52 réflexions sur « FRANCE INTER, « Downtown » – Mercredi 14 novembre 2012 »

      1. @Charles A.
        de 7 à 60, 62, 65, 67, 77 ans 😉

        Sinon, technique pratiquée en ce moment, dès que je vois une librairie, je leur demande s’ils ont « la survie de l’espèce », histoire qu’ils le commandent. Et vue que ça se termine sur un 4 août, vais me faire violence et aller trainer dans les quartiers chics pour faire le tour des libraires…

    1. … oui Kiki , un ami chercheur en philosophie de l’économie m’en parlait l’année dernière déjà , mais çà n’était pas formalisé par cette pétition que j’ai découverte hier , en même temps que vous sûrement !

      Aux US on appliquerait la norme Européenne , ahahahaha !

      Il était même question que certaines villes (argentées bien sûr) se détachent de leur propre état ! Une sorte de bantoustan généralisé en somme , nous en avions les prémisses avec ces cités urbaines hyper sécurisées pour habitants riches… ici par exemple : http://eso.cnrs.fr/spip.php?article576

    2. Ca peut surprendre ici mais cet état a un historique un peu particulier et leur mouvement sécessioniste ne date pas d’hier. La sécession du Texas est un motif récurrent de promesses de lendemains qui déchantent et de récits de SF ou cyberpunks. Personnellement ce chiffre me rassure plus tôt : vue la population du Texas, il montre que les texans prochent de cette idée ne sont guère nombreux. Mais attention : parmi eux, il y a Chuck Norris, alors…

  1. Comme le concept de l’argent actuel est basé sur la structure patriarcale, je propose toujours de modifier la structure en Humaniarcat (où l’humain est valorisé quel qu’il soit) pour le bien de tous. 🙂

  2. La survie de l’espèce ?

    Une vision de Samir Amin :
    « Aujourd’hui, on a atteint un même moment crucial qui annonce une nouvelle vague de guerres ou de révolutions. »

    Ci -après son analyse qui ne dément en rien les idées de Paul.
    Mais pourquoi ces personnes ne passent jamais dans les grands médias ?
    En fait je connais la réponse….

    http://www.ptb.be/weekblad/artikel/interview-samir-amin-1-le-capitalisme-entre-dans-sa-phase-senile.html

    http://www.ptb.be/weekblad/artikel/interview-de-samir-amin-2-le-socialisme-cest-plus-que-le-capitalisme-sans-capitalistes.html

  3. Concernant notre survie je me demandais si les gaz de schistes méritaient un billet. D’après je ne sais plus quelle agence les USA pourraient devenir 1er producteur mondial d’hydrocarbures et notre pays deviendrait une mine d’or. Si tout ceci est vrai le progrès technologique pourrait une fois de plus nous « sauver ». L’enjeu semble énorme mais je ne sais que croire. Peut-être pourriez-vous nous éclairer ?

    1. Gaz de chiste = énergie non renouvelable et polluante (même si on va évidemment voir dans les jours qui viennent, suite au rapport Gallois, une multitude d’articles et d’experts nous expliquer doctement qu’il y a moyen de « polluer moins » en fracturant, etc.).

      La seule question à se poser est donc : progrès ou fuite en avant ?

      1. J’ai déjà orienté vers un article de la Tribune qui parle de serieux soucis financiers des compagnies s’étant lancées là dedans aux USA. Ca coute trop cher pour ce que ça rapporte. Ensuite, apparemment, les estimations concernant la France relèvent du doigt mouillé ou du pifometre. Yves Cochet parle d’énième bulle. Mais de gaz. Ca fait pas seulement pschit quand ça explose.

      2. à Julien Alexandre,

        Les vieux conservateurs* comme Marlowe ont tendance à penser que, dans le cadre de l’économie qui réduit la vie à la survie, le progrès est une fuite en avant.

        *Conservateur n’est pas seulement un synonyme de réactionnaire mais signifie aussi garder en bon état.

        à lou,

        Dans ce monde si corrompu, peut-on savoir quels sont les intérêts réellement en jeu, par exemple entre les énergies fossiles et les nucléaristes ?

      3. Pour moi il s’agit d’une fuite en avant:
        Les puits ont un profil de production qui présente une décroissance exponentielle (en 5 ans environ la production chute de 90%). il faut donc multiplier le nombre de puits qui se chiffre déjà à plusieurs milliers voire dizaines de milliers (USA), en multipliant donc de façon vertigineuse la pollution induite par la technique d’extraction. Un des problèmes (une limite) de la fracturation hydraulique est que le procédé consomme des quantités incroyable de flotte (10.000 m3 à 20.000 m3 par puits foré) . Cela peut provoquer aussi des tremblement de terre (des mag. 4 ont été signalés comme liés à ces forages).
        Depuis juillet 2010 les zuniens exploitent le pétrole de schiste (en plus du gaz) dans le Dakota du nord, et c’est en se basant sur la prospection dans cet état qu’il annoncent pouvoir devenir auto-suffisants en énergie dans les 5 ans à venir. Va leur falloir sacrément bousiller le paysage pour y arriver et utiliser de l’eau de mer s’il veulent que les gens aient encore de l’eau à boire !

        Pour mieux nous faire avaler la pilule, on va nous inventer la fracturation « douce » ou « verte » alors que c’est dans le renouvelable et la réduction des besoins en énergie qu’il faut porter l’effort.
        Déjà j’ai cru entendre ce matin sur Inter que la prospection en Europe, et donc en France, serait demandé par Bruxelle. Ai-je mal entendu ?

