LA VOIX DE ROSEMARY STANDLEY

L’un de vous hier, en créant un lien vers une vidéo de Moriarty, m’a renvoyé à une vieille interrogation à propos de la voix de Rosemary Standley, la chanteuse du groupe : où ai-je déjà entendu cette manière de chanter ? Je crois avoir trouvé la réponse. Je ne vous l’impose pas : elle est à la page suivante. Vous me direz ce que vous pensez de mon hypothèse.

Peggy Seeger. Pas d’article sur elle dans Wikipedia en français, alors, si vous avez du temps à gagner par un samedi pluvieux…

Et en plus, elles se ressemblent, non ?

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16 réflexions sur « LA VOIX DE ROSEMARY STANDLEY »

  1. Hi,

    Ce sont surtout le style (folkeux) et le son (unplugged) qui se ressemblent. Il y a des tas de chanteuses anglo-saxonnes qui ont ce timbre et ce phrasé (je pense entr’autre aux groupes d’Irish folk, Dubliner, Sandfolk, and so one..)

  2. Pas vu de seconde page, mais y’a les tags et il me semble qu’ils contiennent la réponse :

    http://www.youtube.com/watch?v=ftPwWuQ-IUI

    Ceci dit, je ne connaissais pas ! Donc moi quand j’écoute, avec plaisir, Moriarty je pense d’abord au vieux sud des USA, au folk, et tout ça et même (comble) à Janis Joplin.

  3. Bon, pendant que j’écrivais mon commentaire, la suite est apparue !

    J’avais raison.

    Ça fait plaisir (mais je maintiens le reste de ce que j’ai dit).

  4. Et en plus, elles se ressemblent, non ?

    Physiquement peut être, mais la tessiture est très différente. Je n’ai pas que des yeux pour voir, mais aussi des oreilles pour entendre comme dirait le méchant loup de rote Capchen des frères Grimm.

  5. Je ne comprend pas de quoi vous parlez vous les fans mais je trouve ça super un
    point c’est tout . Une française avec une voie pareil c’est surprenant .

    1. Merci, les mathématiques sont proches de tout, de toute façon ! si chacun voulais bien se donner la peine de réfléchir en nombres, au sens de Baudelaire, tout est nombre :

      http://baudelaire.litteratura.com/?rub=oeuvre&srub=jou&id=432

       » Tout est nombre. Le nombre est dans tout. Le nombre est dans l’individu. L’ivresse est un nombre.  » (fusées)

      Mais…je n’ai jamais été fort en calcul mental…

      Autre chose, une émission intéressante :

      http://www.franceculture.fr/emission-une-vie-une-oeuvre-isaac-babel-2012-03-17

      Lioutov alias Babel tente de rassembler à la fin du récit : « Tout était en vrac. Les portraits de Lénine voisinaient avec ceux de Maïmonide. Cela pleuvait sur moi en une averse triste et parcimonieuse – des pages du Cantique des cantiques et des cartouches de revolver ».

      1. Ben si, vous faites du calcul mental français. Un hongrois m’avait signalé l’aspect wird du décompte français. Comme 4 fois vingt, soixante et onze ou quatre vingt onze, pour lui c’est dément, pour moi c’est « naturel ». D’un autre côté, donner l’heure en allemand est un peu acrobatique pour un français.

        Genre la moitié de l’heure en cours…

        Le rythme: une géométrie fractale qui rend la musique agréable :
        http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=10113

      2. Toujours aussi génial ce Baudelaire, donc + 10.

        « Celui-ci dit : plaisir d’orgueil! – et celui-là : volupté d’humilité! Tous ces orduriers parlaient comme l’Imitation de Jésus-Christ. – Enfin il se trouva un impudent utopiste qui affirma que le plus grand plaisir de l’amour était de former des citoyens pour la patrie.

        Moi je dis : la volupté unique et suprême de l’amour gît dans la certitude de faire le mal. – Et l’homme et la femme savent de naissance que dans le mal se trouve tout volupté. »

        Relire aussi Rimbaud.

      3. C.Baudelaire disait que, faute de pouvoir faire le bien, il fallait faire le mal, mais à mon avis, alors le mal devient un bien, et donc on se retrouve j’allais dire Gros Jean comme devant. C’est le masochisme… qui comporte la jouissance x, y, et z. Le fouet, etc.

        Je partage très peu ce point de vue.

        Par contre j’applique à la lettre son « enivrez-vous ! »

    2. Comme disait l’autre ce midi, la gauche n’a pas pris le pouvoir en 1981 mais c’est le pouvoir qui a pris la gauche, les institutions, l’Etat etc, et de même nous ne prenons pas les maths mais elles nous prennent, car dès qu’on mesure des proportions, et on le fait tout le temps, on fait des maths… appréciation des distances, vitesses, des ingrédients, des durées en musique. Les maths sont le b-a ba de toute réflexion, sauf des politiques…

  6. 1/ Bien qu’il ne soit jamais venu à Paris faute d’y avoir été invité par les autorités françaises, Giap maîtrise parfaitement notre langue et peut vous citer abondamment de larges extraits d’Anatole France, Romain Rolland, ou Voltaire.

    Giap lisait tous les soirs une page d’Anatol F, avant de s’endormir. Ceci explique cela…

    Avant de parler à la nation, on devrait écouter un larghetto de Corelli

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