L’HEURE H, Où va le monde ?, mercredi 14 décembre, à Paris, à 19h

Les vidéos de mon intervention devant l’Association des diplômés HEC sont disponibles (merci Thierry !)

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185 réflexions sur « L’HEURE H, Où va le monde ?, mercredi 14 décembre, à Paris, à 19h »

    1. c’est quand qu’on va où? par Renaud

      Je m’suis chopé 500 lignes :
      « Je n’dois pas parler en classe »
      Ras l’bol de la discipline !
      Y’en a marre c’est dégueulasse !
      C’est même pas moi qui parlais,
      Moi j’répondais à Arthur
      Qui m’demandait, en anglais,
      Comment s’écrit No Future

      Si on est punis pour ça
      Alors je dis : ‘Halte à tout ! ‘
      Explique-moi, Papa,
      C’est quand qu’on va où ?

      C’est quand même un peu galère
      D’aller chaque jour au chagrin
      Quand t’as tell’ment d’gens sur Terre
      Qui vont pointer chez « fous-rien »
      ‘vec les d’voirs à la maison
      J’fais ma s’maine de soixante heures,
      Non seul’ment pour pas un rond
      Mais en plus pour finir chômeur!

      Veulent me gaver comme une oie
      ‘vec des matières indigestes,
      J’aurais oublié tout ça
      Quand j’aurai appris tout l’reste,
      Soulève un peu mon cartable,
      L’est lourd comme un cheval mort,
      Dix kilos d’indispensable
      Théorèmes de Pythagore !

      Si j’dois avaler tout ça
      Alors je dis : ‘Halte à tout ! ‘
      Explique-moi, Papa,
      C’est quand qu’on va où ?

      L’essentiel à nous apprendre
      C’est l’amour des livres qui fait
      Qu’tu peux voyager d’ta chambre
      Autour de l’humanité,
      C’est l’amour de ton prochain,
      Même si c’est un beau salaud,
      La haine ça n’apporte rien,
      Pis elle viendra bien assez tôt

      Si on nous apprend pas ça
      Alors je dis : ‘Halte à tout ! ‘
      Explique-moi, Papa,
      C’est quand qu’on va où ?

      Quand j’s’rais grande j’veux être heureuse,
      Savoir dessiner un peu,
      Savoir m’servir d’une perceuse,
      Savoir allumer un feu,
      Jouer peut-être du violoncelle,
      Avoir une belle écriture,
      Pour écrire des mots rebelles
      A faire tomber tous les murs !

      Si l’école permet pas ça
      Alors je dis : ‘Halte à tout ! ‘
      Explique-moi, Papa,
      C’est quand qu’on va où ?

      Tu dis que si les élections
      Ça changeait vraiment la vie,
      Y a un bout d’temps, mon colon,
      Qu’voter ça s’rait interdit !
      Ben si l’école ça rendait
      Les hommes libres et égaux,
      L’gouvernement décid’rait
      Qu’c’est pas bon pour les marmots!

      Si tu penses un peu comme moi
      Alors dit : »Halte à tout »
      Et maint’nant, Papa,
      C’est quand qu’on va où ?

      Si tu penses un peu comme moi
      Alors dit : »Halte à tout »
      Et maint’nant, Papa,
      C’est quand qu’on va où ?

  1. l’heure H , c’est maintenant que la bombe va exploser.
    Si les états et les banques avaient pu se désendetter ils l’auraient fait depuis 2 ans , hors rien , ils en sont incapables.
    L’heure H à donc sonné.

    1. à 15 h affolement général des chefs d’état , de la bce…..
      Des dettes et ils ne s’entendent pas…………….résultat certain.

      1. à 16 h , la BCE refuse les interventions massives…………….
        à X+ heures , les états européens se déchirent………
        à X + jours , les états européens se séparent en plusieurs groupes………….
        à X+ 1 semaine , 15 gos banques ferment………..
        On réimprime de la monnaie locale.
        C’est fini.

    2. N’importe quoi. Il n’y pas de crise de la dette souveraine. C’est un acte volontaire et politique de la City et de Wall-Street pour nuire à l’euro.
      Il suffit de lire quelques statistiques économiques de la Grèce pour s’en persuader:
      La Grèce avait depuis 1995 jusqu’en 2008 une dette de l’ordre de 100% du PIB. Or depuis 2008 la dette a monté à 145% en 2010.
      A qui la faute? Et bien a la crise systémique de la finance, bien sur!
      http://www.google.fr/publicdata/explore?ds=ds22a34krhq5p_&met_y=gd_pc_gdp&idim=country:gr&dl=fr&hl=fr&q=gr%C3%A8ce+dette+publique
      Autre source, l’inflation:
      http://fr.global-rates.com/statistiques-economiques/inflation/indice-des-prix-a-la-consommation/ipc/grece.aspx
      On remarque, que c’est la Grèce seule, avec sa monnaie qui combattu son inflation, avant le passage à l’euro. depuis l’inflation a très peu variée.
      De fait au contraire de ce que l’on dit la Grèce a été bien mieux gérée que Lheman Brothers!
      Bref les agences de notations disent absolument n’importe quoi. C’est de la propagande auto-réalisatrice. Ce sont tout simplement des criminels économiques.
      La notation est un acte politique. Une volonté de nuire à l’euro de la part du dollar et de la Livre.
      Il ne s’agit pas de comptabilité bidon sur les dettes souveraines.

      1. Comment peut on croire que la France mérite un triple A
        Le problème n’est pas que les agences abaissent leur note, le problème c’est qu’elles attendent que les pays soient au bord de la catastrophe pour le faire, le seul atout de la France c’est l’épargne des français mais franchement se servir de l’épargne des français comme garantie pour emprunter quand on est au bord d’une récession , faut être extrêmement tordu pour y voir des raisons de maintenir un triple A. On a vu comment fonctionnent les agences elles donnent du triple A a Enron jusqu’a la faillite, Eh bien donnons le triple A a la France jusqu’a la faillite mais le gouvernement va râler contre qui Après? Bien sur les Us devraient aussi être dégradés, mais bon noter une classe de cancres c’est toujours délicat il y a toujours ce qu’on appelle le taux de morbidité, quelque soit le niveau de la classe, les agences tordent leurs outils d’évaluation depuis des années pour éviter de dégrader la France et les US mais quand des élèves rendent des copies pleines de fautes au bout d’un moment ça devient difficile de leur mettre vingt sur vingt même si c’est les parents qui financent l’école.

    3. En effet ! Où va-t-on?! Regardez-ca !

      Moody’s abaisse la note de la Belgique de deux crans !!!

      L’agence d’évaluation financière Moody’s a abaissé, vendredi 16 décembre, la note attribuée à la dette de la Belgique de deux crans, à “Aa3“. Moody’s a invoqué la détérioration des conditions de financement pour les Etats de la zone euro, les risques pour la croissance de l’économie belge et le coût budgétaire que pourrait avoir le sauvetage de banques, dont Dexia.

      Lire la suite de l’article…

      1. Tiens, bizarre, les raisons invoquées pourraient parfaitement s’appliquer – entre autres -, à la France: et elle en est à garder son triple A…

        Jusqu’après les élections?

      2. @ Dette Belgique

        Dégrader la France relève du rôle de S+P. Ça va venir.
        Les agences chassent en meute, ces temps-ci et ne vont pas cesser de faire pleuvoir avertissement et sanctions jusqu’à la fin de l’année que leurs maîtres souhaitent la plus basse possible en zone euro.
        Pour la France, on attend le moment où l’annonce fera le plus de dégâts possibles.
        La Belgique, ça devenait urgent, elle commençait à voir ses taux se détendre.

  2. ci joint un texte piqué dans le blog attali -quand il avait sa commission-
    voyez le cynisme
    64. Le samedi 29 septembre 2007 à 22:56, par Leon
    Réponse aux critiques « des délocalisations et des responsables-coupables présumés ».
    Je me présente :
    Mon nom est Léon, DERMAYERS Léon, je suis Allemand mais de mère Française, j’avais 8 ans en mai 1945 et je me rappelle des bombardements de ce printemps 45. – Ceux sont mes souvenirs principaux de mon enfance, des souvenirs de fin du monde, de l’apocalypse, de la vision d’un enfant sur de nombreux trépas violents dans l’effondrement de l’immeuble.
    Puis ce ne fut pas la fin, et la vie a repris, ainsi que la frénésie de construire, de bâtir toujours plus, d’oublier cette guerre, d’avoir été à l’Ouest plutôt qu’à l’Est. – Vivre dans la joie. –
    Après les trente « glorieuses » j’ai démarré « l’expatriation », la découverte d’autres mondes.
    Dans une équipe de vente d’infrastructure industrielle en Iran au et Moyen Orient.
    L’entreprise ayant eu quelques difficultés de non-paiement, je me retrouve à 52 ans sans emploi
    Après quelques échecs d’embauches (déjà trop vieux), un Bâtisseur d’Empire dans l’équipement automobile, visionnaire et en avance sur tous ses concurrents, ma confié une mission fort lucrative que j’ai mené d’abord avec professionnalisme puis avec « passion ».
    – Il m’avait surtout embauché pour la connaissance des langues étrangères –
    J’étais devenu un des premiers « délocalisateurs » à la suite de la chute du mur de Berlin.
    Pour devenir un « bourreau efficace », il fallut d’abord être une « victime bien consciente de la nature humaine ».
    – C’était mon cas, et cela été très utile –
    Mais pour répondre aux nombreuses critiques, je ne pense pas faire parti des gens qui manquent de courage, bien au contraire, surtout à fréquenter de si « nombreux lâches » qu’ils soient diplômés ou non.
    Je vais donc vous compter l’histoire d’un « Système », vu par un qui était fortement impliqué (moi-même) puisque j’ai organisé la fermeture de 8 usines en Europe Occidentale, soit 1100 emplois, mais j’ai aussi contribué à la croissance de 12 usines à l’Est Hongrie, Tchéquie, Pologne, Ukraine, Émirats, Turquie, Mexique, Chine, Afrique du Sud, puis Roumanie, Inde, Brésil soit la création de 3000 emplois et plus aujourd’hui.
    Et je n’ai pas l’intention d’avoir des remords ni des regrets, j’ai fait un métier, et je ne me suis pas embarrassé de considérations métaphysiques ou philosophiques.
    Certes mon salaire pour cette prestation était à la hauteur de mes talents qui s’affinaient au fil du temps.
    Les pleutres, les sans-courages c’étaient les employés des entreprises-cibles dans leur grande majorité, des victimes-nés pour la plupart.
    Eh oui, comme disais un de vos « blogeurs » : 10 % de collabos, 80 % de majorité silencieuse ( si silencieuse que je n’ai jamais su s’il y avait un seul courageux dans le tas) et 10 % de rebelles pour qui j’avais finalement le plus d’estime, car ils tentèrent de vaines résistances.
    Résistances réprimandées par mes subordonnés si obéissants, qu’ils anticipèrent des actions sans que j’eusse seulement à les exprimer ni oralement, ni clairement !
    Le plus surprenant, j’ai pratiqué cela dans 4 pays différents avec toujours une résistance faible mais identique d’un site à l’autre, avec peut-être une particulière mollesse en Allemagne.
    En résumé : Tous les 18 mois fermer un site industriel de production en silence mais dans les délais, faire envoyer la production vers un pays ou les gens sont peu rémunérés, donc accroître sensiblement les marges bénéficiaires. – C’est pourtant un but simple et compréhensif : gagner de l’argent « Viel, gut und schnell » –
    Voici la « Méthode » :
    1) Être nommé pompeusement par le « patron de la holding » : CEO de l’entreprise cible.
    2) Vite distinguer les employés des catégories extrêmes : les collaborateurs et les rebelles
    3) Promouvoir les collabos, ménager un peu les rebelles au début, puis les laissez aux mains des directeurs si obéissants.
    4) Communiquer : expliquer la situation économique, mondialisation, coût concurrence, marchés émergeants, Joint-Venture, croissance à deux chiffres, nouveaux besoins, etc.…Bla-bla ….
    5) Choisir soigneusement les employés intéressés par un voyage, une découverte vers un pays lointain : de préférences des « petits chefs ». Les amener vers le pays « d’accueil ».(Ils deviennent importants, cela faisait longtemps que personne n’avait finalement observé leur qualité.)
    6) Placer les quelques rebelles ayant survécus aux « purges » vers les fonctions commerciales avec des ambitions de croissance telles qu’ils se réjouiront bientôt de produire dans les « Low Costs ».
    7) Faire envoyer progressivement une production partielle déficitaire, puis une autre moins déficitaire etc..
    8) Transformer le site de production en « Center of Competence », cela donne de l’importance au Directeur Général promu et favorise le transfert.
    9) Annoncer un déficit chronique du site de production, le provoquer si nécessaire.
    10) Réduire l’effectif par tranche de 15 %, avec la complicité des 85 % momentanément encore en place.. « Kleinmutigkeit der Leute »
    10 bis) Réitérer ceci tous les 4 à 6 mois
    11) Lorsqu’il n’y a plus de production, fermer la « boutique », car un nouveau COC a été mis en place sur le site de production d’accueil. Les Tchèques ayant une grande tradition industrielle, ils se sont finalement vite adaptés à produire, innover et à développer. – Ils travaillent plus et coûtent moins chers –
    12) Déplacer les quelques commerciaux restant vers un site de taille réduite, et vendre le site à des promoteurs immobiliers. – The End –
    – En Europe, l’Allemagne l’a initié, la France a suivi le mouvement. –
    Voici en 12 points, les grandes lignes d’une délocalisation réussie.
    Coût : de 6 mois à 10 mois de masse salariale annuelle + frais liés aux transports et déménagements – vente des terrains de constructions.
    Gain une marge bénéficiaire remontée de 2 à 35 points soit un retour d’investissement (ROI ) inférieur à 18 mois.
    Ceci est valable si vous les premiers à le faire et si vous êtes leste.
    Ceux qui arrivent après les autres peuvent se retrouver rapidement en posture plus délicate et si le processus de délocalisation s’éternise, le « Return Of Inversement » peut se rallonger dangereusement.
    Donc n’est pas « Délocalisateur qui veut », c’est un métier ou la connaissance de la psychologie humaine est primordiale. C’est la gestion de la décroissance d’un lieu et de la croissance d’un autre lieu.
    Bien sûr, j’ai été décrié, mais finalement si peu et surtout rarement en face.
    J’ai eu droit à tous les surnoms, « Le Bosch », en France, « Joé » : allusion à Joé Dalton dans Lucky Luke, Le « Ballafré » ma cicatrice au visage d’avril 1945, « Terminator », « Exterminator », « Délocalisator » , « Special winner, serial killer », « Louis de Funès » en Allemagne seulement parce que je parlait aussi le Français, etc…. Mais tout cela m’était égal.
    J’étais un élément d’un « Système », et je comprenais les motivations de mon « Employeur » qui s’est adapté à la croissance d’un monde en mouvement, qui pensait sincèrement maintenir son empire par la construction de sites de production dans les pays émergeants, et qui avait au fond moins d’empathie pour ses trop « gâtés » compatriotes d’Allemagne que pour les populations d’Asie.
    Et il avait compris que dans ce système, il fallait jouer en premier et rapidement.
    La responsabilité de ce « Système » est collective. :
    La « classe économique dirigeante » : pour un maintient de ses Empires ( un Empire par définition est vaste, et la terre est finalement si petite, – moins d’un jour de voyage d’un endroit à n’importe quel autre – )
    La « classe politique » : pour préserver une illusion d’un maintient du niveau de vie à leurs électeurs. – repousser le problème dans le temps, comme votre « Louis XV ».
    Les « consommateurs-électeurs » qui recherchent le meilleur rapport qualité-coût.
    Et moi bien sûr, qui était doué pour être un acteur de ce « Système »e, – ne soyons donc pas modeste -, qui a vécu très confortablement, qui a goûté la bonne chaire dans tous ses aspects, qui pourra mourir sereinement car si j’ai connu l’enfer des bombes dans ma prime jeunesse, j’ai connu une fin paradisiaque, égoïstement certes, et avec une pointe de cynisme, mais c’était si exaltant.
    Dans votre littérature j’ai retenu deux choses que je cite :
    Élie Wiesel : Il y a des bons et des mauvais partout, ce qui est dangereux c’est l’indifférence de la grande masse qui laisse faire.
    Et
    Les riches sont cyniques … et …. les pauvres sont résignés et pour cause.
    Ou encore une troisième sur notre sujet :
    Le « Système » des délocalisations ressemble à la vente pyramidale, quelques gros bénéficiaires audacieux et lestes et beaucoup de « Loosers » qui subissent individuellement et dans l’isolement ». Avec la participation de la « lâcheté du plus grand nombre, qui s’accrochent à juste encore survivre quelques temps »
    – Rajoutez encore un régime de terreur dû à une situation de guerre qui s’enlise, et vous imaginez ce que cela peut produire. – Rien de neuf sous le soleil, après tout
    Requête :
    Ce qui m’intéresserait, c’est de vous rencontrer, vous, les 43 membres de votre commission.
    J’ai lu vos CV, des parcours fort intéressants, une belle équipe, peut-être un peu éloigné du terrain, trop habitué aux conforts attribués aux « Élites » .
    J’ai eu affaire à tant de personnages et d’en comprendre leurs mécanismes, leurs vrais motivations, leurs peurs profondes si bien dissimulées, que je pourrais faire la synthèse des résultats de votre commission avant même que vous les synthétisés. Cela dépend de vos natures profondes ( si vous êtes courageux et sincères ou si …)
    C’est aussi cela le talent du « Delocalisator ».
    Je vous laisse mon adresse e-mail et me tient à votre disposition.
    Je sais que la probabilité de cette rencontre est très faible, et c’est dans la « normalité humaine ».
    En fait pendant mes missions, j’ai promu tellement de monde à des rôles de direction « Geschäftführer », « Plant Manager » « Diretor da manufatura » « Président Directeur Général», que j’ai une connaissance approfondie de la nature des plus ambitieux.
    Plusieurs années après la fermeture de leurs sites, ils sont restés amicaux avec moi, et me souhaitent une « Bonne Année » et même un « Joyeux Anniversaire ». – Les niais ! –
    Mes « victimes sans grades» se sont retournées parfois contre les cadres collaborateurs, jamais contre moi.
    Comme votre plus célèbre des Français d’aujourd’hui, je disais la vérité dès le départ, et il est vrai que beaucoup ne voulaient tout simplement pas entendre la vérité.
    – C’est quand même extraordinaire –
    Im letzten Monat war ich in einer Fabrik im Osten, und ich habe gehört, was ein Franzose über eurem neuen Präsidenten erzählt hat zu die Mitarbeitern.
    „Unser Präsident ist der französische …. Leon DERMEYERS“ – Ist daß nicht wunderbar ? –
    Bis bald, vielleicht !
    Maintenant, je suis cependant conscient d’un emballement du « système » et de ses funestes conséquences possibles.
    C’est aussi pour cela que j’ai eu beaucoup plus de respect pour les « Rebelles » et ceci très rapidement, dès le début de ma carrière d’ « Exterminator ».
    – Mais est-ce surprenant ? –

    1. A couche tôt… J’aurai voulu écrire « A Mr Dermeyers »…

      On trouve aussi, sur ce blog, si on le connaît depuis longtemps, un conformisme ambiant.

