LE TEMPS QU’IL FAIT, le 3 décembre 2011

3 interventions.

Un malencontreux lapsus me fait appeler Claude Durand, « Guillaume ». Mes excuses à tous, et à lui en particulier bien entendu.

Pour ceux qui ont des problèmes avec Dailymotion, la vidéo est également disponible sur Youtube

Et pour ceux dont les connexions internet sont trop limitées, le podcast audio ci-dessous :

Paul Jorion – Le temps qu’il fait, le 3 décembre 2011 by pauljorion

0Shares

217 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT, le 3 décembre 2011 »

  1. Pour aller dans votre sens , je fais des études en rdm , développe de nouvelles techniques et m’aperçois chaque jour que les ingénieurs utilisent les mêmes programmes de calcul , sans réellement connaitre ce qu’il y à dedans , cela les amène à ne développer que toujours les mêmes produits.
    En outre ces logiciels sont orientés au bénéfice des fournisseurs internationaux.
    Méfions nous des technologies développées à l’étranger , apprenons nous mêmes.
    Bien à vous.

    1. Même réflexion en matière de « pension » alimentaire après divorce (en tout cas en Belgique) : un mouvement d’opinion (essentiellement des pères condamnés à des « pensions » alimentaires, qui comparent leur condamnation respective et, ô scandale, constatent que des juges différents jugent différemment) réclame l’application systématique d’un programme informatique qui calcule le montant de la pension en fonction de critères que le juge se borne à ‘entrer’ sans pouvoir contrôler réellement comment le programme les prend en compte.
      Tendance contemporaine donc.

    2. Bon ben, tu fais du calcul avec quoi ? ANSYS ou Abacqus ? Quand est-ce que ces modèles de calculs ont étés validés par l’expérience ? Est-tu au courant que les ailes d’avions sont testées en vraie grandeur comme ici : http://www.aeroweb-fr.net/actualites/2010/03/boeing-787-test-de-chargement-de-laile-a-150-complete ?

      Mais pour les modèles de calcul économiques, on fait comment ? On provoque une crise mondiale juste pour valider les modèles ? 🙂 Ben, non, on fait appel aux charlatans qui voient l’avenir dans les entrailles des poulets… :-)))

      Yann.

  2. Monsieur Jorion, nous savons que vous n’êtes pas un charlatan, mais eux ne peuvent que vous faire passer pour un charlatan. Se déjuger après s’être tant trompé leur serait trop insupportable.
    Dans un autre genre, le journaliste qui a contribué à faire la lumière sur la chambre de compensation Clearstream et l’affaire du même nom, a pendant des années été présenté comme un pestiféré dans les cercles autorisés. Mais finalement son travail sérieux a payé, la justice lui a donné raison et son cas fait maintenant jurisprudence. Mais les intérêts menacés lui ont mené la vie dure, il a fait l’objet, si je ne m’abuse, de pas moins de 62 actions en justice et globalement les coûts de sa défense ont dépassé 100.000 euros. Mais ce combat il l’a gagné aussi parce qu’il a été soutenu: http://lesoutien.blogspot.com/
    Quelquefois le pot de terre arrive justement par son sérieux, la droiture de sa démarche et le soutien d’une multitude de pots de terre à bousculer le pot de fer…
    Une petite lueur d’optimisme dans ce monde de brutes cupides et de manipulateurs cyniques.

    1. Ecoutez Denis Robert qui était ce matin l’invité de France Culture « Le secret des sources ».
      Voir mon post plus bas.

    2. Denis Robert a effectivement gagné et c’est pourquoi tous les  » Philippe Val » de la terre qui l’ont insulté et salis de façon vraiment ignoble sont aujourd’hui jugés comme il se doit . Ils ont beau squatté indument des fonctions dites  » prestigieuses » , cela ne change rien à l’affaire.

      Entre Denis Robert et Philippe Val, notre choix est fait en toute raison. Comme il est fait entre Paul Jorion et Brice couturier.

      No comment.

  3. Votre analyse de l’émission de France-Culture n’est-elle pas un peu passionnelle ? Votre contradicteur est peut-être sincère : on ressent moins sa dérision de votre outrecuidance à remettre en cause le modèle dominant (sa propre croyance), que son impatience à découvrir ce par quoi vous imagineriez le remplacer. Il a besoin de croire à une « vérité » : vous dynamitez sa foi et vous n’avez pas un dogme concurrent et tout ficelé à lui proposer. En ce sens, il ne diffère pas de la majorité de ses contemporains : ce sont des réponses qu’il veut. Pas des interrogations… 🙂

    1. Je rejoins JJJ,

      le journaliste a questionné maintes fois: mais par quoi remplacez vous le capitalisme ?
      A ce stade, et par son mode de pensée, il était incapable de comprendre ce que vous proposez: une construction d’un nouveau modèle, non pré-établit, par la réflexion et la participation de tous.

      En effet, en général, les « politiques » qui critiquent un système, en proposent un autre, clés en main… et bien des journalistes, et malheureusement des citoyens-électeurs, demandent ces repaires: il y a donc encore un gros travail d’éducation à fournir.

      Comme je l’ai déjà dit, je trouve que le journaliste animateur de l’émission de France-Culture a très bien géré l’accrochage, qui aurait sinon facilement pu dégénéré, à mon avis.

      Sinon, pour répondre à la question, il me semble qu’il est intéressant de continuer ce genre d’interventions, dans différents milieux.

      Bonne continuation !

    2. Au delà des réponses ou des interrogations, il y a les faits. Il me semble que c’est là la démonstration principale que donne Paul Jorion et en conséquence les modélisations adéquates pour appréhender les faits selon l’époque et la nécessité présente. Hors si j’ai en partie compris, les modélisations pour appréhender la réalité présente ne sont pas au rendez -vous. C’est ce biais de raisonnement ( bien pire ) que relève Paul Jorion. Il est dont doublement étonnant qu’un Brice couturier fasse doublement semblant de ne pas s’en apercevoir. On appelle ça une première fois : de la mauvaise foi . Quand la mauvaise foi est redoublée , on appelle ça comment ?

  4. Bonjour,
    Veuillez m’excuser pour le hors-sujet, mais de mon côté je suis depuis quelques temps dans l’incapacité matérielle de suivre vos chroniques en particulier, ou tout document du même type, que ce soit sur Dailymotion ou Youtube.

    1. Bien que n’étant pas un pro de l’informatique…
      Voici quelques conseils !
      Voyez les mises à jour de votre navigateur internet, ainsi que celles de flash player.
      Il doit vous manquer quelque choses.
      Par le passé, ayant connu ce problème, c’est ainsi que je l’avais résolu.

      1. Bonjour

        Mon problème avec les vidéos est d’un autre ordre : impossible de passer une partie -en avançant ou en reculant, sans se retrouver automatiquement au début…

        Pour réécouter la 2e partie (B.C. etc) j’ai coupé le son et mis mon minuteur culinaire sur 13 mn… :))) oui, parce que le début, j’ai fini par le savoir par coeur ! 🙂

      2. Erde, c’est bien urbain de vouloir dispenser quelques conseils, mais il me semble qu’en l’occurrence, vous avez loupé l’essentiel… qui réside dans le pseudo.
        Avec une bande passante de 28800 bps, point de salut ^^
        Il me semble que dans ce cas, une fastidieuse retranscription en mode texte des vidéos serait le seul espoir….
        ;D

  5. Bonjour mr Jorion
    Merci de mettre vos compétences et vôtre renommée , au service de personnes qui cherchent à comprendre ce qui ce passe et essayer  »d’accompagner  » ce qui va se passer .
    Il n’y a pas très longtemps que je vais sur ce blog , mais pour moi , il est déjà devenu incontournable ,
    et c’est avec impatience que j’attends vos analyses et celles de ceux qui y apportent des articles écrits .
    Je fais ce que je peux pour en parler autour de moi , dans mon entourage personnel et professionnel
    J’espère que prochainement , vous pourrez nous parler de ce qui est entrain de se discuter entre la France et l’Allemagne , via Sarkozy et Merkel .
    Encore merci ,

  6. @9:50
    « Si la réalité qui est décrite n’est pas celle que le modèle prédit, c’est parce que l’Homme n’est pas suffisamment rationnel, il faut qu’il se réforme pour s’adapter à cette réalité qui est Idéale, qui est celle du modèle des économistes. Donc, le modèle n’est jamais en faute, c’est toujours l’agent économique qui se trouve pris en faute s’il y a une divergence entre ce que le modèle prédit et ce qui est observé. »

    Vous faites bien référence aux Idées (ou Formes) platoniciennes ici ?

    PS Je participe à ce séminaire organisé par Bruno Poncelet, anthropologue de l’ULB…

    L’économie: une religion des temps modernes ?

    La question peut sembler absurde. Et pourtant… L’économie (comme façon de se représenter la société) n’a pas existé de tout temps. Elle a été inventée au XVIIIème siècle. Et si l’on en retrace la généalogie, il existe de nombreux fils conducteurs entre la pensée chrétienne et la pensée économique. D’où la question : quels liens entre l’économie et la religion ? Pour y répondre, nous ferons appel à l’anthropologie, qui nous permettra de comprendre les grandes caractéristiques des religions. Ensuite, nous tournant vers l’histoire économique, et analysant plus particulièrement les textes fondateurs de l’économie, nous tenterons de voir les zones de concordance entre la vie religieuse et la vie économique. A l’heure où les dogmes patronaux sacralisent la compétitivité et sacrifient les travailleurs, la question religieuse, au fond, a peut-être un rapport avec l’économie.

    1. Les économistes ne sont pas tous des « religieux », ou plus prosaiquement des charlatans.
      Je me rappelle cette vidéo ou j’ai écouté Stiglitz démontrer que la globalisation, cela « ne marchait pas ». C’était en 2007.
      Je viens de lire ce qu’a dit Krugman, un autre « Nobel », sur l’Islande. Il observe que le défaut peut etre la solution, que ce pays s’en tire mieux que prévu.
      Sont-ils, ou étaient-ils en avance? Des prophétes?
      Non, ils observent. Construisent…
      On oublie ici que le scientifique est aussi un expérimentateur, un bricoleur, capable de se remettre en cause( concept débile si on a un esprit scientifique). La théorie n’est qu’une sorte de programme, de routine pour élaborer des expériences qui vont la démontrer dans les faits.
      On oublie qu’un scientifique est aussi un ingénieur, un technicien, un ouvrier. Les labos sont plein de scies à métaux, de postes de soudure, de clefs à molette, d’éprouvettes, d’instruments de mesures, souvent meme inventés par les scientifiques eux-meme!
      On oublie que le fameux astropysicien qu’était Newton avait inventé un instrument majeur de la discipline: Le téléscope! Et je ne parle pas de ceux qui ont inventé le transistor.
      L’absurde, la théologie, vient de la division du travail:
      -Le théoricien, l’intellectuel pur. Le prohéte, le prédicateur…Celui qu’on invite sur les plateaux car sa renommée est immense. Parfois on ne se rappelle meme plus pourquoi…Mais à force de matraquage, on les croit. Le Mystère de la Foi…
      -L’ingénieur qui n’est la que pour appliquer et ingurgiter les théories, et qui voit en effet que souvent la réalité est autre…Mais a-t-il la capacité réelle de faire autre chose? Son travail n’est-il pas d’appliquer le dogme?

      On est loin de Newton…

  7. vous parlez de  »valeur » (5’20) et de « qualité des modèles » (6’30) et vous vous félicitez de la place de votre discours dans la discussion publique (11’30) malgré quelques prises de bec (France Culture).
    Il semble toutefois de plus en plus fort même si vous êtes rarement cité.
    J’ai lu la semaine dernière le livre de André Orléan, l’Empire de la Valeur, économiste attérré et universitaire respecté. Très décevant malgré sa mise en avant dans la presse, cf notamment la double page dans Libé d’aujourd’hui 3/12/2011. Beaucoup d’affirmations et d’incantations, peu de démonstrations. Quand on suit votre blog depuis plusieurs années, on a l’impression d’un plagiat qui reprend de prés vos idées mais à un niveau très faible, du genre l’Economie pour les Nuls.
    Bref, comme disait Vialatte, vous êtes un penseur notoirement méconnu.

    1. Merci, basailles, je vais donc renoncer à passer du temps sur Orléan.
      Quid de Dany Robert-Dufour ? Du sérieux, non ?

    2. Vous m’étonnez beaucoup, Basailles. Je ne porterai pas de jugement sur ce livre-là d’Orléan, que je n’ai pas lu, mais, à partir de quelques articles ou vidéos de conférences j’avais un a priori favorable sur cet économiste, qui a également, je crois, travaillé un temps avec Lordon. Compte tenu de l’ancienneté de la carrière d’Orléan, parler de plagiat est peut-être excessif ? « Rencontre intellectuelle » conviendrait peut-être mieux.
      Il est à craindre qu’il ne se soit laissé aller à la facilité grand public, cette tentation qui guette tous les spécialistes dont les travaux ardus ne donnent lieu, au mieux, qu’à l’estime des pairs…

    3. Comme dans la chanson de Dutronc, il y a des économistes qui retournent leurs vestes, il y en a qui l’on tellement retournée, qu’ils retournent leur pantalon…

    4. Il y a dans Le Monde d’aujourd’hui, un article d’Orléan qui fait une bonne analyse de la vacuité de l’interprétation du prix comme reflet d’une « valeur objective » chez von Hayek. Ce qui manque à mon avis chez Orléan, c’est une théorie de la formation des prix, comme celle que je propose dans Le prix (2010), et qu’on peut compléter par mon explication de la formation des prix spéculatifs dans La crise du capitalisme américain (2007) et qui lui permettrait d’expliquer ce qu’est le prix en réalité, s’il n’est pas le reflet d’une « valeur objective ».

      À propos de Le prix : le débat qui aura lieu samedi à son sujet entre Bernard Stiegler et moi.

    5. Votre « notoirement méconnu » m’a fait réfléchir.

      Voyez ceci, que l’un de vous m’a signalé par mail.

      Maintenant, remplacez mon nom par celui d’une personne « notoirement CONNUE », et vous découvrirez que « notoirement méconnu » veut dire « méconnu des instances officielles » mais non « méconnu du public en général ».

  8. Dans La Structure des révolutions scientifiques, Thomas Kuhn s’efforce de montrer pourquoi la connaissance n’est pas un processus cumulatif ni … coopératif sinon le résultat de processus longs et complexes qualifiés de « révolutions scientifiques ». À la base de ces changements réside la découverte d’une anomalie mettant fondamentalement en échec la « science normale », qui révèle une incapacité au changement théorique ou les limites du paradigme en place. Cette étape est destructive et non cumulative, tant d’un point de vue scientifique que social : de nouvelles idées, contradictoires de celles qui prévalaient jusqu’alors, tentent de s’imposer pour relancer un processus scientifique normal. Le choix est complexe, car les critères logiques ne suffisent plus à convaincre les groupes scientifiques concernés (et intéressés) par la crise. Il existe non seulement une difficulté de porter des jugements rationnels en dehors du cadre de la science normale, mais également un problème de communication.

    Si le paradigme est presque «religieux » est intégriste, la « conversion » est plus difficile, sauf s’il devient nouveau « paradigme ». Les transformations théoriques et pratiques endurées par les Théoriciens et pratiques bouleversent leur vision du monde et la légitimité personnelle. Les composantes sociologiques ne sont donc pas moins importantes que les aspects « scientifiques ». En tout cas, les « paradigmes » relativisent l’idée de « vérité ». Il y a un « point » croyance arbitraire, au même titre que le mythe ou la religion.

