IL SIG. STIGLITZ NON È AL CORRENTE

Traduction en italien de M. Stiglitz n’est pas au courant. Merci à Alessio Moretti

È forse per via del fatto che il Prodotto Interno Lordo della Grecia si sarà abbassato del 7% in un anno e del 16% dall’inizio della crisi nel 2007 ? Oppure perché con le defezioni di parlamentari greci durante il voto di domenica, seguite dall’esclusione dai loro partiti e completate da sondaggi d’opinione favorevoli alla sinistra e alla sinistra radicale, il governo greco da ora l’impressione di non rappresentare più l’opinione pubblica del paese e che, di conseguenza, ogni accordo al piano votato domenica non significa più nulla ? È ormai questo, in ogni caso, il dubbio dei dirigenti della zona euro. Lo slittamento della riunione dell’Eurogruppo che doveva aver luogo oggi (mercoledi) – rimpiazzata da una conversazione telefonica – dimostra che all’improvviso nelle sfere alte si è diventati un po’ più pavidi : si è passati, ieri, dal tono trionfale del mattino alle scuse un po’ impacciate della serata.

L’altroieri ponevo la domanda : quanto tempo durerà questa straordinaria impermeabilità ai fatti manifestata dalla Troïka che governa la Grecia già da diversi mesi, e che si appresta a fare la stessa cosa con il resto dell’Europa ? E cioè il piccolo club ultraliberale composto dalla Commissione Europea, dalla Banca Centrale Europea e dal Fondo Monetario Internazionale. A quanto sembra, da ieri sera la pioggia comincia a permeare l’impermeabile.

Il sig. Stiglitz, le cui analisi sono usualmente eccellenti, si pone, lui – in una recente intervista –, la domanda sul perché di una tale impermeabilità ai fatti. È forse perché le banche della zona euro non sono protette contro un default eventuale della Grecia, si chiede ? O forse perché non si è capaci di valutare i danni che ne risulterebbero ? È perché gli stabilimenti finanziari che hanno emesso dei Credit-Default Swaps (CDS) che assicurano contro il default del debito greco sono in realtà ben incapaci di coprire il sinistro, s’interroga ulteriormente ?

C’è certamente un po’ di tutto ció, ed in particolare il fatto che ad emettere dei CDS sul debito greco sono state essenzialmente delle banche tedesche, fra le meno solide, e le stesse banche greche (la stupidità umana conosce forse limiti ? Voglio dire, chi ha mai potuto pensare un giorno che la banca di un dato paese sia il miglior assicuratore contro il default di quel paese nel pagamento del suo debito ?). Ma la vera ragione è ben lungi dall’essere un autentico mistero : l’assicurazione sulla vita, l’ultimo bastione dell’ultraliberalismo.

L’assicurazione sulla vita doveva salvare il mondo : l’assicurazione sulla vita doveva trionfare una volta per tutte su alcuni valori grotteschi tramandatici dal XVIIIo secolo, come la – arg ! pouah ! – solidarietà. L’assicurazione sulla vita avrebbe sbarazzato il mondo dalla vergogna della pensione per ripartizione, che trasforma i genitori in “orchi che divorano i loro figli e i loro nipotini” (dixit). L’assicurazione sulla vita avrebbe soprattutto fatto entrare le pensioni nel mondo glorioso e sacro del profitto. Ma, a tal fine, era necessario che il portafogli degli assicuratori sulla vita si gonfiasse senza tregua e ineluttabilmente, era necessario che la Borsa fosse in continua scalata (si è pensato un tempo – ed alcuni apparentemente ancora lo pensano – che lo High Frequency Trading avrebbe dato una mano – di nascosto: senza dover mettere in prigione un numero troppo grande di informatici svelanti l’inghippo) e soprattutto, soprattutto, era necessario che una obbligazione di Stato, che il debito sovrano, non perdesse mai valore.

Ma con la Grecia in default – o piuttosto, con il fatto che si finisca per riconoscere che la Grecia è in default – il castello di carte crolla. La fine dell’assicurazione sulla vita è la fine del mito – garante di armonia sociale – del « tutti redditieri », la fine del mito del « chiunque puó diventare ricco, è solo una questione di sforzi ! », un mito esso stesso già refutato dai fatti, e perlomeno da 20 anni nei paesi occidentali.

