UN PETIT SERVICE QUE PEUVENT ME RENDRE LES COUCHE-TARD

J’ai vécu aux États-Unis de 1997 à 2009. Durant cette période, je n’ai vu parmi les films français et belges que les très rares qui traversaient l’Atlantique. Parfois dans des conditions intéressantes, il faut bien le dire, comme le jour où j’ai vu Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain présenté par Jeunet lui-même à l’Egyptian Theater sur Hollywood Boulevard.

Qu’est-ce que j’ai raté, et qu’il faut absolument voir ?

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221 réflexions sur « UN PETIT SERVICE QUE PEUVENT ME RENDRE LES COUCHE-TARD »

  1. Et avec Amélie encore, Un long dimanche de fiançaille, de JP Jeunet again, 2004.

    Et puis aussi, Les choristes, 2004, de JP Barratier.

    Avec ça, vous avez déjà de quoi remplir l’écran blanc de vos nuits blanches.

  2. Bonsoir!
    Qui sort vraiment du lot, il y a « 36, quai des orfèvre »: un bon policier très noir.

    Peut-être que vous n’avez pas vu « les triplettes de belleville »… un animé français.

    Un prophète: huit clos en prison, très très fort, signé Audiard. Aussi de lui, « De battre mon coeur s’est arrêté ». Très beau…

    Ou encore: « je vais bien ne t’en fait pas » et « le premier jour du reste de ma vie.

    VOilà ce qui me vient assez spontanément….

    Bons films!

    Et merci pour ce blog passionnant….

  3. Le premier couche-tard vous dit:

    « Kennedy et moi » et le « Goût des Autres » avec Jean-Pierre Bacri en 1999. Classique!
    Dans un tout autre registre « Le Peuple Migrateur ». Epoustouflant!
    Film franco-israëlien « Va, vis et deviens » en 2004. Bouleversant!
    « Je vous trouve très beau » en 2005. De Michel Blanc. Comédie romantique. Très amusant!
    « Deux jours à tuer » en 2008. Drame. Terrible!
    « Prête-moi ta main » d’Alain Chabat. Avec Charlotte Gainsbourg. Comédie romantique. Léger!

    Voilà quelques exemples et lisez les résumés sur Internet car mes critiques ne dépassent jamais le simple mot.

    1. @Tim K

      « Va, vis et deviens »…je suis heureux de voir ce film dans votre liste. C’est un film magique

      « En 1984, des milliers d’Africains de 26 pays frappés par la famine se retrouvent dans des camps au Soudan. A l’initiative d’Israël et des Etats-Unis, une vaste action est menée pour emmener des milliers de Juifs éthiopiens vers Israël.
      Une mère chrétienne pousse son fils de neuf ans à se déclarer juif pour le sauver de la famine et de la mort. L’enfant arrive en Terre Sainte. Déclaré orphelin, il est adopté par une famille française sépharade vivant à Tel-Aviv. Il grandit avec la peur que l’on découvre son double-secret et mensonge : ni juif, ni orphelin, seulement noir. Il découvrira l’amour, la culture occidentale, la judaïté mais également le racisme et la guerre dans les territoires occupés. »

  4. ‘Un long dimanche de fiançailles’ et ‘Micmacs à Tire-larigot’ (belle équipe de bras cassés) de Jeunet, toujours.
    ‘Le goût des autres’, de Bacri/Jaoui (pour Bacri)
    Une tetralogie de ou avec Albert Dupontel : ‘Le convoyeur’ en 2004 (avec Dujardin et Berléand), ‘Enfermé dehors’ en 2006 (sorte de Tex Avery déjanté d’un SDF sous effluves de colle endossant le costume d’un CRS), ‘Ennemi intime’ en 2007 (avec l’excellent Benoit Magimel, sur la guerre d’Algérie) et ‘Deux jours à tuer’ en 2008.
    Et pour finir ‘Indigènes’ et ‘Ne le dis à personne’ (avec l’impeccable François Cluzet).
    Voili voilou.

    Ouch, j’ai oublié Jacques Villeret (!) : ses deux derniers films, ‘Les âmes grises’ (‘polar’ pendant le première guerre mondiale, avec Jean-Pierre Marielle) et ‘Les parrains’ (film de mafia ‘à la française’, avec Darmon et Lanvin)

    1. Pour Villeret son tout dernier film (je crois qu’il est mort juste aprés ou pendant le tournage) dont j’ai oublié le nom (qqchose avec le mot jardin je crois ), une histoire de clown sous l’occupation, assez sympa

      aprés recherche c’est -Effroyable Jardin- le titre

  5. Dans le genre guerre (Algérie), L’ennemi intime, de Florent Emilio Siri, 2007.

    Et enfin dans le genre BD, seulement pour les magnifiques et uniques images aéronautiques, Les chevaliers du ciel, de Gérard Pires, 2005.
    C’est mille fois mieux que Top gun … que je n’ai pas vu mais c’est certain car on me l’a dit.

    1. Oui, « Louise-Michel », tourné courant 2007, qui avait déjà tout pressenti de ce qui arrive maintenant. En plus, c’est drôle.
      Et puis, pas Français, pas forcément drôle, mais absolument indispensable: « Parle avec elle » d’Almodovar.

  6. Roi et reines,
    De battre mon cœur s’est arrête,
    C’est arrive près de chez vous … Pour le belge… Quoique 97 il était sans doute déjà sorti…

  7. Un long dimanche de fiançailles (et en ce qui me concerne, c’est lève-tôt de ce coté de la planète)

  8. Très différent mais sur le même thème : « La Chambre des Officiers » de F. Dupeyron sorti en 2001…
    😉

  9. Peut-être « Louise Michel » des grolandais Gustave de Kervern et Benoit Delépine. Pas le meilleur film de la décade, mais plutot drôle.

  10. Bonsoir Mr Jorion,
    Personnellement de cette époque, j’ai retenu :
    – La chambre des officiers de François Dupeyron
    – le pianiste de Polanski
    – Un long dimanche de fiançailles de JP Jeunet
    – 8 femmes d’Ozon
    – Effroyables jardins de Becker
    – Les choristes de Barratier
    – De battre mon coeur s’est arrêté de Jacques Audiard
    – les âmes grises d’Angelo
    – Indigènes de Bouchareb
    – 36 Quai des Orfèvres de Marchal

    Voilà ceux qui me reviennent en mémoire.

  11. La Chambre des officiers-François Dupeyron-2001
    La graine et le Mullet et L’esquive d’Abdelatif Kechiche
    De battre, mon coeur s’est arrêté-Audiard_2005
    La pianiste-Haneke-2001

    Pour l’instant et pour cette nuit cela devrait suffire.

    Franck

  12. Tout dépend de tes gouts et de tes humeurs !

    En voici une petite liste :

    « Copie conforme » sorti en 2010 de Abbas Kiarostami avec Juliette Binoche est un bijoux de cinéma (comme beaucoup de films de réalisateurs iraniens d’ailleurs).

    « La pianiste » sorti en 2001 et « Caché » en 2005 , les deux de Michael Haneke (Le reste de la filmographie du cinéaste est à voir aussi).

    « Les Glaneurs et la Glaneuse » documentaire sortie en 1999 d’Agnès Varda

    « Liberté-Oléron » comédie légère sortie en 2001 de Bruno Podalydès.

    « Les Derniers jours du monde » comédie dramatique sorti en 2009 de de Jean-Marie Larrieu, Arnaud Larrieu .

    Sur la thématique sociale j’ai bien aimé :

    « Le couperet » de Costa Gavras sorti en 2005.

    « Ressources humaines » de Laurent Cantet.

    « Stupeur et Tremblements » d’Alain Corneau.

    « La Graine et le Mulet » d’Abdellatif Kechiche.

    1. je rebondis sur cette liste à cause de « la graine et le mulet » qui est un des plus beau film français de cette année-là.
      je voulais juste indiquer dans le registre social et « professionnel », un autre très beau film français :

      « violence des échanges en milieu tempéré » (janvier 2004) Réalisé par Jean-Marc Moutout
      Avec Jérémie Renier, Laurent Lucas, Cylia Malki
      synopsis : A 25 ans, Philippe arrive de province pour intégrer à Paris un grand cabinet de consultants en entreprise. Le matin de son premier jour de travail, il rencontre Eva, jeune mère célibataire dont il s’éprend.
      Sa première mission, qu’il aborde avec enthousiasme, est de préparer le rachat encore confidentiel d’une usine par un grand groupe.
      Ses premiers rapports sont convaincants. Il gagne la confiance de son chef qui lui confie une nouvelle responsabilité : sélectionner le personnel apte à travailler dans la nouvelle organisation de l’entreprise.
      Dès lors, Philippe doit se convaincre et convaincre Eva du bien fondé de sa tâche et faire face aux hommes et aux femmes dont il prépare le licenciement.

      Sinon, un ovni :
       » les revenants » (octobre 2004) Robin Campillo
      Avec Géraldine Pailhas, Jonathan Zaccaï, Frédéric Pierrot
      synopsis :
      Les morts sont revenus en masse. Dans le monde, des milliers de personnes décédées ont quitté les cimetières pour investir les villes. Puis le phénomène s’est arrêté, comme si les portes du monde s’étaient de nouveau refermées. On est entré maintenant dans une nouvelle phase particulièrement délicate : la réinsertion des morts dans leurs familles.

  13. la liste pourrait être longue.
    Dans les choses qui m’ont marqué « récemment » :
    – je vais bien, ne t’en fais pas (drame)
    – 2 jours à tuer (drame)
    – les petits mouchoirs (drame)
    – les enfants du marais (comédie)
    – les choristes (comédie)
    – 36 quai des orfèvres (policier)
    – ne le dis à personne (thriller)

    j’en oublie certainement…
    cela n’engage que moi 😀

  14. Bonjour mr Jorion,
    Pour moi ce serait le film le plus réussi d’André Téchiné, « Alice et Martin » (1998) avec Juliette Binoche, Alexis Loret et Mathieu Amalric,
    Un des cinéastes qui a le mieux approché et représenté ce qu’est le désir.
    Qui défend chacun de ses personnages (comme le faisait Truffaut)
    On y suit Martin, de l’enfance à l’âge adulte, désorienté par
    l’éducation déshumanisante de son père, errera durablement, mais trouvera grâce à la rencontre avec Alice des points d’attache fragiles et précieux.
    C’est une histoire d’amour aussi poignante que « La Femme d’à côté »

  15. Pas franchement français, mais un très beau film documentaire sorti cette année :

    PINA – A film for PINA BAUSCH by WIM WENDERS

    Dans le drôle et décalé (parodie de James Bond avec Jean Dujardin)

    OSS117 – les 2 sont plutôt bien avec une préférence pour le premier

    Et en vrac,

    Le pianiste
    Les choristes
    Camping
    Bienvenue chez les Ch’tis
    Le Cinquième Élément
    Le Dîner de cons

    Voilà pour mes petites recommandations (petites, car pas très inspiré ce soir)

    Bonne toile 🙂

    1. Vu qu’il est pas trop cité par la suite les OSS sont bien plaisants.
      Je préfère le 2, enfin rire avec l’histoire est délicat et ces films méritent autant que les drames.

  16. Irréversible de Gaspard Noé
    Baise-moi de Virginie Despentes
    Va savoir de Jacques Rivette

    Aucun de ces trois ne peut laisser indifférent…

  17. LE DÎNER DE CONS de Francis Veber 1998
    Chat noir, chat blanc de Emir Kusturica 1998
    Les idiots de Lars Von Trier 1998
    Billy Elliot de Stephen Daldry 1999
    CHANSONS DU DEUXIÈME ÉTAGE de Roy Andersson 1999
    LES RIVIÈRES POURPRES de Mathieu Kassovitz 2000
    L’AUBERGE ESPAGNOLE de Cédric Klapisch 2001
    Le Fils de Jean-Pierre Dardenne et Luc Dardenne 2001
    le Pianiste de Roman Polanski 2002
    SUR MES LÈVRES de Jacques Audiard 2001

  18. Bonsoir Paul,

    A la volée:

    Un long dimanche de fiançailles
    Irene
    Je vous trouve très beau
    Baraka
    Enfermées dehors
    Little Miss Sunshine
    In the mood for love
    Kung-Fu Panda
    Ratatouille
    De battre mon coeur s’est arrêté
    Sous le sable
    Le pianiste
    Deux jours a tuer
    La Vie des Autres
    Matrix
    La fille de l’eau
    Parle avec elle
    Requiem for a dream
    O’brother
    Trainspotting
    Babel
    Eternal sunshine of the spotless mind
    Mammuth
    Le convoyeur

    Les ballets ecarlates

    Georgia Guidestones pour revenir a la realité.

