POUR FAIRE RIRE UN INGÉNIEUR

Quand on me demande : « Qui lit votre blog ? », je réponds : « Beaucoup d’ingénieurs, de juristes, de médecins… Des personnes qui savent comment résoudre de vrais problèmes, des problèmes de vie quotidienne… »

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77 réflexions sur « POUR FAIRE RIRE UN INGÉNIEUR »

      1. Hello l’Abatros… »L’amour est une solution, à condition qu’il soit vrai » dit la dernière phrase de votre lien vidéo…Mais alors la nécessité du vrai et de la vérité s’impose…Again and again…J.L. Godard est un homme d’esprit voilà tout!

      2. @ P.Jorion

        « Encore plus étonnant que Slate.fr ne sache orthographier ni Aristote, ni aristotélicien ! »

        On va pas quand même demander maintenant à des journalistes de connaître l’orthographe et la philosophie classique…

        En plus, « Artistote » ça va bien à l’auteur de « La Poétique », non?

      3. Godart lui en est resté à la culture classiquement enseignée depuis des siècle en France et ne sait pas que le raisonnement fut déjà couché sur tablette d’argile par les Sumériens et leurs héritiers spirituels ( dont la Grèce a été un lointain membre , la Grèce a importé beaucoup de connaissances de l’Orient ) . les Sumériens ont inventé les premiers dictionnaires , calendrier , le partage des pouvoirs et la démocratisation , la désacralisation du pouvoir royal ( Hammurabi et son code ) , la première bibliothèque , les premières sciences , l’idée de la connaissance comme contemplation n’est pas d’Aristote mais du roi Assurbanipal ( plus connu sous le nom de Sardanapale et à qui les Grecs ont collé une image désastreuse pour ruiner sans doute l’une des plus brillantes figures de l’empire-ennemi héréditaire , car les Perses avaient annexé la Mésopotamie ) . Source : Jean Botéro , l’un des plus grands spécialistes mondiaux des civilisations mésopotamiennes
        La France est très en retard par rapport aux USA ou à la GB sur les connaissances orientales … Même les élites intellectuelles sont dans l’ignorance la plus totale de la dette européenne envers l’Orient et continuent d’enseigner que tout a commencé en Grèce . Malheureusement , beaucoup de ce qu’on croit être un héritage grec est en réalité un héritage sumérien et akkadien .

  1. Il existe un mouvement « libre » du type Wikipedia qui permet de construire votre propre imprimante 3D et utiliser du matériel électronique lui aussi libre, voir Arduino (sous licence GPL).

    http://reprap.org/wiki/Main_Page

    Ce mouvement prône la fabrication libérée des entreprises et, à terme, est un paradigme intéressant : ne plus avoir besoin des entreprises et d’un capital énorme pour fabriquer ce dont on a besoin.

    La libération de l’humanité du besoin de capital pour la fabrication d’objets usuels !

    La prochaine révolution dans l’organisation du travail !

    1. Hum, on peut compter sur le Capital pour mettre les bâtons dans les roues à ce mouvement. N’oublions pas que le Capital contrôle les Etats, et donc le pouvoir législatif…

      Mais la perspective est enivrante, en effet.

      1. Il y a quelque chose de plus dans le mouvement reprap cité par Upwind : les machines sont conçues pour être capables de reproduire les pièces dont elles sont constituées!

        La première génération s’appelait Darwin, et les créateurs ont appelé Mendel la deuxième génération. Tout un programme! Les Mendel sont capables d’imprimer toutes les pièces des Darwin, ainsi que leurs propres pièces, à l’exception des tiges filetées, des écrous, des courroies, des moteurs pas-à-pas et de l’électronique.

        Pour l’instant, ça reste expérimental, car les temps d’impression sont redhibitoires pour toute application réaliste, et la résolution des pièces est un peu grossière, mais la voie est tracée…

        Toute la documentation est en « open source ». Si vous voulez participer au mouvement reprap, vous pouvez acheter un kit Mendel pour $600, environ (ou beaucoup moins si vous récupérez des pièces sur de vielles imprimantes).