      Conformisme bien défini par la propre régulation du blog. Ce qui est normal, et sans importance… C’est un blog

      Je veux dire par là que ce « phénomène hiérarchique » est banal, humain.

      Je sais depuis mon adolescence, et mes bourlinguages divers, que cet état des choses (les pulsions humaines en fait) ne changera pas de sitôt.

      Je ne connais qu’un début de solution : supprimer les méta ensembles (pays, entreprises, banques..)

      Il y a une hiérarchie naturelle (individu, famille, tribu/village/quartier) qui devrait être et rester à la base des décisions humaines. Dès qu’on va au delà, c’est du calcul inhumain….

      Je paraphrase souvent Cioran en rappelant sans cesse que les individus qui « montent » dans ces hiérarchies, sont ceux qui se rapprochent le plus (mais eux sont persuadés du contraire) du singe dévoyé et pervers… que nous avons tous potentiellement en nous

      Hélas

    2. Je ne sais pas pourquoi mais ce personnage de « delocalisator » me rappelle celui d’un total « exterminator », pour le compte : Maximilian Aue, le personnage-clé dans Les Bienveillantes, de Littell. N’y aurait-il qu’une simple différence de degrés ? …après tout, ces procédures, perfides mais assumées, de délocalisation causent des souffrances sans nombre et des morts, de quelques à beaucoup.

      Quand, au XXIIe siècle, pourvu que les archives restent en ordre et accessibles, on fera la balance des morts dues aux divers totalitarismes, on devrait trouver des masses équivalentes : communisme = 100-200M (sur 80 ans) ; capitalisme = 100-200M (sur deux siècles) ; colonialisme= 100-200M (sur plus de 4 siècles) ; fascismes (fascisme, nazisme, militarisme impérial nippon) = 40 à 60 M (en 2 décennies ; plus intenses mais fugaces car suicidaires).

      L’Homme en ses oeuvres. Quel tableau de chasse pour le prochain système ? …nos arrière-arrière-petits-enfants sauront… la nature est prodigue et l’humanité n’est qu’un grouillement d’asticots desquels s’élèvent parfois de gracieux papillons… tricolores ou …multicolores

    3. Leon DERMEYERS

      Un maître dans l’art de la subversion. Cet homme me fait penser au mythe de Faust . Ayant survécu à l’enfer, il finit par vendre son âme au diable.

      Mais ne semble pas assumer ce choix en totalité.

      C’est aussi pour cela que j’ai eu beaucoup plus de respect pour les « Rebelles » et ceci très rapidement, dès le début de ma carrière d’ « Exterminator ».

      Les « Rebelles » n’ont que faire du respect d’un individu qui à bâti son oeuvre de vie sur les ruines de beaucoup d’autres. En toute lucidité. Nul ne peut dire de lui « pardonnez lui il ne savait pas ce qu’il faisait ». Il savait
      Sa lecture de la psychologie humaine est limitée, elle ne va pas au fond des choses, elle s’arrête à ce avec quoi sa conscience peut s’accommoder pour justifier son choix.

      Son appétit de « lion », à eu raison de son humanité. Maudit est celui que le » lion » domine.

      Cet homme ignore une chose, le lien intime qui le lie avec ceux dont il a contribué à boulverser l’existence, en bien comme en mal.

      Maintenant, je suis cependant conscient d’un emballement du « système » et de ses funestes conséquences possibles.

      Le « Système » en guise de feuille de vigne pour dissimuler l’objet du pêché. Voile de fausse pudeur sur une conscience qui n’est pas dupe.

      Cet homme à choisi son « Maître », qu’il l’assume. Son choix, ses paroles, ses actes, leurs conséquences lui appartiennent.

    4. J’étais acheteur dans las années 95-2000 et j’ai découvert le parcours des délocalisations à travers le prisme du marché des colliers dit Atlas, les colliers en cuivre qui fixent au mur les tuyaux d’eau.

      A ma connaissance c’est un marché franco-français (belge?), avec une fabrication locale à cette époque par des PME avec de beaux catalogues et 40% de remise chez tout le monde tout va bien que le meilleur gagne.

      D’un seul coup, mes vendeurs m’alarment, nous sommes 20% trop chers…

      J’appelle mon fournisseur, il m’explique qu’un concurrent avait délocalisé le premier en Europe de l’Est (je ne sais plus quel pays) ce qui expliquait cet écart mais ils étaient sur le point de réagir etc.

      A peine un mois après, j’ai 55% de remise car ils avaient délocalisés eux aussi mais encore plus à l’Est.

      Après deux-trois ans j’avais 80% de remise,+10% par quantités +3% en payant cash et tout le monde fabriquait en Chine.

      De déménagement en déménagement, ils n’ont même pas pris le temps de refaire leur catalogue.

      Les colliers avaient perdus la moitié de leur épaisseur, les filetages étaient à moitié foireux, les plombiers gueulaient mais TINA, personne n’avait de qualité différente, seul le prix comptait.

      Aux dernières nouvelles notre fabricant a sauvé sa peau en devenant une marque.

      Je ne sais pas ce qu’il aurait pu faire d’autre.

    5. Deshabiller Kurt, pour habiller Jan, quel progrès, quelle mirifique création !!!
      D’autre disait: Pour les uns le pain, pour les autres la mort..
      Il n’est pas trop tard, il y a des métiers comme médecin urgentiste de nuit, au Burundi, pour se racheter

    6. j’aime assez la notion que la masse la plus grande (la plus détestable) est celle des consommateurs-électeurs (j’ajoute : et petits bourgeois-capitalistes). Le système est bien pourri par cela le consommateurélecteur qi veut toujours le prix le plus bas et qui spécule (spéculait !) et fait mine d’ être outré choqué lorsque d’autes le font mais sur une échelle macroscopique et non plus microscopique. Exterminator De Funès peut être approché « cliniquement » et le parcours qu’il nous conte ne contient probablement pas les motifs les plus déterminant de son appréhension de li même et du monde qui l’entoure……mais il me semble qu’il est fondamentalement banal au sens de compréhensible….. Il n’y a de salut que dans l’extrême et non dans le moyen/milieu (médiocre au sens propre)

    7. Mais est-ce surprenant ?

      C’est plutôt rassurant. Vu son respect pour les « rebelles », ici dans le sens « qui refusent d’obéir aux ordres », on sent un certain regret de n’avoir été, malgré tout son relatif talent, qu’un simple exécutant résigné ayant accepté le confort qu’on lui offrait.

    8. Mais pourquoi tu couches là?
      Allemagne année zéro, c’est le topo?
      Le temps de tout revoir, c’est toujours après: y’a pas d’avant, y’a que des après….

  3. L’association des anciens d’HEC, dans les locaux du Salons de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris,se demande où va le monde ? C’est une forme de comique de haut niveau à mon goût. Presque de l’humour anglais. Qui va tenir le rôle de Leslie Nielsen ? 😀

    1. @Dr Georges Clownet
      Voilà un cadre qu’il est beau, HEC et Chambre de commerce et d’industrie ,il faut pas le casser, il est trop joli et j’adore l’ancien .Le premier Hautes Etudes ,voilà de la carte de visite dorée sur la tranche ou comment ne rien bouger aux choses ,le deuxième Chambre de Commerce et d’Industrie ,le seul endroit ou vous arrivez avec une question, et lorsque ont vous a répondu , vous ne savez plus la question que vous avez posée .Cela me rappel la maison qui rend fou Asterix, bonne chance P.J

  4. Hi et … ouille.

    « Why The UK Trail Of The MF Global Collapse May Have « Apocalyptic » Consequences For The Eurozone, Canadian Banks, Jefferies And Everyone Else »

    Extrait :

    « Simply said: when one truly digs in, MF Global exposes the 2011 equivalent of the 2008 AIG: virtually unlimited leverage via the shadow banking system, in which there are practically no hard assets backing the infinite layers of debt created above, and which when finally unwound, will create a cataclysmic collapse of all financial institutions, where every bank is daisy-chained to each other courtesy of multiple layers of « hypothecation, and re-hypothecation. » In fact, it is a link so sinister it touches every corner of modern finance up to and including such supposedly « stable » institutions as Jefferies, which as it turns out has spent weeks defending itself, however against all the wrong things, and Canadian banks, which as it also turns out, defended themselves against Zero Hedge allegations they may well be the next shoes to drop, as being strong and vibrant (and in fact just announced soaring profits and bonuses), yet which have all the same if not far greater risk factors as MF Global. Yet nobody has called them out on it. Until now. »

    http://www.zerohedge.com/news/why-uk-trail-mf-global-collapse-may-have-apocalyptic-consequences-eurozone-canadian-banks-jeffe

  5. Lisez bien à quel point on se moque de nous

    Puisque la Banque centrale européenne ne se décide toujours pas à garantir les dettes de la zone euro, la Réserve fédérale américaine peut aussi bien s’en charger, plaide Dean Baker, co-directeur du Center for Economic and Policy Research à Washington. Ses explications, recueillies en interview conjointe avec le Financial Times Deutschland.

    Les banques centrales des Etats-Unis, du Canada, d’Angleterre, du Japon et de Suisse sont intervenues mercredi en coordination avec la BCE, est-ce ce que vous demandiez pour sauver l’euro?

    L’intervention de ce mercredi est surtout symbolique. Elle répond au manque de dollars des banques européennes. Il est important aussi que les Chinois signalent qu’ils réalisent ce qui est en jeu pour eux dans cette crise de l’euro. Mais cette intervention des banques centrales ne suffira pas pour faire face à la spirale d’endettement dans laquelle sont pris des pays comme l’Italie. Avec une dette qui atteint 120% du PIB, l’Italie ne pourra pas supporter longtemps un taux d’intérêt de 7%.

    Si la Banque centrale européenne continue à tergiverser, vous suggérez donc une intervention de la Réserve fédérale américaine?

    Oui, il n’y a que trois acteurs qui ont les poches assez profondes: la BCE, la Fed ou la banque centrale chinoise. La BCE pourrait intervenir seule, comme elle l’a fait d’ailleurs dernièrement en rachetant des emprunts d’Etat de pays en difficulté. Le problème est qu’elle a ensuite sapé sa propre intervention en faisant savoir qu’elle ne s’engagerait pas systématiquement. Les Européens essaient encore d’arracher des concessions à l’Italie. Mais il serait temps que la BCE cesse ses jeux, qui aggravent la situation et occasionnent de vrais dégâts dans l’économie réelle. Pour cela, plutôt que de laisser la BCE assister à la debâcle de l’euro, je dis que la Réserve fédérale américaine pourrait aussi intervenir. Elle pourrait garantir la dette italienne. Dans un premier temps, elle pourrait racheter les titres italiens dès que les taux dépassent les 6%. Ce n’est certainement pas la meilleure solution possible, mais l’effet serait le même que si la BCE s’en chargeait. La Chine l’a fait dans les années 1990 quand elle achetait d’énormes quantités de bons du Trésor américain et contribuait ainsi à maintenir les taux américains très bas. Ce qui avait d’ailleurs contribué à entretenir la bulle immobilière. Alan Greenspan (alors président de la FED, ndlr) parlait d’”énigme”: il augmentait les taux au jour le jour et les taux d’intérêt à long terme restaient stables ou même baissaient.

    Serait-il acceptable aux Etats-Unis que la Fed vole au secours de l’euro?

    Il est clair que ce serait très controversé. La Fed se charge maintenant de l’Europe, après avoir déjà secouru Goldman Sachs et Citigroup, dirait-on. Ce ne serait pas une position très confortable pour Ben Bernanke, le président de la Fed. Mais si l’alternative ce sont des taux italiens qui montent jusqu’à 10% et un effondrement économique complet, qui se répercute aux Etats-Unis, il pourrait le faire. L’intervention de ce mercredi est un premier pas dans cette direction. Ce que Bernanke doit faire c’est préparer le terrain: reconnaître ce qui est en jeu pour les Etats-Unis en cas d’effondrement de l’euro.

    Les Etats-Unis ne contribuent-ils pas aussi à la crise européenne en rapatriant leurs capitaux exposés en Europe?

    Il est vrai qu’il y un très large reflux des dépôts américains en Europe. Les nouveaux “stress tests” que la Fed veut imposer aux banques américaines sont si rigoureux qu’ils contribuent aussi à resserrer le crédit. Le “pire scénario” envisagé par les stress tests de 2009 s’est finalement avéré plus optimiste que la réalité… Cette fois-ci, on table sur un chômage qui monterait jusqu’à 13%, le Dow Jones passant en dessous de la barre de 6000 points… C’est là vraiment imaginer un scenario extrêmement noir en Europe et cela revient à dire à nos banques qu’elles doivent être très prudentes.

    L’administration Obama fait-elle tout ce qu’elle peut pour aider les Européens?

    Obama doit exercer le plus de pression possible sur la BCE pour qu’elle agisse. Pour cela, je ne sais pas s’il faut le dire ouvertement ou pas, je ne sais pas ce qui est le plus utile. Ce qui est sûr c’est que les Etats-Unis peuvent tordre des bras, quand ils le veulent…

    Les Etats-Unis ne bloquent-ils pas aussi l’idée d’un renflouement de l’Europe par le FMI?

    Pour augmenter les ressources du FMI, il faudrait passer par le Congrès américain. Les républicains y prendraient Obama en otage, en exigeant des contreparties… Sachant que la dette italienne atteint maintenant les 2000 milliards d’euros, il faudrait assembler une somme considérable. Quant à mettre en place un fonds qui ne passe pas directement par le FMI mais qui y soit adossé, je ne sais pas combien de temps cela prendrait.

    Ne regrettez-vous pas déjà Dominique Strauss-Kahn à la direction du FMI?

    Disons que Christine Lagarde a une approche plus conventionnelle. Dominique Strauss-Kahn jouerait sans doute un rôle plus énergique, il était prêt à secouer les institutions. Ce n’est pas le cas avec Christine Lagarde.

    Propos recueillis par Lorraine Millot et Sabine Muscat (Financial Times Deutschland)

    http://washington.blogs.liberation.fr/great_america/2011/12/index.html
    Great America: décembre 2011
    washington.blogs.liberation.fr
    L’Amérique à deux voix, par nos correspondants Lorraine Millot à Washington et Fabrice Rousselot à New York

  6. (Commentaire mal placé (N° 8). supprimé et mis en réponse à couchetot mais signalé comme doublon)

    Ca vaut de l’or ce merdier là, c’est vrai, verdekalla noch a mal et goth verdutch oder/ou comment transformer le plomb en or (et réciproquement à terme).

