FRÉQUENTATION MARS 2012, par Julien Alexandre

Billet invité

Comme Paul l’indique dans l’appel d’avril, la fréquentation est en net recul, pour des raisons liées essentiellement à l’actualité de la campagne présidentielle et aux efforts déployés pour présenter de “bonnes nouvelles” sur le front économique. Les statistiques de fréquentation du mois de mars 2012 :
344 487 visites ;
105 956 visiteurs uniques, en provenance de 156 pays ;
712 950 pages lues ;
6 460 commentaires, soit en moyenne 208 par jour ;
33 298 vues pour les vidéos sur dailymotion et youtube.

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99 réflexions sur « FRÉQUENTATION MARS 2012, par Julien Alexandre »

  1. Julien, si la nécessité des mauvaises nouvelles devient le credo de la fréquentation haussière, alors ce blog est aussi le blog du pessimisme, ce qui personnellement me ravit et comble les aficionados de Schopenhauer.

    1. Ce blog est-il pessimiste ? Il me semble que Paul et Francois Leclerc essaient juste de lire la situation sans pessimisme ni optimisme.
      La baisse de la fréquentation est peut-être due au sentiment de lassitude qu’amène la situation et non á une baisse d’intérêt sur son analyse.

      1. @Christian je pense de même, il s’agit de faire un constat comme un médecin qui ausculte le malade.

        Concernant la baisse de fréquentation, elle peut être perçue comme le relâchement médiatique constaté depuis le début de l’année, et très significatif depuis fin février, après l’adoption des nouvelles mesures d’austérité en Grèce.
        L’Espagne étant en train de sortir du bois, nous pourrions constater une hausse de fréquentation durant le mois d’avril.

      2. ce n’est pas ce que prétend Julien, pour lui, le battage médiatique de la campagne et son déni de la réalité accompagnés d’un sentiment de changement inévitable vers un monde meilleur, la notion de peuple souverain prenant son destin en main par les urnes, cette vision encourageante fuyant le négatif pour ne faire briller que certains aspects modelés positifs, etc. En gros, les gens veulent du rêve et ne pas en prendre plein la tronche, donc tentés de déserter le blog qui annonce plutôt des nouvelles inquiétantes, et surtout Paul ne se présente pas comme un sauveur. Paul est le père, François l’esprit saint et Julien l’héritier 😉

  2. Bof … Peut-être une autre explication à cette perte d’audience: Beaucoup de lecteurs sont partis en courant en voyant Paul Jorion défendre la psychanalyse jusqu’à l’irrationnel. ( je lis personnellement ce blog d’un autre regard depuis ces fameux billets )

      1. Une autre explication? Votre position récente, Paul, de ne pas prendre de position politique pro-mélanchoniste (ni particulièrement “anti”, d’ailleurs): peut-être y a-t-il eu des intervenant “pro-Mélenchon”, très actifs sur ce blog (tout au moins pendant toute une période), qui ont été déçus par votre position?

        Je pense que vous êtes dans votre rôle, de ne pas vous transformer en support d’un quelconque parti politique, quel qu’il soit, votre blog ayant comme principal intérêt d’être une source de réflexion sur des problèmatiques allant bien au-delà de tel ou tel “étiquette” politique…

        Cela donne ainsi en particulier une certaine liberté, ayant un effet positif quant à la qualité et au degré de réflexion s’y développant.

      2. vous êtes sévère avec Onfray, et avec les nietzschéens en général… il y a chez les psychanalystes beaucoup de charlatans, parfois même sans le savoir, et c’est plutôt ennuyeux de la part d’individus se prétendant thérapeutes. Enfin… moi j’aime bien Onfray.

        1. Avec les Nietzschéens en général ! Onfray – qui écrit souvent des choses intéressantes – est tombé avec son intérêt pour Freud dans le piège de l’hybris : émettre des opinions définitives sur un sujet auquel on ne comprend rien. Personne ne l’y obligeait ! Mais il est maintenant responsable de ce qu’il a cru bon vouloir dire.

          Il y a une physique – jusqu’ici simplement esquissée – du langage tel qu’il fonctionne dans les sociétés humaines. Il n’y a que deux disciplines qui s’y sont jusqu’ici intéressées : la linguistique scolastique (la linguistique moderne se contente elle de parler des mots) et la psychanalyse. J’ai synthétisé ce qui a été fait jusqu’ici dans Principes des systèmes intelligents (1990), mais il reste énormément à faire !

      3. “[il] est tombé avec son intérêt pour Freud dans le piège de l’hybris : émettre des opinions définitives sur un sujet auquel on ne comprend rien. Personne ne l’y obligeait ! Mais il est maintenant responsable de ce qu’il a cru bon vouloir dire.”

        Pardonnez-moi cette taquinerie – nous sommes dimanche soir – mais cette affirmation n’est-elle légèrement auto-contradictoire ?

        1. Voici la réponse à votre question :

          1) La taquinerie est toujours pardonnable, quel que soit le jour de la semaine.
          2) Une affirmation est auto-contradictoire ou elle ne l’est pas. La légèreté n’est pas l’une des qualités possibles de son auto-contradiction.

      4. d’accord, mais ne réduisons pas Onfray à son ouvrage sur Freud, c’est son Antechrist à lui ; et son œuvre ne se limite pas à ce bouquin. De la même façon, on ne peut réduire la psychanalyse à Freud… ceci dit, c’est vrai que je n’y comprends pas grand chose 🙁

  3. la courbe suit l’actualité de la crise, et on a été servi au second semestre 2011 avant que la BCE déverse des tonneaux entiers de morphine dans les veines du malade, ce qui l’a shooté complètement, mais n’empeche nullement le développement des métastases. Gageons qu’il y aura un rebond de fréquentation lorsque le camé se réveillera en pleine crise de dépendance…

    1. DE TONNEAUX EN BIDONS ! Joyeux 1er avril !

      En allant courir sur les bords de la Loire, comme chaque jour ou presque, j’ai rencontré aujourd’hui une brave dame qui en soutira deux gros bidons d’eau.
      Je m’arrête et lui demande :
      -Bonjour madame, pourquoi vous prenez de l’eau comme çà ?
      – C’est pour le Pastis, tiens ! – Me dit-elle avec un sourire narquois.
      – Ah bon ? ! …
      – Nooon, c’est pour les poissons !
      … Je continuai alors de glaner un peu, en m’interrogeant sur le nombre de mètre cube que cela pouvait représenter, en économie d’eau potable (du robinet)… En vain.
      60 à 80 litres l’aquarium en moyenne. Bref, des centaines et des centaines de mètre cube.
      J’ai bien ri et là… j’ai pensé à MÉLENCHON ( Jean-Luc de prénom). Son père, c’était Georges.
      Je me souviens de l’avoir vu un jour à la télé, SCANDALISÉ par le prix de “la flotte” dans sa petite bouteille d’eau en plastique.
      – “C’EST UN SCANDALE !”
      – “QUOI… ECTOPLASME ! ” répond, le professeur TOURNESOL dont l’ouïe lui joue des tours.
      D’ailleurs, en parlant de tournesol… Vous savez que sa fleur centrale se compose de milliers de fleurons (petites fleurs incomplètes dont l’ensemble forme la fleur entière et les graines).
      Je ne vous parle pas du nombre d’or et de phi qui y apparaît.

      UN INSTANT…. UN INSTANT, je vous prie. Un message de dernière minute nous parvient !
      La société et entreprise MONSANTO, propose à l’Organisation du “22 avril.org” des badges avec en “effigie” un joli Tournesol. Prix préférentiel d’1 euro pour tous les membres citoyens-mécénat du blog de Jorion.
      – Déjà ?… La récupération mercantile est à nos portes !!!
      – A la pointe de l’évènementiel, Monsieur !
      Non je rigole. c’est le 1 er avril et je me sens comme un papillon sur un tournesol…comme dirait… la chenille ?

    2. Bien sûr autruchon, that’s all. Triple A et dette des ricains, puis crise bancaire, boursière et crash annoncé de l’euro, puis LTRO, avec tout le long la crise grecque jusqu’à l’ultime pychotage sur les Cds… bref, de quoi faire mouiller le chaland. Mais comme dit Kay, c’est mieux qu’en mars 2011, + 10 %, et sans Fukushima… Que d’mande le peuple ?

  4. Bah, c’est comme ça sur tous les blogs non ? Mais c’est vrai que les élections poussent pas mal de gens à militer partout où cela est possible dans la dernière ligne droite et à ce niveau là, internet n’est pas le meilleur endroit pour le faire, mais la rue.

    Cela peut aussi venir du fait que certains ont fermé leur page ici ou là et avaient un lien vers ce blog, j’en connais 😉

    Cela peut venir du fait que moins d’articles sont relayés pendant un certain temps.

    Rien de bien méchant à tout cela. Le net c’est comme les montagnes russes, ça monte, ça descend, ça remonte, pas de quoi s’inquiéter.

    Avec le nouveau président, il y aura des tonnes de nouveaux articles à écrire sur le plan économique, en bien ou en mal 🙂

    Et le blog va remonter.

  5. Il faut regarder les chiffres par rapport à la fréquentation en mars de l’année dernière et comparer avec ce qui est comparable.
    On constate ainsi que la fréquentation est en hausse par rapport à mars 2011 🙂

  6. la “baisse” de fréquentation pour avril est sans doute un mauvais poisson !


    aller* quelle époque
    jf le scour, 2012
    *je sais, je sais, je revendique

    1. Il ne faut pas ignorer cette baisse, elle relève à mon sens de l’ “effet Montebourg” constaté lors des primaires du PS : l’enthousiasme qui fait penser que son candidat va passer premier si la dynamique pouvait seulement se maintenir (et pourquoi pas ?) Le problème, c’est – si la dynamique ne se poursuit pas assez loin (ce qui impliquerait quand même un doublement des 15 % actuels) – la gueule de bois ensuite : et le ralliement du candidat “qui faisait rêver” au candidat “réaliste”, c’est-à-dire, aux yeux de tous ceux qui portaient la dynamique, la “trahison”.

