60 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 20 JUILLET 2012 »

  1. Tres bon ! Vous avez encore pris 10 trains d’avance sur les analystes; ça va affadir sacrément le plaisir d’écoute de l’information pendant de nombreuses années encore…. Et seulement en 7 minutes !

    1. Plus clair et net que C dans l’air de hier et pourtant il y avait de quoi décoiffer plus d’un citoyen moyen.
      On en restait cependant que au haut de l’iceberg.

      1. Question d’un béotien aux experts:
        Dans C dans l’air, les intervenants semblaient d’accord pour dire
        que le taux que doit transmettre une banque à la Banque d’Angleterre
        n’est pas le taux effectivement négocié avec chaque banque,
        mais celui que la banque déclarative estime qu’elle exigerait pour préter aux autres banques.

        Si c’est bien cela (?), comment alors déterminer qu’il y a mensonge,
        puisque la déclaration n’est qu’une hypotdhèse de taux, et pas une transaction enregistrée ?

        1. Si c’est ça qui a été dit, c’est une erreur : ce qu’elle doit soumettre comme chiffre, pour le LIBOR, c’est le taux qui est exigé d’ELLE par les autres (pour une certaine échéance).

          Voyez ce que je dis dans ATLANTICO.fr, Scandale du Libor : les banquiers sont-ils totalement indignes de confiance ?

          Dans le cas du LIBOR, la question à laquelle doit répondre la banque interrogée dans le cadre de la détermination du taux est : « Quel taux les autres banques (« le marché ») exigent-elles de vous ? » En offrant une réponse, cette banque soit dit la vérité, soit elle ment. Dans le cas de l’EURIBOR, les taux s’appliquant à l’euro, la question posée aux participants est différente : « Quel est le taux interbancaire exigé par une banque de qualité d’une autre banque de qualité ? » Il est clair que dans ce cas-ci, à la question : « Avez-vous dit la vérité ou menti ? », la réponse sera toujours la même : « J’ai cru dire la vérité mais si je ne l’ai pas dite, ce n’est pas parce que j’ai menti : c’est simplement que j’étais mal renseigné ! ». Il n’y aura jamais de fraudeur, seulement des incompétents.

    1. j’étais cadre-supérieur dans une banque : nous « trafiquions » à l’époque les chiffres des « crédits à l’économie » directives verbales de la D.G bien sûr….un jour j’ai pris l’initiative mensuelle de le faire…la BDF, au même moment, a effectuée un contrôle…j’ai servi de « bouc émissaire » à l’insu de mon plein gré, (en plus délégué syndical CGT !!) …malgré mes alertes auprès de la BDF soulignant que chaque fin de mois : il se passait de drôles « d’erreurs » ! la Grande Dame a fermé les yeux sur les preuves que j’avançais….
      les temps non seulement non pas changé : mais la situation ne peut que s’aggraver, les banksters sont près à tout pour sauver leur tête !! j’aurais des exemples pour démontrer à quel point ce « monde » financier qui commençait à pourrir dès le début des années 1980 est répugnant et que les sources de la crise, comme nous disions « durable, globale,… » peut être en grande partie située à cette époque !

      1. Nous aimerions en savoir plus.
        Mais c’est déjà un témoignage essentiel:
        fausses déclarations organisées par la DG de la banque,
        alerte à la BdF qui ne fait rien, donc complicité,
        puis désignation d’un « bouc émissaire »,
        celui justement qui suivait les ordres de sa hiérarchie,
        mais avait alerté la BDF.

        Voilà qui devrait déjà intéresser un journaliste!

  2. Vous voilà donc à l’entrée des gorges de la Loire , au nord de cette plaine du Forez que je connais bien .

    J’envoie un salut fraternel aux Gildariens qui , aux confins des « montagnes du matin  » , auront à coeur de vous faire goûter un peu de vin ( de messe ? ) des côtes du Roannais, cher aux Troisgros quand ils tenaient le café de la gare de Lyon à Paris .