    Plus sérieusement et concrètement, un ami m’expliquait au sujet des délocalisations, qu’il les avait vécu sur le terrain et même y avait participé malgré lui (encore un) en démontant soigneusement les machines de production pour les emballer et les expédier à Léon peut être. Il m’en parlait avec beaucoup de regrets et avait du effectuer sa tâche sans enthousiasme (rime avec …).

    Autres temps, autres époques, il y a un bail déjà je démarrais ma première année de LET et le premier mois les cours de techno étaient consacrés à l’installation des machines outils dans les ateliers.
    Le LET était flambant neuf et devait former les futurs cadres et techniciens de la grande usine auto proche; en face de notre établissement nous pouvions voir s’ériger les cages à lapins ou à poules qui devaient abriter certains de ces techniciens et aussi les ouvriers, souvent immigrés.
    Aujourd’hui l’usine dégraisse, sans doute parce que les autos sont plus fiables.

  7. Bonjour,

    j’aimerais savoir ce que les lecteurs pensent du livre de Kindleberger, Histoire mondiale de la spéculation financière ? Vaut-il ses louanges ?
    Merci d’avance.

      1. merci !
        je serais ravi de le lire en anglais, mais si je le fais circuler, je ne suis pas certain que cette langue enchante tout le monde :). Donc la dernière réédition n’a pas été traduite…

  8. Mauvaise question.
    Le monde, bien arrimé à son soleil se déplace vers Vega dans le système de la Lyre.
    Quant à savoir où va l’humanité ?? Certainement à sa perte qui ne le sera pas pour le restant de la galaxie.

    1. Fatalitas :
      « Ce qui nous distingue de nos prédécesseurs c’est notre sans gène à l’égard du mystère. Nous l’avons même débaptisé, ainsi est né l’absurde. » (Cioran)

  9. L’heure H…H. Oui, le temps de l’autocritique de l’humanité est arrivé et avec lui, celui de maintes décisions qui ne peuvent plus être reportées à plus tard, au risque de voir les horloges s’arrêter, c’est à dire d’aller vers un monde sans conscience, sans humanité.
    Où va le monde? Comment va le monde? Des questions que seul l’Homme peut se poser et le fait qu’il se les pose peut être une indication qu’il doute, enfin!
    Ici, un court-métrage de 50 ans d’histoire du nucléaire civil (condensé en 11 min) et qui illustre une bonne part de la vraie nature de l’homme et de ce qui le motive: la volonté de puissance.
    Cette volonté de puissance, il devra assez rapidement apprendre à l’accorder avec ce dont il dépend : » le monde » , c’est à dire la liberté de l’Homme dans l’enceinte des incontournables lois naturelles et morales.

    1. Pendant ce temps-là, à Athènes, les chaussures fabriquées généralement en Grèce, Portugal, Italie, coûtent entre 90 et 200 euros. On trouve très peu de 40-60 euros.
      Donc on parle d’une paire de chaussure (« normales », dans une rue « normale » où les gens ont l’habitude de venir pour le shopping) qui coûte 1/2 mois de salaire moyen.
      Bien sûr, on peut aussi trouver des chaussures made in china, dans les 20-40 euros. Mais on trouve les mêmes modèles de qualité « plastique » dans d’autres pays pour 10 euros…

  10. Vaste thème de discussion.

    Ma longue expérience de prévisionniste à IBM me conduit à penser que contrairement aux chants des sirènes de la technologie informatique, nous n’allons pas vers une « Société de l’information », porteuse d’un avenir meilleur pour tous grâce aux bienfaits des processeurs informatiques de plus en plus puissants et aux réseaux télématiques de plus en plus accessibles.

    Je pense au contraire que nous allons vers un ère de la désinformation. Désinformation : au sens scientifique du mot information: information =-réduction de l’incertitude.

    Notre époque vit une augmentation constante de l’incertitude, liée à des évolutions technologiques accélérées, incontrôlées et incontrôlables d’un côté et des changements géopolitiques eux aussi incontrôlés et incontrôlables, et en partie au moins suite à l’influence des technologies de l’information et de la communication : téléphones portables avec fonctions photo et vidéo, réseaux sociaux, accessibles même dans les pires dictatures…

    De ces évolution incontrôlées et incontrôlables découle l’augmentation du désordre et de l’incertitude: une augmentation sans précédent de l’entropie, dont on sait que la formule est l’inverse de celle de l’information: Information = « néguentropie » (Erwin Shroedinger),
    De cette incertitude généralisée découle l’imprévisibilité, dont la gouvernance se ressent à tous les niveaux dans toutes les organisations. Que ce soient les marchés ou les systèmes réglementés l’imprévisibilité les empêchent de fonctionner de manière adéquate.

    Je sais bien qu’on aimerait pouvoir trouver des coupables pour assumer la responsabilité du manque de choix stratégiques, à quelque niveau ce ce soit: du simple consommateur aux plus grands stratèges industriels et commerciaux, et au niveau des gouvernements. Je pense sincèrement qu’elles et ils ne savent pas où les prochaines années les conduiront.

    Dans une telle situation, investisseurs privés ou gouvernementaux semblent incapables de faire des paris sur le futur dans l’économie réelle celle qui donne des produits, des services et des emplois.

    J’ai proposé une expérience par la pensée (Thought experiment) à un ami économiste qui avait fait ses études avec moi et qui a fait une carrière brillante dans une grande banque d’affaires, et donc connaissant bien le sujet des investissements économiques.

    Voici la question que je lui ai posée:

    « Imagine que je sois un très riche mécène et que je te propose 100 millions d’Euros à deux conditions seulement :
    1/ Tu me rends cette somme brute, sans intérêts, mais dans sa totalité dans 5 ans
    2/ Avec cette somme tu investis dans des activités de l’économie réelle de manière à créer 5000 emplois.

    Acceptes tu cette proposition?

    Comme c’est un grand professionnels, il a réfléchi un bon moment avant de me dire « Non, à 5 ans je ne serais même pas assuré de te rendre le capital initial. »

    Je pense que les banquiers et les investisseurs dont on a vilipendé les turpitudes, se sont souvent en fait retrouvé devant des décisions de ce genre, fuyant alors les investissements dans l’économie réelle pour se réfugier dans des investissements spéculatifs à court terme qu’à tort ils pensaient plus prévisibles.

    Reprenant ma casquette de prévisionniste, je pense que dans les conditions actuelles de fonctionnement de l’économie et de la géopolitique mondiale, il n’existe pas de techniques de prévision et donc de modélisation appropriées à 5 ans. Or le vieil adage « Gouverner c’est prévoir », lui, reste de mise.
    Ces techniques de prévision et de modélisation restent à inventer.

    Mais il s’agit là de considérations pour le long terme:

    Pour le court et moyen terme il me semble que certains auteurs proposent des stratégies ayant un sens, au moins à court terme.
    Je pense par exemple aux proposition concrètes de Pierre Larrouturou dans son livre « Pour éviter le Crach Ultime » NOVA Editions Paris 2011.
    Ce livre contient des données pertinentes et des propositions qui en sont les conséquences.

    J’ai aussi souvent cité sur ce blog le livre de Martin Ford: « The lights in the tunnel » qui aborde le problème de la baisse de la part du travail dans la valeur ajoutée des états de l’OCDE et maintenant du monde entier: l’automatisation de plus en plus poussée des productions de biens et de services ont réduit de manière dramatique la place du travail dans l’économie. Réduisant par la même occasion la demande finale; moteur des économies capitalistes, qu’il s’agisse d’un capitalisme privé ou d’un capitalisme d’état.

    Bien cordialement.

    Paul T.

    1. Merci Paul Trehin pour votre interessant et pertinent point de vue .Vraiement ce blog a une qualite d’intervenant remarquable ,merci a tous!

    2. @paul Thérin, c’est peut être parce que le monde du fait de son ouverture médiatique sans précédent s’est rempli trop facilement de faux prophètes et d’imposteurs ceci d’autant plus que personne n’attendait que progrès ne soit considéré seulement que comme source de plus de profit au lieu et place de source de bien être. C’est la grande trahison des temps modernes, il nous faut changer d’époque, mais comment quand la plupart des gens n’ont même pas identifié d’où vient exactement le malaise de l’époque et se fourvoient encore au temple de la consommation comme drogue et quand ils ne peuvent plus c’est pire encore…
      Il faut du courage et de la volonté pour sortir du système

    3. @ trehin.
      100 millions € pour 5000 emplois ……c’est beaucoup trop = 200000 €/emploi.
      Alors que salaire moyen 2000 €*12*5 ans= 120000 €
      Autant les payer à ne rien faire.
      Faudrait un peu compter quand même.

      1. Merci, de votre commentaire,
        Les 100 millions d’Euros semblent être une somme très élevée.
        mais n’oublions pas
        – d’un côté, que les salaires sont soumis à cotisations sociales salariales et patronales, ce qui double à peu près votre estimation
        – Il faut aussi tenir compte des diverses taxes TVA, Impôts sur les dividendes,et des assurances diverses.
        – Et d’un autre côté que des emplois ne sont pas crées sans un investissement en capital fixe: murs et machines ou équipements divers, nécessaires à la production de biens ou à la mise en place de services. Il faut aussi rajouter les investissements en formation professionnelle, rendus d’autant plus nécessaires avec la rapidité de l’évolution technologique.
        C’est probablement dans ces investissements nécessaires à la création de 5000 emplois qui seraient le plus difficile à évaluer. En effet il n’y a pas que les technologies de l’information et de la communication qui évoluent très rapidement, de très nombreux processus de production ont considérablement étés modifiés et certains investissements matériels faits il y a seulement 3 ans se retrouvent dans une situation d’obsolescence technologique impliquant un réinvestissement, à la fois en matériels et en formations des salariés.

        N’oublions pas aussi que certains investissements fondés sur une automatisation de plus en plus poussée des processus productifs pourraient limiter le nombre de salariés nécessaires dans l’entreprise, rendant le second terme du contrat (5000 emplois) difficile à satisfaire.

        Je n’ai pas non plus parlé des risques que la mondialisation et du désordre géopolitique ambiant font courir à tout investissement industriel ou commercial.

        Comme mon ami, grand spécialiste des investissements industriels et commerciaux, je ne serais pas preneur d’une offre de 100 millions d’euros soumis aux deux conditions imposées: remboursement intégral et création de 5000 emplois…
        La même problématique serait applicable à des investissements publics financés par des fonds publics, dont le minimum serait de conserver le capital d’état et de créer des emplois. D’où les difficultés à se lancer dans des politiques néo-Keynesiennes : dans quoi investir pour que l’argent public soit fait avec « rigueur » (dans le sens propre de ce mot et non le sens galvaudé par les néolibéraux, pour lesquels « rigueur = restrictions budgétaires sans discrimination)

        Bien cordialement.

        Paul T.

      2. @Paul Tréhin

        Il me semble de toute façon difficile de créer 5000 emploi avec seulement 100 millions €, même si il n’y avait pas la contrainte de les rendre au bout de 5 ans, à moins que ce ne soit pas des emplois directs. Même dans ce cas cela voudrait dire que l’on peut résorber le chomage avec 50 Milliards €, à peine un cinquième du budget de l’état.
        J’accepterais peut être la propositon avec 500 Millions, dans ce cas je construirais des STEPs chimiques c’est à dire capable de produire du carburant de synthèse en utilisant l’électricité pendant les heures creuses. Le produit n’a pas de problème de débouché puisqu’on va vers une pénurie de pétrole, le réseau électrique a besoin d’être régulé et je proposerais à EDF de construire des usines qui utilisent de l’electricité effaçable ce qui lui facilitera la gestion des pointes et l’introduction de productions intermittantes comme celles des Eoliennes. En contrepartie je demanderais un tarif préférentiel bien sûr. Je pense qu’au bout de cinq ans je serais capable de rembourser en faisant un prêt (les installations commenceront à peine à être rentables). C’est juste une idée de principe.

      3. Je pense que mr Trehin a parfaitement raison dans une estimation moyenne de 200.000 euros/an/salaire. le côut d’un salarié « moderne » (I.E. technico-scientifique avec Bac +5 ou 8 par exemple) varie entre 150 et 250.000 euros par an tout compris

    4. Paul Tréhin :
      « Imagine que je sois un très riche mécène et que je te propose 100 millions d’Euros à deux conditions seulement :
      1/ Tu me rends cette somme brute, sans intérêts, mais dans sa totalité dans 5 ans
      2/ Avec cette somme tu investis dans des activités de l’économie réelle de manière à créer 5000 emplois.
      Acceptes tu cette proposition?
      5 ans pour rembourser une telle somme après avoir investi dans l’économie réelle de manière à créer 5000 emplois, c’est un peu court non ?
      Pourquoi un banquier ne serait-il pas à même de proposer une telle somme avec des exigences de remboursement à plus long terme et avec des intérêts à peine supérieurs à l’inflation ?
      La soif de bonus rapides et les exigences des actionnaires ?

      1. J’ai proposé une période de 5 ans car en l’état actuel de l’évolution technologique, 5 années » c’est déjà du long terme.
        Mon exercice mental aurait été encore plus difficile si j’avais parlé de 20 ans pour rembourser la somme initiale, même sans intérêts et une création de 5000 emplois.

        Les entreprises elles mêmes ne savent plus investir à moyen et long terme les fruits de leur autofinancement. Beaucoup se sont réfugiées dans des investissements spéculatifs purement financiers et non productifs, ni de biens et de services ni d’emplois.

        Je reprends une phrase de Pierre Larrouturou, si je me rappelle bien « Si la crise aggrave le chômage et les inégalités sociales ce sont le chômage et les inégalités qui ont été à l’origine de la crise: moins de salaires entraine moins de demande et moins de demande finale, entraine une baise de l’activité économique, donc encore plus de chômage.
        Relire le livre de Joseph Stiglitz « Le triomphe de la cupidité » qui décrit très bien le mécanisme de la crise de 2008, de même que les livres de Pierre Larrouturou « Crise, la solution interdite » ou plus récent « Comment éviter le Crach Ultime »

        Il es évident que les inégalités dans la redistribution des gains de productivité au cours des 40 dernières années constitue le nœud du problème. En effet dans la longue période 1850 1960, au moins une partie des gains de productivité horaire du travail avaient été redistribués sous forme d’augmentation du pouvoir d’achat des ménages modestes, augmentation assez faible, mais une légère augmentation tout de même, le tout accompagné d’une réduction modeste du temps de travail, hebdomadaire, annuel et tout au long de la vie.
        Il y avait tout de même eu une augmentation de la productivité horaire du travail d’un facteur 2 en un siècle et on état passé de plus de 48h de travail par semaine aux 40 à 44 heures par semaine en 1960. Durant cette période sont apparus les congés payés obligatoires et le SMIG débaptisé en SMIC par la suite assurant un plancher aux rémunérations des salariés..
        Les logements avaient gagné en confort par rapport à 1850.

        Dans la période 1970 2005 l’augmentation de la productivité horaire du travail a varié d’un facteur 5(source Pierre Larrouturou) or le niveau de vie moyen de ménages n’a pratiquement pas augmenté, les salaires non plus et les 35 h sont une miette au niveau du temps libéré. Les logements sont plus chers, etc. Il n’y a donc pas eu de redistribution des gains de productivité: la cupidité des investisseurs s’est accaparée ces gains.

        Tant qu’il existait un part de redistribution des gains de productivité, l’économie était alimentée en emploi et en revenus, cela a été ce qu’on a appelé les trente glorieuses: de 45 ou 46 à 73 ou 75 selon les historiens.
        Aux USA aussi cette période a vu une augmentation relativement importante du niveau de vie des ménages. Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur cette période aux USA, elles et ils trouveront sur la toile la déclaration de Philadelphie, rédigée un peu avant les accords de Bretton Woods, texte presque intégralement repris dans le préambule de la charte de l’Organisation Internationale du Travail. Entre nous il n’y aurait pas besoin de continuer à faire des G8, des G20 et autres « Davos » si les dirigeants de la planète essayaient de mettre en œuvre les idées exprimées dans ce préambule de la charte de l »OIT, auquel il ne manque qu’une partie concernant la protection de l’environnement nécessaire à tous les travailleurs du monde.

        Déclaration concernant les buts et objectifs de l’Organisation Internationale du Travail

        La Conférence générale de l’Organisation Internationale du Travail, réunie à Philadelphie en sa vingt-sixième session, adopte, ce dixième jour de mai 1944, la présente Déclaration des buts et objectifs de l’Organisation internationale du Travail, ainsi que des principes dont devrait s’inspirer la politique de ses Membres.