      Rien n’empêche évidemment d’en remettre chaque fois une couche.

      1. Montebourg aurait du prendre ses responsabilités et rejoindre le Front de Gauche après les primaires. Le deuxième tour va se jouer à 25% , peut-être moins. Mélenchon a désormais toutes ses chances. Je rappelle les dates des prochains meetings : mardi 3 Avril à Vierzon, le 5 à Limoges, le 5 à Toulouse qui sera une des répliques de la Bastille. La victoire est possible.

      2. Quelle drôle d’analyse… Pas très valable d’ailleurs, assez ras des pâquerettes… On peut faire méluche en 1 et Téchou en 2 sans être un gogo ou un futur désabusé… On peut même aller voter -ce que je ferai- sans rien ignorer des rdv autrement plus cruciaux qui nous attendent dès l’automne (USA c’est en novembre, non?). Même sans ignorer pour une large partie grâce à la lecture des billets d’ici qu’on est bien loin du compte et que le Moloch de la crise a à peine commencé à casser la croûte… On peut classer les priorités : déjà dégager PôvC…, ensuite tenir le Téchou par les roubignoles, et commencer à se compter, et se dire qu’on peut se retrouver sur un commencement de perspectives un peu sérieuse, j’entends de modifications possiblement radicales. Minces, il y a tout de même trente années de décapage néolib à surmonter, cela va pas se faire sur le mode Chemin de Damas.

        Quant à la question de la fréquentation : je trouve que cela spécule pire qu’en conseil de classe; il y a des modesties bien immodestes chez certains dans le gendre sondeur des reins et des coeurs… Pour ma part, si cela éclaire certains : les questions financières et économiques ont été précisément cadrées par vous-même et FL; tout est affaire maintenant de temps -inexorabilité du développement de la crise, poursuite de l’agonie- : donc je m’attarde moins là-dessus; les questions de fond que vous nous avez adressées: intéressantes en elles-mêmes mais 1. elles demandent du temps; 2. le niveau des contributions est faible ou tourne à la foire d’empoigne (on y retrouve à cette occasion des interrogations sur la nature du blog : éducation populaire, forum ou mise en commun des savoirs voire des expertises?)

        Dernier truc passionnant lu ici : ce qui touche les questions agricoles. Sinon grosse lassitude des pro ou anti cecicela, et des manières de quelques autres.

        A+

      3. Doubler les 15%, c’est vrai que ça n’est pas évident…

        Mais une nouvelle dynamique va se créer : la disparition du vote utile! J’en connais beaucoup qui ne se déterminaient que par rapport à ça…

      4. “La trahison” est une vision particulièrement “politicienne” de la situation. Sauf à rejoindre le FDG comme le suggère Nicks ci-dessous que pouvait faire, que peut faire A.Montebourg et ses 17% aux primaires socialistes ?
        Son ambition a toujours été de remettre le PS sur la voie d’un véritable socialisme qui ne s’accomode pas de la doxa libérale. Mais cette démarche a -t-elle plus de chances d’aboutir dans le cadre d’une opposition confinée à ses “territoires” et baronnies locales ou dans l’environnement d’une gauche aux affaires ?
        Dans cette dernière hypothèse les caciques du PS auront trouvés, négociés, des portefeuilles, charges diverses et variée et la voie sera beaucoup plus dégagée pour une radicalisation du PS dans laquelle souhaite l’entrainer Arnaud. Les événements catastrophiques dont le blog se fait l’écho et la rubrique quotidienne, et pour lesquels l’équipe d’Hollande et les éléphants solférinesques n’ont aucune solution, donneront un crédit supplémentaire aux positions qu’a défendues Montebourg fort propices à l’accomplissement des objectifs mentionnés plus haut…

      5. @Loreal Alain

        Vous savez bien que le Ps sous sa forme actuelle n’est plus amendable. En ce qui me concerne Montebourg a perdu tout son crédit par ses manoeuvres opportunistes. De la façon dont il a été traité, s’il avait eu la moindre conviction, il aurait claqué la porte. Vous rêvez. Si le Ps gagne ces élections, le tournant libéral sera achevé pour de bon. Seul le Front de Gauche peut désormais éviter ce scenario funeste…

      6. @ Nicks

        Si le Ps gagne ces élections, le tournant libéral sera achevé pour de bon. Seul le Front de Gauche peut désormais éviter ce scenario funeste…

        Vous avez votre carte à l’UMP, pour écrire ça?

      7. Ben…. J’ai cru comprendre depuis que je lis ce blog, qu’on débattait de la façon de changer le logiciel, pas d’élections quelconques ?! (Mais j’ai du louper les mélenchonistes qui seraient partis à défaut de soutien).
        C’est justement maintenant qu’il faut apporter des idées….. Continuez, Paul.

      8. @Bruno

        Non mais vous je me suis toujours demandé. Hollande n’est pas de taille contre le président actuel, j’en suis de plus en plus convaincu. Il repart dans les travers du Ps depuis 1995, incapable de s’opposer vraiment à la droite parce que trop proche idéologiquement. Mélenchon est le meilleur débatteur du plateau, le seul qui puisse éteindre la rouerie du candidat Ump. Et en cas de duel au second tour, il aura le loisir d’expliquer le programme du Front de Gauche qui s’articule autour de la rénovation des institutions et la démocratie d’une part, la lutte contre la finance d’autre part. Tout le reste en découle.

        Par ailleurs il n’existe pas selon moi de vote hors des convictions. Une seule fois je me suis fait piéger et je ne recommencerai plus jamais.

      9. à Bruno,

        Bel exemple du cynisme ambiant, qui fait de tout électeur du Front de Gauche un idiot utile du Président sortant. Le Parti socialiste a fait ses preuves en matière de financiarisation de l’économie et de privatisation ; Montebourg a également montré sa capacité à changer de courant tous les ans, au gré du vent. Reconnaissez au moins à J.L. Mélenchon le courage d’assumer une position qui, au départ, n’allait pas de soi… La question de la mobilisation des abstentionnistes est une autre variable qui semble vous échapper et qui pourtant sera décisive, notamment en ce qui concerne les ouvriers ; on peut, de ce point de vue, comprendre leur défiance à l’égard des socialistes au regard de la politique menée lorsqu’ils étaient au pouvoir…

      10. Nicks, si MélAnche est “de taille” comme rassembleur et débatteur contre Sarkozy, alors comment s’est-il démerdé pour ne l’avoir jamais été à l’intérieur du Ps durant ses plus de trente ans de présence huileuse, saurienne et sénatoriale ? Et tout ultra-mitterrandiste qu’il fût pourtant ? Ah ouais bien sûr ! “Nul n’est prophète en son pays”… Même dans l’Essonne… c’est dire…
        Dis moi… tu votais PC jusque là ?

      11. @ Nicks (et à Oysterhead)

        Moi non plus, et je ne suis encarté nulle part.

        De plus, jamais je ne voterais pour M. Sarkozy, vu ne serait-ce que le comportement qu’il a eu à l’égard des Roms, alors qu’il était président de la “patrie des Droits de l’Homme”, elle-même incluse dans l’espace Schengen… Sans même parler de sa vulgarité intrasèque.

        Pour être précis: je m’interroge sérieusement si je ne vais pas voter blanc (malgré le fait que cela ne soit pas comptabilisé, même si exprimé…), vu le niveau des uns et des autres… Hollande me paraît des plus médiocre, mais Sarkozy n’est pas plus à la hauteur: cf. son bilan.

        Les deux qui sortent un peu du lot (selon la sensibilité que l’on peut avoir): Bayrou et Mélenchon.

        @ Oysterhead

        Pour moi, Mélenchon qui a été trente ans au PS, est là pour récupérer des voix “populistes”, qui sans lui iraient au FN. Autrement dit: instrument du PS. Cela n’empêche-pas que le personnage n’est pas forcément antipathique. C’est d’ailleurs assez souvent le cas, individuellement parlant, chez les communistes, mais, à titre personnel, je n’adhère pas au système (communiste), qui n’a pas fait ses preuves.

        Pour ceux que les sondages intéressent 🙂 : http://www.sondages-en-france.fr/

      12. @Vigneron

        Tu pêches ou tu votes?

        Si tu votes, tu coches quelle case?

        Dupont-d’aignan
        Arthaud
        Joly
        Cheminade
        Hollande
        Poutou
        Mélenchon
        Sarkozy
        Le Pen
        Bayrou

        Suivant le vieux principe : confort de la négation, risque de la positivité de l’acte.

        Que le louveteau sorte du bois, puisqu’il passe son temps à sortir les crocs.

        A+

      13. à Vigneron,

        Comment expliquez-vous la rupture de J.L. Mélenchon avec le P.S., si vous adoptez cette grille de lecture ultra-politicienne ? Quel était l’intérêt pour lui, au regard notamment de la difficulté de la reconstitution d’une gauche solidaire (rien n’était gagné d’avance – et ne l’est toujours pas d’ailleurs – des élections régionales à la candidature commune), de s’engager dans cette voie ? Vous pouvez trouver un certain nombre de réponses – entre deux lectures sur le clearing des CDS – dans “En quête de gauche”, par exemple, ouvrage qui dépasse les débats stériles sur les qualités charismatiques présumées des prétendants à l’élection présidentielle. Ce sont les propositions de fond que porte ce mouvement qui devraient contribuer à amender les visions cyniques ou désenchantées du politique qui fleurissent sur ce blog, à commencer par la réforme institutionnelle et la déprésidentialisation de la vie politique… Etre un bon technicien des produits dérivés, c’est bien… sans dynamique politique, c’est rien, peanuts, fermez le ban…

        à Bruno,

        Au-delà des questions de personne (il ne s’agit pas d’adhésion au Mandarom), n’y-a-t-il pas dans le programme du Front de Gauche des propositions quelque peu dissonantes, susceptibles de rééquilibrer les pouvoirs au profit des salariés, au premier rang desquels les ouvriers et les employés précaires des services ? Par ailleurs, je rejoins Nicks sur votre vision enchantée de l’Europe des régions : elle ne peut se concevoir que sur la base d’un véritable Etat européen doté d’une politique budgétaire digne de ce nom (et non de fonds structurels accordés par projets), permettant de rétablir les déséquilibres à l’échelle régionale (au sens international du terme). Dans le cadre actuel, il ne s’agit que d’un vecteur de libéralisation supplémentaire, de mise en compétitivité généralisée…

      14. @ Nicks: c’est puissant comme produit le Mélenchon. Que vous prenez bien sûr, pur et non coupé! Tant mieux, tant mieux. Localement, ce faisant, mes petits camarades communistes sympathiques au demeurant (surtout la candidate aux législatives) profitent au passage que les collectivités locales soient à gauche (postes chargé de mission, de quoi? je sais pas), mais lorsqu’il faut proposer, voire décider, là, y a plus personne: faut garder les mains propres.