    Selon Kuhn, « le bilan comporte des pertes, aussi bien que des gains, et les « scientifiques officiels » ont tendance à se montrer particulièrement aveugles par rapport aux premières ». La prise en considération sérieuse des anomalies qui feront naître la crise surgit généralement hors officiel des plus libres par rapport au paradigme en place. La tâche des grosses têtes est presque exclusivement de normaliser leur branche par des exercices de nettoyage, de sorte à faire entrer la nature, l’anormal, la crise l’improbable dans leur boîte. Les paradigmes ne résolvent qu’un nombre très fragmentaire et ciblé de problèmes. Il faut un évènement relativement soudain et non structuré pour mettre tout en air. Pour l’instant, c’est le déni : « ils se livrent à leurs activités dans des mondes différents […], voient des choses différentes quand ils regardent dans la même direction à partir du même point. C’est […] pourquoi, avant de pouvoir espérer communiquer complètement, l’un ou l’autre des groupes doit faire l’expérience de la conversion que [Kuhn a] appelé un changement de paradigme […] la concurrence entre paradigmes n’est pas le genre de bataille qui puisse se gagner avec des preuves» plutôt
    du « dialogue de sourds » Il faudrait analyser les résultats de l’un et de l’autre à la lumière de leur propre paradigme. Des visions divergentes du monde, débouchant sur un problème de communication, expliquent pour Kuhn le statu quo historique d’une (théorie-Eco) en crise. Ils restent attachés au paradigme.

    Enfin, pendant de longues périodes deux paradigmes concurrents cohabitent de façon conflictuelle (l’économie) …

    1. @anita

      Le livre de Fleck a connu une destinée très différente de celle qu’ont eue ceux de Popper et de Bachelard : il est, sur le moment, resté complètement ignoré, et n’est revenu à la surface qu’après 1950, lorsque T. Kuhn, engagé dans la réflexion qui devait le conduire à publier en 1962 The structure of Scientifics Revolutions, l’a incidemment redécouvert, comme il le mentionne dans la préface de ce dernier ouvrage :

      «Sans ce genre d’exploration au hasard que permet la Society of Fellows (de l’Université de Harvard) je n’aurais jamais rencontré la monographie de Ludwig Fleck, Entstehung und Entwicklung einer wissentschaftlichen Tatsache (Bâle, 1935), essai qui anticipait nombre de mes idées. Le travail de Fleck, et aussi une remarque d’un autre boursier, Francis X. Sutton, m’ont fait comprendre que ces idées demanderaient peut-être à être rattachées à la sociologie de la communauté scientifique. Les lecteurs ne trouveront ci-dessous que peu de références à ces travaux et à ces conversations, mais je leur suis redevable à plus d’égards qu’il ne m’est possible actuellement d’analyser ou d’évaluer. » (La structure des révolutions scientifiques, trad. fr. éd. Flammarion, coll. Champs, 1983, p. 9)

      Ceci revient à attribuer à Fleck une postérité différée, comme si son travail était venu trop tôt pour que son apport ait pu être aussitôt reconnu. Kuhn, se présentant comme le débiteur de Fleck, l’installe du même coup dans la position intéressante, et cependant peu confortable, du précurseur, qui a anticipé des découvertes dont seuls d’autres ont pu tirer bénéfice dans un tout autre contexte.

      Dans le texte intitulé « Objet de l’histoire des sciences », qui sert de Préface à ses Etudes d’histoire et de philosophie des sciences, Canguilhem critique la notion de précurseur dont il dénonce l’ambiguïté :

      « Un précurseur serait un penseur, un chercheur qui aurait fait jadis un bout de chemin achevé plus récemment par un autre… Un précurseur ce serait un penseur de plusieurs temps, du sien et de celui ou de ceux qu’on lui assigne comme ses continuateurs, comme les exécutants de son entreprise inachevée. Le précurseur est donc un penseur que l’historien croit pouvoir extraire de son encadrement culturel pour l’insérer dans un autre, ce qui revient à considérer des concepts, des discours et des gestes spéculatifs ou expérimentaux comme pouvant être déplacés et replacés dans un espace intellectuel où la réversibilité des relations a été obtenue par l’oubli de l’aspect historique de l’objet dont il est traité. » (Etudes d’histoire et de philosophie des sciences, éd. Vrin, 1968, p. 21)

      La source est ici

      1. Cher Paul,
        Mercredi, vous étiez vexé et cela se voyait. Je vous comprend car il est humainement difficile de rester froid face à la critique insultante. Si je peux me permettre pour l’avenir, remplacez mentalement « prophète » (ou toute attaque de ce type) par précurseur et montrez la confiance que vous avez en vous (et que de très nombreux ont) : vous n’en serez que plus serein et donc convaincant. Merci pour tout ce que que vous faites.

      2. « Ce qui revient à considérer des concepts, des discours et des gestes spéculatifs ou expérimentaux comme pouvant être déplacés et replacés dans un espace intellectuel où la réversibilité des relations a été obtenue par l’oubli de l’aspect historique de l’objet dont il est traité.  »
        Voici le discours type du charlatan…Qui a compris ce délire?
        C’est totalement incompréhensible. Cela semble intelligent mais ne veut pas dire grand chose.
        Oui et alors? Einstein a soudain réalisé que l’écoulement du temps pouvait etre relatif. Chose absurde décrite par les équations de Lorentz, avant lui.
        Quand aucune thèse ne marche, on est bien obligé de se diriger vers celles qui étaient apparues impossibles, parce qu’en contradiction avec un postulat non démontré:
        Pourquoi veut-on que le temps s’écoule de la meme manière dans tout l’univers?
        Le précurseur ne détruit rien du tout, il constate simplement que les faits ont détruit ce qui était établi auparavant. Pour parler directement il est comme le démontre l’histoire de la science, l’etre logique qui fait face à la connerie…(Excusez le mot sur ce blog si docte)

      3. @izarn, le 4 décembre 2011 à 14 h 37

        « Qui a compris ce délire?
        C’est totalement incompréhensible. Cela semble intelligent mais ne veut pas dire grand chose. »

        C’est assez simple à comprendre : si on omet l’histoire des objets, on leur impose des relations à loisir. Autrement dit on leur fait dire n’importe quoi, ce qu’on croit vouloir, alors même qu’on les a déracinés et décontextualisés, on fait de la culture hors-sol si vous voulez.

        Par exemple, on peut voir le Freud de L’Esquisse… comme un pré-cybernéticien et les relations organiques comme des relations mécaniques, il suffit de réduire « les barrières de contact » à la réalité positiviste des flux neuronaux. Cela permet peut-être de mieux soigner, et c’est tant mieux ; mais aussi de vendre des médicaments, et de ne plus penser à la genèse des flux, qui parfois ne passent pas.

        A composer des puzzles, il ne reste de l’histoire, qu’on rappelle alors sans aller y voir de près, que le rôle de caution. C’est l’idéologie qui nous est contemporaine.

    2. Changer de paradigme revient à reconnaître implicitement que celui-ci n’était qu’une construction qui, certes, rendit service un temps, mais une construction tout de même et non pas une « vérité » sur laquelle la société s’est au moins en partie développée. Les enjeux de statuts sociaux, de pouvoir, qui y sont attachés, de légitimation diverses, rendent ainsi difficiles le changement de construction. D’autant qu’il ne s’agit pas d’un paradigme unique, mais de plusieurs, superposés.

  9. Alors c’est l’agonie du capitalisme, puis sa mort à court terme, certes, mais après, Après, APRES Y AURA QUOI, M. Jorion? Vous ne savez pas? VOUS NE SAVEZ PAS??? Mais alors vous êtes un prophète de l’apocalypse, c’est vrai et c’est tout!!!

    Trêve de plaisanterie: j’avais vu il y a quelques temps ces séries passionantes sur Arte sur les débuts du christianisme. Parfois je m’endormais, mais il me semble me rappeler que l’apocalypse, ce n’est pas la fin DU monde, mais la fin D’UN monde et donc le début d’un nouveau monde. OUF! Iinformation à vérifier tout de même, avant de l’utiliser dans des débats genre France Culture de mercredi dernier, car mes souvenirs sont flous.

    1. Le passage d’un paradigme à l’autre peut se faire de plusieurs façons. L’Apocalypse au sens communément employé, c’est la destruction, la fin de tout. Alors, évidemment, il peut y avoir renaissance après, mais la plupart ne sont alors plus là pour le constater (les morts des guerres). Il peut aussi y avoir transformation de l’ancien paradigme (régulation). Ou passage d’un système à l’autre de manière délibérée, rationnelle, mais radicale.
      Et aujourd’hui, la seule chose certaine est que le paradigme actuel est fini.
      Nous ne savons pas :
      – si on arrivera à le transformer en le régulant (thèse des sociaux-libéraux)
      – si il faut passer à l’autre de manière délibérée et réfléchie mais radicale (thèse de Paul et d’autres), à laquelle j’adhère
      – si il faudra attendre qu’il s’écroule complètement pour passer à autre chose (mais dans la douleur -> risque de transition tragique, autoritaire, guerrière, crise écologique au choix ou tout en même temps)

      1. Si nous ne le savons pas, cela dépend-t-il vraiment de nous?

        De la Providence bien sûr, ou du Fatum… Je vends un stock de cierges, ça vous intéresse ?

      2. Ben, la Providence, telle que vous l’annoncez, elle fait pas trop envie 🙂
        Faites attention, les cierges, ça peut brûler plus que de la cire.

      3. @Titi:

        //// la seule chose certaine est que le paradigme actuel est fini.
        Nous ne savons pas :
        – si on arrivera à le transformer en le régulant (thèse des sociaux-libéraux)
        – si il faut passer à l’autre de manière délibérée et réfléchie mais radicale (thèse de Paul et d’autres), à laquelle j’adhère
        – si il faudra attendre qu’il s’écroule complètement pour passer à autre chose (mais dans la douleur -> risque de transition tragique, autoritaire, guerrière, crise écologique au choix ou tout en même temps) /////

        tu oublies ce qu’on sait ou ce qu’on peut conjecturer :
        -que ce changement de paradigme est un changement d’acces a l’énergie /hab .
        -Qu’ à la louche ça peut s’estimer …ainsi que la zone d’atterrissage stabilisée
        -Qu’il est peut etre possible collectivement d ‘anticiper et de préparer la société (je ‘ y crois pas une seule seconde , mais je puis me tromper)
        -Qu’il est certainement possible , individuellement d’anticiper en se plaçant plus pres de cette zone d’atterrissage , histoire de tomber de moins haut .

      4. KERCOZ,

        Un changement de paradigme ne me paraît pas être un changement de comportement, même si il peut le provoquer.

        Se représenter le monde autrement n’empêche pas forcément de continuer d’user à tors et à travers l’énergie dont nous disposons.

        Une nouvelle représentation rationaliste du monde ne peut ramener qu’à une « nouvelle » conception d’une consommation énergétique.

        Et le but ultime de la Raison étant de se draper un confort quatre étoiles pour toucher le doigt du ciel, la nouvelle direction donnée ne pourra se diriger que par une course plus intense pour s’accaparer les différentes ressources, la raréfaction étant devenue la règle.

        Pour ma part, tout le beau discours sur l’énergie propre n’est qu’un effet d’aubaine, on ne mesure pas encore leurs effets sur la nature, et son accès n’est certainement pas à la portée de tout le monde.

        Si l’on en reste à la raison, le « consommer moins d’énergie pour respecter la nature » entrera tout de suite en conflit avec le « plus de confort pour vivre mieux ». Et je sais, rien qu’à me relire quel parti je prendrais 🙂

      5. @ Antoine :
        Le déterminisme du changement de paradigme est certainement plus « contraint » et il n’ y aura //bien-tot // plus des masses de choix dans nos possibilités comportementales . Au niveau des probabilités et des forces en présence les notions de « confort » risquent fort de passer au second plan.

      6. KERCOZ,

        Si je ne me trompe pas, le nouveau paradigme serait pour vous une nouvelle représentation du monde imposée par les faits…

        Mais jusqu’alors, notre paradigme me paraît être déjà né de cette manière: nous avons agi selon les paramètres que la nature nous a donnés pour accroître notre confort et nous donner l’illusion de la maîtriser.

        Le paradigme résulte de la représentation. Cette représentation ne connaît que deux facettes: la rationnelle, et l’irrationnelle ou la religieuse.
        La rationnelle, on voit pour le moment où ça mène, on arrive au bout.

        L’irrationnelle ou la religieuse peut être tout aussi dangereuse, mais me paraît la seule porte de sortie. L’irrationnelle ne veut pas forcément dire se raccrocher aux religions dominantes…Qui ont poussé à nous conduire de la sorte aujourd’hui. Il faudrait savoir sortir du monothéisme pour ne plus associer à la religion ce sentiment de soumission.

        PS:

        la nouvelle direction donnée ne pourra se diriger que par une course plus intense pour s’accaparer les différentes ressources, la raréfaction étant devenue la règle.

        Je voulais indiquer « formaliser »

    2. Oui, et ajoutons que « Étymologiquement, le mot apocalypse est la transcription d’un terme grec (ἀποκάλυψις / apokálupsis) signifiant « mise à nu », « enlèvement du voile » ou « révélation ». (source wikipédia).
      Dans ce sens, ce blog est bien « apocalyptique », en ce qu’il met à nu, révèle la nature fondamentale du capitalisme, et m’aide à ôter les voile conceptuels et idéologiques distillés pendant des décennies pour me convaincre qu’il s’agissait du meilleur système (ou du moins pire possible).
      La crise aussi est un activateur qui révèle de plus en plus que sous ses voiles de pacotille, le roi parasite et prédateur est nu !

  10. La « bonne renommée » d’un homme peut en effet prouver son honnêteté. Mais elle peut aussi bien prouver la qualité de sa supercherie.
    Pas de doute sur la question en ce qui vous concerne. 🙂

  11. Votre passage sur France Culture: il fallait s’y attendre – comme dans d’autres domaines! – à voir Brice Couturier ressortir sa fameuse phrase sur les horloges arrêtées qui donnent l’heure juste 2 fois par jour et se préparer à la parade et non à l’attaque sur ce point.
    L’attaque contente les fidèles (dont je suis) mais la parade (celle que vous exposez aujourd’hui par exemple) aurait forcé certaines oreilles moins bien disposées à votre égard à se positionner rationnellement.
    Merci encore pour votre travail qui nous éclaire.

  12. Il y a pourtant un modèle qui ne s’est pas trompé, un modèle qui proposait l’a-croissance pour s’inscrire sur le long terme (the steady state economy), un modèle qui aurait pu nous éviter de nous retrouver face à l’inextricable (des montagnes de dettes déconnectée de toute réalité, une demande mondiale qui se heurte aux limites physiques de la Terre), mais voilà …

    La décroissance aurait évité le pire
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/12/01/la-decroissance-aurait-evite-le-pire_1611912_3232.html

    1. « oil is too expensive to support growth and at lower prices supplies will not be sufficient to support meaningful growth. » – Rune Likvern

  13. Ça ne fait que commencer !
    À mesure que la situation va se polariser, ce se qui est loin d’être accompli, de semblables attaques vont se multiplier.

    Ce n’est pas la peine d’en faire une question d’ego. Après tout, nous savons qu’il y a beaucoup de gens instruits, sur-diplômés, occupant des postes éminents à l’université, dans l’édition ou l’État, un peu partout, qui produisent une religion officielle, idéologique avant que d’être vraie ou scientifique, et nous ne nous privons pas de le dire. Tout le discours libéral est techniquement, philosophiquement et scientifiquement faux, les preuves sont par exemple dans La dissociété de Jacques Généreux. Ça fait beaucoup de monde! Quand leur univers vacillera – ça a commencé déjà, ils vont perdre toute civilité, ils vont nous retourner notre appréciation, ils vont en venir à la vraie question, qui est « Touche pas à mes privilèges! »

    Donc, autant le savoir, vous serez encore traité, Paul, de prophète ou de charlatan, et de plus en plus je le crains. Au bout du débat public, il y a les fusils, ne l’oubliez pas. Si l’effondrement se précipite, on n’échappera pas à l’émergence et aux tentations de cette vérité de la dite défense dite nationale.

    Le philistin de service qui vous a été opposé sur France Culture s’appuie sur un argument très simple, que personnellement je partage …s’agissant des Témoins de Jéhovah: « Depuis le temps que l’on nous annonce la fin d’un certain monde, regardez-le, il est toujours là, regardez-moi, j’y suis toujours. » Ce type, Couturier, c’est bien son nom?, n’a dit rien d’autre sur le fond, et, France Culture oblige, il l’a fait de façon pédante et ridicule, en citant avec une emphase creuse et pleine de morgue, une prédiction non réalisée datant de l’après seconde guerre mondiale.