        Je cite ce texte ci-dessous, ce sera plus facile que d’aller explorer la toile…
        *******************************************************************************
        La Conférence affirme à nouveau les principes fondamentaux sur lesquels est fondée l’Organisation, à savoir notamment:

        a) le travail n’est pas une marchandise;

        b) la liberté d’expression et d’association est une condition indispensable d’un progrès soutenu;

        c) la pauvreté, où qu’elle existe, constitue un danger pour la prospérité de tous;

        d) la lutte contre le besoin doit être menée avec une inlassable énergie au sein de chaque nation et par un effort international continu et concerté dans lequel les représentants des travailleurs et des employeurs, coopérant sur un pied d’égalité avec ceux des gouvernements, participent à de libres discussions et à des décisions de caractère démocratique en vue de promouvoir le bien commun.

        II

        Convaincue que l’expérience a pleinement démontré le bien-fondé de la déclaration contenue dans la Constitution de l’Organisation internationale du Travail, et d’après laquelle une paix durable ne peut être établie que sur la base de la justice sociale, la Conférence affirme que:

        a) tous les êtres humains, quels que soit leur race, leur croyance ou leur sexe, ont le droit de poursuivre leur progrès matériel et leur développement spirituel dans la liberté et la dignité, dans la sécurité économique et avec des chances égales;

        b) la réalisation des conditions permettant d’aboutir à ce résultat doit constituer le but central de toute politique nationale et internationale;

        c) tous les programmes d’action et mesures prises sur le plan national et international, notamment dans le domaine économique et financier, doivent être appréciés de ce point de vue et acceptés seulement dans la mesure où ils apparaissent de nature à favoriser, et non à entraver, l’accomplissement de cet objectif fondamental;

        d) il incombe à l’Organisation Internationale du Travail d’examiner et de considérer à la lumière de cet objectif fondamental, dans le domaine international, tous les programmes d’action et mesures d’ordre économique et financier;

        e) en s’acquittant des tâches qui lui sont confiées, l’Organisation internationale du Travail, après avoir tenu compte de tous les facteurs économiques et financiers pertinents, a qualité pour inclure dans ses décisions et recommandations toutes dispositions qu’elle juge appropriées.

        III

        La Conférence reconnaît l’obligation solennelle pour l’Organisation internationale du Travail de seconder la mise en oeuvre, parmi les différentes nations du monde, de programmes propres à réaliser:

        a) la plénitude de l’emploi et l’élévation des niveaux de vie;

        b) l’emploi des travailleurs à des occupations où ils aient la satisfaction de donner toute la mesure de leur habileté et de leurs connaissances et de contribuer le mieux au bien-être commun;

        c) pour atteindre ce but, la mise en œuvre, moyennant garanties adéquates pour tous les intéressés, de possibilités de formation et de moyens propres à faciliter les transferts de travailleurs, y compris les migrations de main-d’œuvre et de colons;

        d) la possibilité pour tous d’une participation équitable aux fruits du progrès en matière de salaires et de gains, de durée du travail et autres conditions de travail, et un salaire minimum vital pour tous ceux qui ont un emploi et ont besoin d’une telle protection;

        e) la reconnaissance effective du droit de négociation collective et la coopération des employeurs et de la main-d’oeuvre pour l’amélioration continue de l’organisation de la production, ainsi que la collaboration des travailleurs et des employeurs à l’élaboration et à l’application de la politique sociale et économique;

        f) l’extension des mesures de sécurité sociale en vue d’assurer un revenu de base à tous ceux qui ont besoin d’une telle protection ainsi que des soins médicaux complets;

        g) une protection adéquate de la vie et de la santé des travailleurs dans toutes les occupations;

        h) la protection de l’enfance et de la maternité;

        i) un niveau adéquat d’alimentation, de logement et de moyens de récréation et de culture;

        j) la garantie de chances égales dans le domaine éducatif et professionnel.
        *******************************************************************************

        http://www.ilo.org/ilolex/french/constq.htm
        Certains passage datent énormément, mais dans l’ensemble les recommandations sont positives pour les travailleurs.

        Paul

      2. Je l’accepte!

        Je créé 5.000 emplois dans un (ou même plusieurs) pays du type Viet-Nam ou Madagascar (cela demandera une faible portion de la somme indiqué), à, par exemple, officiellement s’occuper de pseudo activité plus ou moins « caritative »: ce type d’activité, par exemple (à forte main-d’oeuvre, et à faible savoir-faire / valeur ajoutée…).

        Le reste de la somme, je le place « dans la spéculation », ce qui me permettra sans problème, à 5 ans, de tenir le « contrat ».

    5. Créer des emplois, quelle drôle d’idée !

      Les organisations de la société qui ont précédé le capitalisme avaient pour règle le refus du changement. Elles s’opposaient de manière forte et constante aux changements concernant la production des biens essentiels tels que la nourriture et même de la production des biens moins indispensables qu’elles ne produisaient très souvent qu’en faible quantité (les jeux du cirque à Rome, les temples égyptiens et les tombeaux de ses pharaons étant des contre-exemples.).
      Je ne suis nullement expert en ce qui concerne la lenteur des évolutions techniques mais ça ne semble pas nécessaire pour constater par exemple qu’il a fallu des siècles pour que de petites améliorations concernant. les labours se répandent ou pour constater que les corporations d’artisans étaient des freins très efficaces contre les changements.

      Le capitalisme au contraire est basé sur le changement.

      Le progrès (réel ou supposé) lui sert de justification en même temps que de moteur (c’est le progrès qui justifie la concurrence.) En favorisant le changement il favorise forcément le fait produire plus en travaillant moins. Démonstration par l’absurde, si nécessaire: il s’oppose inévitablement à l’inverse, qui serait de produire moins en travaillant plus.

      Ceci étant dit il n’y a aucune raison pour que le capitalisme s’accompagne d’un pouvoir politique capable de réorganiser la société en fonction des changements qu’il provoque.
      Cette réorganisation se produit dans certains cas, par exemple pour l’armée qui à cause de la production industrielle d’armes très efficaces est passée de la conscription à l’armée de métier et pour laquelle le recours à des entreprises privées semble être en train de se développer.

      Réorganiser la société pour l’adapter à une forte augmentation de la productivité est une tâche très difficile!

      Ça supposerait soit de créer des emplois qui ne servent à rien (comme par exemple une plus abondante bureaucratie de fonctionnaires) soit des emplois utiles. Il me semble assez facile d’imaginer des emplois utiles, par exemple pour mieux s’occuper des enfants, des malades et des vieillards dont les besoins semblent presque infinis) mais il y a quelques raisons d’hésiter avant de confier ce genre de tâches très liées à la philia (φιλία) à des entreprises capitalistes…

      Créer des emplois dans le seul but de compenser les augmentations de productivité me semble une idée très bizarre.

      A mes yeux une telle idée résulte du fait qu’il y a une incompatibilité entre la version actuelle du capitalisme et notre organisation de la société.

  11. Point de vue très intéressant Paul.
    Difficile en effet de prévoir où va le monde. Comme beaucoup ici je m’interroge, je cherche, je lis…
    Sur ma table La Boetie, Chamfort, Valery. Le premier Discours de la servitude volontaire porte déjà en 1546 les stygmates de la compléxité du monde à avenir. Chamfort avec ses anecdotes, cherche dans la continuité de l’ami de Montaigne où ira la société au XIXe. Paul Valery dans son livre Regard sur le Monde actuel (publié en 1945 mais avec des textes-essais de 1929) porte une pensée audacieuse sur la situation du monde et en particulier sur la notion de Progrès. Il est d’ailleurs plus qu’intéressant de lire comment un type comme Valéry parle du progrès. Castoriadis, Chomsky, et Morin dans son dernier livre écrit à quatre mains avec S. Hessel propose des directions vers Le chemin de l’espérance. N’y-a-t-il qu’un chemin, d’ailleurs, je m’interroge déjà sur le titre.
    Où va le monde ? Faut-il encore s’entendre sur le sens du monde ? A t -il un sens ? Une direction ? Une Histoire ? Ou est-ce tout simplement une idée et une question ? Sachant qu’il y a des questions qui n’auront pas et jamais de répondre, cette question a-elle un sens? une utilité? une valeur? Est-ce une bonne question? Est-LA question à poser en Ce moment crucial, formidable et singulier.

  12. « … l’intuition, un moment, s’est imposé à nous que la civilisation est un processus à part se déroulant au dessus de l’humanité, et nous restons toujours sous l’empire de cette conception. Nous ajoutons maintenant que ce processus serait au service de l’Eros et voudrait, à ce titre, réunir des individus isolés, plus tard des familles, puis des tribus, des peuples ou des nations, en une vaste unité : l’humanité même. Pourquoi est-ce une nécessité ? Nous n’en savons rien… »
    (Sigmund Freud : Malaise dans la Civilisation)

  13. Après demande expresse, je viens « d’envoyer une lettre au père Noël »: « Le Capitalisme à l’agonie », de P.J.!

    Judicieux, par les temps qui courent, non?

  14. HEC… On s’approche doucement des usines formatrices de la pensée unique de nos zélites.

    Vous aurez gagné, cher Paul, quand on vous invitera pour forumer à l’ENA! 😉

      1. A la bonne heure.

        Maintenant, il reste à espérer qu’il ne faudra pas attendre que cette génération d’heureux récipiendaires de la bonne parole n’atteignent pas les postes décisionnaires par disparition progressive des élites actuelles ainsi que de leurs concepts zombies avant d’entamer les réformes indispensables..

    1. Heeeu… non, Vincent.
      Pour avoir eu des profs communs avec des HEC, en avoir toujours côtoyé dans le milieu professionnel, je peux te dire que le commercial (ou dirigeant) doit toujours être à l’écoute de ses opposants.
      Afin d’analyser et retourner tout argument qui pourrait lui nuire. (le fameux « proactif »…)

      Ainsi, quand en 1999, travaillant dans une multinationale américaine, je vois arriver une « charte d’éthique des affaires », voit le résultat actuel par la crise…
      Il faut bien comprendre que « faire de l’argent » ne peut se faire à moitié. Et donc, le moindre obstacle doit être abattu. Avec le TINA actuel, tu constates comme moi, je suppose.
      De plus, la richesse donnant les moyens, la boucle est bouclée.

      1. Rétrospectivement, et n’ayant accordé que très peu d’intérêt à cette charte, je me rends compte que j’ai été particulièrement idiot, d’ailleurs.
        Car le « BESOIN » de devoir draper des pratiques sous une apparence de vertu aurait dû me questionner. Mais bon. Un opposant ou simple contestataire vit rarement vieux, dans le privé.

      2. Yvan
        Ta remarque est très pertinente à propos de l’écoute du commercial à l’affut des moindres transformations sociales et politiques. Je connais personnellement un diplômé d’HEC, il va même sans doute se rendre à la conférence de Jorion. Je lui avais recommandé le blog il y a plus d’un an. A l’époque il m’avait dit, c’est intéressant, mais il avait aussi prononcé le mot « prophète », ce qui semblerait indiquer que Paul Jorion propose tout autre chose qu’une simple « charte éthique des affaires » ! Depuis je ne sais pas trop où en est l’état de sa réflexion mais je compte le savoir bientôt. 😉

      3. @ Yvan,

        Bonjour,

        Touche d’espoir peut être pas illogique:

        La victoire « totale » du TINA way of life, élites supers citrons à la presse et nous pour le jus (citronus minus), les place en situation de paradoxe et de « mort subite ».

        L’ire de peuples est maximale, et ça pue la guerre, de ces « dernières » dont on ne se relève pas.

        La solidarité de corps des élites (peut être leur seule force d’exercice de pouvoir en forme de caste-classe) les épuise, syndrome highlander totalitaire et fou, et augmente exponentiellement les risques, en sus de nous tuer et diviser à petit feu.

        Leurs épuisement est le nôtre, paradoxalement et réciproquement vrai ?

        Leur pertes peuvent être considérables ou totales, jusqu’à la vie par guerre civile, ce modèle répressif existant est infirmé par le mauvais fonctionnement expérimental des pseudos démocraties dans un monde multipolaires ou le principe du plus fort se démontre..non rentable, à tous niveaux.

        Le coopératif est en poupe, une certaine idée de ce que démocratie peut signifier au réel des pratiques individuelles rénovées reprend des couleurs, fécondes de possibles évolutions de formes de sociétés et rapports de valorisations autres.

        Nos volontés en forme de « début de preuves », et tous ces nuages sombres..la messe est dite !

        Sauf bombe..Enfin plus ça va, moins j’y crois perso, autant crever que les nourrir en peines gratuites en moi et satisfactions maudites pour eux (au subjectif), enfin l’injustice et la dureté pétrie d’hypocrisie est allée trop loin.

        Quand j’en pourrais vraiment plus, si je suis assez con, j’irai me cramer devant chez monsieur le président, pour le remercier et lui réchauffer le coeur, lol !

        En tout cas fini leur mensonges gênés et insupportables, j’aime mon pays, pas nos pratiques. Je veux coopérer, et basta des rapports de force perdus d’avance qui brise-lamine mon palpitant. Ma joie ne veut plus ni servir à rien, ni servir comme ça? Fuck the power as it is..the end ?

        We’ll see man..acting fair. For fair people and fair business ? Obama est en campagne, avec son Nobel, si il retourne pas ses mensonges en actes, passage à l’acte ? Ou crucifié, plus original et parodique, sans énerver notre sainte merde qui bouge son cul que dans celui des petits..Eux aussi y nous en doivent une grosse, d’aide !

      4. Là, Pierre-Yves, je connais déjà sa réponse.
        Car ce sont mes ennemis.
        Il éludera en te parlant de généralités, soit au contraire flattera la qualité de la réflexion mais sans donner vraiment le fond de sa pensée quant à ce qui l’obsède VRAIMENT.
        Ce qui l’obsède est qu’il voit que « son » système roule sur la jante et est prêt à voter pour le premier prophète qui trouvera le bon angle pour faire survivre ses revenus.
        Car il est conscient des deux risques que sont l’hyperinflation et la révolte des peuples.

        Au stade où en est son machin, il FAUT qu’il trouve une solution surtout partielle, car une solution trop radicale ruinerait ses « revenus ». Donc, solution partielle : c’est tout bénéf.

      5. Meuh, je suis globalement d’accord avec toi.
        Et même que j’ai trouvé ton cadeau de nowel : un extincteur.
        J’explique : t’as raison de t’enflammer mais ton commentaire est une anarchie encore pire que ce que je fais habituellement.

        D’ailleurs, ça me fait penser que le systémique me manque. Pareil que j’étais drogué aux pubs pour cartes vertes qui polluaient le net jusque … 2008. A pu. Disparutent. Hors, le vert me calmait sur le net. Et le rouge continue de m’énerver car j’ai déjà crever mon écran par trois fois en baissant les cornes.
        Tort un, tort deux,…

        Et là, systémique me manque cruellement. Passé de mode, sans doute. Merzutputarg… me plaisait bien, ce mot de psychologues.
        Aidons les psychologues à trouver d’autres mots, sioux play…
        Help !!!!!!
        J’en profite, com’d’hab….
        Le systémiquage de la crise est proactivement une défiance confiancièque d’investissards rétroactifs.
        Conseledise.
        Voire aussi les autres.

      6. Dedieu, j’ai encore fait une faute de frappe avec « hors »…
        Désolé d’être exclusif, mais mes « con-génères » qui ne vivent QUE par le fric, ça me GENE UN PEU!
        Et yenna un paquet ici.
        Merci à ces enfoirés de crever discrètement en voyant votre « fortune » disparaître, ce sera toujours ça de gagner pour les autres. Et surtout, ça vous évitera de crever par vengeance des 99%.

  15. A cette heure là, elle prendra certainement son crayon de la même main,

    A cette heure là, ils feront toujours de mêmes sommets pour paraitre bons,

    A cette heure là, la petite vieille dame sortira de nouveau son chien dans la rue,

    A cette heure là, il et elle se retrouveront devant un café c’était de jeunes irlandais,

    A cette heure là, ce sera encore un autre conseil d’administration de la même sorte,

    A cette heure là, les moins chanceux sentiront déjà la chose mais pas encore la cruelle,

    A cette heure là, le petit épicier du coin se demandera comment il fera pour régler factures,

    A cette heure là, l’autre coiffeuse d’un quartier fera de nouveau la tête envers la clientèle,

    A cette heure là, beaucoup de jeunes se diront un peu partout la même chose en tête,

    A cette heure là, le Paulo tentera tant bien que mal de faire un peu mieux que la veille,

    A cette heure là, on essaiera de vous la faire de nouveau mais ça passera moins aussi,

    A cette heure là, j’aurais pu continuer mais j’ai préféré plutôt mettre la clé sous la porte,

    A cette heure là, une autre petite vieille ne pourra plus mieux faire avec son petit chat,

    A cette heure là, c’était encore hier et je me souviens lorsqu’elle encore à coté de moi,

    A cette heure là, beaucoup de choses deviendront de plus en plus intenables pour beaucoup,

    A cette heure là, l’atome aura certainement fait un plus grand quota de chiffres au Japon,

    A cette heure là, je serais sans doute comme un autre que l’on préfère mener à l’abattoir,

    A cette heure là même la plus bête du monde se fera de nouveau tirer les cartes en vitesse,

    « Oh vous savez j’aurais pu me faire bien plus d’argent mais non je ne suis pas com ça.  »

    Oui même à cette heure là je ne pourrais plus rien faire de plus pour vous en témoigner autrement,

    Savez-vous pourquoi j’ai choisi le prophète Jérémie, et bien tout simplement parce qu’il me semblait être le prophète qui porte le plus la poisse du charpentier dans les écritures mais pas seulement envers la première alliance voyez-vous,

    A cette heure là regarder le ciel c’est comme regarder le passé,

    C’est comme un rideau un livre qu’on déroule, je vois des arbres au loin, des petits très décharnés et d’autres beaucoup moins, je vois des feuilles. Le vent passe, ça ressemble à quelque chose que j’ai déjà vu dans les premiers livres d’histoire, mais je n’en suis pas bien sur, c’est très difficile à expliquer pour le plus comptable des êtres surtout à cette heure là. Oui ce sont bien des arbres mais de toutes sortes, les arbres passeront et puis les maudits rechercheront toujours à faire autant de mal aux choses !