      15. @ oysterhead :
        “Comment expliquez-vous la rupture de J.L. Mélenchon avec le P.S., si vous adoptez cette grille de lecture ultra-politicienne ?”

        Grille de lecture par ailleurs fort utilisée par le même Mélenchon. Qui a claqué la porte du dit PS avec en poche la fonction de sénateur … PS, qu’il ne rendra qu’après avoir été élu eurodéputé et encore, 6 mois après de double mandat.
        Mélenchon est un pro de la politique, comme tous les autres certes, mais faudrait pas voir à travestir la réalité non plus par de supposés ‘intérêts’ et ‘risques’ phénoménaux qui n’en sont pas.
        Il avait le choix : tenter l’aventure hors du PS où de toute façon il était ‘squizzé’ et minoritaire, son OPA sur un front de gauche qui ne pouvait faire que mieux que le score du PC aux dernières élections présidentielle (petit rappel ?) ou … rester (ultra)minoritaire au sein du PS.
        A grille politicienne, grille et demi alors : il a été à bonne école, l’école florentine.

        Et puis il faudrait savoir.
        Un coup Mélenchon est le seul à pouvoir tenir tête à Sarkozy, et on est là en droite ligne de la présenditialisation, un coup l’homme Mélenchon n’est finalement pas si important, et on est en droite ligne du débat programmatique et des idées.
        On dénonce le cadre tel qu’il est (la présidentielle) mais on en joue (beaucoup) en même temps.
        Cela a un nom : jouer sur les deux tableaux.

        Choisis ton camp, camarade !

      16. @Vigneron

        Oysterhead vous a répondu en grande partie. Vous savez pertinemment que je ne suis pas communiste mais jacobin comme d’ailleurs, plus ou moins consciemment, la plupart des adhérents au Pc français depuis belle lurette. Le programme du Front de Gauche est socialiste et désormais écologiste. Cela convient tout à fait au Pc. Il ne reste que les appareils à fondre pour obtenir le nouveau parti de gauche qui manque cruellement à la France depuis la conversion d’une grande parti du Ps au néolibéralisme.

        @Lou

        Ne sous-estimez pas le potentiel de renouvellement que peut permettre la dynamique actuelle. Ce qui est sûr, c’est que si le Ps ou l’Ump gagne, on ne risque pas de le voir le changement.

        @Zebu

        Comment faites vous pour transformer les institutions si vous n’avez pas le pouvoir ? Il y a un fonctionnement politique et des institutions qui sont encore effectives. Pour les changer, on peut, voie la plus pacifique, s’en servir, ce n’est pas plus compliqué que cela. Si vous laissez passer la dynamique en cours, vous allez vous en mordre les doigts. Or cette dynamique est primordiale pour la suite, c’est à dire les législatives et l’élection de la constituante qui suivra. L’homme providentiel s’effacera à ce moment là.

        @Bruno

        Je note vos précisions. Le mienne est de dire que Bayrou est le candidat le plus ordo-libéral des engagés. Cela l’élimine d’entrée pour moi. Reste je pense, une certaine honnêteté et des convictions, ce qui est louable.

      17. à Zebu,

        Pour quelles raisons êtes-vous si nuancé (et intéressant) sur les questions économiques et sociales et si simpliste dès lors qu’il s’agit de compétition électorale ? Vous basculez à votre tour dans le tropisme machiavélisant de ce blog, en prenant vos interlocuteurs (au mieux) pour des naïfs. J.L. Mélenchon est un professionnel de la politique, cela va de soi ; cependant, vous plaquez une grille de lecture purement utilitariste sur une trajectoire plus complexe et irréductible à ce simple intérêt pour les postes (ce qui me fait penser à l’approche unilatérale de l’Etat-sycophante, qui donne à certains contributeurs de ce blog des vigneronites… en oubliant au passage les nuances marxistes du Programme de Gotha). Pour comprendre la trajectoire de J.L. Mélenchon, il faut au moins lire l’argumentaire (loin de la culture Zadig et Voltaire) qu’il propose dans ses livres, au risque de réduire l’élection à une simple course de chevaux (la trajectoire de Martine Billard est également riche de sens, vis-à-vis de l’écologie politique cette fois). Par ailleurs, je connais beaucoup de minoritaires qui restent en place au PS, donc l’argument est un peu faible et, sur un autre plan, des militants du MJS qui avaient une vision extrêmement nuancée (pour ne pas dire embarrassée) des choix respectifs de J.L. Mélenchon et de B. Hamon.

        Vous évoquez un jeu sur les deux tableaux concernant les institutions, vous auriez pu dire la même chose sur les médias (tour à tour critiqués et utilisés). Mais comment tenter de modifier ces deux aspects sans remporter l’élection ? Et surtout pourquoi se cantonner à ces aspects au détriment des autres (le blog de J.L. Mélenchon donne un peu de grain à moudre sur le fond, ne trouvez-vous pas ?). Je reste aussi attentif que vous à la pratique et à la mise en oeuvre des programmes ; simplement je trouve le désenchantement politique de ce blog un peu triste, tout comme celui du parti socialiste, d’ailleurs : les contorsions des hollandistes pour justifier le financement de 60 000 postes d’enseignants alors qu’il suffirait de supprimer quelques niches (Copé, au hasard) sont assez pathétiques.

        Je ne conçois pas l’élection comme un chèque en blanc (comme le disait le grand Blanc) , mais attendre une offre politique qui correspondrait au millimètre à ses propres convictions est un leurre. Le programme du Front de Gauche ouvre des perspectives qui avaient été mises sous cloche depuis une trentaine d’années… On peut tenter de les saisir au vol, en essayant de participer à leur mise en oeuvre et en restant lucides sur les dangers de la professionnalisation politique.

      18. @ Nicks :
        Je sais fort bien qu’il s’agit de se servir de l’élection en question. Je ne suis pas idiot au point de vouloir croire dans la fable d’un je ne sais quel hypothétique maverick en politique, survenant comme l’archange en politique. La question n’est pas là.
        Ce que je pointe, ce sont vos discours, vos story-telling sur le personnage et vos contradictions, entre nécessité et idéal. Sur ce cas précis, c’est la même manière de faire de la politique que les autres, du Machiavel dans le texte.
        Que Mélenchon le sache, c’est une évidence.

        Quant à ça … : “L’homme providentiel s’effacera à ce moment là.” (quelle ‘providence’ par ailleurs ? Celle céleste ou celle de la Sociale, chère à Mélenchon ? Dans ce dernier cas, la Sociale n’admet pas la ‘providence’ mais bien le rapport des forces sociales, rien d’autre).
        Permettez-moi de rigoler. Doucement.
        Y a des manuels d’histoire pleins de ce genre de ‘story-telling’, qui ont tous mal fini.

      19. Tss tss… Nicks et fiole d’huitre, personne ne m’a répondu…
        Je reformule pour les bivalves et les monomaniaques : comment un zig infoutu de faire autre chose que mettre une merde sous-florentine au PS (“son parti” donc à priori un peu à gauche) pendant trente ans (après avoir fait idem à l’UNEF…) et en tous cas sûrement pas de rassembler, pourrait-il agréger quoi que ce soit sur son nom et son programme à un niveau national après une OPA sur le PCF et donc dans un repositionnement (censément et en tous cas formellement…) plus à gauche, le tout dans un pays toujours très majoritairement à droite ?
        Allez, c’est bien quand même Méluche ! Tu vas l’atteindre ton nirvana, faire aussi bien que Marchais en 81… mais avec seulement une moitié de votes plus ou moins “d’adhésion”, en profitant de la faiblesse des candidatures du NPA, de LO et de EELV, plus une moitié de votes protestataires d’habituels électeurs PS. Ma-gni-fi-que. Suffisant apparemment pour faire de cet improbable écueil de très basses eaux un ultime port d’attache de quelque huître solitaire.
        Et j’aime bien l’expression «Le programme du Front de Gauche ouvre des perspectives qui avaient été mises sous cloche depuis une trentaine d’années…» … 81, c’est tout neuf comme perspectives. Et puis ça sentait bon son programme commun encore… qu’avait tellement soutenu un ultra-mitterrandiste du nom de … ? Eh ! Faut y dire au Lucho… sont pas sous cloche les perspectives, même pas sous formol, mais six pieds sous terre. Tain… de plus en plus boulangérienne la trajectoire de l’ex plus jeune sénateur de fRance… se rêver en Mitterrand du troisième millénaire et finir en ersatz marchaisoïde.. Tudieu… la gueule de bois qui s’annonce.