No, signor Stiglitz, non c’è mai stato alcun mistero riguardo all’impermeabilità ai fatti che caratterizza la Troïka !

(illustrato da Sébastien Marcy)

(tradotto dal francese da Alessio Moretti)

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10 réflexions sur « IL SIG. STIGLITZ NON È AL CORRENTE »

  1. a propos de stiglitz on peut lire dans son livre : le triomphe de la cupidité
    qui relate la période de l”affaire des subprimes !!!!
    concernant le projet de loi sur le TARP la chambre des représentants repoussa le projet a une majorité de 23 voix. Après cet échec, l”administration bush tint une vente aux enchères. Elle demanda de facto a chaque parlementaire hostile combien il voulait recevoir ,en,cadeau, pour sa circonscription et ses mandants s”il acceptait de modifier son vote. 32 demo et 26 répu qui s”étaient prononcés contre le projet initial changèrent de camp,et une version révisée du TARP fut adoptée le 3-10-2008. le revirement de ces parlementaires était en partie du à la peur d’un effondrement économique mondial et à la présence d’articles prévoyant un meilleur controle, mais pour un grand nombre d’entre eux au moins,il s’agissait clairement d’un donnant donnant: le projet de loi révisé contenait 150 milliards de dollars d’attentions fiscales particulières pour leur mandants.
    personne n’a dit que l’on pouvait acheter les élus du congrès a vil prix !!!!

    1. Bien plus coûteux et pesant les cadeaux qui ne reposent pas prioritairement sur l’intérêt et la raison de vouloir faire moins de remous et de circonvolutions au centre de l’échiquier mondial.

    1. Grazie antimafia : )
      Vorrei aiutare a far conoscere Jorion in Italia (non so chi diffonda le sue idee per ora – senz’altro qualcuno già lo discute, almeno spero). Dovremmo tradurre i suoi principali articoli qui per poi rimandarci (con link) le persone (italofone e non francofone) interessate. Qui a Perugia (io abito a Nizza) provo a parlarne con amici e conoscenze, ma mi sembra che la gente sia ad anni luce dal pensare le cose preoccupanti che Paul ed altri ci fanno pensare. Che facciamo? Come organizzarci?

      1. Amsterdam, le 15 Février 2012

        Caro Sr. Moretti,

        Le 27 Janvier, écrivant un commentaire ici au BLOG sur un article du 26 Janvier “Le travail: un modèle à repenser”, j’avais écrit une proposition bien claire à mon avis pour sortir de notre cul de sac dans le pays européen de la tour de Bable. Ce qui veut dire: analyser et classifier les contributions et les commentaires, et AUSSI les traduire instamment en Anglais, en Italien, en Allemand, en Suédois, en Portugais, en Chinois, en Japonais, en Russe, et en Turc, pour commencer. Si vous ne me croyez pas, voir la réalisation superbe depuis des années et des années du Fernand Braudel Center (Binghamton, NYS, USA), quant aux traductions des contributions bi-semanales du pr. Immanuel Wallerstein.

        Je répète ici à tous que je suis préparé à aider, aussi avec un financement de base.
        J’avais calculé aussi, qu’avec une contribution mensuelle de Eur 0,50 de chaque visiteur unique au BLOG, alors un demi Euro par mois par lecteur, à payer via SMS (votre téléphone mobile) on pourrait facilement autofinancer le Centre Jorion que je propose. Cinquante Centimes Euros par mois, ça donne par journée calendrière un moyen d’environ 1,8 centimes Euros par journée, disons deux centimes Euros.. Cette monnaie existe! Alors, un montant que chacun(e) de nous rencontre chaque jour dans les rues…. (un mot sage Hollandais dit: “l’argent se trouve au pavé.”, alors il suffit de vous incliner une fois par jour pour ensuite passer cette monnaie au Centre Jorion…).

        Je vous cite ici mes mots du 27 Janvier passé et la réaction de Léoned à mon commentaire.

        Bien à vous!