  19. (revoir) SPARTACUS et METROPOLIS …..

    VALSE AVEC BASIR
    LA VIE DES AUTRES
    LE CAUCHEMAR DE DARWIN
    LE DERNIER VOYAGE DU JUGE FENG
    RIDICULE
    ÊTRE et AVOIR
    LES ENFANTS DU MARAIS
    PERSÉPOLIS
    LE DÎNER DE CONS
    LA VEUVE DE SAINT-PIERRE
    UN LONG DIMANCHE DE FIANÇAILLES
    MARIUS ET JEANNETTE

    1. Valse avec Bachir et non Basir. à voir absolument. Où il est question du conflit Israëlo-Palestinien.

  20. Paul vous qui etes Belge avez vous vu DIKKENEK
    ,comedie je dirais culte de Olivier Van Hoofstadt .
    Autre film LOUISE MICHEL de Benoit Delepine avec Yolande moreau et Albert Dupontel.Voila 2 films qui n’ont pas eu forcement grande audience mais qui meritent d’etre vu .Amities

    1. Dikkenek, film complétement taré, à voir mais on peut ne pas rentrer dedans…

      Dans ce type de film hors-normes, « Atomik circus » un OVNI dans le cinéma français:
      Vanessa Paradis, Jason Flemyng, Benoit Poelvoorde, Jean Pierre Marielle, une histoire pas croyable avec des extraterrestres, une fête de la tarte à la vache, de la country… Une sorte de Tarentino français réalisé par les frères Poiraud…

  21. La question humaine, de Nicolas Klotz (2007), tiré du récit éponyme de François Emmanuel (Stock, 2000).

  22. Bonjour Paul
    Faute d’être un couche-tard je suis un lêve-tot.
    Entre 97 et 2009,pour ce qui est des films belges vous avez raté les trois grands succès des frères Dardenne: « Rosetta » (palme d’or à Cannes en 99), « Le fils » en 2002, et « L’enfant » (palme d’or à Canne en 2005 ). Des histoires assez poignantes,mais il faut aimer le style.
    Personnelement j’ai bien aimé « Le Vélo de Ghislain Lambert » de Philippe Harel en 2001 avec benoit Poelvoorde.Film sympatique sur le un champion cycliste raté dans les années 70.
    En film français j’ai bien aimé « Un long dimanche de fiançaille » de jean-pierre jeunet en 2004, avec Audrey Tautou.
    J’ai aprécié aussi les filmes du couple Jaoui-Bacri tel que « on connait la chanson » en 97, « le gout des autres » en 2000 ou encore « comme une image »en 2004.Pour finir je signalerai également la prestation d’André Dussollier dans le film « Tanguy » de 2001.
    Dans un autre style que j’aime beaucoup aussi,(mais on sort de la catégorie film français ou belge),je mentionerai également deux films d’Emir Kusturica: « Chat noir, chat blanc » de 98 et « La vie est un miracle » de 2004.
    J’en oublie surement plein,mais voilà déjà ceux qui me viennent à l’esprit pour cette période.
    bonne journée

  23. Le Parfum : histoire d’un meurtrier 2006 (moyen)
    Ridicule : 1995 donc un peu avant
    Le cinquième élément (Luc Besson) un peu tarte 1997 mais j’aime
    Jeanne d’Arc (Luc Besson) 1999
    Le vélo de de Ghislain Lambert (Philippe Harel Avec Benoît Poelvoorde )2001 c’est une comédie Franco Belge

    Ce sont des films pas vraiment intellectuels mais bon je ne suis pas vraiment cinéphile

    Mais je n’ai rien trouver de vraiment génial sur cette période en Français

  24. Taxi (1998) – IMDb.
    Course poursuite à l’américaine par des marseillais

    Le Ciel, les oiseaux et… ta mère ! (1998) – AlloCiné
    Les débuts de Djamel Debouzze

    La Moustache (2004) – AlloCiné
    « Qu’est-ce que tu dirais si je me rasais la moustache ? » demande Marc à Agnès. « Je ne sais pas. Je t’aime avec mais je t’ai jamais connu sans. » Elle sort un moment faire des courses, le laissant devant le miroir de la salle de bain. Et il le fait. Comme ça : par jeu, pour voir la tête qu’elle fera, pour changer un petit quelque chose dans leur vie heureuse et sans histoire. Elle rentre et ne fait aucune remarque. Le plus drôle, c’est qu’elle a vraiment l’air de ne rien remarquer. Les autres non plus.

    Caché (Hidden) (2005) – IMDb
    Georges Laurent est animateur d’émission littéraire sur une chaine de télévision publique. Il vit paisiblement dans une petite maison, rue Brillat-Savarin, près de la Cité florale, dans le 13e arrondissement de Paris. Cette tranquillité se fissure le jour où sa femme reçoit une cassette vidéo de leur maison. Quelqu’un les observe, caché, tapi dans l’ombre de leur quotidien. D’autres cassettes arrivent, l’une montrant le domaine agricole où Georges a grandi, une autre montrant un immeuble et le couloir qui mène jusqu’à un appartement de Romainville. Puisque la police ne veut pas enquêter tant que Georges et sa famille ne subissent pas d’agression, il décide alors, lui-même, de trouver qui se cache dans cet appartement.
    Il y trouve Majid, un Algérien dont les parents ont été tués lors du massacre du 17 octobre 1961. Majid aurait pu grandir et vivre heureux chez les parents de Georges. Mais le petit Georges était jaloux et ne désirait rien partager. Il s’est arrangé pour que Majid soit envoyé dans un orphelinat.

    Bled number one – 7 juin 2006
    A peine sorti de prison, Kamel est expulsé vers son pays d’origine, l’Algérie. Cet exil forcé le contraint à observer avec lucidité un pays en pleine effervescence, tiraillé entre un désir de modernité et le poids de traditions ancestrales.

    Wesh Wesh, qu’est-ce qui se passe ? 2002 :
    Dans la Cité des Bosquets, en Seine-Saint-Denis, Kamel est de retour après avoir purgé une double peine de prison. Il tente, avec le soutien de sa famille, de se réinsérer dans le monde du travail. Mais il devient le témoin impuissant de la fracture sociale de son quartier.

  25. Dans la nuit, m’est venue l’idée de Le dîner de cons, de Francis Veber mais c’est de 1997 : vous étiez peut-être encore sur le vieux continent.

    1. Je n’étais plus là mais il a fait partie des films qui ont traversé l’Atlantique. Cela m’a fait rire à Irvine ou à Laguna Beach. Les Américains dans la salle riaient de bon coeur également.

  26. l’occasion ratée était le film de Mr.Poolvoorde c’est arrivé près de chez vous… Regardez y un instant

    1. « c’est arrivé près de chez vous » excellent réalisé en 92

      « La haine  » Réalisée par Mathieu Kassovitz. en 95

  27. Bonjour Mr Jorion,
    En voyant votre video sur le plancton, voue me faites penser au film « Les enfants du Marais »
    de Jean Becker.

  28. Les lève-tôt non ? J’espère que les poubelles ne sont pas passées !

    Peut-être êtes-vous passé à côté du 2001 de Kubrick ?

    Même les Athéniens s’éteignirent.

    Putain : le sirop de betteraves ! Sûr qu’à ce rythme on ne peut ni ne veut voir la crise de civilisation. On est des machines qui essayons de programmer d’autres machines sans en avoir conscience. Fume…

    On construit des routes parce qu’on est un bon visiteur (« Je dis rien pour l’enfant… ») – « Bonjour, Charles-Émile, en mission. Ne vous inquiétez pas : tout va bien se passer. » – pendant que d’autres « colonisent les richesses », « les cons » : c’est les mêmes !

    Et puis la conscience… tout un poème. En musique le poème !

    Quelle valse cette émission, « Le monolithe et les dialoguistes » :

    Ainsi parlait Zarathoustra.2001 odyssée de l’espace Vidéo josepha45 sélectionnée dans Musique

    Ainsi parlait Zarathoustra.2001 odyssée de l’espace Vidéo josepha45 sélectionnée dans Musique

  29. Ah, je suis moi meme dans la meme situation ou vous etiez… Mais maintenant j’ai l’avantage d’avoir’ Netflix’ un service de streaming avec pas mal de films francais qui arrivent avec 1 a 2 ans de retard, enfin c’est toujours ca…

  30. je en suis pas une cinéphile passionnée, mais les films qui m’ont plus marqué sont:
    La vie des autres,de Henckel von donnersmarck, 2007, sur l’Allemagne de l’Est, le rapport entre l’individu et le « système », et le sens de la vie.
    Portrait de famille,The Ignorant Fairies,titre original: Le fate ignoranti, de Ferzan Ozpetek, 2001, comédie sur marginalité/ »normalité, l’homosexualité

  31. dans l’autre sens US/FR ;

    Catégorie détente kevin kiko lol (sans se prendre la tête)
    vu en 2008 : Idiocracy

    du post-apo kitch (mais bien pensé) US boycotté en France.
    ou en se prenant le choux : comment les ricains pratiquent l’autodérision

    Comédie futuriste cacahouètesque

    en matière de films « élitistes » je pense ne pas être « un phare », je laisse donc les autres intervenants … euh… intervenir.

    mad movie inside

    🙂

  32. Un film allemand, ça change : « good bye Lénine » (b.a. et critique sur allo-ciné.com)
    Bonne journée.

  33. Le P2P, c’est tout de même pas fait que pour les pirates…. c’est fait aussi pour les nomades
    A propos, avez-vous vu Moi, Michel G, Milliardaire, Maître du monde ?

  34. sorti en 2010 mais ua cas où vous seriez passé à côté :
    A l’origine avec François Cluzet
    Synopsis : Philippe Miller est un escroc solitaire qui vit sur les routes.
    Un jour, il découvre par hasard un chantier d’autoroute abandonné, arrêté depuis des années par des écologistes qui voulaient sauver une colonie de scarabées.
    L’arrêt des travaux avait été une catastrophe économique pour les habitants de cette région.
    Philippe y voit la chance de réaliser sa plus belle escroquerie. Mais son mensonge va lui échapper.

    Sorti en 1999 :
    Le goût des autres du tandem Bacri-Jaoui.
    Synopsis : Castella est un chef d’entreprise peu porté sur la culture. Pourtant, un soir, en allant par obligation assister à une représentation de « Bérénice », il tombe en adoration du texte et de l’actrice principale, Clara. Par une coïncidence, celle-ci va lui donner des cours d’anglais, nécessaires à son travail. Castella tente de s’intégrer à ce milieu artistique mais sans grand succès. On ne bouscule pas ainsi les cadres de références et les barrières culturelles sans faire d’histoires.

    Tous les films de Claude Chabrol compris entre vos dates.

    Sorti en 2008 :
    Un prophète de Jacques Audiard.
    Synopsis : Condamné à six ans de prison, Malik El Djebena ne sait ni lire, ni écrire. A son arrivée en Centrale, seul au monde, il paraît plus jeune, plus fragile que les autres détenus. Il a 19 ans.
    D’emblée, il tombe sous la coupe d’un groupe de prisonniers corses qui fait régner sa loi dans la prison. Le jeune homme apprend vite. Au fil des  » missions « , il s’endurcit et gagne la confiance des Corses.
    Mais, très vite, Malik utilise toute son intelligence pour développer discrètement son propre réseau…

    Sorti en 2005 :
    Le petit lieutenant de Xavier Beauvois
    Synopsis : A sa sortie de l’école de police, Antoine monte à Paris pour intégrer la 2ème division de police judiciaire. Caroline Vaudieu, de retour dans le service après avoir vaincu son alcoolisme, choisit le petit lieutenant pour son groupe crim’.
    Plein d’enthousiasme, Antoine fait son apprentissage du métier aux côtés de ses hommes.
    Vaudieu s’attache rapidement à ce jeune homme, de l’âge qu’aurait eu son fils disparu…

    Sorti en 2000 :
    Ressources humaines de Laurent Cantet
    Synopsis : Frank, jeune étudiant dans une grande école de commerce, revient chez ses parents le temps d’un stage qu’il doit faire dans l’usine où son père est ouvrier depuis trente ans. Affecte au service des ressources humaines, il se croit de taille a bousculer le conservatisme de la direction qui a du mal a mener les négociations sur la réduction du temps de travail. Jusqu’au jour ou il découvre que son travail sert de paravent a un plan de restructuration prévoyant le licenciement de douze personnes, dont son père.

