DONNA SUMMER (1948 – 2012)

Bon, pour être tout à fait honnête, je préfère le blues au disco (je ne surprends personne, je suppose) mais les artistes qui mettent tout leur coeur à faire leur boulot en vrais pros nous ont toujours fait les aimer.

Bonsoir Madame LaDonna Adrian Gaines.

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18 réflexions sur « DONNA SUMMER (1948 – 2012) »

  1. je suis d’accord avec vous ; c’est étrange je suis toujours d’accord avec vous, il y a même des jours ou je me surprends à dire : « tiens, Paul est d’accord avec moi ! » …
    Paix à son âme, et elle savait aussi chanter le blues.

  2. « 22 orgasmes simulés en 17 minutes de chanson.

    C’est grâce à sa participation dans les choeurs du trio Three Dog Night qu’elle fait la rencontre des producteurs locaux, Pete Bellotte et surtout Giorgio Moroder, l’homme qui mettra au point le disco. Elle apporte sa contribution, décisive, en imposant ses paroles Love to Love you, Baby, sur un instrumental destiné à une autre interprète. Elle convainc le jeune mentor du disco de l’enregistrer en 1975, donne de la chair – et quelle chair! – à ce morceau qui, avec ses gémissements et ses grognements, dépasse, en terme d’érotisme explicite, Jane Birkin etJe t’aime, moi non plus, scandale censuré six ans plus tôt. Le producteur et sa muse réussissent l’exploit de faire triompher un morceau de 17 minutes contenant la simulation de 22 orgasmes. Un record, malgré le boycott des pudibondes radios américaines et même européeenes. Le succès de ce morceau révolutionnaire s’est fait dans les discothèques, notamment dans les boîtes gay, avant d’atteindre un public planétaire. Elle écoulera un million d’exemplaires de son premier album. Moroder et sa lionne exploitent le filon avec plusieurs autres titres de même nature, dont I feel loveet Hot Stuffrestent les meilleurs souvenirs.  »

    http://www.lefigaro.fr/musique/2012/05/17/03006-20120517ARTFIG00632-donna-summer-la-reine-du-disco-est-morte.php

    1. « 22 orgasmes simulés en 17 minutes de chanson »

      … petite forme…

      Bon, j’vais en risquer une mais je comprendrais que Julien la biffe… Donna se meurt…

  3. C’était une vraie professionnelle, derrière ses chansons tendres il y avait un petit air de blues, une grande dame. Puisque vous aimez le blues(comme moi) l’ouvrage de Alan Lomax « The land where the blues began » (un livre magnifique) va bientôt paraitre en français, et hasard, le traducteur réside à Pornic.

  4. Les LadyGaga, Beyonce & co peuvent aller se rhabiller, Donna Summer c’était quand même autre chose ! 🙂
    Peut-être parce que dans les années 70-80 le capitalisme n’était pas encore à l’agonie ;–) Ou du moins on ne le savait pas encore. Bref une innocence, une énergie, une joie de vivre que n’arrive pas à masquer le coté commercial de cette musique pop(ulaire).

    Je n’ai pas suivi sa carrière, mais forcément je la connaissais, c’était une voix un tempérament qui comme son nom l’indique, étaient faits pour l’été. 🙂

  5. Paul, malgré tout ce que je peux partager avec vous d’admiration de Donna Summer, vous auriez pu ajouter en tag : cancer et tumeur.
    Car malheureusement ces deux derniers termes sont les bons partenaires de route du progrès et de la modernité, de la croissance et de la productivité.

  6. Pour être net, j’ai écouté du blues toute mon enfance, mon adolescence et plus tard, et encore.
    Le disco y a toute sa part…, même si le disco s’est éteint.
    Merci ces très belles attentions.

  7. Bonjour Paul, tous,

    j’en ai retrouvé le maxi 45 tours de « Love to Love », 17 minutes, pour m’apercevoir que je n’ai plus de platine vinyl pour le lire 🙁

    mince de mince, de Donna Summer à la pérénité de l’information, il n’y a que chez Paul qu’on peut faire ce genre de passage du coq à l’âne

    (ou comment le monde est global)

    merci !

  8. Apogée du capitalisme et fin, nous lui devons bien à Donna qques pétales de rose.
    Il y a dans l’air comme la phase 2 de l’agonisant, l’Asie, W-S, la Grèce va sans dire, Obama et son serviteur Hollande doivent se dire à part soi que des produits sont parfois en avance d’un cheveu sur leurs électeurs, quoiqu’on râle; la patience fond avec le fric– aujourd’hui ce produit se referait une santé, recuit à point, idéal, repentance: S’enrichir en spéculant sur la mort, « Quelques 10 000 investisseurs, principalement des petits porteurs en Allemagne, ont placé environ 200 millions d’euros via ce produit financier très particulier. Certains petits porteurs ont fini par se plaindre… non pas pour des raisons morales, mais parce que le fonds ne leur rapportait pas assez, avec un rendement de 3 % par an entre 2009 et 2011 ».

    Hommage tout de même; HUMBLE PIE – Black Coffee (1973)

  9. Je crois que la variation sur Chopin qu’elle chantait « baby, i want you come » était vraiment un hymne à la découverte de la liberté sexuelle débridée de ces années 70 après pilule. Et avant sida.

    Que de de souvenirs chauds, chauds, chauds.

  10. « les artistes qui mettent tout leur coeur à faire leur boulot en vrais pros nous ont toujours fait les aimer. »

    Claude François était un vrai pro. Même si on nous survend ses cendres depuis dix ans, je n’ai jamais aimé sa varietoche baloche et bidon. Donna Summer était plusieurs crans au-dessus, mais ça restait du disco.
    La différence qui fait la différence, c’est la qualité. Combien de groupes on suscité l’admiration et la reconnaissance par leur talent explosant dans des compos, des intérprétations pas très pro…
    Et le « vrai pro » ne met pas nécessairement tout son coeur à « faire le job », comme disait le président bling-bling. C’est plutôt l’expérience qu’il convoque. C’est à ça qu’on le reconnaît, d’ailleurs, le « pro ». Le pro assure, l’artiste donne. Ce qui n’exclut pas les exceptions, ni des degrés divers.

  11. Je ne sais pas pourquoi, mais dans ce que j’ai vu pour l’instant sur Donna Summer personne ne parle de « I feel love » (1977). Or c’est cette chanson qui, dans tout ce qu’elle a fait, a eu sans doute le plus d’influence : dès que c’est sorti, Brian Eno l’a fait écouter à David Bowie, les gens qui ont fondé Human League se sont lancés après avoir écouté ça etc. Et surtout ce fut le premier morceau de danse intégralement « synthétique », sans aucun recours à un instrument, ce qui en fait surtout une des origines de toute la techno, y compris du son de Detroit… Bon évidemment Donna Summer n’était que l’interprête, l’auteur c’était Giorgio Moroder…

  12. le disco est en deuil ce mois de mai 2012, Robin Gibb vient de décéder ; c’est triste, même si on préfère le blues.

  13. A savoir,
    elle fut convaincue que son cancer était lié aux émanations des particules circulants dans l’air, le 11/09. Au revoir, à cette diva de la chanson. Chapeau bas, Miss…..

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