FRANCE 3, CE SOIR (OU JAMAIS !), MARDI 13 SEPTEMBRE À 22h40

J’étais l’invité de Frédéric Taddéi. La vidéo est disponible ici, et également ci-dessous (merci à Dominique Larchey-Wendling).

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322 réflexions sur « FRANCE 3, CE SOIR (OU JAMAIS !), MARDI 13 SEPTEMBRE À 22h40 »

    1. Il reste une question: à quoi sert ce type d’émission et d’intervention télévisée ? Des gens sans levier de pouvoir parlent aux gens sans pouvoir. Au mieux on peut en attendre une acclimatation aux catastrophes qui s’annoncent, et guerre plus. Secondairement, une fois terminées, il est frappant de constater à quel point ces discussions télévisées sont vides de sens réel et de directions de débats. Frédéric Taddéi et son émission sont des miroirs vides.

      1. @Anne flain

        Et ce blog vous vous et nous demandez pas « quelle en est l’utilité » ? Et votre propre intervention, quelle « utilité » ?
        Ps : je comprends que l’on soit tenté de mettre la guerre à toutes les sauces, mais le roulement de r en roulement de tambour guerrier en lieu et place de l’accent grave et modérateur, ça ne me plaît guère… Pas de quoi partir en guerre sans doute, quoique naguère, pour un accent mal placé… En tout cas merci de nous prouver que l’utilité de l’orthographe n’est guère à démontrer, elle.

      2. @ Anne Flain,

        C’est bien pour cette raison que je ne regarde plus ces émissions. Ça ne sert à rien du tout, à part avoir la fausse impression qu’il reste des gens sensés qui vont nous changer la marche du monde. Tous ces gens, paternalistes mais sans pouvoir et sans influence, qui viennent nous jouer de la flûte. Que ce soit les P. Jorion ou autres, ils se plaisent et complaisent très bien dans le système actuel : hé, c’est qu’on ne crache pas sur la main qui vous a nourri et qui vous nourri encore ! D’ailleurs, à les écouter attentivement, leur seule motivation est de savoir comment faire perdurer ce système en l’empêchant de se casser la gueule.

        Alors, vous avez raison : ça ne sert à rien. Je relève un peu la tête de temps à autre pour voir ce qu’il se passe dans le monde des Hommes, et j’y vois encore et toujours la même merde. Et à l’évidence, il va falloir attendre que toute une génération de vieux passe l’arme à gauche pour faire bouger les lignes; cette génération des grandes gueules impuissantes et étouffantes.

        Le problème est que dans un premier temps, les lignes vont bouger dans un mauvais sens, puisque la relève est la génération des Sarko, Hollande et compagnie, génération qui n’est pas mieux (puisque c’est elle qui va nous mener à la guerre pour continuer à avoir la même vie que papa-maman).

        Non il faudra attendre la génération suivante. Mais, d’ici là l’humanité aura… pris du plomb dans l’aile.

        Et c’est ainsi que l’on découvre les prémices à une certaine forme de félicité : vivre en périphérie du monde des Hommes. Faites-en bien ce que vous voulez de ce monde, j’ai mieux à faire que de tenter de construire quoi que ce soit avec vous.

      3. @Taneleo
        Et à l’évidence, il va falloir attendre que toute une génération de vieux passe l’arme à gauche pour faire bouger les lignes; cette génération des grandes gueules impuissantes et étouffantes.

        Là je vous cite et je suis stupéfaite de lire autant de sottises dans une seule phrase.
        Je vous conseille de lire Simone de Beauvoir La force des choses

         » La vieillesse de loin on la prend pour une institution : mais ce sont des gens jeunes qui soudain se trouvent être vieux. Un jour, je me suis dit : « J’ai quarante ans ! « Quand je me suis réveillée de cet étonnement, j’en avais cinquante .La stupeur qui me saisit alors ne s’est pas dissipée.
        Je n’arrive pas à y croire. Quand je lis imprimé : Simone de Beauvoir, on me psrle d’une jeune femme qui est moi. Souvent quand je dors je rêve que j’ai en rêve cinquante-quatre ans, que j’ouvre les yeux et que j’en ai trente : « Quel affreux cauchemar j’ai fait ! « se dit la jeune femme faussement réveillée. Parfois aussi, avant que je revienne au monde, une bête géante s’assied sur ma poitrine : « C’est vrai ! C’est le cauchemar d’avoir plus de cinquante ans qui est vrai ! « Comment ce qui n’a ni forme ni substance, le temps, peut-il m’écraser d’un poids si lourd que je cesse de respirer? Comment ce qui n’existe pas, l’avenir, peut-il si implacablement se calculer?
        Mon soixante-douzième anniversaire est aussi proche que le jour si proche de la libération.
        Pour m’en convaincre, je n’ai qu’à me planter devant la glace. A quarante ans, un jour, j’ai pensé : « Au fond du miroir la vieillesse guette; et c’est fatal, elle m’aura. » Elle m’a. Souvent je m’arrête, éberluée, devant cette chose incroyable qui me sert de visage. Je comprends la Castiglione qui avait brisé tous les miroirs. Il me semblait que je me souciais peu de mon apparence. Ainsi les gens qui mangent à leur faim et qui se portent bien oublient leur estomac ; tant que j’ai pu regarder ma figure sans déplaisir, je l’oubliais, elle allait de soi. Rien ne va plus. Je déteste mon image : au-dessus des yeux, la casquette, les poches en-dessous, la face trop pleine, , et cet air de tristesse autour de la bouche que donnent les rides. Peut-être les gens qui me croisent voient-ils simplement une quinquagénaire qui n’est ni bien ni mal, elle a l’âge qu’elle a. Mais moi je vois mon ancienne tête où une vérole s’est mise dont je ne guérirai pas.
        Elle m’infecte aussi le cœur. J’ai perdu ce pouvoir que j’avais de pouvoir séparer les ténèbres de la lumière, me ménageant, au prix de quelques tornades, des ciels radieux. Mes révoltes sont découragées par l’imminence de ma fin et la fatalité des dégradations; mais aussi mes bonheurs ont pâli. La mort n’est plus dans les lointains une aventure brutale; elle hante mon sommeil; éveillée, je sens son ombre entre le monde et moi : elle a déjà commencé. Voilà ce que je ne prévoyais pas : ça commence tôt et ça ronge. Peut-être s’achèvera-t-elle sans beaucoup de douleur, toute chose m’ayant quittée, si bien que cette présence à laquelle je ne voulais pas renoncer, la mienne, ne sera plus présence à rien, ne sera plus rien et se laissera balayer avec indifférence. L’un après l’autre ils sont grignotés, ils craquent, ils vont craquer les liens qui me retenaient à la terre.[…]
        La seule chose à la fois neuve et importante qui puisse m’arriver, c’est le malheur. Ou je verrai Sartre mort, ou je mourrai avant lui. C’est affreux de ne pas être là pour consoler quelqu’un de la peine qu’on lui fait en le quittant; c’est affreux qu’il vous abandonne et se taise. A moins de la plus improbable des chances, un de ces lots sera le mien. Parfois je souhaite en finir vite d’abréger cette angoisse.
        Pourtant je déteste autant qu’autrefois m’anéantir. Je pense avec mélancolie à tous les livres lus, aux endroits visités, au savoir amassé et qui ne sera plus. Toute la musique, toute la peinture, toute la culture, tant de lieux : soudain plus rien. Ce n’est pas un miel, personne ne s’en nourrira. Au mieux, si on me lit, le lecteur pensera : elle en avait vu deschoses! […]
        Je revoie la haie de noisetiers que le vent bousculait et les promesses dont j’affolais mon coeur quand je contemplais cette mine d’or à mes pieds, toute une vie à ivre. Elles ont été tenues. Cependant, tournant un regard incrédule vers cette crédule adolescente, je mesure avec stupeur à quel point j’ai été flouée. »
        (Simone de Beauvoir, La force des choses, 1963)

        regardez donc la vidéo : http://dansnotremaison.blogspot.com/2011/04/simone-de-beauvoie-la-vieillesse.html

  1. Vous l’avez échappé belle. La semaine dernière, pour la première, il y avait l’insupportable Sorman qui nous servait son habituelle soupe libérale.

      1. Ce débat sur France 3 m’a donné l’impression d’un Paul Jorion  » dans le rôle du père de famille responsable, qui vient chercher au commissariat son fils qui accumule les conneries.  »

        Mais les fils n’ont encore rien compris.

      2. cher Monsieur,
        Je ne suis pas sûr qu’accepter de débattre avec un tel personnage que G Sorman ait un autre intérêt que de lui donner une importance qu’il ne mérite évidemment pas… Cordialement
        Th M

    1. Quoique cette fois-ci nous avions l’inénarrable Clémentine qui nous annonait son catéchisme habituel.
      Elle m’a cassé le moral après les excellentes prestations de Cotta, Camdessus et Jorion.

      1. Pas très noble cette remarque sur une des rares présences féminines de ce dialogue …

        Il est normal que certains donnent l’impression d’annoner un catéchisme quand d’autres, bien plus puissants, ont la pensée figée par dogmatisme pur et dur.

        A Noter , le côté « profil bas » de Camdessus vu son cv , et l’absence d’agressivité d’une clémentine vis à vis d’un penseur d’inspiration ultra libérale.
        extrait :
        « En 2004, à la demande du ministre de l’économie d’alors, Nicolas Sarkozy, il rédige un rapport, le « rapport Camdessus », intitulé Le sursaut, vers une nouvelle croissance pour la France, qui préconise entre autres la suppression des trente cinq heures, l’arrêt de l’augmentation du SMIC ou le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, et inspirera en partie le programme du futur candidat à la présidence (le qualifiant même d’être son « livre de chevet »).
        source http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Camdessus

      2. Elle a pourtant excellemment expliqué les choses . J’imagine que le fait qu’elle soit une femme , communiste et ne vienne pas du sérail agace beaucoup .

      3. Pas d’accord DU TOUT……………

        Cl. Autin a dit EXACTEMENT ce que P aurait du inclure dans son intervention ….!!

        Bravo Madame.

      4. Ah ouais, tout de même !

        Très cher Albéric (ou Alby-chan je trouve ça plus mignon), je vous conseille de revoir l’extrait, cette fois avec vos oreilles débouchées et votre cerveau branché, en ayant pris votre remède contre l’empoisonnement à la testostérone, parce que là vous m’avez l’air méchamment atteint de machisme-débilito-inductant aigu !

        C’est justement LA SEULE personne à avoir été claire, nette, et compréhensible par le téléspectateur lambda. C’est LA SEULE à avoir recentré le débat sur la vérité du pourquoi de l’endettement des pays au-delà de la crise de 2008 – qui n’est que le prétexte brandi par tous et qui convient à tous en évitant ainsi de revenir sur les cadeaux fiscaux scandaleux aux grandes entreprises, à l’impôt des sociétés à un niveau ridicule, aux emplois subsidiés qui vident les caisses de la sécu et de l’état !

        C’est la seule qui ait justement rappelé que la crise de la dette, de la faillite des états n’est que l’aboutissement de politiques libérales menées depuis de nombreuses années !

        Alors, cher amis, prenez votre remède anti empoisonnement à la testostérone, vous en avez bien besoin !

      5. J’ai vu toute l’émission et je reconnais que je trouve généralement Clémentine totalement bornée. Sa première réaction épidermique et intense dans la première partie de l’émission à l’idée qu’il soit scientifiquement constaté que la femme puisse avoir une relation plus privilégiée que l’homme avec son enfant, fait naturel qu’elle ressent comme un propos machiste, m’a confirmé dans l’idée que je me fais du personnage.
        Je dois reconnaître pourtant que j’ai dû modérer mon point de vue quand elle a expliqué son point de vue sur l’économie qui m’a semblé simplement clair et rejoignant nombre de nos propres constats.
        J’ai apprécié également qu’elle ne nous abreuve pas cette fois de solutions toutes faites .

        Camdessus quant à lui a été extraordinaire d’aveuglement doctrinal. Il n’a jamais expliqué pourquoi l’Euro auquel il tenait tant pour contrer le dollar, n’a pas été dès le départ associé aux monnaies nationales par des liens souples de type SME (Serpent monétaire européen).

        Enfin il m’a semblé que ce type d’émission est particulièrement difficile pour PJ qui a tant à dire dans si peu de temps qu’il lui est difficile d’être juste percutant.

      6. C’est pourtant C. Autain qui avait les mots justes, les arguments qui nous touchent, nous les petits que Cotta et Cie regardent de haut,
        Camdessus avait un profil bas qui montre qu’il n’en mène pas large. Il sait bien qu’il est l’un des acteurs de la déconfiture générale.
        Ceci dit, les commentateurs allemands de ce jour ont pris conscience qu’Obama et le monde entier tirent sur Merkel. Sur les charbons, elle doit se dire « Que suis-je venu faire dans cette galère ? On vivait si tranquille en R.D.A. ».

      7. @ Albéric
        Elle vous a peut être cassé le moral, mais je suis d’accord avec son analyse.
        Vous devriez la réécouter car son point de vue est intéressant.

        Le prisme au travers du quel on regarde la situation est important.
        Selon que l’on soit d’un prisme unique ou de la mise en perspective de plusieurs prismes, on risque plus ou moins de se raconter des histoires au lieu de voir la réalité.
        Les histoires que se racontent certains mènent au monde que l’on vit…
        Il est temps qu’ils entendent un autre son de cloche pour revenir à la raison.
        Cette mégalomanie d’homme puissant doit être étudiée et éludée.

        Et nous devons chacun nous positionner le plus justement possible face à cette situation.
        Ce système, ce monde a besoin d’hommes intègres à sa tête.
        Cela ne peut être décidé par la société que si beaucoup d’individus progressent dans leur intégrité.

        Voila ce que m’ont inspirés les débats de cette vidéo, et particulièrement la dernière intervention de Mr Jorion qui a été révélatrice pour moi.

        Portez vous bien.

      8. Hé bien, je rejoins tous ceux qui ont trouvé la prestation de Clémentine Autain excellente. C’est quelqu’un que je ne connaissais pas (n’étant pas français), je n’avais donc aucun a priori, ni positif, ni négatif.

        Je considère que c’est elle qui a eu le discours le plus juste et le plus clair dans ce débat. J’ai également apprécié l’apport de l’historien.

        Au fond, chacun (hormis Mr Camdessus, c’eût été un comble, quoique …) a apporté son éclairage sur un constat d’échec du système capitaliste. Entre Paul Jorion et Clémentine Autain, on a rappelé la contribution essentielle d’un économiste (un vrai !) qui a été enterré, dénigré, nié, … Karl Marx. S’y replonger en y apportant la dose nécessaire (qui ne sera pas importante) d’actualisation ne pourra être que bénéfique. Comme il le disait : les bourgeois se souviendront de mes furoncles.

        C’est d’ailleurs l’une des références de Paul Jorion dans « Le capitalisme à l’agonie ».

        Monsieur Jorion, puis-je me permettre de vous dire que vous gagneriez beaucoup à épurer votre propos, en évitant les digressions. Au fond, votre pensée et l’art de l’expression de Mme Autain donneraient un discours très convaincant !

  2. Oui, c’est bien, mais est-on sûr cette fois que les propos seront intégralement retransmis ?
    On sait jamais : des fois qu’y condenseraient aussi à la télé (c’est l’origine de la buée sur l’écran, quand vous regardez Pernod, pardon, pernaud) …

    Imaginons.
    22h30 demain.

    Frédéric Taddéi :
    « Dans cette émission, nous parlerons … beaucoup …, de … bourses … effondrées, mais aussi de Paul … de la crise, qui avait vu … la chute … de … brothers »

    La télé qu’ondanse-t-elle ?

      1. En fonction de la dose de poivre , l’humour peut être ironie , raillerie , moquerie ,persiflage ,sarcasme ….

        Ou malice .

        Mais ça reste du poivre , et c’est bien .

    1. Zébu prône l’approche Lordon : n’accepter de prendre la parole que dans des cadres où l’on maîtrise à 100 % le contenu final. J’ai fait le choix inverse, à partir du principe : « il en restera bien toujours quelque chose ! »

      Évidemment, le direct, c’est l’idéal. Mais pour la presse écrite, la formule du direct n’existe pas, sauf le blog.

      1. Idem que Zébu.
        Il en restera bien quelque chose, certes, mais sera-ce le bon ou le mauvais?
        Perdre le contrôle de son image est très dangereux. Paul, c’est comme si vous arriviez complètement bourré à une conférence et disiez des choses regrettables que vous ne pensez pas. Bonne chance pour réparer par après les dégâts causés…

      2. « Zébu prône l’approche Lordon »
        bababa, Paul …
        C’était juste une saillie, une moquerie, y compris en direction de nous même : bien que de manière une peu différente des participants sur le fil concerné, je me suis aussi laissé avoir en oubliant que l’article avait été fort court, en répondant à Fujisan sur la possibilité que l’évocation d’une mutualisation des dettes pouvait être une analyse fondée sur la possibilité que, nolens volens, les états pourraient avoir à faire l’inverse de ce qu’ils souhaitent faire (la contrainte de réalité).
        A ma souvenance, je n’ai jamais critiqué quoique ce soit concernant le mode de communication, y compris sur des supports parfois très ‘capitalistes’ : au contraire.
        Frédéric Lordon a le défaut de la qualité de ce blog : il communique effectivement dans un cadre bien précis, sans prendre le ‘soin’ (ou l’envie ?) de répondre aux commentaires, de manière descendante.
        Mais il a d’autres qualités.
        Paul Jorion prône l’approche du franc : la République qui sème (s’aime ?).
        😉

  3. J’y serais, Taddeï, une des rare revue de presse que j’apprécie encore pour la diversité et la qualité de ses invités!

  4. excusez ce matin ca va mal,j’arrive pas a corriger etc
    y’a queque chose qui cloche la dedans
    j’y retourne immediatement

  5. Je vous souhaite une aussi bonne prestation que celle de l’émission « Place de la toile »
    Pourvu qu’ils n’aient pas prévu 35mins sur DSK comme la semaine précédente ainsi qu’une intervention « surprise » d’un « toutou » en service commandé.

    1. Au programme de « Ce soir ou jamais » du 13 septembre 2011, avec Aldo Naouri, Jean-Pierre Le Goff, Jean Tulard, Clémentine Autain, Vanessa Schneider et Olivier Maulin : Les affaires politico financières, La crise de l’Euro (avec Michel Camdessus et Paul Jorion), Trop de femmes dans l’Education Nationale ?, Encore un soldat tué en Afghanistan (avec Nahla Chahal et Georges-Henri (…)
      http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/

      1. Clémentine Autain, elle a de beaux yeux, on sent qu’elle veut se faire remarquer, j’ai même cru qu’elle tenait un parti, même pas, par contre question amalgame et pertinence elle se pose un peu. C’est bien de vouloir se faire entendre encore faut il avoir quelque chose à dire.

        Michel Camdessus, c’était tirez pas sur l’ambulance, je suis trop délicat pour ça à mon âge

        Par contre Nahla Chahal on sent que c’est du vécu que ça sort des tripes et non pas de chez les bobos.

      2. @Liervol : les propos tenu par Clementine Autain ne vous conviennent pas, certes… mais tenter d’enfoncer votre clou en commençant par évoquer ses yeux bleus et faire passer l’idée qu’elle n’est « que » jolie, (donc pas à sa place)… c’est assez commun et très consternant.
        Parfois, j’ai honte d’être un mec.

      3. @ liervol
        Clémentine Autain manie moins le vent que le comique qui a déclaré sans rire que nous vivions dans une société devenue matriarcale.
        Ce n’est pas le lieu d’initier un débat féministe mais les femmes acceptent des salaires moins gratifiants que les hommes en échange d’horaires plus gérables pour elles.
        Les hommes n’ont pas ce souci donc ils s’orientent vers des filières mieux rémunérées.
        C’est très patriacal.

  6. Génial !
    En direct, ça va être bien.

    Hier midi, à BFM TV, ils avaient invité Olivier Delamarche. Dans le direct, il n’a pas mâché ses mots, notamment sur l’incompétence des politiques.
    En revanche dès qu’il y a eu les rediff, ils ont coupé la fin de son intervention où il disait que si l’on avait fait sortir la Grèce de la zone euro il y a 18 mois, on aurait économisé 350 milliards d’euros.
    Enfin…
    Déjà il était invité, ce qui en dit long sur l’état réel de l’économie.

    Cela me fait penser au film de Kubrick, « Full metal jacket ».
    Au moment de l’offensive de la fête du Tët en février 1968 au Vietnam, dans la salle de presse des armées, un officier résume la situation ainsi :
    « On a un gros gâteau fourré à la merde et chacun devra en manger un morceau. »

  7. Pour l’instant, l’émission n’est toujours pas rediffusée sur PLUZZ, télévision de rattrapage du groupe France Télévision!!!

    1. En même temps,pour une émission en direct ce soir à 22H40, ça me semble pas de nature à crier à la censure.
      Je dis ça juste pour que vous le manquiez pas si vous avez une chance et envie de le voir en direct 🙂

    1. De Closet ?
      Ce serait drôle. Il vient de « sortir » encore un bouquin spectacle…
      Excellent dans le rôle du clown.
      Paul n’aura pas oublié son nez rouge, j’espère.
      Le sortir dès que ça dérape…

  8. Il est Minuit et je viens de vous écouter.

    Bravo, Paul, vous fûtes grand, impérial et surtout convaincant.

    J’ai trouvé géniaux M CAMDESSUS et Clémentine AUTIN.

    1. Pour l´instant, je digère. mais sur CAMDESSUS je réagis de suite. Il m´afait sauter au plafond au moins 50 fois avant de faire une espèce de pirouette littéraire et lyrique à la fin afin de ne pas se fermer les portes des signataires de la nuit du 4 août à venir. Bref, pour ce type, j´ai l´impression que c´est : Le purgatoire pourquoi pas, mais l´enfer jamais !
      Mais encore une fois, faut que je digère et que je revoie.

      1. juste en effet, pirouette lyrique : reconnaître les erreurs techniques et fautes éthiques et voler au secours du peuple grec promis au chaos si la Grèce sortait de l’euro, ça me paraît pauvrement satanique dans le propos.

        D’ailleurs, plus je lis la presse, plus je me rends compte que les discours ne parlent que d’erreurs. Le système financier ne se nourrirait-t-il que d’erreurs pour s’engraisser ?

    2. Votre Clémentine elle enfonce des portes ouvertes et fait des amalgames juste pour crier
      « et moi et moi et moi » , elle est vide, c’est de la politique qu’elle devrait faire la langue de bois elle connait déjà. à part ses yeux circulez il n’y a rien à écouter.

      1. Ma clémentine, comme vous dites LIERVOL, crève l’écran.
        Certes, elle enfonce des portes ouvertes mais assure un max.
        C’est important dans la bataille de l’image et des idées car tout le monde ne peut ou n’a pas envie de vivre derrière son blog.

        Et puis, moi j’aime bien cette façon de bousculer un CAMDESSUS retraité qui n’en peut mais. Il voit bien que le système qu’il a défendu déraille et il ne fait qu’implorer les cieux pour qu’il n’y ait pas de violences dans les peuples. Pas terrible.

      2. évidemment vouloir abolir la prostitution sous prétexte que les femmes pourraient avoir le même appétit sexuel que les hommes situe tout de suite la gazelle… par ailleurs rouge pivoine par moment.

        il est clair que clémentine reste plus à l’aise dans la dénonciation des rapports de domination que dans l’exaltation des domaines de la jouissance.

        nez en moins, je suis resté sceptique sur l’extraordinaire lien mère-enfant qui selon elle n’existerait pas plus qu’avec le père, porter un enfant est quand même une expérience sensationnelle (au sens strict de sensation) inaccessible aux hommes.

        voilà la caractéristique du féminisme à la française: mener à des impasses théoriques en inadéquation avec l’expérience sensible.

        bref, je ne puis croire en l’égalité homme femme absolue, une complémentarité dans certains domaines me parait plus raisonnable.

        c’est grave docteur?

      3. @Liovol : Carton Rouge : vous aurait-elle troublé à ce point là, que vous évoquiez ses yeux à chaque post ?
        Machisme de premier niveau, indigne de vous dont j’apprécie pourtant souvent les commentaires..
        Vous ne partagez pas les vues de Mr Camdessus, cependant je constate que vous ne vous attardez pas sur des considérations déplacées concernant son physique afin de le discréditer…

      4. Non justement je n’ai trouvé réellement que son physique et ses yeux d’intéressant pour le reste c’est soit une politique soit une actrice dans l’âme , c’est tout, elle me fait penser à Cécile de France.

      5. Tu dis qu’elle « enfonce des portes ouvertes », mais il me semble que pour certains toutes les portes sont pas ouvertes là-haut! Quant aux histoires de « femme vide » à la « langue de bois », c’est un discours d’opposant politique, parce que moi j’ai entendu quelqu’un qui avait son point de vue à elle à défendre, et pas seulement celui de son parti – qui en comporte six ou sept, par ailleurs.

        Si quelqu’un lit ces quelques mots que j’écris pour exprimer avec une certaine résignation: arrêtez de taper sur les gens qui s’engagent dans des syndicats ou des partis, sous prétexte qu’ils défendent un collectif qu’ils reconnaissent et dans lequel ils sont reconnus. C’est fatiguant tellement c’est médiocre!