    En 1788 et début 1789, il y avait de nombreux rêveurs, irréalistes, tireurs de plans sur la comète, inconscients, dans la France des rois. Le 14 juillet, ils sont devenus, du jour au lendemain, ceux qui avaient raison.
    Nous sommes les rêveurs de 1788.

    On continue, cher Paul !

    Et pour finir, cette citation pour le moral:
    « Comme ils ont en poche les clefs des prisons
    Et qu’ils font métier de mentir
    Ils s’appellent les réalistes. »
    Elle est d’un certain Marcel Martinet, je l’ai pêchée ce matin sur http://rezo.net/.

    1. Je pense que les rêveurs, ce sont ceux qui croient que ça va pouvoir continuer comme ça et que les peuples vont continuer à s’écraser. Nous sommes les réalistes, les faits sont de notre côté. C’est le Pouvoir qui est du côté des rêveurs.

      1. Bonsoir titi.

        Contrairement à ce que vous affirmez, les rêveurs ne sont pas du côté du pouvoir et ceux qui en sont les détenteurs sont tout à fait fondés à croire que cela va perdurer pour plusieurs raisons.

        -Ils sont aux commandes parcequ’ils le veulent, ils ont tout fait pour y arriver et feront tout pour y rester.
        -Ils ont la légitimité et peuvent se servir de tous les moyens prévus par la loi pour s’y maintenir.
        -Ils ont l’argent donc des alliés et un bon paquet de larbins prêts à tout aussi.
        -Le plus gros atout pour finir est l’abêtissement constant des populations aggravé de l’aliénation par l’argent.

        Que demandent ces populations? Rien de plus que d’avoir au moins les mêmes miettes qu’avant bien emballées avec de beaux discours et continuer à rêver devant la télé. C’est désespérant mais c’est ainsi.

        Il est là le réalisme, nous sommes très peu nombreux à vouloir bâtir autre chose.

  14. Bonjour, Paul,

    j’ai été particulièrement intéressé par votre intervention. Particulièrement, parce que comme vous le dites, elle se fait dans un champ inhabituel.

    Vous mettez en évidence la technique de la disqualification, très souvent employée dans nos médias (on pourrait même dire quotidiennement), qui consiste à plaquer sur la personne (ou autre) gênante un mot ou une expression qui renvoie l’auditeur à une image mentale, préétablie culturellement, très négative, voire odieuse.

    L’association entre cette personne (ou autre) et cette image mentale négative, crée, si on n’est pas très vigilant, de facto un ensemble répulsif qui peut être extrêmement puissant et est non raisonné.

    Cela crée ainsi quasiment hors de toute réflexion, une « image écran » mentale qui peut être particulièrement difficile, voire impossible, à dépasser, qui verrouille la pensée.

    Un exemple frappant est celui de la cabale invraisemblable et internationale organisée pendant plus de 10 ans contre le grand reporter Charles Enderlin correspondant de france 2 en Israël depuis 1981. Il s’agit de l’affaire de la mort de Mohammed al-Durah, enfant palestinien tué vraisemblablement par des balles israéliennes, dont les images filmées par france 2 avaient fait le tour du monde.

    Voir sa biographie, avec « La controverse sur la mort de Mohammed al-Durah » :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Enderlin

    Faut-il rappeler que Charles Enderlin est juif et a la double nationalité française et israélienne.

    Il a été victime de la technique de disqualification dont nous parlons en étant traité de révisionniste et même de nazi, sans doute a-t-on dit aussi qu’il avait « la haine de lui-même », qualificatif réservé, par certains, aux juifs mal-pensants que l’on peut difficilement accuser directement d’antisémitisme.

    Voir son excellent livre sur cette affaire :

    http://www.rue89.com/2010/09/29/un-enfant-est-mort-charles-enderlin-defend-son-honneur-168657

    Il y a sûrement un lien entre le développement de cette affaire et son livre, reconnu internationalement, qui raconte de l’intérieur (il avait la confiance de biens des membres des deux parties) l’échec du processus de paix israélo-palestinien. Ce livre venant contredire la thèse israélienne officielle de l’époque lui a valu bien des inimités.

    Voir son livre :

    Le Rêve brisé : histoire de l’échec du processus de paix au Proche-Orient, 1995-2002, éditions Fayard, 2002.

    La plupart du temps, ces techniques de disqualification sont utilisées à des fins politiques au sens large.

    Cordialement.

    1. Klaki, « malheur à celui par qui le scandale arrive « , St Luc. Plus clairement, « qui pisse contre le vent mouille sa chemise« .
      Et si, comme pour Enderlin, il s’agit de faits de guerre (i.e de Politique avec un grand P), alors là, courage petit homme… à une certaine époque pas bien lointaine, il aurait eu droit à un petit colis détonnant devant sa porte ou dans sa boite à lettres…
      Pour Paul on n’en est pas tout à fait là quand même. Pour un Denis Robert par contre, la note aura été salée de ne pas avoir voulu écouter p’tit Luc 17.1….

      1. Bonsoir, Vigneron.

        J’ai souvent beaucoup de plaisir à lire vos formules à l’emporte pièce qui touchent juste, en dehors du « politiquement correct ».

        Parfois, vous me faites l’impression d’être, comment dirais-je, le pendant ‘Mr Hyde », soft, de Paul Jorion.

        Bien cordialement.

      2. Re-bonsoir,

        Vous virez complotiste Vigneron, je n’ai jamais cru à ces sombres histoires, soit disant datant de 1913.

        Cordialement.

    2. Citation klaki :
      « Vous mettez en évidence la technique de la disqualification, très souvent employée dans nos médias ( on pourrait même dire quotidiennement), qui consiste à plaquer sur la personne (ou autre) gênante un mot ou une expression qui renvoie l’auditeur à une image mentale, préétablie culturellement, très négative, voire odieuse.

      L’association entre cette personne (ou autre) et cette image mentale négative, crée, si on n’est pas très vigilant, de facto un ensemble répulsif qui peut être extrêmement puissant et est non raisonné.

      Cela crée ainsi quasiment hors de toute réflexion, une « image écran » mentale qui peut être particulièrement difficile, voire impossible, à dépasser, qui verrouille la pensée. »
      ———-
      Cette pratique, vieille comme les démagogues, emprisonne la personne visée car elle utilise l’implicite affectif négatif.

      Il est difficile d’argumenter contre quelque chose qui n’est pas de l’ordre de l’argumentatif, mais de l’affectif voilé.

      La personne qui en est victime, se sentant – à juste raison – piégée, comme prise dans un filet, aura tendance à se débattre violemment, renforçant l’impression – pour qui est trop innocent pour percevoir ce qui se joue – d’une personne irritée car prise en défaut.

      Une réponse peut consister à faire émerger l’affectif négatif sous-entendu ( « Vous voulez donc dire que je suis un imposteur », par exemple), retournant alors le piège sur l’agresseur, puisque son agression passe du non-dit à son dévoilement. Ce dernier n’a que le choix d’assumer son attaque, ce qui lui donne le statut peu prisé d’agresseur, ou le plus souvent de dénier (« ce n’est pas ce que je voulais dire »), ce qui met fin à l’agression.

      Amicalement,

      Delphin

      1. Bonsoir, Delphin,

        merci pour votre complément donnant des solutions pour éviter ce piège.

        J’avais mon idée sur la question mais ne l’aurais sûrement pas formulée aussi bien.

        Dans les pièges de la sorte, il y a l’utilisation grandissante de « l’oxymore ».

        Je viens de finir un livre, je l’ai trouvé excellent, du philosophe Bertrand Méheust, dont j’avais lu un commentaire élogieux dans « le canard enchaîné » :

        http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-La_politique_de_l_oxymore-9782707157300.html

        Il y a dans ce livre, de plus, une critique argumentée, implacable, très réjouissante, de l’ossature d’un des livres d’un de nos grands philosophes médiatiques, Luc Ferry.

        Vous savez, le grand moraliste cathodique, qui applique à merveille le précepte implicite de la reine Victoria : « faites ce que je dis, mais pas ce que je fais ».

        Ce livre de Luc Ferry s’intitule « Le Nouvel Ordre écologique. L’arbre, l’animal et l’homme » Grasset, 1992.

        Bertrand Méheust le descend en flammes avec une facilité proprement déconcertante ; on en arrive au fait implacable pour Luc Ferry : son livre (qui en gros associe écologie à nazisme) n’est que la justification maladroite – peut-être faudrait-il dire malversée- d’une conclusion arbitraire préétablie.

        Bien cordialement.

      2. @ Klaki

        Petit conseil qui me facilitera la vie avec vos commentaires : quand vous voulez faire un lien hypertexte, vous écrivez un mot, vous le sélectionnez et ensuite vous cliquez sur le picto « lien » pour rentrer l’URL. Ainsi, le lien apparaitra sur le mot sélectionné en hypertexte.

        Si vous voulez simplement faire apparaitre l’URL, c’est encore plus simple : vous faites un copier-coller, et surtout, SURTOUT, vous n’utilisez pas le picto « lien » : le blog reconnait que c’est une URL tout seul.

        Merci 😉

      3. Bonsoir Julien Alexandre,

        on en apprend tous les jours, je suis désolé, contrit et vais essayer de faire le nécessaire.

        Cordialement.

      4. Rebonjour Klaki,

        Merci de votre satisfecit.

        J’ai suivi le « procès » fomenté à l’égard de l’intègre Charles Enderlin, vraisemblablement destiné à le déconsidérer en suggérant chez lui de souterraines sympathies pro-palestiniennes, donc un manque d’objectivité caractérisé – faute suprême pour un journaliste – mais qu’on tolère très bien si ces sympathies sont pro-israéliennes.

        De la grande complexité des choses :
        – J’adhère évidemment à « la politique de l’oxymore » de Bertrand Méheust, enfin ce que j’en connais à travers comptes-rendus et interviews.
        – J’adhère à ce que je connais du livre de Henri Broch et Georges Charpak, « Devenez sorciers, devenez savants », tirant à boulets rouges sur le paranormal, le psy généralisé et le phénomène gourou inévitablement accolé et le parement scientifique qui accompagne leur discours antiscience, mais je me méfie comme la peste du pseudo rationalisme de Charpak, dont Fukushima montre l’incohérence derrière la cohérence apparente (Charpak pronucléaire notoire)
        -Par conséquent, j’adhère, avec un a priori prudent, à ce que je connais, toujours par compte-rendus de la réponse de Méheust, « Devenez savants : découvrez les sorciers ».

        Quant à nos commentaires sur un entretien, il ne faut pas oublier qu’il y a un monde entre un événement vécu et son commentaire.

        Amicalement,

        Delphin

      5. Bonjour, Delphin,

        concernant les livres de Bertrand Méheust sur le paranormal (ça n’est qu’une partie de son travail), je ne les ai pas lus. Pourtant, j’aurais pu le faire facilement en empruntant ces livres à une connaissance qui les posséde.

        En fait, je suis dans une situation ambivalente par rapport à cette question.

        J’ai une formation scientifique (ingénieur, par exemple) qui a fortement structuré une partie de mon mental en ce sens.

        Et d’un autre côté, j’ai fait personnellement deux rêves prémonitoires indéniables (dont l’un concernant des faits très précis, tout a fait hors du commun, qui se sont réalisés), au début des années 80.

        Donc, pour l’avoir vécu, je sais que cela existe, mais ma formation scientifique prend largement le dessus puisque je considère ce genre de choses avec beaucoup de scepticisme quand on m’en parle et ai une répulsion certaine à lire des livres sur cette question.

        Ne suis-je pas d’une certaine manière dans la situation de ne pouvoir aller au delà de « l’image écran » de mes certitudes scientifiques (cela rejoint un peu ce dont nous parlions concernant les techniques de disqualification).

        En fait, je crois que j’ai quelque part une peur diffuse que cela remette en cause profondément mes « certitudes mentales » et donc mon être.

        Concernant ce que nous discutons de l’entretien de Paul, je suis tout à fait d’accord avec ce que vous dites, nous parlons d’un réel éminemment complexe dont nous tentons avec nos faibles moyens, bien imparfaits, de rendre compte.

        La certitude scientifique, qui va jusqu’à l’acharnement inquisitorial contre le « paranormal », n’est elle pas si virulente parce que ces phénomènes inexpliqués sont autant de brèches dans leur prétention à dominer le « réel », voire le cosmos, et remettent en cause leur structure personnelle profonde et leur sentiment de toute puissance?

        Fukushima et la crise financière ne résultent-ils pas de cette extraordinaire folie de toute une « élite » qui à l’instar de dieux pensent être maîtres du réél? Les uns en prétendant avoir trouvé la martingale éliminant le risque financier et les autres le risque d’accident.

        La carte ne fera jamais le territoire.

        Bien cordialement.

      6. « La certitude scientifique, qui va jusqu’à l’acharnement inquisitorial contre le « paranormal », n’est elle pas si virulente parce que ces phénomènes inexpliqués sont autant de brèches dans leur prétention à dominer le « réel », voire le cosmos, et remettent en cause leur structure personnelle profonde et leur sentiment de toute puissance? »

        Exactement (et c’est très bien dit).

        Peut-être ajouterais-je que nous parlons là surtout de « techno-scientistes’ et que cette caractéristique ne valide pas pour ça l’autre bord.
        Il y a quelque chose de l’enfantin qu’ils dénoncent chez leurs adversaires, chez les technoscientistes. Appeler un surgénérateur « superphénix », par exemple.

        La juste critique de l’horreur soviétique par Soljénitsine ne gratifiait pas sa religiosité réactionnaire et même, me semble-t-il, c’est parce qu’il avait cette « déformation d’esprit’ qu’il comprit, exposa et s’opposa si bien au totalitarisme soviétique.

        Dans un autre ordre d’idée, jai fini, il y a quelques mois, par comprendre que Sylvestre Huet (blog Sciences2 Libération) s’opposa si bien au négationnisme climatique d’Allègre parce qu’il était lui-même pro nucléaire indéffectible et que le nucléaire ne générait (presque) pas de CO2.

        Deux sectaires qui se répondent.

        Amicalement,

        Delphin

  15. Difficile est la tâche de l’intellectuel honnête qui doit se soumettre à l’examen de contradicteurs lorsque ces derniers sont des perroquets (même et surtout quand ils sont « sincères » c’est-à-dire idiots) du savoir ambiant (je songeais à l’émission de France Culture), répétant avec conviction ce qu’ils tiennent pour assuré sans y avoir jamais réfléchi. D’un côté quelqu’un qui doute, de l’autre une pensée mécanique qui veut se dérouler sans s’interroger. La question est comment se confronter à un perroquet ? Est-ce même souhaitable ?

    Ce qui est prétendu, comme ce qui est décrit, est toujours une construction confrontée à un flux, càd à quelque chose d’instable qui se modifie à chaque milliseconde qui passe. Le modèle n’y peut rien, ni à priori ni à posteriori car même à posteriori le train est déja passé. Le modèle donne un cadre à l’action, mais les effets réels de cette action sont par nature imprévisibles.

    La saison se prête à la petite voix de Jeanne Lee. http://www.youtube.com/watch?v=HIzI5uODgGg

  16. Toute vérité franchit trois étapes.
    D’abord elle est ridiculisée.
    Ensuite, elle subit une forte opposition.
    Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence.

    Arthur Schopenhauer

  17. Ces apparitions médiatiques,autant de courses d’obstacles,autant de concours épiques avec les risques du genre,tutoiement ou pire refus desdits obstacles.Henni soit qui mal y pense.

  18. Chacun a droit à son point de vue spécifique car étant une facette différente de la même conscience pure.. Il faut cependant veiller à ce que la civilisation permette aux corps de durer suffisament longtemps pour que cette conscience puisse s’exprimer et expérimenter à travers eux, sinon, à quoi bon naître ici bas, pour ne pas pouvoir apporter sa contribution au Tout ?

  19. Pourtant la semaine écoulée a vu la meilleure performance hebdomadaire de Wall Street depuis 2009 et quand on regarde le graphique du Cac 40 on pourrait penser que l’on est maintenant vers le bas de la deuxième descente d’une crise en forme de W et l’analyse économique Monsieur Paul Jorion aurait été intéressante.