    Sorti en 2007 :
    L’ennemi intime de Florent Emilio Siri
    Synopsis : Algérie, 1959.
    Les opérations militaires s’intensifient. Dans les hautes montagnes Kabyles, Terrien, un lieutenant idéaliste, prend le commandement d’une section de l’armée française. Il y rencontre le sergent Dougnac, un militaire désabusé. Leurs différences et la dure réalité du terrain vont vite mettre à l’épreuve les deux hommes. Perdus dans une guerre qui ne dit pas son nom, ils vont découvrir qu’ils n’ont comme pire ennemi qu’eux-mêmes.

    Sorti en 2008 :
    Gomorra de Matteo Garrone
    Synopsis : « On ne partage pas un empire d’une poignée de main, on le découpe au couteau. » Cet empire, c’est Naples et la Campanie. Gomorrhe aux mains de la Camorra. Là-bas, une seule loi : la violence. Un seul langage : les armes. Un seul rêve : le pouvoir. Une seule ivresse : le sang.
    Nous assistons à quelques jours de la vie des habitants de ce monde impitoyable. Sur fond de guerres de clans et de trafics en tous genres, Gomorra raconte les destins croisés de : Toto, Don Ciro et Maria, Franco et Roberto, Pasquale, Marco et Ciro. Cette fresque brutale et violente décrit avec une incroyable précision les cercles infernaux de la Camorra napolitaine pour mieux nous y entraîner.
    Tiré du livre du journaliste italien Roberto Saviano.

    Sorti en 2005 :
    Enfermé dehors d’Albert Dupontel
    Synopsis : Un SDF trouve un uniforme de flic et le met pour manger dans les cantines de police…
    Film complétement déjanté…

    Sorti en 2006 :
    Quand j’étais chanteur de Xavier Giannoli
    Synopsis : Alain, 50 ans, est chanteur de bal à Clermont-Ferrand. Il fait aussi les comités d’entreprise et les inaugurations. Il a les cheveux teints et est mondialement connu à Clermont-Ferrand. La chanson était toute sa vie lorsqu’il rencontre Marion…

    entre autres…

  35. Il me semble que je rajouterai

    – « Magnolia » de Paul Thomas Anderson,
    – « Gataca » et « Lord of war » d’Andrew Niccol
    – « Sunshine » de Danny Boyle
    – « Lost highway » et « Une histoire vraie » de David Lynch
    – « Syriana » de Stephen Gaghan
    – « Les particules élémentaires » de Oskar Roehler
    – « Les autres » de Alejandro Amenábar
    – « The constant gardener » de Fernando Meirelles
    – « The reader » de Stephen Daldry
    – « The black book » de Paul Verhoeven
    – « La vie des autres » de Florian Henckel von Donnersmarck
    – « Incendies » de Denis Villeneuve
    – « Dancer in the dark » et « Dogville » de Lars von Trier
    – « Princesse Mononoké » et « Le Voyage de Chihiro » de Hayao Miyazaki
    sans oublier l’extraordinaire « Nausicaä de la vallée du vent »
    – « Ghost in the Shell » et « GIS 2: Innocence » de Mamoru Oshii

  36. L’AUBERGE ESPAGNOLE de Cédrick Klapisch avec Romain Duris et Cécile de France entre autres

    Xavier, un jeune homme de vingt-cinq ans, part à Barcelone pour terminer ses études en économie et apprendre l’espagnol. Il découvre la vie en co-location avec des étudiants venus de différents pays d’Europe et une autre vision de la vie, que celle du Ministère des finances où il devait aller au retour.

    Un régal pour se distraire et oublier tout pendant 90 minutes

  37. Je ne suis pas une lève tôt, donc pas mal de titres ont déjà été indiqués, mais un film que j’avais bien aimé a été oublié : « Harry, un ami qui vous veut du bien » de Dominik Moll. Et aussi un film belge, « La merditude des choses », de Felix van Groeningen.

  38. J’ajouterai à tout ce qui précéde « Le bonheur est dans le pré » qui date de 1995, une comédie agréable et « so french ». Pour un moment de détente.

  39. Vous avez déjà une belle liste et de nombreux titres déjà cités , je rajouterai en supplément

    – un air de famille
    – le scaphandre et le papillon
    – Le concert
    – le labyrinthe de pan

  40. regarder
    les films de david lynch – almodovar- téchiné-tarkovski-
    sérafine passé récemment à la télé-
    et aussi le décalogue

  41. Cinq OVNIS CINEMATOGRAPHIQUES parmis d’autres:

    « Un roi sans divertissement » de GIONO: chef d’oeuvre visuel & philosophique:
    « Farenheit 451 » de TRUFFAUT; rétro-avant-garde;
    « La mort en direct » avec H.KEITEL & R. SCHNEIDER: préfiguration de notre époque;
    « La diagonale du fou » avec M.PICOLI: prise de tête;
    « Once were warriors » avec Prolos Maoris tatoués…

  42. Bonjour,
    allez, une petite contribution de ma part, et comme je ne les ai pas trouvés dans les réponses précédentes :
    – Bienvenue au gîte de philippe Harel
    – tous les films de Lucas Belvaux, dont la trilogie que je juge excellentissime (Un couple épatant, Cavale, Après la vie), ou comment filmer la même histoire, avec les mêmes personnages, sous trois angles différents et en faire : un thriller, un drame social, une comédie…vous l’apprécierez vraiment (d’autant qu’il est belge ce me semble)
    – Ah si j’étais riche dont j’ai oublié le réalisateur (avec Richard Berry, Darroussin, François Morel, Dary Cowl..)
    – Erreur de la banque ne votre faveur (Lanvin – Darroussin)
    Et j’en oublie, n’ayant pas ma liste sur moi

  43. De toute façon, les films belges : Eldorado, Rosetta, La merditude des choses, Une liaison pornographique, Panique au village, Toto le héros, Le huitième jour, L’enfant endormi, Illégal, Rundskop, …
    Sinon 😉 : Marius et Jannette, La Graine et le mulet, Elle s’appelle Sabine, …

  44. Mais l’avez-vous aimé Amélie Poulain?
    Ce n’est pas sans intérêt pour qui cherche ce qui pourrait vous plaire.

  45. Bon, c’est vraiment histoire de ne pas le louper puisqu’il a déjà été cité de nombreuses fois:
    – « De battre mon coeur s’est arrêté » de Jacques Audiard
    – Ses films précédents sont également magnifiques… « Sur mes lèvres » avec Vincent Cassel et Emmanuelle Devos, « Un héros très discret » avec Kassovitz

    J’avais également gardé un très bon souvenir de « L’ivresse du pouvoir » de Claude Chabrol avec Isabelle Huppert

    Et je conseille aussi le documentaire « Etre et avoir » 🙂

    Bons films!

  46. Bonjour Monsieur Jorion,

    vous en auriez déjà pour quelques semaines à visionner tout ça et pourtant j’en ajoute encore deux :

    Marie-Jo et ses deux amours, de Robert Guédiguian sorti en 2002 (j’aime beaucoup Guédiguian en général, ainsi que son actrice fétiche, Ariane Ascaride),

    Eldorado de Boulli Lanners sorti en 2008,

    … et parmi ceux qui sont déjà cités pas les lève-tôt et/ou les couche-tard, je ne peux m’empêcher d’insister sur deux films sur la guerre (et non pas « de guerre »),

    Valse avec Bachir (pas français ni francophone, mais israélien, 2008)

    et surtout Incendies que vous avez peut-être déjà vu car il est sorti l’année passée.

    J’aime le cinéma quand il m’émeut, comme c’est sûrement le cas de beaucoup d’intervenants sur ce blog. Merci de nous aider à contribuer à votre culture ! 🙂

  47. Dans un monde trop perdu en fictions, je me limiterai à vous signaler 3 documentaires capables de vous réconcilier définitivement avec le monde (oui, malgré tout…) :

    Être et avoir, de Nicolas Philibert (France, 2002)
    ABC Africa, d’Abbas Kiarostami (Iran-France, 2001)
    Profil paysans, de Raymond Depardon (France, 2001-2004)

    régalez-vous, Paul !

  48. Bonjour Paul. Votre demande m’inquiète un peu. On dirait quelqu’un à qui on vient d’annoncer qu’il n’en a plus pour longtemps et qui veut absolument terminer au mieux. Etait-ce une vraie question ? Car la liste ci-dessus ne devrait pas vous étonner. Ou bien juste une diversion ?

    1. J’ai moi aussi des questions à vous poser.

      Votre inquiétude est-elle feinte ou sincère ? Une question anodine vous évoque-t-elle la mort parce que vous êtes vous-même dans un état critique ? Quelle formation avez-vous suivie pour savoir ce qui devrait m’étonner et ne pas m’étonner ? Enfin votre commentaire est-il un vrai commentaire ? Ou bien juste une diversion ?

      1. Disons que, tous, qui fréquentons ce blog, sommes habitués à toujours recevoir, de votre part, et effectivement, le fait que vous soyez, cette fois ci « demandeur » crée un peu la surprise…
        D’autant qu’à coup sûr, vous aviez accès à ces informations à partir du plus basique des moteurs de recherche (ce que j’ai d’ailleurs fait pour vous transmettre les liens publiés plus haut)
        J’ai interprété votre démarche surtout comme une prise de contact, un partage avec votre public, sur un thème qui sort du cadre habituel des billets qui traite de choses graves…
        Et peut être est-ce aussi votre manière de dire que nous sommes « importants » à vos yeux ? (Oui, pardon, je sais, je suis un sentimental…)

      2. il a pas tort paul , c est la sequence émotion ? la sequence souvenir ou que sais je encore ?
        le plancton et ça c est trop là, qu est ce qui vous arrive ? soyez cash

      3. Sincère, Monsieur Jorion. Toujours sincère. Avec mes humbles moyens. Et j’évite aussi d’être inutilement agressif.

      4. Peut-être que Paul aimerait en même temps connaitre, nous connaitre et nous faire connaitre sous une perspective plus anthropologique.

      5. Reste que si on sait pas trop quoi regarder qui date pas de matusalem on a ici une page qui donne des idées. Merci

        On sent quand même un peu le psychologue retord dans votre réponse 😉

  49. Personne n’a cité Renaissance, l’animation 3D noir et blanc dirigée par Volckman. Une histoire de brevets sur l’immortalité. Paris, 2054. IMDB fr
    Personne non plus ne cite Immortel, d’Enki Bilal. New York, 2095. IMDB fr

    Je ne suis pas obnubilé par ce thème commun, mais ils sortent tellement du lot…

    Dans un tout autre registre, les réalisations de Cédric Klapisch. IMDB fr

  50. Marius et Jeannette de Guédiguian est sorti l’année de votre départ .
    Va savoir de jacques Rivette en 2001

    les deux sont déjà cités plus haut , avec raison .

    Un film particulier sorti en 2007 entre les deux tours de la présidentielle : très bien merci ! de E Cuau , un juste regard sur l’oppression au quotidien dans une  » démocratie sécuritaire  » ,heureusement avec humour !

  51. Les films de B. Tavernier : Capitaine Conan , la vie et rien d’autre…
    Lady Chaterley …(magnifique de mon point de vue )

  52. Séraphine
    Un film franco-belge de Martin Provost sorti en 2008. Il conte l’histoire de la peintre autodidacte Séraphine de Senlis (de son vrai nom Séraphine Louis, interprétée par Yolande Moreau), de 1912, année de sa rencontre avec le collectionneur Wilhelm Uhde, à son internement à l’asile psychiatrique, en 1932

    Un chef d’oeuvre selon moi, à tout point de vue.