    Que voulez-vous c’est le temps qui se dérègle, c’est le progrès, c’est l’histoire, à cette heure là je comprendrais même mieux le pourquoi, je suis déjà si grave à voir comme ça.

    A cette heure là même le ciel me demandera de m’y préparer au plus tôt sans armes ni bagages.

    Putain la poisse le Jérémie.

    1. Din ch’Nord, un di nin ach’teur, un dit maintenant. Car nous sommes éduqués afin de répondre à chaque demande d’un humain quel qu’il soit et quelque soit sa condition.
      Cette solidarité s’explique par le terrain industriel qui fut le notre et largement exploité.
      Toute religion étant individualiste, chacun comprendra que cette domination n’est plus acceptée et donnera bientôt des conflits régionaux tout à fait normaux et salutaires du fait de notre laïcité.
      US, go home.

  16. Bonjour à tous

    J’allais mettre en lien un article de Zero Hedge mais Bossuet l’a fait. Cependant j’insiste sur la lecture de l’article en entier car il démontre les mécanismes financiers fous utilisés à Londres.

    Voilà ce que produit la dérégulation accouplée à l’avidité et à une certaine intelligence!
    l’heure H!

    Cordialement

  17. « l’automatisation de plus en plus poussée des productions de biens et de services ont réduit de manière dramatique la place du travail dans l’économie »
    Dramatique? Oui, plutot pour la société industrielle capitaliste issue de la machine à vapeur. Ce cher Marx, parlait de la propriété des biens de production.
    Les biens de productions n’arretent pas de baisser en cout, et deviennent de plus en plus à la portée de tous. Le portable IBM pourtant ancien dont je me sert à l’instant est plus puissant que les machines IBM des années 60, qui étaient dans les banques, les centres de recherche, ou pour calculer la fusée lunaire Saturn V…
    Peut-etre l’avenir c’est la réappropriation des biens de production par l’individu, ce qui serait en effet la mort du systéme de production industriel actuel…
    C’est le petit rat dans son terrié qui a survécu aux dinosaures, incapables de s’adapter à une changement de climat brutal…
    « Small is beautiful »
    Non?

    1. AFP: BERLIN – La lettre piégée contenant un dangereux explosif, adressée au patron de Deutsche Bank, a été revendiquée par une organisation anarchiste de gauche italienne, la FAI «Federazione Anarchica Informale» a indiqué jeudi la police allemande.
      Et selon Augsburger Allgemeine, deux autres « enveloppes » explosives auraient également été envoyées.

  18. Pourquoi se soucie-t-on de savoir où va le monde , à HEC ?

    Et de quel monde parle -t-on quand on est à HEC ?

    Pourquoi y a -t-il de « hautes » études dans ce bas monde ?

  19. Chevènement parle de monnaie commune mais pas (encore) de bancor :
    « Une approche responsable en cas de défaut d’un grand pays serait d’avoir prévu et organisé par avance le retour à une monnaie commune utilisable dans les transactions internationales, les devises nationales flottant dans une proportion définie au départ et renégociée périodiquement sur la base de la compétitivité relative des différents pays membres de ce SME-bis. »
    Encore un effort !

    (ceci dit, il est chaud partisan d’un bon QE des familles, aussi …)

    1. Zébu.
      Chevènement est un type de droite.
      Je te le rappelle…
      La solidarité lui est donc inconnue.

      Tout comme pour les « socialistes », d’ailleurs.
      Vivement un parti : « social-démocrate-égalitaire-populaire-américain ».
      Arg… grillé par le FN.

    1. @fisch
      10 milliard de pertes chez UNICREDIT et une déclaration comme celle-là en public, m’est avis qu’il va pas faire long feu dans la banque, ce M. Mustier.

  20. Euh, c’est 20€ l’entrée…quand on voit que des tas de gens font des tas d’évènements à prix libre (donc gratuit pour qui ne veux pas ou ne peux pas et on cherche pas à savoir). S’ils sont pas fichus d’ouvrir grandes les portes nos HECistes, alors, ils ne méritent pas un détour pour essayer de leur faire entendre des trucs inaudibles dans leur monde.
    J’attendrai la vidéo en ligne.

  21. « L’heure H – Où va le monde ? »

    Il y dans la presse de plus en plus d’évocations de risques de guerre.

    On ne peut ignorer certaines nouvelles du moyen orient voire d’orient. Au delà, des analyses géopolitiques plus générales et plus globales montrent de grandes reconfigurations en cours, et des frottements quasi tectoniques.

    De grands ensembles étatiques politiques, économiques, financiers, militaires (Otan, Pentagone, etc …) semblent avoir du mal à adopter un comportement cohérent et conséquent. Pensez à un pays ayant fait ces derniers temps l’actualité (sur une ou quelques années), et demandez vous quel « progrès » il a bien pu réellement enregistrer.

    Je crois savoir que des guerres se sont déclenchées dans des situations semblables à celles que nous vivons ou que nous nous apprêtons à vivre. Il se pourrait qu’une conflagration majeure, si elle ne nous anéantit pas, soit une solution à la crise, comme pour bien d’autres crises antérieures (la parole est aux historiens).

    Nous subissons déjà une guerre économique et financière. En cas de conflit d’une autre nature, je me doute que les intérêts des puissants (hors les politiques) sont déjà placés de tous les « bon » côtés ; est-ce que ce pourrait être un frein ?

    Je me demande si on pourrait « mimer » une guerre, par exemple en produisant à grande cadence des armes, ou de préférence n’importe quoi d’autre, en grande quantité, afin de les détruire (1) à la même cadence. A moins qu’il ne faille aussi et absolument sacrifier nombre de vies humaines …

    Note 1 :
    – on procédera de préférence à des déconstructions, en vue de recyclage,
    – alternativement (mais c’est trop horrible) on pourrait procéder à des redistributions.

    1. L’ Histoire nous enseigne qu’en général lorsque les différences de richesse entre groupe sociaux deviennent insupportables, cela débouche sur des révolutions et des guerres.
      Des révolutions car ceux qui bénéficient de la situation ne veulent rien lâcher, voire en veulent plus encore au détriment des plus pauvres.
      Et des guerres car lorsque la diplomatie a échoué pour résoudre les conflits d’intérêts entre nations, la solution de facilité pour les classes dominantes, c’est d’envoyer les pauvres de chaque pays se massacrer les uns les autres. Et ce pendant que ces mêmes classes dominantes récoltent les gains procurés par les ventes d’armes.
      C’est d’autant plus vrai que maintenant la guerre est quasiment privatisée. Voir ce qui s’est passé aux Etats-Unis ces dernières années pour l’ Afghanistan et l’Irak. Toute une industrie de la sécurité et de la sous-traitance aux armées s’est développée pour le plus grand profit de la classe dirigeante US (politico-financière). De sorte que lorsqu’il y a des catastrophes ou des guerres les bourses montent.

      « La guerre est un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas. »

      (Paul Valéry)

      Depuis six mille ans la guerre

      Depuis six mille ans la guerre
      Plait aux peuples querelleurs,
      Et Dieu perd son temps à faire
      Les étoiles et les fleurs.

      Les conseils du ciel immense,
      Du lys pur, du nid doré,
      N’ôtent aucune démence
      Du coeur de l’homme effaré.

      Les carnages, les victoires,
      Voilà notre grand amour ;
      Et les multitudes noires
      Ont pour grelot le tambour.

      La gloire, sous ses chimères
      Et sous ses chars triomphants,
      Met toutes les pauvres mères
      Et tous les petits enfants.

      Notre bonheur est farouche ;
      C’est de dire : Allons ! mourons !
      Et c’est d’avoir à la bouche
      La salive des clairons.

      L’acier luit, les bivouacs fument ;
      Pâles, nous nous déchaînons ;
      Les sombres âmes s’allument
      Aux lumières des canons.

      Et cela pour des altesses
      Qui, vous à peine enterrés,
      Se feront des politesses
      Pendant que vous pourrirez,

      Et que, dans le champ funeste,
      Les chacals et les oiseaux,
      Hideux, iront voir s’il reste
      De la chair après vos os !

      Aucun peuple ne tolère
      Qu’un autre vive à côté ;
      Et l’on souffle la colère
      Dans notre imbécillité.

      C’est un Russe ! Egorge, assomme.
      Un Croate ! Feu roulant.
      C’est juste. Pourquoi cet homme
      Avait-il un habit blanc ?

      Celui-ci, je le supprime
      Et m’en vais, le coeur serein,
      Puisqu’il a commis le crime
      De naître à droite du Rhin.

      Rosbach ! Waterloo ! Vengeance !
      L’homme, ivre d’un affreux bruit,
      N’a plus d’autre intelligence
      Que le massacre et la nuit.

      On pourrait boire aux fontaines,
      Prier dans l’ombre à genoux,
      Aimer, songer sous les chênes ;
      Tuer son frère est plus doux.

      On se hache, on se harponne,
      On court par monts et par vaux ;
      L’épouvante se cramponne
      Du poing aux crins des chevaux.

      Et l’aube est là sur la plaine !
      Oh ! j’admire, en vérité,
      Qu’on puisse avoir de la haine
      Quand l’alouette a chanté. »

      Victor Hugo

      Et l’on souffle la colère
      Dans notre imbécillité.

      Toujours d’actualité, c’est ce que font les démagogues de tout poil.

      « L’homme, ivre d’un affreux bruit,
      N’a plus d’autre intelligence
      Que le massacre et la nuit. »

      Vu que la technique nous a donné les moyens de tout dévaster – par la puissance de destruction de nos arsenaux – à la surface de cette planète, la guerre ne devrait plus être une option pour résoudre nos différents. Si nous le faisons, si nous persistons à n’avoir d’autre intelligence « Que le massacre et la nuit », alors comme disait le grand Albert Einstein:

      « J’ignore la nature des armes qu’on utilisera pour la prochaine guerre mondiale. Mais pour la quatrième, on se battra à coup de pierres.  »

      Il est à noter qu’Albert Einstein, n’était pas très optimiste quant à l’intelligence humaine (l’intelligence collective de l’espèce en tout cas), car il envisageait qu’après le cataclysme les hommes continueraient encore à se battre même avec des pierres.

      Pour finir la chanson de Boris Vian « Le petit commerce »

      http://www.youtube.com/watch?v=JFbR6QbF90Q

      1. Dans l’espèce de brouhaha du monde on oublie ou passe de façon malheureuse ou malencontreuse à côté de la douceur du désir .
        ben oui, un peu au dessus des besoins, ou des envies, des appétits de toutes sortes, le désir est cet appel irrésistible du vivant vers la terre, la terre qui appelle quelque chose, et évidemment en règle générale se concrétise, quelles que soient les formes.
        Quand cette douceur n’atteint pas son rêve, les forces contraires se lèvent assez méchamment .
        c’est curieux .
        bon, le bouddhisme, ou le peu que j’en connaisse, indique qu’il faut se délivrer de son désir, de ses attachements. Je crois au contraire qu’il n’est pas mal de le laisser parler, s’épanouir, et bien le comprendre pour ne pas en être l’esclave . ceci pour ceux qui n’ont pas vocation à s’enterrer dans un monastère , ce qui est le lot commun .
        Il y a une dimension Héroïque dans Éros. , forcément par ce qu’il combat en lui pour y voir clair .

    2. Israel contre Iran, l’un avec armes nucléaires, l’autre le pétrole et tous les musulmans de quoi enflammer le monde.
      L’auto-destruction, Prends pitié de nous.

    1. @ VV! :

      Bonjour,

      Merci pour la forme, et sur le fond, sur-tout.

      Un excellent moment de détente du neurone disponible..

      J’espère que tous nos dés-si-d’heures l’on reçu en apéritif brain stormer !!

      Sinon tu vois comment les mécanismes/structures/éducations/institutions de tempo-ris-a(c)tion ?

      Qui puissent nous éviter ici ou ailleurs une grosse bombinette dans la trombinette, et son cortège tristhorique ex-ponant-ciel, ma cassette ?

      Trop bon, cimer VV !!

    1. Merci Sylvain.
      Cela m’a donné envie de ré-écouter la dark side of the moon sur ma vieille chaine stéréo.
      160 watts qui font trembler les vitres et tapent dans le scouénheubeuc.
      Terme flamand, désignant le ventre. Faut pas s’inquiéter.

      1. Us and Them…
        Souvenir d’une copine capitaine majorette pendant l’instant « crucial »… je ne vous en dis pas plus, le reste est trop intime.

      2. Sylvain.
        Puis-je te demander un service. Car je ne retrouve pas un titre…
        D’ailleurs, si tu apprécies Pink Floyd, cela m’étonnerait que tu ne connaisses pas Ange, avec dans l’album Emile Jacotey, l’ Ode à Emile.
        Prenant.
        Ma question : dans un album d’un groupe assez habituellement « rock », se trouvait une musique assez bonne dont le refrain est : « how do you fell… ».
        Si cela te dit quelque chose avec aussi peu d’indice.
        Mais dans ma collection assez énorme de CD, je suis un peu paumé.
        Ca devrait osciller entre Def leppard et les Who.
        Dedieu, j’ai trouvé : c’est Deep Purple…
        Titre tellement décalé qu’il est difficile à retrouver.
        4scuses-moi de t’avoir déranger.

  22. Gov’t to place TEPCO under its control in bid to split company

    The government intends to place Tokyo Electric Power Co. (TEPCO) under its control in a bid to take the initiative in reforming the crisis-hit utility and carrying through fundamental reform of its energy policy.

    Specifically, the government is aiming to take the opportunity of revamping TEPCO’s management to split power suppliers into power generation and transmission entities and nationalize the nuclear power generation business as part of its energy policy reform.

    In restructuring TEPCO, the government intends to appoint outsiders to replace a majority of current members of its board led by Chairman Tsunehisa Katsumata in addition to providing the power supplier with an infusion of public funds.

    TEPCO has been in a serious financial crisis since an accident at its tsunami-hit Fukushima No. 1 Nuclear Power Plant on March 11. The government’s Nuclear Damage Liability Facilitation Fund has effectively kept the company afloat in order to ensure a stable supply of electric power and payments of compensation to those affected by the nuclear crisis, and to avoid confusion in the market.

    Still, the company’s board is struggling to rehabilitate itself. It will be required to decommission and dismantle the crippled nuclear reactors and decontaminate areas tainted with radioactive substances leaking from the plant, which is estimated to cost the utility trillions of yen.

    TEPCO is aiming to dispose of its assets, slash its personnel expenses, sharply raise its electricity charges and resume operations at its Kashiwazaki-Kariwa Nuclear Power Plant in Niigata Prefecture amid desperate efforts to secure enough profits to cover such expenses.

    However, Economy, Trade and Industry Minister Yukio Edano, the regulator of the electric power industry, has voiced opposition to any electricity charge hike and reactivation of the Kashiwazaki-Kariwa nuclear plant.

    Since TEPCO cannot avoid operating losses without rate hikes or a resumption of operations at the nuclear power station, some TEPCO executives say the government’s infusion of public funds is inevitable. Some financial institutions have also expressed their hope that the planned infusion of public funds will help TEPCO stay afloat.

    Government organizations concerned have proposed a few options to split TEPCO. A panel of Cabinet ministers working on the reform of TEPCO and the electric power industry as a whole is calling for a split of the company’s nuclear power division into a company responsible for compensation payments. Another plan calls for the split of TEPCO into a holding company, under which nuclear power generation, conventional power generation and power transmission companies would be placed.

