UNIVERSITÉ D’EUROPE CENTRALE – « Comment devient-on l’anthropologue de la crise ? », 7 novembre à 17h30

Je suis invité par le département de sociologie et d’anthropologie sociale de l’Université d’Europe Centrale (Budapest) à animer un séminaire autour du thème suivant :

« Comment devient-on l’anthropologue de la crise ? Terrain, observation participante, le monde fermé des banquiers et ce qui rend la boite à outils de l’anthropologue si spéciale »

Pour la petite histoire, l’Université d’Europe Centrale a été fondée en 1991, à l’initiative de… George Soros !

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19 réflexions sur « UNIVERSITÉ D’EUROPE CENTRALE – « Comment devient-on l’anthropologue de la crise ? », 7 novembre à 17h30 »

      1. GS se rend compte que le système est en train de s’écrouler.

        Ce qu’il dit: au lieu de 8% en temps normal, 28% des achats se font, chez les petits commerçants, par carte de crédit = les gens, même pour des petits achats courants de simple consommation, sont de plus en plus contraints de payer à crédit.

        De la crise, c’est ce qui le choque: normal, il s’agit d’un financier!

      2. Rectification: ce sont les charges de paiement par carte de crédit, pour un certain nombre de petits commerçants, qui sont passé de 8% à 28% (du ca).

        Le raisonnement reste le même.

  1. Dans quel état j’erre?
    En lisant cet article, je découvre la position qu’avait Bill Gates au G20.
    « Après la photo de famille, les dirigeants planchent sur le commerce et l’aide au développement. Le fondateur de Microsoft, Bill Gates, présente les taxes envisageables (tabac, transports, etc.) pour financer le développement, bientôt suivi par le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso…
    http://elysee.blog.lemonde.fr/2011/11/06/impuissance-au-sommet-retour-sur-les-coulisses-du-g20/
     »
    A quel titre ce gars est consulté? En tant que milliardaire ayant fait des profits de façon malhonnête en obligeant les gens à payer pour Windows même s’ils n’en voulaient pas? En vendant un produit buggé mais qui a pu vite obtenir un monopole puisqu’il était imposé, ainsi que des programmes qui marchaient eux aussi souvent à moitié ?
    En quand on lit des livres « photocopiés » sur Googlebooks, qu’on trouve des albums en entier sur Youtub? Si ce n’était pas les US qui l’avaient fait, ça aurait été illégal, non ?

  2. « …observation participante … » ?

    « …si spéciale … » ?

    De nouveaux concepts bien étranges .

  3. Le trouve que c’est une bonne chose, de consulter des intellectuels interdisciplinaires, des sociologues, anthropologues, psychologues…..
    La question que je me pose: si de telles démarches ne servent pas à donner bonne conscience aux manipulateurs de la finance tels que Soros et d’autres. D’autant plus que la spéculation restera inavariablement de la spéculation, ses acteurs ne changeront pas leur religion si vite. Les anthropologues peuvent sans doute aider à y voir plus clair, à démystifier le système, à donner l’alerte, mais auront-ils un véritable impacte?

  4. ça y est, vous voilà une star, Paul Jorion!
    c’est sans doute maintenant que tout devient encore plus difficile.
    vous poserez vous la question : y aller ou pas?lorsque vous serez sollicité par les plus retords ,histoire pour eux de se refaire une « façade ».
    Soros! peut-on faire pire dans le maniement du double discours?
    Bon vent, Paul Jorion.

    1. @ Phiduca

      Il faut faire la part des choses : ce n’est pas parce que l’Université d’Europe Centrale reçoit l’argent de Soros que celui-ci a une influence sur les programmes. Elle forme des étudiants dans des tas de domaines très éloignés de la finance, et c’est une université parfaitement respectable. Si le projet originel s’organise autour des notions chères à Bergson et Popper, mentor de Soros, de « sociétés ouvertes », les enseignements sont cependant identiques à ceux des autres grandes universités européennes.

      1. @Julien, « Il faut faire la part des choses »
        Bien d’accord.
        « L’Université d’Europe centrale est organisée comme une institution américaine, gouvernée par un Conseil d’Administration et une charte du Conseil des Régents de l’Université de l’État de New York, représentant le Département d’éducation de l’État de New York. Aux États-Unis, l’université est accréditée par la Commission de l’Enseignement Supérieur de l’Association des Universités et Ecoles des États Méridionaux. En Hongrie, elle est reconnue officiellement comme une université privée, accréditée par le Comité Hongrois d’Accréditation depuis 2004. »
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Université_d'Europe_centrale
        http://en.wikipedia.org/wiki/John_Shattuck
        Une fac du bon côté. Rien de méchant.
        Et puis Paul a de l’estomac…

    2. C’est un sujet délicat. J’interprète les trois points de suspension et celui d’exclamation comme le clin d’ oeil de celui qui se prépare à pénétrer dans la gueule du loup.

      Si vous croisez Soros, invitez-le à venir débattre ici ;-). On le convaincra peut-être de lâcher la Grèce, à moins que la Grèce ne soit qu’une ombre, la proie étant ailleurs et de magnitude telle que George -pas Papandréou, quoique- n’aura aucune envie de se laisser convaincre…

      L’université d’Europe centrale (CEU) à Budapest, fondée par l’OSI en 1991, en offre un exemple intéressant, qui vise à former un nouveau corps de dirigeants en Europe centrale [6]. Il s’agissait alors, au moment de l’écroulement du bloc de l’Est, de « former des privatiseurs et des démocratiseurs »

      Extrait de Géopolitique des fondations philanthropiques américaines: http://www.diploweb.com/Geopolitique-des-fondations.

  5. Le plus malheureux est que les gens ne comprennent pas l’inflation, qui est le paramètre qui défini le système dans lequel nous vivons, un peu comme la constante de Plank ou la charge de l’électron, 1,6 exp -19 C, de mémoire. Cette constante définit les coordonnées de notre position dans un univers en fait à une dimension, l’axe du rapport offre/demande. Plus elle est faible plus la demande (solvable) est faible par rapport à l’offre. Encore une chose que notre grand économiste historique, Marx n’a pas vue, et donc c’est passé à la trappe. Dans n’importe quel système avec une inflation élevée, les gens consomment et vont bien, et l’inverse est vrai également, il y a un lien absolu entre inflation et consommation.

    Pour l’instant le seul paramètre monétaire pour agir sur l’inflation est le taux d’intérêt (du crédit), enfin dans une économie traditionnelle où l’on investi. Tout cela ne fonctionne plus, voire les USA le taux est au plus bas. Il va falloir trouver d’autre moyens pour lutter contre l’inflation *négative* c’est à dire la déflation, suite aux plans de rigueurs à venir.

    En fait de toutes les manières il va falloir soutenir la demande, si on ne le fait pas au travers de l’endettement des États il faudra le faire par un salaire social car sinon c’est la déflation qui s’annonce autrement dit l’arrêt cardiaque de tout. Et c’est peut être bien ainsi…

    Il faut faire revivre l’esprit de géométrie et pas seulement l’esprit de finesse. Trop de finesse a été employée à tort et à travers. Seuls les maths permettent de trancher.

  6. Si vous allez en Hongrie Monsieur Jorion, peut être aurez vous quelques paroles pour le « travail obligatoire des roms » orchestré par des néo nazis d’extrême droite Hongroise.

    Le fascisme fait un retour terrifiant en Hongrie. (et peut être bientôt un peu partout en Europe)

    Voici un article sur le sujet :
    Les Roms hongrois de Gyöngyöspata au travail forcé

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