    1. Quand le sage montre la Lune, l’idiot regarde le doigt…
      Ne le prenez pas mal ! C’est juste pour dire que ce qui se passe en une semaine n’est rien comparé à ce qui s’est passé durant les 30 dernières années. Les dettes sont toujours là, la biosphère toujours aussi dégradée, l’économie toujours sous perfusion de redbull…

  20. Petite anectdote personnelle, mais certainement commune à beaucoup ici.

    Lorsd’une discussion à table, j’expose la vision de F.Lordon sur l’effondrement du systéme bancaire.

    Petit sourire en face, qui commence à disparaitre quand je pose une question simple:

    « Quelle quantité de monnaie as tu dans ton portefeuille? »

    Réplique de mon interlocuteur,  » J’ai de l’argent sur mon compte »

    Moi: « les banques sont coulés, guichet fermés et DAB hors services, comment l’obtient tu? »

    Visuellement, j’ai pu lire sur son visage l’horreur de quelqu’un qui sent la solidité du sol disparaitre.

    Lui: « Bha, si la crise s’aggrave, je ais faire un bas de laine »

    Moi: »As qui vas tu acheter quoi que ce soit, les magasins n’ont que des stock limité, et se sera la ruée »

    Sur son visage ce n’est plus un gouffre, mais le néant, comprendre que toute la société découle d’interaction, et que l’ensemble peut réellement se stopper en moins d’une semaine est effrayant. Beaucoup, bizarrement deviennent agressifs dans la conversation, et apparaissent tout les éléments de langages, lieux communs habituels jusqu’au grand final:

    « De toute maniére ça n’arrivera pas!!!!!!!!! »

    Une part importante de la population « croit » l’économie, et les augures. Ils ont pour beaucoup sacrifié de leur bien être pour une position sociale, une maison un poste. Envisager la vacuité de tout cela face à ce qui se joue réellement aujourd’hui leur est intolérable.

    1. Offrez lui le livre « la théorie des dominos » d’Alex Scarrow pour Noel et la prochaine fois que vous le verrez , on peut penser que le doute se sera durablement installé en lui.

    2. On a eu un petit avant-goût de cela en mai-juin 68, lors des affrontements suivis des grandes grèves. A un moment donné, si je me souviens bien (mais j’avais juste 10 ans), tout était à peu près bloqué et ça commençait à poser de très sérieux problèmes de vie quotidienne…

      1. A Nerima-kun :

        « Milou en mai » de Louis Malle.

        Quelque chose me dit que ce beau film fait parti de votre panthéon personnel.

        Pour la débâcle du nucléaire japonais, ça se précise :

        « http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/actu/0201773724623-le-japon-s-achemine-malgre-lui-vers-l-arret-total-de-ses-reacteurs-257268.php »>

        Amicalement,

        Delphin

      2. Ah ben ça alors !
        Oui, « Milou en mai », qui part à la chasse aux écrevisses avec ses doigts en guise d’appâts et qui se tache toujours la chemise (c’est tout moi). Figurez-vous que j’ai failli l’acheter tout à l’heure à Kinokuniya (sorte de Fnac, à Shinjuku), mais c’était trop cher (catégorie « art et essai » au Japon)…
        …tous les personnages de cette petite bourgeoisie suspendus aux nouvelles et aux discours de de Gaulle (il a pas été bon, là ; c’est la catastrophe…). Un bon petit film, décidément.
        …oui, pour le nucléaire japonais, c’est vrai ; mais ce n’est une « débâcle » que pour les nucléocrates nippons, presque aussi puissants qu’en France. 9 réacteurs seulement en activité sur 54, aujourd’hui, et tout fonctionne…plus ou moins (il faudra voir en février, au plus froid ; quant à la production…).

        Tout irait donc bien ou mieux, si l’on n’était sans cesse inquiet de ce qu’on mange voire de ce qu’on respire. Tokyo est dans la situation de Kiev… à la lisière du chancre nucléaire. Et voilà qu’on nous menace, encore et à nouveau, du pire.
        …je n’y crois pas ; je préfère ne pas y croire !

        Me voilà donc ta …ta, tata-misé, ni – ni – nippo-nisé, avant que d ‘être ato-misé, hé !
        …j’imagine une chanson de Nougaro, là ! 🙂
        Merci pour l’article.

      3. @ Delphin
        Pour raisons familiales, je ne puis suivre tous les fils actuellement.
        Voici que je tombe sur « Milou en mai »; on se partage le panthéon. 😉

      4. A Béotienne,

        (« … on se partage le panthéon »)

        Avec plaisir, un panthéon pour deux, ça ne fait pas sérieux.

        Je vois venir les plaisanteries : « Un pantalon pour deux », « Mon panthéon est décousu » etc.

        Delphin

    3. « De toute maniére ça n’arrivera pas!!!!!!!!! »

      Je sais qu’un jour ce sera mon heure,

      Je sais que ce jour là je ne pourrai pas plus l’empêcher,

      Des premiers dévots du système plus rien ne me surprend à force,

      Com certaines choses qui reviennent périodiquement interpeller le genre humain,

      Il n’y a rien qui rende plus bête et méchant que le tout ceci et cela dans le monde actuel,

      J’aimerais moi aussi par le biais de la com vous dire que cela n’arrivera pas, à les prolonger,

  21. Bonjour Mr Jorion,

    Pour en revenir a l’emission de France Culture, sachez que vous n’etes pas le seul a subir ce genre d’attaque. Moi, et j’imagine bien d’autres, faisons la meme experience avec certaines personnes de notre entourage. Ces attaques sont tellement banales qu’il est bon d’avoir un argumentaire prevu pour les contrer sereinement. Voici le mien que je vous fais partager, contre quelqu’un convaincu de l’avantage et l’indepassabilite du systeme actuel:

    A) Vous etes « un prophete de l’apocalypse »:
    Puisqu’on en est a se donner des noms de personnages a connotations pejoratives, on retourne l’argument en qualifiant l’autre de « sirene langoureuse » qui cherche a convaincre les autres que tout va bien se passer si on suit son chant.
    Un message doit toujours etre interprete au sein d’un contexte.
    Ici le contexte est celui d’une finance de « casino » associee a une economie qui ne marche plus. Le bateau tangue de plus en plus. Beaucoup de matelots ont deja subit les consequences du systeme. Dans ce genre de cas, il est bon d’ecouter les gens qui ont eu des analyses precedentes validees par les faits et qui mettent en garde contre les consequences a venir.
    CONCLUSION: Arretons de se donner des noms fantastes car je ne crois pas que ce soit a votre avantage. Parlons serieusement.

    B) Le systeme a sorti plein de gens de la misere:
    1) Ce qui a sortis des gens de la misere, c’est principalement le progres technique (moteur a explosion, informatique) qui n’est pas forcement directement issu du systeme capitaliste.
    2) Quel avantage de sortir des millions de gens de la misere si c’est pour les replonger dans celle-ci a chaque crise du capitalisme ?
    3) La richesse actuelle est basee sur la degradation de la biosphere. On ne comptabilise que les benefices mais on ne voit pas que l’on puise largement dans le stock. Prendre en compte l’ecologie est une chose qui semble completement hors de portee de la finance actuelle car elle recherche la maximisation de la plus-value (en monnaie) a court terme, alors que l’ecologie recherche l’otimisation du bien etre (difficilement mesurable) sur le long terme.
    4) Les gens qui sortent de la misere le font de maniere tres inegale.
    CONCLUSION: Meme si le systeme a eu des avantages pour une certaine periode, il est obsolete. Il est temps d’en construire un autre.

    C) On remplace le systeme actuel par quoi ?
    Tout nouveau systeme devra etre issu du peuple, et donc ca ne fait pas de sens de demander a une personne unique de le decrire. Pourtant on peut en donner des ingredients qui semble necessaires bases sur les defauts reconnus des systeme precedents et actuel:
    1) lutter contre la mise en place d’une nouvelle aritocratie.
    2) partage equitable des richesses
    3) mettre l’argent vers le travail plutot qu’a la rente (capitaliste et sociale)

    1. L’agriculture industrielle me semble exactement rendre concret l’usurpation de notre monde occidental :

      – Les rendements (« 100 quintaux l’hectare de blé ») disqualifient l’agriculture traditionnelle.
      – Dans quelqueq dizaines d’années, l’agriculture industrielle, dopée aux engrais pétrole, n’existera plus. L’agriculture traditionnelle, elle, prospère éternellement, car d’énergie renouvelable (fumier, compost).

      Le piège éternellement tendu aux opposants à l’agriculture industrielle (dite agriculture conventionnelle par ses laudateurs !) : Vous voulez revenir à la traction à cheval ! Vous voulez revenir au travail ingrat de la terre !

      Il est possible de quitter l’agriculture industrielle – agriculture artificiellement dopée – en respectant l’esprit de l’agriculture traditionnelle, mais modernisée (permaculture par ex.)

      Delphin

  22. Je trouve comme Charles que votre angle de réponse sur France Culture n’était pas le bon, et a desservi votre propos. Face à ce type de ton provocateur et ironique, le piège est justement de répondre pied à pied, sur le même ton. Vous n’êtes pas dans le même rôle que le commentateur. Du coup, vous avez au contraire donné l’impression sur la quasi-totalité de l’interview que vous essayiez de vous justifier, vous jouiez « en défense » comme on dit en sport. La manière la plus efficace de contrer ce type d’attitude est je crois de glisser sur le ton employé, et de répondre sans en tenir compte, comme vous le dite à la fin de votre vidéo d’aujourd’hui de manière froide, factuelle, dépassionnée, balayer brièvement et avec assurance les arguments du contradicteur. Cela aurait été une attitude plus convaincante pour les auditeurs, et vous aurait laissé plus de temps pour répondre de manière plus développée à la question des propriétés que devraient revêtir le « système d’après » le capitalisme. Même si vous êtes avant tout un analyste, vous avez des choses intéressantes à avancer sur cette question. Et les journalistes de France Culture ont raison, le temps des analyses est en train de passer, et les citoyens que nous sommes sont désormais de plus en plus intéressés non plus tant par essayer de comprendre ce qui se passe, mais par des solutions. C’est à dire : si demain les principaux dirigeants de ce monde vous conviaient à leur table pour vous demander (en étant prêt à appliquer immédiatement vos conseils) ce qu’il faudrait faire dès maintenant, puis dans les quelques jours suivants, puis dans les 100 jours qui viennent, que leur diriez-vous ?

      1. @ Béotienne : rien ne s’explique clairement qui ne puisse être énoncé brièvement, en quelques lignes (ou secondes), puis en quelques pages (ou minutes).

      2. Lisez plutôt Jérémie

        Celui qu’on lit de trop nous snobe souvent de son ingratitude une fois la renommée acquise.

        Dans un tel monde qui court à la dépression totalitaire vaut mieux se faire traiter de prophète.

        Dans quel état horrible de conscience j’ai préféré d’abord faire plus grande rigueur sur terre ?

    1. « Le monde a le feu dans les soutes et va probablement sauter
      Etre montré au doigt; n’être pas remarqué – Deux abîmes »
      « Que de choses il faut ignorer pour « agir » !
      Paul Valery
      c’est tout le problème des politiques … à potasser benoitb

    2. Leçon de démocratie réelle

      si demain les principaux dirigeants de ce monde vous conviaient à leur table pour vous demander (en étant prêt à appliquer immédiatement vos conseils) ce qu’il faudrait faire dès maintenant, puis dans les quelques jours suivants, puis dans les 100 jours qui viennent, que leur diriez-vous ?

      – Dégage, immédiatement, le plus tard sera le plus douloureux, et pour tout le monde.
      Par contre, comme dit Madmax, c’est avec le peuple qu’il faut reconstruire le cadre.

    3. @benoitb

      Et les journalistes de France Culture ont raison, le temps des analyses est en train de passer

      Faut-il encore qu’ils souscrivent à l’analyse, le Sieur Couturier déclarant en préambule qu’il n’y croit pas, discréditant par avance toute affirmation, quand il n’empêche pas Paul Jorion de terminer son argumentation. Pas très fin non?
      Un objectif principal, soit un début de solution a bien été énoncé par Paul Jorion, à savoir ne plus permettre la concentration de capital et de richesses, ce qui est par définition le capitalisme financier.
      En ce qui concerne quel autre système utiliser pour cette mise en œuvre, vous avez eu la réponse : je ne sais pas! Si vous n’avez pas encore compris que cela ne peut s’effectuer que par un consensus mondial qui dépendra d’une géopolitique propre à chaque acteur, sur la base d’un inventaire des méfaits occasionnés par cette crise, qui elle-même déterminera la position de chacun des acteurs,vous pourrez alors déduire que la réponse ne peut être différente à ce stade.

      A moins d’être de mauvaise foi, il n’est pas difficile de comprendre que l’analyste ne dispose pas de ce pouvoir, tant les paramètres sont multiples et encore à venir.

    4. Ce n’était peut-être pas le moment. Question de stratégie et de tempérament…. moi je pense qu’il fait très bien et évite ainsi le catalogage primaire.

      Cela est frustrant pour vous, mais l’alternative consisterait à se faire étiqueter et donc, laisser un piège médiatique se refermer sur soi.

    5. si demain les principaux dirigeants de ce monde vous conviaient à leur table pour vous demander (en étant prêt à appliquer immédiatement vos conseils) ce qu’il faudrait faire dès maintenant, puis dans les quelques jours suivants, puis dans les 100 jours qui viennent, que leur diriez-vous ?

      De recherchez d’abord les dernières places dans les sociétés, puis la même chose les jours suivants la catastrophe,
      puis dans les 100 jours qui suivront le cataclysme,

      Ceux qui ne veulent plus rien donner dans la rigueur n’en seront pas mieux traités, nous nous suffisons toujours à nous mêmes dans les premières places.

      Faudrait toujours savoir mieux faire tourner la tête ! Ils sont bien de leur époque, de leur temps qu’ils en profitent bien jusqu’au bout dans le faste et les bonnes primes de plus à vouloir faire partout disette.

    6. : si demain les principaux dirigeants de ce monde vous conviaient à leur table pour vous demander (en étant prêt à appliquer immédiatement vos conseils) ce qu’il faudrait faire dès maintenant, puis dans les quelques jours suivants, puis dans les 100 jours qui viennent, que leur diriez-vous ?

      Je répondrai:

      Les solutions vous les connaissez, mais vous ne voulez pas les appliquer. Vous avez passé tellement de temps à faire des courbettes que vous n’êtes plus bons à rien. Laissez à d’autres moins corrompus le soin de relancer la machine et rendez l’argent que vous avez volé avant de partir.

    7. @cavalier ponzi : l’argument selon lequel l’analyste ne peut pas proposer est faible. Paul Jorion parle de refonder une nouvelle science économique sur ce blog, j’imagine qu’elle ne sera pas constitué seulement d’analyses mais également de propositions… Des pistes ont effectivement commencé à être esquissées (empêcher la reconcentration de richesses), il faut poursuivre et développer. C’est difficile de proposer une alternative, bien plus que de produire des analyses, mais si des personnes comme Paul Jorion ne s’attellent pas à ce travail qui le fera ?…

      1. @benoitb
        🙂
        J’entendais surtout que c’est d’abord et avant tout un problème politique, c’est bien là que se trouve le pouvoir, enfin ce qu’il en reste, l’opportunité de cette crise permettra je l’espère de corriger le tir, sinon nous allons vraiment vers l’inconnu avec tous les risques que cela comporte.
        Paul n’a pas une once de pouvoir, sauf à analyser et faire constater en communiquant à qui voudra bien bien l’entendre, y compris Mr Couturier, que les effets prévisibles, et uniquement ceux-là se sont révélés, puisqu’on peut en faire le constat. Il n’y a pas plus probant que les faits écoulés.

        Il était encore temps, il y a quelques mois d’espérer que les politiques s’affirment en imposant aux pouvoirs financiers la loi de l’intérêt général, vous constatez que c’est le contraire qui s’est passé, avec le résultat que l’on peut constater.

        Pour la définition de l’après, je pense que vous mettez la charrue avant les bœufs, car pour construire, que ce soit physiquement ou intellectuellement, il est nécessaire de savoir quelles sont les bases ou les réflexions sur lesquelles bâtir l’ouvrage, or nous ne connaissons rien de ce que vont être les effets réels et matériels de cette crise, et moins encore les réactions politiques des peuples ou dirigeants (ne négligez surtout pas cet aspect) qui peuvent en découler.

