22 réflexions sur « CHEDD, Les chemins de la transition, « La transition… », Rennes, le 3 juillet 2012 »

  1. Magistral!

    Rien à ébarber, simple, limpide, juste.

    J’ai été agacé par l’interruption, certes sans mauvaise intention de la part de l’animateur. Qui traduit cette habitude que l’on a de traiter les grandes questions comme on échange des banalités entre deux portes. Consommateurs de fast food sur le pouce que nous sommes. Pour pouvoir démontrer, il faut échafauder la structure, construire le contexte, tracer le cheminement de la réflexion. Cela demande du temps et beaucoup d’énergie. Respecter le souffle de celui qui s’exprime sans le presser inutilement. Quand on ne pratique pas l’exercice on ne ne se rend pas compte.

    Ne vous laissez pas gaspiller. Votre équipe et vous même devez vous préserver, afin de tenir la distance. Ne pas se laisser dévorer, certains comptent sur le facteur d’usure. Je ne dis pas cela pour l’animateur en question, mais pour d’autres.

    Des vacances pour tous le monde. Le temps manque peu être mais on en perd d’avantage à vouloir en gagner. Le temps est votre allié et l’ennemi de nos “ennemis”. Au fur et à mesure où vous serez demandé de plus en plus. Il vous faudra ralentir, souffler et cibler. Beaucoup vous rejoignent et non des moindres. Ca commence à prendre.
    J’ai confiance, vous avez une super équipe.

    Merci à tous.
    Et bonnes vacances!

    1. @ sous le Saule…
      Est-ce enfin l’heure du Déclic ?

      Ça commence à prendre.

      Et vous n’avez encore rien vu ! Mais nous y reviendrons,
      jusqu’à ce que personne ne puisse plus dire,
      une fois dans le décor : ben, moi… ch’savais pô!

    2. Bonjour…c’est l’animateur qui vous parle…;-) ..qui en passant est avant tout docteur en économie…et pas du tout animateur professionnel!! Si nous voulions que ce colloque, construit de nos petites mains, avec nos petits moyens tiennent la route..il nous fallait tenir nos timing implacables! je vous passe les contraintes des autres intervenants, les contraintes liées à la salle..Etc.
      Peut être cela va-t-il vous rassurer…je m’en suis mordu les doigts..évidemment. J’étais le premier qui aurait aimé que ça dure sans interruption. Alors oui, ne consommons pas tout comme un fast food…mais évitons aussi de juger (et de façon moralisatrice) sur la vision de simples images…
      l’animateur fast food vous en remercie par avance.

      Bien cordialement

      1. 🙂
        Nous vous remercions pour ce billet. Très aimable à vous!
        Mais vous auriez du en glisser Un à Paul, à ce moment là,
        qui peut lire aussi ce que l’on voudrait lui dire à haute voix.
        Un p’tit billet doux, c’est vrai ! c’est tellement plus sympa…

  2. la vidéo est quasi inaudible ( manque de puissance sonore ) . Possible d’améliorer SVP ? Merci

  3. bonjour,

    ci-dessous un extrait d’un chapitre des table d’émeraude de Thoth, je vous laisse l’apprécié et le cherché si vous voulais connaître la suite.

    Les Tables d’Emeraude d’Hermès Trismégiste
    Tablette III, La Clef de la Sagesse
    Moi, Thoth, l’Atlante, je donne librement aux enfants des hommes ma sagesse, mon savoir et mon
    pouvoir afin qu’ils puissent à leur tour disposer de la sagesse et du pouvoir de transpercer le voile de
    la nuit grâce à la vigueur de leur lumière. Homme, ne sois pas vaniteux car Sagesse est pouvoir et
    pouvoir est sagesse afin de contribuer à la perfection du Tout. Sache que tu dois échanger avec
    l’ignorant et avec le savant. S’ils viennent à toi écoute-les car la sagesse est en Tout.
    Ne reste pas silencieux lorsque le mal est prononcé car la vérité brille au dessus de tout, comme le
    Soleil. Celui qui contrevient à la Loi se punira lui-même parce que c’est à travers cette loi que
    l’Homme acquiert sa liberté.
    Ne laisse pas la peur te submerger car la peur est un obstacle, une chaîne qui retient les hommes
    dans l’obscurité. Durant ta vie active écoute ton cœur et suis ce qu’il te conseille. Aucune richesse ne
    te sera utile si tu t’ouvres à ses conseils et si tu suis sa voie. Jamais tu ne perdras si tu suis ton cœur.
    Ceux qui sont guidés ne deviendront pas des cendres alors que ceux qui sont perdus ne pourront
    trouver une voie sûre.
    Lorsque tu vas parmi les hommes saches que l’amour éclairé de soi est le commencement et la fin du
    cœur.
    Si quelqu’un vient vers toi pour obtenir un conseil laisse le parler librement afin qu’il puisse exprimer
    sa véritable intention et réaliser ce que son cœur désir. S’il hésite à s’ouvrir c’est qu’il perçoit que tu le
    juges mal.