    Après les soeurs visitandines de Saint Héand ( coucou François Leclerc ) , voici donc les Frères de la Saint Jean de Saint Jodard avec son monastère et son prieuré Saint Joseph. Il y a plus mauvaise compagnie , car celles et ceux là savent s’intéresser aux plus perdus et laissés pour compte .

    Si vous devez visiter tous les villages et villes Saint Quelqu’un ou quelqu’une de mon département de naissance , vous allez avoir du boulot , le plus rigolo étant celui de Saint Julien Molin Molette , popularisé par Gaccio et les Fuignols .

    Le summum pourrait être d’interveni en chaire ( une de plus ) à la basilique de Fourvières à Lyon , mais là c’est du catholique tendance crânes rasés, où Dieu s’accommode par fonction du capitalisme , du libéralisme et de l’économie de marché .

    J’espère que vous saurez éclairer vos ouailles sur les différences à faire dans cette trinité là , et qu’à l’occasion cette reprise soit aussi « re prêchée » sur le blog , en piqure de rappel .

    Je m’y soumettrai d’ailleurs en humble fidèle .

      1.  » une Chimay-thérapie » Excellent… 🙂
        Notes, j’ai toujours une bouteille de Chartreuse offerte par un beau-frère qui ne doit pas être mauvaise. Il est connaisseur.

        Je reconnais au moins UNE qualité aux moines en général : vu leur connaissance de l’histoire, la vraie, les gars ont développé une autarcie (peut-être due aussi à la volonté de limiter les contacts extérieurs …) qui fut redoutablement efficace. (et qui fût toujours… 😉 )

        La religion : inventeurs patentés du protectionnisme…

    1. Si votre empli du temps le permet , faîtes vous conduire à 30/40 kms de là à la Bastie d’Urfé , sur la commune de Saint Etienne le Molard , pour une minute de recueillement à la gloire de l’Astrée et d’Honoré d’Urfé.

      En été , le Conseil Général y subventionne souvent d’ailleurs un festival de qualité .

      1. Fais pas ton faramelan , Alessio !

        On écrit Beauseigne . On dit aussi Bichette ou Bissignette , mais ce sont plutôt les grands mères compatissantes et aimantes ( il en reste ) qui l’emploient .

        Mais tout ça ne nous dit pas si Paul Jorion a remis les frères dans le droit chemin de la sainte définition du libéralisme , et s’ilsne l’ont pas trouvé franc mazot , qu’il va nous revenir avec le babaud et avoir les gonfles .

        Il leur aura peut être dit comment quand  » on a de quoi » à force de faire sa patte et qu’on est  » trop saoul » , c’est évidemment facile d’être libéral , mais que ceux qui sont contraints de vivre  » à zazieu » ils peuvent ,bien sur, pas même en étant regardanst et greluts , faire des raves, car eux ils ne peuvent pas faire filou et ils ne font rien qu’à gueniller .

      2. Traduction du dernier paragraphe :

        Il leur aura pet être dit comment , quand on est riche , à force d’économiser ( ou de « faire sa pelote » ) et qu’on a plus de biens qu’il n’en faut , c’est évidemment facile d’être libéral , mais que ceux qui sont contraints de vivre à crédit , ils ne peuvent pas , bien sur , même en étant économes et vivant chichement ,faire des bénéfices, car eux ils ne peuvent pas tricher et ils ne font rien qu’à se débattre dans des difficulés et la misère .

        Vivre à crédit est ce vivre ?

    2. A peu près à la même distance, mais au sud, sur la commune de Magneux Haute -Rive, vous trouverez aussi un beau château sur une propriété de plus de 2000 Ha (à l’époque où je sévissais dans le secteur, et où le maire, de droite, se cognait chaque jour à une certaine baronne), lieu d’implantation historique d’une branche auvergnate de la famille de Roquefeuille dont une des femmes, émigrée aux States , et dont le nom américanisé en Rockfeller, a contribué à la saga d’une certaine famille proche des idées de Lincoln, et qui a su faire son chemin entre libéralisme , économie de marché (du pétrole en particulier), et capitalisme.