        Il est donc impossible de prévoir un modèle tant que les fondations qui apparaitront à ce moment n’auront pas été sondées et, encore une fois, analysées. C’est aussi simple que cela!
        C’est d’ailleurs toute la différence entre un devin ou un prophète et un analyste prudent qui cherche à s’éclairer avant d’avancer pas à pas vers l’équilibre et le possible.

    8. Je crois que vous n’avez pas saisi ce qui s’est passé. La difficulté pour Paul n’était pas la contradiction, mais la tactique d’INTERRUPTION utilisée par Couturier (ce qui signe sa mauvaise foi). Rester calme en pareil cas ne sert à rien, on ne peut que demander à l’animateur de faire cesser les interruptions, et partir si ça continue.

    9. Bonsoir,

      il m’a semblé quand même que Paul a donné sur france culture la raison pour laquelle il n’a pas parlé de solutions tout de suite. Pour ne pas se faire enfermer dans une caricature qu’aurait tôt fait son contradicteur qui n’attendait que cela.

      Imaginons que Paul ait répondu : « interdire les paris sur la fluctuation des prix » et autres. j’imagine bien son contradicteur lui rétorquer « vous proposez donc une régulation du capitalisme, donc ce n’est pas sa fin comme vous le dites ».

      N’y aurait-il pas eu là l’engrenage, pour justifier le titre « le capitalisme à l’agonie », vers une radicalité qui aurait tout de suite été prétexte à des remarques du genre : « vous voulez le rétablissement des « soviets » »?

      Il a quand même expliqué plus tard, le jeu étant calmé, qu’il faudrait limiter fortement les inégalités.

      Cordialement.

  23. La video plante toute les 20 seconde pourtant g la dernière version d’adobe flash player et un pc récent
    suis je le seul a avoir ce problème d’habitude ga ne fait que se bloquer , la ca décroche compètement!

  24. Vous évoquez les théories économiques appliquées à l’homme rationnel qui ne fonctionnent donc pas!
    En fait, il y a plus grave:
    Les théories en vigueur de la monnaie ne sont pas rationnelles au départ, car un objet fait pour circuler est fait en même temps pour ne pas circuler et pour être thésaurisé.
    Dès lors, en appliquant des calculs rationnels à un objet fou qui a cette particularité irrationnelle en elle, celle d’être fait pour ne pas servir (pour être thésaurisée et pour ne servir à aucun échange pour 90% de la quantité émise), il est évident que les résultats des économistes sont forcément foireux, et ce quel que soit le coté rationnel ou irrationnel de l’homme.
    On va dire que les gagnants du système sont des êtres souvent très rationnels qui ont compris la « folie » de l’ordre monétaire très bien. C’est pourquoi ils en font l’usage qui convient: un usage extrêmement spéculatif et joueur en espérant pouvoir truquer le jeu suffisamment pour rester gagnants.
    Un comportement individuellement rationnel du capitaliste conduit à une folie collective inéluctablement, tout simplement parce que la monnaie est faite comme elle est faite.
    Tant que cela n’est pas mis en avant par une majorité de penseurs, aucune révision du capitalisme ne fonctionnera.
    Le comportement de l’homme est ce qu’il est, parfois rationnel, parfois irrationnel, mais le comportement des économistes qui ne remettent pas en cause la monnaie telle qu’elle est faite et assurément irrationnel.
    La monnaie actuelle est un objet qui instaure l’ordre pervers dans lequel nous sommes et qui s’appelle capitalisme.

    1. La monnaie n’est pas faite pour circuler, cette intuition de base vous vient du fait que vous observez l’économie. Et vous observer justement quelque chose qui circule, ou pas, lorsqu’il est thésaurisé. Mais la cause ? Vous dites que l’essence de la monnaie est une vertu circulatoire, un pneuma monétaire

      Mais vous pourriez partir d’une autre observation. Par analogie, vous mesurez l’intensité dans un circuit électrique, mais vous pourriez également mesurer la tension, ou même le champ magnétique.

      Analogie limitée sans doute.

      Je ne crois pas que 90% de l’argent émis ne circule pas, enfin il me semble qu’il circule dans le banques, hedgefund, et autre shadow banking system etc. black pool.

      Marx dirait que dans le procès de la marchandise, l’argent sert à acheter de la force de travail, selon le shéma M-A-M, marchandise, argent, marchandise, sans doute une hélicoïde hégélienne s’est glissée par là encore.

      En ce qui me concerne, il faut partir de la manière dont l’argent est institué pour le comprendre, comprendre les conditions de son fonctionnement économique d’abord, puis ce qui est de l’ordre de la « folie » comme vous dites éventuellement.

      1. Les 90% thésaurisés: ce sont les évaluations de la banque centrale européenne et de la Bundesbank publiées en juin 2009. Cette tendance s’est plutôt accentuée.
        Je persiste: une monnaie qui ne circule pas ne sert à rien, c’est comme des routes construites, puis interdites à être utilisées!
        L’usage de la monnaie ne se justifie que du fait qu’elle circule, si vous dites autre chose, c’est que vous êtes déjà conditionné à la perversion ambiante du capitalisme.
        Mais, rassurez-vous, vous partagez ainsi l’irrationalité avec la quasi-totalité des économistes et vous vous empêcherez à jamais de comprendre quoi que ce soit à l’économie.

      2. @ johannes flinckh

        je persiste: une monnaie qui ne circule pas ne sert à rien, c’est comme des routes construites, puis interdites à être utilisées!

        Et si c’était l’information qui circulait au lieu des voitures sur l’autoroute!

      3. Au contraire, dans ce que je propose, les prix seront rigoureusement stables, pas d’augmentation incontrôlée de la masse monétaire, jamais! Vous n’avez qu’à lire plus attentivement au lieu de d’objecter des choses qui ne sont pas, simplement parce que vous ne prenez pas la peine de suivre mieux le « maître », comme vous dites.

      4. @ laùmbotte
        excellente remarque!
        La monnaie est le principal médium d’information en matière d’échange économique, et c’est ce médium qui fonctionne mal actuellement.

      5. @ johannes finckh 3 décembre 2011 à 15:27

        Je persiste: une monnaie qui ne circule pas ne sert à rien, c’est comme des routes construites, puis interdites à être utilisées!

        Vous vous trompez mon cher. La monnaie que je garde au fond de ma poche bien précieusement au lieu de la consommer le plus vite possible de crainte de la voir se déprécier, c’est elle qui me permettra de vivre demain car, contrairement aux animaux qui vivent au jour le jour, l’homme sait anticiper et prévoir.

        Allez donc dire aux Chinois qui épargnent 50% de leurs revenus, que ce qu’ils font ne sert à rien.

        Répondez-donc aux objections qui vont à l’encontre de votre SMT et, si vous ne trouvez pas d’argument à opposer, interrogez-vous sur la façon dont fonctionne réellement l’économie. http://www.pauljorion.com/blog/?p=31395#comment-265594

      6. @ Listfr

        marrant votre manière de réfléchir les choses :

        1- » il faut partir de la manière dont l’argent est institué pour le comprendre », OK.
        ca commence bien.
        2-« comprendre les conditions de son fonctionnement économique d’abord », là , bifurcation radicale…
        dommage que vous ne vous en teniez pas à la phrase précédente qui parle d' »institué »
        vous vous donneriez alors les moyens de comprendre de quoi vous voulez parler..
        « l’économique » est une conséquence de l’institution de la monnaie , non le contraire..
        toute possibilité d’analyse est alors forclos.
        3- » puis ce qui est de l’ordre de la « folie » comme vous dites éventuellement. »
        l’homme a pu gérer sa folie (« son angoisse de la mort , par exemple ») en inventant ce concept d’argent… : une symbolique représentant des entités de valeurs difficilement « mobilisables » , le rassurant sur la permanence de cette valeur qu’il croit pouvoir protéger (c’est là que réside , entre autre , une partie de sa folie « naturelle ou potentielle » , on peut en discuter).
        un chiffre représente une valeur plus facilement manipulable qu’un empilement de chameaux , pour faire court.
        mais la dimension irrationnelle de l’esprit humain coexiste de façon irréductible à ses capacités de rationalisation.
        cela se passe AVANT qu’il ne procède à une certaine rationalisation des choses , liée à la nécessité du Vivre Ensemble .
        à vouloir mettre la charrue avant les boeufs , vous n’êtes pas pres de comprendre quelquechose à ce qui se trame en ce moment , et encore moins à pouvoir imaginer des solutions qui « tiennent la route »
        où me trompe-je sur ce que vouliez dire?
        cordialement.

      7. @koincidence & Finck

        Il est vrai je ne suis pas clair sur ce fil… à cause du ton péremptoire de J. Finck.

        C’est pourquoi, je choisi d’observer ce que je comprends et de réfléchir sur des choses simples, et d’abord je ne vois pas ce sur quoi je bifurque :

        La monnaie comme instrument économique (et social) est fabriquée ou instituée, gérée tout simplement, d’une certaine manière qui garanti son bon fonctionnement surtout aux yeux du capitaliste, car n’importe quel péquenot pourrait objecter que de son point de vue, celui de la pauvreté ça ne fonctionne pas du tout ! Mais du point de vue du capital spéculatif cela « fonctionne », parce que le système est fait pour. Or en quoi consiste les conditions de fonctionnement optimales de la monnaie pour la spéculation ? Simplement dans l’inflation basse, on le constate : Ils ne veulent pas d’inflation, point, c’est tout, et dés lors que cela dépasse 2% on s’inquiète. Car en effet l’inflation grignote le capital liquide.

        Donc condition 1) inflation basse,
        Condition 2), corollaire du précédent, pauvreté structurelle, car dans un système où les prix sont libres et la concurrence toujours à venir, ou l’entente sur les prix est la règle car sinon, toutes les sociétés seraient en faillite, car en guerre à outrance, et alors que les consommateurs sont nombreux mais faibles, l’inflation basse signifie une stagnation de la consommation, et de la croissance aussi. bref…

        Condition globale de fonctionnement de l’argent c’est que tout le monde (la majorité) n’en ait pas, car sinon comment le lui donner ? C’est ça la condition, vous ne pouvez donnez de l’argent en échange de travail etc, qu’à condition que l’autre n’en ait pas ou peu, et qu’il soit dépendant, ce sont bel et bien des conditions de fonctionnement du capital, ce que Keynes résume quand il emploie la formule de la « rareté du capital »

        Cette rareté du capital devra toujours être garantie, même si l’on instaure une inflation plus forte qui serait la condition d’une moindre inégalité. Mais le principe de la rareté du capital est inaltérable (et donc de la pauvreté générale, en capital) , sauf à changer de système économique.

        Voilà les conditions de fonctionnement de l’argent.

        Si vous voulez je me fiche du reste, l’art consiste précisément à n’observer que le point névralgique, et à ne pas en dévier.

        Et vous vous trompez, j’imagine très bien des solutions de rechange, et des pistes de réflexion… alors qu’on a l’impression que c’est un tabou.

        Finck voudrait forcer les capitalistes à reverser leur capital dans l’économie réelle, pour éviter de le perdre… ça me parait une solution désespérée, de plus vous n’êtes pas clair sur les prix, vous les fixés par la loi ? Vous imaginez, ils convertiraient leur capital un biens durables, et achèteraient la terre entière, non ? Et ensuite ? C’est ça votre monnaie fondante, une fois fondue, tout le monde s’en débarrasse pour quelque chose de plus stable.

  25. J’ai écouté votre intervention sur France Inter, à la fin vous faîtes appel à la raison pour revenir dans le droit chemin (en admettant qu’il y en est un), or vous dîtes vous même qu’Angelo Mozillo s’est à sa façon comporté rationnellement.

    Je souscris à cette analyse; si son objectif était de conserver son poste le plus longtemps et s’enrichir le plus possible, son intérêt passait effectivement par la banqueroute à terme de sa banque …

    Bref ce qui est en cause c’est la volonté du système ce n’est pas sa raison, et le système semble mettre toute sa volonté au service de son autodestruction.

    => En admettant qu’il mette sa raison au service de sa volonté, en quoi la raison du système peut-elle lui être d’un quelconque secours si ce n’est à précipiter encore un peu plus vite sa chute, ?

  26. L’inflexibilité de Merkel critiquée en Allemagne.

    L’hebdomadaire Der Spiegel estimait samedi que « la pression augmentait » sur Mme Merkel, alors que Paris et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso souhaitent la mise en place des euro-obligations.

    http://www.lalibre.be/economie/actualite/article/704249/l-inflexibilite-de-merkel-critiquee-en-allemagne.html

    Eurozone crisis: ‘Merkozy’ tries to ride to the rescue

    Merkel and Sarkozy seem to be winning the war to stabilise the euro, but is time running out?

    So all the pieces seem to be in place this week for a carefully choreographed pre-Christmas pantomime, in which Merkozy rides to the rescue.

    But even if all the actors play their parts, time is not on their side. As Jonathan Loynes, of Capital Economics puts it « given the difficulties policymakers have had agreeing on and implementing far less extensive policy measures, it seems very unlikely that major steps towards fiscal union can be taken in time to prevent the crisis from escalating and the euro from breaking up. »

    Merkel insisted on Friday that « we’re almost there », but with bank funding markets all but frozen, and Europe’s economies facing the prospect of recession, it’s a race against time. As Britton puts it: « You can see the strains out there: we’re right on the cusp of something really bad. »

    http://www.guardian.co.uk/business/2011/dec/03/merkozy-euro-crisis-rescue

  27. Ah monsieur Paul Jorion, vous vous plaignez d’être malmené sur les médias, mais ne savez-vous pas que le plus grand mépris est le dédain ! De quoi vous plaignez-vous ? Vous étes invité, vous parlez librement à la grande masse des auditeurs. c’est beaucoup !

    Ou est quand vous étes-vous offusqué lorsque Trotsky a été supprimé des livres d’histoires ? (Lénine est aujourd’hui traité exactement de la même manière). Que les communistes trotskystes n’ont pas accès aux médias bourgeois ? Jamais !

    Vous faites toutes une histoire autours du terme: « charlatanisme ». Mais monsieur Jorion, vous étes bien le premier à ne pas considérer l’économie comme une science exacte et donc à considérer les marxistes pour des charlatans s’accrochant à des vieilles lunes passées.

    La crise de l’humanité se réduit à la crise de la direction politique du prolétariat.

    Voilà une phrase qui de part sa simplicité et sa force historique révolutionnaire, n’est pas charlatanesque. Elle ne me semble pas être dans votre vocabulaire, et vous avez raison.

    Prononcez là une fois sur un plateau de TV, et vous serez définitivement interdit d’antenne.

    Mais heureusement que des biens bonnes nouvelles nous viennent du prolétariat travaillant en Belgique:

    « Retrait des plans réactionnaires ou sinon gréve générale illimitée. » Voilà la ligne imposée par les manifestants à leurs dirigeants-charlatans. Que ce mot ordre se généralise à tous les pays européens, et il en sera fait de l’Europe de Maastricht !

    La dette de la bourgeoisie et de l’Etat bourgeois n’est pas la dette du prolétariat. Et ce ne sont certes pas des gouvernements bourgeois qui oseront répudier la dette comme le fit Lénine !

    Socialisme ou charlatanisme, il n’y a pas d’autre alternative !

    1. Une petite remarque sur les exclus de l’histoire: la vulgate commande de citer Lénine , Trotzky etc … Il y a pourtant un très grand refoulé , Boukharine , qui , malgré ses erreurs politiques face à Staline , fournissait, au sein même du bolchévisme, une pensée alternative sur le plan économique : il refusait l’aberration criminelle , destructrice ,de la « collectivisation » des campagnes . Une stratégie fort différente des délires collectivistes et totalitaires qui aurait peut-être évité bien des tragédies ultérieures . On peut s’interroger sur ce quI est retenu de l’histoire par les vulgates en exercice .