  53. Des perles à découvrir parmi les films d’animation qui ne devraient pas tarder à envahir vos étagères…

  54. bonjour , amateur de films alternatifs je vous dirais :

    -« Enter the Void » de gaspart noé
    -« irréversible » du meme réalisateur

    des films tournés avec un vrai talent cinématographique et le resultat est extraordinaire.

    sinon regardez sur wiki les palmes de cannes de ces dernieres années

    cordialement

    🙂

      1. Les 3/4 des reponses sont « mes films favoris » quand bien meme la question etait effectivement films francais-belges post 1997. Pas bien grave, PJ va juste devoir faire un sacré tri 🙂

  55. Beaucoup de films bons (ou moins bons) ont été cités, mais curieusement pas :

    Faubourg 36 …. bien supérieur, à mon avis, au plat Choristes, du même Barratier avec le même Gérard Jugnot.

    …une émotion chaleureuse, empreinte d’un authentique « zeitgeist », s’en dégage, malgré les – ou bien grâce aux – clichés et autres artifices qui en constituent la structure emboîtée.

    http://www.youtube.com/watch?v=l8UxJn2H95o&feature=related

  56. des films ? un de 3:55 : TEMPS JAPONAIS 20080329 (Jean-Charles Fitoussi, 2008)
    http://vimeo.com/4244314 — une vitamine par les temps qui s’écroulent
    et celui-ci, de 8:59, sur un cable, le coeur des câbles et cordes s’appelle l' »âme », entre les 2 tours depuis ça va sans dire, tombées, de Philippe Petit qui traverse le World Trade Center. Philippe Petit a écrit un livre bijou, Traité du funambulisme, Actes Sud, Arles, 1997 (préface P. Auster) http://www.dailymotion.com/video/x80d6s_philippe-petit-traverse-le-world-tr_travel
    (je n’ai plus le bouquin, trouvé sur le net ça; « Là-haut, durant la longue accoutumance à son nouveau territoire, le funambule se sent seul. Sa silhouette restera longtemps inanimée. Agrippé des deux mains à la passerelle devant ce câble horizontal sur lequel il n’ose poser le pied, on croirait qu’il boit avec paresse le soleil. Il n’en est rien. Il gagne du temps. Il mesure l’espace, palpe le vide, pèse les distances, surveille l’état des choses, en fixe la place »

    et puis hop, ce genre de film, Drugstore Cow boy – Gus Van Sant – William Burroughs – Matt Dillon http://vimeo.com/7498700, pourquoi, parce que keaton ou Burrough échappe au temps?

  57. « La Graine et le Mulet »… et en général ce que fait Poelvoorde – chais pas comment ça s’écrit !!, immense comédien pour moi

  58. « Une hirondelle ne fait pas le pintemps »
    « Saint-Jacques la mecque »
    « Tanguy »
    « le couperet » de Costa-Gavras
    « Vitus »
    « Le concert »

    1. Il ne s’agit pas de « Une hirondelle ne fait pas le printemps », il s’agit plutot de « Une hirondelle a fait le printemps » de Christian Carion

  59. « L’homme qui voulait vivre sa vie », avec Romain Duris. Ah zut c’est 2010. M’enfin, quand-même…

  60. chez nos voisins belges, il y a eu quelques belles choses ces dernieres années, par exemple

    – l’iceberg, un burlesque a peu pres muet sur une dame animée d’une pulsion « glaciaire » qui l’emmenera jusqu’au pole apres avoir ete enfermee par accident dans une chambre froide 🙂
    leur nouveau film sorti il y a peu « la fee » est nettement en dessous par contre.

    -« la merditude des choses », fresque hilarante, un peu trash mais à aucun moment condescendante sur une famille de branleurs/alcooliques gratinés vue a travers les yeux du gamin de la famille, qui aspire a autre chose… dispo en flamand et francais, le doublage francais est bien foutu pour une fois;

    -en film de genre (et en flamand…), j’ai beaucoup aimé « left bank » , ce qui se rapprocherait le plus des films d’horreur ambient à l’ancienne type Rosemary’s baby. une athlete qui emmenage avec son boyfriend dans un immeuble louche et dont la sante physique/mentale se deteriore rapidement.

    le cinéma français étant globalement nombrilistement consternant depuis 15-20 ans, vous n’avez pas raté tant de choses que ça de ce coté-là (je vais me faire des amis 🙂 )

    mais je vais quand même nominer le premier film de Damien Odoul, « le soufle » (la suite de sa filmo malheureusement c’est n’importe quoi) , une pure experience sensorielle sur une journée d’un adolescent a la campagne, soumis au cagnard et à l’alcool, qui va le faire divaguer/fantasmer et nous avec jusqu’à…

    et aussi la derniere grande reussite de Iosseliani , Adieu plancher des vaches (1999) -les suivants sont moins essentiels…- , avec sa cohorte habituelle de bourgeois et clochards ou tout le monde se croise/decroise/recroise dans Paris et chacun espere etre « autre chose » que ce a quoi son milieu le predestine, une espece de Tati pour mathématiciens (si avec ca je vous mets pas l’eau à la bouche … 🙂

  61. – Le Gout des autres (Jaoui-Bacri).
    – Le violon rouge (Hirtoire d’un Violon à travers l’histoire , Christophe Girard Canada)
    – Un long dimanche de fiancailles (Guerre de 14, Jeunet)
    – Le peuple Migrateur (documentaire Français)
    – Ocean (la beauté des océans, la laideur de ce que nous y faisons, documentaire Français)
    – Le petit lieutenant (Bon scénario et Nathalie Baye, Xavier Beauvois)
    – Quand la mer monte (comedie de/avec Yolande Moreau)
    – Valse avec Bachir (animé souvenir d’un soldat israëlien lors de la guerre du Liban).
    – Va Vie et deviens (éducation/vie d’émigré éthiopien adopté en Israël de Radu Milhaneanu)
    – Indigènes ( les soldats du Maghreb lors de la guerre de 39-45, Rachid Bouchareb)
    – 21 grammes (histoires croisées, thriller, Inarritu)
    – Be kind rewind( Michel Gondry).
    – La science des rêves (Michel Gondry)
    – Parle avec elle (Almodovar)
    – Bienvenu chez les ch’tis
    – Good Bye Lenin (Sur la chute du mur de Berlin)
    – Osama (histoire d’une petite fille qui se fait paser pour un garçon en Afghanistan)
    – Le cahier (histoire d’une petite fille et de son cahier d’ecole en Afghanistan)
    – Toy story 3 (dessin Animé J Lassiter)
    – Erin Brokovich
    – le voyage de Chihiro (dessin animé Myiazaki)
    – le château dans le ciel (dessin animé Myiazaki)
    – The ring (épouvante, Japonais, à ne pas regarder seul avant d’aller se coucher)
    – Tigre et dragons (chevalerie wu-shu et duel dans les bambous chine-Ang Lee)
    – Les trois royaumes (chevalerie, bataille des 3 gorges-Chine)

  62. Découverte récente d’un DVD d’une caméra d’or de Cannes de 2008 ; sans vous flatter, je pense à un film belge et pour savourer l’accent de Gand, l’écouter en VO et sous-titrage : une soirée inoubliable sans compter les bonus à ne pas rater : Formidables les p’tits jeunes de voir et d’entendre leurs commentaires à l’annonce de leur prix, je vous assure que j’en suis encore toute boulversifiée. « coup de foudre à Moscow-belgium » ..Quand Johnny aime Matty. L’histoire, les acteurs ; tout est parfait. Et le bouche à oreille l’a propulsé mondialement : un succès total, moi, qui fréquente pas mal le cinéma d’une petite salle Art et Essais, j’avoue que je ne comprends pas comment il m’avait échappé. J’ai oublié le nom du réalisateur et des acteurs peu connus. Vous ne regrettez pas N°1 DE MON PALMARES. Sincèrement

  63. Je n’ai pas vu cité AVATAR (2009) dans les différents commentaires…
    Derrière le paravent du cinéma fantastique, ça reste une grande fable écologique !

    Je plussoie pour LES CHORISTES, un très grand moment d’humanité, servi par un Gérard Gugnot brillantissime ! (Prévoir quelques mouchoirs en papier, au cas où…)

  64. Dans le grand désordre:
    JE RÈGLE MON PAS SUR LE PAS DE MON PÈRE
    LES ENFANTS DU MARAIS
    RESTONS GROUPÉS (assez drôle)
    Augustin, roi du kung-fu (très bon souvenir, mais ne l’ai vu qu’une fois)
    On connaît la chanson
    KENNEDY ET MOI
    LA MALADIE DE SACHS
    LE GOUT DES AUTRES
    LE FILS DE RAMBOW (en fait, film anglais, très sympathique)
    Les acteurs
    LA CLEF
    LA BÛCHE
    LA TOURNEUSE DE PAGES
    Soyez sympas, rembobinez (film de Gondry)
    LA RAISON DU PLUS FAIBLE
    ESSAYE-MOI (on rie, et j’aime bien Julie Depardieu)
    ENTRE SES MAINS
    COWBOY
    AVIDA
    ZE FILM
    LES SŒURS FÂCHÉES
    LEMMING
    LE PETIT LIEUTENANT
    LA MOUSTACHE
    JE PRÉFÈRE QU’ON RESTE AMIS…(j’avoue avoir beaucoup ri)
    ANTHONY ZIMMER
    PAS SUR LA BOUCHE
    AALTRA
    SWIMMING POOL
    MON IDOLE
    LES SENTIMENTS
    RESSOURCES HUMAINES
    KENNEDY ET MOI
    LA VIE REVEE DES ANGES
    DIEU SEUL ME VOIT
    Tous les films avec Bacri, les films de la fine équipe de Groland (Louise Michel bien sûr), Blier, Canet…
    Sinon, de tres bons films allemands (goodbye Lenine, la vie des autres), espagnols bien sûr, islandais (back soon, très drôle, jar city)…

  65. Les films de Bruno Dumont : La vie de Jésus (1997), L’humanité (1999), Twentynine Palms (2003), Flandres (2006), et Hadewijch (2009)
    Béla Tarr : Les harmonies Werckmeister (2000) et L’Homme de Londres (2007)
    Universels

    1. @Isabelle
      Je n’avais pas lu votre prescription, et pour cause, elle n’était pas encore publiée au moment où je rédigeais la mienne.
      Bruno Dumont m’apparait comme un cinéaste essentiel.
      J’ai de grandes difficultés à analyser sa manière.
      Il semble sourdre de son écriture une sorte de sentiment religieux: celui qui autorise l’empathie, la compassion, la miséricorde et la rédemption. Ça fait beaucoup, je vous l’accorde.
      Comme le ferait un Bresson peut-être, cet autre universel.

      1. Ravie de partager le même besoin du cinéma de Dumont…et Bresson.
        A lire (je vous en prie) « Le cinéma ne se rend pas » de Ludovic Maubreuil, pour analyse croisée de Bresson, Dumont, Tarr et bien d’autres (Tati, Brisseau, Guédigian etc)
        Vous avez vu les films de Béla Tarr ? (Le plan d’ouverture de Flandres est frère de Satantango)

      2. @Isabelle
        Cinéphile dilettante et monomaniaque donc forcément borgne, je ne connais pas Béla Tarr.
        Je vais guetter ses apparitions et commander ce livre que vous recommandez.
        Je viens d’essayer, le livre est épuisé chez l’éditeur …

      3. Commencez par son blog peut-être alors, page archives et tous les tags. On trouve des exemplaires en bouquinerie sinon.
        Un extrait :
        « Le cinéma de Bruno Dumont, aussi rigoureux dans son exil qu’auparavant celui de Tati et de Blain, relate au contraire les tribulations violentes d’une âme humaine éloignée de ces fraternités béates et mièvres, qui aplanissent les conflits et absolvent les péchés avant même de les avoir identifiés.(…) Au bougisme effréné, à la parole tellement libérée qu’elle ne sait plus que chanter en boucle, il résiste par des plans fixes remplis d’odeurs et de sons, dont le chaos ou les lignes claires transmettent les pensées de héros mutiques. »

        Béla Tarr, The Turin Horse fin novembre, Ours d’argent à Berlin. Son dernier film, car il a dit qu’il savait qu’il fallait qu’il s’arrête maintenant.
        La dilettante est un des films délicieux de Pascal Thomas, avec Catherine Frot…

      4. @Isabelle
        La perception que Maubreuil semble avoir de Dumont, dans le très court extrait que vous donnez, est saisissante de lucidité.
        Cette liberté de penser, celle qui relie parfois critique et critiqué, nous permet, au delà des jugements définitifs caquetés par des petits marquis affectés et délicats, de découvrir des paysages premiers.
        Ainsi, merci.