      1. Relisez le texte et écoutez ce qu’il en ressort. Merci penjipen.
        Comme le rappelle Paul dans la video, on a vraiment rien inventé depuis 2000 ans (voire beaucoup plus): tout avait été dit. C’est vraiment quelque chose de singulier que de devoir tout réapprendre dans sa vie alors que nos ancètres ont déblayé la Voie il y a déjà si longtemps…
        Dire qu’il faut qu’on l’apprenne en moins de 30 ans.

        C’est la video qui résume le mieux la situation et ses enjeux en tout cas. Partir d’un symptôme (la crise) pour définir le vrai problème et ses possibles remèdes.
        Merci.

  4. Pourquoi la règle d’or serait-elle contre-productive sur le plan écologique, puisqu’elle vise à lutter contre un endettement encore plus important et donc une croissance imposée plus importante ?

  5. Savez-vous ce que j’en pense de la richesse des nations d’Adam Smith ?

    Et bien je trouve que je ne devrais pas plus en causer de la sorte à mon prochain.

    Apprenons donc ici-bas ces choses dont la connaissance puisse continuer dans le ciel. La Richesse des Nations Citations de Adam Smith

    Quelle est donc cette autre injonction marchande ici-bas qui permettrait de faire passer un chameau par le chas d’une aiguille. La Turpitude des Marchands Citations de jj

    L’homme qui passe toute sa vie à accomplir un petit nombre d’opérations simples devient généralement aussi bête qu’une créature humaine peut le devenir. La Richesse des Nations Citations de Adam Smith (1776)

    Plus les hommes écoutent des économistes et plus je trouve que le monde s’améliore, quand bien même avec davantage d’équations savantes et simiesques en tête. La Turpitude des Marchands Citations de jj.

    Le prix réel de chaque chose, ce que chaque chose coûte réellement à celui qui veut se la procurer, c’est le travail et la peine qu’il doit s’imposer pour l’obtenir. La richesse des nations (1776)

    Le coût réel de mon expertise, c’est davantage ceci et cela qui doivent graduellement l’imposer pour les déviants. La Turpitude des Marchands, Citations de jj

    On n’a jamais vu de chien faire, l’échange d’un os avec un autre chien. la richesse des nations (1776) Citations de Adam Smith

    Je n’ai jamais vu un singe économique amenant à penser l’échange différemment. La pauvreté spirituelle des nations lorsqu’elles recherchent continuellement à faire la course. La Turpitude des Marchands Citations de jj

    Un père s’occupe plus de dix enfants que dix enfants d’un père. Citations de Adam Smith

    Comme une bonne marque faisant des publicités abrutissantes pour mieux vendre des produits jetables auprès des petits. La Turpitude des Marchands Citations de jj

    « Aucune société ne peut prospérer et être heureuse, dans laquelle la plus grande partie des membres est pauvre et misérable. » de Adam Smith

    Aucun homme bien arrivé dans le confort parmi les gens de la haute, ne peut réellement rendre son prochain moins misérable, surtout dans un tel monde ou la plupart vivent davantage dans la peur de se faire juger pauvre et misérable. La Turpitude des Marchands Citations de jj

    Ceux qui partagent le même métier se réunissent rarement, même pour se divertir, mais leur conversation se fait inévitablement au détriment du public ” Adam Smith

    Ceux qui partagent la même passion du gain, des combines et de la martingale, se réunissent rarement en coulisses pour moins déchoir. La Turpitude des Marchands Citations de jj

    Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du brasseur ou du boulanger qu’il faut espérer notre diner, mais de leur propre intérêt. De Adam Smith

    Plus les hommes vivront dans leur seul intérêt de fonctionner comme nous autres les premiers, et moins nous perdrions tous notre temps à parler d’idéologie à notre prochain. La Turpitude des Marchands Citations de jj

    Les avantages naturels qu’un pays a sur un autre pour la production de certaines marchandises sont quelquefois si grands, qu’au sentiment unanime de tout le monde, il y aurait de la folie à vouloir lutter contre eux. De Adam Smith

    Plus je produis en masse toutes sortes de choses plus superficielles et périssables, et plus il y aura référentiel
    à ce que tout ceci et cela perdure tout le temps aux images. La Turpitude des Marchands Citations de jj

    Si un pays étranger peut nous fournir une marchandise à meilleur marché que nous ne sommes en état de l’établir nous-mêmes, il vaut bien mieux que nous la lui achetions avec quelque partie du produit de notre propre industrie, employée dans le genre dans lequel nous avons quelque avantage. De Adam Smith

    Si un pays étranger était en mesure de produire plus de choses illusoires, li vaudrait mieux que chaque peuple en suive partout la chose, ne jamais faire oublier à quiconque le premier bien idéologique que l’on pourrait en retirer à distance, celui de notre nouvel évangile de prospérité. La Turpitude des Marchands Citations de jj

    Tout homme, tant qu’il n’enfreint pas les lois de la justice, demeure en pleine liberté de suivre la route que lui montre son intérêt et de porter où il lui plaît son industrie et son capital, concurremment avec ceux de tout autre homme ou de toute autre classe d’hommes. De Adam Smith

    Tout homme, tant qu’il n’enfreint pas trop nos propres lois et notre justice, demeurera en pleine liberté de suivre la seule voie autorisée, celle que montre d’abord tout homme bien arrivé de notre temps. La Turpitude des Marchands Citations de jj

  6. Je vais être simpliste, mais je me base aussi sur ma propre capacité – forcément limitée ! 😉 – à comprendre ce que dit Paul Jorion.

    Donc, si je comprends bien ce qu’il faudrait faire…

    Face au High Frequency Trading, une solution serait par exemple de coter les entreprises seulement une fois par jour (pour forcer le lien entre l’évolution de la cote et quelque chose qui se serait effectivement passé au sein de cette entreprise). De toutes façons, même si on ne le fait pas, les robots sont en train de se faire hara-kiri eux-mêmes…

    Pour contrer la machine à concentrer la richesse, on supprime le taux d’intérêt lié à l’emprunt (ou on le rend négatif… encore mieux !)

    Mais devant le fait que nous nous sommes servis et que nous avons détruit les ressources à notre disposition… et généré des quantités gigantesques de déchets… mettre fin à ça est infiniment plus compliqué !

    Les deux premiers points sont de type décisionnel, liés à des rapports de force entre ceux qui possèdent l’argent et ceux qui ne le possèdent pas, et en tant que tels, ils sont complexes. Et effectivement, les pauvres manants que nous sommes ont peu de poids devant ce type de décisions.

    Mais le troisième point, lui, est lié au comportement de tous (et non pas uniquement de ceux qui possèdent de l’argent, et qui sont finalement assez peu nombreux), et il est encore plus complexe : ce qui a été détruit ne reviendra pas, et nous devons nous débrouiller dorénavant avec ce qui reste, tous, et pour toujours. Il s’agit donc d’un changement de comportement à opérer pour tous, et plus seulement d’une ou deux prises de décisions courageuses !

    Seul avantage de ce troisième point par rapport aux deux autres : nous avons un rôle actif a y jouer, contrairement à ce que nous donne à penser Paul Jorion (et c’est rare que je ne me rallie pas à ses réflexions).

    Monsieur Jorion, s’il vous plaît, voulez-vous bien vous intéresser un peu plus à la transition ?