      2. Y aurait aussi à revenir à la base, une nomenclature, quand on arrive a modifier les standard de boulonneries pour vendre de nouvelle clef (les saletés de 16 et 18 dont l’utilité est de constater qu’armé d’une clef classique 17 et 19 on peut ce déchirer le dos des mains).

        Mais bon ça date pas d’hier, en passant du standard ricain au système métrique, on a vendu des clefs métriques (en 6 pans femelles évidement) sans boulon, les clefs de 20 mm (même en tuyauterie elle n’a pas fonction c’est rare en général c’est les clefs intercalaires). je suis sur que chaque garage en à une planqué (vendu dans un set).

        Une question philosophique pour ingénieur, à quoi sert un outil sans fonction, à quoi sert une clef de 20 mm?

        Deuxième problème le recyclage, comment récupérer facilement le cuivre des bobines d’une voiture (sans délocaliser une main d’œuvre pour faire le sale boulot), comment concevoir des outils faciles à recycler?

        Plus qu’une utopie d’ingénieur, une imprimante 3D, mieux vaut limiter les outils et permettre la reconversion des métaux sans altérer leurs propriétés.

  2. Mais comment le scanner peut-il reprérer les deux petits axes de la molette ainsi que les dents qui permettent de convertir sa rotation en mouvement rectiligne de la partie mole de la machoire?

    Il « lit » à travers le métal te « devine » jusqu’où vont les pièces cachées??

    Ça sent le fake, ou en tout cas la partie lecture de l’objet est présentée sous un jour un peu trop simplifé : peut-être y a-t-il un fastidieux travil de dessin industriel pour préciser les pièces invisibles…

    (Quand je clique sur le bouton Italique, je suis dplacé à la vidéo…)

    1. Il y a obligatoirement une retouche CAO de la pièce pour laisser un jeu entre les pièces mobiles.

      En fait, ce procédé s’appelle stéréo-lithographie et est utilisé depuis une dizaine d’années dans les entreprises.

      ça commence à se démocratiser.

      Bien sûr, les pièces sont utilisées pour faire des maquettes et ne sont généralement pas fonctionnelles en raison de leur composition en matière plastique.

      La vraie révolution sera lorsqu’on sera capable d’imprimer directement ces pièces en alu ou en acier.

      Une avancée récente est tout ce qui concerne le « prototypage rapide », à l’aide de ces machines des moules perdus peuvent être réalisés et des pièces uniques fabriquées en peu de temps en fonderie.

      Malgré cela, le coût reste élevé par rapport à de la fabrication industrielle de série en raison de la cadence faible de fabrication.

      Un utilisateur domestique de l’imprimante 3D peut lui voir un avantage certain en terme de délai : le délai d’acheminement peut aisément compenser la durée de réalisation de la pièce qui se compte en heures. La cadence de fabrication n’étant dans ce cas pas critique.

      Une imprimante 3D GPL coûte actuellement de l’ordre de 1 000 € pour faire une pièce de 20 cm par 20 cm par 10 cm de haut.

      C’est largement abordable pour une association.

      1. La vidéo ne montre pas une machine de stéréolithographie, mais une machine à frittage de poudre. C’est une sorte d’imprimante à jet d’encre qui imprime sur un plâtre spécial, couche par couche. Les plus bricoleurs d’entre vous (et les plus patients!) peuvent faire presque la même chose en détournant une vieille imprimante à jet d’encre : http://www.youtube.com/watch?v=2nbtZOolSIY

        Un amateur a réalisé aussi une machine de stéréolithographie à partir d’un projecteur vidéo : http://3dhomemade.blogspot.com/

        La synthèse directe du métal par frittage de poudres métalliques existe aussi, soit par laser (laser sintering), soit par faisceaux d’ions, sous vide. Des écuries de formule 1 ont déjà utilisé en course des pièces complexes à très fortes sollicitations mécaniques (des turbines) directement issues de fichiers de conception.