      Le maire était un homme charmant et efficace. C’est le premier lotissement communal que j’ai eu l’occasion d’accoucher, ainsi que la transformation du vieux presbytère en voie d’écroulement, en 4 logements HLM. Il avait la photo de VGE dans sa salle à manger, et sa femme qui était d’un bon sens absolu, faisait un excellent café .

      Mais ça fait 30 ans. Les maires passent, les Roquefeuille restent .

      Heureusement,  » notre » lotissement aussi. Je salue donc la mémoire d’un couple de bonne volonté .

    1. Ca dépend peut-être du taux (usuraire, « revolving »…) , de l’usage (investissement, dépense courante, guerre, cocaine ou achat d’esclaves …)

      1. Usage et échange.

        Croyez-vous vraiment que l’usage, comme vous dites, soit une justification du prêt à intérêt ?
        Je pensais que le prêt à intérêt relevait plutôt de l’échange.

      2. @Marlowe

        La valeur d’usage de la monnaie, à mon avis, relève entièrement de sa valeur d’échange, puisque c’est dans l’échange que réside sa fonction, son essence, autrement dit, l’essence de sa liquidité. L’usage de l’argent se voit dans l’échange, et par là l’argent réintègre la catégorie de la marchandise, semblable à toute autre marchandise d’un point de vue formel, ayant une valeur d’usage et une valeur d’échange, les deux étant identiques.

      3. Je militerais plutôt pour le prêt à intérêt….négatif ou le prêt sans intérêt assorti d’un peu d’inflation, l’argent circulerait bien mieux ainsi.

      4. @ Lisztfr
        Valeur d’usage et valeur d’échange. Un billet de zéro euro signé Picasso. Lordon a fait un billet spinozien là dessus. J’ai aimé.

      5. @BasicRabbit

        Vous avez du rêver votre histoire spinoziste.

        J’ai déjà souvent rappelé ici que le spinozisme est le râtelier de tous les philosophes égarés de-ci de-là, gambadants tel de jeunes poulains dans les champs infinis du paradis systématique, comme dirait Kiekegaard. Votre post sent la provoc.

        Le spinozisme en psychologie n’est du reste qu’un hédonisme autorisé, quand on le ramène à sa substance primaire. Le « bien » étant référencé par rapport à ce qui est bon pour l’individu, autrement dit toute morale supérieur est niée. C’est l’hédonisme épicurien habillé de mots nouveaux, qui font plus sérieux. Voilà, en gros. Onfray a déteint sur moi je le crains.

  3. Loin de douter un dix millième de seconde de la maîtrise du sujet par l’auteur.
    Toutefois et pour cette fois je vais adhérer à la proposition de Roubini.
    Parce qu’à mon sens, l’intégrité , l’éthique ou tout ce qui s’en rapproche ne se divise pas
    Ne dit-on pas « qui vole un boeuf ne peut voler un oeuf » ….?
    Et pourtant : 800 000 milliards (j’en ai peur …du vertige que me fiche cette somme ! ) de dollars ,ce n’est pas rien :ainsi mon modeste appartement ,encore mien ,payé à crédit aux taux de la funeste époque = 10 % , nous a valu ,à notre Famille–études réalisées heureusement pour nos deux Enfants– une vie assez étriquée de « Cadres » issus de l » ascenseur social » (???)
    Bon séjour chez les « p’tits gris » ,appellation affectueuse (ou péjorative ) par les clercs des adeptes de la congrégation Saint Jean;
    Revenez vite …et ,qui sait … »converti » ….!!!!!!!!!!!!

    1. Pour se représenter un peu mieux cette somme, un truc tout simple :
      supposons que votre appartement vaille 200 000 €
      Vous pourriez avec cette somme en acheter…

      …voui, 4 000 000 000 d’unité! De quoi reloger la planète entière…

  4. Désolé, quasi inaudible … que ce soit Viméo ou youTube
    (les autres sont audibles … quoique ça pourrait être meilleur)
    dommage.