      5. « C’est problablement sur ce désir d’être au monde par la bande, en douce et en silence car le mal est du côté du tumulte et de tout ce qui s’acharne à rester visible, que s’arc-boute le langage de Bresson, fait du secret de ses ellipses, de la rigueur de ses cadres, et surtout de l’attention portée à la puissante présence, appariée ou disjointe mais jamais contradictoire, de gestes et de sons. (…) Arpentant sans faux-semblants, et d’un bout à l’autre, le champ du désordre, le cinéma de Robert Bresson appelle par sa lucidité jamais désemparée, son absence archaïque de tout cynisme, son équilibre périlleux entre le verbe et la forme qui le sertit, son austérité fraternelle qui ne nous montre rien sans notre consentement, à la contemplation sans fin. » LM, Le Cinéma ne se rend pas, page 29

        Dites-lui merci à lui, sur son blog…

  66. Vous l’avez sûrement vu car il date de bien avant ’97 mais dans le contexte actuel où il faut remettre les pendules à l’heure, si vous regardiez à nouveau « Home Sweet Home » ?

    Hein ?

  67. In girum imus nocte et consumimur igni : G. Debord et tous les films de ce théoricien ( films datant des années 70-80)
    Vous les avez peut-être déjà vus ?
     » Le roi et l’oiseau’, très joli dessin-animé avec esprit de Prévert, l’histoire du ramoneur, de l’oiseau subversif, de la mignonne et du roi au Robot invincible, finalement vaincu dans une apothéose…
    me souviens pas de la date…

  68. Film belge : La Merditude des choses (De helaasheid der dingen en version originale) de Felix Van Groeningen .

  69. propolis de jacques lange
    la dernière abbaye de trucruche .
    touche pas à montmiel de, qui déjà ?

    ah le cinoche … quel envoutement ! ( sympa qd même )

  70. addendum à ma liste pour « COMBAT d’AMOUR EN SONGE » de Raoul Ruiz (décédé il y a peu malhereusement), probablement le film qui m’a rendu le plus dingo la décennie precedente. Je riais nerveusement à la sortie sans savoir pourquoi, sans doute quelques fusibles qui avaient laché devant l’overdose…
    Alors là, on est hors-categorie, puisque dès le debut du film, les acteurs sont conviés à une réunion ou on leur explique tableau noir a l’appui ce qui determinera leurs roles a savoir une espece de logique combinatoire gratinée. avec comme ingrediens 9 histoires de depart, qui recouvrent les siecles et les personnages (ca va du couvent transformé au bordel pour payer le loyer au site internet qui raconte ta vie 24h AVANT que tu la vives 😀 ) . Ruiz étant facétieux, le tableau noir sera effacé en cours de film mais peu importe, on sera tous hallucinés depuis longtemps

    http://www.lecinemaderaoulruiz.com/raoul-ruiz-cineaste/combat-damour-en-songe
    http://www.erudit.org/culture/cb1068900/cb1093117/33647ac.pdf

  71. Bonjour Paul,

    Ils ne sont pas français, ni belges, mais américains, d’un metteur en scène malheureusement méconnu : Tom McCarthy. Je vous le recommande vivement, car ses deux films vous plairont en tant qu’anthropologue :

    The Station Agent (2003)

    The Visitor (2007)

    Après leur vision, on se sent mieux, plus serein, plus chaleureux. Une vraie cure.

    Vous les trouverez sans encombre sur http://www.filecrop.com

    Bonne soirée cinématographique

  72. Bruno Dumont est un cinéaste essentiel.
    Ses films sont immédiatement identifiables.
    Leurs substrat: le peuple et son humanité indépassable. Pas de bons sentiments. Une approche rude, brutale, déconcertante. Un langage dégagé de toute sémantique… c’est un comble. Il est question ici de l’ineffable et de l’indicible.
    Un grand coup de pied au cul aux contempteurs du populisme.
    Des films à connaître:
    « La vie de Jésus » Caméra d’or au Festival de Cannes 1997.
    « L’Humanité » Cannes 1999 : Grand Prix du jury, Prix d’interprétation masculine et prix d’interprétation féminine
    « Flandres » Cannes 2006 : Grand Prix du jury

    1. oui quelqu’un d’autre avait déjà listé Bruno dumont plus haut, et je ne peux que plussoir, juste ajouter son dernier film à la liste , Hadewijch qui est le plus incroyablement renversant/emouvant depuis « L’humanité ». Il y a bien eu quelques projections eparses aux U.S. mais pas de vraie sortie là-bas il me semble

  73. Sauf erreur et après examen rapide, « Oui, mais… » n’est pas dans la liste, film d’Yves Lavandier sorti en 2001.
    C’est le premier film d’Émilie Dequenne après le succès de Rosetta. On se demandait donc comment elle allait réussir à passer à autre chose, et la réponse est: très bien ! Gérard Jugnot y joue, très bien aussi, le rôle du bon psy compréhensif et créatif – genre éricksonien.
    C’est d’après moi un des meilleurs films sur l’adolescence, quand les filles et les garçons sont aux débuts de leur vie sexuelle, avec les filles qui, en butte à la bêtise machiste traditionnelle, font monter le niveau. Très réjouissant.
    Et malheureusement, c’est le bon film le plus méconnu de la décennie, pour avoir eu la malchance de sortir en même temps que le succès écrasant d’Amélie Poulain. J’ai vu les deux la même semaine, et, franchement, j’ai préféré « Oui, mais… ». La fraîcheur d’Amélie Poulain, qui a fait un malheur à New York, a évidemment ravi les gens stressés adonnés à la culture du réalisme, dont je ne suis pas. 🙂

    1. Je confirme, excellent traité sur notre relation aux autres (en plus de la métamorphose des adolescents en « adultes ») et notre manie de la télécommande à changer les autres.
      Je recommande vivement !

  74. « Delicatessen » (1991) de Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet.
    « .Le Souper » (1992) de Edouard Molinaro
    « C’est arrivé prés de chez vous » (1992) de Remy Belvaux …. Un belge !
    « Thomas est amoureux » (2000) de Pierre-Paul Renders ……. Encore un belge !
    Et qui nous montre la vie d’un agoraphobe coincé chez lui derrière son ordinateur…… Génial « petit » film avec petit budget !!!

  75. Ce n’est ni belge, ni français : c’est japonais et çà s’appelle « Departures » (titre anglais). Ca date de 2008 ou 2009 et ça dépeint la vie d’un jeune musicien viré de son orchestre qui trouve du boulot dans sa ville natale en tant qu’assistant dans une entreprise de pompes funèbres. Je ne fais pas de commentaires ni de critiques : c’est juste beau. Si vous avez le temps, regardez-le.

  76. Ah, Yolande Moreau ! Séraphine de Senlis ! Bien sûr. Les magnifiques plans de « Quand la mer monte… »

    Je m’étonne que personne ne cite une autre grande découverte de cette période : Frédéric Schoendoerffer. Le film de genre au travers d’un point de vue très réaliste : Truands, Agents secrets, Scènes de crime… et la série Braquo.

  77. À part l’excellente trilogie de Belvaux (on peut voir les trois films dans n’importe quel ordre), « Quand la mer monte » et « De battre mon coeur s’est arrêté » ainsi que les Chabrol (déjà cités plus haut, mais ils valent vraiment le détour), je vous recommande:

    – « Gabrielle » de Patrice Chéreau, avec Isabelle Hupert, tiré de la nouvelle The Return de Joseph Conrad
    – « Depuis qu’Otar est parti », film franco-géorgien avec une Esther Gorintin qui crève l’écran
    – « Brodeuses », d’Éléonore Faucher, avec Ariane Ascaride et Lola Naymark. Une rencontre entre une femme ayant perdu son fils et une adolescente enceinte malgré elle.
    – « Les plages d’Agnès » (Varda), « le film d’une petite vieille bien vivante »
    – « Le mystère de la chambre jaune », avec Denis Podalydès. La scène de l’horloge est impayable.

    Et aussi un fil germano-turc
    – « De l’autre côté »

    Et si vous aimez les dessins animés:
    -Persepolis
    -Ratatouille

    Quelqu’un a mentionné La vie de Jésus, mais c’est trashissime. On l’a juste affublé de ce titre pour pouvoir le projeter dans toutes les salles malgré les scènes de pornographie (comment qualifier autrement tous ces gros plans de pénétrations?) en faisant croire qu’il y avait une quelconque allégorie. Aucun intérêt. Ou alors, allez voir « Quand la mer monte » juste après. Le contraste n’en sera que plus saisissant.

    1. « tous ces gros plans de penetration » ? faut se calmer , hein, il y en a tres exactement UN dans la vie de Jesus, et encore, en plein air 🙂
      Si ces 20 secondes vous ont aveuglé au point d’oublier le reste du film, c’est votre problème.
      Et si c’est ce que vous avez vu de plus trash, vous avez raison, restez-en à Varda et Podalydes, vous ne risquez rien, vous êtes en zone tout confort, personne ne vous bousculera, surtout pas les films

      1. Je ne vais pas aller revoir cette imposture pour vérifier, mais d’après mes souvenirs, il y avait plus qu’un seul plan de ce type. Enfin, si le spectacle les djeunz qui n’ont rien d’autre à faire que picoler, faire des virées à mobylette, regarder les défilés de majorettes, molester une adolescente rondelette et massacrer un maghrébin, c’est votre tasse de thé, tant mieux pour vous. Mais je persiste et signe: appeler cela « La vie de Jésus » pour faire croire à une allégorie est ridicule.
        Je n’ai rien contre les films sombres, au contraire (ils dominent dans ma liste), mais à condition qu’ils soient intéressants, comme « De l’autre côté », avec un scénario et des personnages qui tiennent la route, ou la plupart des Chabrol, ou De battre mon coeur s’est arrêté…
        Pour Varda, je vous rassure, je ne suis pas fan en temps normal. J’ai cru périr d’ennui en voyant ses autres fims, en particulier « Le Bonheur », mais « Les plages d’Agnès » valaient le détour.
        On ne peut pas toujours se fier à ses préjugés. Après, tout, il y a bien deux ou trois films avec Depardieu que j’ai trouvés regardables.

    2. C’est légèrement trash, mais c’est justifié par le scénario et la trashitude de la vie sociale décrite.
      Quand au titre, il est excellent et tout à fait adapté.
      Mais il y a évidemment un gros plan à ne pas rater pour le comprendre.