        Une bataille politique, c’est dur, il y a des arguments à combattre, des méthodes malhonnêtes de rhéthoriques utilisées par l’adversaire, il faut sans arrêt garder à l’esprit qu’un auditoire écoute et juge, que l’on s’expose et qu’on prend un risque quand on utilise soi-même ce genre de méthodes! C’est pas si facile de participer aux débats et de chercher à convaincre, et c’est tellement plus facile de juger quand on ne fait pas ces choses.

        Ils sont quand même drôles, ces gens qui consomment passivement les programmes des partis politiques, et râlent en disant que ‘screugneugneu, c’est pas bon votre truc », j’ai envie de dire: « bah t’avais qu’à le faire toi-même ».

        Exprimer une opinion sur « la politique » en général en rejetant tous les politiciens dans le même sac, c’est déjà une opinion politique, simplement ça ne va pas bien loin, ça n’aide pas, c’est même complètement idiot au sens premier du terme, c’est se construire le parti du Moi-Tout-Seul-Sans-Les-Autres. On peut discuter du système des partis et de sa place dans la démocratie parlementaire ou présidentielle, mais là c’est déjà plusieurs crans au-dessus dans la discussion, je crois, on a dépassé de plusieurs kilomètres le stade du « circulez, ya rien à voir », ou du « lui il parle mais il dit rien. »

        @ méthode:non, c’est pas grave, c’est juste pas les termes du débat, les féministes ont encore du travail à faire là-dessus.

      6. @leo poulain, je ne suis pas l’historien du plateau mais je t’invite à regarder les interventions politiques de ces 30 dernières années et tu verras combien de Clémentine Autain il y a à commencer par Ségolène Royal tiens quand elle était au gouvernement et invité des plateaux télés.

      7. Ah Clémentine, my darling Clementine… Bah elle a pourtant de qui tenir entre son père Yvan « les mains dans les poches sous les yeux » d’Autun et sa merveille de mère Dominique « celle qui pleure » Laffin… Elle aura préféré la politique. Soit. Très bien même.
        On dira ou pensera c’qu’on voudra, belle personne à tous points de vue, me semble-t’il, et belle militante tout azimut.

      8. @ Leo Poulain, 14 septembre 2011 à 14:58

        Je vous soutiens. Apparemment ça gêne beaucoup de mecs sur ce blog qu’une femme parle aussi intelligemment. Paul aurait dû prendre le relai. Il a fait des digressions et j’avais du mal à voir le lien.

        Je comprenais ce qu’il voulait dire, mais les idées se bousculaient en associations d’idées et on perdait le fil. Il faudrait se contenter d’une idée majeure par émission, et ne pas oublier que la répétition (d’une émission à l’autre) est l’un des instruments de la pédagogie.

      9. @Liervol : Tes commentaires sont pauvres et tes mots creux (exemples : « portes ouvertes, amalgame, vide, langue de bois ») : le niveau 0 de la réflexion.

      10. Alain V, que Dieu me préserve de devenir ce que vous me recommandez (Georges Marchais ?).

        En ce qui concerne Clémentine Autain, que je ne connaissais pas, et dont je ne partage pas tous les points de vue manifestement sur la question femmes / hommes, quand on se retrouve, comme cela dans une émission, et qu’on s’aperçoit qu’on défend des points de vue similaires avec quelqu’un, on se partage spontanément le travail : l’un fera d’une certaine manière, et l’autre de l’autre. On développe une double approche. Ce n’est pas concerté : ça se fait spontanément. Au moment où on me fait asseoir à côté d’elle, elle me glisse un mot d’encouragement et je lui réponds : « Merci d’avoir déjà bien déblayé le terrain ! » On ne se connaissait pas, mais c’est comme ça que se passe « au front ». C’est l’un des côtés sympathiques de la race humaine.

      11. @ Paul Jorion
        Se partager les tâches avec la Clémentine pleine de zeste pétillant, TB !
        Avez-vous «causé» bancor hors caméra avec Alain Cotta ? Son analyse me semble proche de la vôtre à ce sujet : déséquilibres de balances commerciales qui se creusent => fragilisation du système monétaire. Questions subsidiaires : Comment pourrait-on concrètement faire la transition entre la monnaie unique vers un bancor en UE (donner le «bon exemple» à défaut d’attendre la saint glin-glin pour le mettre en place dans le monde entier). Quelles conséquences pour les pays sur-exportateurs comme l’Allemagne (et la Chine) : réévaluation de leur devise sur X années ? Quelque chose qui soit «réaliste» et «acceptable» pour ces pays sur-exportateurs car il me semble que c’est là que ça pourrait coincer (hormis les USA qui jouissent du « privilège exorbitant »).

  9. Très bonne prestation! Participants interressant. Très instructif, les mentalités évoluent doucement mais sûrement. Le seul bémol: l’heure tardive, de tels sujets méritent d’être vus par un plus grand nombre…

  10. M. Jorion,
    je sais que les tics sont très difficiles, voire impossible, à corriger mais pourriez-vous néanmoins raréfier, autant que possible, les « etc » ?
    @Thom Bilabong : je ne partage pas votre appréciation sur Mme Autain qui pourrait, à mon sens, illustrer le titre du dernier livre de M. Jerphagnon… A la manière d’un grand nombre d’énarques, quelqu’un qui sait tout sur tout, systématiquement et toujours sur le même modèle de discours, ne m’a jamais inspiré confiance…

      1. Vous Monsieur Jorion,, je vous trouve toujours mille fois mieux à l’écrit qu’à l’oral mais je vous l’ai déjà dit. Vous me semblez toujours autant en retrait timide même ou au dessus de la mêlée.
        Ce n’est que mon opinion, mais on a beaucoup plus entendu Clémentine Autain avec ses portes ouvertes que vous qui aviez un discours plus pertinent. C’est dommage.

      2. Dans le brouhaha politico-urno-électoraliste-sans programmes-sans vision politique,

        Clémentine Autain parle clair, on l’écoute penser, et en plus élue (mairie de Paris je crois) elle a pour elle la jeunesse, à ceux qui préferent Alain Madelin et ses circonvolutions libérales avariées du dernier CSOJ on dira « c’est votre choix ».

        J’ai envie de dire d’elle qu’elle a la Jeunesse d’Hesserl ! Vive les jeunes !

      3. M. Jorion,
        je ne partage pas, en effet, la plupart des idées de Clémentine Autain et son style de discours me lasse rapidement.
        En ce qui vous concerne, je vous écoute toujours avec beaucoup d’intérêt lorsque vous intervenez à la radio ou à la télévision et je regrette de ne pas vous y voir plus souvent, à des émissions moins tardives…
        Cordialement.

      4. Mr Jorion,

        Certaines gens semblent attendre que vous agissiez comme un professionnel de la TV, du genre Guy Lux ou Sabatier, alors que c’est secondaire
        Bourdieu n’ était pas a son aise sur les plateaux de TV , il demeure malgré ses mauvaises prestations TV l’un des grand intellectuel du siècle dernier.

        L’important, a mes yeux c’est que ayez pu expliquer au gens, avec des mots simples, la domination des marchés

        Ne pensez vous pas. cher Paul Jorion, que le fait d’avoir laissé le marché nous contrôler, est la meilleure des excuses pour se dédouaner de tous ses travers.

        Je vous remercie de dénoncer sur ce blog et dans les médias la folie de l’ultra libéralisme

      5. @Bernard Laget , vous écoutez Clémentine penser eh bien, ça ne doit pas vous arriver souvent de penser pour penser ça, comme quoi un beau physique une diction correcte et un peu de cours de communication peut importe le contenu vive le contenant !!! et plus c’est vide plus ça vous semble clair. .

        En plus je ne savais même pas qui elle était je commentais juste la pertinence de son discours et je viens d’aller lire sa bio, c’est tout à fait ce que je disais mi politique mi comédienne, une Cécile de France bis versus politicus, encore une qui a son fond de commerce à vendre !!!!

        Et voyez vous moi qui ne peut faire preuve de machisme ni avoir honte d’être un mec comme je l’ai lu plus haut, je suis dingue à l’idée que le discours bidon d’un politicienne surfant sur la vague vous marque à ce point, surtout quelque chose de si creux…quelque chose qui enfonce tellement de portes ouvertes qu’on est déjà dehors…

      6. Clémentine Autain a été percutante, parce qu’elle a le don (très féminin) d’aller à l’essentiel et de résumer brièvement et concrètement la situation et ce qui nous y a amenés.

        Paul Jorion, analyse plus finement et plus en détail des choses, sous des angles que les téléspectateurs n’ont pas l’habitude de voir.

        Je vous ai tous trouvés très bien.

    1. Votre avis m’intéresse, VILLIERS. Quel est-il exactement ?

      Si vous avez bien observé la soirée, une véritable convergence de vues s’est discrètement installée entre P JORION, Cl. AUTAIN, M CAMDESSUS et quelques autres. En fait, même les caciques reconnaissent qu’il faut désormais dépasser le système actuel. Lorsque P JORION a parlé de Marx a M CAMDESSUS, ce dernier a opiné (même si cela le gênait) car c’est un homme vraiment intelligent (si, si).

      J’espère que des CAMDESSUS et des JORION oeuvreront un jour, du haut de leur retraite, aux réformes du système. Ils connaissent les défauts de l’actuel système et commencent assez bien à imaginer les contours du suivant. Quelques politiques avisés pour garantir l’adoption du tout seraient bienvenus.

      1. Bien vu pour la convergence d’opinions, mais sur la conséquences ultimes sur le remplacement du système capitaliste, je suis pas sûr que les « caciques » aient vraiment pris la mesure de ce que cela signifie pour la classe bourgeoise.

        On ne va pas réunir les Etats-Généraux en trois assemblées distinctes et où chaque ordre aura une voix, où les capitalistes se mettront d’accord sur un projet, les chefs d’entreprise sur un autre et les salarié sur un troisième, et où finalement ce sont les deux premiers qui l’emporteront à deux voix contre une. C’est précisément là où « les experts » se trompent (je crois): il n’y a pas le capital et le travail, mais les investisseurs et les patrons d’un côté (une minorité écrasée dont l’alliance est désormais consommée dans les stock-options) et le peuple des salariés et employés de l’autre (la majorité écrasante). Les salariés (cadres et administrateurs compris) constituent la majorité de la population! On pourra pas échapper à cette révélation démocratique qu’est l’importance du nombre par rapport à la « qualité » des arguments présentés, surtout quand la qualité des arguments d’une minorité sont contestables.

        Or, ces experts discutent des solutions à apporter pour avoir, allez, un tiers, un tiers un tiers (quand les plus sophistiqués proposent un tiers, deux tiers, trois tiers), alors qu’en fait, la question, c’est le vote pas tête: 90%, 7,5%, 2,5% (quelque chose comme ça, en supposant que les plus riches soient bien représentés).

        Ma critique n’a rien de personnel, tous ces gens ont l’air sympathiques et sont agréables à écouter. Mais franchement, je crois que la situation sociale est tellement grave que je soupçonne certains de planer au-dessus des nuages. Ils ne voient la crise politique en Grèce qu’à travers le nuage des marchés financiers et des discours prononcés par les Grands. Le système actuel n’a pas de défaut, c’est un défaut. On ne peut pas imaginer les contours du suivant tant que tout le monde n’est pas atablé, et force est de constater que la plupart des personnes concernées ne sont pas atablées, que les oligarques a même tendance à leur courir après avec des bâtons, en criminalisant la révolte.

      2. @edith vous voulez casser le système arrêtez de consommer, achetez juste l’essentiel pour survivre et vous allez voir si la belle pyramide de Ponzi ne s’écroule pas toute seule, le capitalisme n’existe que parce que vous y adhérer en consommant . Pas besoin de politique pour faire la révolution anti capitaliste, il suffit d’oser dire non et de ne pas avoir peur de ne plus consommer en dehors du nécessaire.
        Il faut réellement se penser contre et non se contenter de rêver à un autre monde en rêvassant sur des partis politiques qui agiraient à votre place, partis politiques qui reviennent avec le communisme comme crédo en fin de tableau et l’écologie en affiche alors que nous savons l’échec et la corruption généralisé du communisme.
        Suis je la seule à penser qu’après autant de millénaires d’aventure humaine qu’il serait bien tant de grandir et d’en finir avec bien mal, droite gauche ect enfin tous ces clivages qui éludent la pensée nouvelle et qui surtout glorifie la désunion au lieu de l’union ???

      3. @liervol

        Vous prêchez une convaincue.

        Voilà bien 5 ans maintenant que je consomme le minimum, non pas par obligation, mais parce que j’en vomis de la consommation.

        J’ai appris à quasiment tout faire moi-même et ma voiture a 15 ans. 🙂

      4. Moi aussi Edith mais quand je vois les rayons de supermarché remplit de références de plus en plus chères et qui n’ont aucune utilités je me dis que la révolution des mentalités le rejet de cette société n’est pas pour demain.

        J’ai vu 80 grs de jambon ibérique en emballage circulaire plastique à 65 euros le kilo dans un Leader Price, de la vulgaire macédoine de légume à la mayonnaise à 7.50 euros les 300 grammes dans un Intermarché, et la liste serait trop longue…

        Et tout ce qui est jeté chaque jour c’est abominable :
        Avez vous ce reportage : We feed the world

        http://www.dailymotion.com/video/x4fhgh_we-feed-the-world-le-marche-de-la-f_news

        Et ce qui me désole c’est que ceux qui crient hors et fort contre le système ne crient pas pour arrêter le gaspillage, mais la plupart pour avoir les moyens de gaspiller.

        Quand je verrais à un feu rouge plus de gens donner à un vieux qui fait la manche au lieu de détourner le regard la fenêtre bien close, ce jour là peut être que je me remettrais à croire à l’espèce humaine…

  11. Je ne la connaissait pas cette dame (Mme Autain) mais ce quelle à dit sonnait on ne peut plus juste…Clair et précis.

  12. Étonnant comme la faune aisée qui vient faire ses dévotions sur ce blog méprise Clémentine Autain qui dit des choses d’une évidente et terrible réalité, pour ceux qui comptent à la fin de chaque mois et choisissent entre payer le loyer ou un jouet pour le gosse, quelques bouquins poche ou une journée à la mer.

    Camdessus au-dessous de tout. Approuvant chacun des constats pitoyables dont sa politique, son idéologie et son obstination forcenée sont en grande partie responsable, se rengorgeant comme le prophète de quatre sous qu’il est. Sans solution, sans analyse, un café du commerce libéral à lui tout seul.
    Cotta tout gonflé de se voir interpeller par l’ancien directeur du machin à dresser les pauvres, suffisant, enfermé dans ses précautions et la conscience de sa hauteur professorale.
    Jorion, rare et confus, parlant trop vite, embarqué dans la troïka à qui Taddei a livré le plateau pour qu’elle plastronne et qu’on sorte frustré de n’avoir pas vu la queue d’une cerise vivante, d’une attention réelle à ce qui se joue réellement, la déchirante misère pour des dizaines de millions et la dictature confirmée de la canaille bancaire.

    Encore une soirée télé pour que les pauvres fassent silence.

    1. à contempteur
      Tout à fait d’accord avec vous .
      A propos de Camdessus , je rigole : Quelle culture , quelle intelligence ! Tout ça pour avouer à demi- mot qu’il avait bossé toute sa vie pour un système qui mène le monde à sa perte .
      Bravo l’artiste . Ceci dit , il a fait preuve d’ l’humilité .
      C’est ce qu’on doit appeler l’élégance des aristocrates .

    2. @ Contempteur….

      Percutante analyse que la vôtre , que j’aurais tendance à soutenir…à l’exception de l’avant-dernier paragraphe…maintenant que j’ai pu lire l’intervention de P.J. sous rubrique 15 à 06h57.

      Disons que le duo des interventions consécutives de P.J + Cl.A. peut avoir eu un certain impact.
      De plus Cl.A. est une habituée de longue date dans les médias…où elle a ses entrées sans nul doute…..le carnet d’adresses de P.J. s’est vraisemblablement incrémenté d’une relation potentiellement utile……en tout cas c’est mon souhait.
      Bien à vous.

  13. Je dois dire que c’est une très bonne émission, grâce aux invités qui sont d’une exceptionnelle lucidité, en commençant pas A. Cotta, P. Jorion, C. Autain etc et à la qualité du débat.

    1. A part le pédo-psychiatre, selon qui le matriarcat c’est « no limit », parce que la mère veut tout pour son enfants et autres visions biologisantes, comme si le père se contentait de la moitié, pour ses enfants et n’en avait rien à faire. N’importe quoi.

      1. @ lisztfr, si vous dépassiez votre orgueil, vos souffrances personnelles et creusiez peut être plus profond dans la réflexion pour constater que Naouri ne dit pas n’importe quoi… ?
        Lisez ses bouquins et vous comprendrez mieux ce qu’il tente de dire en si peu de temps à la télévision.
        http://www.aldonaouri.com/

      2. C’était à mourir de rire, mais c’est vrai qu’on peut tous se mettre à dire n’importe quoi, déjà que la psychanalyse a souvent fumé à mon sens la moquette mais là tant qu’on y est ajoutons l’effet papillon partout à tout et expliquons le hasard la vie la mort tout

      3. @ liverol

        Et pourquoi pas arrêter de se poser des questions (ça en arrangerait sûrement beaucoup surtout en ce moment…), tant qu’à faire, ça éviterait de tenter de trouver des réponses et des explications, c’est certain…
        Bon nombre de grandes découvertes sont issues de coups de hasard à penser autrement que dans le contexte habituel du champs de recherches…
        Ça vaut aussi pour toute théorie, je crois, et parfois le « brainstorming » paie… Le raisonnement par l’absurde permet souvent de penser à l’impensable

      4. @Philippe MEONI

        Je suis d’accord avec vous !

        Naouri n’est d’ailleurs pas le seul. Il y a aussi Jean-Pierre Lebrun, dont le prochain livre « Fonction maternelle, Fonction paternelle » sort en octobre prochain. Voici la quatrième page de couverture » :

        « Même si la parentalité donne à penser le contraire, les fonctions de la mère et du père restent bien différenciées. Paradoxalement, parce que nous n’avons pas à nous référer qu’à la seule anatomie mais au langage qui définit l’espèce humaine. La famille nucléaire reste le lieu où se transmettent à l’enfant les exigences de l’humanisation ; celles-ci supposent de soutenir l’irréductible discordance entre les mots et les choses, l’impossibilité pour les mots de dire tout le réel. Pour ce faire, chaque enfant en passera par les voies que les premiers autres qui l’entourent ont tracées pour faire face à cette condition.

        L’enfant a d’abord un lien avec un premier autre, qu’on appelle la mère, qui inclut une intimité, un corps à corps, une manière d’être parlé par cet autre… et ensuite, un lien avec un deuxième autre, qui se soutient davantage de la dimension symbolique, simplement parce qu’il n’a d’existence que par les mots. Il n’y a de père que dans le langage.

        Pour soutenir cette tâche, le père, dans son intervention concrète, a besoin de l’appui de la reconnaissance de la mère, mais aussi d’une légitimité qui lui vient d’ailleurs. C’était, pendant des siècles, le patriarcat. Le règne de celui-ci est terminé et le père d’aujourd’hui peine à trouver une nouvelle légitimité dans la démocratie.

        Ceci entraîne un affaiblissement de tout ce qui équivaut à une intervention paternelle concrète, qui entraîne à son tour un estompement du pacte d’humanité : de ce fait, le rapport que nous avons à la parole n’a plus la même force, le même poids.

        C’est ce changement qui favorise de plus en plus fréquemment le tableau clinique d’un enfant qui n’est plus l’enfant que de sa mère, même si le père est toujours présent.

        C’est alors désormais à la seule charge de l’enfant de se décoller de sa mère, sans une main tendue qui lui vienne en aide, fût-ce par la “contrainte” d’avoir à s’en séparer. Ceci laisse une série de sujets en difficulté, voire en panne. Et produit par ailleurs de plus en plus souvent une économie psychique différente de la névrose que traditionnellement nous connaissions. C’est ce changement et ses effets dont nous avons à rendre compte aujourd’hui, fût-ce pour pouvoir, si tant est que cela soit possible, aider celui qui le souhaite à davantage s’humaniser. »

      5. Merci pour votre intervention, André, et me procurerai ce livre dès que possible, merci pour l’information
        Bien à vous

      6. Il me semble que on peut indirectement corréler ce que disait Jorion pour répondre à Naouri sur la surreprésentation quasi totale des hommes dans Countrywide et autres chaudrons des subprimes à deux aspects :
        – la tirade de Rifkin sur l’empathie comme régulateur des excès , dans une grande vision d’une fresque des primates à nous les sapiens. Y’a du vrai la dedans.
        – Les travaux de Baron-Cohen (Simon Baron-Cohen) sur les porteurs du syndrome Asperger (affection « faible » dans le « spectre autistique ») qu’il voit comme une tendance à surdévelopper le cerveau masculin, celui qui ignore le plus l’empathie (on parle pour les Asperger de « cécité sociale », eux-mêmes se voient comme rameau de l’humanité, Paul Tréhin en a parlé à diverses reprises sur le blog ).
        Effectivement, les technologies font nolens volens la part belle aux comportements « aveugles socialement », et même si Ada Babbage fit les prémices des ordinateurs, ce sont les hommes qui remportent le gros lot à cette loterie où le déficit d’empathie est souvent compensé par la capacité de concentration sur des questions techniques, souvent avec un spectre étroit de préoccupations.
        J’aurais tendance à relier tout cela donc : Naouri du bout des lèvres (à réinterpréter totalement),Rifkin, Baron-Cohen/Tréhin, Jorion « live » à Countrywide ou Indymac, et un peu de Stiegler quand même (!)

      7. Il n’y a de père que par le langage? En effet, ils sont plusieurs à dire n’importe quoi. Je n’ai pas beaucoup besoin d’en savoir plus car quand on assène ce genre d’axiome de cette manière et qu’on connaît quelques contre-exemples, il suffit bien. Ou bien il devrait s’exprimer autrement, m’enfin.
        J’ai souvent remarqué que les gens, et les docteurs compris, ont tendance à manquer sérieusement de prudence ou d’humilité dans leurs propos quand il s’agit de dire: les hommes sont comme-ci, les femmes comme-ça (de même pour les pères et mères, bien sûr). Plutôt d’accord avec Lisztfr donc.

      8. Je n’aime pas du tout ce type.

        Il a dit que le « no limit » d’aujourd’hui provenait d’un retour vers un matriarcat, comme si donc la féminisation de la société était responsable finalement du tout jouissance et de la perte des normes, puisque vouloir tout c’est l’absolu du désir (nietzschéen) en gros, à partir duquel disait mon prof Mr. Marshall, il on pouvait se reposer la question de la limite encore, mais bon. Carrément, derrière il y a ses fantasmes et au pire un retour d’une interprétation du pêché originel.

        Quant à ce que vous postez ici comme extraits, c’est du copiage de Lacan et Dolto, mais simplifié à outrance ! Il n’a RIEN compris à la fonction symbolique du père…

        C’est n’importe quoi, Lacan expliqué à ma grand-mère.

        Et je ne l’aime pas, je le dis. Il me répugne. Je le trouve infecte, sans nuances, et il n’a rien du tout compris à Lacan et tente d’expliquer ce qu’il ne comprend pas !

        Il s’agit du père symbolique et non du père réel ! C’est ça le truc, les enfants peuvent grandir sans père réel contrairement à ce qu’il dit, si on suit l’orthodoxie lacanienne, pourvu que le désir de la mère soit orienté vers un ailleurs de l’enfant. La mère inclus l’autre dans la relation, c’est la « triangulation ».

        Enfin revient la vielle nostalgie du patriarcat chez ce monsieur, autant revenir à napoléon 3 tant qu’à faire. Nous ne sommes ni dans le « no limit » ni dans le matriarcat ! Il s’agit du père symbolique, comme structurant le désir, autrement dit de l’altérité et de l’ouverture sur l’altérité, sur, le symbolique qui renvoie toujours à autre chose, à l’image du langage où chaque mot est relié aux autres. De la loi.

        Comme disait Lacan, on ne comprend pas pourquoi le roi d’Angleterre est un con. On comprend pas pourquoi il y a un loi plutôt que rien…

        C’est du délire. On pourrait par exemple dire que puisque les italiens sont très proches de leurs mamans, la mamma, éh bien c’est la folie chez eux et une société sans lois, aux normes réduites, sujettes au crime etc.

        Bref, je termine le chapitre sur ce ce monsieur.

        Comme si la perte des normes avec un rapport avec la famille, la mère etc. C’est carrément du sous-sarkozysme.

        Si l’on veut voir ce qu’est une société d’homme, il faut aller en Turquie.. et dans les pays islamiques où les femmes ne sortent pas.

        Ou alors, à Rome. Car en effet, seule Rome sait encore, au travers de ses statues, ce qu’est un homme, c’est à dire un dieu : Chaque homme est l’incarnation de la toute puissance sous forme d’une étincelle. Dans le regard justement d’un Adrien, d’un César, il y a la notion de puissance illimité. Les femmes ont au mieux leur séduction à opposer à cela. Ici au nord, de même qu’on a domestiqué la Noblesse, on a féminisé l’homme, la bête, car elle n’était plus utile au pouvoir absolutiste. C’est Hobbes en pratique, le pouvoir sur les corps.