        Encore plus beau et poétique, la même idée traitée par un artiste : fritter le sable du désert avec de l’énergie solaire : http://vimeo.com/25401444

        Il n’y a pas que des raisons de désespérer de l’humanité…

    2. Il y a une intervention extérieure, c’est l’assistance de l’utilisateur en CAO après le scan, partie plutôt laborieuse qui est zappée sur la video. J’aurais pensé qu’un naïf aurait posé la question inverse, c’est à dire comment l’imprimante arrive à imprimer les parties mobiles, la réponse à la question est que la « feuille » vierge devient de la poudre aux endroits où il doit rester du vide.

    3. En fait c’est le contraire, il n’y a pas de scanner. Ils utilisent le modèle 3D du vrai outil. la poudre qui n’est pas collée entre les pièces crée le jeu de fonctionnement.
      J’ai utilisé cette même machine pour fabriquer une maquette représentant une image 3D d’un vélo innovant.
      En revanche, leur exemple est très mauvais la résistance mécanique de se procédé est très limitée. Et le traitement du sujet par le National Géo-gogo-graphique est déplorable.
      Il existe des méthode avec poudre d’acier et laser suivis d’une « infusion » de bronze qui permettent de faire des pièces fonctionnelles.
      Le top est de fabriquer avec se genre de machine le moule en sable a l’unité pour couler une pièce qui préfigure la série.

    1. l’EU actuelle, ou la liberté en marche !

      goulag, camps de travail, STO : bel horizon !
      tout cela parce que des banksters, traders, lobbies et affidés ont fait joujou ! ah,il est beau le neolibéralisme !
      appel à ceux des partis ( centre démocrate, verts, PS ), qui, à l’UE, sauf exception, ont benoîtement voté, ou enteriné la concurrence libre et non faussée, tout bloqué dans des traités insanes …
      J’espère qu’ils se sentent une responsabilité sur les épaules !
      et que certains vont ouvrir les yeux …

  3. Un jouet à faire pâlir d’envie Bernanke, et que Trichet devrait commander pour reprendre l’ascendant sur les agences de notation peu accommodantes!

      1. Oui faute de fritage de poudre metalique d’or il vont devoir imprimer par technique de fritage de poudre aux yeux.

  4. un article,sur les Fab Lab

    Auto-production industrielle
    Fab-labs : quand chacun fabrique ce dont il a besoin

    Par Nedjma Bouakra (5 mai 2010)

    Pour 1% de leur prix sur le marché, des objets et outils se fabriquent dans de petits ateliers industriels utilisant allègrement logiciels libres et nouvelles technologies. Les « fabuleux ateliers », ou fab-labs, ouvrent une nouvelle voie alliant hautes technologies, auto-production, récupération et recyclage. La seule condition reste votre participation.

    1. ça m’a fait penser à: « Pour 1% de leur prix sur le marché, des objets et outils se fabriquent dans de grands ateliers industriels utilisant allègrement logiciels payants et technologies déposées et sont revendus pour 150% de leur prix. Les « ateliers du monde », allient standardisation, multinationales, pollution et inflation. La seule condition reste votre passivité. »

  5. L’auteur de science-fiction Arthur C. Clarke a formulé les trois lois suivantes :
    « Quand un savant distingué mais vieillissant estime que quelque chose est possible, il a presque certainement raison, mais lorsqu’il déclare que quelque chose est impossible, il a très probablement tort. »
    « La seule façon de découvrir les limites du possible, c’est de s’aventurer un peu au-delà, dans l’impossible. »
    « Toute technologie suffisamment avancée est indiscernable de la magie. »

    Gregory Benford a par la suite énoncé ce corollaire à la Troisième Loi de Clarke :
    « N’importe quelle technologie discernable de la magie est insuffisamment avancée. »

    Dans le monde de nos cerveaux 2.0 dépendants de google, complètement déboussolés parce que tout nous échappe, nous ne savons plus quoi dire, sinon autre chose que « fake » par défaut (non! pas « défaut »!) au petit bonheur la chance… puisqu’on se raccroche à la réalité (celle qui a été inventée)

    et j’ajoute:

    « N’importe quelle technologie indiscernable du fake est vachement avancée. » hommage au « holy cow » de David Kaplan @ 3:00 qui m’a rappelé celui de Christine Lagarde dans Inside Job de Ferguson.