    However, as TEPCO has strongly resisted any move to split it, a fierce tug-of-war between the utility and the government is expected after the New Year’s period. (By Nobuhiro Saito, Kohei Misawa and Daisuke Nagai, Tokyo Economic News Department)

    (Mainichi Japan) December 8, 2011

    http://mdn.mainichi.jp/perspectives/news/20111208p2a00m0na006000c.html

  23. Sur le site de Greenpeace International

    Living with Fukushima City’s radiation problem

    While walking through the highly contaminated outskirts of Fukushima City last week, I suddenly realized that this capital of the prefecture is as far from the Fukushima nuclear disaster site as my hometown is from Borssele where the only Dutch nuclear power plant in the Netherlands is located —about 60 km. While people in the 20 km exclusion zone around the Fukushima disaster site have been evacuated, the residents of this densely populated city have already waited nine months for decontamination of their houses, gardens and parks without getting any official government support for relocation, not even for children and pregnant women.
    We spent four days in Fukushima City doing a radiation survey in the neighbourhoods of Watari and Onami. People there have been left to cope alone in a highly contaminated environment by both the local and national governments. Our radiation experts found hot spots of up to 37 microSieverts per hour in a garden only a few meters away from a house and an accumulation of radioactivity in drainage systems, puddles and ditches. Overall, the radiation levels in these neighbourhoods are so high that people receive an exposure to radiation just from external sources that is ten times the annual allowed dose. How high their internal exposure is from eating contaminated food and inhaling or ingesting radioactive particles remains unknown, since no government program is keeping track of this.
    Parks are the most contaminated areas in Fukushima City. Some are marked with signs: “Due to radioactive contamination, don’t spend more than one hour per day in this park.” Even on sunny days last week, the parks where empty. Mothers are smart enough to not let their children play on the playgrounds in these parks, not even for an hour. Even inside their houses, they have to worry about radiation. We measured the rooms of an elderly lady’s house who is expecting her grandchildren for Christmas. She wanted to know what the safest place was for her grandchildren to sleep.
    People in Fukushima City are worried about their health, especially families with children and pregnant women. We walked around with dosimeters and radiation detection equipment and were aware of what we are exposed to and of the risk we were taking. The residents of Fukushima City had one government survey at their house last July, if any at all. Detected hotspots where left unmarked, no instructions were given on how to behave in a radioactive environment. Since then, only 35 of the thousands of houses that need to be decontaminated have been cleaned by the government.
    The decontamination done by the local authorities is both uncoordinated and thoroughly inadequate. The subcontractors they are using are badly instructed, risking their own health and spreading the radioactive contamination instead of removing it. We found radioactive run-off water from a decontamination process leaking directly into the environment. And because there is no storage site for radioactive waste from decontamination work, the waste is buried directly on people’s property, sometimes only a few meters away from their houses.
    The Japanese government doesn’t know how to deal with the massive contamination caused by the nuclear disaster. Instead of protecting people from radiation, they are downplaying the risks by increasing the allowed radiation levels far above international standards. And professors like Dr. Yamashita, who make statements like ‘If you smile, the radiation will not affect you’ are being employed as official advisors on radiation health risk.
    In short, it is clear that the situation in Fukushima is rapidly spinning out of control, and if the national government does not take full responsibility for the protection of its population, the people affected by the triple meltdown at Fukushima Daiichi will continue to suffer for a long time to come.

    Ike Teuling is a Greenpeace radiation expert

    http://www.greenpeace.org/international/en/news/Blogs/nuclear-reaction/living-with-fukushima-citys-radiation-problem/blog/38305/

  24. NEWS

    Le Nouvel Obs du 8 décembre 2011

    Le Lobby bancaire américain en forme

    Dans les banques américaines, le lobbying est le seul poste qui ne connaisse pas la crise : après six années de hausse consécutive, 2011 pourrait accuser un nouveau record avec 47 millions de dollars depensés fin septembre dernier. La palme revient à la banque californienne Wells Fargo & Co, très touchée par la crise des subprimes, qui a augmenté ce poste de 80%. Objectif : obtenir le meilleur trairement possible de la part du Gouvernement fédéral, qui avait promis, dès 2008, plus de régulation. Sans résultats très convaincants pour l’instant.

    Quand la Banque mobilise le PS….
    C’était mardi 29 novembre à Paris. Ce jour-là trois banquiers de premier rang : Baudouin PROT, Frédéric OUDEA, François PEROL, avaient convié à leur table une quinzaine de parlementaires socialistes pour exposer leur vision de la crise financière européenne.

    Ces derniers ont été particulièrement intéressés par la virulence de leurs propos. Baudouin PROTa ainsi évoqué sans détour un complot angl-saxon contre l’Euro et les banques françaises avant de vitupérer contre l’inertie de la BCE et l’isolationnisme allemand.
    « J’ai vu le moment où ils allaient nous sommer de déclarer la guerre à l’Allemagne, à l’Angleterre et aux Etats-Unis à la fois » confie un des participants.

    Hubert Védrine : « On va voir si la BCE est vraiment indépendante de l’Allemagne » d’expliquer dans un entretien avec la Tribune : l’élément principal du deal Franco-allemand est caché : c’est la possibilité pour la BCE de jouer un plus grand rôle.

    La France ne peut s’en vanter (indépendance oblige) On verra la semaine prochaine si la BCE est vraiment indépendante…. de l’Allemagne. Si ce n’est pas le cas alors l’accord sera un marché de dupes où Paris aura laché sur plusieurs points pour rien… (…)

  25. Bonjour Paul,
    Une petite conférence technique aussi claire que le poste de couche tot, au moins il y a matière à comprendre comment tout celà est possible !
    ‘http://realinfos.wordpress.com/2011/12/08/conference-a-avignon-dolivier-delamarche-et-pierre-jovanovic/ »
    Et à demain si tu veux bien…

    1. De mieux en mieux le Delamarche !!! Après Radio Courtoisie, le voilà qui se commet avec l’illuminé des anges.
      Ils vont faire une drôle de tête les laudateurs du chroniqueur de BFM lorsqu’il appellera à voter pour qui l’on sait en 2012…

      1. Julien, Delamarche est clair sur le sujet: il accepte volontiers qu’un parti quel qu’il soit s’appuie sur ses analyses (la position inverse serait de toute façon ridicule), mais il refuse toute présentation qui pourrait laisser entendre qu’il soutient telle ou telle formation politique. Il estime d’ailleurs qu’aucun parti ne propose quoique ce soit d’intéressant du point de vue du traitement de la crise, y compris, « et surtout », le front national.

      2. @ AntoineY

        Oui, et sur RadioCourtoisie, il est rentré seulement parce qu’il y avait de la lumière, qu’il faisait chaud et qu’on lui avait recommandé le cawa de la machine du premier étage.

      3. @ AntoineY

        Delamarche a également offert un entretien d’une heure à Fortune-Françoisdesouche.
        Il est effectivement de plus en plus clair sur le sujet.

      4. Comme toujours, le style fait l’homme.
        Que pouvait-on attendre d’autre d’un type qui passe systématiquement son temps d’antenne à cracher sa bile, sous l’oeil complaisant de ses faire-valoir ?

  26. Paul Jorion invité à HEC! Ca me fait penser à moi, à qui on avait promis des actions d’une boite et à qui on les a données seulement quand on a été sur qu’elles ne vaudraient bientot plus rien. Jorion c’est un peu le prêtre du Titanic ou le chef d’orchestre. Tout cela est bien …désolant.

  27. Où va le monde ?
    Sans nul doute du côté de chez Swann, Shakespeare, Goethe, Dostoïevski, Les Upanishads, Héraclite, Zao Wou-Ki, la musique…ou vers un grand rien un peu terrible.
    Et s’éloigner des marchands diablotins.

      1. Richiou,

        Nos mères ne meurent jamais vraiment, car leur être raisonne toujours en nous. Et ce ne sont pas les années qui passent qui amenuisent ce sentiment.

        Si en plus elles font des signes ! 🙂

  28. Bon, pas de temps pour lire tous les commentaires, juste en passant que 20 € en tarif unique, sans tarif spéciaux, par exemple pour les étudiants, c’est un peu trop pour nos petites bourses de jeunes générations… Vraiment très dommage. J’espère qu’on aura quand même droit à la vidéo…

      1. bien d’accord avec vous : les trahisons commencent par là, et la soumission des esclaves aussi. La langue commande les idées et assure l’aisance dans l’exercice des activités sociales et économiques (négocier dans sa propre langue est toujours un avantage déterminant).

    1. Entre affreux et pitoyable, mais instructif.
      Ceci dit, tenter de réconcilier le business « as usual » avec les bons sentiments agrémenté d’un chouïa de technologies ne peut donner qu’une soupe imbuvable. Bon courage aux futurs « N°1 in Europ ».

    1. Les milliards ?
      Ils sont aspirés par les « 1% » avant l’heure H…
      D’ailleurs, il est encore interdit en France d’aspirer du ‘H’ !
      Desproges, encore…
      A vos potagers !

    2. Ils servent à accélérer la spéculation,
      y compris en rachetant encore des bons d’Etat,
      avec un intérêt qui ne cesse de monter avec l’endettement.
      Le capitalisme se noie dans son propre sang.

  29. @Bertrand (14)

    Pardon Bertrand, « faudrait un peu recompter ».

    100 millions€/5000 = 20 000 et pas 200 000€,
    ça n’a pas d’importance..
    100 millions d’euros, ce n’était pas la masse salariale prévisionnelle, c’était les murs de l’usine – les subventions + un an de production avant le rachat par un LBO et la fermeture des ateliers.

    N’empêche, mon gosse bosse en intérim…sa prévision annuelle c’est plutôt 10000€.
    Je prendrai donc ma retraite plus tard pour qu’il puisse accéder à un CDI plus tard.

    Je travaillerai plus pour qu’il gagne moins!
    C’est la paraphrase qui me fait écrire si grossièrement,il devient d’ailleurs difficile de s’exprimer devant un auditoire sans que l’on vous prête la pensée de celui que vous citez, du genre « on ne peut laisser cette dette à nos enfants »
    O Brave New World!

    Dire qu’en 1975 la CFDT nous parlait de la future « société de loisirs » à l’échéance an 2000!
    Quel humour!

    @Paul
    Pour une entreprise assujettie à la TVA, celle-ci est un impôt financièrement neutre (sauf pour l’avance sur encaissement), elle est supportée par le consommateur final.

  30. L’HEURE H, Où va le monde ?

    Chaque jour est pareillement semblable dans le confort.

    Lorsque c’est l’heure de la sonnerie où va la première maîtresse d’école ?

    Et en période de plus grave Sistite commune où va principalement le monde ?

    Mon enfant tu sais ce n’est pas du tout grave si tu n’es guère mieux noté sur le moment, car de toutes façons qu’est-ce que nous voyons de mieux dans les comportements au défilé, dans les podiums, les mêmes déhanchements de choses ?

    Des gens moins profilés, usinés, déformés ? Mon enfant tu sais ce n’est pas non plus les plus terre à terre qui rende le monde plus vivable surtout en cas de plus grande panne de fonctionnement.

    Mon enfant c’est pourquoi faut pas du tout croire les plus pingres de la terre, je t’en prie ne recherche pas plus à leur ressembler en conduite il y a en déjà tellement des comme ça.

    Mon enfant où va surtout le monde dans un tel monde de premiers ? Un jour peut-être je t’en raconterai une autre à leur sujet, si bien sur la première maîtresse d’école m’y autorise sur le moment.

    Mon enfant en ton Ame et Conscience ne recherche pas plus à singer les plus folles du logis, car de toutes façons c’est couru d’avance surtout lorsque les choses se ………….

    Tu comprends il y en a déjà tellement des mauvais.

  31. Certains auditeurs ont déserté la place assez rapidement apparemment. Le choc d’une vérité qu’ils ne peuvent et veulent pas entendre. La politique de l’autruche est tellement rassurante. Ce forfait est édifiant ! Ambiance de tombeau et craquement sinistre. Vous êtes leur oiseau de mauvaise augure, le faucheur de leurs hautes oeuvres. Bravo pour votre prestation, et bravo à tous les auditeurs curieux d’ouvrir leur esprit.

  32. Mr. Jorion, & TOUS :

    Questions :

    1) Comment voulez-vous faire pour évitez qu’une aristocratie ne se reconstitue ? La division du travail a vite fait de reconstituer des hiérarchies et des accès différenciés à l’information, donc du pouvoir, même s’il est aimable sur le plan des hommes etc.

    a) Diviser le pouvoir comme le préconisait Montesquieu, ou tenter un modèle de république romaine comme l’évoque Sloterdijk (n’est pas opposé au précédent) ?

    Car un pouvoir centralisé est le seul moyen de soumettre les petits pouvoirs locaux, et d’éviter un coup d’Etat dans une société qui serait trop isomorphique… l’Etat me parait un mal nécessaire, mais aussi un risque. Car qui s’empare de ses leviers est capable de se reconstituer en oligarchie. Je pense qu’on n’évite pas une pensée de type paranoiaque, ici comme dans tout ce qui est risque en fait, ou science. Il s’agit toujours de vérifier, et ceci est basé sur une pulsion qui est l’angoisse. Etre courageux certes mais pas téméraire. D’autre part il parait incongru qu’une société libre sorte d’une pensée angoissée… mais c’est un paradoxe qu’il faut accepter :

    « De l’angoisse à la méthode » ( Georges Devereux )

    http://www.unige.ch/fapse/life/livres/alpha/D/Devereux_1980_A.html

    D’autre part nous ne voulons pas d’une société sans conflits sinon ce ne serait pas drôle et l’on s’ennuierait à mort. Donc veiller à ne pas réitérer une Fin de l’Histoire, donc renoncer à la perfection une fois pour toutes… Voilà un certain nombres de paradoxes qu’ils faut gérer lorsqu’on songe au Paradis, qu’on a perdu parce qu’on n’en voulait pas. Cf les Lotophages, etc. Moi je préfère l’enfer, car il y a plus d’action. Or un monde ordonné ne supporte pas l’initiative individuelle, voilà l’équation difficile à résoudre. La jungle est ok en termes de liberté, nous avons l’image de la liberté devant les yeux et ne la troquerons pas contre le Paradis (réel) mais sans liberté, parce que tout y serait parfait ! C’est l’équivalent du mariage, le mariage est une fin de l’histoire en miniature, et tout le monde en souligne euh… les inconvénients.

    1. @Liszt. Fr
      Je vous conseille de lire B. de Jouvenelle « du pouvoir » . L’aristocratie est une structure guerriere (parcellisée)qui se met en place en opposition a la royauté (centralisée) . On peut y adjoindre une structure religieuse pour arriver a un système dont la stabilité repose sur une somme d’instabilités …..ce qui st la meilleur façon d’etre stable d’apres Dame Nature .
      Comme L Strauss , Jouvenel donne comme origine a l’aristocratie (patriarcale) , l’ octroi de la polygamie aux chefs (patriarches du système matriarcal) .
      La Thèse est élégante : la polygamie récompense des chefs , car c’est un boulot peu prisé . Mais cette polygamie déséquilibre les couples jeunes ds un groupe de peu d’individus .. donc on institue des razzias chez des voisins (plus certainement , on force une pratique lattente de capture en frontiere de femmes mal protègées)……rétortions , … nécessités de protections , donc les razzieurs guerriers sont necessaires au patriarche qui ne peut les réprimer sans perdre sa garde rapprochée …
      On a donc ebn parralèle au matriarcat millénaire , un patriarcat d’aristocratie qui se met en place (le guerrier ne peut rendre au frere de sa femme le bébé … ) ….connaissance du voisin , commerce , etc … stock et protection … on est bon pour la civilisation … terminé le hamac !

    2. « D’autre part nous ne voulons pas d’une société sans conflits sinon ce ne serait pas drôle et l’on s’ennuierait à mort »

      Pas de risque… même dans une société parfaite… vu nos problèmes d’ego (héritage archaïque de notre sexualité ? )

      1. J’ai repensé à la phrase de Jorion, « nous sommes une espèce colonisatrice ». Mais forcément, seuls le systèmes en expansion survivent…. ceux qui sont en décroissance disparaissent !

        Et aussi, notre système atteint une apogée… son idéologie est de type rationnelle, elle se base sur un large consensus. L’homo économicus est un idéal type de comportement rationnel qui dépasse largement la sphère économique, et n’empêche que ça fait sens pour tout le monde et si vous voulez c’est un avatar du Logos grec qui s’est réfugié ou installé, là. Il y a une cohérence interne forte du système, au niveau idéologique. Maintenant il faudrait être divin pour construire autre chose d’aussi cohérent.

    3. « nous ne voulons pas d’une société sans conflits sinon ce ne serait pas drôle et l’on s’ennuierait à mort. »

      On s’inventerait des conflits pour « pimenter » la vie !

      L’idéal dominant dans l’histoire – bien loin de sa réalité – est très généralement, en effet celui de l’harmonie et du consensus. Il fait apparaître comme illégitime toute forme d’opposition ou de conflit. Or, entre les humains, l’opposition et la division sont inévitables. Il est donc nécessaire de leur permettre de s’exprimer, de se mettre en scène, de se jouer, de se symboliser et, ainsi, d’éviter qu’elles ne basculent dans le massacre.
      (…)
      Le conflit, l’opposition, la division, sont donc ce qui doit être en permanence non pas dénié et occulté mais surmonté et aménagé. Quand l’aménagement est réussi, quand chacun y trouve son compte, sa place, et éprouve sa propre valeur, alors c’est en effet l’harmonie qui triomphe. Moment de félicité. Mais qui ne peut surgir que dans la mise en forme, le dépassement et la dialectisation de l’opposition. Non dans son occultation.