      9. @ lisztfr

        ???

        et cette phrase :

        « C’est du délire. On pourrait par exemple dire que puisque les italiens sont très proches de leurs mamans, la mamma, éh bien c’est la folie chez eux et une société sans lois, aux normes réduites, sujettes au crime etc. »

        ne vous semble-t-elle pas illustrer une part de la réalité italienne ??

        un peu, même si ça n’explique pas tout

  14. on aura aussi appris qu’il ne faut mieux pas être né sans patrimoine foncier ou immobilier, sinon nous ne deviendrons que des fieffés crétins avec nos petits arpents d’épargne fondants et nos assignats en euros. Inquiétant ce personnage prônant la gloire de Talleyrand et de Napoléon : la corruption et la tyrannie, c’est normal puisque c’est dans les gènes de l’Histoire. Ainsi se font les normes !?
    bigre…

    1. Je n’ai pas la même interprétation que vous des propos de Jean Tulard, lorsqu’il dit qu’il est préférable d’investir dans la terre ou la pierre, ça ne veut pas obligatoirement dire qu’il faille se payer le château de Versailles…
      Et lorsqu’il évoque Napoléon, je comprend que c’est par la riche idée d’avoir réintroduit le sonnant et trébuchant en lieu du papier…

  15. J’ai bien aimé le « il n’y a pas de risque majeur pesant sur les banques françaises » de Camdessus, celui dont a hérité le FMI (si je reprends l’expression de la ferme :p) comme directeur, surtout quand après avoir écouté l’émission sur internet, j’ai allumé la radio pour apprendre la dégradation de la Société Générale et du Crédit Agricole par Moody’s. Dans la série « les experts »…

    Sur la sortie de l’euro, quand on imagine le retour à la drachme en Grèce (?)(super programme de réforme monétaire!), on se demande à quel prix sera fixé la drachme, et l’on ajoute « bah c’est le marché qui décidera ». Merci les experts!

    L’occident est entre de bonnes mains, entre l’historien qui juge que la corruption est une nécessité historique et un phénomène naturel jusqu’au surnaturel, l’économiste qui se la raconte avec l’Europe non-fédérale avec des sociétés interdépendantes (alors que quand on enlève le cadre politique aux contraintes économiques, il ne reste que la guerre).

    Allô les gars! On se réveille! C’est la crise ultime, et on n’organise pas un Grand Soir raisonnable, à 7 milliards d’hommes et 193 Etats (j’ajoute l’Etat Palestinien) autour d’une table, avec stylos, café et bouteilles d’eau, sans réfléchir sérieusement aux problèmes…

    En ce qui concerne Clémentine Autain, elle a son parti-pris sur certaines choses, mais au moins elle réfléchit à l’après, et quand tous ces guignols auront remballé leur superbe et que le système sera tombé en même temps que leurs discours incantatoires, elle sera encore là pour participer à la construction d’une civilisation occidentale « post-capitaliste ». Bon sang, mais c’est bien sûr! Qui a décrété qu’on avait besoin de la Bourse pour organiser l’agriculture et la production industrielle, hein? Yéti pas possib’ de faire autrement?

  16. Déjà dit mille fois mais nécessaire de le rappeler haut et fort :
    Dans ce tohu-bohu inouï ,pour ne pas sombrer dans les fadaises et imbécilités distillées par des gens sourds,aveugles ou de très mauvaise foi,il faut venir et revenir ici.
    L’intégrité parfaite de la majorité des intervenants ajoute à leurs analyses et commentaires adaptés.
    Cela permet d’espérer.Vraiment.

  17. L’information à la télévision, c’est d’abord de la télé et accessoirement de l’information.

    L’idée de la capitalisme est un défaut de système, car l’argent n’est jamais là où on a besoin a bien faire rire Camdessus. J’aurais bien aimé savoir ce que signifiait ce rire …

    1. Si l’on a pas lu le livre de Paul, sans autre explication, il est normal que cela fasse rire.

      Il a du se dire « incroyable ce Pual Jorion! On ne me l’avait jamais faite: si le système est mauvais, c’est parce que l’argent n’est pas dans les bonnes poches (sous-entendu « dans les miennes »!).
      Avouez que c’est drôle, tout de même. Et ceci affirmé avec la plus grande candeur ^^’

      Ca ne l’aurait pas fait rire si Paul ‘navait pas dit « le capital n’est pas là où « on » en a besoin », mais « le capital n’est pas là où il devrait être pour que l’économie soit efficiente ». Ca l’aurait sans doute plus « intéréssé ». Question de sémantique…

  18. @ Paul Jorion :

    J’ai vu l’émission, très bien, dommage que dans la nouvelle formule soient traités 5 sujets différents en 1h, 10 minutes chacun, on aurait aimé un peu plus de profondeur.

    Juste une remarque: quand Michel Camedessus dit, comme l’avait dit Sarkozy aussi ailleurs, que si la Grèce sortait de l’€uro pour retrouver le drachme, elle devra continuer à rembourser ses dettes en €uro, il s’agit, il me semble, d’une grossière erreur. Tellement grossière qu’il est difficile à croire que c’est une erreur, et pas un mensonge.

    En effet, il y a 10 ans quand la Grèce a abandonné le drachme pour l’€uro, que sont devenus les dettes en drachmes ? Ont-elles été remboursées en drachmes ? Non, bien-sûr, elles ont été converties en €uros, au taux de 340.50 drachmes pour 1€, et remboursées en €uros.

    Donc, si la Grèce fait l’inverse, le gouvernement déclare que la monnaie nationale n’est plus l’€uro mais le drachme, que toutes les dettes en €uros seront dorénavant remboursées en drachmes, au taux actuel de 1€ pour 340.50 drachmes, et personne ne pourra rien dire. Bien-sûr, le lendemain, le drachme s’effondre, et du coup les dettes grecques avec. Et la Grèce n’aura plus accès au « marché » pour financer ses déficits, les grecques vivront 2-3 années difficiles, comme les argentins et les islandais, puis l’économie repartira plus sainement. Si un créancier n’est pas d’accord, il pourra toujours faire des procès et tout à l’OMC ou le FMI, mais à part envahir militairement la Grèce, il ne pourra au final que manger son chapeau. On se rappellera la phrase de Staline : « le FMI, combien de divisions ? » (*)

    L’argument que la dette en drachmes ne pouvait être remboursée en drachme puisque le drachme a cessé d’exister n’est pas valable, car si la Grèce sort de l’€uro, en continuant de rembourser ses dettes en €uro, que devient cette dette si l’€uro est aussi abandonné plus tard par les autres pays et cesse d’exister ?

    (*) on pourrait aussi poser cette question à propos du Luxembourg et de Monaco.

    1. Zolko, il aurait été difficile à la Grèce de continuer à rembourser dans une monnaie qui n’avait plus cours légal, ce qui ne sera pas le cas de l’euro si seule la Grèce en sortait.

      1. Même si l’on « sortait » de l’euro tous ensemble, ça ne règlerait pas le problème de la dette. Le passage à l’euro des pays n’a pas annulé les dettes qu’ils avaient contractées dans leur monnaie nationale, il me semble que la valeur des dettes a été convertie à la calculatrice (une dette à 655957F vaut 100.000, €), une dette grecque à 100.000€ vaudra… X Drachmes (X étant ce que le marché abstrait fixe, il paraît).

      2. Ça accélérerait juste le processus sans passer par l’étape « tentative de remboursement en drachmes »… Ça ne change rien au fait que la Grèce ne pourra jamais rembourser sa dette, et c’est là où voulait en venir Zolko, dans un premier temps…

    2. J’ai du mal m’exprimer:

      Ce que je voulais dire, c’est qu’il y a 10 ans, quand la Grèce est passé du drachme à l’€uro, les dettes grecques ont été remboursées en €uro, donc si maintenant la Grèce passe de l’€uro au drachme, les dettes grecques seront remboursées en drachme.

      Le côté intéressant, c’est qu’au moment de passer de l’€uro au drachme, la côte sera de 340.50 drachmes pour 1€, donc les dettes seront converties – c.à.d. garanties par l’État Grecque – avec cette conversion. Si le lendemain le drachme s’effondre sur « les marchés » et s’échange à 681 drachme pour 1€, la dette grecque aura subi une décote de 50%.

      J’espère que c’est plus compréhensible.

      1. « les dettes grecques seront remboursées en drachme »

        Faux car si les grecques récupèrent leur drachme il n’en demeure pas moins que l’euro continu d’exister, juridiquement les emprunts provenant des créanciers étrangers ayant été souscrit en euro les grecques devront se procurer des euros pour effectuer les remboursements

      2. CHR,
        Ce n’est `pas ce que semble démontrer Sarthon du Jonchay dans son dernier papier… Mais j’ai peut être mal interprété sa prose…

      3. @ CHR :

        « Faux car si les grecques récupèrent leur drachme il n’en demeure pas moins que l’euro continu d’exister »

        Ah ouais ? Vous avez vu ça dans votre boule de cristal ? Et si les autres pays jettent aussi l’éponge, et que l’€uro cesse d’exister ? Ou change de nom ? Ou existe encore pendant 1 an avant de disparaître ? Qu’est-ce qu’elle devient la dette grecque alors ?

      4. Je crains que ce ne soit inexact. Une dette envers l’étranger est libellée dans la monnaie du créancier.
        Quand la drachme s’effondre, cette dette-là explose et devient irremboursable.
        D’ailleurs une partie de la dette grecque sera déclarée jamais remboursée, tout le monde semble d’accord sur ce point, sortie grecque de l’euro ou pas.

        La dette qui devient négligeable en raison de l’effondrement d’une monnaie, c’est celle qui est libellée en cette monnaie-là. Point. Le problème, c’est que le gouvernement grec ne pourra emprunter des drachmes qu’à ceux qui en ont l’usage: les nationaux, très appauvris, et les acheteurs étrangers de biens et services grecs, très avertis. Donc il empruntera à sa banque centrale.

        En effet, l’intérêt, pour le gouvernement grec, de la sortie de l’euro, c’est qu’il aura le pouvoir sur sa monnaie, qui sera nationale. Il pourra se financer par sa banque centrale et non plus par les marchés. Ce que font les Etats-Unis, non ?
        Bien sûr ça a un aspect tautologique et ça peut virer à la planche à billets pure et simple, ça dépend du rythme d’émission, de l’adéquation de la masse émise aux possibilités productives.
        Un jour, les commerçants kinois ont refusé les nouveaux billets surnommés « prostate », que Mobutu, malade, faisait imprimer en face, …en Argentine. Les militaires payés dans une monnaie qui ne leur permettait de rien acheter ont pris leurs armes, et se sont servis dans les magasins.
        Il faut dire qu’on en était à un salaire mensuel de 23 millions de zaïres pour un chauffeur de locomotive, une somme dépensée en quatre jours pour faire vivre sa famille de quatre personnes…

      5. La dette est remboursée dans la monnaie du contrat, celle du prêteur. Donc si la Grèce devait rembourser en drachmes une dette libellée en euros ou en dollars elle rembourserait le nominal et les intérêts en euros, supportant donc le différentiel de change appliqué à ce même capital. Hypothèse, l’Etat grec rembourserait non plus 100 mais 130 ou 150. Ce que Camdessus omet d’indiquer c’est qu’une partie du nominal ne serait pas remboursée d’autorité (à concurrence du « haircut » selon le jargon en vogue actuellement), et que le défaut mettrait l’Etat grec en position de force pour négocier un reprofilage de cette dette (le cas argentin). Au total, il est possible que cet Etat rembourse moins de 100 quand il devait en débourser 130 ou 150. Pour la Grèce la difficulté n’est pas le défaut proprement dit, mais ses conséquences: quasi impossibilité d’emprunter sur les marchés pendant un certain temps (mesurable en années) et explosion du prix des importations pour un pays certes culturellement exceptionnel mais qui n’a pas grand chose à exporter. La régression en terme de niveau de vie serait … sensible.

      6. « La dette est remboursée dans la monnaie du contrat, celle du prêteur. »

        Je désespère: qui dit que la monnaie du contrat est celle du prêteur ? Avez-vous entendu parler de ces prêts en devises qui sont entrain de ruiner quelques municipalités françaises : la monnaie du contrat est la Franc Suisse alors que l’emprunteur, le prêteur et le contrat sont français ? La monnaie du contrat est celle du contrat. Point.

        Et si il faut sauver à tout-prix la Grèce, c’est peut-être que les grecques ont été assez malins pour emprunter dans leur monnaie nationale, qu’ils peuvent changer selon leur volonté ?

        Les cas Argentins et Islandais étaient différents, car leurs emprunts étaient en dollars et €uros, externes dans les 2 cas. De même, en ce moment même, le gouvernement hongrois est entrain de faire passer d’autorité des prêts en devises à un taux fixe, imposé par le gouvernement et largement inférieur au taux de change du marché, ce qui fait enrager l’UE et les banques, mais ils le font quand-même.

        « La commission, combien de divisions ? » : à moins d’être prêt à envahir le pays, ou de pouvoir confisquer des avoirs à l’étranger (cas Libyen) c’est l’emprunteur qui décide (« si vous devez 1000€ à la banque, vous êtes mal, si vous devez 1 000 000 000€ à la banque, c’est la banque qui est mal« ). Je sais, c’est exactement le contraire de ce qu’on essaye de vous faire avaler d’habitude … mais vous savez, si vous ne mangez pas votre soupe, il n’y aura ps d’ogre pour venir vous manger !

      7. @ Ando
        « La dette est remboursée dans la monnaie du contrat, celle du prêteur. »

        Ah bon ? Et les banques qui procèdent au carry trade elles font quoi ? Je signale que plusieurs banques qui ont fait du carry trade de l’euro ou du franc suisse vers le forint hongrois ont révisé leurs contrats pour les clauses qui liaient les taux d’intérêts aux taux de change. Evidemment, il faut que ce risque de change soit supporté par l’un ou l’autre, mais de là tout faire porter sur l’emprunteur souvent incapable de comprendre ces subtilités…

    3. Quand Michel Camedessus dit, comme l’avait dit Sarkozy aussi ailleurs, que si la Grèce sortait de l’€uro pour retrouver le drachme, elle devra continuer à rembourser ses dettes en €uro, il s’agit, il me semble, d’une grossière erreur. Tellement grossière qu’il est difficile à croire que c’est une erreur, et pas un mensonge.

      Un contrat oblige les parties à faire ce dont elles ont convenu. Mais la volonté des parties n’est pas ce qui donne force obligatoire au contrat : cette force obligatoire découle d’une disposition légale (l’article 1134 du Code civil) qui prévoit que « Les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites ».

      Supprimez ce texte et les conventions ne valent plus tripettes, aucune partie ne pouvant plus contraindre l’autre à s’exécuter. Sans aller jusque là, le législateur peut aussi intervenir pour modifier les termes du contrat. C’est ce qui s’est passé lors du passage à l’euro : en remplaçant la monnaie nationale par l’euro, la loi a du même coup modifié les contrats qui prévoyaient des versements dans la monnaie nationale.

      SI la monnaie nationale devait être réintroduite, le même phénomène se produirait : la loi remplacerait l’euro par une nouvelle monnaie, à un cours donné.

      Vous avez donc raison.

      Mais en partie seulement.

      En effet, la difficulté vient de ce que la loi qui réintroduirait une monnaie nationale n’aurait force obligatoire que dans le système juridique dans lequel elle est adoptée. Les grecs pourraient donc fixer unilatéralement, dans leur ordre juridique à eux, un taux de conversion donné.

      Mais ce taux de conversion ne serait pas applicable dans les autres ordres juridiques (problème qui ne s’est pas posé à l’entrée dans l’euro, car tout le monde a agi de concert et adapté simultanément sa législation).

      Un créancier étranger serait obligé de subir, en Grèce, les conséquences de la législation grecque. Mais dans les systèmes juridiques étrangers, il serait fondé à réclamer un paiement en euro et, le cas échéant, à saisir les biens que son débiteur grec pourrait avoir à l’étranger…

      Donc, pour éviter des actions à l’étranger, les débiteurs grecs pourraient être amenés à devoir se procurer des euros (devenus plus chers).

      Mais il est évident que s’il n’y a pas de possibilité de saisir des biens grecs à l’étranger, les Grecs ne vont pas se casser la tête à se procurer des euros, juste pour le plaisir de rembourser leur dettes à leur valeur initiale…

      1. @ Luxy Luxe :

        Ce que vous dites est fondamental, car j’ai lu que, pour le moment, 90% de la dette grecque est établie dans des juridictions grecques, et que le « sauvetage » en cours roulerait cette dette mais en la faisant passer dans des juridictions hors-Grèce. On comprend mieux pourquoi les plutocrates de l’UE veulent absolument sauver la Grèce.

        Donc, aujourd’hui, la Grèce peut sortir de l’€uro sans grand problèmes, mais dans 1 an, après son sauvetage, ce sera beaucoup plus douloureux.

      2. A priori, rouler la dette grecque ne change pas grand chose à l’affaire. La question fondamentale est de savoir si un créancier a les moyens de forcer la Grèce à payer en euros.

        Dans l’ordre juridique grec, les autorités grecques peuvent décider d’imposer un paiement en drachmes à un cours donné. Personne ne pourrait rien y redire (sauf les éventuels recours en justice en Grèce contre cette décision, devant les juridictions grecques – par exemple un éventuel conseil constitutionnel, etc).

        A l’étranger, par contre, les grecs sont impuissants à imposer leurs vues. Donc, on pourrait envisager qu’un tribunal français condamne l’état grec à payer ses créanciers en euros. Mais évidemment, il faut encore pouvoir trouver, en France, des biens saisissables appartenant à l’Etat grec, qui pourraient être vendus pour désintéresser les créanciers…

        Dans sa sphère de souveraineté (juridique), la Grèce peut légalement décider que les dettes libellées en euros seront valablement libérées en drachmes, à concurrence de X drachmes pour un euro.

        Le problème est que la Grèce

        En fait, la question est de savoir s’il y a moyen de contraindre la Grèce à un paiement forcé en dehors de la sphère où sa souveraineté s’exerce.

      3. Sortir de l’euro serait sans doute une meilleur affaire pour la Grèce qu’y rester.

        Les exhortations du tandem-Sark-Merkel à ce qu’elle y reste doivent être comprises comme l’indique le titre d’un article du monde: « Sarkozy et Merkel mettent la pression sur la Grèce« .

        Si la Grèce reste dans l’euro, « on » l’y saigne un maximum, au bénéfice des banques françaises, allemandes et autres qui sont exposées à la dette grecque. Mais si la Grèce quitte l’euro, elle pourra restructurer (= annuler une partie) plus librement et les banques en question plongeront davantage. Voilà ce qui tracasse Sarko et Angela.

        @Zolko, cordialement : calmez-vous avec vos emprunts extérieurs. Tout emprunt est libellé dans une monnaie précise. Sauf le cas où la monnaie disparaît, ce qui donne lieu à une transaction, c’est très clair. Les dettes en euros, en dollar, en n’importe quoi de la Grèce sont multipliées par le facteur X qui serait celui de la dégringolade de la drachme. C’est comme ça, même si Camdessus le répète parmi d’autres. 🙂 Je ne lui fais pas confiance à celui-là, avec ses airs patelins.

        L’U.E., qui est un gendarme capitaliste, est aussi une fédération factice où les pays les plus forts imposent leur loi. Pour rappel, toute l’Europe a payé la réunification allemande via la hausse des taux d’intérêt, comme c’est expliqué en long et large dans Le débat interdit de Fitoussi, et la monnaie Euro est taillée sur mesure pour le dysfonctionnement allemand de l’industrie exportatrice à bas salaires (lois Harz). Les pays désindustrialisés comme la France (ses gouvernants semblent l’ignorer) ou touristiques comme les trois du Sud, avec peut-être même le géant italien, paient pour cet euro très germanique. Sans l’équivalent des lois Harz, ce qui reste d’industrie en France peine à exporter avec un euro fort. Donc Airbus délocalise aux USA par exemple.

    4. Si la grèce sort de l’euro, elle le fera probablement en faisant défaut sur une partie de sa dette (en euro). Faire défaut, ça veut juste dire ne pas rembourser l’intégralité. La grèce n’aura donc qu’à rembourser une fraction suffisamment faible que pour que même avec une drachme fortement dévaluée par rapport à l’euro, cela ne soit pas trop lourd.

      Ca règle la question de la dette publique, mais pas de la dette privée grecque libellée en euro vis-à-vis de créanciers étrangers. Tant qu’à faire, on peut aussi imaginer un défaut de dette privée.

      1. Donc ce n’est pas la dette que l’on roule mais le peuple Grec. Si le gouvernement décide de sortir,de l’euro et de rétablir la dragme et aussi que toutes les dettes sous droit grec soient converties en dragme, il peut rembourser la plupart des créditeur grâce a un QE.
        La dragme dévaluée rendra le pays hyper compétitif et attirera investisseurs et touristes,qui feront grimper le PIB et ammenerons les devises nécéssaires à payer les créancier internationaux.

  19. Pour info.
    Clémentine Autain, de la FASE (Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique), a rejoint le Front de Gauche en Juin dernier.

    http://www.placeaupeuple2012.fr/meeting-stalingrad/discours-de-clementine-autain-place-stalingrad/

    Ci-dessous, l’extrait d’un interview donné à Médiapart
    (source http://clementineautain.fr/2011/06/15/pour-un-front-de-gauche-transforme/)

     » Votre mouvement, la Fase, vient de choisir de rejoindre le Front de gauche et de soutenir Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle. Pourquoi?
    Nous mesurons l’urgence à sortir de l’alternative, qui n’en est pas une, entre une droite dure et une gauche molle. Les plans de rigueur, ce n’est pas notre horizon. Que faire? Le NPA, dans sa majorité actuelle, a tourné le dos au rassemblement et choisi de faire cavalier seul. Quant à Europe Ecologie-Les Verts, même s’il reste en son sein une tendance de gauche antilibérale, il contribue à polariser la gauche au centre. Aujourd’hui, le Front de gauche est le cadre le plus unitaire pour une transformation sociale et écologique. S’il n’est encore qu’un cartel d’organisations, il a exprimé sa volonté de s’ouvrir. Nous avons donc lancé une consultation interne à la Fase pour savoir si nous voulions travailler avec le Front de gauche ou intégrer ce cadre pour contribuer à le changer : c’est la deuxième option qui l’a emporté. Partout où cela sera possible, nous chercherons à fédérer plus largement, comme en Limousin ou en Aquitaine. Quant à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon apparaît comme le candidat qui peut porter cet espace commun. Sa candidature présente un atout de taille, historique : elle est en passe d’obtenir l’accord du PCF.
    …. »

    1. Je ne suis pas capitaliste et pas plus communiste , et je n’en ai rien à faire de ces politiques dont le seul objectif n’est pas le peuple ni le bien commun, mais seulement de se créer un fond de commerce où ils seront financés à parler pour ne rien dire,
      comme disait Coluche : le capitalisme c’est l’exploitation de l’homme par l’homme, le communisme c’est le contraire,
      Souvenez vous du socialisme de Mitterand, il a duré de 1981 à 1983, après c’était fini, ils ne valent pas mieux et Mélenchon peut s’ajouter lui et sa Clémentine dans la liste de « qu’ils s’en aillent tous » Votre Clémentine n’est rien d’autre qu’une Ségolène plus jeune, un sarko au féminin,
      En plus je n’aurais jamais cru écrire ça, mais j’en ai marre de ces discours populistes qui laissent le peuple pour ce qu’ils sont des rêveurs.

      Vous vous rendez compte j’espère du retour en arrière de ces discours là, vous devriez regarder la série Graffiti, avec les mêmes sempiternels discours gauche droite sur 50 ans , vous y verriez Giscard répondre à Mitterrand qu’il n’a pas le monopole du cœur, Chirac nous parler de la fracture sociale, ect… c’est l’éternel retour et plus personne ne me fera me rendre au Panthéon, une rose à main.
      je n’y crois plus et je ne suis certain que d’une chose de la médiocrité humaine…

      1. Toujours le même point de vue (et image du monde;): tous pareils!
        Sans doute vrai d’ailleurs, Femmes ou Hommes politique sont loin d’être parfait(e)s. C’est pas un scoop!
        Reste à attendre le grand soir (Amitiés à Charles), ou l’indignation salutaire.
        Je suis d’accord, mais j’attends… activement. Pas plus, pas moins.
        Ma rose à moi c’est Place du Capitole que je l’ai baladé, fier de mon premier vote. Deux ans plus tard, j’ai arrêté d’y croire itou.
        Mais, même si ma nouvelle victoire doit être éphémère, je veux y croire; Faute de mieux!
        Bien à toi.