      20. @ oysterhead :
        Je sais bien qu’une trajectoire ne peut pas être réduite à un simple utilitarisme. Je montre simplement qu’à ce moment charnière de 2009, le choix de Mélenchon, que je considère comme rationnel et même logique (en tout cas, cohérent au regard de son positionnement) s’est fait sur la base d’une sécurité qui alors manquait à pas mal de français. De là à dire que c’était ‘courageux’, c’est plus que gonflé selon moi : c’est faux et même contraire aux principes qu’il pétitionnait. Point.
        Je ne réduis pas le bonhomme à cela mais cela permet d’éclairer aussi une partie de lui.
        “Et surtout pourquoi se cantonner à ces aspects au détriment des autres” : moi je veux bien, encore faudrait-il que l’on ne parle pas ‘d’homme providentiel’, ni mettre en avant sa ‘stature’ de débateur (que n’aurait pas Hollande) : vous utilisez les mêmes arguments éculés que l’UMP, c’est navrant … Quoi, z’avez pas assez de fond pour parler comme ça, ou quoi ?
        “simplement je trouve le désenchantement politique de ce blog un peu triste, tout comme celui du parti socialiste, d’ailleurs : les contorsions des hollandistes pour justifier le financement de 60 000 postes d’enseignants alors qu’il suffirait de supprimer quelques niches (Copé, au hasard) sont assez pathétiques.” : que vous soyez navré, c’est votre droit. Mais ce blog n’est pas un blog politique (au sens électoral), en premier lieu et ensuite, le désenchentement ne date pas d’hier mais de bien plus loin. Et ce n’est certainement pas en utilisant les mêmes trucs éculés de story-telling sur un personnage ou de discours meza-vocce avec certains, se basant sur le ‘on se comprend bien, on est obligés, comprenez, …’ que cela réenchentera la politique.
        Z’avez choisi le bougre et le bougre a de la bouteille en l’espèce, avec de la gravelle lui aussi.
        Le tanin fort, certes, ça peut ravir les papilles endolories et endormies, c’est fort et chargé, mais faut aussi reconnaître ce qui est. Vous avez choisi un tribun pour gagner une élection tribunicière. C’est votre droit. C’est aussi le mien de montrer la part d’ombre du personnage. Cela ne me déplait pas plus que de mesure, entendons-nous bien : je n’aurais guère confiance dans un maverick blanc comme neige car en général, ce sont les pires.
        Mais je ne supporte pas que l’on vienne me raconter des histoires.

        La part d’ombre du désenchentement en politique, Mélenchon la porte en lui au même titre que tous les autres : professionnalisme en politique, durée (25 ans), transfuge/départ, ‘tribunisme’, sécurité ‘de l’emploi’ (d’un mandat à l’autre), machiavelisme (au sens non pas contemporain mais bien qu’en donnait Machiavel), etc.
        Faudrait voir cette part d’ombre en face et arrêter le petit jeu du ‘L’homme providentiel !’ vs ‘Le fond du programme !’, quand cela arrange.
        Mélenchon est un Janus qui s’assume.

        Arrêtez de jouer à ce jeu aussi, à fortiori si vous parlez de désenchentement.

      21. à la vignette,

        C’est sûr qu’avec des énergies comme la tienne (essentiellement concentrée dans l’insulte) on ne risque pas d’aller bien loin… Tiens, à l’occasion, tu nous expliqueras, infaillible vigne, les raisons de ton marxisme sélectif, tu sais, celui qui te permet de critiquer l’épargne populaire “petite bourgeoise” et, dans le même temps, d’exonérer la responsabilité des traders, au motif qu’ils ne sont qu’un élément du rouage. Les traders issus des catégories populaires interrogés par Olivier Godechot sur les effets “positifs” des plans sociaux sur les cours de bourse (et mettant accessoirement leurs parents au chômage) n’avaient pas une vision aussi tranchée ; pour ma part, j’ai du mal à trouver des excuses à un crétin qui spécule sur le “marché d’occasion de la dette publique” ou à la hausse sur le pétrole avec un levier de trente en période d’émeutes de la faim… Allez, j’te laisse discuter du clearing avec les initiés du blog, puisque la politique, c’est l’entube… J’attends surtout que les effets de ton expertise à distance et dépolitisée vienne, par je ne sais quel canal métaphysique, se mettre au service de l’intérêt général… m’est avis qu’on devra attendre encore quelques “échéances” électorales

      22. Il semble qu’à la table certains aiment bien parler avec les murs. Ils ont bien raison, parler tout seul dans son coin, même en ayant raison, du fond de sa cuisine, ça c’est sûr que ça aide et c’est sûr que les idées avanceront dans la société ! Tellement pignouf qu’ils en deviennent incapables de simplement apprécier, je dis juste apprécier, que quelques belles idées se redéploient sur les ondes. Oui des pignoufs et des pisse froid qui font de l’ombre au moindre rayon de soleil ! Des qui, toujours raides dans leurs bottes, la garde meurt mais ne se rend pas ! Bof bof bof.

      23. à zébu,

        J’ai reconnu la part de tactique, de stratégie – voire parfois d’outrance tribunitienne – du personnage… Je ne suis pas dans la posture du fan attendant avec impatience la dernière affiche de la campagne de Mélenchon pour l’agrafer dans ma chambre… Vous avez par contre, pour des raisons que j’ignore, beaucoup de difficultés à discuter de l’offre programmatique, et de la convergence tendancielle avec certaines prises de position émises sur ce blog… La présence de Jacques Généreux au Front de Gauche s’explique-t-elle par des considérations florentines ? Je trouve la notion de “blog électoral” fumeuse, les prises de position économiques émises ici ayant nécessairement une dimension politique (lorsque Paul Jorion évoque par exemple les enjeux politiques de la lutte contre l’inflation)…

      24. Eh ! blue oyster cult ! ça sert à quoi de taper sur du trader ? De faire comme tout l’monde, de Marine à MélAnche ? Tu t’sens moins seul ? T’as raison, les p’tits zépargnants faut les épargner, comme fait Lucho, sont trop nombreux, et pi ils votent.
        Eh au fait ! t’as toujours pas répondu.

      25. …Tellement pignouf qu’ils en deviennent incapables de simplement apprécier, je dis juste apprécier, que quelques belles idées se redéploient sur les ondes.

        Quelles belles idées?

      26. @Zebu

        Je ne vois pas où est l’incohérence. Je ne pense pas qu’on puisse changez les comportements humains en profondeur, vous le savez bien. Il y a un objectif circonstanciel, c’est de gagner les élections présidentielles. ce n’est pas un but ultime, c’est un moyen. Mais il n’y a pas 36 façons de le faire. C’est une élection présidentielle donc c’est un homme principalement qui porte les idées. Mais il lui faut un soutien populaire et massif. Or on ne l’obtient pas n’importe comment. Les êtres humains sont comme ils sont. Je l’ai dit l’autre jour, à titre personnel je suis plutôt idéaliste. Pour le collectif, je sais accepter quelques évidences qui ont un peu de mal à passer ici.

      27. @ Bruno,

        Tu les trouveras toi même si tu sais les reconnaître, sinon, je ne peux rien pour toi. Si ta question est sérieuse bien entendu… Si tout ce que tu entends sur les ondes de tous les bords est du pareil au même, je pense que tu vas, pour le coup, chercher longtemps.

        Cet aprèm, très intéressant l’intervention de Bernard Friot sur Là-bas si j’y suis.

      28. @vigneron : vous êtes un blablateur et un polisseur de colonne de première; Oysterhead a fait cent fois et avec patience le tour du truc, et vous vous continuez à brasser vent et fumée. Si vous partez pas à la pêche le vingt et quelque, vous cochez quelle case? Balancez un peu votre jeu qu’on puisse causer du fond, avoir de vrais différends et pas des discussions de vieilles filles sur la taille des zobs. Parce que votre posture de msieur nitouche elle est usée plus qu’à la trame, c’est un rôle passé de mode depuis longtemps.

      29. Jicé, c’est quoi ton problème ? On le connaît par coeur le programme du FdG. On lit que d’ça par ici et pas qu’ici… Mignon par endroits, détestable par d’autres et surtout irrémédiablement inapplicable en plus d’être absolument inéligible ici, maintenant et à jamais… Le candidat j’en parle même pas… si : un tout petit Sarko – matiné de Marchais comme l’a dit hier Montebourg qui le connaît bien. So what ? Voter pour monsieur et madame blanc… ou, limite, Joly, pour la BA doublée du pied d’nez… Tout autre vote est vain, sans objet, pur onanisme déplacé.

      30. @ oysterhead :
        J’ai discuté de l’offre programmatique, que je me suis même farci à lire (suis même aller l’écouter dans son discours de Rouen, pour voir entre autres si j’avais tort de reprendre les raccourcis d’un journal, ce qui était le cas d’ailleurs).
        J’ai souligné les convergences (‘tendancielles’, c’est le mot exact) mais aussi les manques et les absences. Le FDG a sans doute le programme le plus construit de tous les partis.
        Mais de là à dire qu’il met en oeuvre des solutions qui sont sous le boisseau depuis 30 ans, excusez-moi, je rigole …
        Sur le propriété, j’ai déjà exprimé les choses, à savoir qu’en dehors de la mise en valeur (comment ? quoi ? qui ?) de l’auto-construction, il propose de faire du neuf avec du déjà existant, comme les scop et les scic, créées dans les années 90 par le gouvernement Jospin pour ces dernières. C’est bien (je répète : c’est bien ! entendez-vous ?).
        Mais est-ce ‘suffisant’ au regard des enjeux actuels ? J’en doute, fortement.
        Et quand je précise mes critiques, on me répond que ce programme (dont on m’appelle sans cesse à aller visiter : fatigant, à force, ce genre de musée …) est appelé à dépasser son propre cadre une fois le pouvoir atteint !!

        Euuuhhh …
        Pas un peu épuisant, comme ‘jeu’, là ?

        Quant à la présence de Généreux, je me l’explique pas, c’est un fait.

        PS : quand je parle de ‘blog électoral’, c’est pour signifier évidemment ces blogs qui sont spécialisés sur l’actualité politiques ou du débat politique. Pas un blog ‘économique’, qui a nécessairement un fondement politique évident (économie politique) mais dont l’objet n’est pas d’être politique (ouf …).