  28. Informatique & modèles.
    J’ai fait de l’analyse/programmation un certain temps avant d’étudier les théories comme Merise.
    J’ai surtout retenu que le fait de bien représenter les données permettait de construire des applications assez robustes.
    Plus encore, la programmation structurée (sous PL1 par exemple), en l’appliquant avec discernement permet de produire des applicatifs solides, maintenables et pérennes.
    Par la suite, comme CP, les théories merisiennes s’imposant partout (en France), les MOT, MCD et autres n’avaient plus trop de secrets pour moi.
    Encore faut il utiliser ces modèles pour ce qu’ils sont, sans plus.
    Pour caricaturer : des béquilles pour aider des débutants ou non initiés.
    Le principal reproche que je leurs faisais :
    . pas de prise en compte de la dimension temporelle pour le MCD (données histo, données futures)
    . abstraction de la cinématique : un système informatique est animé par les données nombreuses et variées, aléatoires parfois. Il faut pouvoir le modéliser en action.
    J’ai eu l’opportunité d’échanger avec un polytechnicien qui connaissait un des concepteurs de Merise, en toute humilité je ne me sentais pas pour autant complexé.
    Rien ne remplace la pratique, « c’est en forgeant que l’on devient forgeron »…aussi.

    Bref, un modèle n’est qu’une aide et en plus peut rapidement devenir obsolète en fonction des nouvelles techno : programmation objet, client/serveur, langages comme C++, Sequel, …….
    J’ai pratiqué un peu moins ces nouveautés et encore bien moins les innovations actuelles.
    J’ai cependant gardé un bouquin qui m’avait initié à l’OMT : Modélisation et conception orientées objet de James Rumbaugh en édition française.
    Il date de 1994 et la méthode couvre un large champ et m’avait séduit en son temps.
    Il s’agit d’une méthode américaine et a été utilisée avec succès.
    Les méthodes apportent une aide précieuse mais pas du tout suffisante, seule la pratique et l’expérience peuvent les valider et les améliorer, jusqu’à une nouvelle révolution.

    On est loin du témoignage de cet agriculteur (Bernard Bertrand) qui apprend et produit sur la base de savoir-faire anciens avec des résultats spectaculaires.
    Il intègre les recherches et théories après, mais il n’hésite pas à les remettre en cause pour mettre la charrue devant les boeufs. (Terre à terre ce matin sur F Culture)

    Modèle ultra-libéral et lobbies
    Comme c’est le week-end, un peu de détente avec les Yes Men dont j’ai découvert avec délectation leurs exploits au service de causes essentielles pour tenter de faire bouger la société du profit.
    Les Yes Men refont le monde
    http://videos.arte.tv/fr/videos/les_yes_men_refont_le_monde-4290800.html
    Rediffusion 09.12.2011 à 03:20 et 15.12.2011 à 10:00
    Des HOAX puissance 10 sur des sujets comme Milton Friedman et ses émules, la catastrophe de Bhopal, il y a des multi-nationales qui sont dans leurs petits souliers mais aussi les édiles de la Nouvelle-Orléans confronté à la reconstruction après le passage de Katrina.

    A propos des journalistes.
    Denis Robert était l’invité de l’excellente émission « Le secret des sources » qui tente de décrypter un peu le monde des médias sur F Culture.
    Edifiant, à écouter par tout journaliste pour en prendre de la graine.
    http://www.franceculture.fr/emission-le-secret-des-sources-les-lecons-de-clearstream-2011-12-03
    Et pour les apprentis détectives et mais aussi pour découvrir les coulisses d’un autre monde, le web-doc dont parle Denis Robert.
    http://www.francetv.fr/manipulations/#/intro/
    Extrait de l’annonce du Monde :
    « la série documentaire réalisée par le journaliste Jean-Robert Viallet se décline aussi en une passionnante expérience web interactive. Dans cette dernière, adaptée sous la forme d’un jeu, l’internaute y endosse le costume d’un enquêteur et part reconstituer la vérité autour de cette affaire complexe. Au-delà de la rivalité entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin, ce serious game explore de façon inédite les coulisses de l’histoire de France au temps de la mondialisation des capitaux, de l’émergence d’une Europe de la défense et des luttes de pouvoir… « 

  29. A réécouter dans les archives Les Matins de France culture(disponible pour tous sur leur site) l’émission du 4 mai dernier à laquelle Lordon était invité et où il a mis une branlée symbolique au sieur Slama.Le Fred intervient à partir de la 45ème minutes.

    1. Un témoignage comme nous en avons besoin, un honnête homme, factuel et sans emphase. J’envoie le lien à tous mes contacts, dans huit jours cent mille personnes peuvent avoir vu ce document si nous faisons le nécessaire. Je pense qu’il mériterait (qu’en pensent les gestionnaires du site?), de figurer à la manière d’un billet invité, en page d’accueil.

      Merci Louise M.

    2. À envoyer de toute urgence à B.Couturier & Co. chez qui il manque une vision claire de l’avenir. Les faits rien que les faits mon bon monsieur.

  30. Hey Paul, si vous avez 550000 vues de votre video sur Youtube vous allez vous faire un maximum de pognon !! Tenez nous au courant ! Je sais je ssuis un sale capitaliss) !! (c’est tout le mal que je vous souhaite, hein)

  31. Oulala ! Monsieur Jorion, C’est voulu le carrelage derrière vous ? Vous enregistrez depuis votre salle de bains ou quoi ? 🙂

    Allez, je vous vois une larme, Monsieur, mais ne vous lamentez pas : Nous qui n’avions rien, ne pouvions rien perdre, par définition! Nous souhaitons donc bonne chance à ceux-celles qui ont encore quelque chose à perdre…

    Yann.

    PS: Le coup de grâce : http://www.youtube.com/watch?v=jxetjaflA5I (« Подмосковные вечера  » -> »les nuits à Moscou »).

  32. Un mot sur le terme de « Prophète ». A quoi pensent les gens ? « A moi, à moi, à moi ». Quand Brice Couturier utilise ce terme de Prophète, il ne parle en fait que de lui, lui dont le discours de Paul Jorion, rendu impossible à ignorer par les faits, invalide les croyances. En attaquant non sur l’angle de l’analyse un discours qui est pourtant essentiellement analytique, mais par une caractérisation effectivement légèrement méprisante, c’est bien que ce que remettent en question les gens comme Paul, ce n’est pas ce que Brice Couturier comprend du monde, c’est ce que Brice Couturier croit sur le monde.

    Bien sûr, la stratégie de ridiculiser le terme en le renvoyant à l’usage qu’on a fait de celui d’expert est très efficace et percutante, mais je pense qu’il était également porteur d’avoir de la compassion pour monsieur Couturier. Il est dans la phase du déni, c’est humain. Lui faire remarquer que le fait qu’il ait besoin d’appeller « prophétie » une expertise basée sur des analyses qui a et est encore récemment conforme au réel, ça dit quelque chose sur lui, pas sur Paul Jorion.

    1. Bien vu !
      À rapprocher aussi de certaines attaques contre Eva Joly qui versent dans la caricature plus que dénigrante. Faut-il que des gens comme Jorion ou Joly (ou Mélenchon) dérangent !!
      Attaques ad hominem ou plutôt ad personam contre Eva Joly… en voici une particulièrement répugnante !
      (et pourtant son auteur, médiocre écrivain qui ne laissera aucune trace mais qui est craint pour son coup de patte, est assuré de conserver sa position au Point)

      1. @ Nerima Kun,

        Bonsoir,

        Pensez-vous que l’auteur soit conscient du coup de pouce que peut donner un coup de griffe ?

        Quelle peut bien être la nature de cette intention ?

      2. Oui mais quand je lis ça je suis plié :

        Commentaires :

        samuel12 le 03/12/2011 à 22:08
        Achtung !

        Ach ! Quand che lis zet artikle j’ai enfi de zortir mon réfolfer !

      3. Elle doit sacrément déranger le microcosme parisien et ses ramifications.
        Il n’est pas le seul qui la charge, d’autres usent de moyens plus subtils, plus subliminaux

        Un alsachien égueuré mais pas égaré pour autant.
        « Les chiens aboient et la caravane passe »

      4. Bof, Patrick Besson est un écrivain, pas un homme politique ! Donc c’est de l’humour, on peut ne pas aimer, mais il n’y a pas de quoi en faire un fromage norvégien. Inutile de voir de la xénophobie partout.

      5. @Papimam : « Elle doit sacrément déranger le microcosme parisien et ses ramifications. »

        Eh oui. T’as vu comment on la flingue dans les média (et son propre parti) alors qu’elle est estimée à moins de 5% de votes? C’est juste préventif, on ne sait jamais. On ne peut pas laisser une seule chance à un vrai candidat d’opposition de faire ne serait-ce qu’un score honorable. Cela ferait tâche, risquerait d’être contagieux et puis mettrait le PS dans une situation difficile (nucléaire, paradis fiscaux, etc, sur lesquels ils n’ont bien entendu aucune intention de changer les choses).
        C’est beau notre « démocratie » parlementaire. Les « démocraties » populaires à la sauce soviet, c’étaient des amateurs à côté.

      6. « C’est une attaque raciste, une forme d’ostracisme », a dénoncé la candidate écologiste à l’occasion d’une visite au Salon du livre et de la presse jeunesse à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

        – « Il pense que ça ne porte pas à conséquence, parce qu’il s’agit d’une personne d’origine norvégienne, qu’il affuble d’un accent allemand, et non d’une personne originaire d’Afrique ou du Maghreb »
        – « J’estime que le débat doit avoir lieu sur la place publique, pas devant les tribunaux »
        – « Au final, ce billet est symptomatique de l’état de la France »,
        – « je ressens ce que vivent des millions de Français ».
        – « Il s’agit d’un racisme ordinaire, qui vise à reléguer hors des sphères du pouvoir tous ceux qui ne sont pas nés dans les bons quartiers, dans les bons territoires »

  33. Monsieur Jorion,

    Faut-il que vous ayez visé juste et appuyé à un endroit douloureux du grand corps malade. N’est-ce pas Jean Jaurès lui-même qui, s’inquiétant d’une réaction de ses adversaire, s’exclama « lorsque la droite applaudi, je me demande quelle bêtise j’ai bien pu raconter ».

    Nous sommes tous impressionnés par l’exactitude de votre météo financière, mais plus vous êtes dans le vrai, plus on vous attaque, c’est classique. Le commis en face n’était pas crédible mais seulement ridicule, vous renforcez donc votre position.

  34. Il me semble qu’en bien des choses nos élites autoproclamées sont adeptes du culte du Cargo, et attendent le retour de son prophète John Frum; John Frum pour John from USA!

    1. Voici un petit reportage intéressant sur la secte John Frum qui est toujours active sur l’île de Tanna au Vanuatu, à ce qu’il paraît : http://www.youtube.com/watch?feature=endscreen&v=1skNgYdJXK8&NR=1 (puis voir la suite ou d’autres aperçus sur la page).
      Juste en passant : l’île de Tanna, comme l’île de Santo, voulaient rester dans le giron français… la France de l’inoubliable Paul Dijoud s’en désintéressa complètement. Au moment de l’indépendance des Comores, il n’en alla pas de même avec Mayotte (maintenant département français) ; allez comprendre ! …pendant de longues années, les francophones du Vanuatu souffrirent sous le règne autocratique du pasteur Walter Lini. Alors que la France était le plus grand pourvoyeur d’aide aux ex-Nouvelles-Hébrides ; allez comprendre !
      La seule critique – mineure – qu’on pouvait opposer, sur le fond, à ce qu’a dit Paul Jorion, c’est sa confusion entre la Polynésie (pas de culte du cargo dans cette vaste aire culturelle, à ma connaissance) et la Mélanésie (nombreuses apparitions, plus ou moins durables, du culte du cargo, à l’exception de la Nouvelle-Calédonie). Il faut aussi y ajouter la Papouasie.

      You wantem tok-tok bislama ?…

      Je retiendrai de l’hymne national du Vanuatu cette belle proclamation : »Yumi brata evriwan ! » (nous sommes tous frères)

      tankyu tumas, tata baebae, gudnaet ! …lukim you !

      1. J’ai eu l’occasion de travailler au Vanuatu
        et de découvrir le culte de Jon Frum dans l’ile de Tana.
        Passionnant pour l’histoire des religions,
        car le même phénomène a eu lieu dans autres iles
        qui ont aussi accueilli l’aviation US pendant la guerre.
        Autre doc:
        http://www.youtube.com/watch?v=1skNgYdJXK8&feature=related
        La langue Bislama est aussi une merveille de mélanges de langues locales,
        français et anglais.
        Yumi, qui veut dire « nous » est bien sûr You + Me…

      2. Mi no save…
        Seulement une mission de 15 jours, mais inoubliable.
        Depuis la hache en pierre sortie d’une hutte,
        aux danses en grass skirt, qui font trembler le sol
        pour communiquer avec les ancêtres,
        une gentillesse et les éclats de rire qui habitent les rues…
        Mais le soir, avec le kava, ne reste plus que les étoiles,
        les paroles douces, et la poésie cosmique…

        C’est aussi d’une ile du Vanuatu que vient le bungee jumping,
        mais, ça je n’ai pas essayé…
        http://video.nationalgeographic.com/video/player/places/regions-places/australia-and-oceania/vanuatu_landdiving.html

      3. Merci pour la vidéo ! Je vous envie d’avoir pu y aller…
        Voici la version moderne (= loin des dieux et de la communauté, mais au plus près de soi et de la technique) d’un même invariant culturel (structure ?) de l’esprit humain.
        Dans toute la Mélanésie, on retrouve le même type de danses rassemblées sous le terme de pilou, bien différentes des polynésiennes. Ici, au magnifique Centre Culturel Tjibaou dans la banlieue de Nouméa, plusieurs danses dont celle de Vanuatans (Vanuatais ?) invités.
        Ici, les tambours de bois fendu sont les mêmes qu’en Polynésie mais la danse est bien kanak. Et une dernière pour la route, en grand apparat.

        Tankyu tumas, ale tata !

  35. Bonjour Paul,

    Avoir raison ne suffit pas encore faut-il faire face à ses détracteurs, malhonnêtes qui plus est.
    Tu l’ a très bien fait à la radio, la preuve j’ai regardé jusqu’au bout.
    J’ai senti enfin une énergie positive, une volonté de s’imposer. Je sais c’est pas facile, dis toi que c’est toi qui a raison alors vas y fonce, impose toi, ne laisse pas les « abrutis » (restons poli) te cataloguer, t’orienter vers un faux débat et surtout t’empêcher d’exprimer la raison.

  36. Compliqué ….
    Apparemment ce qui vous préoccupe c’est que vous n’ayez pas trouvé la bonne réponse au sens large .

    Mais en même temps , il me semble que sur le plan personnel c’est intéressant .

    Que l’on vous traite d’escroc de la pensée ou de malhonnête apparemment ça résonne en vous .

    Mais bon ! Des gens qui cherchent à nuire ou déstabiliser , dans les médias , il n’en manque pas .La plupart du temps c’est même leur job . Je suppose comme un financier qui aurait réussi un bon coup en mettant des gens dans la m….

    Je ne sais pas si vous aurez les bonnes réactions la prochaine fois mais je ne doute pas que vous allez trouver la solution .

    Finalement , chacun peut être confronté à ce type de situation . Ce qui déstabilise c’est la surprise ….Et peut être le manque de temps …

    Mais peut être une des réponses c’est de remettre les gens à leur place : « qui êtes vous pour me parler ainsi? »

    Ou de claquer la porte ? « Je n’ai pas répondu à votre invitation pour me faire insulter… »

    Enfin…. , je n’ai pas la réponse adéquate en tête : j’essaie de réfléchir à comment je m’en tirerais dans un cas pareil .

    Cordialement .

    Bn.

  37. Cher Paul,

    je reviens sur votre intervention a France Culture. J’apprécie Brice Couturier pour ses émissions du Grain à Moudre (avec Julie Clarigny). Je suis désolé vraiment que son discours vous qualifiant de ‘prophète’ vous ait blessé au point de gacher le débat. Je ne pense sincèrement pas que son discours était offensant à votre égard, ni provocateur au point de saper le débat. Je vous apprécie beaucoup également, et j’ai été géné de ce déconvenu entre vous.