      2. Mendiant et orgueilleux d’Albert Cossery

        extrait :

        Gohar éleva la voix pour répondre.
        – Je n’ai jamais nié l’existence des salauds, mon fils !
        – Mais tu les acceptes. Tu ne fais rien pour les combattre.
        – Mon silence n’est pas une acceptation. Je les combats plus efficacement que toi.
        – De quelle manière ?
        – Par la non-coopération, dit Gohar. Je refuse tout simplement de collaborer à cette immense duperie.
        – Mais tout un peuple ne peut se permettre cette attitude négative. Ils sont obligés de travailler pour vivre. Comment peuvent-ils ne pas collaborer ?
        – Qu’ils deviennent tous des mendiants. Ne suis-je pas moi-même un mendiant ? Quand nous aurons un pays où le peuple sera uniquement composé de mendiants, tu verras ce que deviendra cette superbe domination. Elle tombera en poussière. Crois-moi.

      3. Souvenez vous du socialisme de Mitterand, il a duré de 1981 à 1983, après c’était fini

        C’est dommage de parler comme ça. Ils ont eu quand-même le temps de vous offrir la retraite à 60 ans, une 5ème semaine de congés payés,… Vous n’en avez pas profité ? Puis est venu la vague reaganienne du capitalisme triomphant qui devait amener la félicité, et personne n’y a résisté. Aujourd’hui, on a la démonstration que ce capitalisme ne veut même pas laisser de miettes aux pauvres et nous entraine bien vers la barbarie. Alors croyez-moi, si le Front de Gauche l’emporte, le socialisme durera cette fois plus de 2 ans. Tentez le coup ! Vous risquez quoi ? Au fait, Mélenchon aurait pu finir sa vie tranquille à roupiller au Sénat. Au lieu de ça, il quitte un PS devenu libéral, crée sont parti, va à Strasbourg, rédige un compte rendu des couteaux dans le dos que nous envoie la commission ou que votent nos chers « représentants » au PE, et maintenant se propose de devenir président pour donner un débouché politique aux revendications des nonnistes, des syndicalistes, … bref, des anti-libéraux qui voient bien qu’avec l’alternance PS/UMP, on va dans le mur. Qu’y a-t-il de « populiste » là-dedans ?

    2. @4 août

      L’enfer est pavé de bonnes intentions, ce marché de la dette des états, c’est les socialistes, c’est Beregovoy qui l’a vendu au marché, qui a supprimé l’indexation des salaires sur l’inflation sinon Delors….
      En 1986, Mitterrand a même fait pire pour les jeunes que le CPE qui a révoqué Villepint, il avait mis en place des emplois TUC et SIVP :
      1300 francs à mi temps et 2600 francs à temps complet.

      On pourrait écrire la droite en avait rêvé, la gauche l’a fait.

      Quant aux communistes au lendemain de la guerre ne croyez pas qu’ils aient œuvré dans l’intérêt des peuples, s’ils avaient été un peu moins puissants peut être que les néo libéraux n’auraient jamais vu le jour. Rien n’est blanc rien n’est noir, c’est des nuances de gris, et il n’y a pas de vérité mais plusieurs selon l’endroit d’où vous observez la scène.

      Quant à Mélenchon, et si c’était tout bonnement son besoin de reconnaissance qui le pousse à l’avant scène plutôt que l’intérêt commun ???

      1. @ lievol

        ce marché de la dette des états, c’est les socialistes

        Ce ne serait pas plutôt Pompidou ? Faites une recherche en tapant « loi Rothschild »…
        Comme je l’ai déjà écrit, on s’est tous faits berner, du capitalisme qui devait amener la félicité jusqu’à l’UE qui promettait emplois, prospérité et blablabla. Il fallait donc une politique du franc fort pour s’aligner sur l’€uro. Seul Séguin a vu la mascarade. Mélenchon y a cru, a cru qu’on pourrait faire une Europe sociale, que l’€uro serait un outil d’harmonisation… L’avantage est qu’aujourd’hui il a la niaque du « cocu » ! Au fait, il milite pour l’intérêt général depuis qu’il est au lycée. Pourquoi mettre en doute sa bonne foi aujourd’hui ?

        Quant aux communistes au lendemain de la guerre ne croyez pas qu’ils aient œuvré dans l’intérêt des peuples, s’ils avaient été un peu moins puissants peut être que les néo libéraux n’auraient jamais vu le jour.

        Là, on pourrait en parler des heures, mais franchement j’y tiens pas, ça tourne toujours en rond. Alors je résume. Je pense juste qu’on a assisté à des dérives dictatoriales, les mêmes que Pinochet dont le Chili a été le laboratoire d’essai des néo-libéraux. Vous connaissez les Chicago-boys bien sûr ! N’oubliez pas que les Américains belliqueux ont toujours eu besoin d’un méchant pour entretenir leur croissance basée sur le complexe militaro-financier. Hier les cocos, aujourd’hui les islamistes… Qui demain ? Quant au lendemain de la guerre… S’il n’y avait pas eu les cocos, il est clair que personne aujourd’hui ne saurait ce que signifie « acquis du CNR », et les cocos d’URSS ont épuisé le peuple et les ressources pour soutenir l’effort de guerre… froide.

        Ah au fait: je ne suis pas coco, juste socialiste, et on est en 2011 en pleine crise. Je pense que vous devriez plus vous inquiéter de la montée de l’extrême droite dans le monde, que des cocos ! Voyez en Amérique, où les Républicains sont obligés de composer avec le Tea-Party, ou plus simplement en France, où 40% de l’UMP ne voit pas d’un mauvais oeil une alliance avec le FN pour les législatives…

  20. Moi j’ai bien aimé le copier coller du prof M.Jean Tulard entre la crise 2011 et la révolution française ,si tel est le cas je pense que l’on a pas le cul sorti des ronces .Quand a vous M.Jorion , @liervol dit « Vous me semblez toujours autant en retrait timide même ou au dessus de la mêlée  » et ben je trouve que cela va bien dans un débat , un peu de hauteur donne une meilleure vision de ce qui nous attend ,et donc de prévoir .

    1. A propos de Cossery qui n’a parlé dans ses romans que des pauvres –
      On lui pose un jour cette question :  » pourquoi écrivez-vous ?  »
       » pour que celui qui m’a lu n’aille pas travailler le lendemain  »
      Exceptionnel Cossery !
      Impossible de passer à côté de ce livre  » mendiants et orgueilleux  » .

  21. Si la prise de parole a la télévision reste nécessaire pour pour faire exixter
    un discours sur la place publique, un renvoi à des contenus audiovisuels didactiques
    et concis sur ce site serai le bienvenu afin de permettre aux néophytes comme moi de rentrer dans la compréhension globale des systémes que vous analysez sur ce blog.

    exemple : une séquence qui expliquerai les fameux CDS avec chiffres clés et shémas
    serai un outil précieux

    1. Il y a la rubrique « Glossaire » en tête du blog pour cela…(ben oui, j’ai potassé moi, et merci à Paul Jorion de nous avoir mis là les anti-sèche ! )

  22. et pour les couches tot qui travaillent le lendemain ne pourrait t on avoir paul jorion à une heure de grande écoute??
    ça ferai du bien aux méninges de tout le monde mème si il ya magnéto ou autre

  23. Très bonne émission, qualité des intervenants et des contributions.

    Un (très) petit regret, à propos des « incidents techniques » ou « accidents techniques » (dixit Mr Camdessus) : j’aurais aimé une mise en exergue plus forte qu’il s’agit plutôt de résultats d’une idéologie et de la non-science économique qui la sous-tend.

  24. Paul, avec l’audience dont bénéficie votre blog, pourquoi ne pas organiser vous-même un débat filmé et le diffuser ? Ce serait quand même beaucoup plus intéressant… Je sais bien que c’est plus compliqué à faire qu’à dire, mais il faut bien prendre conscience que le media télévision n’est plus que l’ancêtre du media internet. C’est ici (ou nulle part ) !

  25. je vous ai trouvé à l’aise, il y avait quelques temps que je ne vous avais pas vu. par moment de petits rappels glissés opportunément sur vos faits d’arme dans le monde de la finance depuis le début de l’ère informatique ne devrait pas vous desservir bien au contraire. et super costard, ça flashait.

  26. Des économistes et anthropologues qui font un constat de la crise et de la société occidentale mais aucune solution concrète évoquées concrètement sinon des concepts vagues. On entend parler du Bancor ici plus qu’autre chose et pas un mot de Jorion?

    1. @ Etienne

      Vous avez vu les temps de parole ? Difficile d’aborder un sujet comme le bancor et le justifier en 2 minutes.
      Je crois pour ma part que certaines des idées évoquées sont au contraire très fortes, même si leur cheminement n’a pas l’atout de l’immédiateté.

      1. Effectivement, il serait bien que Paul aborde l’idée de « bancor européen ». C’est ce qui serait « resté » dans la tête des gens/dirigeants, au final (surtout que, si j’ai bien compris, cela ménage davantage l’euro et l’autonomie/la spécificité d’une économie nationale).

        Je crois que Paul n’a pas voulu dire que le système est en faillite complète, pour ne pas générer une panique, tout en empêchant les énièmes tentatives de « com » à deux sous sur le registre de « l’incident ». Le résultat, effectivement, c’est que Paul a voulu dire tout le reste, et que cela allait trop vite pour que les gens comprennent. Le passage sur la « complexité », par exemple, est apparu comme une « excuse de responsabilité », alors que ce n’était bien sûr pas en ce sens qu’il aurait fallu l’interprêter.

        Pour ce qui est de l’Europe, il est clair que cette dernière est associée à une foule d’idées négatives (l’instrument qui nous livre pieds et points liés à la Finance toute puissance), et ce d’autant plus que les français ne peuvent même pas se reprocher de l’avoir voulue. Ce n’est pas tant qu’elle a été faite sans eux… mais qu’elle a été faite MALGRE eux. Si l’on combine les deux aspects, il est faux de dire que le projet européen actuel est perçu comme étant simplement illégitime. Il est carrément perçu comme le revolver que l’oligarchie politico-financière braque sur la tempe des peuples, le moyen par lequelle elle s’assure de la domination des intérêts du capital. Il faudra tout raser. TOUT. Et recommencer sur d’autres bases, AVANT de mutualiser les dettes (sans quoi on refera la même erreur, fonder l’union européenne sur des considérations d’ordre économiques/commerciales).

        Casser la Finance, c’est casser l’Union Européenne (dans son essence même, au coeur des Traités et de la manière dont elle a été conçue, elle EST l’oligarchie financière faite Reine). L’idée de « bancor européen » est peut-être la seule manière – avec peu de chances de succès toutefois- de modifier cette perception. C’est pourquoi il st important d’en parler.

        La position de Lordon (ne pas intervenir pour préserver une pseudo image « virginale », sur laquelle il capitalise beaucoup), est nulle sur le plan stratégique. C’est Paul qui a raison, avec les risques que cela comporte.

      2. Bancor européen ? Quelle différence avec l’euro ? L’euro peut rester valable, ce n’est que la manière de l’utiliser et le valoriser qu’il faut changer…

  27. @ Paul Jorion

    Votre passage sur l’existence sous-jacente des causes d’une crise avant l’apparition des symptômes me fait penser par analogie à la maladie d’Alzheimer.

    Beaucoup de gens ne le savent pas, mais les premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer apparaissent en moyenne 20 à 25 ans après le début du processus pathologique de neuro-dégénérescence hippocampique et la destruction progressive des neurones cholinergiques. Dans le jargon médical, on dit que c’est une maladie qui évolue à « bas bruit ». En outre, quand ces symptômes apparaissent, le capital neuronal a été détruit dans des proportions considérables qui peuvent varier de 50 à 70%.

    Cette crise n’est finalement, à vous entendre, qu’une dégénérescence du système capitaliste dans sa version financière. Si toutefois ce diagnostic analogique était vrai, je crains qu’il n’y ait aucun remède. Les processus à l’origine de la maladie d’Alzheimer sont aujourd’hui, en l’état actuel de la recherche et de nos connaissances, totalement irréversibles et condamnent le patient à une mort certaine.

    Comme vous, j’aimerais bien croire que le capitalisme financier est arrivé au stade final de son processus dégénératif.

      1. Moi l’image qui me plaît est darwinienne, : « impasse évolutive« . Les systèmes meurent de ce qui a fait leur succès.
        J’adore les clins d’oeil faussement darwiniens comme: « Alcool sur les routes en ce week-end de Pentecôte: la sélection naturelle fait 104 morts. »
        Cela dit je ne suis en rien un adepte du darwinisme social, qui n’est pas de Darwin.

    1. @Fod,  » Beaucoup de gens ne le savent pas, mais les premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer apparaissent en moyenne 20 à 25 ans après le début du processus pathologique de neuro-dégénérescence hippocampique et la destruction progressive des neurones cholinergiques. » Vous avez raison, peu le savent. Mais savez vous que les premiers symptômes de la mort apparaissent dès la naissance?…

  28. clémentine a la pêche ^^

    les deux vieillards chenus jouent aux désabusés pas si dupes que ça finalement (un peu comme bernard maris et philippe chalmin qui disent rigoureusement la m^me chose mais pour un lectorat different -les mots sont plus importants que le concept véhiculé apparement ) …

    et jorion dans tout ça essaye de synthétiser .

    visiblement pas d’effet flynn en vue pour nos banquiers et gouvernements …

  29. Cette émission est une parfaite illustration de l’emprise extrêmement forte encore exercée par la génération d’après guerre sur notre monde.
    Son consumérisme (ma retraite par répartition ET mon assurance-vie, TINA !!) et ses choix politiques (« un joint le soir, un vote sécuritaire le lendemain ») ont conduit notre monde là où il est aujourd’hui, c’est à dire pas si loin de la barbarie.

    Une seule, Clémentine Autain, pour rappeler en pointillé , ces quelques vérités, forcement dérangeantes, peut être pour une part de l’audience de ce blog.

    Chers Baby-boomers, ne vous demandez pas ce que votre génération laissera dans l’histoire. La réponse est aujourd’hui connue, il ne reste rien, vous avez déjà manger tout le pétrole!!
    S’il vous plait, passez simplement la main, y compris dans ce genre de débat, et laissez enfin faire les suivants.
    Ils ont, comme chacune des générations suivantes, plus de force, des idées différentes, et surtout tellement moins à perdre.
    Si, par paresse, par peur, ou simplement entrainés par votre écrasant poids démographique, vous tardez trop, une certaine partie de vos descendants vous le feront payer, dès demain, et je le regrette amèrement…

    1. Avant de taper sur les papy boomers sachez que leur monde les années 70 n’a rien avoir avec le votre et que ces gens là que vous critiquez si facilement c’était des gens biens, simples pour la plupart, rien à voir avec le monde d’aujourd’hui à la loft académie que vous auriez du rejeter de toutes vos forces et quant à l’écologie :

      Écologistes toute une réflexion!!!

      « A la caisse d’un super marché une vieille femme choisit un sac en
      plastique pour ranger ses achats. La caissière lui a alors reproché de
      ne pas se mettre à « l’écologie » et lui dit:

      Votre génération ne comprend tout simplement pas le mouvement
      écologique. Seuls les jeunes vont payer pour la vieille génération qui a
      gaspillé toutes les ressources!  »
      La vieille femme s’est excusée auprès de la caissière et a
      expliqué:  » Je suis désolée, nous n’avions pas de mouvement écologique
      dans mon temps. »
      Alors qu’elle quittait le magasin, la mine déconfite, la caissière
      en rajouta:
      Ce sont des gens comme vous qui ont ruiné toutes les ressources
      à notre dépens. C’est vrai, vous ne considériez absolument pas la
      protection de l’environnement dans votre temps!  »
      La vieille dame admît qu’à l’époque, on retournait les bouteilles
      de lait, les bouteilles de Coke et de bière au magasin. Le magasin les
      renvoyait à l’usine pour être lavées, stérilisées et remplies à nouveau;
      on utilisait les mêmes bouteilles à plusieurs reprises. À cette époque,
      les bouteilles étaient réellement recyclées, mais on ne connaissait pas
      le mouvement écologique.

      De mon temps, on montait l’escalier à pied: on n’avait pas
      d’escaliers roulants dans tous les magasins ou dans les bureaux.
      On marchait jusqu’à l’épicerie du coin aussi. On ne prenait pas sa voiture
      à chaque fois qu’il fallait se déplacer de deux rues. Mais, c’est vrai,
      on ne connaissait pas le mouvement écologique.

      À l’époque, on lavait les couches de bébé; on ne connaissait pas
      les couches jetables. On faisait sécher les vêtements dehors sur une
      corde à linge; pas dans un machine avalant 3000watts à l’heure. On
      utilisait l’énergie éolienne et solaire pour vraiment sécher les vêtements.

      À l’époque, on recyclait systématiquement les vêtements qui
      passaient d’un frère ou d’une soeur à l’autre. C’est vrai ! on ne
      connaissait pas le mouvement écologique.

      À l’époque, on n’avait qu’une TV ou une radio dans la maison; pas
      une télé dans chaque chambre. Et la télévision avait un petit écran de
      la taille d’une boîte de pizza, pas un écran de la taille de l’État du
      Texas.

      Dans la cuisine, on s’activait pour fouetter les préparations
      culinaires et pour préparer les repas; on ne disposait pas de tous ces
      gadgets électriques spécialisés pour tout préparer sans efforts et qui
      bouffent des watts autant qu’EDF en produit.

      Quand on emballait des éléments fragiles à envoyer par la poste,
      on utilisait comme rembourrage du papier journal ou de la ouate, dans
      des boites ayant déjà servies, pas des bulles en mousse de polystyrène
      ou en plastique.

      À l’époque, on utilisait l’huile de coude pour tondre le gazon; on
      n’avait pas de tondeuses à essence auto-propulsées ou auto portées.

      À l’époque, on travaillait physiquement; on n’avait pas besoin
      d’aller dans un club de gym pour courir sur des tapis roulants qui
      fonctionnent à l’électricité. Mais, vous avez raison: on ne connaissait
      pas le mouvement écologique.

      À l’époque, on buvait de l’eau à la fontaine quand on avait soif;
      on n’utilisait pas de tasses ou de bouteilles en plastique à jeter à
      chaque fois qu’on voulait prendre de l’eau.

      On remplissait les stylos plumes dans une bouteille d’encre au
      lieu d’acheter un nouveau stylo; on remplaçait les lames de rasoir au
      lieu de jeter le rasoir après chaque rasage. Mais, c’est vrai, on ne
      connaissait pas le mouvement écologique.

      À l’époque, les gens prenaient le bus, le métro et les enfants
      prenaient leur vélo pour se rendre à l’école au lieu d’utiliser la
      voiture familiale et maman comme un service de taxi de 24 heures sur 24.

      À l’époque, les enfants gardaient le même cartable durant
      plusieurs années, les cahiers continuaient d’une année sur l’autre, les
      crayons de couleurs, gommes, taille crayon et autres accessoires
      duraient tant qu’ils pouvaient, pas un cartable tous les ans et des
      cahiers jeter fin juin, de nouveaux crayons et gommes
      avec un nouveau slogan à chaque rentrée. Mais, c’est vrai, on ne
      connaissait pas le mouvement écologique.

      On avait une prise de courant par pièce, pas une bande
      multi-prises pour alimenter toute la panoplie des accessoires
      électriques indispensables aux jeunes d’aujourd’hui. »

      ALORS VIENS PAS ME PRENDRE LA TETE AVEC TON MOUVEMENT ÉCOLOGIQUE
      La vieille dame avait raison : à son époque, on ne connaissait pas
      le mouvement écologique, mais on vivait chaque jour de la vie dans le
      respect de l’environnement.

      Je ne sais pas de qui c’est mais ça vaut mille discours de Clémentine Autain social et écologie !!!!
      Quant à écrire que c’est la retraite par répartition et les assurances vies des papy boomers la cause de vos malheurs, c’est tellement stupide que cela ne m’étonne pas qu’elle soit sur ce forum défendue comme une alternative crédible alors qu’elle n’est qu’une incapable de plus sachant discourir

      1. Petite nuance M. Liervol: votre vie écologique sans mouvement écologique, vous l’aviez héritée de vos parents (qui n’avaient pas eu le choix) et avez tout fait pour en sortir, puisque vous nous avez légué tout ce qui s’ensuit… Tout ça pour dire que votre petite histoire sensée valoir mille discours ne vaut pas un clou. La réalité, toutefois instructive, dont elle témoigne, n’alimente en rien votre vérité assénée.
        Je suis bien d’accord que suivre un « mouvement » n’est pas un signe de grande intelligence. Ce qui compte selon moi, c’est la conscience. Un mouvement peut parfois aider à la conscience, parfois c’est l’inverse (sans parler des religions).

      2. Mais vous rigolez Letoine, c’est pas moi qui vous ai légué mille gadgets alimentaires sans goût dans les supermarchés puisque je ne les achète pas et s’il y en a toujours autant sinon plus c’est bien que quelqu’un les achète, je doute que ce soit la génération des papy boomers.
        Ni même qui pleure de ne pas avoir le dernier téléphone portable, j’ai eu un radiocom 2000, alors vous savez le téléphone portable c’est tout sauf neuf pour moi et je préfère moins d’appels à plus d’appels.
        NON vous devez prendre en considération que vous avez la critique facile des papy boomers mais que vous ne faites rien sinon consommer et pleurer de ne pas pouvoir consommer plus.
        Et maintenant faute d’idées neuves vous allez réveiller ce bon vieux communisme comme s’il pouvait sauver le monde en 2011 quand il a déjà échoué.
        Votre monde de demain est vieux comme votre jeunesse est vieille de se chercher si tôt dans la vie des boucs émissaires à ses échecs présents ou en devenir au lieu de s’inventer et d’agir pour du neuf. Votre Clémentine beaux yeux est aussi usée que Ségolène Royale qui a 20 de plus pratiquement.
        Je ne suis même pas certain d’ailleurs que Ségolène dans sa tête ne soit pas plus jeune.

        Et pour votre info, je n’ai pas l’âge d’être à la retraite donc je ne suis même pas de la génération de papy boomers mais génération Mitterrand, j’ai déjà donné pour que votre agrume ne me donne pas envie de me faire presser….

      3. Alala la fixette sur Clémentine Autain! Tu décroches pas, hein…

        Pour ce qui est marqué avant, c’est clair que les développements du marketing, avec l’obsolescence programmée (l’usage unique en tête!) et la manière même dont nos sociétés sont organisées autour du tout-pétrole ont fait beaucoup de mal: l’horizon de l’avenir est bouché par des déchetteries pleines et une pénurie de matières premières.

        Sans doute serait-il souhaitable qu’un jour on tâche de fixer des normes quant à la durée de vie de certains produits, et d’établir un système de garantie universelle de réparation sur certains produits (notamment les ordinateurs, les imprimantes, les aspirateurs, les ampoules, les voitures, les frigos), faire du recyclage une norme pour de nombreux produits, etc. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Du_berceau_au_berceau).

        Bon, ce qui ressort effectivement avec l’histoire de la grand-mère (qui a bien raison), c’est la culpabilisation généralisée qui frappe le consommateur isolé. On lui dit: fais ci, fais ça, achète ci et achète ça, repère bien les produits, si t’achètes pas bio t’es pas dans le vent, et – en fait – c’est souvent pour acheter plus cher les mêmes produits (ou presque) avec le petit autocollant d’un prétendu label symbolisé par un arbre vert, ou une planète, une feuille, t=ou tous les bobards que savent produire les marketeurs… Être quelqu’un de bien, ça coûte cher, alors tu passes en caisse!

        Contrairement à une politique écologiste, qui consisterait à appliquer des réglementations démocratiques conscientes qui s’appliquent d’une manière contraignante aux industriels et aux distributeurs, les récents développements dans l’industrie du marketing écocitoyen consistent à développer les outils commerciaux classiques (notamment la publicité) pour redorer l’image des entreprises (le « verdissement » ou greenwashing, permettant de noyer d’éventuelles contradictions dans un discours de propagande), de modifier le « comportement » des consommateurs, et en arrière-plan les pigeonner un peu plus en légitimant une marge supplémentaire destinée à accroître le profit, sans que soit pour autant garanti un véritable bénéfice supplémentaire pour l’environnement. Ces marchandises sont d’ailleurs destinées à un public urbain et diplômé, et pas aux classes populaires ou pauvres, qui constituent pourtant la majeure partie de la population, ce qui rend le marketing vert peu convainquant sur la réalisation des objectifs qu’il prétend remplir.

        Dans le climat actuel où la menace qui pèse sur l’environnement et les écosystèmes est désormais de notoriété publique, le surplus que paie l’écoconsommateur ressemble à la taxe que payaient les fidèles de l’église catholique à la classe des prêtres, pour acheter la rédemption de leurs péchés par de la monnaie sonnante et trébuchante. En réalité, ce sont les industriels qui – pendant des décennies- ont cherché à accroître leur production et leur profit, et les distributeurs qui ont cherché à accroître leur base de marché. Les autorités publiques ont « laissé faire ». Les citoyens ne sont pas responsables de ce qu’on met dans leur cadis! Ce sont les institutions qui doivent agir et légiférer sévèrement la matière.

      4. M. Liervol, je ne vous accusais pas vous, jene vous connais pas, mais votre raisonnement.
        De manière générale, vous ne pouvez et ne devriez à mon sens pas vous plaindre de vos « rejetons » (au propre ou au figuré). A défaut d’en être fier, aimez-les.