      31. @ Zebu,

        Quelle argumentation ? Pourquoi je devrais argumenter puisque c’est la LOI électorale mon petit zeb, faut assumer ses choix, voter blanc, c’est voter NUL … :

        Le vote blancVote blancConsiste pour un électeur à déposer dans l’urne un bulletin dépourvu de tout nom de candidat. Les bulletins blancs ne sont pas comptabilisés lors du dépouillement. consiste pour un électeur à déposer dans l’urne un bulletin dépourvu de tout nom de candidat (ou de toute indication dans le cas d’un référendum). Ce type de vote indique une volonté de se démarquer du choix proposé par l’élection.

        Le vote nulVote nulBulletins déchirés ou annotés qui ne peuvent pas être pris en compte lors du dépouillement. correspond à des bulletins déchirés ou annotés. Il est parfois difficile d’interpréter le sens d’un vote nul. L’électeur peut ne pas avoir souhaité que son vote ne soit pas décompté (il a cru qu’une mention manuscrite ajoutée n’aurait aucune incidence). Mais, il arrive également que l’électeur ait volontairement déposé un bulletin nul pour manifester son opposition aux différents candidats et programmes présentés.

        Lors du dépouillement les votes blancs et nuls sont comptabilisés et sont annexés au procès verbal dressé par les responsables du bureau de vote. Mais ils n’apparaissent pas dans le résultat officiel où ne sont mentionnés que le nombre des électeurs innscrits, le nombre de votants, les suffrages exprimés ( ensemble des bulletins moins les votes blancs et nuls).

        http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/citoyen/participation/voter/droit-vote/abstention-vote-blanc-vote-nul-quelles-differences.html

        En revanche, je concède qu’avec le vote électronique sur machine, le vote blanc (possibilité de choix offerte) élimine le vote nul. Mais dans les faits, il est compté comme les … nuls 😀

      32. @ Clown-georgy :
        Oooohhh, la belle bleue !!!
        Et de m’informer de la LOI (attention aux caplocks : cela veut dire que c’est important …) électorale.
        Tu m’en diras tant …
        Et … ?
        Si c’est ça ton argumentation, c’est effectivement nul (et non pas blanc, pasque ça tâche quand même beaucoup, avec les block-quotes).
        Réponds à rien sur le fond : normal, quand on peut pas, on répond sur la forme.
        Allez, je te parie un petit dernier tour du cirque, my clown : 10 contre 1 que t’y reviens.
        Mais sans moi.
        Vas-y Georgyyyyy, fais toi ton numéro !!!

    2. @ vigneron : je crois bien qu’Onfray figure sur la liste de soutien à Mélenchon, c’est mieux que la voie Royale vers l’inconscient… m’enfin, y doit pas voter not’vigneron, anarchie vaincra… 🙁

      1. @Karluss

        Vu ce qu’il a mis sur le Front de Gauche chez Ruquier, cela m’étonnerait bien. Mais peut-être qu’Onfray varie…

      2. ” Tudieu… la gueule de bois qui s’annonce.”
        Possible.
        Cependant la gueule de bois n’est pas la même avec du Pétrus ou du Get 27…
        Certes du grand cru de 48, y’en a plus trop dans les cales du rafiot politicien par contre de la vieille liqueur rance, il en reste encore quelques bouteilles…

    3. @Vigneron

      J’espère que votre vin est moins aigri que vous ! 🙂

      Croyez bien que le simple fait de passer outre le choix qu’on essaie de nous imposer entre le gris clair du Ps et le gris très foncé désormais de l’UMP sera une satisfaction sans nom. En outre, elle pourra signifier une ouverture du champ des possibles. Enfin, je ne vois pas très bien ce que vous proposez de mieux mais ça ce n’est pas nouveau puisque je n’ai pas souvenir de vous avoir vu soutenir quelque proposition que ce soit. Le modernisme n’est pas un argument…

      @Zebu

      Mélenchon n’est pas un ange, loin de là, mais il est relativement cohérent dans son parcours. Personne ne le prend pour le messie mais encore une fois, dans le système politique actuel, ses qualités lui permettront de parvenir au pouvoir s’il est opposé au candidat de l’UMP et de nous le donner ensuite (il faudra qu’on aille le chercher aussi). Ces qualités là il faut les souligner. Quand je dis qu’il est le meilleur débatteur du plateau, c’est non seulement vrai mais cela correspond au passage obligé pour accéder aux leviers et ensuite, faire en sorte que nous n’ayons plus besoin de ce genre de compétences dans l’avenir. Il propose de redéfinir les règles politiques. Chiche !

      1. J’attends toujours une réponse Nicks… sur les talents de débatteur aussi bien que de rassembleur de celui qu’Onfray appelle effectivement “l’homme qui soutient Castro, Chavez et le régime chinois, qui vénère Robespierre”…
        Je cite l’Onfray chez Ruquier… «Je l’ai soutenu un temps oui. Ben ça a commencé le 5 janvier 2011 quand je l’ai entendu dire à France Inter que Cuba n’était pas une dictature. Et quand le journaliste lui a demandé de répéter il a dit : ‘Oui, Cuba n’est pas une dictature.” Alors voilà cet homme qui nous dit que la Ve République, la Constitution de 1958, sont quasiment fabriquées par un fasciste qui s’appelle le général de Gaulle mais qui trouve en même temps que Fidel Castro n’est pas un dictateur. Un personnage qui nous a dit du bien de Hugo Chavez, qui, lui, un temps, disait à Khadafi que s’il voulait finir ses jours tranquilles, il pourrait bien l’accueillir.
        Quand Mélenchon dit qu’il n’y a pas de problème avec l’islamisme mais qu’il y en a tout le temps avec le christianisme. Moi je suis athée, moi, donc il y a un problème avec LES religions, toutes les religions. Quand il nous dit : il vaut mieux que le Tibet soit chinois parce que quand le Tibet est chinois, on ne voit plus ces bonnets pointus des Tibétains avec leur Lama.. On sait qu’il est franc-maçon. Je pense qu’avec son tablier, il a l’air aussi ridicule qu’un Tibétain ! Voilà un homme qui nous dit toute la vénération qu’il a pour Saint-Just, pour Robespierre, pour la guillotine, pour la violence, pour la brutalité… Eh bien moi, je ne peux pas !»

        Bon, voilà, plus copain du tout. Votera blanc. Ben comme bibi.

      2. Bon, voilà, plus copain du tout. Votera blanc. Ben comme bibi.

        Votera blanc ? Fleur de lys hein, tu sais que ça ne compte pas ça ? Rien, que dalle, nada, quet chi. A ranger au même rayon que le pêcheur du dimanche ou le jemenfoudetoutca ? Bravo ! Avec toi, les épargnants à la petite semaine comme les gros bonnets qui votent, ils z’ont pas de souci à se faire.

      3. Merci pour l’info, Vigneron. Instructif…

        Au fait, quand est-ce qu’on monte une assoce, de ceux qui votent blanc? On sera au moins deux.

      4. @ Nicks :
        Pour les qualités de débatteur, c’est possible. Je veux bien lui faire crédit, sur sa grande bouche.
        Mais il n’a rien prouvé pour l’instant. Son pseudo-débat face à Le Pen lui a bien servi à forger cette stature là, à bon compte.
        J’attends de voir.
        Quand à ses qualités de rassembleur, j’en doute plus encore. Il ne fait que profiter d’une configuration politique qui lui est favorable et qui n’a pas grand chose à voir avec ses qualités sur le sujet.
        Et faudrait arrêter d’utiliser les mêmes arguments que l’UMP concernant Hollande, à savoir qu’il n’a pas la stature, ni de débatteur (ah bon, on va élire le meilleur débatteur alors, pas le président de la République ?), ni de Président.
        Quand on veut faire de ‘la politique autrement’, on évite ce genre de chose, même pour faire ‘gagner’ son candidat. C’est pas vraiment cohérent.

      5. Eh le bon Dr machin… A part le mode échocalique,
        perroquetage convenu, pinaïre casse-burnes ou trolloïde de bout de fil, t’as rien d’autre en magasin ? ça t’arrive d’être intéressant, même de très très loin, voire juste distrayant ?

      6. Le vote blanc, le vote nul. Kif kif. J’y peux rien, dans les conditions actuelles du scrutin, c’est le vote le plus bête qui soit. Le truc inutile par excellence. Pour des gens qui viennent la ramener en permanence, avec un ton très juste souvent, sur le blog, vraiment ça donne à rire. Au moins Joly m’enfin, pour le fun ! Bah, vous faites bien comme vous voulez, mais ça vous plante là ! Même pas capable d’aller chercher le plus petit commun dénominateur. A quoi ça sert vos simagrées sur ce blog quand lorsqu’il faut choisir, vous ne choisissez pas ? Au risque de voir arriver le pire candidat en rapport à vos convictions, que vous aurez de fait favorisé en votant blanc.

      7. @Zebu

        Vous n’avez qu’à lire le programme. C’est précisément ce qui fait que je ne voterai pas Hollande au premier tour, parce que je sais pertinemment ce qu’il veut faire, par delà sa personnalité. Donner du sens à la rigueur, je sais très bien ce que ça veut dire. Pour le reste, Mélenchon a pris le dessus sur tous ses adversaires, journalistes et politiques auxquels il a été opposés. Tout le monde reconnaît qu’il est bon sur ce plan. Ce qui est important, c’est bien entendu qu’il il défend un bon programme et que son excellente technique oratoire permet de faire passer les idées.

        Je ne sais vraiment pas ce que vous attendez de l’avenir. Le clash ? Vous avez conscience de ce qui va se passer si on en arrive là ? Vous supporterez de n’avoir rien tenté ?

        @Vigneron

        Je ne vois pas où vous voulez en venir tout simplement. Mélenchon a toujours été à l’aile gauche du Ps. Il a longtemps pensé qu’il pouvait peser de l’intérieur mais n’y est pas arrivé face à la conversion massive des caciques du Ps au néolibéralisme. Une fois constaté l’impasse il en est sorti. Libéré des contraintes de l’appareil, il peut donner libre cours à ses qualités politiques. Je ne vois pas trop ce qui est gênant.