    1. Patrick Darlot / Vidéo La fabrication industrielle de la rose des sables !

      J’ai adoré la dernière phrase :  » Dès lors, le champ des possibles s’ouvre de façon très large, je pense notamment à ces pays qui pourraient imaginer un jour tirer profit de leurs déserts.  »

      Du pétrole pour les bédouins ? ah, ben non tient ! Des pots de terre bien sûr ! Et des souvenirs en sable compacté pour les touristes que ceux-ci pourront mettre sur leurs télés.

      Le pétrole c’est pour les nations du Nord et la Libye qui en regorge elle et qui avait nationalisé ses champs pétroliers et tout  » le champ des possibles  » qui leur appartenait en propre, n’aura cas le donner à 90 % à Total demain après le passage de l’ OTAN.

      Cette vidéo est typiquement  » Bobozardeuse  » , ridicule, ethnocentrée, prétentieuse et crypto-raciste. Des bols en terre pour les bédouins grâce à la technologie 3D ! Super ! Trop fort !

    2. A la mémoire de Coluche, les zénarques: Tu leurs confies la gestion du désert et dans vingt ans, tu rachète du sable…..

  6. « Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux vers le ciel, il les bénit. Puis, il les rompit, et les donna aux disciples, afin qu’ils les distribuassent à la foule.

    Tous mangèrent et furent rassasiés, et l’on emporta douze paniers pleins des morceaux qui restaient. »
    Ne demandez pas mes sources!

  7. Machine remarquable qui permet de fabriquer des pièces uniques, des prototypes, des formes intiales de moules de production, etc …

    Les dimensions sont limitées, et pour fabriquer par exemple un moule de voiture (échelle 1) en matériau ductile (polystyrène extrudé, balsa …), on utilise encore avantageusement des fraiseuses multiaxes de grandes dimensions. Tout le processus est assisté (à partir de modèles et dessins informatique, scanners les plus divers …)

    On est pas loin du « Gismo », imaginé par Damon Knight en 1959 dans une nouvelle de science fiction. Je ne vous raconte pas la nouvelle qui ne finit pas trop bien (un peu comme le capitalisme) ; on trouve divers résumés et critiques sur le net (tags : Damon Knight – Gismo – A for Anything), comme ci-après :

    http://www.quarante-deux.org/archives/klein/prefaces/lpa3768.html
    http://booktionary.blogspot.com/2011/07/group-think-what-is-one-device-from.html

    PS : je suis (presque) sûr que ces machines sont disponibles et que l’on peut les commander chez
    ACME.

    .

    qui

    1. Ho, le gismo… Un appareil qui dédouble les objets, mais inversés, en miroir.
      Une autre histoire m’avait bien laissé songeur : un simple d’esprit qui assemble des débris ramassé ici et là pour en faire un truc qui lévite…

  8. Bonsoir,

    cet émerveillement m’étonne car à contrario je pense que c’est la main de l’homme seule qui serait le plus utile, l’artisanat pour tous qui devrait figurer dans les technologies majeures à developer pour l’avenir, le savoir faire existe mais franchement pas diffus dans la société. Combien d’entre nous sommes capable de fabriquer des chaussures, des fourchettes, un manteau pour la pluie, une assiette voire simplement réparer ces objets usuels.

    Imprimer à l’atelier en 3D des piéces plastique de rechange pour une machine à laver à developement durable serait néanmoins super utile en créant uniquement la piéce necessaire au bon moment et au bon endroit, fini les series de piéces chez les grossistes, les coûts de port et tout les intermédiaires qu’il faut forcément payer.

    Parlons machine et technologie mais n’oublions pas la main de l’homme avec juste un seul outil et la matiére premiére !