      1. @Lambert
        Paul a visiblement (ou auditivement) pris le parti de respecter ses hôtes… en ne parlant pas trop fort… le silence étant, comme vous le savez peut-être, de rigueur dans les monastères…

        @Piotr
        Moi aussi, j’adore lire « sur les lèvres » les mots sussurés… surtout quand ça parle de péché ! 😉

        @Marlowe
        Un péché véniel, mais ils ont pris une pêche en pleine poire !…

      1. Certains types d’ordinateurs permettent de regler le son. Je pense que cette fois-ci c’était spécial – on ne fait pas de bruit dans un cloître – silentium!

  5. ¡Nombre de una Santa Marina !!

    Les Frères de Saint Jean ne nous avez pas prévenu de cette heureuse visite !
    Nous en sommes très surprises. Quels Cachottiers ! …
    Oui, très belle cellule ! … La vibration jaune tibétain de la porte est chaleureuse et donc, peut faciliter la communication.
    Pour les murs, leur peinture crémeuse n’est pas trop pâle. Il s’en dégage naturellement une vibration plus lente, favorable à des échanges plus doux ou même, pourra nous induire dans la solitude et le travail.
    En effet, utilisée dans une chambre, cette teinte vous apportera le calme et vous donnera une humeur intérieure positive…
    Et nous vous disons, toutes en chœur : Bon Vendredi à tous… à écouter le temps qu’il fait sur le Blog de Paul Jorion….

  6. Ireland Bulldozes Ghost Estate After Bubble.

    Ireland is opting for bulldozers rather than bankers as it starts to clear the legacy of the housing boom whose collapse brought the economy to its knees.

    About 1,850 housing developments, unfinished after the bubble burst in 2008, pockmark the Irish landscape, according to government figures. This week, Ireland’s National Asset Management Agency, the state agency set up in 2009 to purge banks of their most toxic commercial property loans, started the destruction of an apartment block for the first time.

    http://www.businessweek.com/news/2012-07-19/ireland-bulldozes-ghost-estate-in-life-after-real-estate-bubble

  7. Idéologie de la croissance oblige partout sur terre.

    Voulez-vous dire par là que les dirigeants du monde de la finance étaient pas suffisamment au dessus de leur monde, pour pouvoir être plus à même de moins de tromper, de faire probité, de faire meilleure vertu transformiste ?

    Tout un management mondial, qui récompense bien peu l’éthique humaine en amont, lorsqu’on préfère surtout verser la prime à bien plus de petits chefs pour pouvoir mériter de fréquenter les hauteurs bien plus confortables.

    Moi je ne suis pas la lumière en bas, car je ne suis pas pour le tout lucifer marchand, nous chutons parce que nous nous trouvons pas encore au dessus du monde, des peuples, des lois, de la justice, des écritures, etc …

    Bien qu’ayant grandement tourné le dos à la condition du pauvre charpentier, ils s’imaginent tous depuis la seconde et avant la prochaine, être bien plus moraux et responsables que les petits gens, mais quelle grande nuit mondiale.

    Ah si seulement tous les pharisiens du globe pouvaient être davantage rémunéner à leur juste valeur dans les hauteurs, nous verrions assurément moins de ravages moraux et de maux économiques dans les sociétés.

  8. J’ai de la peine à vous suivre. Vous avez annoncé une difficulté avec le LIBOR il y a quatre ans. Vous dites maintenant que ce n’était d’abord pas grave puis que ça a sauvé le système sur intervention du gouvernement. Pourquoi y a-t-il cette colère ? Est-ce que nous nous faisons promener par les banquiers ?

    Est-ce que ces gens se seraient rendus compte que personne ne comprends pourquoi le LIBOR est important et donc que personne ne voit pourquoi manipuler ce truc est sérieux ? Je fais partie de ces gens. L’alternative est que le LIBOR est sans importance. Le manipuler n’a aucune importance. Les gouvernements qui ont demandé des manipulations sont alors des rigolos ne comprenant rien à la finance. Ils ne servent qu’à veiller à ce que nous payons pour sauver les banquiers.

