À propos de ROOSEVELT 2012, vite fait, un dimanche

Pierre Larrouturou est un gars bien sympathique mais j’ai l’impression qu’il perd un temps précieux à vouloir créer des « mouvements ». D’abord au PS, puis chez EELV, et maintenant avec ROOSEVELT 2012.

Aussitôt qu’il dispose d’un « mouvement », il traîne comme un boulet un « appareil » et il est coincé dans des considérations de « discipline de parti » qui ne conviennent ni à son tempérament, ni non plus à celui de sa compagne à qui j’ai eu également le plaisir de parler. Et à juste titre puisque, faut-il même l’ajouter : les appareils, les disciplines de parti ne devraient convenir au tempérament de personne.

Un Troll a glapi hier ici : « Quoi, vous laissez parler Jean-Pierre Pagé, alors qu’il dit autre chose que vous ! » Et c’est précisément l’avantage que nous avons ici : nous bénéficions du fait que des points de vue DIFFÉRENTS en vue du même but (en gros) s’expriment conjointement et librement. Pas besoin de mouvements, d’appareils, de discipline de parti. Ceux qui aiment ça peuvent toujours aller le chercher ailleurs, si ça leur chante (bonne chance !).

Le blog ici existe depuis plus de cinq ans. En cinq ans, pas d’anathèmes, pas d’exclusions, pas de défenestration (je ne rigole pas : exemple vécu). Quel groupuscule qui allait changer le monde en cinq sec peut en dire autant ?

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98 réflexions sur « À propos de ROOSEVELT 2012, vite fait, un dimanche »

  1. Bonjour Paul Jorion;
    Merci pour votre réaction rapide par mail.
    Je comprends votre raisonnement.
    Toutefois, même si tout mouvement n’est jamais parfait il a le mérite de traduire un refus donc un élan citoyen pour refuser un état de fait qui ne lui convient pas. Il me semble aussi qu’un nombre important de signataires de type pétition peut représenter un poid face aux décisions du monde politique (très concernés par leurs électeurs potentiels tout comme leur désir de se maintenir au pouvoir) et face aux intérêts unilatéraux de certaines multinationales.
    Même si cet élan citoyen demande à grossir (peut-être lorsque chacun se sentira plus fortement touchée par la crise) … Je dois dire que je préfère m’engager plutôt que de regarder l’avenir que l’on prépare à la génération qui nous suivra. Un avenir fait de mini jobs comme en Allemagne? Une situation entre grande pauvreté et petite pauvreté?
    Les points de vue divers sont toujours sources de débats donc de richesse. Merci à vous !
    Marie

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