        Sur ses déclarations savamment sorties du contexte, vous faites comme d’habitude, vous fouillez les poubelles avec le souci d’honnêteté et de franchise qui vous caractérisent. La violence, je n’aime pas non plus mais au moins je ne justifie pas celle des dominants et je ne suis pas assez naïf ou faux-cul pour dire qu’en arriver à bout ne fera aucune vague. Réfugiez vous dans l’abstention ou dans le vote blanc si vous voulez, mais n’essayez pas de nous embobiner avec votre délicatesse de circonstance qui bizarrement ne s’attache pas à tous les domaines.

        Sur la fameuse affaire de Cuba, voilà le lien et la séquence complète :

        http://www.youtube.com/watch?v=Smzyv0CNjgo

        Je serais personnellement, plus circonspect que lui, mais son argumentaire se tient. Par ailleurs, on rappellera tous ces bons démocrates non violents qui défilaient chez Ben Ali et Khadafi avant qu’ils ne soient eux aussi et soudainement d’affreux dictateurs assoiffés de sang. Je ne considère pas Chavez comme un dictateur non plus, pas plus qu’Evo morales. Et je considère Robespierre et Saint Just comme des penseurs politiques de premier plan, sans toutefois avoir encore désiré guillotiner qui que ce soit, mais ça ne saurait tarder probablement.

      8. Moi troller, vigneron ? Venant d’un Professionnel ça serait presque flatteur !

      9. @ Rosebud1871 :
        Ben qu’est-ce qui t’arrives ? Surpris de ce positionnement, que j’ai pourtant de moult fois présenté sur ce blog ? J’y apporte une petite précision, qui me semble importante. Ce positionnement n’est valable que pour le premier tour car pour le second et ce quelque soit le candidat de la gauche qui virera en tête, je voterais pour celui-ci. Il est hors de question de contribuer à laisser un type comme Sarkozy au pouvoir, quelque soit mes doutes sur les orientations de l’un ou de l’autre.
        L’essentiel n’est pas tant le candidat, l’un comme l’autre ne règleront pas les problèmes en suspend. L’essentiel est bien de dégager Sarkozy. Ensuite, on verra bien …
        Les législatives, c’est aussi fait pour ça.

      10. @zébu 3 avril 2012 à 23:27
        1/ J’ai du zapper un post où tu disais ta position.
        2/ J’ai dû laisser quelque part trace de ma désapprobation de l’abstention au regard de ce qu’a coûté – on dira au peuple – le droit de vote, ce fut une longue bagarre et c’est un des lieux possibles d’expression de ses souhaits, qui prête à conséquences – au moins espérées.
        3/ L’offre politique avec 10 candidats et 10 programme est large, c’est pas strictement binaire et les difficiles qui ne trouvent pas leur marque préférée quand les têtes de gondoles débordent de choix m’évoquent la position fine-bouche.
        4/ Au point où on en est, un témoignage. Avertissement préalable : j’ai fréquenté des gens différents avec lesquels j’ai partagé au moins un point d’intérêt. Je me censure souvent politiquement mais faut pas me chercher ! J’ai même été ami avec un catho pratiquant tous les dimanches, et s’il n’était pas mort ça durerait. Pas d’extrême droite bien sûr. Je dînais récemment avec un ami qui a la double nationalité et vote PS en France. J’apprends qu’il a voté contre les congés supplémentaires en Suisse, parce que certaines brochures accompagnant la votation expliquaient que les suisses allaient perdre coté concurrence avec de telles charges. Il est cadre avec RTT très libres dans un secteur non marchand en France, et quand je le lui rappelle, il ajoute que c’est surtout dans le secteur marchand en Suisse qu’il ne faut pas rallonger les vacances – à cause de la concurrence. Prochain référendum en Suisse : passage aux 48 heures sans congés pour les « productifs » !
        Le spectacle politique c’est philo coté programme et sophistique coté style, à nuancer mais trop long à développer.

      11. @Vigneron Bon c’est à toi que je réponds, mais c’est à tous ceux qui ont la faiblesse de se laisser embringuer dans la discussion sur l’élection à venir et de la question de JLM que je m’adresse. On a fait le tour des arguments de fond échangeables sur ce sujet, tu es d’accord : le programme, la personne, l’entourage, le passé et l’avenir, les uns et les autres ont laissé clairement entendre la diversité et les nuances de leurs motivations (adhésion, rejet, tactique, espoir prudent, franche détestation etc). Là-dessus, j’ai plus rien à dire.

        Il me semble qu’il y a quelque chose que tu négliges -pour des raisons valables dont on pourrait causer, ou du moins les éclaircir- c’est l’effet politique de la réussite de cette candidature. Parce qu’elle est une réussite, on est bien d’accord (et d’une autre nature que les brèves flambées des résultats de Cohn-Bendit aux Européennes par exemple). Moi elle me renforce absolument dans mon choix, elle en était d’ailleurs le premier motif, remarque-le : un peu indifféremment au contenu détaillé des programmes, du moment qu’il était au moins porteur dans le discours et l’affichage des intentions d’une volonté de mise en cause des orientations économiques du Traité de Lisbonne et consorts et des logiques que tout cela supporte. Mais laissons-là le fond, et revenons, non à la forme, mais à ce qui précède la signification proprement politique d’un fond (il doit y avoir une sémantique propre du politique, pour autant bien sûr qu’on y croit c’est-à-dire qu’on y investit encore), c’est-à-dire : se rassembler, se reconnaître, se constituer en force donc en sujet politique. C’est un événement qui n’a rien d’inouï, mais dont on désespérait, non? Il était en l’air depuis plusieurs années, déjà possible aux élections passées, il aurait pu venir du NPA (qui aurait eu mon soutien en cas de réussite) -c’était le sens de la transformation de la LCR- mais n’avait pas eu lieu jusqu’à présent. Or là ça prend, et comme tel, à l’intérieur des conditions de l’époque, ça vaut et cela suffit (à moins, tu t’expliqueras là-dessus si tu le souhaites, d’un pessimisme politique, d’un pessimisme radical quant au politique?). Or après la domination dans les faits et dans les pensées de l’atomisation / anomisation du néolibéralisme (non, je n’ai pas lu la Dissociété de Généreux….), il y a urgence : soit de fermer boutique, soit de reprendre le flambeau (pas de goût non plus pour les drapeaux). Or que faisons-nous et qu’espérons-nous ici sur ce blog sinon ce qui se passe aussi pour une large part sous tes yeux dans l’espace publique? Et de ce point de vue, on s’en fiche de JLM, non? Il n’est que la cristallisation, la cause occasionnelle d’un besoin de réappropriation des conditions de leur vie par -on peut le dire maintenant- des millions de gens. Qu’il disparaisse après l’élection, moi je m’en contrefiche, c’est d’avoir battu le tambour qu’il aura été utile.

        J’intègre quant à moi cette événement dans une fin de cycle, fin objective (crise généralisée d’un système) et subjective (conscience de la nécessité d’en changer) : les crises que nous connaissons sont aussi et sans doute fondamentalement celle de la modernité, dans tout son détail, ses vertus comme ses vices (qui ici qui se sente de penser le lien entre nos libertés et le principe de l’autofondation, donc de repenser la liberté dans la cadre de la ré-inscription de l’homme? J’aimerai lire quelque chose là-dessus, surtout ce que cela a d’épineux). Le retour de la limite (je me m’en gargarise pas, j’en fais pas une métaphysique pour ma part), c’est aussi la nécessité de gouverner et de se gouverner (c’est-à-dire justement de refuser et même de détruire la gouvernance); donc d’en finir avec toutes les formes de désaisissement qui sont le lot de tous les aspects de notre quotidien (derrière l’écran de fumée de la participation, elle même de plus en plus virtualisée derrière un écran -une console, qui effectivement console) : qui décide et comment? A-t-on encore le droit à une parole authentiquement politique (ce qui inclut aussi : raisonnablement politique)? On peut toujours parier sur l’intempestif (cf. les bouleversement d’outre-Méditerranée, l’étincelle d’un mouvement social) mais dans les limites étroites des temporalités qui nous sont propres, je préfère saisir une occasion dont personne, surtout pas le grand chef à plumes ou l’appareil du PCF ne sera maître à terme.

        A+

        Nb : tu n’es pas bien gentil avec Eva Joly, qui mérite mieux qu’un “à défaut de vote blanc”.

      12. Zébu

        le truc qui devrait tout de même t’inquiéter un peu c’est que Sarko puisse arriver en tête au premier tour.
        Or le premier arrivé bénéficie forcément d’une prime et le second part avec un certain handicap, au moins psychologique.
        Bref, faut pas trop tenter le diable.
        Faut pas oublier l’épisode Chirac-Lepen qui vit l’élimination de Jospin (où est-il d’ailleurs ?)
        Une élection c’est pas la roulette russe. 😉

      13. @ Rosebud1871 :
        Non, pas des posts, des billets, à de multiples reprises (‘Le prix de mon vote’, par exemple), il y a déjà quelques temps.
        Sur l’abstention, j’ai effectivement évolué. Je pensais que c’était le seul moyen de mettre la pression politique sur les politiques : pression dont la mousse est incontrolable … et peut largement déborder du verre. Le vote blanc n’est pas l’abstention. J’exprime un choix, celui que l’offre politique proposée ne me convient pas. Car la question n’est pas celle de la quantité de l’offre mais bien celle de sa pertinence. Il faut éviter la vision purement quantitative car quand on y regarde de plus près, sur des points selon moi essentiels, comme la monnaie, la dette publique, la répartition de la richesse, la propriété, etc., du moins entre les candidats de gauche, peu d’innovations, lesquelles sont pourtant essentielles pour répondre aux problèmes actuels et futurs.
        Petite analogie. Dans un supermarché, tu pourras avoir 150 lessives proposées, toutes avec de subtiles distinctions et parfois même de grandes différences, tant sur la forme (le ‘packaging’) ou sur le fond (meilleur lavage à eau froide, moins de produit, etc.) mais si moi je veux une lessive sans phosphates parce que je considère que c’est essentiel (pour le respect de l’environnement qu’il est bô, par exemple), tes lessives proposées, pour aussi large que soit le panel de l’offre, ne correspondra toujours pas à mes attentes.
        Alors je fais quoi ? Je prends la ‘moins pire’, celle qui a le moins de phosphates (en espérant que l’annonce sur le paquet soit réellement réelle) ? Je jette mes analyses sur la situation et mes espérances avec ? Je deviens ‘durement’ pragmatique ? Je ‘fais confiance’ aux représentants que je choisirais pour pouvoir une fois advenu au pouvoir passer du stade ‘d’homme providentiel’ (dixit Nicks …) au stade d’homme tout court, conscient qu’il faut bien autre chose, par exemple, que ce que peut proposer le FDG (mais on peut prendre, si cela te ravi, le mot ‘PS’ ou un autre en remplacement) pour faire face aux exigences de la situation actuelle ?
        Désolé, j’ai déjà donné pendant des dizaines d’années.
        Le ‘Changer la vie !’, j’ai déjà testé, merci.