  7. Bonjour,
    Comment peut-on en apprendre plus sur la réflexion de Paul Jorion sur les taux d’intérêts, la création de richesse, l’augmentation de la masse monétaire et les prêts à la consommation. C’est à partir de la minute 27 dans la vidéo. Lire “Le capitalisme à l’agonie” où un autre ? Merci.
    Une petite vacherie en passant, un soliton, c’est pas vraiment une superposition de vagues, c’est un peu plus compliqué que ça. Le mélange soliton/lame de fond me semble un peu gros. Les lames de fond, celles que redoute le pécheur de palourde breton, des solitons ?

  8. J’ai le sentiment d’être au coeur du réacteur qui nous révèle ce qui devrait être notre objectif majeur, la sauvegarde de l’humanité au sens large (toute la faune et la flore dans sa grande bio-diversité).

    Pour illustrer PIB et bonheur, voir cet extrait d’un super reportage sur les îles du Cap Vert.
    Avec 2 frères pour qui le bonheur ne se mesure pas à la hauteur du compte en banque mais à la sauvegarde de la faune.sur la petite île de Razo.
    Le sourire radieux de l’un vaut bien tout l’or du monde.
    De la minute 13 avec les points forts à 15′ et émouvant à 20′, j’en ai encore eu les larmes aux yeux en le visualisant une deuxième fois.
    Comme pour Pierre Rabhi pour qui un couché de soleil dépasse la valeur du travail de la journée j’ai trouvé plus de bonheur d’un coucher de soleil sur des 3.000 que de biens d’autres satisfactions.

    http://www.pluzz.fr/vu-sur-terre-2012-07-10-20h35.html

  9. Ce qui me défrise c’est que ce que vous dites à propos de la planète était souvent entendu sur France inter dans les années 70 par les scientifiques… Et… Rien ne s’est passé. Ça me foutrait la trouille à l’époque (j’étais ado) et quand je ré-entends cela quarante ans plus tard… j’ai comment dire… les foies !

  10. question : qui est la personne allemande qui a calculé ce taux de 40% nécessaire au maintien du système ? merci d’avance…

    j’ai fait une transcription de la fin de la présentation, bien sûr c’est du copyleft sur la mise en page, si vous voulez la modifier faites-vous plaisir

    la voici :

    il y a un élément de notre système capitaliste qui en général est connu mais qu’on ne voit pas ; que la destruction de la planète en tant que espèce qui peut nous accueillir est inscrite à l’intérieur du système, & pourtant elle est inscrite à l’intérieur du système

    c’est la chose suivante ; c’est le fait que nous avons pris l’habitude quand en raison de l’institution de la propriété privée de récompenser celui qui s’est privé de ces ressources pendant un certain temps pour permettre quelque chose, ce qu’on appelait les économistes du 18ème siècle appelaient tout simplement les avances, celui qui a fait des avances on va le récompenser par le paiement d’intérêts, il faut pour que ça puisse être fait parce que nous n’avons que des masses monétaires d’un certain niveau, pour qu’on puisse payer des intérêts il faut qu’il est été produite une richesse supplémentaire parce que les états qui créent de la monnaie, créeront alors en contrepartie pour maintenir la stabilité des prix, créerons une masse monétaire qui correspondra à cette richesse supplémentaire

    du fait que nous avons un système dans lequel nous devons payer des intérêts il faut qu’il y est croissance !

    le système des intérêts est un système ancien, il vient de ce que l’on appelle le métayage alors le métayage vous aviez un propriétaire qui disposait de ressources, de la terre, des outils & vous aviez le métayer qui était un paysan, qui était un prolétaire au sens de Robespierre ou de Marx qui ont introduit ces termes dans notre littérature, qui disait au propriétaire je peux travailler & je ferai pousser la moisson & je vous donnerai une partie & j’en aurai une partie pour moi-même, & dans ce cas là le propriétaire était payé par une partie de la ressource, disons la moitié 50/50 c’est un système classique qui représentait les intérêts si vous voulez, après on a vendu les moissons c’était des sommes d’argents, etc. mais les intérêts correspondaient à ça une richesse supplémentaire, la différence entre le un grain qui est mis en terre & l’épi qui va venir qui en portera vingt, cette différence les dix-neuf grains supplémentaires seront partagés entre celui qui aura cultivé la terre & celui qui en était le propriétaire

    nous avons introduit ce système qui est je dirais une régulation naturelle, partager que de la moisson en plus, quand il n’y avait pas de moisson en plus quand il avait plus toute l’année, il n’y avait rien à se partager les 50% représentaient peut-être rien du tout ni pour l’un ni pour l’autre, mais nous avons utiliser ce système également pour payer des prêts à la consommation, c’est à dire qu’il y avait dans des cas où il n’y avait pas de moissons supplémentaires qui était créées par le capital qui était emprunté & il fallait pour celui qui avait un prêt à la consommation, c’est sur des salaires qui viendront plus tard qu’il va payer des intérêts