    Cordialement

    1. N’est-ce pas l’electronique qui fait défaut (de manière programmé) sur les machines a laver au bout de 5 à 7 ans (durée de l’extension de « garantie »)?

      Quand ma vieille machine à laver de 30 ans a laché définitivement après que j’en ai bien essoré la substantifique moelle, j’ai demandé au vendeur d’une enseigne répandue – que j’étais sur d’avoir bien choisi- une machine qui m’en durerai autant et que j’étais prêt a payer d’avantage.

      Réponse du vendeur « kézako ?! cela n’existe plus monsieur » elles sont programmées pour s’autodétruire au bout de 5 à 7 ans, mais si vous payez tant en plus on vous fera une réduc sur la prochaine….

      Whaou

      1. Je peux affirmer d’expérience qu’ils savent très bien faire des pièces en plastique ou métal qui s’autodétruisent en quelques années. Mon précédent lave-vaisselle a finit par fuir ou bout de 7 ans alors que l’électronique fonctionnait encore très bien. La tentative de réparation à 75€ de main d’oeuvre ayant échoué, la seule solution « rentable » était d’en acheter un autre. Si vous démontez un jour un lave-vaisselle, vous comprendrez rapidement que les constructeurs font tout pour que la moindre réparation nécessite plusieurs heures de démontage et beaucoup de talent pour le remonter correctement … et plusieurs heures de travail d’un professionnel sont vites facturées au prix d’un appareil neuf. Et les non-professionnels capables de faire le dépannage ne sont pas légion.
        Même expérience que vous du côté des vendeurs …

  9. Cory Doctorow a fait une nouvelle de SF sur le sujet:
    Elle est ici.

    Il a fait aussi un roman tournant autour de cette idée, plutôt intéressant et assez ancrée dans l’histoire récente. On y parle ainsi de la crise actuelle.
    Vous pouvez même le télécharger gratuitement ici.

    J’ajouterai juste que Cory Doctorow est un type adorable: si vous le rencontrez quelques part, ça vaut la peine de discuter avec lui et de lui faire dédicacer vos bouquins.

  10. Histoire de ne fâcher personne, on évoquera pas ce que ce genre de mutation des process de production peut générer comme problèmes en matière d’emploi: Si une machine peut le faire, ça veut dire ni plus ni moins que les humains qui s’en chargeaient jusqu’alors se retrouvent au chômage.

    On ne contrera donc pas non plus cet argument initial en soulignant le fait que la construction ainsi que le fonctionnement ou l’entretien de la machine nécessitent eux-même l’intervention humaine, argument lui-même limité à son tour par le possible gouffre de compétence entre le métier « à l’ancienne » et celui qui le remplace, gouffre que tout un chacun ne peut pas nécessairement combler.

    Bref, on se contentera de s’émerveiller à quel point la technologie progresse, sans prendre acte du fait que cette progression se fasse de plus en plus sans qu’on y soit associé.

    Ce genre de techno sera objectivement une bonne nouvelle le jour où le sort réservé aux chômeurs créés par son avènement sera plus digne que de devoir se contenter de prestations sociales distribuées de mauvaise grâce (c’est à dire en culpabilisant un maximum les bénéficiaires) et d’en être réduits à devoir chercher un autre job de travailleur-kleenex jusqu’au prochain sursaut technologique qui les replongera dans la précarité, etc.

    Enfin oui, cette vidéo a fait rire l’ingénieur que je n’ai pas voulu être: Je suis content d’apprendre que les astronautes ont une solution (« clé-en-main », si j’ose dire) lorsqu’ils éparpillent les ressources de la Terre dans le vide spatial, puisqu’en définitive c’est bon pour la Très Sainte Croissance…

    P.S. Le 14 juillet me fait un effet bœuf, semble-t-il…

  11. Félicitations.

    Pour ma part , j’ai découvert le concept de la photocopieuse psychique:
    Elle augmente les joies et elle réduit les peines.