      5. Beau débat

        Bernard Stiegler parle simplement de reconstituer des « systèmes associés », des systèmes où il y a symétrie, comme pour la langue : l’auditeur devient locuteur, après apprentissage long mais précoce de la parole.
        Stiegler voit la « prolétarisation » comme la perte de savoir-faire et savoir-vivre, ce qu’on lit en filigrane dans le discours de mère-grand à la caissière.
        Les savoir-vivre et savoir-faire sont déterminants pour l’existence de modalités d’échange. Il semble [source perdue] que le meilleur déterminant d’un trajectoire sans violence pour un enfant ne soit pas le milieu social, mais le simple fait que les repas soient pris en commun à la maison. C’est sans doute aussi une des causes de la relative modestie de l’obésité en France, comparée à ce cauchemar que sont les E U , où tout un chacun passe son temps dans des achats tagués « Sugar-free », « fat-free », etc. (mais avec du gras dans le sugar-free et vice-versa).
        Ce n’est probablement pas une génération prédatrice (papy boomers ou autres) qui aurait consciemment fait le boulot de nous amener là: c’est aussi l’évolution « intrinsèque » permise par la conjonction des nouveaux supports de mémoire /nouveaux médias et du moteur capitaliste, moteur si prompt à réaffecter les ressources et à revêtir d’intense marketing ses actes, jusqu’à ce que consommation s’ensuive. Bien évidemment, le savoir-vivre n’est pas sa considération, le négoce est un neg-otium, une négation de l’amatorat et du loisir (l’oisiveté créatrice, j’entends).

        L’autre face du TINA imposé par « les marchés » est cette prolétarisation de nos existences, « TINWOL », There Is No Way Of Life, en quelque sorte. Je dois dire que malgré des réserves, l’intuition d’une Naomi Klein à mettre bout à bout No Logo (pas encore lu, à vrai dire) et « The Shock Doctrine (la montée d’un capitalisme du désastre) », m’impressionne du fait qu’elle aborde les deux aspects « économie », et « écologie de nos modes d’existence » (au passage, l’écologie, , la biodiversité, etc,, chose importante, mais c’est un domaine qui n’a pas besoin d’être séparé de ces deux là, si ils sont pris dans leur sens plein : l’économie, in fine, ne peut que inclure la dimension écologique, etc.).

        Je crois pour finir que le choix de Aldo Naouri par un Taddei pas mécontent d’avoir là un des personnages colorés de la scène parisienne de la psychologie reste défendable, non pas tant pour le discours de Naouri (sur lequel je glose ailleurs dans les fils de ce billet), mais pour le fait qu’en bon barman faisant son cocktail, Taddei est aussi aller chercher un côté « anthropologique » à la crise, et il savait qu’il ne fallait pas en attendre trop de PJ sur une anthropologie « consommable » en trois minute. Celle de PJ passe par l’asymétrie, les Nuers du Soudan & Evans Pritchard, bifurque vers les syncatégorèmes, etc.,

      6. Liervol : 1 L’histoire est nulle : ben oui, 2011 n’est pas pareil à 1950 qui est différent de 1901 qui… ; je n’ai jamais vu une caissière dire ça ou approchant à qui que ce soit. Ni un ou une écologiste. Ni un ou une jeune. Ni personne : c’est une anecdote imaginaire, pourrie et manipulatrice.

        2 Vos petits jugements de valeur (« rien à voir avec le monde d’aujourd’hui à la loft académie que vous auriez du rejeter de toutes vos forces », Ségolène Royal Clémentine Autain, etc…) n’apportent rien aux débats : vous êtes un troll ou quelqu’un qui s’ennuie?

      7. Non je n’ai pas honte de nous.
        Revoir les idées reçues, parfois une nécessité.
        C’est faux de dire que notre génération « papy boomers » n’a rien fait.
        Beaucoup se sont impliqués dans l’aide aux PVD et je ne parle pas de la honteuse Francafric.
        Les grandes manifs anti-nucléaires, c’est nous, actuellement votre génération n’est pas très visible sur ce terrain.
        MAIS le problème de l’emploi ne se posait pas et tous les travailleurs de cette époque ont cotisé, inutile de faire un mauvais procès.
        L’Europe de l’ouest devait faire figure de vitrine alléchante et prospère pour les habitants des pays de l’est.
        Le mur est tombé, le système capitaliste n’a plus besoin de cosmétique.
        Les plus lucides ont éduqué leurs enfants, vous, en prévision d’une société en mutation.
        A vous de construire votre monde.
        « 4. L’esprit de mai 68

        Les premiers militants écolos viennent plutôt de la composante libertaire/contestataire des acteurs de 68. Parmi eux Brice Lalonde qui créera Génération Ecologie en 1990 avec le soutien de Mitterrand ( surtout pour affaiblir les Verts)

        L’esprit de mai 68, c’est d’abord une critique de la vie quotidienne, de la société de consommation. «  »
        http://www.alternatifs.org/tribunes/tribu/l_220305_ecolo.html

        Greenpeace nait à Vancouver en 1971 quand un groupe de treize militants pacifistes et écologistes…

        1964

        Inspirée par l’action d’Oxfam en Grande-Bretagne, une organisation-sœur voit le jour dans notre pays : Oxfam en Belgique. Les fondateurs consacrent beaucoup d’attention aux luttes pour la décolonisation dans les pays du Sud. Les pays nouvellement indépendants reçoivent un soutien conséquent.

        Au moins lisez ce dernier lien, merci pour elles.
        «  » La grève des femmes de la Fabrique Nationale
        Herstal 1966. «  »
        http://www.ebu.ch/CMSimages/en/RTBF_Women%20in%20Anger_scriptFR_tcm6-48854.pdf

    2. Ouaip, d’abord zigouiller tous les vieux, inutiles et qui coûtent chers, z’avaient ka pas consommer tout le pétrole, enzuite plus de soins médicaux au-delà de 50 ans, revenir aux fondamentaux, bosser à 14 ans et crever à 60…
      C’est ce que mon toubib m’a dit d’ailleurs , ce matin, plus de remboursements, et qu’est ce que je vais faire maintenant doc j’ai dit, allons mon vieux, c’est pas si grave il m’a dit en me raccompagnant à la porte, vous et votre génération vous en avez bien profité , alors…..mon doc il a 35 ans, j’peux pas lui en vouloir, déjà qu’i’m’fait crédit sur les consultations. Bon j’ai fermé mon vieux pardessus et suis allé au supermarché utiliser mes bons alimentaires. Ma pension, c’est juste pour payer le loyer, et après il me reste plus grand chose..15 ans de galère depuis la grande crise de 2008, aucun espoir en vue. J’ai rempli le caddy de pâtes et de ketchup hollandais et suis resorti par l’entrée nord. Au fond du complexe y a le petit supermarché bio, j’peux voir les 4×4 à hydrogène parqués devant, les hybrides Benz et Volvo à 90.000 euros pièces, et les riches remplir leurs caddys de Royal Gala italiennes à 140 euros le kg et de tome de jura pur vache garantie d’origine biologique à 170. Me fait penser à mon pote Alex qui s’était établi en Ariège en 79, « sortir du système » il disait. S’est pris une décharge de chevrotine des rugbymen du coin un soir de beuverie. ‘Tainnngg, enculé de 68tard….A fini au RSA avant de se flinguer.
      Bon j’vais pour prendre mon bus quand y a deux jeunes qui viennent m’agripper. Eh le vieux, t’as pas un euro.. c’est dit en mauvais anglais avec un accent batave. Le plus grand s’appelle Jon, faisait de la sinsemilia sous serres à Eindhoven avant que la californienne à bas prix ne vienne envahir l’Europe et le foutre au chômage. Maintenant il fait la manche dans ce coin du nord du Luxembourg. L’autre plus petit est de Liège. Il a une croix celtique tatouée sur le bras, avec un coeur tout rouge en dessous. Il pue la bière et a les yeux mauvais. La faute aux politiciens, tous des vieux pourris, c’est la faute aux vieux, z’ont jamais pensé aux jeunes, éructe le Jon….je cherche fébrilement dans mon porte-monnaie ce qui pourrait ressembler à un euro, mais les deux s’énervent pour de bon…salaud de vieux, t’as rien foutu toute ta vie, à profiter de tout, t’as rien branlé et maintenant t’as même pas un euro pour nous . Le plus petit envoie valdinguer mon cabas en toile de jute garanti recyclable pendant que Jon m’agrippe l’épaule : t’es qu’une merde, t’as rien laissé aux jeunes générations, t’as claqué ton pèze à Acapulco et sauté des gamines en Thaïlande, toi et ta génération vous êtes des monstres d’égoïsme, des zédonistes infects, méritez pas de vivre… pardon, je balbutie, j’étais jamais en Thaïlande encore moins au Mexique et j’ai bossé toute ma vie pour pas grand-chose, alors…..TA GUEULE, le vieux, et ton pèze planqué à la Caisse d’Epargne, le fric que t’as volé AUX JEUNES ? Je vais pour expliquer que j’ai un compte postal mais j’ai pas le temps, le petit m’envoie par terre et mon porte-monnaie dégueule des piécettes de 1 cent sur la chaussée.
      Reeeegarde, il hurle le petit, il est bourré de thunes. Enculé de 68tard, il me crie, t’as bouffé tout le pétrole et maintenant il nous reste plus rien. Je me relève faiblement sur un coude, pardon je dis la voix étranglée, j’ai toujours fait du vélo quand c’était poss…j’ai pas le temps de terminer, le grand me décoche un coup de bottine entre les deux jambes qui envoie le peu de virilité qui me reste au fond de l’estomac. Tout se brouille, je ne vois plus rien, je sens encore un coup de bottes dans le côté droit, mais comme si ça venait de très loin, puis j’aperçois une sorte de tunnel, un tunnel de lumière blanche, un tunnel qui m’aspire irrésistiblement, et …oui, au bout du tunnel j’entrevois le drapeau européen et ses belles étoiles jaunes sur fond bleu pendant que retentissent les premières mesures de l’Hymne à la joie, et soudain j’entends distinctement la belle voix de mon père, résistant de la première heure, opposant à la guerre d’Algérie, militant humaniste et socialiste, qui me parle à la table familiale il y a de ça très longtemps :
       » L’Europe sera un espace de paix, de justice, et de prospérité »

      1. Ha, ha, bidonnant et magnifique ! Vous en avez d’autres comme ça ?

        …pourriez en faire un livre d’anticipation-fiction. Parce qu’on y vient et on y va…

      2. Mon propos, volontairement provocateur, vous a inspiré, me semble-t-il. Merci pour ce texte.

        Mon seul problème, c’est que j’ai déjà vu se dérouler des scènes pas si éloignées de celle que vous décrivait.
        Mon seul problème, c’est que je vois une proportion extrêmement active de « jeunes » souhaiter enfin en découdre, et s’y préparer, y compris en s’organisant politiquement, y compris en s’équipant d’armes de guerre. Et qui taperont évidemment d’abord sur les plus faibles.
        Habilement manipulés, peu éduqués, pas d’avenir, culte de la force, désir d’un but, d’une reconnaissance, ça pourrait vous rappeler quelque chose.
        Si vous ne voyez toujours pas, demandez aux polonais ou aux hongrois, il voient déjà très bien, eux…
        Précision utile, ils ne ressembleront malheureusement pas aux deux paumés de la fable ci-dessus, mais porteront des uniformes flambant neufs, payés par l’oligarchie, qui a toujours préférer et préférera toujours, l’ordre.
        Autre précision utile, les outils de contrôle des population à leur disposition sont déjà tellement puissants, comparés à ceux du passé, leur coût de mise en place et de maintenance tellement ridicules, leur robustesse déjà approuvée, que seule un très faible pourcentage de « bons » permettra de maîtriser une masse innombrables de « mauvais ». Attention, il y aura peu d’élus, plus besoin et ça fera moins de bouches à nourrir.

        Evidemment des résistances, évidemment des mouvements alter, évidemment des combats, hautement respectables et que je respecte. Mais le résultat de tout ces combats passés, c’est la situation que nous vivons aujourd’hui. Pas encore tout à fait un succès, à mon sens.

        Bien sûr des enseignements à en tirer, mais les temps changent, beaucoup plus vite que vous ne pouvez seulement l’imaginer, l’histoire ne repasse pas les plats.
        Pour résumer, la question n’est plus, « j’aimerai bien une part un peu plus grande de ce gâteau dégoulinant de crème qui grossit faiblement mais surement chaque année » mais « le gâteau est en train de fondre à une vitesse ahurissante sous nos yeux ébahis, rhooo, on l’avait pas prévu si vite. Ca s’rait p’t être bien de retrouver la recette du pain, non ? Elle est caché où, déjà ? »

        Seule ceux qui auront une vitesse d’adaptation suffisante, une vivacité, une furieuse envie de vivre et peut être une absence de peur de mourir, auront l’avantage dans les combats qui s’annoncent. Plus vraiment des qualités de soixantenaires.

        Donc soutenez vos enfants, poussez les à l’action, faites chauffer leur marmites, soigner leurs blessures à venir, mais par pitié, ne tenter pas de leur expliquer pourquoi on en est là.
        Ils ont déjà parfaitement compris car ils ont simplement partager vos vies pendant 20 ou 30 ans.

        Enfin, et surtout, ne leur dites pas quoi faire, ils ont déjà quelques petites idées sur la question et malheureusement pour vous, il y en a parmi celle-ci quelques unes que vous ne comprenez même pas…

  30. Ni politique, ni mercatique juste de bonnes interventions d’un anthropologue averti. Merci Paul !
    La Clémentine a été parfaite aussi je trouve, son intervention m’a même étonné !
    J’aimerai bien vous voir M. Jorion dans un débat télévisuel en tant que spécialiste financier et économique. Histoire de bien informé  » les pauvres gens » de leurs problèmes.

  31. L’émission est très intéressante ….

    Mais une chose me chagrine ou m’intrigue : quand on aborde le problème du néolibéralisme , de son absurdité ou du coup d’état qui a été fait dans les années 70 , sous l’influence de Friedman , par exemple ,on aborde rarement le lien avec la globalisation …

    Non seulement tout au niveau financier a été dérégulé , ouvrant la spéculation à des niveaux illimités , on pourrait dire du Ponzi , mais l’ouverture des frontières et des capitaux , conjoints , convergent et accélèrent la faillite de nos économies …

    Nous avons laissé filer la majeure partie des entreprises occidentales vers les BRIC , ouvert nos frontières à des dizaines de millions de tonnes de produits manufacturés , vendus grâce à des mécanismes de crédit pléthoriques et aussi dérégulés , et qui ont fait la fortune des importateurs , contre des contrats virtuels comme pour notre pays l’achat éventuel de centrales nucléaires , de TGV, de services Ariane , d’Airbus, etc ….

    Virtuel , car s’il y a eu beaucoup d’effets d’annonces pour faire passer la pilule et laisser entendre qu’il s’agissait d’échanges équitables, dans les faits il n’en n’a rien été , et les gouvernements n’ont jamais réagi en ajustant les balances commerciales .

    Donc le chômage de masse dont il est question dans cette émission vient aussi et beaucoup de là .

    La crise économique n’est pas uniquement liée à la fermeture des entreprises à cause de la faillite ou la gourmandise des banques , mais aussi à une volonté ou à un laisser faire , de désindustrialiser au profit des pays à fort dumping social ( et écologique ). comme la Chine , nouvelle puissance impérialiste .

    Et cela s’est fait en une trentaine d’années , c’est à dire en un temps record .

    Bn.

  32. les prestations de tous les intervenants ont été parfaites, et même si les propos de monsieur Camdessus sont à des années lumières des populations et de ce qu’elles vivent, j’ai pu cerner l’état d’esprit dans lequel les europhiles travaillaient (ce que je n’arrivais pas à comprendre jusque là).

    A ce propos, il a dit que la création de l’euro avait été initiée avec l’idée politique de contrer le dollar et son hégémonie.

    Est ce que si l’euro avait été monnaie commune et non monnaie unique, nous aurions pu aussi faire face au dollar ?

    Paul Jorion, je n’en reviens pas du changement qui s’est opéré depuis vos premières apparitions à l’écran. Formidable. Je ne sais pas qui vous a conseillé le costume bleu marine, chemise blanche, mais vous creviez l’écran. Quant à vos analyses elles sont tout à fait claires et convainquantes.

    1. Rholala Juan et méthode, au lieu de faire de l’esprit, vous feriez mieux de répondre à ma question :

      Est ce que si l’euro avait été monnaie commune et non monnaie unique, nous aurions pu aussi faire face au dollar ?

      1. Bonjour Edith
        Il y a eu la monnaie commune, l’ECU, apparu en 1979 dans le cadre du Système Monétaire Européen, pour tenter apparemment de limiter les fluctuations de change entre les monnaies des états membres de l’époque… Ce n’était pas une vraie monnaie au sens strict du terme mais est considéré comme l’ancêtre de l’euro.
        De là à savoir si unique ou commune, une autre monnaie peut faire face au dollar, je ne sais pas si c’est la bonne question, en fait, tant que le pétro-euro ne serait pas reconnu mondialement…
        Je ne vois rien non plus dans les faits, suite à la création de l’euro, qui permette de dire que notre monnaie nous ait protéger de quoi que ce soit…
        Le débat est ailleurs et plus ancien, qui concerne les motivations de l’idée de la création d’une europe fédérale, nécessaire aux USA « libérateurs », d’une part pour éviter que les états libérés ne tombent aux mains des communistes et ensuite s’assurer un marché nouveau pour écouler leur surproduction…
        Le CFR, en 1946, le plan Marshall et le CICMUE, en 1947, l’ACUE, en 1949, entités purement étasuniennes ont fait le reste jusqu’au traité de Rome en 1957…
        « N’est-ce pas tuer l’Europe que de fabriquer, à grand renfort d’intervention américaine, ce monstre, ce robot, ce Frankenstein, que pour tromper le monde, on appelle la Communauté ? » – Général de Gaulle. Conférence de presse du 12 novembre 1953.
        L’europe d’aujourd’hui n’est pas celle des européens, c’est celle des états unis… Je vous laisse déduire le reste du « pourquoi la crise »…
        Bien à vous

      2. @Philippe,
        merci.

        Si l’Europe a été créée pour les deux raisons que vous citez, est ce que l’euro l’a été dans la droite ligne de l’Europe, je veux dire par là, était ce obligatoire.

        Je suis assez d’accord avec Chevènement et Alain Cotta lorsqu’ils disent que l’euro monnaie unique n’était pas du tout adapté à l’Europe où les pays étaient profondément différents par leur système économique et leurs fonctionnements.

        En revanche, en laissant à chaque pays sa propre monnaie mais en mettant l’euro comme système monétaire pour les échanges entre pays européen, il y avait plus de chance de rétablir un certain équilibre.
        Or aujourd’hui nous constatons que les pays à faible économie ont été laminés au lieu d’être tirés vers le haut.

        Quant à l’argument de Camdessus (il y avait une idée politique derrière l’euro) je n’en n’avais jamais entendu parler, c’est pourquoi je posais cette question.

        Une chose est certaine en tous les cas, l’euro, puis la crise financière et de la dette 10 ans après, donne l’occasion aux politiques européens de mettre les services publics à terre …. ainsi que prévu pour l’ouverture du grand marché transatlantique en 2015 dont personne ne parle

      3. Philippe MEONI
        14 septembre 2011 à 18:38

        « « N’est-ce pas tuer l’Europe que de fabriquer, à grand renfort d’intervention américaine, ce monstre, ce robot, ce Frankenstein, que pour tromper le monde, on appelle la Communauté ? » – Général de Gaulle. Conférence de presse du 12 novembre 1953.
        L’europe d’aujourd’hui n’est pas celle des européens, c’est celle des états unis… Je vous laisse déduire le reste du « pourquoi la crise »… »

        ben oui. Mais malheureusement, il n’y a que les +de 70 ans qui s’en souvienne.

        çà relativise d’ailleurs l’ingérence de mr geithner, le « fédérateur extérieur » dont parlait de gaulle.

        ou des trucs comme çà : « Il demeure cependant distant vis-à-vis des communistes et ex-communistes de la Gauche européenne. Le PSE est lié à l’Internationale socialiste. »
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_socialiste_européen
        ou http://fr.wikipedia.org/wiki/Confédération_européenne_des_syndicats
        Ou de voir des fondus des USA être d’ardents pro européens (madelin, sarkozy…), le machin dont on dit qu’il fait contrepoids.

        ou le camdessus qui prétend que l’euro est là pour « boxer » le $. (Le FMI est une instance internationale dont l’agent d’influence principal sont les états unis, seuls à avoir une minorité de blocage : mr camdessus qui y a longtemps travaillé sait ce qu’il répète). Et pour boxer le $, bien sûr, il faut s’intégrer…tjrs plus.

        Bref, c’est…efficace.

      4. P.S. : à vérifier car je n’ai pas lu le livre : « La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique . Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort. »
        (Source : Le dernier Mitterrand de Georges-Marc Benamou – Date de publication : 27/1/1997 – Editeur : Plon – Omnibus).

      5. edith,

        sans être expert, je n’ai jamais admis la primauté de l’économique sur le politique. je réfléchis en terme politique tout le temps, et considère l’économie comme un facteur important certes, mais secondaire, au service des ambitions politiques et culturelles des sociétés. mitterrand justement tablait beaucoup sur la culture.

        cette méthode m’a rarement planté et dans le contexte post-guerre mondiale la création d’une monnaie commune n’était tout bonnement pas possible, elle ne l’est encore pas, il faudrait d’abord que l’europe de l’ouest se désaméricanise comme l’europe de l’est s’est désoviétisée, c’est dire les enjeux et les risques.

        trois choses, de ce que j’en comprends:
        – l’allemagne reste un territoire occupé, même si ‘réunifié’.
        – j’étais à berlin récemment, je puis vous dire qu’à la différence de paris, vous n’y voyez pas de militaires en arme et que la police est discrète. pourtant on s’y sent bien, pour ne pas dire mieux.
        – la question de l’immigration est étroitement reliée à ces questions.

        reste à savoir si les français sont prêts à débattre de tout ça sans s’écharper…?

  33. bonjour,intéréssant débat malgré tout,F.Taddéi ne se défile pas. mais beaucoup trop court,les intervenants qui ont peu à dire et pour cause comme M.Camdessus s’y sentent à l’aise mais pour ceux comme Paul qui brulent de développer leur propos il faut aller à l’urgence,tenter l’impossible synthèse,etre le plus exhaustif et le plus compréhensible possible sous la menace de la coupure d’autre participants impatients.Malgré tout ces débats sont nécéssaires pour percer un peu le mystère de la foi neo libérale et son imposture puis de faire le lien entre les évènements que nous débitent les J.T.Si Paul veut bien nous accorder cinq minutes de son temps,peut il nous livrer son sentiment sur l’interview de Yann Moulier Boutang dans télérama cette semaine et notamment sur cette proposition apparemment d’une simplicité et d’un limpidité confondante d’une fiscalité assise uniquement sur toutes les transactions financières (exit l’impot sur le travail et la TVA) perçue par un trésor européen?

  34. Mr Camdessus dit à Mr Tulard: « Espérons que nous saurons faire l’économie d’un dictateur » (allusion à Bonaparte remettant le pays sur les rails…)
    Moi je pense que notre dictateur, nous l’avons déjà, il est en place…

    Sauf que ce ne sera plus un homme, mais un système…
    Notre implacable « Administration Européenne », tout simplement, désormais inarrêtable…

  35. Une émission est réussie quand on a spontanément envie qu’elle se prolonge ou qu’on a hâte de la prochaine édition . .

    Celle ci est du lot .

    Petit Taddéi deviendra encore plus grand , pourvu que dieu ( ou d’autres hélas) lui prête vie .

    Je le verrais bien comme animateur d’un débat au deuxième tour de la présidentielle , pour qu’on n’en soit pas déçu .

    1. merci a75ka, j’ai pas « tenu » avec la vidéo de len-tête, le best de l’émission est un peu plus clair. je me dis c’est pas le Jorion dans l’événement sur « le temps qu’il fait », là il est dans l’instant télé, des fois il regarde par terre ou des fois le gars avec la cravate attachée comme une écharpe, c’est dire un max de chose tant qu’on est sur l’écran… un conseil Mr Jorion, vous devez en avoir marre des conseils et comme je vous comprends, alors une idée; vous passeriez mieux l’image, ainsi — top c’est à vous (pour une fois, même si c’est pas bien, vous pouvez couper la parole; entamez rebondissez dans un dialogue avec quelqu’un que vous appréciez ou dont le propos vous intéresse; les 2 ou 3 mn max prises ou imparties pas grave de laisser passer du silence; voir écouter qqu’un débattre avec qqu’un, sans parole à porter… ou alors regardez la caméra, pas les téléspectateurs, respirez soufflez, autant jouer de ce que la télé soit une comédie, on ne s’en reconnaitra que mieux. c’est curieux que Lordon le fasse à l’écrit et s’y refuse aux émissions, il y serait facile. bon je dois filer

      1. @roma. Il y serait facile, en effet, et c’est je crois sa principale crainte, celle de trop aimer ça, comme on aime trop la coke … Il a vu certains des ses éminents collègues prendre ce chemin, soudain près à dire n’importe quoi pourvu qu’on continue à les inviter sur les plateaux.