    5,3% c’est le taux tel que sur un prêt typique que je connais bien, aux états-unis un prêt sur 30 ans pour la maison à 5,3% vous payez la même somme en intérêts que la somme que vous avez emprunté, la somme est doublé à 5,3%

    il y a un allemand qui a fait un calcul dans les années 1990, dans tout le produit des marchandises que nous faisons circuler que nous achetons, il y a des intérêts pour ceux-ci pour cela, il y des intérêts pour le prêt qui a permis d’acheter le tracteur, il y a un prêt qui a permis la firme de se constituer qu’elle doit rembourser, savez-vous ce que représentait dans le calcul qui a été fait dans la fait des années 1990 en allemagne, quelle est la proportion d’intérêts dans le prix de n’importe quelle marchandise le prix moyen, c’est 40%, 40% ! il faut produire pour chaque marchandise qui circule, il faut produire dans le reste du monde une croissance de 40% pour pouvoir le faire

    autre effet pervers de cela, vous avez sans doute entendu parler de ce qu’on appelle… le pacte de stabilité financière, le pacte de stabilité financière qu’on appelle aussi maintenant la règle d’or, on vous explique & nos gouvernants nous explique ça, que c’est un pacte qui nous dit qu’il faut pas que nous dépensions d’avantage que nous gagnions, bon c’est comme ça qu’on vous explique cela mais c’est pas du tout ça ! c’est pas du tout ça qu’on fait si on faisait ça il faudrait qu’on compare l’argent que les nations collectent par exemple par l’impôt avec ce qu’elles dépensent, mais on a pas fait ça parce que les gens aux sommets n’aiment pas qu’on parle d’impôts, parce dès qu’on parle d’impôts ça attire l’attention sur le fait que eux en paient beaucoup moins que les autres, donc on a fait autre chose on a formulé ce pacte de stabilité financière règle d’or, en disant qu’il fallait comparer les dépenses au produit intérieur brut par rapport à la croissance, & ça veut dire la chose suivante, ça veut dire qu’un pays qui emprunte par exemple qu’il emprunte à du 7%, ça veut dire pour respecter la règle d’or il faut que la croissance soit au moins de 7%, quand un pays est en difficultés… on ajoute une prime de risques dans son taux qu’on lui demande, comme on demande 15% à la grèce en ce moment, pour que la grèce puisse s’en sortir il faut que sa croissance augmente de 15% sinon on en sortira pas

    par conséquent on a introduit à l’intérieur de ces règles un principe de destruction de la planète, pourquoi à cause de ce que j’ai appelé tout à l’heure comme les économistes des ??? négatives, pour payer les 40% qui sont dans le prix des marchandises ceux de la croissance il faut que nous accélérions le processus de destruction de la terre

    nous avons donc à l’intérieur de notre système économique un principe qui nous empêche de traiter la première question qui est celle de l’attitude colonisatrice, opportuniste de notre espèce, qui est arrivée à sa limite

    donc la conclusion est, on ne peut pas l’éviter & en plus on l’a inscrit dans ce pacte de stabilité financière, l’allemagne l’a déjà inscrite dans sa constitution ça va être très difficile à changer pourquoi parce que personne ne comprend comment ça marche véritablement, il y a une personne qui a expliqué qui est la personne qui a introduit cette règle, qui est un monsieur qui s’appelle Guy Abeille, il a fait un article dans la tribune il a dit il fallait faire un calcul où l’on comparait les dépenses à une somme très importante, or en économie quand il faut une somme très importante c’est toujours le produit intérieur brut, donc on s’est mis dans cette situation où nous allons inscrire dans les années qui viennent avec l’enthousiasme des populations, une règle qui nous dit que la destruction de la planète ne sera pas quelque chose qu’on pourra négocier comme ça, c’est quelque chose qu’on va inscrire dans nos constitutions c’est dire si on est bien parti