        Johan Leestemaker, Amsterdam, courriel: leestem@ision.nl

        quote
        Johan Leestemaker
        27 janvier 2012 à 11:08
        Amsterdam, 27 janvier 2012

        Estimé Léoned,

        1. Je n’arrive pas bien à comprendre ce que vous voulez dire avec la bi-dimensionalisation du BLOG. A mon avis, le BLOG donne déjà l’opportunité de retracer des « billets » d’intervention au regroupement par thèmes, à trouver du coté de la main droite au BLOG.

        2. Ce que j’aimerais discuter, un devoir indéfinitif quant à moi, c’est le système de la classification employée. Je n’arrive pas à bien comprendre quelle logique se cache derrière les termes classificateurs employés au BLOG.
        Au niveau de l’OCDE, où j’ai pu contribuer aux discussions du Statistical Working Group du DAC, nous avons toujours distingué au moins deux sous-systèmes classificateurs: le système primordial des Secteurs, étant la section plus robuste de la classification, peu sensible à la mode et aux goûts politiques, et le système secondaire, étant la section de Thèmes, plus sensible à la mode, étant aussi un système où certaines activités pourraient promouvoir vers le système primordial de Secteurs (pensez au SIDA dans les années 1980, pensez à l’éclairage de LED etc etc).

        3. Le système S/T, ou ST, ou dénombré aussi le système Secteur/Thème, représente un ‘language’ mondial et universel aujourd’hui, qui facilite énormément les communications entre les divers groupes professionnels et non-professionnels.

        4. Vu la production annuelle au BLOG ici, il me paraît assez simple de monter un groupe de codification, guarantissant l’analyse des billets ET DES COMMENTAIRES, d’une façon systémique, consistant et « RECONSTRUI-ABLE » (une exigence FERME du coté de la logique mathématique et démocratique!).
        La réalisation de ce boulot pour le total de la portefeuille du ministre de la coopération internationale des Pays-Bas (plus que 45.000 dossiers à analyser et à codifier depuis 1949) a couté plus ou moins 1 année avec un équipe de 4 spécialistes, à un frais total d’environ Eur 200 K.
        Le système de régistration flexible et bon marché s’appelle Sesame, successeur du système fabuleux Q&A 4.0 de Symantic, malheureusement détruit par notre ‘ami’ monopolisateur Gates.

        Même tout le service fiscal aux Pays-Bas travaillait avec Q&A, sans aucun problème…. ce n’était qu’après l’introduction de microsoft au service fiscal néerlandais que les très gros et très couteux problèmes de l’informatique du gouvernement néerlandais ont commencé..

        5. Ainsi, ce n’est pas le manque de la disponibilité de la connaissance analytique et technique, mais c’est la pénurie des fonds qui empêche que le language total des billets et de commentaires ici au BLOG soit représenté en analysé claire et nette.

        6. Probablement, il existe une personne de bonne volonté et avec beaucoup de ressources financiéres qui aimerait supporter notre communauté avec le financement d’un centre analytique. Une idée pour nos ami(e)s de la Fondation Calouste Gulbenkian?

        Bien à vous tous!

        Johan Leestemaker

        Répondre
        Léoned
        27 janvier 2012 à 15:34
        En fait, j’ai eu l’occasion d’en parler avec Jorion à propos d’un article récent sur SOPA.
        A la suite de cet article, s’est engagée une (et même des !) conversations intéressantes sur les notions de droits d’auteurs, de copyright, etc.
        Sauf que : elles furent vite noyées sous le déluge (que je ne déplore pas) de commentaires.

        Je ne sais pas exactement quelle forme pourrait prendre cette bi- (voire tri-) dimensionnalité, j’ai juste l’impression devant l’énormité de ce blog (et là non plus je ne déplore pas, au contraire j’apprécie : me suis payé quelques heures à lire de vieux articles passionnants) qu’il lui faudrait, en plus, un système quelconque (et plus efficace que l’actuel) pour retrouver certains thèmes.

        Je redis : je ne sais pas comment faire !

        P.Jorion m’a répondu en gros : on est que 4 c’est le temps qui manque. Ce que je comprend parfaitement. Dès que j’en serai capable (quand ?), je proposerai mon aide au moins quelques heures par semaine.

        Reste à définir la méthode : sous quelle(s) forme(s) ? qui décide de quoi est intéressant ? etc.

