Moi

        Vous me direz si je me trompe mais il me semble me souvenir que votre désaccord avec Vigneron portait sur la question de l’universalisme. La position exprimée aujourd’hui par Vigneron dans sa critique récente de F. Lordon, me parait par conséquent tout ce qu’il y a de plus cohérente. Que vous participiez au procès en style méchant de certains, alors que vous savez parfaitement que Vigneron n’est jamais gratuit, je trouve cela dommage.

      9. @pierre781

        Où diable voyez-vous du mépris pour les « sans-grades » dans le fait que je ne laisse pas dire sur Vigneron quelque chose que je crois faux ? Je ne sais strictement rien de vous et quand bien même vous seriez le plus cultivé des hommes de la terre, je défendrais mon point de vue de la même manière. Vous pouvez me faire confiance.

        – Au passage, et pour que les choses soient bien claires, je n’ai aucune admiration particulière pour les universitaires et les lettrés pompeux, de quelque grade que ce soit. Je n’ai d’admiration que pour les artistes et les gens drôles en général.

        J’ai été assez courte ?

      10. @Martine:
        Je vous donne raison pour ceci : « Que vous participiez au procès en style méchant de certains, je trouve cela dommage. »
        Je vous donne tort pour ceci: « alors que vous savez parfaitement que Vigneron n’est jamais gratuit »
        Aucun de nous deux ne me semble objectif sur la question.

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