    …nous avons ces trois éléments, ces trois éléments, il faut négocier la sortie le tournant, ces trois éléments qui viennent de manière concurrente ; la destruction de la planète, la complexité qui nous a échappé, il faudrait qu’on arrête d’une certaine manière les ordinateurs pour pouvoir reprendre une certaine hauteur & regarder ce que nous faisons, & un système capitaliste dont le mieux qu’on nous propose, le mieux qu’on nous propose c’est de le refonder pas de le remplacer par autre chose

    & si vous regardez les révolutions qui ont eu lieu même les révolutions qui ont été provoqué par des partis communistes, cette machine à concentrer de la richesse qui est lié à l’intérêt, on l’a reproduite exactement de la même manière qu’avant, il faut par conséquent pour pouvoir sortir de cela, & nous avons il suffit de regarder j’ai d’autres chiffres faits par des économistes sur le temps qu’il nous reste, ici c’est notre civilisation là c’est calculée par des physiciens, il y a un pique autour de 2050, nous pouvons pas aller plus loin dans ce système où nous sommes nous ne pouvons pas dépasser 2050, après ça retombe pourquoi parce que le système s’effondre, vous voyez ça retombe après ça s’effondre

    le temps manque, la transition il faut la faire, il faut se rendre compte, depuis le début de la crise vous entendez des hommes politiques, des femmes politiques qui vous disent le plus important c’est de prendre conscience de la gravité de la situation, aucun d’entre eux ne l’a jamais fait aucun n’a jamais pris conscience de la gravité de la situation, il y a un tournant qui est en train de se décider, c’est un tournant qui n’est pas anodin c’est celui de la survie de notre espèce animale à la surface de notre planète & le temps manque, il faut aller très vite !

      1. @ michel lambotte 2 août 2012 à 22:16
        Bonjour Michel. Merci d’avoir retrouvé les liens recherchés. Le second lien nous revoie à nos discussions d’il y a un an sur le blog. Il faut bien le reconnaître, en un an, nous n’avons pas beaucoup progressé alors que pourtant, Paul Jorion conclut son intervention par « Le temps manque ».après avoir dit que la survie de l’espèce humaine est en cause.
        Il me semble que nous n’arrivons pas à progresser parce que, notamment sur le blog, la tendance est de rester englués, scotchés sur des questions d’argent, de monnaies, de finances, de banques, de dettes etc…. C’est d’autant plus paradoxal, que Paul Jorion lui-même a énoncé dans ses publications quelques vérités fondamentales qui, en les intégrant, devraient permettre de trouver une issue.

        « L’argent de vaut que par l’idée qu’on s’en fait »
        « Il faut sortir du cadre pour trouver une solution »
        « Le capital est une ressource….. »

        Une simple réflexion met en évidence que ce qui est le capital pour l’espèce humaine, c’est la terre au sein du système solaire. C’est d’elle que l’espèce tire sa ressource essentielle, à savoir l’énergie

        Et si, pour sortir de la nasse dans laquelle nous tournons en rond, nous faisions l’effort d’évacuer cette idée fixe qui nous ramène de manière lancinante autour des questions d’argent ?
        Nous devrions en déduire que le problème se ramène à partir d’un capital (la terre et le système solaire) d’où le vivant ( notamment l’espèce humaine) tire ses ressources sous forme d’une quantité d’énergie à capter chaque année avec un rendement suffisant pour faire vivre un certain nombre d’individus (7 milliards sur la terre) durant un certain temps de vie moyen (80 ans en Europe, beaucoup moins en d’autres régions), sachant que nous disposons « d’une avance » (un capital= une ressource) sous forme d’énergie fossile qui hélas s’épuise rapidement.

        Il faut réagir vite. Le monde occidental développé, avec son mode de vie très énergivore, auxquels la plupart des peuples de la planète aspirent, est à un tournant de son histoire. Il se trouve peut-être dans la situation des néandertaliens européens qui ont été conduits à disparaître lorsqu’ils ont été confrontés à la venue de nouvelles vagues migratoires, capables de survivre avec moins de ressources, moins d’énergie.

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