      Plus l’opposition et le conflit sont au contraire déniés et occultés, plus s’intensifie l’ardeur à massacrer. À trouver des ennemis sur lequels reporter et projeter l’opposition. Une opposition transformée en haine pour n’avoir pas pu s’exprimer.

      Alain Caillé, Pour un manifeste du convivialisme, Le bord de l’eau, 2011

      1. Oui… me souviens récemment d’une expérience de psychologie, où l’on donnait des pilules soit-disant excitantes ou calmantes, à des patients ayant des difficultés à dormir (les pilules étant des placébo). Lorsqu’on explique à la personne que la pilule a un effet excitant, elle s’endort plus rapidement que lorsqu’on lui dit qu’elle a un effet calmant. Cela parait bizarre, que l’effet suggestif soit contraire, mais enfin il semble que le « patient » rapporte ses difficultés à dormir à la pilule, et ainsi se calme. Dans un monde trop uni, on ne peut plus trouver d’objet à une certaine inquiétude ce qui doit créer un problème. Le schisme me semblait essentiel à un moment. Aucun mouvement ne peut être « uni »…

    4. @Liztfr
       » Comment voulez-vous faire pour évitez qu’une aristocratie ne se reconstitue ? La division du travail a vite fait de reconstituer des hiérarchies et des accès différenciés à l’information, donc du pouvoir, même s’il est aimable sur le plan des hommes? »

      Bonne question,
      Pour y réfléchir, je ferais un distinction entre Aristocratie et Oligarchie, n’est pas Aristocrate qui veut.
      J’ai rencontré dans ma vie des étres, ils sont rares il est vrai, dont une autorité naturelle s’impose aux autres; dans ce cas l’idée de leurs étre subordonnés ne ma trouble pas un instant.

  33. Plutôt agréablement surpris par la réception de l’exposé, étant donné le type de public auquel il s’adressait. Les questions étaient constructives.
    Je n’y étais pas, mais à l’écoute de la vidéo on a l’impression que la salle est attentive au propos.
    La preuve est faite qu’il existe parmi les diplômés HEC déjà un petit noyau de personnes sensibles et mêmes convaincues par l’idée d’une nécessaire transition. Et Paul même de citer des contributeurs sur le blog.
    Je pense que Paul en prenant de la hauteur comme il sait le faire et en considérant toujours ses interlocuteurs comme des humains doués de sensibilité et de compréhension (la philia !) a sans doute semé quelques graines d’idée qui un jour donneront quelques fruits, même sur ce terrain où l’agressivité est le plus souvent prisée, parce qu’il est dans la nature des entreprises et des commerciaux de gagner des parts de marché.

  34. Mais qu’est ce que créer de la valeur?
    Réfléchissez y un peu avant de répondre car vendre des produits et amasser de l’argent ce n’est pas toujours créer de la valeur, comme avoir un pib en croissance ca ne veut pas dire que l’économie est saine, qu’est ce que créer de la valeur, a mon avis la réponse a cette question change selon le cadre dans lequel on se place
    Choisissez votre cadre
    Autre question quel genre de valeur a créé internet et l’informatique? (Ne croyez pas que j’aie la réponse)mais internet a t’il vraiment créé des emplois,et internet? Avons nous une idée de ce qu’est la création de valeur , pouvons nous réellement répondre a cette question
    notre réponse a t’ elle de la valeur?

    1. L’informatique? Elle permet dans bon nombre d’usages de faire des gains de productivité (l’investissement en matériel est des plus limité, comparé aux économies qu’elle entraîne chez son utilisateur: par exemple, plus besoin de sténo-dactylo à rémunérer…).

      Et les gains de productivité, quelque part, c’est une création de richesse!

      Quant au PIB: « vaste sujet », quand, par exemple, on inclus dedans la masse salariale des fonctionnaires (alors que l’on peut considérer qu’elle a déjà été comptée, pour l’essentiel par les impôts qui sont déjà inclus dans le reste du PIB, somme des valeurs ajoutées des entreprises [ + ladite masse salariale])…

      Un PIB, tel qu’il est calculé, cela se « bidouille » sans trop de soucis: il suffit d’employer des fonctionnaires en plus pour l’augmenter (artificiellement).

      1. Pour ce qui est de l’informatique demandez vous une seconde au moins ce qu’implique un gain de productivité, si vous automatisez le travail de 10 secrétaires il n’y a pas forcément création de richesse si vous vous mettez du coté des secrétaires , par contre une partie du gain de productivité va aller a l’instigateur de ce progrès technique, pensez a ceux qui vendent des chaussures sur internet depuis que je peux en commander sur internet je ne vais plus dans les magasins de chaussures combien pensez vous qu’internet a détruit d’emplois ?
        La question de la création de richesse n’est pas si simple, comme l’implantation de grandes surfaces ont mis sur la paille beaucoup de petits commercants il y a quelques années , comme les castorama ont induit la faillite de nombreuses quincailleries .
        Il ne s’agit pas d’être passéiste ou contre les progrés technique mais il n’y a pas grand chose d’évident, créer de la valeur n’a rien d’évident mettre sur la paille dix secrétaires crée de la valeur pour le chef d’entreprise mais pour la société qui va devoir payer le chomage et le reclassement ou une formation pour? le nombre d’emplois nécessaires ne cesse de diminuer et la concentration des acteurs de production favorise l’automatisation et l’informatisation a cela s’ajoute la délocalisation, d’autre part le gain de productivité n’induit pas une hausse des besoins de la société dans les mêmes proportions, au contraire, il induit une baisse du pouvoir d’achat d’un nombre d’actifs de plus en plus restreint.
        Créer de la valeur … je me place du coté de la société , ça n’a rien d’évident
        la valeur a plusieurs dimensions , sociale, éthique, relationnelle…, je pense que Paul Jorion a abordé ce thème dans « le prix » il y a concentration de valeur c’est certain, entre les mains de celui qui a viré les dix secrétaires mais création de valeur j’en doute un peu. Oui nous confondons souvent concentration et création à tous les niveau de la société et c’est peut être un peu pour cela que les politiques font tapis rouge devant les grandes entreprises même si elles délocalisent et ne payent pas d’impôt et ne font que très eu cas des petites entreprises.
        Créer de la valeur ? La recherche du produit maximum concentre de la valeur ça ne fait aucun doute mais en créer j’attends une démonstration

      2. Alfeel, quand je parle, dans ce cas, de création de valeur, c’est que comptablement, financièrement parlant, à prestation égale, l’entreprise ayant toute chose égale par ailleurs, moins de frais de fonctionnement, créera plus de valeur ajoutée.

        Je ne vais pas plus loin que ça. Si cela libère 10 personnes, il est dommage qu’il n’y est plus de terres à conquérir et/ou découvrir – dixit, de mémoire PJ dans son intervention-, ce qui pourrait les occuper par ailleurs. Cela en fait potentiellement ainsi des chômeurs, j’en conviens.

        Mais une entreprise qui n’innove pas en ce sens, est vouée à moyen terme à se faire « bouffer » par la concurrence, qui elle n’aura pas hésité à innover…

      3. Erreur de ma part! En s’informatisant, pour l’histoire des dactylos en moins, ce n’est pas ça – du personnel en moins -, qui créé de la valeur ajoutée en plus, pour l’entreprise. Cela déplace de la valeur ajoutée qui servait à payer les salaires, en bénéfice potentiel (et réel pour l’essentiel, l’amortissement du matériel en moins) et/ou en potentialité de baisser les prix sur le marché.

        Cela créé de la productivité supplémentaire (plus de travail effectué par moins de personnes), tout en ne créant pas de valeur ajoutée supplémentaire pour l’entreprise!

        La valeur ajoutée se fait ailleurs: à la vente (=il faut de toute manière qu’il y ait eu vente à un niveau suffisamment élevé, pour qu’il y ait valeur ajoutée pour l’entreprise…).

        L’informatique peut augmenter la création de valeur ajoutée, mais pour une autre raison: à partir du moment où elle apporte « quelque chose » qui n’aurait pas pu être créé par le personnel en place, et qui est vendable! Et cette valeur aurait même pu éventuellement (pas forcément) être créée par une embauche de personnel…

        Le côté « destructeur d’emploi » de l’informatique déplace la valeur ajoutée créée de salaires en bénéfices potentiels (car cela peut aussi se traduire par une possible baisse des prix, et donc de la valeur ajoutée, suite à une concurrence accrue).

        Nota: ouah, ça fuse, ce soir! Vous m’excuserez, s’il s’agit d’un signe de fatigue de ma part…

      4. Merci Juan pour le lien!

        Mais je ne vois pas ce que cela a d’anti-démocratique. Il est intéressant d’essayer de comprendre comment les choses fonctionnent.

    2. L’augmentation de valeur est la transformation d’un objet avec plus d’utilisabilité.

      La base de cette augmentation de valeur est l’énergie (en joules) dépensée pour effectuer cette modification.

      L’argent est une sous-notion de l’énergie.

      Quand à l’autre question, adressez là à votre secrétaire, à votre voyagiste, à votre maison de la presse, à votre agent boursier, etc …

      Ah, juste un truc, vous n’avez pas besoin de demander de réfléchir ici, sans doute un déformation de prof.

      1. @Bruno
        Toute capacité d’adaptation a ses limites, le point de vue de l’entreprise qui vire du monde pour survivre c’est une chose mais comme nous sommes partis on risque la guerre civile a terme
        alors ca serait intéressant de trouver le moyen de faire que les entreprises ne soient pas obligées
        de virer du monde pour survivre, la hausse de la productivité a été en partie responsable de la crise de 1929 la solution a été la guerre le new deal et le crédit, maintenant nous sommes en fin de cycle car de facto les états sont insolvables, la concentration de richesse n’est pas anecdotique notre modèle doit être réformé, quand on pense que ce qui fait marcher les chinois c’est de pouvoir vivre comme des américains il y a de quoi s’inquiéter.
        La productivité oui mais pourquoi c’est une obligation dans le cadre de la dérégulation
        Réguler le nombre d’intervenant dans chaque secteur d’activité , exiger un certain niveau de revenus pour les employés je ne vois pas pourquoi on a un Smic en france et qu’on est en concurrence avec des Chinois qui ne touchent pas 200 euros c’est absurde, c’est de la concurrence déloyale on dit non au protectionnisme mais on va y arriver mieux vaut s’y préparer. il y a des concurrences possible et d’autres non.
        Et l’argent doit il servir a faire fonctionner la société ou a récompenser la productivité
        il semble nécessaire d’instaurer une hyper régulation au niveau mondial mais personne n’est prêt a laisser échapper son pouvoir, on voit ce que ça donne au niveau européen , c’est la cata, pas moyen de se mettre d’accord le monde entier va traverser une crise sans précédent
        personne ne sait combien de temps elle va durer ni si elle aura une fin.
        Pensez a l’empire romain et au moyen âge nous n’avons pas actuellement la sagesse individuelle et collective pour gérer intelligemment l’augmentation de la population et de productivité ainsi que la baisse des ressources énergétiques et naturelles.Et nous avons le pouvoir de nous autodétruire ne l’oublions pas. Des jours difficiles s’annoncent il ne s’agira bientôt plus de sauver son entreprise mais de sauver sa vie au jour le jour et son âme peut être ne pensez pas que j’exagère les ingrédients sont là, soyez sages vigilants et révoltés l hiver sera rude et long

      2. @Bruno
        Oui on ne crée pas de la valeur en virant du monde si on ne produit rien de plus
        vous n’êtes pas fatigué c’est une idée largement répandue
        maintenant on peut réfléchir au fait qu’on peut innover gratuitement ou
        au contraire ponctionner un maximum de monde sans faire aucune innovation
        en faisant du chantage ou par la menace dans un cas on ne crée aucune valeur comptable pourtant c’est utile et améliore la vie dans l’autre vous pourrissez la vie des gens , vous créez une valeur comptable et générez du PIB si votre entreprise crée des emplois vous êtes subventionnés et peut être aurez vous une subvention de l’Europe pour former des hommes de main
        vous pourrez aussi faire de l’optimisation fiscale ne pas payer d’ impôts en France puis délocaliser ensuite en vendant les locaux vous générez encore du pib, vous êtes une ordure et la société ne peux rien contre vous car a aucun moment personne n’a le moyen de juger de l’intérêt général de votre activité. Vous êtes une ordure mais vous avez généré un pib considérable

      3. Exact, Alfeel.

        Et en plus, dans votre exemple, vous pouvez le faire sous forme coopérative (attention, je parle de la forme, et non de la manière dont l’entreprise est gérée réellement…).

        Vous installer une ou deux usines par an dans les pays africains pour récupérer l’invendu (m…ique) que vous y exporterez (sortie légale du peu de « valeur ajoutée » existante, pour rien, puisque marchandise ne valant rien, n’ayant officiellement pu être vendu en France, dans des pays « exotiques », avec ce que cela permet potentiellement… ).L’activité est bien entendu à faible valeur ajoutée, et à forte main-d’oeuvre (un monde incroyable, corvéable à merci). Bref, si en plus vous trouvez un objet social à « faire pleurer dans les chaumières » (du genre: « créer de l’emploi par tout moyen, en France et à l’étranger »: entre (), génial, cela ouvre les portes à tout (et n’importe quoi…)), et que vous faites partie par franchisage pour quelques milliers d’euro d’un organisme ayant « pignon sur rue », vous pouvez même être subventionné par l’Etat…

        Et en plus avec « l’absolution » de l’Etat, qui ferme radicalement les yeux sur votre « mode de management ».

        Résultat? Des centaines ou milliers d’emploi « à la Zola »: retour direct au XIXème siècle, tout cela dans l’esprit « paternaliste » le pire qu’il puisse exister.

        Et sans contrepartie en dehors du smic pour l’essentiel du personnel (les 35h étant purement théoriques, car si on n’accepte pas de ne pas les appliquer, « on n’a pas l’esprit maison »…), en dehors de quelques potentats, bien choisis pour ce rôle de « sous-chef » (je reste poli).

        De plus, une vision purement « abscon(ne?) » de ce qu’est le droit du travail…

        « Vive la France! »

        http://www.lerelais.org/

        Nota peut-être ai-je « mauvais esprit »? C’est pourtant une réalité: cela existe près de chez vous…

        Nota 2: pour les entreprises plus « orthodoxes », il existe les « prix de transfert » (https://secure.wikimedia.org/wikipedia/fr/wiki/Prix_de_transfert): comment croyez vous que les entreprises du cac40 ne réussissent – tout à fait légalement! -qu’à payer, en moyenne, 8% d’IS (alors que le taux normal est de 33%)?

  35. Autre question pouvez vous me prouver que l’assertion suivante est fausse:
    « parfois payer les gens a ne rien faire crée plus de valeur que les payer a travailler »

      1. Pour faire le sieste. C’est un sacré boulot, faire la sieste. De plus, j’ai remarqué que ceux qui faisaient la sieste n’emmerdaient pas les autres. Jusqu’à-ce qu’ils se réveillent, me répondrez-vous. Mais il suffit alors d’organiser les siestes en alternance, et hop, le tour est joué !

    1. Pourquoi voudriez-vous qu’un chômeur inemployé ne fasse rien ? Et pourquoi ferait-il de préférence quelque chose de payable, sinon comme nécessiteux ?

      1. Le chômeur qui travaille,

        Un chômeur qui travaille et qui est payé (mal, très peu, etc.) pour ce travail n’est plus un chômeur, c’est un travailleur pauvre, l’avenir pour le plus grand nombre.

      2. Je ne suis pas certain que Allfeel parle des chômeurs. Ne serait-il pas question plutôt de certains fonctionnaires? D’où le « Parfois »…

        Nota: j’en connais certains qui ne sont pas payés grand chose par rapport à ce qu’ils font réellement: mais ne généralisons pas.

    2. J’ai trouvé! Il s’agit des fonctionnaires dont la masse salariale est ajoutée au PIB (ce qui n’est pas le cas de la masse salariale des gens travaillant dans le privé).

      L’assertion – hors vision « imagée » du terme utilisé!-, est exacte, tout au moins en France. Je me suis toujours demandé si le mode de calcul du PIB existant en France, était utilisé dans d’autres pays.

      Nota: pour les fonctionnaires, ne généralisons-pas! Il y en a certains qui ne sont vraiment rien payé par rapport à ce qu’ils gagneraient dans le privé, pour la… « valeur ajoutée » qu’ils apportent.