    J’ai juste un souci :
    Si un Esprit mal intentionné dérègle ma machine: Il risque d’augmenter les peines et de réduire les joies.

    que faire.?

  12. Le Monde d’aujourd’hui, c’est comme Tintin dans le « Lac aux requins ». Il y avait un grec – Rastapopoulos – qui reproduisait des oeuvres d’art.

    Comme l’a dit Pablo 75, c’est la solution pour la Grèce. Alors si un grec veut bien sortir des rangs pour sauver son Pays.

  13. trop bon !!

    les ingénieurs, y a bien longtemps qu’ils ne sont plus que des pions au service du capital et en rien d’infatiguables créateurs d’amélioration pour l’humanité.

    au moins depuis qu’ « on » leur a demandé de fabriquer des ampoules électriques qui ne durent que 1000 heures alors qu’elles duraient plus de 2000 heures et que de vrais ingénieurs travaillaient à les faire durer plus longtemps ………

    obsolescence programmé quand tu me tiens !

  14. Il y un a bon paquet de conneries dites ici dans ce blog.

    L’impression 3D, je connais, j’en fais quotidiennement pour mes protos, avec des machines très chères.

    Je fais aussi du juridique PI et du marketing veille.

    Les machines coûtent bonbon. De plus la fiabilité des matériaux et états de surface sont bancales dans l’impression 3D. Donc, c’est bon pour une première esquisse, mais il faut taper dans le dur des moules et des assemblages traditionnels pour avoir une idée de comment ça se comporte vraiment, pour tenir compte des coûts de fabrication.

    Après, les matériaux de résines 3D évoluent, résines de verre, d’élastomères ou de métal, mais ça met du temps.
    La question n’est pas tant informatique de transmission de fichiers en point xxx, mais de qualité physico chimique des matériaux, et de leur coût.

    Mais bon, je suis un crétin d’ingénieur, partiellement juriste et business school.

    1. Mais bon, je suis un crétin d’ingénieur, partiellement juriste et business school.

      Ah oui quand même… Bon ben veuillez accepter nos plus plates excuses si l’on a pu vous offenser deci delà . Admettez en retour qu’on pouvait difficilement imaginer à priori à quel point votre handicap initial était lourd.
      Je crois pouvoir m’exprimer au nom de tous les miséricordieux du blog pour vous souhaiter un prompt rétablissement. Courage !

      1. kohaagen

        Non, juste que je ne fais pas que ça. Pas d’amputation, ni saignements ou contaminations.

        Sinon, t’es qui kohaagen ? D’où tu causes, c’est quoi tu fais ?

      2. @ Fnur
        Originaire d’un pays fameux pour sa bière, son chocolat et son absence de gouvernement, je suis un juriste encore entier pour le moment (enfin, j’essaie que les morceaux tiennent encore ensemble…), pas ingénieur mais parfois ingénieux. 😉

      3. kohaagen

        Parfait, tout le monde doit être ingénieux, pas besoin de diplôme pour ça, même si ça aide dans certains cas d’avoir fait des études. Mon père n’a aucun diplôme, mais des bonnes idées techniques et de gestion, un autodidacte. Et il m’a toujours encouragé à faire des études, même si il a été confronté à des sur-diplômés stériles. Donc, je confirme être un autodidacte diplômé qui produit des idées valables, ça m’arrive souvent quand je baille. Très important de bailler, même si ça fait fainéant.

      4. @Fnur
        « Très important de bailler ». Je suis entièrement d’accord. Pareil pour votre histoire d’autodidates/sur-diplômés stériles : le plus important est d’aimer ce que l’on fait.

  15. @ Fnur et Vigneron

    DEFINITION DE L’INGENIEUR

     » On peut classer les ingénieurs dans trois grandes catégories :
    1- Ingénieur sorti des écoles qui délivrent un diplôme reconnu par l’Etat .
    2- Ingénieur sortant des universités ayant des instituts qui enseignent les sciences appliquées .
    3- Ingénieur autodidacte ayant acquis, en dehors des écoles, des connaissances scientifiques et techniques suffisantes et dont quelques-uns, d’une valeur exceptionnelle, arrivent à faire partie de l’élite .