    Il me manque une information importante. Quels sont les dégâts d’une manipulation de ce taux ?

    1. Un petit mensonge destiné à rassurer sur la pérennité du système,non le capitalisme n’est pas à l’agonie,vous pouvez continuer à nous confier vos billes,stress-tests,taux interbancaires,certifications de nos comptes,tutti va bene,la preuve c’est que nous continuons à nous verser de méritées bonifications en tout genre, les amplificateurs de brillance .

    2. C’est pas compliqué. Comme d’habitude.

      C’est un faible différentiel de taux, MAIS qui agit sur (chiffré à la grosse) 800 000 milliards de dollars USD.
      Et, comme la titrisation ne marche plus, que les « actifs » sont devenus largement pourris, nous pouvons considérer que la « création » d’argent virtuel est dans les choux.
      Cela nous fait donc une assiette stable, voire en diminution.

      Là, les banques ont gagné de l’argent, et ce sont les autres joueurs qui en ont perdu.
      Qui?
      Beeen … tous ceux qui ont des revenus indexés sur le libor, soit les 800 trilliards.
      Car, étant indexés, leur taux de contrat AURAIT dû être supérieur.
      Soit, les fonds de pension, les contrats de gré-à-gré, tous les trucs indexés dessus ont été perdants.
      Ils AURAIENT dû gagner plus.

      Mais t’as pas encore tout vu et je ne sais pas si ce scandale-là passera comme une lettre à la poste, comme les autres scandales.
      Car il y a un paquet de perdants…

      Alors, maintenant, je le dis et le répète, les banques n’ont fait QUE leur job. Et très bien, d’ailleurs.
      Car il s’agit de truander partout un max.

      Idem quand j’ai un jour recalculé ma facture d’électricité après le passage à l’Euro : avec les arrondis en cascade en leur faveur, les gars se faisait 3 Euros sur mon dos.

      Saint Rapine, prions en coeur…

      Ce qu’il y a de génial avec ce système, est que quand tu l’observes bien, tu finis par voir les requins se bouffer entre eux.

      1. Ca fait aussi un paquet d’années que j’ai écrit ici que le système ne disfonctionnait pas : au contraire : il fonctionne TROP bien.

    3. Merci à Piotr et Yvan pour leurs explications. Si j’ai compris quelque chose, le LIBOR est une moyenne entre plusieurs déclarations. Les banquiers doivent payer le taux que leurs collègues exigent d’eux. Par contre, ce taux sert à définir combien elles sont fiables. Trop haut, elles doivent payer une prime de risque plus élevée. Ce n’est pas bon pour elles.

      Elles se retrouvent dans la position d’annoncer de bons résultats en sachant qu’un des tests de leur valeur est faussé. Les clients de la banque se retrouvent avec des illusions sur sa santé. S’ils savaient la vérité, ils demanderaient de très solides garanties sur les produits qu’ils y prennent. Cela pourrait provoquer une nouvelle décote de la banque. Etc…. L’implosion du système financier en résulte.

      Ce n’est qu’une hypothèse explicative mais elle me semble tenir la route.

      PS : Piotr, je n’ai pas de fortune personnelle.

  9. Ciel ( si l’on peut dire ! ), encore un choc ! après la Crise, et toujours et encore dans la Crise, apparition sur nos écrans, en ce jour du 20 juillet 2012,

    de Dom Jorion de la liberación

    : seule theologie acceptable – et haïe par les Chicago boys et leurs descendants ( en effet, ils ont dangereusement proliféré : les latifundiaires – encore là – ont aussi muté en banquiers véreux, traders aux ordres, big boss financiers de multinationales tentaculaires… ) : une purge s’impose : appelons à la rescousse frère Jean des Entommures…et quelques autres …

    « Ci n’entrez pas, hypocrites, bigots,
    Vieux matagots, marmiteux, boursouflés,
    Tord-cous, badauds, plus que n’étaient les goths,
    Ni ostrogoths, précurseurs des magots,
    Haires, cagots, cafards empantouflés,
    Gueux mitouflés, frappards écorniflés
    Bafoués, enflés, fagoteurs de tabuts
    Tirez ailleurs pour vendre vos abus.