  38. Monsieur Jorion,
    il ne faut pas écouter ceux qui essayent de vous décourager ou de vous faire taire. Il conviendrait de rappeler à ces gens que ce sont des optimistes inconscients – économistes, représentants du milieu financier et de la classe politique, journalistes et cétera – qui nous ont offert le marasme financier et économique que l’Europe traverse actuellement.
    Vous avez un rôle pédagogique à jouer, il est précieux, doublez vos efforts.
    Il faut que vous sachiez que certains lobbys – que se soit en la personne de monsieur Soros ou d’autres – flairent en ce moment une chance extraordinaire – dûe à la crise de l’euro et de ses ramifications – pour cimenter durablement un nouvel ordre néolibéral: la soumission inconditionnelle et totale de l’individu face à l’argent roi. Cette nouvelle tonalité se répand partout, aussi dans le discours politique, on en an eu un exemple en France il y a quelques jours.

    1. Il faut que vous sachiez que certains lobbys – que se soit en la personne de monsieur Soros ou d’autres – flairent en ce moment une chance extraordinaire – dûe à la crise de l’euro et de ses ramifications – pour cimenter durablement un nouvel ordre néolibéral: la soumission inconditionnelle et totale de l’individu face à l’argent roi

      Tudieu ! vous avez des infos de première main de ce bon vieux Georges ? Dites nous tout.

  39. Je me souviens d’un éditorial d’un journal dominical jusque dans son nom où le rédac’chef proclamait « la crise est finie » la veille où Lehman et frères disparaissait… me souviens pas d’avoir tant rigolé… les chiens de garde ne servent qu’à aboyer pour dissuader… Toutefois ayant exposé certaines des analyses de ce blog auprès de gens autour de moi, à savoir que le système financier actuel est foutu, plié, bon à enterrer, la réaction est toujours la même : oui mais par quoi le remplacer ? Quel système clé en main mettre à la place ? Nous sommes dressés pour accepter l’obsolescence des produits et leur remplacement par un autre déjà prêt, la première réaction est de faire de même pour le Système… Et lorsque la réponse est « je ne sais pas », quel désarroi… Peut-être est-ce en effet la fin d’un monde, une rupture de civilisation, tellement de nuages noirs s’accumulent alors je m’aide à vivre d’un pessimisme joyeux…

  40. ça semble vous travailler ce mercredi matin. C’est pas bon, qu’on le veuille ou non de se justifier, se reprendre etc : « mal agir et se repentir, c’est mal agir deux fois »… Faut virer de suite ces passions tristes, donc enchainer quelque passions joyeuses, faire remonter le niveau de puissance dans la machine : puissance = rationalité de la compréhension = rester l’oeil rivé sur les faits, les chiffres, etc la vérité étant l’index d’elle-même et non d’une quelconque forme d’adhésion (les croyances, c’est bon pour les curés / quand on doute, on se tait). Sinon, pour Couturier, vous lui étiez une vieille épine dans le pieds : il avait dû se promettre de se payer Jorion, et se préparer en conséquence. J’en veux pour preuve ce qui suit (copier/collé de mon message de mercredi aux Matins) :

    « Une anecdote (vous en ferez l’usage qui vous semble bon) : il y a deux ans au moins B. Couturier animait le Grain à Moudre (avec la délicieuse J. Clarini) sur un des marronniers du moment, style : La crise : pourquoi les experts n’ont rien vu venir? En dépit de la ritournelle libérale des sujets, j’écoutais encore un peu cette émission, où les dits experts (des journalistes éco qui se citent les uns les autres pour l’essentiel) montrèrent en quoi tout cela était bien sûr imprédictible, inattendu etc. Or depuis quelques mois je lisais deux sources très opposées dans l’esprit -non dans la prévision : Abadie et son Tropical Bear, Jorion et son blog, à qui je devais de guetter les premiers craquements dans un cybercafé d’Amsterdam en juillet 2008. Je fis alors savoir à Mister Brice ce que je pensais de ce qui s’était dit durant l’émission et citais le nom et le travail de Jorion. J’ai reçu en retour un mail vengeur et incendiaire, suspectant en moi le cryto-marxiste attardé chercheur de poux, Mr Couturier faisant état du sérieux de ses lectures et de ses recherches (je n’en doute pas) et laissant entendre que son radar avait donc balayé tout l’écran! Poisson dans son bocal. »

  41. Je ne sais pas ce qui se passe sur le site mais les vidéos se chargent mal, partiellement ou pas du tout .
    J’ai fait un tour sur youtube, c’est pareil.
    Pour le débat sur France culture « Les Matins » du 30 11 2011 je suis allé directement sur le site de la radio.
    Y aurait-il quelqu’un qui mettrait des bâtons dans les roues pour ralentir sciemment le ou les sites qui diffusent la bonne parole jorionienne?

  42. Paul,

    Je suis convaincu que le temps passé à répondre est inutile et contreproductif.
    Je n’ai jamis vu quelqu’un revenir avec sincérité sur ses positions, ça a toujours été avec l’espoir de reprendre la main quand l’ambience serait meilleure.
    Ne perds pas ton temps et ton energie à cela, c’est peine perdue !
    Tu as mieux à faire.

    1. @baillergeau

      Ne perds pas ton temps et ton energie à cela, c’est peine perdue !

      Attention!! Vous perdez de vue l’absolue nécessité d’informer la population et surtout de combattre le discours soporifique des médias dominants…

      Il faut le répéter sans relâche, l’abomination économique prospère à l’ombre de médias complices du pouvoir, elle se nourrit de la décomposition des partenaires sociaux et du politique. Demandez-vous pourquoi les grandes fortunes tiennent à bout de bras des relais d’opinion non viables économiquement. N’oubliez jamais que Pierre Laval était avant tout un grand patron de presse.

      Se taire c’est laisser le champ libre aux marchands de sommeil.

    1. Rarement, dans ce blog, un commentaire n’a été si cohérent avec son pseudonyme. Vous touchez là un absolu dans l’identité de la forme et du contenu. Comme je n’ai pas trouvé la précédente intervention matinale, je me dis que tout est dans le pseudo comme on dit tout est dans le titre.

  43. Baillergeau :  » Ne perds pas ton temps et ton énergie à cela, c’est peine perdue !
    Tu as mieux à faire.  »

    Mieux à faire ? C’est bien joli tout ça, mais il me semble que ce n’est pas de l’énergie perdue. Bien au contraire. Paul Jorion, François Leclerc transforment par la réflexion agissante tout un champ de pensée et c’est le propre de l’énergie que d’être dépensée. Écrire, parler, commenter, discuter à la radio, tout ça est d’un même mouvement. Il n’y a rien à retrancher. Il n’y a pas ici du profane et là, du sacré. On ne va pas attendre 50 ans pour découvrir le génie de Paul Jorion ou celui de François Leclerc. Et leur énergie personnelle et réciproque n’est jamais perdue pour tout le monde. Même en face d’un pathétique Brice Couturier d’époque.

  44. bonjour
    le fait de vous inviter sur france- culture dit assez à mon avis sur le « flip » général dans les
    « officines relais ». les petites courroies de transmission type B. Couturier « pettent » souvent, on les
    remplacent sans états d’âme…
    P.S. il faut bien des « coupeurs de citrons » à la mi-temps, peut-être la possibilité pour lui de postuler
    pour le job. nous aurons alors besoin de monde pour réfléchir à la suite…
    salut à tous.

  45. Ouais !

    Plus j’avance et plus je pense que la réalité donne raison à N. Klein dans sa « stratégie du choc » .Qui n’est pas complotiste …

    Je vous recommande par ailleurs un débat que vous trouverez sur le net centré sur les agences de notation .
    Participent :
    JM. Six : analyste chez Standard and Poor
    E. Heyer : économiste OFCE
    M.Fourgus : UMP
    J. Généreux : prof d’économie , fdg

    Intéressant à plus d’un titre .
    Aussi sur la façon de tenter de déstabiliser un interlocuteur et réactions possibles .

  46. Mante religieuse…

    Je n’ai pas revu cette année ces deux petits lutins dans les herbes du jardin, trop froid peut-être.. ils font force repas de criquets pendant l’été (Favre décrit leur appétit). La Vie s’amuse en inventant formes et problèmes, le moindre criquet justement est une merveille, la moindre fourmi ! La mouche est une perfection, le modèle est reconduit depuis des millions d’années, sans amélioration aucune car il est la parfaite solution, la parfaite réponse à une question, complexe… Gille Deleuze en sans philosophie formaliste a vite fait de parler de blocs de co-évolution à propos de l’abeille et de la fleur, à considérer ces deux organismes séparés comme un tout, cependant cela ne renouvelle pas notre façon de voir la vie. Et la je rejoins Xian peut-être, la Vie enfin cette hystérie biomoléculaire qui s’est mise en route il y a des millions d’années, qui a rendu l’habitation de cette planète possible en retirant le CO2 de l’atmosphère, – et le moindre brin d’herbe participe de ce principe d’invention, ces cartes qui sont battues et redistribuées puis reprises, – ce n’est qu’un jeu.

    …le petit carré d’herbe diapré comme dit Breton quelque part..

    Donc nous participons tous du même « jeu », au lieu de n’y voir que du désenchantement on pourrait être admiratifs et sans retomber dans le vitalisme, constater que la Vie, enfin on peut bien admirer la chimie moléculaire particulière à cette planète, même si c’est de la chimie, il n’empêche que c’est une incroyable machine à inventer, partout sur cette planète elle invente tout le temps des problèmes et des réponses multiformes, et les mélange, et ainsi les cultures humaines sont aussi des réponses adaptatives, et chacun de nous est une tentative de réponse à une question existentielle, puisque depuis peu la Vie s’est mise à s’amuser avec ce qui s’appelle conscience… Donc au lieu de s’apitoyer sur sa propre disparition, il faut se concevoir comme une réponse provisoire de la Vie à une question qu’elle s’est posée à un moment donnée, et le « moi » n’est qu’une illusion, vide selon Proust, bref… il faut retrouver cet émerveillement devant le criquet, ses yeux, ses pattes mobiles, cette chose extraordinaire… et nous sommes quelque part à un embranchement de la Vie, de cette chose qui s’invente elle même à chaque instant…

    http://www.e-fabre.com/e-texts/souvenirs_entomologiques/mante_eclosion.htm

    « Que je puisse au moins une fois rendre justice au mérite des plus humbles ! Lorsque, la table levée après le repas du soir, la tranquillité faite, le corps affranchi momentanément des misères physiologiques, il m’arrive de cueillir par-ci par-là quelques bonnes idées, il peut se faire que la Mante, le Criquet, la Fourmi, de moindres encore, contribuent à ces éclaircies soudaines surgies dans l’esprit on ne sait ni pourquoi ni comment. Par d’inextricables détours, ils ont fourni, chacun à sa manière, la goutte d’huile où s’alimente le lumignon de la pensée. Leurs énergies, lentement ébauchées, économisées et transmises par des prédécesseurs, s’infusent dans nos veines et soutiennent nos défaillances. Nous vivons de leur mort.

    Concluons. La Mante, prolifique à l’excès, fait à son tour de la matière organique, dont héritera la Fourmi, dont héritera le Torcol, dont héritera peut-être l’Homme. Elle procrée mille, un peu pour se perpétuer, beaucoup pour contribuer, suivant ses moyens, au pique-nique général des vivants. Elle nous ramène à l’antique symbole du serpent qui se mord la queue. Le monde est un cercle revenant sur lui-même : tout finit afin que tout recommence ; tout meurt afin que tout vive.

    1. Peut-on, un jour, enfin, espérer échapper à ce cercle perpétuel ? … il paraît que c’est possible. Certains s’y essaient toute leur vie ; quelle perte de temps !
      Certains ne cherchent même pas à y échapper : …félicité parfaite !

  47. Toujours les mêmes sophismes chez Jorion, la finance et la « science économique » pas grand rapport. Les montagnes de dettes ne sont que le reflet de la croyance à la croissance à n’en plus finir, chose bien évidemment impossible, POINT BARRE.
    Après qu’il faille réformer la finance pour la ramener à « jugement sur investissement) oui bien évidemment.

  48. Paul Jorion,

    J’ai entendu l’émission de France Culture mercredi. Vous n’êtes pas le seul à sortir de vos gonds face à B.Couturier, cf la dernière réception de Rony Brauman, avec la même confrontation entre politiquement correct et pensée alternative. Combien de temps cette émission va t elle encore pouvoir accueillir des « dissidents » ? Je souscris à votre point de vue sur A.G.Slama et à la régression du débat.

    Sur le fond, mon sentiment est (fut) que, au delà des aspects polémiques, il peut être légitime de vous demander: Que proposez vous ? (à condition d’abord de respecter votre parole d’expert)
    Et votre réponse: « Il faut arrêter de remplacer une élite par une autre » est certainement insuffisante en ce qu’elle ne comporte aucun élément de mise en œuvre politique, voire elle ressemblerait plutôt à une médication du symptôme.
    Bien sur que nul ne peut prédire ou proposer un modèle pour l’avenir. Mais il faut chercher plus loin du coté des racines de notre mal. J’ai récemment trouvé dans « Le complexe d’Orphée » de J.C.Michéa un point de vue que je trouve très éclairant: L’idéologie du progrès comme nouvelle religion et poison mortel, avec de nombreux développements passionnants et surtout politiquement enthousiasmants et mobilisateurs.

    Merci au veilleur que vous êtes

    Cordialement

    Michel

    1. Citation Michel :
      « J’ai récemment trouvé dans « Le complexe d’Orphée » de J.C.Michéa un point de vue que je trouve très éclairant: L’idéologie du progrès comme nouvelle religion et poison mortel, avec de nombreux développements passionnants et surtout politiquement enthousiasmants et mobilisateurs. »
      ———-
      Encore un effort (encore une crise ou son aggravation) et JC Michéa va comprendre la philosophie décroissance qui n’est rien d’autre que la mise en cause et la tentative de réponse à la religion de progrès.

      Cette mise en cause ne condamne pas la recherche de progrès, mais constate que le mot est donc frelaté et que pour qu’il y ait véritable progrès, encore faut-il que le bilan à long terme, y compris les détriments écologiques et sociaux indirects, soit réellement positif.

      Un lave linge a, apparemment, un bilan global positif, un sèche linge visiblement non ( électricité nucléaire dans le service absurde de production artificielle de chaleur à la place du séchage d’ambiance).

      Dans une optique décroissance, un sèche linge n’existe pas en principe et des lave linge existent mais pas individuellement.
      On trouve alors, par exemple, ces lave linge dans des pièces communes d’immeubles ou des maisons communes de villages, avec réutilisation de la même eau « lagunée et compagnie » pendant 5 ans (Suède).

      Atteinte minimale à l’environnement, forte efficacité car possibilité de laver de grosses pièces dans des appareils plus volumineux, économies individuelles (pas de lave linge à acheter individuellement ni de réparations) et rencontres sociales maximales.

      Cette démarche, utopique dans notre monde (pourquoi je m’imposerais cette contrainte artificielle), devient réaliste dans celui de la sobriété ingénieuse rendue nécessaire par les événements écologiques et économiques. Nécessité fait loi.

      Delphin

    2. « Bien sur que nul ne peut prédire ou proposer un modèle pour l’avenir »
      ben alors comment pourrait-on s’orienter ?
      les cellules de base que nous sommes sont elles vouées à toujours subir une existence qui , au fond, les répugne ? si on débute sur un principe d’hostilité, de défiance, et de volonté de domination sans garde fou, on en connait les fruits . c’est ce qui constitue les frontières , et les classes . l’absence d’échange juste .
      Et évidemment , inverser cette tendance, c’est loin d’être gagné . les conditionnements sont tellement ancrés , et les conditions si peu propice à une équité .
      remettre les compteurs à zéro , ou redistribuer les cartes sur des bases identiques , autant ne rien faire et laisser pourrir . est-ce pour ça qu’il y a de la révolte , mais qui est anticipée et sacrément réprimée , comme on souque à bord d’un bateau à la dérive .

  49. Toujours les mêmes sophismes chez Jorion, la finance et la « science économique » pas grand rapport

    ????

    La « science économique » nous dit certaines choses que reprend patiemment Paul Jorion à chacune de ses interventions

    La finance a derrière un bilan hallucinant qui démontre à l’envi qu’elle se soucie fort peu du devenir des peuples et qu’alternativement la cupidité et la lâcheté lui tiennent lieu de boussole.