    Ainsi la formation des ingénieurs est-elle diverse . Certains ont acquis, au cours de leurs études secondaires, une culture générale qu’ils renforcent ensuite pendant leurs études d’ingénieur.
    D’autres se spécialisent presque au sortir de leurs études primaires. Ils deviennent, dans leur branche, d’excellents praticiens mais sont rarement capables de rendre des services dans une branche autre que celle où ils ont toujours travaillé . Nous estimons qu’un programme minimum doit être exigé de l’ingénieur, programme qui peut d’ailleurs dépendre de la spécialisation .

    La formation d’un homme de valeur dépend essentiellement en effet de sa culture morale, de sa culture générale et de sa culture professionnelle, laquelle doit elle-même être subdivisée en culture professionnelle générale et culture professionnelle spécialisée .

    Avant tout, il faut placer la culture morale et celle-ci n’est pas en dépendance directe de l’école même .
    Ensuite vient la culture générale telle que doit la donner l’enseignement secondaire .
    Puis la culture générale professionnelle à forte base scientifique et à études de facteurs communs .
    La culture professionnelle spécialisée qui doit être assez limitée et se faire en grande partie par la pratique .

    Si un tel programme entraîne de grandes études, si on peut lui reprocher de ne pas donner des gens immédiatement utilisables, il faut se rendre compte que le rendement des sujets ainsi formés sera d’autant plus élevé et plus rapide que leur culture générale sera plus forte .
    L’industrie française, depuis quelques années, ne veut plus se tourner, sauf dans des cas bien déterminés, vers des ingénieurs à formation restreinte qu’elle regarde très justement comme des super-contremaîtres . »

    Définition de l’Ingénieur extraite DU LAROUSSE DE L’INDUSTRIE ET DES ARTS ET METIERS DE …1935

    A méditer .

    Ce qui m’a particulièrement frappée, c’est l’ordre des priorités de l’ingénieur de 1935:
    D’abord, la valeur morale, ensuite la culture générale et enfin la culture professionnelle spécialisée qui doit rester limitée et se faire en grande partie par la pratique.

    C’est aussi l’époque où l’architecte d’un grand immeuble ou d’un pont, pour prouver le sérieux et la fiabilité de son oeuvre, se faisait un devoir de rester assis , nu-tête, au pied de l’immeuble ou sous le pont, pendant tout le test de mise en charge de l’ouvrage.

    1. @Mianne

      L’encyclopédie que vous citez a-t-elle le moindre lien avec l’Ecole Nationale Supérieure du même nom? Auquel cas, pour avoir connu quelques-uns de ses diplômés, je dois déplorer que ceux-ci soient sans doute les plus imbus d’eux-même qu’il m’ait été donné de rencontrer, suffisants au possible et par la même, totalement insupportables.

      Même si je n’exclus pas la possibilité d’être tombé sur des spécimens isolés, le simple fait de la récurrence de cette observation m’incite à penser que ce ne soit malheureusement pas le cas et qu’en fait d’enseignement moral, ceux-ci se voient inculquer au cours de leur cursus une vigoureuse conscience de classe élitiste du plus mauvais genre, reléguant implicitement ceux qu’ils ne considèrent pas appartenir à leur cercle comme des rebuts de l’humanité.

      Jugement extrêmement radical peut-être, mais c’est bien là l’impression que m’ont laissé les quelques personnes issues de cette formation que j’ai pu croiser ici ou là.

      1. Je ne savais pas qu’il existait une Ecole Nationale Supérieure de L’Industrie et des Arts et Métiers.
        J’ai trouvé ce vieux Larousse 1935 dans un vide-grenier, vendu sans doute au décès de son propriétaire . Chaque illustration, en particulier celles du fonctionnement interne de machines, était complétée par des schémas personnels réalisés à la plume, extrêmement soignés, sur du papier bible, vraisemblablement par l’ancien propriétaire du livre . Un bijou !