        Toute idée me semble bienvenue …

        unquote

      2. @ Johan Leestemaker
        Merci pour la proposition, comme nous tous je suis prêt à perdre la tête pour de l’argent: qu’il vienne donc à nous (enfin!) et tout d’abord “à moi” (tant qu’on y est) – “Boetheite!”, comme on dit dans la langue ancienne de ceux qui souffrent comme des bêtes en ce moment : (
        (c’est fou comme les clichés se confirment: “hollandais, pleins de blé” dit le proverbe, wow).
        Bon, plus techniquement vous dites (entre autres choses intéressantes):

        j’avais écrit une proposition bien claire à mon avis pour sortir de notre cul de sac dans le pays européen de la tour de Bable. Ce qui veut dire: analyser et classifier les contributions et les commentaires, et AUSSI les traduire instamment en Anglais, en Italien, en Allemand, en Suédois, en Portugais, en Chinois, en Japonais, en Russe, et en Turc, pour commencer

        Par rapport à cela, je crois être d’accord avec vous sur les deux points. C’est OK! : )
        Je me sens d’aider sur le deuxième, en traduisant de manière si possible continuée des textes de ce blog en italien (bien entendu, il serait très recommandable d’être plusieurs à le faire – candidatures welcome…).
        Pour ce qui est de votre première idée, je me demande depuis un certain temps si mes machins géométriques peuvent aider à “classer” (entre autres) les blogs (= categorisation oppositionnelle visuelle), mais pour l’instant je ne sais pas (il faudrait que je bosse avec d’autres là dessus).
        Par contre, j’ajouterais, à ce premier point que vous proposez (= analyser et classifier les nombreux matériaux de ce blog, afin d’en maximiser la lecture intelligente par nous tous fréquentateurs du blog) je suggèrerais d’ajouter au blog des aides systématiques aux néophytes (genre: glossaire, cours introductif, etc.). Comme vous le rappelez, l’équipe Jorion (= 4 personnes) est déjà éreintée par le travail (remarquable) qu’elle fait (ipsi dixerunt), il faudrait donc que ce que vous proposez non sans raison soit fait par des gens de l’extérieur (= des gens autres que les 4), proposant à Jorion & Co. un produit fini viable qui serait (peut-être) validé en tant que nouveau module. Bon, que qui de droit me pardonne si je m’avance trop en disant des bêtises, ça part d’une bonne intention d’action solidaire pensante.
        En résumé, Johan, I’m game with your proposals! : )

      3. alessio hai individuato il problema,sono infatti ad anni luce di quello che sta pensando JORION e i ragazzi del blog, io personalmente che sto a san marino la gente del posto fuori delle machine, dei vestiti e dei soldi c’e proprio un bel nulla. ma devi sapere che l’associazione don chisciotte organizza dei convegni ogni anno ,sono venuti a san marino ANSELM JAPPE,questo anno vengonno MARC AUGE , et SERGE LATOUCHE. cette association fait du bon boulot bisogna vedere

  2. “Est-ce parce que les établissements financiers qui ont émis des Credit-default Swaps (CDS) assurant contre le défaut de la dette grecque sont en réalité bien incapables de couvrir le sinistre, s’interroge-t-il encore ?”
    Mais bien sur!
    Mais quel est le naif qui croit que le CDS assure quoi que ce soit! C’est un pari.
    J’ai déja signalé ici que c’était fondatalement une arnaque, prouvéeà l’origine par les spécialistes de la banque Morgan…Prouvé par les sociétés hadhocs qui couvrent des hedge funds qui investissent la dedans…Quand ils doivent rembourser, ces paravents hadhocs sont en faillites.
    CQFD. Y a encore des abrutis qui ne veulent pas le croire…Ils sont dans un paradigme capitalisme déchu…Ca n’a plus de sens.
    Derriere un CDS il n’y a aucun capital, du vent….C’est dérégulé.
    Du pipeau total. Du hors bilan, du compte mafieu.
    Jorion n’ose pas.
    Moi si.

    1. merci beaucoup Andrea, je découvre avec plaisir votre site “Nazione Indiana”, qui repasse donc nos traductions en italien des articles de Paul. Il y a donc des gens actifs à Milan (je n’en doutais pas, il doit y en avoir aussi à Turin, à Naples, à Rome, espérons à Palerme). C’est un début prometteur pour la contagion des idées : )

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