    Vos abus méchants
    Rempliraient mes champs
    De méchanceté.
    Et par fausseté
    Troubleraient mes chants
    Vos abus méchants…

    …Ci n’entrez pas, vous, usuriers chichards,
    Briffauts, léchards, qui toujours amassez,
    Grippeminauds, avaleurs de frimars,
    Courbés, camards, qui en vos coquemars
    De mille marcs déjà n’auriez assez.
    Point esgassés n’êtes, quand cabassez
    Et entassez, poltrons à chiche face :
    La malemort en ce pas vous défasse.
    … »
    Rabelais / Gargantua/ Inscription mise sur la grande porte de Thélème.

  10. Je ne comprends pas une chose (cela m’étonne quand même): Le taux de référence du marché monétaire de différentes devises (internationale) est établi UNIQUEMENT para certains traders ou Barclays ou même plusieurs banques toutes anglaises? La logique dit que plusieurs banques internationales seront concernées dans cette manipulation frauduleuse. Uniquement Barclays dit le LIBOR et les autres banques le suivent. C’est bizarre, non ?

      1. Merci Julien.
        Alors, il y aura plusieurs banques (ou banques complices) parmi les banques internationales pour cette fraude: manipuler le prix des choses ou le LIBOR.

  11. Ainsi les pourcentages annoncés par le Libor ne seraient que des péchés véniels ? Et que ceux qui n’ont jamais péché, leur jettent la première pierre ? Mais qui vole un œuf vole un bœuf ! Quelques équations bien placées le démontrent et vous en êtes l’expert, cher M. Jorion !
    Donc retour aux fondamentaux : le mot « Démocratie » aura-t-il encore un sens ? Ou « chacun fait, fait, c’qui lui plait, plait » ? (vous connaissez aussi cette musique !). Et on ne s’étonnera pas alors que tout s’écroule autour de nous ; le contraire serait étonnant selon les lois physicochimiques et biologiques les plus élémentaires ! La finance ne saurait échapper même si elle se croit au-dessus de cette gravité : « La loi de la pesanteur est dure, mais c’est la Loi » ( G. Brassens, Vénus callipyge)
    Les professionnels de la Banque nous manipulent tous « un tant soit peu » pour quelques millions de dollars de plus et de détournements, légaux cela va sans dire. Et les politiques les assistent, heureux de bénéficier que quelques menues largesses pour leur campagne, leurs amis, etc.. Dans le cas contraire, ils nous défendraient mieux !
    Ce même jour, France Culture rapporte les discussions autour de la démocratie des Journées de Pétrarque à Montpellier. Le Monde (p21) propose la critique d’ « Un ennemi du peuple » à Avignon, avec l’intervention d’un spectateur ; « Je vous fais remarquer qu’Hitler a été élu démocratiquement ». A l’Assemblée Nationale, les députés ne veulent pas de transparence sur l’usage de l’argent que nous leur confions !
    Vous nous dites M. Jorion qu’il existe une méprise entre « libéralisme laxisme » et « libéralisme, pratique politique ». Il existe depuis toujours une méprise entre la démocratie que l’on prétend athénienne de quelques bien-nés, son extension à tous sans peur ni contrainte officielle, et la Démocratie des Lumières qui repose sur une connaissance partagée, qui construit valorisation et respect réciproques. La liberté de l’ignorance est celle des mafias et des lobbies. Les élus devraient avoir un devoir d’informations et de transparence sur tous les actes publics ; Tout poste administratif et politique aussi. Comme nous sommes de plus en plus nombreux, nous sommes de plus en plus liés les uns aux autres et les pollutions des uns se font sentir chez les autres. Les banquiers nous polluent l’existence avec l’accolade des politiciens. Si on ne les autorisait à spéculer qu’avec leur seul argent – et pas dix fois plus et ni avec le nôtre – il y aurait moins de banquiers et moins de politiciens !