        PS : je te signale qu’en l’occurrence le dit gars Méluche est un très bon prototype de cette picaresque époque post- florentine mitterrandienne.

      14. @ PYD :
        J’entends bien l’appel du vote utile, comme celui de la chouette effraie au fond des bois politiques …
        Reste que le principal artisan du ‘duel’ Chirac-Le Pen, c’est quand même … Jospin lui-même.
        Si Hollande n’en n’a pas tiré les leçons (depuis 2002 !!), je ne peux rien pour lui (je te confirme par ailleurs que pendant des années et jusqu’à aujourd’hui, le PS n’a [toujours] pas tiré de leçons en interne sur 2002, et je le sais de l’intérieur).
        Sans compter que ‘virer en tête’ au premier tour est une triste comptine que nous vend là le Sarkozy très moyen et que reprends à son compte Hollande.
        Preuve s’il en est qu’il n’a plus grand chose d’autre en stock, sinon appeler au vote utile ou ‘taper sur Sarko’.
        C’est plus que moyen. C’est faible. Le mot pour le décrire aussi, je pense.

      15. De la démocratie représentative.

        La beauté des élections présidentielles c’est l’énergie qu’elles font gaspiller en même temps qu’elles sont un monument d’illusions.
        La question de savoir s’il faut voter Front de Gauche au premier tour est une question tactique pour ceux qui croient encore à la démocratie représentative, là où le citoyen est remplacé par un professionnel.
        Pour ceux qui ne veulent pas croire aux illusions, dites démocratiques, de la liberté dictatoriale du Marché, voter au premier tour n’a aucun sens.
        Voter au second tour peut avoir le sens de voter contre, c’est-à-dire de choisir le moindre mal.
        Misère !

      16. @Jicé

        +1 Rien à rajouter si ce n’est un terme lié : dynamique.

        @Pierre-Yves D.

        Parce que vous croyez que ce n’est pas jouer avec le feu que de laisser le Ps croire qu’il est à nouveau en position hégémonique à gauche et de le laisser gouverner avec le Modem, c’est à dire sur un programme d’austérité qui va rapidement amener la France dans la situation de l’Espagne ?

        Le vote c’est l’expression des convictions , au moins au premier tour. Là vous avez déjà fait allégeance au système qui nous sommes de choisir entre deux nuances de la même couleur. Les media sont d’ailleurs à vomir en ce moment, comme en 2005 et ce n’est pas un hasard. La démocratie ce n’est pas ça. Vous vous fermez vous-même le champ des possibles.

        Pour finir, j’ajouterai simplement que Mitterrand arrivé deuxième en 81 a gagné et que Jospin arrivé premier en 1995 a perdu. Votre argument ne tient pas une seconde. Le vote utile et efficace aujourd’hui quand on est de gauche me semble être bien davantage celui en faveur du Front de Gauche. Regardez l’adhésion au projet. Il est inexistant au PS. Vous croyez vraiment qu’une élection de Hollande créera une dynamique populaire ? Mais ce qui nous attends , c’est au moins 60 milliards de réduction budgétaire pour se conformer au contraintes du nouveau traité de stabilité lié au MES que le PS ne contestera que par l’éventuel ajout d’un protocole non contraignant sur la relance. L’austérité aura le même effet qu’ailleurs. Et la dynamique sera a nouveau brisée. Qui sait quand on en retrouvera une…

      17. zébu (suite)

        En fait cette question je me la pose à moi-même.
        Le fait que je choisirai un candidat au premier tour me met aussi dans cette situation de devoir choisir entre Hollande pour faire tout ce qui est en mon pouvoir pour barrer la route à Sarko ou manifester ma préférence pour un candidat plus proche de mes convictions, et aussi, pour être tout à fait honnête, pour le candidat qui serait en mesure de créer un rapport de force au sein de la gauche. On manifeste des convictions et en même temps on ne peut s’empêcher de tenir compte de ce que l’on pense être la réalité d’une tendance générale à partir de laquelle on se détermine pour une part. Bref, c’est pas simple d’être citoyen !
        Mais une telle élection avec tout ses défauts, bon an mal an, n’en constitue pas moins un fait social total, comme dirait Mauss. Il s’agit du choix, un choix qui engage chacun parce que dans ce choix c’est tout notre être social qui est mobilisé. C’est le rapport au monde, à l’autre, au public que l’on réexamine sous toutes les coutures. On dit la campagne médiocre, mais on le dit à chaque élection, en fait je pense que malgré tout les lignes bougent, même si en surface ça bouge pas beaucoup. Une élection au suffrage universel ça travaille le corps social de l’intérieur. Si nous nous identifions, positivement ou négativement tant aux candidats, que l’on vote ou pas d’ailleurs, c’est parce qu’il y a tout de même un enjeu. Ne serait-ce que pour nous-mêmes.

      18. @ Zebu,

        Le vote blanc n’est pas l’abstention.

        Tout à fait, c’est un vote NUL ! On est pas bien plus avancé après…

      19. à Nicks,

        La montée spectaculaire, à tous les sens du terme, des intentions de vote pour Mélenchon prouve que nombre de nos concitoyens ne sont plus abusés par le bipartisme et par le “socialisme” du PS, qui ne se prétend plus socialiste mais “de gauche”.
        Cette ascension signale le mécontentement exprimé d’un nombre croissant de nos compatriotes. Cette ascension est bien une dynamique.
        Mais pourquoi une dynamique a-t-elle besoin de bulletins de vote ?

      20. @Pierre-Yves D. 4 avril 2012 à 10:19

        Une élection c’est pas la roulette russe.

        Si, si, vous serez l’élu, en trouvant le programme commun entre le « Le salaire de la peur » de Clouzot et « 13 Tzameti » de Babluani.

      21. @zébu 4 avril 2012 à 10:20

        l’offre politique proposée ne me convient pas.

        Moi non plus, sachant que pour en fabriquer une taillée à ma mesure, je devrais m’y mouiller directement et composer pour y participer, en perdant donc ma pureté tout en découvrant entre temps que bien des choses m’ont encore échappé etc.

      22. @Marlowe

        Parce que c’est cette élection qui a permis l’éclosion de la dynamique. C’est comme ça. Dans un pays très politisé comme le nôtre, c’était assez prévisible, je l’avais annoncé depuis bien longtemps déjà. Regardez l’échec du mouvement des indignés qui est explicable justement par l’absence de support politique, c’est éloquent. Mais peu importe, car c’est la suite qui est primordiale. Cette dynamique, c’est comme le feu aux temps premiers, il faut la préserver coûte que coûte et le mieux pour ce faire est encore de la nourrir pour qu’elle prenne encore de l’ampleur.

        @Zebu

        Le vote nul est option très respectable quand il est comptabilisé, comme en Belgique il me semble.

      23. @ Rosebud1871 :
        Un peu courte ton accusation.
        J’ai personnellement donné déjà, pendant plusieurs années, au niveau local et à des moments bien pires que ceux-ci (post-2002).
        Les ‘professionnels’ de la politique se sont bien chargé de rappeler qui faisaient quoi aux militants et je n’étais pas dans la pire des sections, bien au contraire. Le rapport de force est par trop disproportionné entre les deux ‘tenants’ de la chose politique. J’imagine qu’à FDG c’est pareil.
        Si tu milites, tu sais de quoi je cause : participation et mon cul sur la commode (désolé de l’expression mais on m’aura pas deux fois).

      24. @ Nicks :
        Parce qu’il faut être comptabilisé pour être respectable ?
        MDR.
        PS : tu confonds pas ‘respectable’ avec ‘respecté’ par hasard ?

      25. @zébu 4 avril 2012 à 15:44

        Un peu courte ton accusation.

        Hou là c’était pas une accusation, mais un témoignage éventuellement partageable en spéculaire.
        Je suis passé par l’UEC à Dauphine en 74, puis au PCF en 76, là où après avoir quitté la banlieue ouest de mes parents, je suis tombé parce que c’était pas cher. Couronne rouge, municipalité coco. Ma cellule avec des vieux ouvriers-retraités qui avaient fait 36 et la résistance, et qui aimaient le raconter avec des apéros successifs, d’excellents souvenirs de gens riches d’avoir vécu des choses, ça donnait envie. Je n’avais aucune ambition carriériste, juste de participer et rendre service. Le porte à porte militant m’a montré, à écouter quand les portes s’ouvraient, des vies que j’ignorais, après 18 ans pourtant passés en HLM. Dès 78 j’ai su que l’aventure du programme commun tournait court, confirmé en mai 81, suis pas allé fêter Mitterrand à la Bastille et lâché ma carte en 83 : ça bouffait trop de temps que je n’avais plus. Pour les causeries de cellule, ça c’était les montagnes russes selon le thème. Clair que le centralisme démocratique n’était pas forcément dans les 2 sens mais invérifiable par définition. J’aimais bien la mixité sociale assez représentative des proportions nationales, là où j’étais.
        C’était clairement pas la cellule d’Althusser rue d’Ulm !