  78. Re-bonjour,
    je pense avoir tout lu et je me rends compte que personne n’a cité :
    le temps du loup, de Mikael Hanneke :
    un pays qui ressemble aux notres où l’état en faillite a disparu, où la population livrée à elle-même réinvente la société. A méditer absolument par les temps qui courent…

    1. peut-etre parce que c’est son pire film ? La thématique ok, mais là pour le coup, il tombe a plat ce film. et ses grandes oeuvres (en gros le 7eme continent pour son radicalisme asphyxiant et funny games pour son sens de l’humour plus que noir/sa deconstruction de la jouissance du spectateur) sont anterieures a sa carriere francaise, peut-etre pour ça qu’elles n’ont pas été nommées ici . La pianiste et Caché restent des bons films, mais c’est déjà limite plan-plan pour lui…

      1. C’était bien sûr en relation avec le temps présent.
        En revanche je cherche toujours le sens de l’humour dans Funny games

  79. bonjour Paul Jorion,
    Vous allez faire une indigestion de films. Peut-être auriez vous dû demander LE film culte de ces années là pour chaque lecteur du blog… Alors un seul (qui n’a pratiquement pas été cité) c’est QUAND LA MER MONTE de et avec Yolande Moreau et Gilles Porte. Mais je suis une femme donc plus sensible à ce style de films sans doute. Avez-vous remarqué d’après les noms et même les pseudos qu’il semble y avoir beaucoup plus d’hommes qui fréquentent votre blog ,que de femmes?
    Et un film cité plusieurs fois que je considère comme le pire film à ne surtout pas conseiller , sauf à votre pire ennemi: LOUISE MICHEL

  80. Vous pourriez voir aussi quelques films d’Eugène Green :
    en particulier Le Monde vivant et Toutes les nuits

  81. Il faut absolument voir « Enfermé dehors » d’Albert Dupontel (2006).

    « Louise-Michel » de Gustave Kervern et Benoît Delépine (2007)
    « J’ai toujours rêvé d’être un gangster » de Samuel Benchetrit (2008)

    Sinon, quelques films de divertissement, qui n’auront sans doute pas été signalés par les cinéphiles, mais qui font dignement partie de la culture populaire :
    « Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre » d’Alain Chabat (2001)
    « Le Boulet » d’Alain Berbérian et Frédéric Forestier (2002)
    « Tais-toi !  » de Francis Veber (2003)
    « Rire et Châtiment » d’Isabelle Doval (2003)
    ‘RRRrrrr!!!’ d’Alain Chabat (2004)

  82. 2008 :LA VISITE DE LA FANFAREde Eran Koliriu
    Film ni Belge, ni français mais Israélien : plein de tendresse et de poésie, drôle également : la rencontre d’une fanfare d’Alexandrie arrivée par erreur au fin fond d’Israel dans un petit village perdu, oublié où la vie n’est pas forcément rose
    e film raconte l’arrivée en Israël d’une fanfare de la police égyptienne venue jouer pour l’inauguration d’un centre culturel arabe. Mais suite à une erreur de parcours, la formation musicale se retrouve égarée dans une ville de province au fin fond du désert israélien. Les musiciens vont découvrir peu à peu certains des habitants de la bourgade, à commencer par la patronne d’un petit restaurant…

    « La visite de la fanfare » est un film magnifique, d’une intensité poétique incroyable. C’est un film israélien certes, mais qui nous prouve qu’il y a d’autres manières de découvrir ce magnifique pays, au delà des reportages télévisés et des relations habituellement décrites comme difficiles des deux populations.
    Ici point d’histoires de terrorisme ou de guerre, point de soldats en armes ou de checkpoints. Du bonheur uniquement. » (relevé d’une critique).

    LA GRAINE ET LE MULET (déjà cité plus haut)

    ON CONNAIT LA CHANSON (Alain Resnais) 1997
    Sabine Azema, P Arditi, JP Bacri etc…
    César du meilleur film, du meilleur scénario, meilleure actrice etc…
    Divertissant, drôle; critique acerbe d’une certaine société

  83. Y aura t il de la neige à Noël, de Sandrine Veysset
    Les Dogma, dont le magnifique les idiots
    Les convoyeurs attendent de Benoit mariage avec poolvoere

    plus beaucoup de ceux déjà cités, mais Amelie Poulain…bof

  84. Qu’est-ce que j’ai raté, et qu’il faut absolument voir ?

    « dans paris », c’est un très mauvais film et en même temps un film à voir absolument….
    sinon, dans un genre drôle (mais là c’est drôle volontairement), « 2 days in paris », et « in bruges », même si ce n’est pas vraiment un film belge…

    (c’est pour votre séance de profiling ça, non ?)

  85. Mr Jorion
    Pour une bonne tranche de rire et de bonheur : « Chat Noir Chat Blanc » (1998), d’Emir Kusturica

  86. Uniquement français et belges ou tous les films non-américains?

    J’ai l’impression que « Entre les murs » n’a pas été cité, or c’est un grand film et il me semble que vous aurez l’intelligence de voir que Cantet ne reprend pas le discours de Bégaudeau au premier degré, réalisant ainsi un vrai film et non le pamphlet que certains ont voulu y chercher…

    « Ma petite entreprise » est aussi un film très intéressant malgré son prétexte apparemment anecdotique.

    L’esquive vaut largement le coup aussi, ne vous limitez pas à la « Graine et le Mulet ».

    Les Depardon sont évidemment des grands films; Portrait Paysans bien sûr, et 10° Chambre que je n’ai pas encore vu.

    Sans avoir le discours social (et légèrement nihiliste) des « Triplettes de Belleville », « La prophétie des grenouilles » est distrayant, bien fait et son méchant a une psychologie travaillée (peut–être même un peu trop pour des jeunes âmes…).

    Copie quasiment conforme des Miyazaki et au message social un peu court, « Mia et le Migou » comporte quelques scènes de bravoure.

    Si vous arrivez à supporter le personnage joué par Louis Garrel, « Les Chansons d’Amour » vaut probablement le coup.

    Lady Chatterley est très beau.

    « L’équipier » devrait vous intéresser, vu son contexte. Le jeu d’acteur est excellent en tous cas.

    Jeanne Et le Garçon Formidable est un beau film, réellement.

    J’ai bien aimé le « Conte d’Automne », personnellement.

    On connaît la chanson est un Jaoui réussi.

    « Ceux qui m’aiment prendront le train » est aussi à voir.

    Persépolis a été cité, et il est vrai qu’il vaut la peine d’être vu même si je suppose que vous avez lu la BD.

    Welcome également n’a pas été cité il me semble et bien que je n’aie pas encore eu l’occasion de le voir on m’a confimé qu’il était excellent.

    J’ai également entendu plutôt du bien des Poupées Russes et de la Science des Rêves, et encore plus de Gainsbourg, vie héroïque.

    Si vous le permettez, j’aimerais bien avoir votre avis (probablement beaucoup mieux informé que le mien sur les luttes idéologiques américaines) sur le film américain « The last supper », que vous avez probablement vu, et dont la fin m’est jusqu’à présent restée indéchiffrable.

  87. bonjour MR JORION

    Je suis un fidéle lecteur de votre site qui m’apprend beaucoup sur le systeme finançier , ainsi que sur les magouille de nos CHER BANQUES ……
    voici quelques films qui mon beaucoup plu

    – LE CONCERT
    – W
    – JFK
    – RED
    -TITANIC pour la reconstitution réel du naufrage , les décors ( identique du vrais bateau et réalisé chez les meme fourniseur avec les photos des objets ) , la réalisation de cameron etc etc etc
    – LE DECLIN DE L’EMPIRE AMERICAIN + LES INVASIONS BARBARE + L’AGE DES TENEBRES triptyque du réalisateur canadien DENYS ARCAND film vraiment fabuleux sur l’histoire d’une bande d’amis qui se posent des questions essentiel sur leurs vies , leur projets etc etc
    -AVATAR de cameron
    – NE LE DIT A PERSONNE
    – LES PETITS MOUCHOIRS
    – THE GHOST-WRITER polanski ( magnifique )
    – LE PIANISTE polanski
    – LA NEUVIEME PORTE polanski
    – LE BAL DES VAMPIRES polanski
    – MARS ATTACK ….. de tim burton
    – FORREST GUMP sublime ……
    -SAUVER LE SOLDAT RYAN de spileberg totalement magnifique et trés dur surtout le 20 premiéres minutes
    -DANSE AVEC LES LOUPS
    – PHILADELPHIA
    – SUR LA ROUTE DE MADISON
    – LA LISTE DE SCHINDLER
    ……………. enfin voila dejas de quoi vous distraire de longue nuits , j’en ai CERTAINEMENT OUBLIER …… ma passion pour le cinéma est tel que j’en perd la mémoire LOL bien sur les films de ce grand monsieur EASTWOOD sont magnifique , enfin a part deux ou trois mais GRAN TORINO et génial …

    VOILA je vous laisse au milieu de cette foule d’acteurs , actrices , figurants , réalisateurs qui vont essayer de vous faire oublié ce monde ou l’ont vie , entourer par tout ces vautours de banquiers…..

    BIEN A VOUS MONSIEUR JORION
    et encore MERSEA POUR VOTRE BLOG

    dominique

  88. « Seraphine » avec Yolande Moreau. Une femme de ménage un peu primaire et misérable que son talent de peintre magnifie. Un film plein de tendresse magnifiquement interprété.
    Mais il est relativement récent.

  89. Plutôt polar : Le convoyeur Dupontel excellent, Dujardin étonnant à contre-emploi

    Fantastique/Horreur/Fableécologique : The Host

    Et pour revenir en Belgique : Dikkenek

    Un long dimanche de fiançailles personnellement je le déconseille ou alors faut pas avoir lu le livre, la charge antimilitariste est devenue une bluette bien gentille (après c’est bien filmé mais sans plus…)

  90. Ce n’est pas la bonne période mais je vous dirais bien Joyeux Noël, même si c’est un peu Ridicule.
    Ah, si jétais riche ! comme Harry, un ami qui vous veut du bien, alors j’irais voir Le concert donné par Le pianiste. En fait, ce serait pareil à Un long dimanche de fiançailles.
    En tout cas, aimer Les chevaliers du ciel, ce n’est pas Un crime au paradis et ce n’est pas non plus manquer de respect envers Le peuple migrateur.

  91. M. Jorion, je ne pense pas que nous avons les mêmes goûts mais voici les films français que j’ai aimés :

    Comédies :
    Le fabuleux destin d’Amélie Poulain
    Bienvenue chez les Ch’tis
    Le diner de cons
    JCVD
    Les dents de la nuit
    Le cycliste
    Podium
    Taxi

    Films noirs ou violents :
    L’adversaire
    36 quai des orfèvres
    C’est arrivé près de chez vous
    L’immortel
    Banlieue 13 (pour les performances physiques)

    Il n’y a pas que les films, il y a aussi les séries. Même si les séries françaises sont relativement moyennes : Engrenages sort clairement du lot. Qualité du scénario, suspense, densité des épisode et surtout le jeu époustouflant de Audrey Fleurot et Caroline Proust.
    Vous devez regarder quelques épisodes 🙂

    Bon divertissement 🙂

  92. Magnifique !
    je ne sais pas si notre hôte aura le loisir un jour de voir tant de films , mais son petit article a pour effet de faire écrire beaucoup de lecteurs qui se font plutôt très discrets d’habitude
    Matière à une étude anthropologique ?
    Présentations et salutations , pour sûr …

    1. Paul Jorion avait demandé des films français, mais en effet, comme l’ont dit plusieurs commentateurs, les dernières années ont vu de très bons films belges sortir: n’a pas été cité le film RUMBA, film quasi muet, excellent; un film très drôle, sympa: les BARONS.

  93. KHAMSA de Karim Dridi
    Marseille, un camp de Gitans, un coin oublié sous un échangeur de l’autoroute du Soleil. Marco, 11 ans, une fragilité à fleur de peau, vient de s’échapper de la famille d’accueil où il avait été placé. Marco retrouve le camp. Mais ni sa belle-mère, ni son père ne veulent de lui. Il a perdu sa mère, une Arabe qui n’était pas du camp, il n’a d’elle qu’une main porte-bonheur, d’où ce surnom de « Khamsa » (cinq). Il traîne donc avec ses cousins, enchaînant trafics, bagarres et larcins de moins en moins mineurs…
    Ce camp gitan existe réellement et la vision qu’en donne le film n’a rien de folklorique, c’est un coin de quart-monde, un quotidien chaotique, mais aussi la vie à l’état brut saisie par Karim Dridi, l’énergie et la grâce de ces enfants, tous des habitants du camp. On n’oublie pas facilement le jeune Marco.

    AU DIABLE STALINE, VIVE LES MARIES (Nunta muta) d’Horatiu Malaele

    FISH TANK
    Andrea Arnold

    Dans une cité anglaise, Mia, 15 ans, est une adolescente rebelle, rejetée du collège, agressive et violente. Un jour d’été sa mère rentre à la maison avec un nouvel amant, Connor, qui s’installe chez elles. L’adolescente mal dans sa peau tombe amoureuse de la séduisante conquête de sa mère…
    Andrea Arnold est une jeune réalisatrice qui renouvelle le fameux réalisme social anglais : une banlieue prolétaire, une mère immature et ses deux filles « sauvageonnes ». Mais le film sait nous attacher aux personnages, faire place à l’imaginaire, l’espoir, une certaine poésie. Mia va s’ouvrir, mûrir, s’humaniser. FISH TANK réussit à élargir le territoire du film social anglais vers d’autres horizons.