    3. Oui je pose la question innocemment mais notez que faire travailler son capital, ce n’est pas travailler et pourtant nous sommes au petit soin avec les investisseurs pour qu’ils prêtent a la France , je vous parle d’un état de fait , actuellement les personnes les mieux payées sont celles qui ne travaillent pas.
      La rémunération dépend du rapport de force, pas de la création de valeur, le génie des grands entrepreneurs c’est de créer de la valeur pour lui même et parfois pour l’entreprise mais certainement pas pour la société.
      Conscience , inconscience ce n’est pas le cas de tous les entrepreneurs, il y a des idéalistes aussi mais ce n’est pas la norme. Et on se pose parfois la question de leur salaire 150 fois le salaire médian !! est ce trop ou trop peu? Posons nous plutôt la question de savoir combien ils doivent a la société pour augmenter la rentabilité de leur boite avant de se demander si ils doivent être rémunérés. Maintenant être payé a ne rien faire est ce pire que de travailler a détruire le travail des autres? Pourtant cela vous choquerait surement de voir quelqu’un qui ne travaille pas être payé 150 fois le salaire médian. Et pourtant vu le service que certains nous rendraient en s’abstenant de travailler on pourrait doubler leur salaire que ça pourrait se justifier. vous ne pensez pas..; tous c’est emplois épargnés, ce pouvoir d’achat préservé etc…
      N’oubliez pas que l’ont dit souvent  » taxer les riches vous n’y pensez pas chaque riche fait travailler dix pauvres » Vous trouvez moral le loto? Il y a des monde parallèles dans notre société : des riches qui foutent rien et qui sont bien payés pour ça , des fonctionnaire qui ne foutent rien et qui sont bien payés pour ça , d’autres fonctionnaires ( la majorité) qui sont payés une misère pour se tuer a la tache, des entrepreneurs qui ne se payent pas pour pouvoir payer leurs employés et des employeurs qui ne payent pas leurs employés pour pouvoir se payer plus et qui virent même des employés pour pouvoir s’offrir une prime, Alors dans tous ce bins si vous payiez grassement un ou deux millions de pauvres a ne rien faire croyez vous que ca changerait quelque chose au fonctionnement de la société, croyez vous qu’elle serait moins morale?? Je ne sais pas qui a décréter que la morale n’avait rien a faire dans les affaire et dans la société, en tout cas je peux vous dire que la morale c’est comme les abeilles si elle disparaissait complètement de la société l’humanité serait condamnée a court terme. nOUs avons exclu la morale de notre société en faisant la séparation avec l’église, la justice n’a aucun moyens pour faire respecter la morale et mettre des délinquants entre eux dans des prisons n’a jamais fait d’eux des hommes neufs prêts a servir d’exemple. OU est la morale quand la première chose qu’on apprend aux jeunes c’est qu’ils peuvent harceler des profs sans risquer de sanctions ou les délinquants bien connus des services de police sont relâchés après chaque agression faute de place. Enfin je me pose la question qui représente l’autorité morale dans notre société et quels sont les préceptes de base et qu’est ce qui nous oblige a les appliquer?
      La question de la création de valeur a ne rien faire n’est pas aussi simple qu’elle y paraît, pourquoi ne pas être heureux pour ceux qui toucheront de l’argent a ne rien faire , leur occupation sera de dépenser cet argent et ça donnera du travail a ceux qui produisent, pourquoi tout de suite penser : mais si on leur donne de l’argent ils ne travailleront pas!
      Et bien une certaine catégorie de rentier le fait déjà si on vous proposait de toucher 5000 euros par mois a vie sous condition que vous ne deviez plus jamais travailler et dépenser tout votre argent chaque mois , accepteriez vous? C’est un peut ce qui se fait déjà un peu partout dans le monde beaucoup de nos députés ont ce genre de traitement , et c’est moins ridicule que de dire travailler plus pour gagner plus! La morale a foutu le camp posséder de l’argent rend plus respectable que de travailler dans notre société, on va plus respecter un rentier , un ministre un député qu’un artisan, il y a quelque chose de pourrit ici bas, donnons de l’argent a vie a des feignants incapables de rien ça se fait déjà en effet mais faisons le a plus grande échelle ça relancera peut être notre économie notamment le tourisme
      Des objections?Ma conclusion c’est que c’est très faisable vu que ça se fait déjà et que personne ne s’en plaint, maintenant reste a prendre l’argent aux très riche et aux très pauvres qui bossent dur pour étoffer et financer cette classe de supertouristes. 🙂

      Ce qui fait l’équilibre de la société actuelle est fortuit et transitoire c’est un équilibre a crédit que personne n’est capable de rembourser, car notre société dans son ensemble est devenue insolvable maintenant ce n’est surement pas en empruntant a ceux qui se sont enrichis grâce a la délocalisation et l’optimisation fiscale que nous allons rembourser nos dettes. La société est actuellement structurellement au bord de l’implosion.et ce au niveau mondial grâce à la mondialisation et a la dérégulation sous toutes ses formes qui inclus la démoralisation( sous ses deux acceptions) La société se doit d’intégrer toutes les dimensions de l’humain si elle veut subsister elle ne peut se contenter de reproduire le cerveau reptilien basé sur la réaction et l’agressivité, elle doit aussi intégrer ses autres niveaux qui sont la raison , l’empathie, et le spirituel et construire un équilibre entre ces différents acteurs c’est un peu le contraire de la dérégulation, il s’agit de construire une conscience du bien commun en chacun, en chaque entreprise, pays continent ainsi qu’au niveau mondial , il en va de la survie de l’humanité.

  36. @ Paul Jorion

    Vous préferrez employer le terme » opportunisme » à celui de » prédateur » , dans votre description des éléments clés de « la crise ».
    Cela est plus qu’une nuance et suprime un élément de type moral ou religieux : il y a aussi à prendre en compte , le revers de « la solidarité » (autre éléments cité) qui est la prédation , la volonté de puissance, « le mal » .
    En lien avec cela , vous ne parlez pas de la gouvernance , du mode de gouvernance , comment et par qui sont prises les décisions .
    Parce qui si le système est verouillé par le haut par un petit nombre de personnes « mauvaises » au sens où elles recherchent leur intérêt et non celui de tous : quelques soient les analyses et solutions , elles ne parviendront pas à passer .
    Il me semble que le mode de gouvernance est fondamental ; que mettre en place un mode de gouvernance qui empêche des minorités prédatrices de gouverner est encore plus fondamental que mettre en place une monnaie internationale.

  37. @ Quelqu’un qui sait.

    Quelle est la différence entre la conscience collective de Durkheim et le subconscient ?
    Merci.

  38. Malgré sa petite forme. J’ai trouvé Paul Jorion très bon. Calme, détendu, confiant, très à l’aise en dépit de la réputation de son auditoire. Bravo !

  39. Merci pour les vidéos.

    L’exercice était ardu, et vous vous en êtes sorti formidablement.

    Synthétiser tout un parcours, pluridisciplinaire sans se perdre dans ces détails ou niche le diable. Seul un anthropologue digne de ce nom pouvait le faire.

    Votre science ne s’enferme pas dans un jargon hermétique, mais s’exprime dans une langue dépourvue de fioritures inutiles.
    Quand l’intelligence s’adresse à l’intelligence. Sans chercher à éblouir, à briller mais simplement à communiquer, à construire avec ceux qui écoutent.

    De la science et du coeur, en un mot de la sapience.

    Dans la première vidéo, vous avez tracé les grandes lignes du nouveau cadre de la civilisation nouvelle. Dans l’ensemble vous avez dégagé les principales pistes de réflexion. Derrière les ruines du capitalisme, un champ de perspectives pour l’avènement de l’Humanité notre.

    La fin de l’Histoire….quelle sottise! La fin de l’Histoire c’est la mort du genre humain. L’Histoire s’écrit par les générations, elle se transmet, se digère, se transforme, se renouvelle avec les générations. C’est la grande Aventure de l’Espèce, constituée de toutes les petites aventures de chacun, des uns et des autres, des cultures, des nations.

    Histoire dont vous avez patiemment défait les noeuds, utopies détricotées, afin d’enraciner la pensée et la science dans la réalité vivante des êtres et des choses, dans le temps.

    Fort judicieux de proposer à tous de regarder dans la boule de cristal. C’est un travail d’équipe, toutes les compétences sont requises. Belle réponse à Brice Couturier.

    En peu de mots vous formulez l’essentiel: la mortalité des individus par rapport à « l’éternité » de l’espèce dans le cadre de son environnement, notre planète (quadrature du cercle, en trois d).. une croissance qui serait autre chose qu’une fuite en avant. C’est cela le développement durable.

    Le passage sur la conscience, en toute discrétion, sans arrogance, juste ce qu’il faut pour attirer l’attention. Histoire de réveiller la « Belle endormie ».

    Je ne sais plus où j’avais écrit que la parole devait être refondu au feu de l’esprit et reforgée par le discernement à l’aide de la science, en y mettant du coeur bien entendu. Vous contribuez.

    La « Parole » est la « Sage-Femme » qui assiste l' »Humanité » dans l’enfantement du « Divin Enfant ».
    J’y penserais en plaçant le tout petit dans la crèche au pied de « l’arbre de vie » la nuit venue.

    Je penserais à « Nous ».

    Chaleureuse trêve de fin d’année en famille.
    Le juste repos du noble artisan.

  40. Belle intervention où vous avez bien développé tous les aspects de votre réflexion ; une remarque cependant : la guerre, comme solution, n’est-elle pas déjà à l’oeuvre. Peut-on réellement prendre la guerre en Libye par exemple pour un combat désintéressé en vue d’établir une démocratie mondiale ? N’est-ce pas plutôt la tentative brutale de mettre au pas un détenteur de matières premières qui voulait sortir du giron occidental et se tourner davantage vers les puissances émergentes telles que la Chine ?
    Un article du New York Times évoquant le bilan civil minime de cette guerre semble prévenir de futures attaques contre les Etats Unis et l’Europe sur le véritable coût humain de ce conflit http://www.nytimes.com/2011/12/18/world/africa/scores-of-unintended-casualties-in-nato-war-in-libya.html?_r=1&hp (de même l’assassinat de Kaddafi est pris en compte par la cour pénale internationale, inévitablement au vu des images que tout le monde a vues sur internet).

    Le problème iranien est avant tout, de la même manière, une question stratégique autour du pétrole et n’a rien à voir avec la démocratie (imaginons un instant que l’Iran produise des dattes et non du pétrole) : le problème iranien est lui aussi en passe d’être résolu par la guerre, comme les événements de Syrie (véritable guerre civile) nous le montrent aujourd’hui.

    La guerre me semble déjà commencée : peut être ne sera-t-elle pas mondiale tout simplement, mais qu’une redistribution des cartes entre grandes puissances aura lieu de cette manière, au détriment des faibles ? C’est ce qui me semble se dessiner.
    Quand une suite de guerres régionales dégènère en guerre mondiale est une autre question avec aujourd’hui une nouveauté majeure : l’arsenal nuclèaire.

    1. Si l’Iran produisait des dattes et voulait acquérir l’arme atomique, quelles pourraient être ses motivations ? Le prestige seulement car de conquête il n’est pas question avec l’arme atomique. Aujourd’hui l’Iran veut l’arme atomique, non pas pour conquérir ses voisins ou détruire le monde, mais pour protéger son pétrole, est-ce légitime ? Pas aux yeux de certains pour qui le territoire iranien est une chasse gardée depuis qu’ils y ont trouvé du pétrole, Shell, Exxon et les autres.

  41. Bonjour,
    Un peu déçue de vous entendre mettre les « extrêmes  » dans le même sac, mais c’est peut-être dû à l’auditoire d’une Haute École.
    Mais dire que l’UMP est au centre alors là…
    Puisque la solution aux problèmes doit être politique il serait souhaitable de regarder les faits politiques avec la même rigueur que les faits économiques et anthropologiques.
    Si vous n’avez pas de projet idéologique de départ (c’est une bonne chose à mon sens), faites attention de ne pas vous ranger malgré vous dans une case, cela risque de discréditer votre parole aux yeux des gens qui voient tout de même un projet politique dans la dérégulation et l’austérité.

  42. Effrayante d’ailleurs cette technique des medias américains en particulier de minimiser d’avance le bilan humain des interventions tout en en reconnaissant eun partie ou d’admettre une partie des torts causés (comme à Abu Graib en Irak) pour paraître sincères et en fait faire oublier l’immensité des crimes commis. La désinformation est à l’oeuvre dans les guerres néo-coloniales, mais cela ne date pas d’hier, lorsqu’on voit les pseudos opérations humanitaires qui furent menées au Laos pendant la guerre du Vietnam et qui servirent de couverture aux plus grands bombardements de civils depuis la seconde guerre mondiale (plus de bombes déversées là-bas que pendant toute la seconde guerre mondiale). L’humanitaire comme prétexte ne date donc pas d’hier. Le mensonge éhonté, c’est à dire vérifiable et admis comme dans les armes de destruction massive irakiennes est me semble-t-il assez nouveau quant à lui.

  43. Merci Mr Paul de remettre la notion de solidarité en avant. D’ailleurs ,le terme d’état « providence », très néo-libéral ne cache-t-il pas ce que les mêmes s’acharnent à détruire: L’ Etat Solidaire ?

    1. Je vous sens très ironique.
      Vous auriez fait quoi à la place de Paul Jorion, vous auriez insulté les méchants diplômés d’HEC en les traitant de fossoyeurs de l’humanité ?
      Non, sérieusement, je pense que ce qu’a dit Paul et la manière dont il l’a dit était la plus adaptée à la situation. Le propos était extrêmement argumenté, chaque point développé s’articulant avec les autres, et renvoyant à une vue d’ensemble fruit de l’analyse et des observations de toute une vie.

      Que seraient les pratiques quotidiennes des hommes d’affaires sans l’idéologie qui les justifie ?
      Or, Paul, en présentant une nouvelle vision des choses qui entre en totale contradiction avec l’idéologie et les pratiques de l’homme d’affaires, mine celles-ci de l’intérieur, et ceci en leur offrant une alternative tout à fait à leur portée puisqu’il s’agit de s’appuyer sur la philia, cette disposition humaine sans laquelle nous ne pourrions pas vivre en société.

    2. @ JFF 18 décembre 2011 à 21:41
      Paul Jorion sait prendre le recul et la hauteur qui conviennent. A-t-il renié ses convictions profondes ? Non ! Alors pourquoi le condamner à demi mots.

      Vous laisseriez-vous aller à penser que la solution de nos problèmes se trouve dans la radicalisation, la lutte d’un camp contre un autre, l’un accusant l’autre de fanatisme et se proposant de le passer par les armes ? http://www.pauljorion.com/blog/?p=32015#comment-271797

      Chacun œuvre comme il le peut. Certains pensent qu’il faut exclure, voire-même éliminer, ceux qui ne pensent pas comme eux. D’autres, dont je pense faire partie, croient qu’il est préférable de confronter pacifiquement les idées des uns et des autres jusqu’à aller le plus possible au fond des choses afin de dissoudre par le raisonnement et la rationalité, les points d’opposition qui eux, se fondent sur des sentiments.

      Or, la marche du monde et de l’univers, la structure d’ensemble dont dépendent nos vies, n’a rien à faire des sentiments. Elle n’en a rien à faire des petits ou grands sentiments de ces 7 milliards de poussières que nous sommes. Elle avance inexorablement. Nous ne pouvons rien y changer. Il faut nous y faire et l’admettre. Paul Jorion a introduit sa conférence en appelant à réfléchir à cet aspect.

      Alors, franchement, évoquer l’Elysée s’est à mon avis s’égarer, quel que soit l’occupant actuel ou futur du lieu.

  44. Bonjour Paul,

    j’ai tout suivi, et tout aimé !
    Vous stimulez énormément la reflexion, merci !
    Il me vient à l’esprit tout de suite l’exemple de ce qui fait avancer la recherche dans les grandes expériences de physique autour de ce que l’on appelle les grands instruments.
    Des instruments gargantuesques par la taille et la complexité (CMS, Atlas, LHC pour citer les plus grands) sont capable d’etre réalisés sur des périodes de construction qui durent plus de 20 ans, par des milliers de gens sur toute la surface de la terre, de toute culture et religion. Le résultat impressionnant n’est pas du à l’application de méthodes rigoureuses de structure managériales ou d’ingéniérie, ni à la solidarité entre les acteurs, mais la réponse se trouve dans l’individu et sa condition, sa relation à la mort. Participer à quelquechose de plus grand que la mort, une fantastique aventure aux frontières de la connaissance.
    Alors, et si il suffisait de ramener la raison au coeur de notre condition propre, la Vie, qui est que nous participons tous ensemble à la meme aventure sur cette Terre et dans cet Univers ?
    Ce dont nous avons besoin, c’est plus de respect les uns envers les autres, plus d’Amour. Et ca, quelqu’un d’autre s’est déjà chargé de nous le faire comprendre, il y a déjà 2000 ans…
    Combien de temps nous faudra il tourner autour du Pot encore ?

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