    1. Je me pose une grave (et angoissante avouons le) question pour « l’après »… Une fois qu’on aura plus les banquiers, qui fera le punching-ball ? Qui invoquera-t-on dans une « greedmace » à décorner Sarkozy pour faire peur aux petizenfants ? Qui ?
      Faudra demander à Chouard… doit savoir lui, pisqu’y sait tout.
      Té, au fait, j’ai entendu que ces grands niais de France Q avaient invité ce dernier aux journées de Pétrarque chez Loulou (on dit plus « chez Frêche », on dit « chez Loulou » maint’nant sur FQ quand on cause de et de Montpellier…). C’est vrai qu’ça faisait toujours ça de gagné en frais de déplacement, vu qu’il est « pays » l’Etienne. Mauvais choix politique donc mais bonne gestion économique. Soit, dont acte.
      C’était quoi la question de son débat ? Ah oui, « La crise économique éclipse-t-elle le politique » (sic…). Et le thème des journées ? Alors là, du petit lait pour les paranos du genre à l’Etienne, du genre qu’aime bien mettre Boltanski entre lame et lamelle : « Notre avenir est-il démocratique ? ».

  12. Pour que vos vidéos puissent toujours être là le vendredi!

    Pour que l’art ne devienne jamais un business, mais qu’il y en ai partout, tout le temps.

    Pour dire non aux majors, oui à la musique, en live, tous les soirs, jusqu’à pas d’heure du matin.

    Parce-que tout est relatif, parce-que la manipulation du Libor, c’est comme la manipulation de la culture, l’exclusivité de celle-ci à une caste, la mise en avant d’idéologies, le racket marketing lobotomisant.

    (Voir In Rainbow de Radiohead qui est en téléchargement gratuit, revendicatif)

    (même si musicalement c’est pauvre, ce qui compte est le message)
    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=IXUM4_2kU9U

    Petit coup de gueule mais c’est important, sans internet, pas de clairvoyance.
    Parce-qu’il y a tout et n’importe quoi sur le net, mais il y a surtout tout.

  13. Est il plus ou moins préjudiciable de manipuler les taux de prêts interbancaires , que le « cours » des monnaies sous ou sur-èvaluées ?

    La manipulation , si elle mérite ce qualificatif ,, à défaut d’être de même nature , n’est elle pas aussi un « artifice » , un mensonge partagé ?

  14. Avec Bain Capital, on est dans le bain, c’est capital-risque et Cie.
    Je pensais avoir fait le tour des excès de la finance et de ses possibles relations avec la politique, ah que non.
    Un enquête de Sylvain Cypel sur le parcours de Mitt Romney nous expose des procédés communs dans ce monde opaque.
    « Mais qu’allait-il faire aux îles Caïmans ? » Le Monde du 18 juillet, accès limité aux abonnés.
    Ce sont plus les méthodes de Bain Capital et d’autres qui sont instructives qu’une partie du CV de Mitt Romney.
    Extraits.
    « Mitt Romney est mis en difficulté par des révélations sur ses anciennes activités dans le capital- investissement. L’opacité qui entoure les placements offshore du candidat républicain pose problème…. »

    Aperçu du parcours de Mitt Romney : fils de PDG, Harvard Business School, division « private equity » chez Bain & Company.
    « Sous sa férule, de 1984 à 1999, elle rapporta un dividende moyen de… 88 % l’an, selon un rapport de la Deutsche Bank ».
    « Mais ces financements de type capital-risque ne sont pas particuliers à Bain. Sa vraie spécialité, le capital-investissement, c’est la prise de participation dans des « cibles » dont il se désengage quelques années après, une fois qu’elles ont été soit très valorisées, soit… dépouillées. L’utilité des paradis fiscaux est alors prépondérante. La liste des sociétés menées à la faillite après avoir engraissé Bain Capital et ses fonds placés aux îles Caïmans, aux Bermudes et ailleurs, s’allonge à mesure que les enquêtes journalistiques se multiplient. »
    « Car Bain incarne l’ère où l’économie financée par des effets de levier monstrueux connut son apogée »