    GOODBYE SOLO Ramin Bahrani
    Avec Souleymane Sy Savané, Red West, Diana Franco Galindo…
    Prix de la Critique Internationale Festival de Venise 2008.

    LES CHATS PERSANS (Kasi az gorbehaye irani khabar nadareh)
    de Bahman Ghobadi

    A leur sortie de prison, Negar et Ashkan, deux jeunes musiciens, sont décidés plus que jamais à monter un groupe pour chanter leur révolte. Lassés de ne pouvoir s’exprimer dans leur pays, ils veulent partir à Londres. Pour financer leur voyage et leurs faux-papiers, ils tentent d’organiser un grand concert clandestin. Pour trouver des musiciens, ils vont parcourir avec Hamad, leur guide, le Téhéran « underground », au propre et au figuré, car en Iran, le rock, le rap sont hors la loi, toute musique est impure puisqu’elle provoque joie et gaîté, on joue donc dans des caves ou des sous-sols…

    Souvent très drôle, plein de fougue et d’énergie, le film apporte un témoignage formidable sur le Téhéran d’aujourd’hui, la répression et la corruption qui y règnent, mais aussi la vitalité de sa jeunesse et l’insolence de sa résistance au pouvoir. Le film a été tourné à la sauvette, en dix-sept jours, par un cinéaste dont tous les films ont été interdits en Iran. Après avoir présenté son film à Cannes, Bahman Ghobadi, rentré en Iran, a été arrêté et forcé à l’exil. Les deux musiciens, interprètes principaux, viennent, eux, de demander l’asile politique en Angleterre.

    un dernier :
    LIBERTE
    Tony Gatlif

    Théodore, vétérinaire et maire d’un village situé en zone occupée pendant la Seconde Guerre mondiale, a recueilli  » P’tit Claude » dont les parents ont disparu depuis le début de la guerre. Mademoiselle Lundi, l’institutrice, fait la connaissance des Tsiganes qui se sont installés à quelques pas de là. P’tit Claude se prend d’amitié pour Taloche, un grand gamin bohémien de trente ans, il est fasciné par son violon et sa démesure. Mais le régime de Vichy impose des contrôles de plus en plus contraignants.

    Tony Gatlif a choisi la fiction, reprenant partiellement deux récits de vie, pour évoquer  » Samudaripen », l’extermination de milliers de Tsiganes européens mais aussi pour rappeler les camps de concentration français conçus à leur intention. Le film, comme toujours avec Gatlif, déborde de sincérité, d’énergie, de force, d’émotion, s’offrant quelques jolies séquences de poésie. James Thiérrée, le petit fils de Chaplin, réussit avec le personnage de Taloche une performance d’acteur extraordinaire.

    AJAMI Scandar Copti & Yaron Shani
    Ajami est un quartier populaire de Jaffa, en Israël, où cohabitent juifs, musulmans et chrétiens. Omar, jeune arabe israélien, et toute sa famille sont en danger depuis que leur oncle a tiré sur un membre important d’une autre famille ; il se retrouve impliqué dans un trafic de drogue. Malek, un jeune réfugié Palestinien, travaille clandestinement en Israël pour financer l’opération que sa mère doit subir. Quant à Dando, un policier juif, il ne désire qu’une chose, venger la mort de son frère assassiné par des militants palestiniens…

    Le choix de ce quartier d’Ajami est significatif : s’y concentrent les tensions et les interrogations de tout le pays. La narration, en chapitres, fait alterner les trois histoires, chacune racontée d’un point de vue différent, révélant progressivement la complexité des situations. Mais la force du film tient à sa forme qui brouille les frontières entre fiction et documentaire : les acteurs, non-professionnels, sont pour la plupart des habitants du quartier jouant leur propre rôle. Le résultat est impressionnant de réalisme et d’efficacité, on parle pour ce premier film de Loach et de Scorsese à la fois.

  94. Dits moi ta mémoire du spectacle et je te dirai qui tu es……. Grand succès !
    Actuellement en salle : »Ma plus belle histoire d’amour, c’est vous » de Paul Jorion.

  95. Après avoir visionné tous ces films, pourquoi pas un livre de réflexion sociologique et philosophique sur l’évolution de la société française pendant cette décade ? IL y aurait sûrement beaucoup de choses à dire. Et puis ça ferait une sacrée séance de rattrapage pour tous les non cinéphiles complètement largués. 🙂

    1. Allez, va pour les films belges aussi ! Mais j’ai une petite question à tous. Y a-t-il une spécificité du film belge francophone ? Qu’est-ce qui le distinguerait des films français de la même période ?

  96. Je me défie du cinéma et n’y vais que pour y conduire mes petits enfants .

    ça consterne ma femme qui n’a cependant pas demander le divorce pour autant .

    Je n’ai hélas rien retenu d’intéressant dans les films pour enfants que j’ai pu voir .

    Ni pour la marmaille , ni pour moi , donc ni pour vous .

    1. Le non cinéphile est une espère assez rare de nos jours.

      J’aime à l’occasion voir un (très) bon film, mais la plupart du temps il faut dire que je m’ennuie au cinéma, j’y vais donc rarement. Le cinéma devrait avoir beaucoup d’atouts pour lui en tant que spectacle visuel et sonore mais justement ce coté spectaculaire pour moi par trop voyant m’empêche d’adhérer. Autrement dit fait souvent défaut la croyance indispensable, le temps du film, pour adhérer à la fiction proposée si bien que les scènes m’apparaissent souvent fausses, invraisemblables. Je ne parle pas ici d’une invraisemblance liée à une question de genre. Mais d’une invraisemblance par manque d’effet de réel. Il faut vraiment que le montage, la cohésion du film soit géniale pour que j’oublie le coté spectaculaire.

      Aussi je préfère de beaucoup livre un livre, si celui-ci ne capte mon attention je puis le refermer, puis l’ouvrir plus tard. La lecture ne demande pas tant une croyance que l’activité de la raison et de l’imagination qui nous donnent toute latitude pour interpréter ce que l’on lit, projeter par soi-même un monde, des mondes possibles dont il m’appartient de définir exactement les contours et dans lesquels je peux en comparaison réfléchir d’autres mondes, ceux que nous avons déjà rencontrés au cours d’autres lectures, ou simplement en relation avec notre vécu.

      Le cinéma est une activité à mon sens beaucoup plus passive. On peut être saisi sur le coup par de fortes émotions, mais celles-ci sont plus imposées que suggérées.

      Ceci dit, je souffre peut-être d’un problème psychologique qui resterait à identifier m’empêchant de goûter et apprécier cet art à sa juste mesure. 😉

      1. bonjour,
        je suis atteint des mêmes symptômes . un film passe , c’est tout ce qui reste , pas grand chose …
        sauf celui qui reste , et qui marque . ceux là sont rares , ils viennent souvent pour étayer sa vision, la conception du réel, sans doute parce qu’ils sont au cœur de sa problématique personnelle .
        on ne peut pas mémoriser toutes les formes, images, accumuler , empiler sinon, on se fait grenouille qui devint bœuf…
        on perd l’essentiel ; on est comme un avare sur un tas d’or , qui a force d’arguments écrase ses adversaires , au lieu de les éclairer et est écrasé par ses fausse richesses qui appauvrissent .
        il y a correspondance entre ces compilations de « savoirs » et de sous .
        on a de l’or, on a compris son signe , mais les autres signes nous échappent .
        dans Métropolis de Lang, on a tous les ingrédients de l’effondrement , non seulement de la civilisation , mais des hiérarchies « célestes » et de la science, en tant que savoir universel , du sens, et du chaos . on a toutes les figures et rôles d’une cosmologie en Œuvre, d’une lutte , etc. et d’une apothéose .
        bon, ce film est calqué sur quelque chose de très occidental . et s’adresse à cette mentalité là .
        les autres films que je vois me donnent l’impression de lire le journal , c’est la température à un moment donné , ça passe , on a de la fièvre et un jour on ne l’a plus .
        c’est consommé .
        il ne peut pas y avoir tous les jours des Dante

      2. @Pierre-Yves D. :

        Comme ça étonnait aussi mon entourage , je me suis fait une tentative d’auto-analyse pour essayer de comprendre d’où venait ma  » défiance  » du cinéma :

        – inaptitude à fonctionner sur le mode affect et émotion ? Peur d’avoir peur ?

        – trop grande aptitude au « sur-moi » et à l’analyse , besoin de causes et de conséquences ?Peur d’avoir « de la peine » ?

        Sans doute un peu des deux .

        En vieillissant , je me suis aperçu que mon aptitude à l’émotion passait en fait par le son ( le chant en particulier ) , et que l’oeil était pour moi le sens privilégié de la raison et de l’analyse . Le goût m’invite assez naturellement à l’alimentation basique , l’odorat à la surprise et l’imagination . Le toucher m’envoie dans le faire ..

        Pour profiter d’un film en laissant l’accès à l’émotion , il me faudrait donc , contrairement à ce que dit Béber , fermer les yeux , car dès que je les ouvre c’est la machine à disséquer qui se met en marche .

        En fait il n’arrive que peu souvent que j’arrive à concilier tout ça , c’est lorsque je me fais mon propre cinéma , au terme d’une lecture qui m’a remué les méninges , que je trouve parmi mes CD un chant slave , en sirotant une bière au mois d’avril quand toutes les senteurs explosent et que je cherche la bêche pour attaquer le jardin .

        Comme tout le monde , je me fais par contre mon cinéma beaucoup moins exhaustif , tous les jours .

      3. @Béber :

        Je sais bien , et qui ne connaît cette phrase de Saint Ex .

        Mais les mots ont leur propre vie et leur masque ( » sens » , par exemple) .

        Le  » On ne voit bien qu’  » de Saint EX , au sens où il l’exprimait vraisemblablement , est pour moi réducteur . A mon idée , cette sorte d’extase philosophique n’est atteinte « que » lorsque tous les sens ( et les sens ) sont en harmonie interne .

        Pour moi , selon mes propres statistiques , pas plus d’une fois tous les 10 ans …et fugace comme la flamme d’une bougie .

  97. Vous n’avez rien raté , les fameux films Français qu’il « faut absolument voir  » n’ont jamais existé

  98. Bon, il est italien, mais c’est celui que j’emporterais sur une île déserte: La meglio gioventù de Marco Tullio Giordana (2003). Une famille italienne pendant les années de plomb.

  99. Avida ou Dupontel fait une apparition éclair. Tombé dessus par hazard, mais vu jusqu’au bout malgré….. à ma plus grande surprise, bref, je vous laisse juge

  100. En Amérique vous loupiez les films français, mais avez-vous vu les film américains?…
    James Gray Lodge Kerrigan Gus van sant …
    Et les films du monde?… Sharunas Bartas Tsai Ming Liang Sinji Aoyama Lars bon trier Michael Haneke Pedro Costa …
    L’art est subversif résiste a la mort n’a aucun pays.
    Et les grandes bouches du blog sont closes.
    En France puisque c’est la question, voyez Dumont ( anne et Claude en cause plus haut) voyez Seul contre tous de Noé …
    Quand vous allez au Prado, c’est pas pour vous divertir.
    Ou alors Blake Edwards, mais il n’est pas français et il est mort.
    Bonne projo.