    Sur:

    Les montagnes de dettes

    accumulées en dehors du contrôle des peuples, deux observations:

    1 – Ils y a ceux qui, comme vous, on l’air de penser que c’est parce que nous sommes un peu distraits
    2 – Ils y a ceux, nombreux sur ce blog et ailleurs, qui pensent que les déséquilibres dans la répartition de la richesse finissent immanquablement par provoquer des catastrophes. J’en suis.

    Quand à la volonté que vous affichez de vouloir réformer la finance, elle se heurte à de puissants intérêts toujours en place, et là, je nous souhaite bonne chance. A ce propos, je vous demande de bien vouloir considérer ce qu’il est advenu des timides tentatives de Barak Obama.

    Vocifération n’est pas raison.

    1. René Riou, z’êtes trop généreux de vos efforts avec hakim, ça ne valait pas cette peine, d’autant que vu le niveau du post incriminé j’ose croire que vous répondez là à un autre quidam qu’hakim.

      1. @vigneron

        Je répond inlassablement à tout ce qui me paraît inexact. Cette démarche est strictement intéressée. Si je veux voir triompher la vérité et la logique je ne dois pas laisser passer les signaux de ceux qui voudraient, par malaise ou par calcul, peu importe, échapper à la rigueur d’un raisonnement.

        Je vais me faire le plaisir de vous citer Maximilien Robespierre:

        Dire la vérité à des hommes libres, c’est éclairer leur courage

        Amicalement

  50. @ hé las

    Des idées que l’on retrouvent chez frédéric lordon dans cette intervention: Valeur objective et processus de valorisation, bien entendu sous une grille de lecture « spinoziste » via les concept d’affect et de conatus.
    Conclusion il n’y a pas de valeurs intrinsèque des choses, pas de valeurs consubstantielle .

    http://www.youtube.com/watch?v=7YZouR3nfy8

  51. Une question de création monétaire me tarabuste:

    Si la banque centrale fait un prêt à une banque privée à 1%, elle créé en quelque sorte de l’argent. Au remboursement de ce prêt par la banque privée, la création d’argent est annulée.
    Mais si entre temps, cette banque privée refait ce prêt à un particulier à 2%, où les 1% de différences sont-ils pris ? A volume de monnaie constant, ça voudrait dire que les 1% sont pris à d’autres. D’une manière générale, la question est: d’où provient l’argent qui constitut les bénéfices des banques ?

    J’ai l’impression qu’il est économiquement ineficace qu’une banque fasse des profits. Ce serait l’argument ultime en faveur d’une nationalisation des banques.

    1. La banque centrale crée normalement de la monnaie en fonction de la richesse existante ou créée dans sa zone d’exercice. Elle est la seule banque à créer de la monnaie. Lorsqu’une banque commerciale prête à un taux plus élevé que celui auquel elle se procure la monnaie auprès de la banque centrale, de déposants ou d’autres banques commerciales (ce qui est logique, elle fait un profit justifié par son rôle d’intermédiation entre prêteurs et emprunteur), l’argent qui sert à rémunérer la marge d’intermédiation provient soit de la croissance, qui a créé plus de richesse dans la zone monétaire et donc justifié une création monétaire par la banque centrale, soit d’une ponction sur le stock monétaire existant.

      1. La BCE accepte des collatéraux censés représenter une richesse (métaux précieux, devises étrangères, obligations d’État, titres financiers) et émet de la monnaie en contrepartie. La monnaie ainsi créée a pour vocation de circuler.

      2. Concernant les obligations, c’est de la dette qui doit être remboursée, donc l’argent émit revient au bout du compte à la BCE.

        Quant aux autres collatéraux, ça m’inquiète un peu que le seul moyen qu’ai la BCE pour créer de la monnaie en fonction de l’augmentation de richesses est d’acheter ces richesses avec de l’argent fraichement imprimé.

    2. C’est un rapport de force. L’entrepeneur ou l’ouvrier ne sont pas rénumérés correctement.
      Ce qu’ils perdent de fait est mis dans la poche du rentier.
      C’est quand meme ce qu’avait démontré Karl Marx, que je sache?
      Vous vous basez sur le fait que l’entrepeneur est équitablement rénuméré, ce qui est faux.

  52. @RIOU René

    « La « science économique » nous dit certaines choses que reprend patiemment Paul Jorion à chacune de ses interventions

    La finance a derrière un bilan hallucinant qui démontre à l’envi qu’elle se soucie fort peu du devenir des peuples et qu’alternativement la cupidité et la lâcheté lui tiennent lieu de boussole. »

    J’avais cru comprendre au contraire que PJ passait son temps à critiquer ce que l’on appelle « science économique » à l’heure actuelle, et en particulier à dire qu’elle était partie en vrille depuis le XIXeme.

    Mais déjà, personnellement je ne pense absolument pas qu’il puisse y avoir de science économique, et de toute manière si il y en avait une, alors comme toute science celle-ci n’aurait strictement rien à voir avec la morale, c’est à dire qu’elle serait amorale comme toute science, et donc des choses comme « qu’elle se soucie fort peu du devenir des peuples et qu’alternativement la cupidité et la lâcheté lui tiennent lieu de boussole. » n’y aurait typiquement rien à y faire.

    C’est d’ailleurs ce qu’elle énonce clairement, par exemple :
    « There is one and only one responsibility of business – to use its resources and engage in activities designed to increase its profits so long as it stays within the rules of the game. »
    Milton Friedman

    Et le « game » dans ce contexte, c’est ce que l’on appelle aussi souvent la Politique, c’est à dire que ce qui peut introduire de la morale dans les rapports entre acteurs économiques, c’est la politique et pas une quelconque « science économique ».

    La finance elle, c’est beaucoup des règles et produits financiers auto créés, dont les règles ont un certain aspects scientifique ou disons formels, mais cela reste bien évidemment des créations humaines un peu comme le sont les machine ou la technique par exemple.

    D’autre part la bêtise majeure de la « science économique » actuelle est en gros de valoriser le capital constitué par les ressources naturelles à zéro (ce sur quoi Marx et Friedmann sont en accord d’ailleurs), et donc de partir sur une hypothèse de croissance possible perpétuelle au moins sur une échelle importante de temps, précisemment ce sur quoi nous butons en ce moment, pour des ressources critiques comme le pétrole mais pas uniquement. Hypothèse de croissance d’où proviennent bien évidemment aussi les dettes, dettes par ailleurs largement partagées entre tous les acteurs économiques (personnes, sociétés, états).

    En gros on en est là et c’est juste un constat. Après comment le crédit peut fonctionner sans croissance ? Pas évident (mais enfin un crédit c’est aussi un pari sur investissement, certains marchent d’autre non, équilibre entre les deux ?

    Une chose est sure, il est extrêmement urgent d’appuyer très fort sur le frein en ce qui concerne les ressources, et si lors du premier choc pétrolier des mesures avaient été prises (typiquement la TIPP), aujourd’hui, dans ce que l’on pourrait caractériser comme LE choc pétrolier, on est même plus capable d’en parler, alors que par exemple les bagnoles n’ont fait que grossir depuis les années soixante (dernière clio plus lourde que ne l’était une R16), et pourrait très facilement maigrir de beaucoup. Par rapport aux ressources et à l’énergie, la priorité beaucoup plus que les « alternatives » est de consommer moins, et pour cela les taxes au volume sur les matières premières certainement la meilleure mesure, poussant toute les solutions dans le bon sens sans devoir les définir. Avec en parallèle le besoin de maintenir ou augmenter le niveau de redistribution et infrastructures et services communs.

    Et puis certaine personnes en parlent quand même, par exemple :
    « A highlight is the keynote speech that will be delivered by Total’s President and CEO, Christophe de Margerie on the theme: “Peak oil- ahead of us or behind us?” on December 7. »

    http://www.gulf-times.com/site/topics/article.asp?cu_no=2&item_no=473819&version=1&template_id=36&parent_id=16

    Donc oui certainement la finance doit être réformée, et de toute manière quelque chose va se passer. Mais cela ne change strictement rien au problème des ressources, et au fait que le « règne de la technique » enclenché à la révolution industrielle va lui aussi changer d’une manière ou d’une autre.
    Peut-être en revenir aux physiocrates comme par exemple le dialogue sur les artisans ci-dessous :
    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k72832q.pdf
    Etant donné que l’on peut considérer la technique comme une évolution de l’artisanat.
    Et puis Mallarmé « sur le beau et l’utile » aussi, pourquoi pas :
    http://iiscn.wordpress.com/2011/05/15/mallarme-sur-le-beau-et-lutile/

    Quant au fait qu’Obama aurait essayé de réformer la finance on peut en douter, du fait qu’il était plus ou moins le candidat de wall street (là où un bush était plus celui des majors du pétrole), il me semble que PJ a d’ailleurs le même avis à ce sujet.

    1. @Hakim:
      Si je te suis sur les penuries d’énergies comme causalité premiere de nos problèmes …je me permets de te contredire sur le volet « économie » .:Tu écris :

      ////// Mais déjà, personnellement je ne pense absolument pas qu’il puisse y avoir de science économique, et de toute manière si il y en avait une, alors comme toute science celle-ci n’aurait strictement rien à voir avec la morale, c’est à dire qu’elle serait amorale comme toute science, /////

      Je perçois le terme « économie » comme le bilan (et bilan dynamique) des échanges ds un système , ou , pour un élément du système, le bilan de ses échanges internes et externes .
      En ce sens , il me semble qu ‘ il existe donc une « science » économique …qui serait l’art de réguler et ordonner ces bilans ds l’interet de ses differents « clients » …ces interets etant bien sur la survie pour l’ un , l’agrément pour l’autre etc …
      Si l’on se penche sue le client « Sapiens » en le sortant de son milieu , on constate qu’en tant qu’animal social (et peut etre plus …voir pour l’ organicisme , A.Comte , Durkheim …) et au regard des travaux nombreux sur cette socialisation , cette derniere s’appuie fortement sur l’affect ….Cet affect est gandement utiisé pour structurer le groupe par de rites …qui seront détournés en « MORALE » bien plus tard …..Il en ressort , selon moi que la « morale » est une des bases de l’économie en ce que les objets primitivements échangés n’étaient que des supports des « valeurs « de l’émetteur au receveur ..
      Meme s’il n’en reste plus grand chose , on ne peut ignorer , me semble t il l’origine morale des échanges .

    2. Merci pour votre argumentaire serré Vous soutenez que la science économique

      serait amorale comme toute science

      pourquoi pas….

      Mais ça ne l’oblige pas à s’enfermer dans une sorte d’aveuglement volontaire car alors ça n’est plus de la science. Ça devient une religion….avec sa morale propre.

      la Politique, c’est à dire que ce qui peut introduire de la morale dans les rapports entre acteurs économiques

      La politique ne doit pas se soucier de morale ni de religion. Par contre elle a certainement comme obligation de régir les rapports entre les acteurs, notamment économiques, de la cité dans le but de réaliser un certains nombres d’objectifs…Défense, éducation, santé, organisation. Elle n’a pas pour but de nous mener à la ruine, à minima.

      Vous pensez que:

      il est extrêmement urgent d’appuyer très fort sur le frein en ce qui concerne les ressources

      Ménager les ressources n’implique pas forcément de ménager nos efforts de création. Choisir un développement harmonieux, produire à moindre coût écologique des biens moins gourmands en énergie, améliorer la santé, l’éducation, la recherche, l’alimentation est une affaire de choix qualitatif et non quantitatif.

      La politique a quelque chose à voir avec tout ça et cette politique là nous entraîne, bien sûr, très loin des objectifs des agents de Wall Street….et de peut-être de la morale des religions qui dissimulent pas mal de cadavres dans leurs placards.

      Sur Obama vous avez parfaitement raison.

      Amicalement

      1. Désolé mais encore une fois je ne pense en aucune manière que la science économique actuelle en soit une, c’est une idéologie que l’on pourrait qualifier de « néolibéralisme confiant en la croissance éternelle », voilà tout. Et comme toute idéologie elle a ses partisans « acharnés ».
        Par contre je pense quand même que cette idéologie est très efficace dans sa capacité à créer de nouveaux produits,à optimiser leurs productions, et à les promouvoir avec force marketing et pub, même si sans le savoir (ou en s’en foutant), on pourrait aussi en donner une définition qui serait « comment détruire le monde le plus vite possible ».
        Et encore une fois c’est juste un constat.
        Mais c’est bien à travers la politique et les lois que la morale peut être amenée.
        Cordialement

      2. @hakim

        Ne soyez pas désolé. Nous commençons à converger légèrement…Le dialogue a du bon.
        Comme je ne veux pas envahir ce blog qui ne m’appartient pas, il me reste à vous remercier pour cet échange.

      3. @René Riou:
        ///// Ménager les ressources n’implique pas forcément de ménager nos efforts de création. Choisir un développement harmonieux, produire à moindre coût écologique des biens moins gourmands en énergie, améliorer la santé, l’éducation, la recherche, l’alimentation est une affaire de choix qualitatif et non quantitatif. ////
        Celà ressemble a un credo . Mais c’est voué a l’échec . C’est faire croire qu’on peut vivre de façon identique et aussi obscène qu’actuellement , avec un « gain de productivité » meilleur . On touche là , a un argumentaire qui sert les scientistes : « ON » va trouver des solutions … S’il est vrai qu’il doit etre possible de vivre avec d’autres outils économiques qu’actuellement , il faudra aussi réapprendre a se salir les mains et a ne pas compter sur les autres pour accéder ne serait ce qu’aux besoins essentiels . DE plus il est probable qu’il soit nécessaire de pas mal de violence pour faire lacher aux « nantis » le modèle actuel qu’ils ne voudront pas lacher .

    3. Les 20 principaux contributeurs de chaque candidat en 2008 (en gras, banques, en italiques les cabinets d’avocats plus Pricewaterhouse Cooper…) :
      Campagne Mc Cain
      1 Merrill Lynch $359,070
      2 Citigroup Inc $296,151
      3 Morgan Stanley $262,777
      4 Goldman Sachs $228,695
      5 JPMorgan Chase & Co $215,042

      6 US Government $195,505
      7 AT&T Inc $185,063
      8 Credit Suisse Group $178,053
      9 PricewaterhouseCoopers $166,470
      10 Blank Rome LLP $161,826
      11 Wachovia Corp $159,107
      12 US Army $158,170
      13 UBS AG $147,465
      14 Bank of America $143,026

      15 Greenberg Traurig LLP $142,137
      16 Gibson, Dunn & Crutcher $141,446
      17 US Dept of Defense $129,725
      18 FedEx Corp $125,654
      19 Lehman Brothers $115,707
      20 Bear Stearns $113,050

      Campagne Obama
      1 University of California $909,283
      2 Goldman Sachs $874,207
      3 Harvard University $717,230
      4 Microsoft Corp $714,108
      5 Google Inc $701,099
      6 JPMorgan Chase & Co $581,460
      7 Citigroup Inc $581,216

      8 National Amusements Inc $543,859
      9 Time Warner $508,148
      10 Sidley Austin LLP $492,445
      11 Stanford University $481,199
      12 Skadden, Arps et al $473,424
      13 Wilmerhale Llp $466,679
      14 UBS AG $454,795
      15 Latham & Watkins $426,924
      16 Columbia University $426,516
      17 Morgan Stanley $425,102
      18 IBM Corp $415,196
      19 University of Chicago $414,555
      20 US Government $400,819

      Source: Center for Responsive Politics

  53. Bonjour Paul,

    Trois messages forts retenus de votre intervention à France-Culture :

    – « la moissonneuse-batteuse est en panne, et rien pour la réparer »
    – « le coeur de la finance a fondu » vous disent les banquiers (au creux de l’oreille ?)
    – « éviter de remplacer une aristocratie par une autre »

    Pour calmer votre contradicteur malhonnête, l’aïkido propose bien au-delà des tatamis une technique simple et non-violente : accueillir – accepter – accompagner – apaiser

    Je sais, c’est difficile d’accueillir la mauvaise foi en gardant son calme, mais indispensable pour la contrôler puis l’évacuer.

  54. Ce sont vraiment des ingrats ces chroniqueurs aux ordres de la pensée dominante, alors que sur votre blog tout est fait pour éviter soigneusement les sujets interdits qui pourraient peut-être faire changer les choses !

Les commentaires sont fermés.