    L’article livre ensuite l’ABC de la méthode :
    investir dans une cible endettée, la pousser à se surendetter, facturer des honoraires, passage des fonds par des sites offshore
    et une liste des sociétés « cibles » et comment elle ont été dévorées aux petits oignons :
    Samsonite (le must de la mise en surendettement), Date Behring (cas extrême), Cambridge Industries (surendettement, faillite), AmPad (faillite, 1.000 emplois perdus), DDi, ….
    Selon Vanity Fair, Bain serait le champion des délocalisations
    Tout ces exemples justifieraient un « redressement productif » et surtout fiscal.
    Cerise sur la gâteau (mal partagé) «  »Eviter de payer l’impôt est vraiment américain tant que c’est légal (…), Nous jouons tous à ce jeux  » Lindsey Graham, un influent sénaterur républicain.
    Républicain, vous avez dit républicain !

    Rien de tel pour méditer sur ces agissements qu’un séjour dans un ermitage.
    Paul pourrait même alimenter le site écologie sonore d’ARTE (signalé par le Monde).

    « Le silence est d’or, c’est pour ça qu’il est rare. ARTE diffuse sur son site Internet un documentaire interactif qui permet de réaliser à quel point nos oreilles sont en permanence saturées de sons, plus désagréables (voire pathogènes) les uns que les autres. Dans Ecologie sonore, réalisé à l’origine pour le Canada et adapté pour la France, le specta(c)teur évolue au sein de quatre « paysages sonores » – ville, banlieue, nature et ermitage (littéralement, la maison d’un ermite, où le silence est supposé être total).  »
    http://ecologiesonore.arte.tv/

    1. Pour un fossoyeur de son rang, se faire les USA c’est la consécration. Un coup d’accélérateur dans l’inconnu, les feux d’artifice final.

      1. Les Américains rêvent d’Amérique. Mitt Romney est le digne successeur des présidents républicains. Reagan, Bushold, Bushrepetita. Ils ont tous fait vibrer la même corde pour rassembler le peuple perdu dans le désert mercantile. Cette petite oasis logée très tôt dans inconscient des têtes blondes. Sa force est dans la causalité (évidence) de sa formulation. Il relie le succès individuel à la filia.
        Probablement qu’Obama lui doit aussi son élection : Yes YOU can!

  15. Toujours en visionnant dans « C dans l’air »,
    j’apprends que la majorité de « gauche » aurait voté sous Jospin
    une loi instaurant une taxe sur les transactions financières, mais de 0%.
    La duplicité est de mise dans le Théatre de de l’Alternance,
    mais sont-ils allés aussi loin ?

    Dans la même émission, j’apprends aussi que la majorité Sarko
    aurait modifié l’assiette de cette taxe de 0%…

    On les connait de « gauche » comme de droite,
    mais j’ai peine à le croire, car d’habitude, les politiciens sont plus fins…

    1. C’que j’ai préféré dans l’émission (bien mal titrée  » banksters « …) ? Le regard passablement accablé de Dessertine quand le de Lauzun de service à la défense des big banques tricolores se mouche tranquille dans le mouchoir des britishs…
      Ps :; Ni Cr Dessertine, comme d’hab.

    1. Dites mes sœurs, les portes jarretelles je veux bien pendant la période des vacances, mais la cigarette et la fumette vous vous rendez compte ? Peut-être pour ça que je préfère plus trop m’y rendre dans certains couvents. Il y a déjà tant de cancers de nos jours enfin c’est vous qui voyez, essayez quand même de faire un petit effort, surtout que le prix de la cigarette et de l’herbe ne va certainement pas baisser dans les prochains mois.

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