  101. Encore quelques uns…!?

    « Nocturnes pour le roi de Rome » de Jean-Charles Fitoussi.
    « La France « de Serge Bozon.
    « Selon Charlie » de Nicole Garcia.
    « Petite Lili  » de C.Miller.
    « Ne touchez pas la hache  » de J.Rivette. .
    « Extension du domaine de la lutte  » de P.Harel.
    « Itinéraire de Jean Bricard  » de D.Huillet et J.M Straub.
    « A vendre » de L. Masson.
    « Effroyables jardins » de Jean Becker.
    « Notre musique  » de J.L Godard.
    « Les acteurs  » de Blier.
    « Le furet » de J.P Mocky.
    « Ceux d’ en face  » de Jean-Daniel Pollet.
    « Blueberry » de Jan Kounen.
    « Pola X » de L.Carax.
     » Le grand alibi  » de P.Bonitzer.
    « Coco chanel » d’Anne Fontaine.
    « Plage noire  » de Michel Piccoli.
    « Le temps retrouvé »(Franco-Chilien) de Raoul Ruiz.
    « L’éternité et un jour  » ( franco- grec ) de Theo Angelopoulos…

    1. Oui. Belvaux plus Audiard fils et Garrel – fils encore (Les amants reguliers) et le compte est bon pour l’hexagonal. On rajoute les Dardennes pour la Wallonie et basta.

  102. Un petit complément, pour voir un François Cluzet en John Lennon et Marie Trintignant en Janis Joplin…improbable, non ? Et pourtant :
    2003 : « Janis et John »
    comédie de Samuel Benchetrit
    Bon, à voir (bien) après certains chefs d’oeuvre cités plus haut.
    Bonne journée, et courage pour vos yeux !

  103. Bon , j’y vais de ma petite liste , plutôt internationale…

    Blood and Bones (Kitano)
    Rumba (Dominique Abel, Fiona Gordon, Bruno Romy)
    Du Jour au Lendemain (Philippe Le Guay)
    Les Virtuoses (Mark Herman)
    In This World (Michael Winterbottom)
    A Scene At The Sea (Kitano)
    Le Cahier (Hana Makhmalbaf)
    Baboussia (Lidia Bobrova)
    Familles A Vendre (Pavel Lounguine)
    Séraphine (Martin Provost)
    Au Sud Des Nuages (J-F Amiguet)
    Terres Et Cendres (Atiq Rahimi)
    La Visite De La Fanfare (Eran Kolirin)
    Ulzhan (V. Schlöndorff)
    Après La Pluie (Takashi Koizumi)
    Hanabi (Kitano)
    Camera Kids (ZanaBriski, Ross Kuffman)
    Printemps, Eté , Automne, Hiver…et Printemps (Kim Ki-Duk)
    Chiens Egarés (Marziyeh Meshkini)
    Chacun Cherche Un Chat (Cedric Klapisch)
    L’Eté de Kikujiro (Kitano)
    Gipsy Caravan (Jasmine Dellal)
    Bébés (Alain Chabat)
    Anna (Nikita Mikhalkov)
    Gabbeh (Mohsen Makhmalbaf)
    Vodka Lemon (Hiner Saleem)
    Où Est La Maison De Mon Ami ? (Abbas Kiarostami)
    Cabale A Kaboul (Dan Alexe)
    Musée Haut Musée Bas (Jean-Michel Ribes)
    The Man Without A Past (Aki Kaurismäki)
    Les Cerfs Volants de Kaboul (Marc Forster)

    « Voilà ! »

  104. Merci pour vos cogitations : je vais essayer de digérer tout cela (cela représente 62 pages en texte serré). Heureusement pour moi certains n’ont pas compris ma question puisqu’ils mentionnent des films en français en-dehors du créneau 1997-2009 (Giono !) ou des films que j’ai eu l’occasion de voir aux US pour des raisons évidentes (La matrice I, II et III !).

    Merci !

  105. Un film magnifique sur une famille et plusieurs générations :
    « Le premier jour du reste de ta vie ». C’est juste beau et poignant.

    Une comédie, sous estimée, qui vous rappellera peut-être l’époque Claude François :
    « Podium ». Les dialogues sont ciselés.

    Hors catégorie :
    Après 2009 : « Le nom des gens », comédie aussi.
    Non Français : Fabuleux : – « Le Voyage de Chihiro » de Hayao Miyazaky

  106. J’approuve la plupart des films cités et j’ajoute:
    « Harry, un ami qui vous veut du bien » avec Sergi López que j’aime beaucoup.

  107. Je vais en rajouter un. film inconnu aujourd’hui « c’est le bouquet » 2002 français tous un programme Et Ulhzan la réalité humaine scénarisé.

  108. Celui-ci devrait vous plaire :
    Standing in the Shadows of Motown Paul Justman 2002

    Et voici une liste de mes préférés « français » :

    Les Glaneurs et la glaneuse Agnès Varda 2000
    Sobibor, 14 octobre 1943, 16 heures Claude Lanzmann 2001
    Etre et Avoir de Nicolas Philibert 2002
    Marie-Jo et ses 2 amours Robert Guédiguian 2002
    Les amants réguliers philippe garrel 2004
    Le Petit Lieutenant Xavier Beauvois 2005
    Lady Chatterley Pascale Ferran 2006
    Persepolis, de Marjane Satrapi 2007

    Abdellatif Kechiche
    2000 : La Faute à Voltaire
    2003 : L’Esquive
    2007 : La Graine et le mulet

    Jean-Pierre & Luc Dardenne
    1999 : Rosetta
    2002 : Le Fils
    2005 : L’Enfant

    laurent cantet
    1999 : Ressources humaines
    2001 : L’Emploi du temps
    2005 : Vers le sud
    2008 : Entre les murs

    Christophe Honoré
    2006 : Dans Paris
    2007 : Les Chansons d’amour
    2008 : La Belle Personne

    Alain Guiraudie
    2001 : Du soleil pour les gueux
    2001 : Ce vieux rêve qui bouge
    2007 : On m’a volé mon adolescence (téléfilm)

    Claire Denis
    1999 : Beau Travail
    2001 : Trouble Every Day
    2002 : Vendredi soir
    2004 : L’Intrus
    2008 : 35 rhums

    Raymond Depardon
    2001 : Profils paysans, l’approche
    2002 : Un homme sans l’Occident
    2004 : Quoi de neuf au Garet ?
    2004 : 10e chambre, instants d’audience
    2004 : Profils paysans, le quotidien
    2008 : Profils paysans, la vie moderne

  109. Bonsoir M. P. Jorion, les noctambules vous saluent ! Ils aiment le cinéma et la littérature aussi : E. Zola, l’Argent (1891) Le Krach de l’Union générale avec l’aide Rothschild. Panique, manipulation de la bourse, vente à découvert, ruine et « aide » pour éviter un risque systémique :

    « Une heure sonna, la cloche annonça l’ouverture du marché. Ce fut une Bourse mémorable, une de ces grandes journées de désastre, d’un de ces désastres à la hausse, si rares, dont le souvenir reste légendaire. Dans l’accablante chaleur, au début, les cours baissèrent encore. Puis, des achats brusques, isolés, comme des coups de feu de tirailleurs avant que la bataille s’engage, étonnèrent.Mais les opérations restaient lourdes quand même, au milieu de la méfiance générale. Les achats se multiplièrent, s’allumèrent de toutes parts, à la coulisse, au parapet ; on n’entendait plus que les voix […] à la corbeille, criant qu’ils prenaient toutes les valeurs, à tous les prix ; et ce fut alors un frémissement, une houle croissante, sans que personne pourtant osât se risquer, dans le désarroi de ce revirement inexplicable. Les cours avaient légèrement monté, Saccard eut le temps de donner de nouveaux ordres à Massias, pour Nathansohn. Il pria également le petit Flory qui passait en courant, de remettre à Mazaud une fiche, où il le chargeait d’acheter, d’acheter toujours ; si bien que Flory, ayant lu la fiche, frappé d’un accès de foi, joua le jeu de son grand homme, acheta lui aussi pour son compte. Et ce fut à cette minute, à deux heures moins un quart, que le tonnerre éclata en pleine Bourse l’Autriche cédait la Vénétie à l’empereur, la guerre était finie. D’où venait cette nouvelle ? personne ne le sut, elle sortait de toutes les bouches à la fois, des pavés eux-mêmes. Quelqu’un l’avait apportée, tous la répétaient dans une clameur, qui grossissait avec la voix haute d’une marée d’équinoxe. Par bonds furieux, les cours se mirent à monter, au milieu de l’effroyable vacarme. Avant le coup de cloche de la clôture, ils s’étaient relevés de quarante, de cinquante francs. Ce fut une mêlée inexprimable, une de ces batailles confuses où tous se ruent, soldats et capitaines, pour sauver leur peau, assourdis, aveuglés, n’ayant plus la conscience nette de la situation. Les fronts ruisselaient de sueur, l’implacable soleil qui tapait sur les marches, mettait la Bourse dans un flamboiement d’incendie.

    (…) « … s’était offert, pour éviter l’immédiate déclaration de faillite, avec l’extraordinaire sens pratique d’un monsieur, qui, forcé de mettre le feu chez un voisin, se hâterait ensuite d’apporter des seaux d’eau, afin que le quartier entier ne fût pas détruit. Il était au-dessus de la rancune, il n’avait d’autre gloire que d’être le premier marchand d’argent du monde, le plus riche et le plus avisé, ayant réussi à sacrifier toutes ses passions à l’accroissement continu de sa fortune. »

    1. @anita
      Si vous arrivez à les retrouver sur le blog, Paul a fait un compte-rendu de sa lecture de « L’argent » sous forme de billet et je crois qu’il en a parlé dans la vidéo du vendredi qui suivait…

  110. Bonjour,

    Quand vous aurez épuisé la liste des indispensables à voir absolument, en voici d’autres sympathiques et divertissants : Le Hérisson 2009 et Odette tout le monde 2007 (qui soulignent la façon dont « la france d’en bas » est stigmatisée et rangée dans des cases) ; Dragons 2009 comme film d’animation.

  111. Puisque vous avez montré être bédéphile, voulez-vous également la liste des BDs que vous avez manquées ou ont-elles plus facilement traversé l’atlantique?

  112. J’ai lu tout ce que vous aviez écrit et j’ai fait une liste de vos dix premiers.

    Bon, c’était pas très scientifique mais j’ai pas dû me tromper beaucoup. La graine et le mulet arrivait en premier. Je l’ai regardé entre hier soir et ce soir.

    Je ne regrette pas de vous avoir consultés. Je suis même fier de vous.

  113. 1°) Léger hors sujet chronologique (un film de 96), mais ça peut intéresser l’auteur d’un livre intitulé « comment la réalité fut inventée » (réponse : « des putains d’invendus ! »), s’il ne connaît pas déjà :

    « Des nouvelles du bon Dieu » – Comédie idéalistico-existentialiste en taxi déjanté, on va dire… – une brochette d’anticonformistes et/ou de paumés veulent rencontrer le romancier minable qui leur a f… cette vie de merde. Moi, j’adore. – http://www.imdb.com/title/tt0116081/

    2°) Également hors sujet (émission télé) :

    « Délégation de très haut niveau », un épisode devenu « culte » de la fameuse émission Strip Tease, en 2000 – voyage en Corée du Nord de parlementaires belges. – http://www.culturalgangbang.com/2007/06/une-dlgation-de-trs-haut-niveau.html

    3°) enfin dans le sujet :
    – « Feux rouges » (d’après Simenon, avec Jean-Pierre Darroussin)
    – « L’homme du train » de Patrice Leconte

  114. Le film qui m’a le plus ému et dont le souvenir me reviens encore assez rapidement est « C’est quoi la vie » avec Jacques Dufilho, Jean-Pierre Darroussin, Isabelle Renaud

    Synopsis : Nicolas vit à la ferme avec ses parents et grands-parents. Endettée à mort, la famille doit partir. Son père se suicide. Nicolas cherche alors par tous les moyens à s’en sortir, mais échoue à chaque tentative. A moins de reprendre cette ferme abandonnée, là-haut sur le Causse, là où vit Maria, celle qu’il aime par dessus tout…

  115. Les dessins animés de Miyasaki :

    * 1984 : Nausicaä de la vallée du vent (風の谷のナウシカ, Kaze no tani no Naushika?)
    * 1988 : Mon voisin Totoro (となりのトトロ, Tonari no Totoro?)
    * 1992 : Porco Rosso (紅の豚, Kurenai no buta?)
    * 1997 : Princesse Mononoké (もののけ姫, Mononoke hime?)
    * 2001 : Le Voyage de Chihiro (千と千尋の神隠し, Sen to Chihiro no kamikakushi?)

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