        Nous avions apprécié l’ironie de cette définition de l’ingénieur, homme de valeur avant tout par sa valeur morale , ensuite par sa forte culture générale, et au final, on dirait presque accessoirement, par ses connaissances spécialisées qui « doivent rester limitées », exactement l’inverse des priorités des écoles actuelles d’ingénieur où la spécialisation à outrance passe avant la culture générale . Enfin, quelle est la part de la grande priorité 1935, la morale, dans la sélection et les études de l’élève ingénieur ?

      2. @Mianne

        L’ENSAM (apparemment devenue depuis Arts et Métiers ParisTech selon wikipédia) est pourtant l’une de nos plus vieilles et plus « prestigieuses » grandes écoles, évoluant à un niveau proche de Polytechnique ou Les Mines.

        C’est aussi, je pense bon de le préciser, une école d’Ancien Régime, initialement destinée à former les pupilles du régiment de Dragons du duc de la Rochefoucauld.

        On retrouve notamment à la tête de son conseil d’administration rien moins que le président d’honneur de Sanofi-Aventis, également président du comité d’orientation stratégique du Fond Stratégique d’Investissement.

        Remarquez qu’en relisant l’extrait que vous produisez ici, je note une nuance qui vous a semble-t-il échappé. Il est dit, d’abord:

        La formation d’un homme de valeur dépend essentiellement en effet de sa culture morale, de sa culture générale et de sa culture professionnelle[…]

        Puis:

        Avant tout, il faut placer la culture morale et celle-ci n’est pas en dépendance directe de l’école même .

        Il s’agit plutôt à mon sens de considérations très générales sur la définition de ce qu’on pourrait appeler une élite nationale, sans distinction précise de ses fonctions. Il est au demeurant précisé qu’il ne soit pas tout à fait du ressort de l’école supérieure d’inculquer cette morale, elle doit préexister chez l’élève, ce qui n’engage donc pas tant sa formation au sein de l’école que les critères de recrutement sur lesquels on base sa sélection préalable.

        Or c’est là que peut s’engager une discussion contradictoire: Comment évaluer la morale d’un individu? Une hypothèse: Par sa réputation. Malheureusement, lorsque celui-ci est jeune et qu’il n’a pas encore eu à faire ses preuves, quelle réputation peut-il avoir? On serait alors tenté de se reporter sur la réputation de sa famille, dans une logique d’atavisme tout à fait en phase avec le contexte de l’époque de parution de ce bouquin. La sélection sur le critère « enfant de bonne famille » semble en effet le plus simple à mettre en œuvre en considération de l’objectif fixé.

        Ceci expliquerait fort bien l’incapacité de fonctionnement de l’ascenseur social, qui n’a finalement jamais bien marché sous nos latitudes qu’au sortir de la seconde guerre mondiale, et pour cause: Un pays à reconstruire, et un déficit de population – notamment masculine – patent ne permettant pas aux institutions de faire « la fine bouche ». Cette interprétation du texte me donne tout de même un peu froid dans le dos. Néanmoins, semble-t-elle si éloignée de ce qu’on peut observer de nos jours dans ces fameuses grandes écoles?

  16. Mianne

    Le problème des classifications, c’est qu’elles prédéterminent. Je suis diplômé, ou je suis autodidacte.

    En ce qui me concerne, je suis les 3, diplômé un jour, d’école d’ingénieur, de commerce et de faculté de droit, et autodidacte tous les jours.

    Allez Vigneron, une nouvelle boutade de derrière les fagots. Je sais, avec votre tendresse bourrue, que vous m’aimez à la folie…
    Mais attention ! Pas de gestes déplacés.

    1. Une de mes filles est passée par les Arts et Métiers en cours du soir après son travail, bonne formation d’ingénieur .

      1. Je ne connaissais pas l’intitulé complet de son école :  » L’ENSAM (apparemment devenue depuis Arts et Métiers ParisTech » , fichtre !!
        Elle me disait simplement aller « aux Arts et Métiers », c’est tout

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