  36. Paul,  » …et il y a tout ce qu’on ne comprend pas. » Je retiens ça.
    Et Tulard,  » La banqueroute est certaine. »

  37. Il y a eu un joli changement de ton après l’intervention de monsieur Jorion. Ça partait assez complaisant et ça finit par sortir un peu les crocs. C’est très agréable à regarder.
    Mais il est bien dommage que cela ne soit pas plus visible. Bon, j’ai pas la télé, mais si cela pouvait passer à des heures de grande écoute il est probable que je songerai à la rebrancher par principe.
    En tout cas je vous trouve toujours très agréable à écouter. On ne sent aucune tentative d’entourloupe(c’est même le contraire vu que vous cassez le blabla quotidien) c’est imagé, et vous dites ce que vous pensez. Bref de la par d’un jeune de 23 ans, dont le seul rapport avec l’économie sont de vieux cours de bts, mais avec un sens critique et de l’empathie ( ce qui manque au final à pas mal de monde), et qui vous a trouvé par le biais d’un site de bd sur les mmo (Mr Makles) : Sincèrement, merci.

  38. M. Jorion
    peut-on faire un parallèle entre la chute de l’empire romain, et la chute de certaines dictatures dans 3 pays arabes ? et ensuite comparer la fin des 3 dictatures avec la fin du capitalisme financier d’aujourd’hui comme vous le dites dans l’émission ?

    perso, je préfèrerais qu’on compare la fin des 3 dictatures arabes avec la fin du capitalisme financier, plutot qu’avec la fin des romains. Car 1) c’est plus actuel. 2) c’est plus à cette échelle là que ça se passe. 3) c’est plus souriant comme perspective.
    merci pour ce que vous faites.

    1. Sauf que la fin des dictatures arabes, c’est à dire un changement de régime politique (enfin espérons…), n’a rien à voir avec la fin d’une civilisation, ou avec la fin d’un rapport de force jusqu’alors prévalent entre puissances mondiales, ce dont il est pourtant effectivement question (fin de l’empire romain/ fin de la domination du bloc USA/Europe de l’Ouest).

      C’est malheureusement à cette toute autre échelle que cela se passe.
      De toute façon, nous aurons bientôt la preuve définitive d’une présence extra-terrestre sur notre bonne vieille planète bleue, et tout ceci nous paraitra presque « anodin ». :-p

  39. L’émission était excellente et trop courte sur le thème économique. Très bonne intervention de P. Jorion qui a pu dire ce que les autres n’ont pas dit, dans le temps qu’il a eu.
    Quelques commentateurs ont déjà souligné une convergence entre tous les intervenants. Pas habitué à voir cela, j’étais personnellement effaré de cette convergence des intervenants sur leur conscience de la situation, surtout parce qu’elle détonne complètement d’avec ce qu’on entend par ailleurs, dès qu’on zappe.
    Mais si tout le monde a compris, pourquoi on l’entends si peu ailleurs, pourquoi mes collègues et ma famille me prennent pour moitié illuminé, et qu’attends-on pour agir?

    1. Si convergence il y eut, il me semble qu’elle se situait au niveau des généralités, du genre toutes les civilisations sont mortelles, citation de Paul Valéry rappelée par Camdessus, homme cultivé sans doute de bonne volonté et surtout habile, ce qui n’en fait pas pour autant l’homme le plus avisé du monde.

      Si on était entré dans le détail de la crise grecque avec ses tenants et aboutissants sociaux, sur les rôles respectifs des acteurs, investisseurs, entrepreneurs, salariés, banquiers, pas sûr que Camdessus aurait tiré les mêmes conclusions que Jorion.
      Son affirmation selon laquelle la Grèce une fois hors de l’Euro devrait payer autant d’intérêts sinon plus qu’elle n’en paie aujourd’hui, outre le point de vue technique en quoi elle consistait et qui en soi reste discutable, trahissait surtout la position du banquier qui ne peut ou ne veut envisager l’hypothèse des dettes impayées, autre façon de dire ce n’est pas aux banques de payer !
      La question qui aurait dû lui être posée c’est évidemment, qui va payer ?
      Quid également du bancor et de l’interdiction des paris sur la fluctuation des prix ?

      1. Il n a effectivement opiné que sur des généralités, ou lorsque le discours allait dans le sens d’une exoneration de responsabilité pour le milieu financier (la complexité ). On ne sait s’il est naïf ou idiot, mais il est bien évident que les grecs ne retourneront au drachme que pour répudier la dette!

  40. Bravo, c’était très bien.
    Mais on était quelques milliers (selon la police) à savoir que notre Champion l’emporterait.
    Je crois que votre présence médiatique sera incontournable dans la prochaine grande émission télé de la décennie, c’est à dire le soir du premier tour. Quand la France sera pliée en quatre …
    Merci.

  41. Naouri est une des rares personnes à pointer l’effondrement de l’autorité paternelle, ce qui ne fait pourtant pas de lui un réactionnaire. Quand Hugues Lagrange pointe les différences culturelles dans les banlieues (son livre « déni de culture), il pointe les difficultés de la juxtaposition de familles à autorité paternelle avec des familles passant progressivement à l’autorité parentale, produisant ainsi un grand trouble des repères. Oui, nous avons changé d’époque, mais l’autorité parentale, c’est à dire la combinaison du oui et du non, ne se maîtrise pas du jour au lendemain. Naouri peut nous aider à mieux comprendre et maîtriser cette nouvelle donne culturelle inédite entre valeurs d’autorité et de permission liée à l’évolution du statut de la femme vers l’égalité. C’est un sujet passionnant et on peut entrevoir une issue nettement moins violente que dans la précédente situation de domination masculine hégémonique qui innervait toute la société.
    En attendant que cette combinaison souhaitable du oui et du non se consolide, est-ce que comme le dit Naouri, la société nous envoie un message permissif excessif (effondrement patriarcal) nous suggérant que nous pouvons franchir les limites sans que nous ayons à en subir les conséquences? C’est une idée à creuser.

    1. C’est bien beau de parler d’effondrement de l’autorité paternelle, mais combien d’hommes se préoccupent vraiment de leurs enfants ? Combien quand ils divorcent les négligent ?
      Combien y a t il de père réel dans ces hommes qui font des enfants comme on achète la dernière voiture parce que c’est le moment ?
      Si les hommes étaient un peu moins égoïste, beaucoup de mères n’auraient pas à s’investir autant.

      1. Aucun doute que dans cette période de transition, les enfants trinquent. Mais j’ai eu l’occasion d’observer récemment des couples de trentenaires avec leurs jeunes enfants, je les ai trouvés bien mieux que les générations précédentes. Le père et la mère s’occupaient tous les deux des jeunes d’une façon bienveillante et ferme. En une après-midi, je n’ai vu aucun caprice d’enfant dégénérer en panique chez les parents. Mais mon observation ne concerne qu’environ une dizaine de couples et une quinzaine d’enfants entre 0 et 3 ans, et n’est donc pas vraiment significative.

    2. @Michel Martin

      Nous sommes loin, très loin d’un effondrement du patriarcat. La finance c’est le patriarcat. L’économie c’est le patriarcat. Le droit d’une petite minorité de personnes à disposer du monde, de l’espace et du temps d’une majorité d’autres humains comme ils l’entendent, en toute permissivité, date de bien avant, mais alors bien avant la toute petite révolution féminine des ces dernières années. Non mais quelle blague ! Je m’attendais à ce que Clémentine réagisse et ne laisse pas passer pareilles âneries proférées avec tant de sérieux que c’en était presque pathétique… C’est finalement Paul qui s’y est collé. Alléluia ! Franchement, si j’étais vous, je creuserais vite fait ailleurs.

      1. @Martine Mounier,
        Vous ne devriez pas sous-estimer Naouri, il n’est pas du tout anti-féministe ni passéiste et il a l’avantage d’avoir plus de 40 années de pratique pédiatrique pour savoir de quoi il parle. De mon point de vue, si on essaie de comprendre les deux grands praticiens que sont Dolto pour l’écoute et Naouri pour la fermeté et la combinaison oui/non en éducation il est possible d’y trouver quelques enseignements pratiques plus utiles que votre commentaire à l’emporte pièce.

      2. Juste un petit mot de plus, Martine, le remplacement de la brutalité masculine par la brutalité féminine que vous pratiquez à l’envie, peut-être en réaction à l’effondrement des valeurs normatives, n’est pas ma tasse de thé. Laissez-moi à mon tour vous donner un conseil et jeter un œil à la CNV. Vous gagnerez peut-être un peu moins de conversations, mais vous y gagnerez sur tous les autres tableaux.

      3. @Michel Martin

        Je ne sous-estime pas Naouri, je dis que je suis en total désaccord avec sa thèse du passage au matriarcat dans nos sociétés. Matriarcat appréhendé qui plus est comme un symbole de la permissivité des mères, ce qui est un raccourci malhonnête puisque le matriarcat est aussi une forme d’autorité. Quant à l’argument massue de l’expérience de 40 ans de pratique, il aurait sacrément fait rire Françoise Dolto qui fut je vous le rappelle une pionnière, autrement dit quelqu’un dont l’intuition guida la future pratique.

      4. @Martine Mounier,
        OK sur la remarque sémantique du matriarcat qui renverrait à une autorité, alors qu’en effet, Naouri parle bien de manque de normativité. Il n’a rien contre le « oui », il déplore le manque de « non ». Il explique même que sans le oui, le non n’a aucune chance d’être entendu, il milite pour une combinaison intelligente de ces deux pôles complémentaires de l’éducation.

    3. Vous soulevez un point interessant. Le changement de paradigme en cours est catastrophique . La structure parcellisée ou la cellule la plus réduite etait la cellule familiale simple ou étendue …disparait pour le méga-groupe qui nécessite d’extraire l’individu de son ancien groupe .
      Je dis catastrophique , non pas parce que le modèle centralisé /individu isolé serait moins efficace que l’ancien , mais parce que le modèle archaique parcellisé a mis des millénaires a s’auto-régulé et que nous n’en sommes pas encore complètement habitué (si j’en crois la découverte récente qui montre une variabilité importante de séroténone chez les enfants /40% d’écart / ) .
      L’autorité parentale est bien évidemment un élément majeur du système originel : c’est le premier maillon de la hierarchisation .
      Croire que l’ on puisse sans dégats modifier ces structures c’est faire preuve a la fois d’arrogance et de « croyance » .
      La dominance paternelle n’est d’ailleurs que rarement nécessaire , dans la « vraie vie » (si l’ on regarde les 99, 99 % de l’histoire de l’espece ) , les fratries sont nombreuses et ce sont les enfants qui éduquent l’enfant …tres peu les parents (ce n’etais pas physiquement possible) .
      Si ce modèle a formaté notre structure comportemental , il serait utopique de croire que l’ on puisse le changer facilement , se passer de l’affect pour délocaliser l’éducation ! on peut actuellement constater les résultats a la fois sur les parents comme sur les enfants en quette de re – pères.

      1. A Kercoz

        Et si c’était la cassure de l' »affect » entre la mère et l’enfant , tant recherchée et revendiquée par la structure patriarcale, qui affectait tout le monde?

        Je vais vous confier un secret que vous savez (si si écoutez à l’intérieur de vous-même) : cet « affect » ne se casse pas.

        Je vous en confie un autre: cet « affect », permet même la réelle présence, l' »affect » du père.

      2. @Kercoz,
        Depuis la nuit des temps, il semble qu’il n’y ait eu que des sociétés de domination masculine (d’après Françoise Héritier, c’est pas rien). Il y a encore énormément de vestiges de cette situation, ainsi que le souligne Martine Mounier plus haut, mais ce n’est pas pour ça que ce mouvement démocratique qui va de la cité vers la famille n’existe pas et est une première (Lire Geneviève Fraisse dans « Les deux gouvernements, la famille et la cité » qui en décrit le parcours depuis la révolution) . Ce n’est pas Alain Soral qui en arrêtera l’avancée et c’est tant mieux.

      3. @Michel Martin :
        Une société matriarcale n’est pas une société a domination femelle …. C’est juste que l’enfant est reconnu par la mere et si un élément male s’ y réfère c’est le frere de la mère …il est évident que cette procédure date de l’époque pré hominienne ou la relation copulation-reproduction n’etait pas établie ou confirmée … Il me semble que la domination masculine etait la règle (régime matriarcal dominé par un patriarche ) .
        Quand au « mouvement démocratique cité vers famille » , c’est tout bonnement la dynamique globalisante que je cherche a dénoncer . Déléguer les fonctions régaliennes de l’individu , les sous traiter …ça conduit a remplacer le « flic dans la tete  » par un car de CRS en bas de l’immeuble , le mépris de l’enfant pour ses pères et la recherche d’autre groupes de référence ….
        Ce changement de paradigme est tres récent …ds les années 50 ou meme 60 , vous n’auriez pu avoir un ministre de la justice avec 2 freres en tole ….parce que Chacun est RESPONSABLE de ses proches , de ses actes , et que chacun de nos actes engageait la « face » de notre groupe , famille , fratrie etc …. Entre deux aliénations , il faut choisir …il me semble qd meme que l’ancienne , aussi contraignante fut elle , nous grandissait et aidait a la maturité/responsabilisation de l’ individu …le modèle actuel conduit a une néoténie ..a des pré ados perpétuels ..

    4. A Michel Martin

      Il m’avait pourtant sembler plus percevoir ce « franchissement de limites » dans la pensée du dit Hayeck.

    5. A Michel Martin

      La pensée de Hayeck a été évoquée sur ce blog: elle semble avoir porté nos sociétés libérales. Cette pensée qui laisserait percevoir un net « franchissement des limites », ne m’est pas apparue comme fondamentalement « matriarcale ».

      Pour les « matriarcats », je vous propose de vous référer aux recherches sur le site de Karakoum, au Turkménistan.

      Ceci dit, pour moi,la dénomination des structures des sociétés me semble quelque peu arbitraire, voire idéologique, mais, à mon sens, nous ne pouvons faire autrement pour tenter des analyses.

      1. @Soi,
        ce n’est pas ce que dit Aldo Naouri, il ne parle pas de domination matriarcale (la nourriture, l’écoute, le oui), mais d’effondrement de valeurs patriarcales (il n’aurait peut-être pas dû employer ce terme qui nous renvoie à d’anciennes catégories, mais peut-être du respect des normes et des règles) , ce qui n’est pas du tout la même chose. Quand les dépositaires de nos valeurs, nos « élites », passent leur temps à franchir les lignes jaunes (cf toutes les affaires qui sortent en ce moment, le comportement routier d’une très grande part de grosses cylindrées…), on peut parler d’un effondrement des valeurs normatives.

    6. Creusons donc.
      Beaucoup de concepts relatifs au genre sont fondés sur l’éthologie.
      La hiérarchie chez les animaux etc…, le mâle dominant 😉
      Mais qui a étudié la dominance chez les femelles et leur hiérarchie ?
      Néanmoins, toutes ces comparaisons sont fondée sur sur l’analogie de nos sociétés avec les sociétés animales, autrement dit sur sur notre part de nature bestiale 😉
      Nous avons aussi une part de nature « noble », notre conscience d’être et la faculté d’innover et d’organiser des sociétés humaines.

      1. Bien d’accord Béotienne, plutôt que patriarcat et matriarcat, ce sont plutôt aux notions de « nourricier » (oui, écoute) et de « normatif » (non, limites, respect des règles) auxquelles on pourrait faire appel. Notre plasticité cognitive est telle que c’est plutôt de ce côté que je me penche (cf mon article sur l’identité avec Amin Maalouf)
        Il n’empêche que les valeurs nourricières et d’écoute sont plus facilement et naturellement incarnées par les femmes et les valeurs normatives plus facilement par les hommes. Mais je ne vois nul besoin de domination dans leur combinaison, il me semble même que la domination de l’un ou l’autre sexe soit néfaste à cette combinaison oui/non.

      2. @Michel Martin

        Il n’empêche que les valeurs nourricières et d’écoute sont plus facilement et naturellement incarnées par les femmes et les valeurs normatives plus facilement par les hommes.

        Je passe sur votre recours à la Nature pour ne pas entrer dans un débat inutile. Par contre : pourquoi toujours considérer les valeurs nourricières comme des valeurs non-normatives, au sens où entendez ce normatif comme posant des limites. La terre comme richesse ne pose-t-elle pas une sacré limite ? Ne seraient-ce pas plutôt nos sociétés non-nourricières qui auraient en vérité quelque peu oublié les limites !?!

      3. @Martine Mounier,
        OK avec votre remarque sur le Naturellement, c’est discutable, ce naturellement est plutôt lié à l’histoire, à la situation de la mère qui nourrit son enfant en elle-même et ensuite au sein. Bien que je n’en sache rien par moi-même, j’imagine que c’est quand même une expérience forte.

        Par contre, votre seconde remarque m’embrouille plus qu’elle ne m’éclaire. Toutes les catégories sont discutables et par essence construites, mais les notions de nourricier et de normatif de la psycho sont assez utilisées et me semblent assez claires comme ça.

      4. Marrant d’ opposer « Bestial » et « Noble »..celà interdit toute discussion autre que primaire.
        Pour autant il est(presque) évident que les sociétés etaient matriarcale a l’ origine , parce que malgrès la dominance physique du male , il n’ y a pas de corrélation immédiate entre copulation et procréation . Le délais de 9 mois y étant pour beaucoup ! Certains y voient la limite entre animalité et humanité dans l’ homminidification.

        D’apres Lévi Strauss et de Jouvenel , c’est la récompense du role peu prisé de chef par la polygamie qui induit le patriarcat . En effet la polygamie des chefs ds une population réduite induit un déséquilibre des couples jeunes , qui induit un comportement de « razzia » (constaté encore actuellement ) ou une accentuation de ce comportement .
        L’enfant avait sa ref male chez le frere de la mère ds la société matriarcale (dominée par un patriarche /roi) …ce qui ne se peut faire qd lke frere de la femme est un ennemi ..ce process induit une lignée (guerrière because représailles) patriarcale en parallèle de la lignée matriarcale traditionnele qui perdure .
        A noter ce matin sur FR cult , une émission sur la main invisible , d’assez bon niveau , qui resitue Smith et Hayek a leur juste valeur et niveau ce qui change des carricatures facilement étalée ici . Si vous l’écoutez , vous noterez que l’aspect ‘structurel » que je défend n’est pas évoqué et que le coté vertueux d’une doctrine est confié a l’ état (LOL!) alors qu’iune structure éclatée est suffisante pour celà.
        Ce modèle , certe aventureux , est sympa car il est idéal pour montrer l’ émmergence d’ une civilisation : aristocratie guerriere qui s’oppose a une lignée royale .
        La razzia , bien sur , symbolise une concept « aventure -découverte , contacts , …  » commerce échanges … pour notre plus grand malheur !

      5. @Michel Martin

        Je vais essayer de dire autrement la remarque qui vous embrouille.

        Naouri dénonce le « matriarcat » comme système privilégiant la permissivité. Or, si l’on y regarde de plus près, dans des sociétés primitives où le nourricier prime, la permissivité n’est pas si grande que ça, pour la bonne raison que la conscience de la vie, de la fragilité de la vie, impose des règles, des limites. Pour le dire encore autrement c’est l’arrogance des hommes, leur désir de jouissance toute puissante, qui pourrait être mis en procès comme système ultra-permissif.

      6. Votre débat et la moindre bousculade dans les commentaires , m’encouragent à vous livrer ma propre expérience .

        Lors de mon pot de départ en retraite , j’avais demandé à mes invités de me poser les questions auxquelles ils souhaitaient me voir répondre lors du speech traditionnel . Parmi les 74 questions auxquelles j’ai du m’atteler, il y avait celle ci :

        « Vous qui avez eu à travailler autant avec des femmes que des hommes , quel bilan en faîtes vous ? »

        J’avais répondu :

        « En général une femme s’organise pour faire en deux heures ce qu’un homme démontre en deux heures comme étant impossible à organiser .

        J’ai autant de difficulté à admettre une supériorité féminine que masculine .

        Il n’y a aucune turpitude et bêtise masculines ( à part peut être écrire son nom en faisant pipi sur la neige gelée) qu’une femme ne sache pas faire aussi bien qu’un homme .

        Les groupes uni masculins se supportent mieux et plus longtemps que les groupes uni féminins .

        Les groupes mixtes ( sauf trop grandes affinités) sont sans doute plus riches, plus solides sur le long terme et plus créatifs.

        Un homme oublie. Une femme jamais . Mais heureusement , l’Alzheimer les guette tous les deux . »

        Personne n’est venu me démentir quand on a attaqué les petits fours .

      7. @Martine Mounier,
        « c’est l’arrogance des hommes, leur désir de jouissance toute puissante, qui pourrait être mis en procès comme système ultra-permissif. »
        Il se trouve que c’est en effet l’excès de permissivité, c’est à dire le libre cours donné à ce que Naouri nomme « les pulsions vestigiales », les dragons des contes de fées, qui produit le genre d’homme (ou de femmes) pour qui le caprice, le désir de puissance etc prime sur le reste. Mais, je ne crois pas une seconde à l’arrogance « naturelle » des hommes, la domination est, comme le dit Bourdieu et bien d’autres, un construit historique qui peut donc être déconstruit. Il se trouve que notre liberté « anarchique » conduit trop souvent à la sélection des dominants, par nous tous, parmi les arrogants, les égos surgonflés (hommes ou femmes). C’est en tout cas ce que je n’ai cessé d’observer dans l’entreprise et aussi aujourd’hui à la tête de l’état.

        J’ai un point de désaccord avec Naouri, c’est sa théorie du nécessaire refoulement sans ménagement des pulsions vestigiales, de leur castration, qui produit la névrose, condition jugée indispensable à la socialisation. C’est un grand classique de la psychanalyse qui lui apporte aussi tant de clients venus se débrutaliser, venus récupérer leur intégrité. Je crois pour ma part que les pulsions doivent être entendues par les parents, accompagnées du message « normatif » que ce n’est pas parce qu’elles existent qu’elles doivent commander. Ecouter un enfant ne veut pas dire lui obéir. On revient à l’équilibre et à la combinaison du oui et du non (Naouri est vraiment très intéressant sur ce point particulier et très loin d’une soi-disant alternative qui serait « ou bien la domination masculine ou bien la domination féminine », il nous donne une clé pratique possible de complémentarité), de l’écoute qui ne soit pas soumission.

    7. @ Tous

      Non , Naouri dénonce « l’effondrement de l’autorité » , illustré dans sa culture par la fonction paternelle (au sens symbolique du terme)
      dommage qu’il ne se soit pas expliqué plus longuement , mais dans ce genre de média difficile de faire autrement , sinon à fermer sa gu…le
      je rappelle le rapprochement qu’il fait entre ce problème de perte d’autorité (capacité à poser des limites) et l’absence de règles dans le monde financier , ce qui me parait le plus important dans le cadre de cette émission.
      dommage que Paul ait répondu à ce niveau…….
      mais , bon ça stimule les échanges.

      1. Non :

        Il établit une causalité, non pas un simple « rapprochement », entre le fait que la mère veuille *tout* pour son enfant, de façon biologique, on ne peut pas lui en vouloir, et l’absence de règle au niveau de la société, un peu comme si l’ensemble de la gente féminine (et de ses suppôts) était responsable des subprimes. Ce qui est n’importe quoi.

        Non seulement il suppose un « matriarcat » où il n’y en a pas mais il rabroue une femme (Cl. Autein) dès qu’elle s’oppose à son « patriarcat » à lui.

        Il est déplorable qu’on en revienne à des fonctions parentales telles qu’elles étaient en vigueur au 19è siècle, avec l’autorité paternelle et son paternalisme ! Il est malheureux en tant que pédiatre de mépriser les femmes et de les enfermer dans des fonctions biologiques !

        Il n’est pas nécessaire qu’un principe soit incarné par une personne, il peut être réparti entre les 2 parents, et puis le principe d’autorité fabrique des estropiés de la volonté, aptes à obéir.

        Maintenant je vais vous dire une chose, c’est que plus vous êtes gentil avec un enfant dans vos interdictions, plus il va les intérioriser. Donc moins vous faites usage d’autorité morale, d’interdiction arbitraire etc, plus il va intérioriser les normes… En plus moi je prétends que la société ne souffre pas d’un déficit de norme et d’autorité, sauf dans les classes supérieures politiques. Le reste de la société n’est pas du tout concerné ! Voilà la véritable honte ! Il essaie de noyer des comportement mafieux spécifiques de classes décadentes dans un syndrome général… La décadence morale ne concerne que Neuilly, Science Po et Dauphine, et annexes. Sans oublier les mafias telles que Bouygues, le nucléaire, etc. bien sûr.

  42. Encore une fois bravo Mr Jorion pour vos interventions, il me semble, bien plus pertinentes que les autres qui restent trop le nez sur le guidon.