      26. @Zebu

        Non je voulais simplement dire que c’était idiot de voter blanc quand ce n’est pas comptabilisé. 🙂 Je suis en faveur du vote obligatoire avec prise en compte du vote blanc et quorum nécessaire pour valider l’élection…

      27. @ Rosebud1871 :
        Désolé, j’ai pris ça pour moi.
        “J’aimais bien la mixité sociale assez représentative des proportions nationales, là où j’étais.”
        Pas vraiment le cas dans la section où j’étais. Beaucoup de fonctionnaires territoriaux, un peu obligés d’être là, rapport à leur carrière ou à la pression des chefs. Des cadres, de la fonction publique, pas mal de retraités, quelques employés (encore de la territoriale) et pas d’ouvriers, encore moins de paysans et quasiment personne des quartiers. Quelques femmes …
        Mais on avait l’avantage d’avoir un secrétaire qui nous laissait nous exprimer, ce qui était rare alors dans le coin (sic). Pas le genre de la maison d’être arriviste, avait démissionné de son mandat d’adjoint, parce qu’il s’opposait à la politique d’urbanisme menée par la mairie communisto-socialiste. A laissé sa place à une femme pour des cantonales alors qu’il aurait pu y aller. L’avait des ambitions (municipales) mais s’est retrouvé coincé dans un jeu malsain. A préféré démissionner de ses fonctions de secrétaire. Un type honnête, ‘bien’ (autant que faire se peut pour un homme politique).
        Arrivé juste après la cata de 2002, je me suis retrouvé une fois dans une réunion de caciques où je n’avais rien à faire, par hasard. Le genre tribunal collectif pour séparationniste. J’ai dénoncé les tribunaux staliniens à la réunion d’après et les gens ont fait un grand ‘Oh!’ et pis c’est tout. Idem quand j’ai osé parlé de l’absence totale de propositions pour les quartiers et de la tartufferie du PS quant à sa politique de la ‘Ville’, en pleine réunion officielle de présentation de la candidate à l’élection locale. Longues secondes de silence. Puis les réponses gênées et le ‘pourquoi tu dis ça ?’ qui suivi. Suis resté à partir de là comme qui dirait pour observer tous ces mouvements, en observateur. Jusqu’à boire le calice (calice !! comme disent les québécois) jusqu’aux élections de 2007, puis suis parti sans refermer la porte.
        Depuis, certains me disent plus bonjour. D’autres me font toujours des grands saluts quand on se croise. Ceux qui disent bonjour encore ne sont pas dans la hiérarchie sociale ceux qui sont au premier rang. Mais ce fut une expérience très intéressante, qui m’a permis de voir sous les masques de la petite bourgeoisie locale les petits jeux et arrangements entre ennemis pour le pouvoir, aussi minime fut-il. Les Rastignac du cru dans la lumière, les arrières-cour, les culs de basse fosse entre-aperçues, la division sociale des tâches politiques, …
        J’en suis ressorti bien (in)formé et pas mal écoeuré, d’autant plus que l’on sentait une légère progression suite à 2002, jusqu’aux élections locales. Puis 2005 est arrivée avec le référendum et j’ai vu et entendu des syndicalistes représentants d’organes paritaires et encarté faire la retape pour le oui parce qu’en 83 on avait choisi l’économie de marché et qu’il était hors de question de revenir sur l’acquis européen, sous peine de revenir à l’économie dirigiste soviétique dont il avait pu avoir un bref aperçu à la fin des années 70 lors d’un voyage en Bulgarie (ou je ne sais quel pays) … Là, je me suis dis que c’était mal bar’ et qu’on allait droit dans le mur avec ce genre de ‘réflexions’. Et on y est allé en klaxonnant. Et rebelote 2 ans plus tard avec l’agitée du Poitou.
        Bref, rien qui puisse impressionner vraiment un ancien de la SFIO de 36 (y en avait).
        Mais cette petite expérience, je suis même heureux de l’avoir subie.

      28. @zébu 4 avril 2012 à 22:12
        Pas enthousiasment le tableau, mais pas forcement pire que dans d’autres partis et plus généralement formes d’organisations sociales. Le plus triste c’est ton terme final ; vécu eût été plus harmonique avec heureux ! Je n’ai aucun espoir depuis longtemps d’une quelconque forme d’organisation satisfaisante, ça tient aux limites de la sociabilité. Mais des lieux sont plus adaptés à chacun que d’autres, et bon an mal an, ça vit.
        Les échantillons familiaux que j’ai croisé m’ont montré une sociologie des accouplements majoritairement incestueuse à gauche comme à droite entre leurs divers courants, mais minoritairement mélangiste droite-gauche. Ce pifomètre doit être statistiqué scientifiquement, il répète les appariements de statuts sociaux. Un beau-père au PS m’a offert de nombreux tours de table dominicale avec apories du congrès de Tours !

  7. Bonjour,

    Cette baisse n’a rien de surprenant. Le blog de Paul Jorion a bénéficié d’un formidable effet de levier lors de l’été 2011 au cours duquel se conjuguaient deux évènements historiques : les dettes grecques et américaines… Alarmisme fort justifié fut à son comble durant cette période, faut-il le rappeler. De nombreux sites ou blogs en ont d’ailleurs bénéficié tout autant : Olivier Berruyer, Pierre Jovanovic, Jean-Pierre Chevalier, Nouriel Roubini, Paul Krugman, Michel Santi, Olivier Delamarche, GEAB, LIESI, Chronique Agora, etc, etc, etc…

    A chacun sa bulle ! Et c’est tant mieux si nous voulons éviter toute forme de monomanie ! Celle de Paul (sa bulle) se dégonflera donc huit mois durant, mais mon petit doigt me dit que cela ne durera pas.

    I comme -J… CQFD… A quand le prochain -J du CAC ?

  8. @ l’équipe Paul Jorion

    Puis-je permettre de livrer une petite tentative d’explication personnelle sur la baisse de fréquentation (relative) de ce site. Je relèverai trois points (deux constats + une suggestion) :

    1/ l’enlisement manifeste de la crise entraîne quasi automatiquement une certaine répétitivité des analyses, sans que les auteurs en soient responsables, mais qui forcément débouche sur une certaine lassitude du lectorat (celui-ci a l’impression de ne plus rien avoir à découvrir du languissant feuilleton).

    2/ Les périodes d’élections déclenchent toujours dans le public, quoiqu’on en dise, une soif de voir exposées des solutions concrètes immédiates aux problèmes affrontés souvent au quotidien.
    Certes, Paul a lancé une intéressante réflexion sur les “questions qui restent à résoudre”. Certes on trouve sur le site beaucoup de réflexions philosophiques sur notre époque et la façon de la parfaire. Mais les thèmes abordés me semblent souvent manquer de liants suffisamment concrets, surfant un peu plus près des hautes sphères que de la poussière des chemins.

    3/ Ainsi, je pense à une double suggestion pour raccorder nos réflexions à la réalité immédiate :
    – la période électorale aurait pu — peut encore — être l’occasion d’une confrontation de nos idées avec celle proposées (ou non) par les forces politiques en lice.
    Sans tomber dans le soutien déclaré à tel ou tel candidat ou parti, il serait d’intéressant de comparer les différents programmes, voir comment et où nos idées peuvent ou pourraient s’y inscrire, apporter notre lot de suggestions pratiques, bref bâtir notre propre programme de gouvernement !
    Un exemple : reprendre une idée de Paul (les 100 jours du nouveau président) mais en l’étendant à d’autres sujets que la finance (partage des revenus, politique extérieure, droits d’auteur sur Internet…) et en traitant thème par thème en profondeur.
    – hors période électorale, il me paraît nécessaire de prolonger en la renforçant cette confrontation entre réflexions et réalités concrètes. Faute de quoi, avec le temps, nos réflexions risquent de finir par se stériliser.

    Ne voyez dans cet exposé nulle critique personnelle. Bien au contraire, je reste un assidu lecteur, même si j’interviens très peu, faute de temps (moi aussi j’ai un petit blog à tenir, où je suis l’équipe à moi tout seul 😉 )

  9. Hum, en ce qui concerne ma petite personne, je consulte volontier plus facilement le blog quand l’actualité économique fait la une des journaux… Je suis pas le seul, apparemment.

  10. Il a fait très beau ce mois de Mars et j’ai passé beaucoup plus de temps dehors que devant l’écran ….
    Et oui, il y a la météo aussi !

  11. Depuis 2010, un socle moyen de fréquentation de 300 0000 .
    Août 2011, une hausse significative, soit un pic de fréquentation x2 .

    C’est dans les événements du mois d’août que se situe , un , ou plusieurs déclencheurs de fréquentation.
    Le nombre de lectures par article , ou par jour, du moi d’août peuvent donner , déjà , de possibles explications au pourquoi de la hausse de fréquentation.,
    De là, il est possible d’en déduire des raisons , autres que subjectives, de la baisse toute relative de la fréquentation de çe blog.

  12. Bonsoir à tous,

    A mon avis, le VIX vous donnera la réponse !
    En effet, Paul Jorion est avant tout un ancien du milieu financier qui a décidé de parler et en cette qualité, ses analyses sont fort appréciées des boursicoteurs nerveux.
    En ce moment les boursicoteurs sont moins nerveux et recherchent donc moins d’informations.

    Ce n’est que mon avis et aussi une description de mon propre comportement.
    J’ai visionné toutes les vidéos jusque fin février et plus aucunes en Mars.
    Je suis juste repassé ce soir pour vérifier le taux de fréquentation et j’ai été rassuré 😉 .
    L’indice Paul Jorion est en phase avec le marché !

    Portez-vous bien !

    LPWS.

    1. Je vote pour cette explication de la hausse soudaine de fréquentation.

      Et je préconise ( mais de quoi j’me mêle?) une possibilité de téléchargement d’un livre inédit pour contenter le socle de fidèles lecteurs de ce blog.
      Soit 50 000 lecteurs x 10 euros ….

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