  43. Bonjour,

    Je viens de regarder ce débat et je suis un peu surpris de ne pas entendre plus parler de chaos dans le cadre d’une banqueroute généralisée. LEAP l’évoque dans ses analyses.
    Du peu que je connaisse de l’histoire, si l’on observe l’évolution de l’habitat des personnes aisées entre la fin de l’empire romain et le moyen age, on passe qu’en même des villas (habitat très ouvert organisé prioritairement sur le confort) aux châteaux-forts (prioritairement la protection). Je ne parle pas de la disparition des routes pavées ou des aqueducs. Il serait intéressant de mesurer le temps écoulé entre la dernière grande construction d’un empire et la première de l’empire suivant. Je m’explique et je me trompe peut être (fait de mémoire et avec Wikipédia) et mais :
    Egypte : Grande pyramide de Kéops [-2560] Barrage d’Assouan [1970] (4500 ans)
    Chine : Première Tranche Grande muraille [-120] Deuxième Tranche Grande Muraille [1600] (1800 ans)
    Maya : Temple [-300] …
    L’appartement dans Paris ou les lingots d’or n’ont pas plus de valeur que les billets d’euros ou de dollars si un vrai chaos devait s’installer ou qu’un nouveau système politique mette en place l’expropriation et la confiscation.
    Nous avons vécu en Martinique et en Guadeloupe début 2009 des troubles sociaux importants. Il est inquiétant de constater comment une minorité d’individus (je ne parle pas des grévistes) profitant de l’occasion ont rapidement créé le chaos : pillage de magasins, et malheureusement un mort en Guadeloupe. On se lève un matin et l’état de droit s’est envolé dans la nuit…
    Les évènements récents en Grèce et au Royaume-Uni ne me permettent pas d’être optimiste en cas de banqueroute généralisée.
    Plus que jamais la question de l’après doit se poser et l’inventaire de demain achevé.

    1. Vous pouvez en effet relire aussi Jean Gimpel qui se posa les même questions.
      L’occident reste « unique » par son rebond du moyen âge (la renaissance commence vers 1300, la « petite renaissance », qui correspond à des progrès technologiques).
      Gimpel date le sommet du cycle technologique (qui précède le sommet du cycle de civilisation) de l’abandon de fait de la stratégie du Concorde (transport supersonique) dès 1969, avant 1973.
      Les aspects finis du monde d’aujourd’hui (peak oil ou autre mondialisation) mettent des limites aux extrapolations qu’on peut faire.

      1. Pires que le Concorde:
        – le tourisme spatial
        – la navette spatiale et la Station spatiale internationale
        – l’EPR (réacteur nucléaire français nouvelle génération)
        – ITER (expérience de plusieurs milliards d’euros, excellent candidat comme sommet du cycle technologique!)

      2. @ GL

        ITER, non, c’est déjà la décadence.

        Concorde a transporté des gens qui en avait « besoin ».
        (Et en a tué d’autres pour finir, mais parlez moi du Tupolev au Bourget…)
        Et les efforts technologiques pour Concorde ont encore été assez « diffusant » dans l’aéronautique

        ITER va mobiliser des ressources qui bloquent tellement de choses et en diffusent tellement peu que ça fait peur.
        Les mêmes sommes mises en subventions à l’isolation dans le logement ancien, — stratégie de père tranquille, certes, ça ne fait pas rêver, — mais ça serait sans doute mieux !

  44. L’après pour les grecs :

    – soit ils restent dans l’euro avec des taux exorbitants rendant impossible le remboursement de leur dette, vu le système actuel .
    – soit il sortent de l’euro … mais vu que leur dette est libellée en euro, ils verront selon mr camdessus leur dettes multipliées par X ( ou facteur 2 ou 3 probablement ).

    « La ferme hérite du fils ainé » … et sur le même principe, la dette hériterait des grecs ?
    La ferme reste une ferme pour peu qu’elle garde sa caractéristique principale , à savoir nourrir une communauté.
    Ce qui affame est voué à disparaitre.

    1. Hors de l’Euro ils peuvent faire défaut sur la dette beaucoup plus facilement. Le facteur multiplicateur n’est donc pas 2 ou 3, mais… o!

  45. Un compliment à mr Jorion : sans lui ou mr legoff (ou cotta pour son « originalité », la monnaie commune), c’était 0.

  46. Merci à vous monsieur Jorion pour votre mise au point à propos de cette théorie réductrice du matriarcat. J’ai senti la moutarde me monter au nez en entendant énoncer ce cliché éculé.
    Vous êtes un homme et êtes intervenu avec finesse, je suis une femme et j’ai visualisé un « bourre pif »……comme quoi……

    Vous êtes un gentleman…….merci!

    L’Homme n’est pas la gloire de l’Humanité,l’Humanité est la gloire de l’Homme.

    1. Je suis sur qu’il est intervenu en toute sincérité.

      Mais le fait est qu’à ce moment là, il a dû se rallier 80 pour-cents des femmes qui hésitaient sur l’attitude à avoir (ou plutôt sur le choix de la personne à qui faire confiance, puisque dans ces emissions on mesure la force de conviction, la complexité des arguments n’étant pas adaptée à ce format). A ce moment là, il a franchement touché au génie. Il y avait du Machiavel et du Demosthène là-dedans. C’était très beau. J’en ai presqu’eu la larme à l’oeil.

      J’espère que nous aurons beaucoup plus de femmes sur ce blog.

    2. 0 Tous

      je crains que les propos d’A.Naouri soient mal interprétés.
      il ne parle pas des individus (femmes ou hommes) , mais du dispositif d’identification dans une société où se partage dans le temps ou dans l’espace , la capacité de dire Non !
      ce n’est plus un affaire de sexe , des mères exerçant mieux ce rôle que leur compagnon , d’ailleurs.
      quand aux individus de sexe féminin ayant un fonctionnement autocratique , il n’y en a moins que d’hommes car elles sont moins nombreuses à ces postes…
      nous en reparlerons dans quelques décennies.
      Je pense que Naouri souhaitait attirer l’attention sur la perte d »efficacité de la Loi , (il a dit ètre effaré de l’absence de règles financiéres pour les CDS par ex.) avec le langage propre à la psychanalyse (la parole symbolique du père , qui comme toute symbolique peut ètre énoncée par tous ceux qui s’en autorisent) que ne semble pas bien connaitre Paul.

    3. Le problème c’est qu’il a sorti cette histoire de matriarcat, pour aussi tôt écraser Cl. Autin sous l’argument d’autorité de la preuve scientifique… C’est ce qui s’appelle se contredire au niveau du comportement. Je ne me souviens pas de la réponse de P.J.

      Le reste de son analyse exempte la société de toute responsabilité morale, pour tout rapporter à une modification des rapports familiaux, et des modes d’existence de la famille, recomposée, parent unique bref il n’en a même pas parlé mais je le rajoute. Je pense que si quelqu’un met en déroute certaines normes du vivre ensemble ce ne sont pas les familles, mais la politique. Il fait le raisonnement contraire à savoir que la mère veut tout pour son enfant, donc elle ne pose pas de limites (le no-limites) et donc c’est l’irresponsabilité politique, voire la crise financière qui en découle. Et biologiquement la mère ne met pas de limites à l’enfant, car elle veut tout pour son enfant. Sans doute. Voilà une façon originale de voir la crise.

      D’autres part, google aldo naouri donne des résultats surprenants ! éduquer son enfant à la manière fasciste par exemple.. ne pas expliquer, car on entre dans la justification, etc.

      1. En vitesse, c’est l’enfant qui impose des limites à la mère.
        Normal, le petit d’homme a besoin des soins de la mère pour se développer. C’est l’enfant qui rythme le temps de la mère.
        L’homme dégagé de ces contraintes de temps peut agir sans limites et crée donc la loi afin d’éviter l’autodestruction du groupe.
        Comme c’est l’homme qui invente la loi, il définit aussi les règles de la propriété, ses terres, son cheptel, ses femmes et sa progéniture.
        Fondamentalement ce qui est différent c’est le temps de la femme et celui de l’homme.
        La diminution du nombre d’enfants par familles, libère le temps de la mère.

      2. Il vous faudrait arreter de considerer vos point de vue éducatif sur le modèle actuel : 1, 35 enfant par couple (au pif) ….C’est un épi-phénomène qui n ‘existe que depuis tres peu de temps … Le modèle qui a formaté LES interelations enfant parents , enfant enfant , enfant enfants , enfant adulte , enfanat groupe etc …. s’est formaté sur un modèle de nombreuses fratries elles memes importantes (qui ne pouvaient tenir ds le 2pieces cuisine..) Meme si l’ archaique disposait de plus de temps libre , c’est l’enfant qui éduque l’enfant .
        A noter que les nomades , en général , des groupes exclus de la foret , car surnuméraires (tjhèse Lévi) ne peuvent transporter un nombre important de tres jeune ( naissance /3ans environ) …ce qui peut expliquer certains « glissements » culturels , puisque les fratries sont moins importantes (la culture profonde devant etre transmise essentiellement par l’enfant si l’ espece veut survivre ).

      3. @lisztfr et Martine
        Pour apporter un peu de concret, voici un exemple qui se passe à Metz, dans une école ordinaire, rapporté dans le mémoire de Stéphane Burri pour l’obtention d’un CAPA. Les pages 19 et 20 s’appuient sur Dolto et Naouri.
        Une de mes sœurs qui est maintenant à la retraite a exercé en tant que RASED en province loin de Paris. Elle a rencontré et aidé maints cas de « pulsions vestigiales » chez des jeunes « sauvageons » issus de toutes les diversités d’origine familiales.

  47. Un point qui m’a paru pertinent (car oublié), dans la 1ère intervention de Paul: nous sommes en crise en permanence. Mais la crise ne ressort, en tant que telle, que quand elle est visible et reconnue ainsi par tous. Un oscilloscope de la crise ne nous présenterait que les pics des crises.
    D’après Wiki, le mot « crise » -issu du grec, « Κρίσις »- associe les sens de « jugement » et de « décision » mis en oeuvre pour dégager une décision entre plusieurs positions ou tendances opposées sinon conflictuelles.
    Nos jugements et nos décisions qui en résulteraient, seraient donc en manque d’informations vraies ou noyés dans trop d’informations. Manque de volonté de le reconnaitre?
    Temps perdu, car à chaque fois, le temps de résilience a été plus du double de celui de la crise, était-il remarqué avec une conclusion « « Gérer la crise » est d’un certain point de vue une contradiction dans les termes: On ne gère pas le tourment, le trouble ; on s’efforce d’éviter qu’il se produise, ou d’en minimiser les effets, ou de rétablir l’ordre »

  48. Paul,
    une seule question (on vous l’a peut-être posée, je n’ai pas lu tous les commentaires) : il est vrai que le sens de vos interventions (et celle des autres intervenants) a mis à mal les positions de Camdessus, mais pourquoi diable ne lui avez-vous pas parlé de sa gestion désastreuse du patient argentin au début des années 2000? Il me semble qu’à ce moment-là les mêmes politiques d’austérité ont été imposées et ont conduit au défaut de paiement. Il y avait de quoi détruire les arguments de cet homme une fois pour toutes.
    D’une manière générale, je formule un reproche : au cours des émissions de Taddéï, vous vous êtes opposé de façon remarquable à l’establishment financier mais il me semble que vous n’êtes pas allé assez loin. Je prends un exemple : lors de votre face à face avec M. Woerth, pourquoi n’avoir pas parlé de l’augmentation du taux de productivité qui devrait suffire à financer les retraites alors que vous parlez si bien de la raréfaction du travail dans vos livres (parler de cela aurait pu servir la cause des gens qui manifestaient contre la réforme des retraites quelques mois plus tard) ? Pourquoi n’aviez-vous pas parlé des ristournes d’impôt dont la SocGen a bénéficié pour de défaire d’actifs toxiques? Dans la même veine, pourquoi n’avez-vous pas attaqué M. Camdessus sur son bilan?
    Je ne veux surtout pas que vous considériez cette intervention comme une attaque personnelle alors que j’ai la plus grande admiration pour le travail que vous effectuez. Mais vous parlez sans cesse de ce qui va arriver « après ». Je pense que nous pourrons avoir un « après » réjouissant si vous profitez du temps à l’antenne pour détruire les gens qui nous ont mené dans l’impasse.

    1. @ JT Gio

      Le jour où vous serez interviewé ou invité à débattre, vous verrez à quel point en sortant du plateau vous vous dites : « mince, j’aurais du dire ça, et ça et ça ».
      C’est un exercice peu évident. Et puis il y a aussi une question d’angle : soit vous êtes didactique, soit vous êtes polémique. Très difficile de manier les 2. Le consensus qui se forme après l’intervention de Paul est à mon sens beaucoup plus révélateur (et in fine plus démonstratif) qu’une attaque en règle, qui aurait été attendue et aurait reçue une réponse langue de bois.

      1. @Julien et Octobre

        Je ne partage pas véritablement votre analyse. Il faut tout de même avoir à l’esprit que Camdessus a imposé en Argentine des méthodes qui rappellent celles qui sont préconisées aujourd’hui pour la Grèce. De plus, la dette argentine avait été contractée par la junte au pourvoir dans sa course effrénée aux armements et l’intervention du FMI, qui réclamait l’assainissement budgétaire et qui a imposé un traitement à base de privatisations sauvages, est moralement inacceptable. On a l’impression que lorsque l’on parle des ultralibéraux, il y a encore des règles de bienséance à respecter. Je pense tout le contraire ; si l’on pense à tous les méfaits dont cette idéologie est responsable, au fait qu’elle sait très bien s’accommoder de régimes dictatoriaux et qu’en s’accrochant au mythe de la croissance infinie elle est responsable du désastre écologique actuel et à venir, il n’y a plus d’égards à avoir. Avez-vous pensé au malheur que Camdessus et ses clones ont répandu à travers la planète ? Peut-on chiffrer le nombre de leurs victimes comme on l’a fait avec certains régimes dictatoriaux ?
        Je vous présente également un autre argument : quelle aurait été la réaction des intervenants s’il avaient eu devant eux un ancien dignitaire nazi ou un responsable de la Kolyma ? L’histoire a déjà jugé ces individus mais nous ne faisons pas de même pour les prêtres de l’orthodoxie libérale. C’est assez triste…

      2. @ JT Gio

        Où vous attaquez le système, où vous attaquez les personnes, à la recherche d’un bouc émissaire bien commode qui fera passer la pilule et permettra de continuer comme avant.
        Vous avez bien vu Camdessus opiner du chef pendant les interventions de Paul ? Est-il foncièrement mauvais ? Non, à la tête du FMI, il a fait ce que quelqu’un à la tête du FMI doit faire, comme DSK ou Lagarde, ou un Lamy à l’OMC. C’est le système dans lequel ils évoluent qui pose problème, chercher à substituer à cette responsabilité celle des acteurs, c’est se condamner à reproduire les mêmes erreurs.

      3. une attaque en règle, qui aurait été attendue et aurait reçue une réponse langue de bois

        C’est un peu ce qui arrive à Clémentine Autain, non ?

      4. On a aussi du mal à attaquer le néo-libéralisme parce qu’il sait astucieusement se présenter dans la continuité des Trente Glorieuses—, non pas sur le degré d’intervention de l’Etat, évidemment, mais sur le développement d’un gros marché d’objets industriels nécessitant des investissements, tout cela dans une société de consommation–.

        (modulo les remarques des grands-mères aux caissières cf liervol sur les bouteilles consignées etc.)

    2. Non. Paul Jorion a bien mieux à faire que détruire les gens. Laissons cela aux fanatiques. La terre n’en peut plus. Et la loi du Talion n’est pas une réponse à la hauteur de ce qui nous attend tous.

      1. @Julien

        je ne suis absolument pas dans la logique que vous décrivez ; trouver un bouc émissaire ne m’intéresse pas et je pense que vous avez mal saisi le sens de mon intervention. Paul Jorion ne cesse de déclarer qu’il va falloir se préparer à un après car son expérience et ses connaissances anthropologiques l’ont amené à la conclusion que nous étions sur le point de changer de modèle de civilisation. Nous sommes d’accord sur ce point. Mais il va tout de même falloir que l’on s’entende sur le sens de la formule « se préparer à un après ». A mon sens, il n’y a que deux options qui s’offrent à nous : le totalitarisme ou un état « utopique » qui reste à définir. Mais pour ne pas se retrouver dans le premier cas de figure et se préparer à la deuxième option, il faudrait également gagner la bataille des idées. Et c’est sur ce point que je voudrais insister : les observations de Paul Jorion sont pertinentes mais elles manquent cruellement de percussion ; elles permettent de convaincre l’homme éduqué mais pas forcément l’homme populaire. C’est la raison pour laquelle je me suis permis d’intervenir pour critiquer le contenu des interventions de Paul. Réduire au silence les adversaires libéraux grâce à des arguments bien choisis, voilà ce qui devrait être le fil conducteur de personnes telles que lui.
        Autre point : vous indiquez que les gens comme Camdessus, DSK ou Lamy ne sont pas foncièrement mauvais et que c’est le système dans lequel ils évoluent qui pose problème. Pour la valeur métaphorique je vous renvoie à Steinbeck qui écrit dans the Grapes of Wrath (en parlant des banques) :

        « The monster’s sick (…). The monster isn’t men, but it can make men do what it want ».

        Si l’on prend la chose du point de vue de Steinbeck, il n’y a effectivement rien à faire. Il faut juste attendre qu’autre chose se mette en place, sans se préoccuper de la responsabilité des acteurs. Mais que la vie est triste si l’on est condamné à ne pouvoir agir véritablement. Et c’est à mon sens une erreur de se soumettre à des forces qui en apparence nous dépassent. Je pense qu’au cœur de l’histoire, il y a indéniablement la contingence (tout ce qui est du côté des forces de la nature) mais aussi les constructions humaines. Ces dernières peuvent être aisément détruites par la volonté. Il faut savoir ce que l’on veut, à partir de là on pourra se relever.

        Vous déclarez enfin que quelqu’un comme Camdessus n’est pas foncièrement mauvais, permettez-moi d’en douter.

    1. @ azerty,c’est si important pour vous les cheveux gris?Vous verrez on s’y fait tres bien!et puis ancien directeur du FMI a trente ans, c’est pas un peu jeune?

  49. Non, je ne décroche pas sur Clémentine Autain, je le répète c’est une politicienne qui vend son fond de commerce point. Je n’ai aucune sympathie pour Kadhafi mais voir la France et Sarkozy jouer à Bush en Lybie ça me dégoute. Comme disait cette sociologue hier, c’est le pire que nous installons en Lybie et cette Clémentine qui vous parle ici bas des insurgés comme si c’était des saints garant de la liberté dans un monde de brutes et le père noël il passe toujours le 25 décembre.?

    Je suis lasse de ces gens vides que la foule prend en exemple.

    Lybie, arrêter le massacre

    L’actualité en Lybie est effroyable, révoltante. Tirer à l’aveugle dans la foule rebelle, c’est tout simplement insupportable. Alors que le pouvoir en place déploie une stratégie sordide, des centaines de milliers de personnes ont bravé le risque mortel au nom de la liberté. Je pense à cet adage révolutionnaire : ce ne sont pas les révolutionnaires qui sont violents mais les forces de la réaction qui s’en prennent à eux pour faire taire les insurgés et maintenir leur pouvoir en place. Faisons entendre notre solidarité avec le peuple lybien !

    Clémentine Autain

    Posté le 22 février 2011

    Vous voulez changer les choses commencez donc par ne pas vous rallier au premier beau parleur venu même si c’est une jolie femme et surtout cesser d’écouter seulement ce que vous voulez entendre.

    1. @ liervol

      Puisque vous êtes « lasse de ces gens vides que la foule prend en exemple », qui serait digne, selon vous, d’être pris en exemple?

      1. Voilà un joli texte plein de vigueur au style bizarrement contemporain. Mirbau demande: « À quel sentiment baroque, à quelle mystérieuse suggestion peut bien obéir ce bipède pensant, doué d’une volonté, à ce qu’on prétend, et qui s’en va, fier de son droit, assuré qu’il accomplit un devoir, déposer dans une boîte électorale quelconque un quelconque bulletin, peu importe le nom qu’il ait écrit dessus ?… Qu’est-ce qu’il doit bien se dire, en dedans de soi, qui justifie ou seulement qui explique cet acte extravagant ? » .

        La réponse ne serait-t-elle pas le besoin de participer ? C’est une réponse qui en demande une autre: à quoi ?

  50. Michel Camdessus :  » Je vous rassure, la situation est dangereuse  »

    Alain Cottat :  » Je rassure tout en inquiétant « 

  51. Mr Jorion,
    D’abord, excellente prestation (très bon plateau de toute façon).
    Par contre, concernant votre tirade comme quoi, ce ne sont que les mâles qui sont nocifs dans le monde de la finance, je vous rappelle que l’invention des CDS, à la base de cette crise, est une femme: Blythe Masters

      1. L’égalité des genres, c’est l’égalité en « humanité », et d’accord « les femmes » ne sont pas meilleures que « les hommes ».
        Quant au rapport à l’enfant, aux XVIII ème et XIX éme Scles, on mettait beaucoup d’enfants en nourrice. Il y aurait beaucoup à dire sur ce sujet.
        Celui-ci nous ramène au donné et à l’acquis. Si nous ne dépendions que de nos gènes comme un fort courant actuel veut nous le faire avaler, nous serions des irresponsables; le discours sous-jacent perce: les forts sont destinés à dominer les faibles .
        Moi cela me rappelle des idées qui me donnent la nausée.

      2. Ne pourrait-on formuler les choses autrement ?
        Blythe Masters, de sexe féminin, agit comme les hommes agissent, ou ont agi le plus souvent dans notre société, ce en quoi elle perpétue les attitudes et valeurs du patriarcat auxquelles on associe une culture du pouvoir.
        Pourtant il existe bien des sociétés matriarcales qui possède certaines des caractéristiques que l’on attribue généralement au patriarcat. Autant dire alors que par nature l’exercice du pouvoir et les représentations associées n’est le propre ni de l’homme ni de la femme, mais le propre de certaines sociétés dont l’existence doit être déterminée historiquement.

      3. On peut aussi imaginer que Blythe Masters a conçu un outil qui n’est pas foncièrement mauvais en soi (s’il est utilisé dans une perspective assurantielle) mais de toute façon pas nécessaire (il y a d’autres moyens de s’assurer après tout), mais que le monde patriarcal de la finance l’a dévoyé.

      4. « Pourtant il existe bien des sociétés matriarcales qui possède certaines des caractéristiques que l’on attribue généralement au patriarcat. »

        Lesquelles, par exemple?

  52. Cher Paul jorion,

    « Nous sommes face à des processus qui nous dépassent »

    Dans votre intervention, cette déclaration m’a beaucoup marqué. Plusieurs raisons pourraient expliquer pourquoi nous nous sentons, submergés, débordés, dépassés.

    L’une, pourrait venir de ce que, nourris et inspirés depuis longtemps par un idéal, une représentation d’un monde pré -conçu, différent de celui qui se présente à nous, nous refuserions de voir la réalité se dérouler sous nos yeux, dans un sens qui ne correspond pas du tout à ce que nous souhaitions. Alors, parce que nous serions aliénés par nos désirs contrariés, plutôt que de rester objectifs, nous préférerions dire que nous n’y comprenons rien, que cela dépasse notre entendement. Nous préférerions nous mentir à nous-mêmes, et de fait, mentir aux autres.

    L’autre raison pourrait provenir de ce que la marche du monde nous apparait prendre une tournure qui nous fait peur, qui nous effraie tellement, que nous préférons déclarer ne pas comprendre plutôt que d’avoir à nommer l’indicible. Je connais des personnes dans mon entourage qui adoptent ainsi l’attitude de l’autruche. Nous ni pouvons rien, ça nous dépasse, oublions disent-ils.

    En fin, une autre raison pourrait provenir de ce que nous croulions sous un déluge d’informations délivrées à une cadence très rapide, depuis des origines très diverses portant sur de nombreux points de mesure et de contrôle d’un processus très complexe mettant en jeu 7 milliards d’individus répartis dans près de 200 pays.

    Comme toujours, quand c’est complexe, il faut prendre du recule, de la hauteur et simplifier pour y voir globalement plus clair.

    Si l’on part de cette dernière raison, il faut quand-même reconnaître que les choses se sont notablement simplifiées, donc clarifiées, par un fait qui marquera l’histoire de l’humanité.

    Après une lutte d’un siècle et demi, l’anticapitalisme/communisme initié sur les bases des théories marxistes, a capitulé face au capitalisme. En effet, les méthodes de développements des sociétés et entreprises se sont maintenant alignées partout dans le monde sur celle du capitalisme. L’Ex URSS, tous les pays de l’Europe de L’Est, la Chine, Cuba-même, sauf la Corée du nord, tous les pays dont la pensée dominante condamnait le capitalisme, ont fini par l’adopter.

    Celui des pays qui pourrait être en passe de dominer à terme les autres, la Chine, apparait faire une démonstration grandeur nature de la supériorité du capitalisme puisqu’il fonctionne maintenant sur ce mode. Même si ce pays avance caché sous l’appellation de république, dirigée de manière autoritaire par des cadres toujours issus d’un parti dominant, communiste, il représente parfaitement ce qui peut s’appeler un Etat capitaliste. La preuve, c’est pratiquement le seul grand Etat de la planète qui soit en mesure actuellement, de prêter des capitaux aux autres.

    Si seul les USA étaient en mesure de prêter, comme en 1945, ne dirait-on pas de lui qu’il est le plus grand Etat capitaliste de la planète ? Alors, pourquoi ne pas le dire pour la Chine ?

    Il s’agit d’un capitalisme dirigé de manière autoritaire, sans grand partage du pouvoir, ni gestion participative excessive, même si des délégations existent, comme dans toute entreprise capitaliste. C’est un capitalisme de père de famille prévoyant, besogneux, sacrifiant les possibles délices du présent au profit de la consolidation des acquis utiles au futur. Ce capitalisme se pratiquait de manière traditionnelle dans le monde rural, même chez les pauvres, avant qu’il ne soit adopté dans le monde industriel.

    Il consiste à ne surtout pas dépenser plus que ce que l’on gagne. L’essentiel, pour accroître et consolider le capital, est de veiller à travailler et faire travailler beaucoup et bien, de façon à être efficace et compétitif. C’est le plus sûr moyen de survivre et grossir dans un système de libre échange avantageant les gros groupes, qui exploitent des clients nombreux et des concentrations de production.

    Le capital exploité depuis les 150 ans, celui qui a fait naître l’ère industrielle, est l’énergie d’origine fossile. Elle a permis aux pays développés de faire un bon en avant considérable.

    Ce type d’énergie n’était que très peu utilisé antérieurement. Son usage a permis d’accroître considérablement la productivité humaine. La rentabilité élevée des capitaux investis, due au faible coût des investissements à réaliser pour accéder à cette énergie, couplée à l’exploitation d’un marché devenu mondialisé, a permis la constitution d’une colossale pseudo-énergie qui est la finance, l’argent.

    Cette pseudo énergie, à l’identique de l’énergie vraie, est une chose qui a la propriété de mettre en action, de faire agir, de provoquer le changement quand on l’injecte dans l’économie. Tout en permettant l’évolution du monde, elle permet de faire vivre notre espèce, laquelle a besoin d’énergie vraie à consommer, pour vivre et survivre.

    Alors que nous sentons venir l’épuisement des ressources fossiles, et que des ressources nucléaires ne semblent pas encore présenter la solution de remplacement, il apparait sage de se rabattre sur de vraies énergies prélevées non pas sur des stocks, mais sur les flux renouvelables. Hélas, ils conduisent à des rendements de captation très nettement moindres. Cela risque fort d’entraîner une assez longue phase de récession, le temps d’absorber une réduction de la consommation de confort immédiat au profit d’un long et lourd effort d’investissement dans des formes d’énergies nouvelles.

    Voila, à mon avis la raison profonde des soubresauts et perturbations observés dans le monde de la finances, des monnaies, et des réserves de ressources, qu’elles soient sous forme de capitaux ou autre formes d’énergie stockées.

    Pour revenir à la première raison évoquée ci-dessus afin de tenter d’expliquer la sensation de dépassement, d’incapacité à agir ou à comprendre, vous m’aviez invité à m’interroger sur le risque d’un « pré-jugé» il y a quelques temps. http://www.pauljorion.com/blog/?p=28462#comment-225695

    J’avais fait un examen de conscience pour conclure dans le sens de la réponse que je vous ai donnée alors. Mais, il me vient une idée, un remord même. Je me demande si tout le monde a bien fait cet examen de conscience personnelle en remplaçant si besoin « pré-jugé » par « pré-conçu ».

    Qu’en pensez-vous ? Merci encore pour tout ce que vous et votre équipe, faites.

  53. Les invités du plateau de France 3 avaient pour la plupart, c’est évident, suivi une formation en « média training ».
    Ce n’est pas un gadget et pour Camdessus, c’est certain qu’il a bénéficié d’une formation de ce type.
    Le rapport caméra / impact, est optimisé et parfois la sincérité et le contenu du message sont défavorisés en confrontation avec des manipulateurs qui maîtrisent les procédures.
    Bon, ce que j’en dis c’est pcq mon fils est cameraman et que pour gagner sa croûte lorsqu’il était étudiant il a gagné des sous en faisant ce genre de job.
    Bonne journée à tous.

    http://www.magister-films.fr/index.php?option=com_k2&view=item&id=215:media-training-et-gestion-de-crises&Itemid=49

    http://www.direct-mediatraining.info/categorie-10533876.html

  54. J’ai apprécié votre intervention M. Jorion, par contre Clémentine Autain m’insupporte toujours autant, bref passons.
    Pour revenir à Vous M. Jorion, j’ai aimé votre discours, votre sensibilité est tout à votre honneur, votre diatribe du capitalisme sauvage ou outrancier, était claire dans un langage châtié.
    Il m’a semblé que votre intervention a été écoutée et admise par l’auditoire, ce n’est que mon humble avis.

  55. Merci Paul pour cette radieuse intervention,les participants avaient une oreille attentive à votre propos , Tadéï a le mérite de présenter une émission toujours enrichissante.
    J’ai eu un regret tout de même de ne pas voir sur le plateau Naomi Klein qui aurait été un PLUS quant à la liaison Libye et crise (Naha Chahal)…
    Le message du non au tout financier progresse dans les médias , à noter tout de même l’heure tardive à laquelle il est délivré !
    Merci encore Paul.

  56. Sérieusement étant une femme ça m’a fait mourir de rire de me faire traiter de machiste, de lire que mon voisin intervenant avait honte d’être un homme à cause de mes propos que je ne supportais qu’une femme puisse tenir.
    Je vous la fais bref, je ne supporte pas le déjà vu, le marketing électoral. Je préfère des Elisabeth Badinter
    Enfin, on ne va pas refaire le monde, j’ai beau n’être pas encore trop stupide avoir même de l’humour la première chose qui fait que les hommes se souviennent de moi ce n’est pas ce que je peux penser dire ou écrire….. no comment.

  57. La prestation de P. Jorion fut comme à son habitude, excellente.
    Il sait être l’écoute, resté humble et discret tout en tenant un discours percutant.

    J’ai aussi bien aimé l’intervention de Jean Tulard qui nous invitait à regarder historiquement ce qui a précédé la révolution française, notamment avec les Assignats.
    L’histoire se répète nous a-t-il rappelé.

    En partage, l’introduction d’un article dont je n’ai plus la source, article qu’il serait trop long de poster ici dans son intégralité, mais le décor est le même qu’aujourd’hui :

    Les Assignats
    En 1789, à la veille de la révolution française, le gouvernement français s’est trouvé dans l’embarras le plus profond avec des charges de dette lourdes et des déficits chroniques. Un manque général de confiance dans le monde des affaires avait mené au déclin de l’investissement, et l’économie stagnait.

    Des « mesures d’homme d’État, l’observation soigneuse et la gestion sage, sans aucun doute, auraient bientôt mené à un retour de confiance, » écrit White, « à une réapparition de l’argent et à une reprise des affaires; mais tout ceci exigeait la patience et l’abnégation, et, jusqu’ici dans l’histoire humaine, patience et abnégation sont les produits les plus rares de la sagesse politique. Peu de nations n’ont jamais pu exercer ces vertus ; et la France n’était pas alors l’une d’elles. »

    Au lieu de cela, comme les politiciens ont tendance à faire, l’Assemblée Nationale de la France a recherché un raccourci à la prospérité, et bientôt des appels pour l’introduction du papier-monnaie se firent entendre. Quelques individus prudents, tels que le Ministre des finances Jacques Necker, ont instamment mis en garde contre elle. Après tout, seulement 70 ans plus tôt, le pays avait reçu une dure leçon quand l’économiste écossais John Law avait mis en place un système de papier-monnaie aux conséquences ruineuses. Mais Necker et ses défenseurs furent hués en même temps que « la pression pour une devise populaire et à usage universel se développait. ».

    Le plan semblait logique : le gouvernement confisquerait les terres de l’ Église – qui possédait entre un quart et un tiers de tout l’immobilier en France – et émettrait en contrepartie quelques 400 millions de livres sous forme de notes de 1.000, 300 et 200 livres, appelées « Assignats », qui seraient garanties par des parcelles de terrain ou de terre. D’ailleurs, chaque note porterait intérêt à hauteur de 3%, afin d’encourager les épargnants à les amasser. ../…

    Cela ne vous rappelle-t-il rien ?

    J’ai également bien aimé la phrase de Marx que P. Jorion a cité :

    » Ce n’est pas le fils ainé qui hérite de la ferme, mais la ferme qui hérite du fils ainé. »

    Ah ce sacro-saint marché !
    Monsanto comme bien d’autres est à son image.
    Tandis que le 1er brevète la couverture des risques assurantiels, le second brevète le vivant.
    Cette phrase de Marx me fait penser à un vieux proverbe indien :

    « Cette terre ne nous appartient pas, ce sont nos enfants qui nous la prête. »

    1. » Ce n’est pas le fils ainé qui hérite de la ferme, mais la ferme qui hérite du fils ainé.
      Marx ne fait que reprendre sous une autre forme: « Noblesse Oblige  » !
      De quelles obligations par exemple ?
      – Impôt du sang, courage, bravoure
      – justice, religion
      – honnêteté, réputation
      Marx traduit sous forme matérialiste (bourse pleine) ce qui était exprimé par d’autres d’un point de vue mystique (renommée)
      A y bien regarder, c’est un comportement « mystique » mais jamais économique qui est traduit là.
      Tout simplement parce qu’on ne mène pas longtemps tous les hommes par le seul intérêt matériel. Certains oui, tous jamais et surtout pas la foule.

      1. Personnellement, j’ai remarqué que les commerces , la restauration, les cafés semblaient mieux fonctionner lorsqu’ils « suivaient » la « tradition » de leur emplacement.: j’ai rarement vu bien fonctionner un lieux de brasserie transformée en restaurant de luxe,par exemple, ou une épicerie de quartier transformée en boutique,etc…Mais, bon, je ne suis pas une grande voyageuse donc mes observations sont toutes relatives! 😀

  58. Comment peut-on encore invité Michel Camdessus? Cet homme qui félicitait le Président argentin Menem pour avoir indexé le pesos argentin au dollar, avec pour résultat la pire crise économique (la nôtre fait rire les argentins qui pensent que l’on ne sait ce qu’est une crise). La décence serait de se retirer des débats sérieux.

  59. J’ai trouvé la prestation de Paul Jorion très bien et fidèle à lui-même. Je ne vois pas très bien pourquoi il devrait changer de style ?
    Il y a un certain nombre d’idées importantes qui sont passées. C’est vraiment bien de pouvoir passer dans des émissions TV qui ont de fort taux d’audience.

    Quand à la prestation de Clémentine Autain, je trouve qu’il faut quand même être de mauvaise foi pour qu’elle était mauvaise. Et c’est justement très bien qu’elle ai défendu des idées de Paul Jorion. Il n’a pas le monopole de la vérité et il n’est pas exclu que d’autres personnes y arrivent de manière autonome. Au contraire il faut que ses idées se propagent et touchent le plus grand nombre. Dans ce cas si, le duo spontané à très bien fonctionné.

    Continuez comme ça.

  60. La crise, la femme et l’homme
    Il est significatif de voir Paul Jorion et Also Naouri sur un même plateau de télévision s’exprimer chacun à leur manière au sujet de la crise, et on se demande si les organisateurs en avaient conscience.
    Car une compréhension de l’enfance et de l’éducation telles qu’elles ont évolué ces quarante dernières années apporte un éclairage, anthropologique s’il en est, sur la psychologie des auteurs/acteurs de cette crise dite actuelle. L’intervention télévisée terminait là où ces questions commençaient à se poser.
    Paul Jorion semblait contredire Aldo Naouri lorsqu’il témoignait de son vécu dans le milieu financier qu’il décrit comme essentiellement masculin, à tout le moins dirigé exclusivement par des hommes. S’y lisait en filigrane un commentaire vaguement féministe, rappelant l’argument selon lequel les femmes apporteraient plus de vertu dans les conseils d’administration, comme si la responsabilité d’une crise qui intervient dans des sociétés occidentales au sommet de leur individualisme et à l’apogée du règne de l’argent (de l' »avoir plus », au dépend de « l’être mieux » pour évoquer la formule proposée par les nouveaux apôtre du monde « durable »), pouvait être imputée (aussi) au fait d’être de sexe masculin.
    Aldo Naouri, enonce contradictoirement que, le matriarcat ayant supplanté la fonction paternelle depuis mai 68 (pour abréger), il ne faut pas s’étonner que les limites aux lois (ethnopsychologiques, ou ‘civilisationnelles’ entre autres) soient franchies sans plus de vergogne que d’opposition. Apposer à cela la libéralisation (contemporaine des grandes batailles feministes) d’un marché plus proche aujourd’hui du Farwest que d’une soit-disant « civilisation numérique », et on voit bien ce que la toute puissance maternelle, asservissant ses enfants au principe de plaisir, a d’analogue à la recherche effrénée de profits en constante croissance.
    On s’étonne qu’Aldo. Naouri s’en étonnât lui-même. Car ce n’est qu’une facette de la perversité ambiante (dénotée aussi par l' »impératif anxiogène de bonheur sans contenu » qui ordonne la vie d’une foule innombrable…)
    Alors quelle contradiction pourrait-il y avoir entre l’évocation de vertus inhérentes à la femme et la réprobation de l’effondrement du patriarcat?
    Absolument aucune.
    Puisque les hommes nés en 1968 ont aujourd’hui 44 ans, ils sont, pour ce qui est de la technostructure financière, aux commandes et dans la force de l’âge. Ils sont par ailleurs nés de jeunes femmes qui ont non seulement vécu les événements de mai 68 mais dont l’entière jeunesse a été marquée par un basculement des valeurs familiales et des usages (lois ethnopsychologiques, ou ‘civilisationnelles’) jusqu’alors restés incontestés. Qu’elles le veuillent ou non, ces mères, et plus encore leur progéniture, auront subit ces facteurs, de manière infra-liminaire. Il faut prendre le temps de lire quelques textes d’Aldo Naouri pour comprendre qu’il ne s’agit là nullement de passéisme à teneur réactionnaire, mais bien de la formation d’un déséquilibre dangereux dans la structure organique de nos sociétés. D’ailleurs la boite de pandore, puisqu’on ne refusera décidément rien à nos petits anges, ne demande qu’à exhiber de nouvelles monstruosités (cf. http://www.aldonaouri.com/textes/Lafamille.pdf).
    Davantage de femmes dans les conseils d’administration rassureraient peut-etre les enfants terribles du capitalisme sans foi ni loi, mais on se demande bien d’où pourrait advenir un quelconque « rebond moral », sans parler du monde meilleur qu’on nous prepare pour « après la crise ».

    1. Ce n’est pas tout à fait le même sujet mais Fausse Route d’Elisabeth Badinter s’interroge aussi sur les dérives du féminisme
      « À en croire certains discours, il ne s’agit plus seulement de condamner les obsédés, les pervers. Le mal est bien plus profond et touche la moitié de l’humanité. C’est le principe même de virilité qui est mis en accusation. D’un côté Elle, impuissante et opprimée ; de l’autre Lui, violent, dominateur, exploiteur. Les voilà l’un et l’autre figés dans leur opposition. On prône ainsi un encadrement de plus en plus strict de la sexualité masculine qui atteint par ricochet celle des femmes. L’élargissement progressif de la notion de crime sexuel et la répression mise en place depuis quelques années dessine la carte d’un sexe légal, moral et sacralisé en opposition radicale avec la liberté sexuelle dont usent les nouvelles générations. En luttant aujourd’hui pour l’élargissement de la répression du crime sexuel à la prostitution et à la pornographie, le féminisme bien pensant n’hésite pas à faire alliance avec l’ordre moral le plus traditionnel. L’enjeu de la bataille est fondamental : il ne s’agit rien moins que de la redéfinition des rapports entre hommes et femmes, et de leurs libertés réciproques. Lutter contre la domination et les violences masculines est une nécessité ; mais vouloir aligner le masculin sur la féminité traditionnelle est une erreur, sinon une faute. L’Un est l’Autre, à condition que persistent l’Un et l’Autre. Parallèlement, la remise à l’honneur de la différence biologique entre hommes et femmes est-elle propice à l’émancipation de celles-ci ? À faire du biologique le critère distinctif des femmes, on justifie par avance la spécialisation des rôles que l’on s’est efforcée de combattre depuis plus de trente ans. On redonne ainsi vigueur aux vieux stéréotypes. Il est à craindre que les hommes aient tout à y gagner et les femmes beaucoup à y perdre. » E. B.

      1. C’est un beau texte ..Encore une fois la vie nait de l’altérité . La réduire est une recherche perpétuelle qui occasionne cette vie ..mais qui ne doit pas aboutir pour ne pas réduire cette altérité .

      2. Le drame des rapports hommes-femmes, c’est une catégorie qui s’identifie à une paire de couilles confrontée à une catégorie qui s’identifie à une paire d’ovaires. Le plus gros problème de l’être humain après sa survie c’est son identité. N’importe quoi et n’importe quel mensonge pour pouvoir combler ce vide.
        Le jeu sexuel entre hommes et femmes est un jeu complexe, malgré les tentatives féministes de le régulariser avec les meilleures intentions du monde, et malgré les tentatives de banalisation consommatrices comme le porno et l’échangisme qui voudraient le réduire à une sorte d’activité gastronomique, et parce qu’il fait intervenir des forces qui dépassent les protagonistes il faut beaucoup de « conscience » , d’attention et…d’amour pour arriver à le jouer sans y égarer son âme.

      3. @Arkao

        Je suis issue d’une grand mère paternelle divorcé en 1948 et d’une mère divorcée en 1972, je vis en concubinage depuis 25 ans avec la même personne et j’ai toujours été contre le mariage, et si j’avais un idéal de couple ce serait le film avec Auteuil et Azéma dont je ne citerais pas le titre ici à cause de la censure car 1970 c’est fini depuis longtemps hélas.

        Ayant eux deux grands mères chef de petites entreprises bien que parties de rien, je n’ai jamais connu le mauvais côté du patriarcat mais plutôt les travers du matriarcat.
        Malheureusement dans ma famille aucun homme n’a jamais égalé mes grands mères.
        C’est elles qui faisaient tourner les boutiques pendant que ces messieurs se reposaient.
        C’était des femmes de tête, elles étaient faites comme ça, c’est tout.

        Mais bon c’est loin d’être évident car l’homme n’aime en général ni la femme supérieur en intelligence question d’égo ni la femme trop jolie car il a peur de se retrouver trompé donc il ira la tromper en premier comme dans Bel ami le roman de Maupassant.

        Donc je dirais que ce n’est pas les femmes le problème, mais les hommes la fragilité de l’égo masculin et de cette identité masculine qu’on veut uniformisé comme le reste avec le féminin et je suis plus enclin à partager à ce sujet les idées d’Eric Zemmour n’en déplaise aux féministes.

        En ce sens je trouve qu’il faut laisser un peu de sexisme dans la publicité ou ailleurs juste une touche, pas quelque chose qui soit insupportable mais une touche comme un jeu, comme un clin d’œil érotique sinon nous allons tout casser sans rien en échange, or il faut laisser cette part de fantasme aux hommes et même aux femmes car la jouissance reste avant tout une satisfaction d’abord du narcissisme de l’un qui répond en écho au narcissisme de l’autre, je parle sexualité je ne parle pas d’amour , et je vous invite à relire la préface d’André Malraux de l’amant de lady Chaterley

        J’ai deux fils et je n’ai pas l’impression de les avoir traumatisé.

        http://www.youtube.com/watch?NR=1&v=UK3WWA9gmIc

    2. Sylvain dit :
      « Apposer à cela la libéralisation (contemporaine des grandes batailles feministes) d’un marché plus proche aujourd’hui du Farwest que d’une soit-disant « civilisation numérique », et on voit bien ce que la toute puissance maternelle, asservissant ses enfants au principe de plaisir, a d’analogue à la recherche effrénée de profits en constante croissance. »

      Les cow boys, les européens qui ont colonisé l’Amérique, massacré les bisons et les Indiens, ont dû certainement être élevés par des mères « dégoulinantes d’amour » pour leur progéniture !

      🙂

      1. Je vous suis…
        « la toute puissance maternelle, asservissant ses enfants au principe de plaisir »
        J’en ai déjà lu des horreurs, mais celle là elle dépasse tout..

        Isabelle a raison , en dessous, la transgression c’est une affaire d’hommes en général. La mentalité de pirates plus précisément

      2. Louise,
        Le Farwest sans foi ni loi est un exemple tres parlant car c’est precisement un contexte dans lequel les predateurs savent pertinament que les lois des « hommes blancs » ne s’appliquent pas sur le territoire de leurs exactions. Et en effet cela les incita a laisser libre cours a leur barbarie.

        Par ailleurs, si vous vous interressez a l’histoire des Etats-Unis, vous constaterez avec quelle violence implacable s’exerca la loi du White Anglo Saxon Protestant apres le genocide indien, comme par un radical retour de pendule, une fois que fut construite la petite maison dans la prairie.

        Parler d' »ethnopsychologie » (je n’aime pas ce mot), de « Loi du pere », etc, n’est pas une remise en cause (ni une attaque!) a l’encontre de l’amour que porte chaque mere envers leurs enfants. Au contraire! La violence defensive avec laquelle sont recus ces propos en dit long sur la posture mentale a cet egard.

      3. C’est tout de même incroyable que lorsque les hommes sont en cause, ils accusent encore les femmes d’être responsables…

      4. Isabelle, incroyable, effectivement je n’y crois pas.
        C’est n’est pas d’un antagonisme « hommes contre femmes » qu’il s’agit, mais d’un é-qui-li-bre

    3. Sylvain, étant moi-même une femme née en 1968, j’ai 43 ans ! Et à ce sujet, il me semble que les femmes enceintes en 1968, n’ont pas bénéficié automatiquement des réformes. Et pour votre culture personnelle, si beaucoup d’entre elles ont pu divorcer, c’est plus de manque de temps et d’argent qu’elles ont manqué pour éduquer leurs GARCONS.

      Les limites étaient bien à l’heure, avec une maman au travail et un maigre salaire. Les fils de 1968 sont devenus des pères pour leurs frères et soeurs, une épaule pour leurs mères et ont cessés de jouer comme des enfants bien avant l’âge !
      C’est une autre histoire et elle est vraie aussi….
      Par contre, la transgression est un fait plus masculin que féminin et ce n’est pas Strauss Khan qui me contredirait. Homme d’une autre époque où l’homme pouvait opérer son droit de cuissage, sa main sur la fesse et ses malversations en bourse !

    4. C’est cette biologisation systématique, cette racialisation forcenée, cette façon si étriquée de penser le monde et les personnes qui nous enferment dans des concepts inadaptés aux évolutions rapides de nos sociétés et nous condamnent à l’incapacité de comprendre ce que nous vivons. Et c’est toute la force de l’anthropologue, mais aussi de l’historien, de pouvoir rappeler par son travail que les modes de comportement humains ne sont pas de toute éternité gravés dans le marbre de Jérusalem. Le médecin, lui, a toujours tendance a vouloir figer son domaine d’intervention, l’habituelle réticence du réparateur vis à vis des nouveaux process. Quant de surcroît vient s’y ajouter un penchant pour l’irrédentisme, ça peut faire quand même pas mal de dégâts. Aldo Naouri devrait sans doute se contenter de nous parler de sa mère, ce qui serait en soi plus intéressant pour nous, et plus libérateur pour lui.

  61. J’ai visionné la vidéo avec retard. J’ai trouvé toujours aussi incroyable que l’on puisse justifier la crise grecque et mondiale par le simple panurgisme des spéculateurs qui agissent poussés par des craintes irrationnelles (propos de Michel Candessus)…
    L’homme maîtrise tous les éléments et le monde animal mais, il semble qu’il n’est aucune prise sur les marchés et qu’il se soit résolu à subir leurs lois avec fatalisme et/ou masochisme.

  62. Lisant à la suite tous les commentaires déposés depuis deux jours, je constate qu’une fois de plus, les remarques relatives à ma présentation, à ma façon de débattre, etc. se neutralisent : c’est sur exactement le même point que l’un me dira de ne plus le faire, et un autre, de continuer.

    L’explication réside peut-être dans ceci, que celui qui me dit de changer, me dit que c’est pour que j’arrive à convaincre « d’autres personnes ». Ce qui tendrait à prouver que pour le ou la convaincre lui ou elle, la méthode que j’utilise en ce moment était la bonne.

    1. @ Paul

      Dans un monde médiatique archi-formaté où tous les intervenants réguliers s’expriment de la même façon, capter l’attention de l’auditoire nécessite parfois de s’adresser à lui en brisant ces codes. Certains voient cette asymétrie comme une contrainte limitant la portée du discours là où d’autres relèvent une cohérence de forme et de fond qui fait défaut aux commentateurs patentés. Ceux là ont évidemment raison, car qui peut imaginer qu’une personne exprime des idées foncièrement opposées à celles d’une autre, mais de la même exacte manière, sans relever l’aveu machinal et inconscient d’un acte de dissimulation ?

    2. Peut aussi que celui qui vous dit de changer à l’oral a été convaincu par votre discours avant tout sur le blog à l’écrit ? Il n’est en rien certain que votre prestation à l’oral l’aurait attiré ensuite à lire le blog s’il ne vous connaissait pas avant de vous voir à l’écran.
      Ensuite n’oubliez pas qu’il y a beaucoup de personne qui déteste lire, doit on les exclure pour autant ? Votre message pourtant les concerne tout autant que les autres.
      La communication est un métier et il faut se souvenir de Mitterrand avant et après Séguela pour en mesurer les effets.

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