      4. Une info passée presque inaperçue :

        La plus grosse centrale solaire de France mise en service en Lorraine

        http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/nature-environnement/20121113.AFP4847/la-plus-grosse-centrale-solaire-de-france-mise-en-service-en-lorraine.html

        « La plus grande centrale solaire de France a été mise en service mardi en Lorraine par EDF Energies-nouvelles (EDF-EN), qui annonce une production « propre » équivalente à la consommation annuelle d’une ville de 55.000 habitants.

        Cette installation géante s’étale sur les 360 hectares de terrain d’une ancienne base militaire, loin de toute habitation, et compte environ 1,4 million de panneaux photovoltaïques de 1,20 m par 0,60m, pour une puissance maximum de 115 MWc (mégawatts-crête). »

      5. Oil Man, un journaliste français indépendant, parle sur son blog du Monde des récentes déclarations farfelues de l’AIE sur l’indépendance énergétique US. Vu le profil de déclin des puits d’exploitation d’huiles de schiste, rien n’est moins sûr.

        Pour maintenir le débit de production d’un champ à ses taux initiaux (en gros, intégrale de la somme des débits de puits individuels), il faut augmenter exponentiellement le nombre de puits, parce que le profil de déclin d’un puit individuel a vraiment une sale gueule. Pas gagné.

        Car le coût financier associé à cette exploitation est faramineux, comme signalé par Lou en dessous. Le capex est très lourd, et les coûts d’opération non négligeables également. Financièrement, c’est en effet une sacrée bulle.

        Enfin, la consommation en ressources, notamment eau, est monstrueuse et il y a la pollution des sols, alors que la dégradation de la qualité biologique des couches supérieures du sol est un phénomènes des plus inquiétants dans l’hypothèse d’un crash de l’agriculture ultra-mécanisée intensive (ou d’un retour à des pratiques plus modérées disons).

        On est à quelques doigts que le monde économique réalise vraiment ce que pic pétrolier signifie (pas du tout – 25% de pétrole du jour au lendemain), et il faut à tout prix maintenir une confiance globale sur la production d’énergie, car les producteurs savent, eux, que cette confiance est très relative.

        Enfin, d’accord avec Timiota également, et malheureusement. J’ai fait un stage au mois d’octobre avec une association qui gère l’espace info énergie en Côte d’Or. On a fait une visite d’une maison rénovée, ouverte au public pour propager la bonne parole du saint kWh. Un des administrateurs de l’asso est venu discuter avec moi, je lui ai signalé que je trouvais ça bien gentil, mais que construire du neuf ou rénover lourdement sa baraque, c’est pas pour tout le monde d’une (et en plus, pour de moins en moins de monde, avec le retrait progressif des générations baby boom), et de deux, qu’il faudrait plutôt rénover le parc d’habitat commun (enfin, non individuel vous voyez l’idée). Tout est bon à prendre, mais il serait en effet illusoire de baser toute une politique de transition énergétique du particulier sur la rénovation des maisons individuelles.

      6. L’année dernière, le New-York times publiait un faisceau d’éléments permettant de comprendre la multiplication des forages ( drill drill drill) aux États-Unis comme une pyramide de ponzi

        Cf. le New-york times

        Documents: Industry Privately Skeptical of Shale Gas

        http://www.nytimes.com/interactive/us/natural-gas-drilling-down-documents-4-intro.html
        §
        Dans le courant de l’année, nous avons pu lire tout un ensemble d’information faisant de la Grèce un nœud de pipe-line gazier et d’exploitation pétrolière et gazière. Ainsi l’annonce de la production de pétrole devant Patras avait été faite pour la fin de Cette année, mais c’est « broutille »,

        Govt: Oil drilling rig in place by end of 2012

        – Cf. Athens-news
        http://www.athensnews.gr/portal/1/52036
        Cf : le monde

        La crise pousse la Grèce à reprendre l’exploration pétrolière et gazière

        http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/10/16/la-crise-pousse-la-grece-a-reprendre-l-exploration-petroliere-et-gaziere_1775092_3234.html

        Par contre, les chiffres concernant le gaz en mer Egée (symétrique au bassin gazier du levant devant Chypre) sont de 300 à 400 milliards € en 25 ans
        Sources euractive.com ( euractive rasssemble, il me semble, des informations de sources « sérieuses » Reuter etc.

        La Grèce est assise sur une immense réserve de gaz en mer, révèle une étude

        Source Euractive avec Reuter
        http: //www.euractiv.com/fr/energie/la-grece-est-assise-sur-une-imme-news-515192

        La Grèce va vendre son entreprise gazière publique et son opérateur de réseau

        Source Euractive avec Reuters
        http://www.euractiv.com/fr/energie/la-grece-va-vendre-son-entrepris-news-514240

        Trois entreprises russes proposent de racheter des compagnies gazières grecques

        Sources EurActiv.com
        http://www.euractiv.com/fr/energie/trois-entreprises-russes-propose-news-511944

        « Le risque pertinent pour la gouvernance, compris dans toutes ses implications morales, est composé sans aucun doute du niveau de dégât maximal. C’est là précisément que se situe le nexus de la réflexion qui va continuer à occuper les chancelleries au cours de ce XXIème siècle.

        »
        Cédric Chevalier
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=43261

        Scénario de dégât maximal pour la Grèce

        😉 Non mais, je suis un peu parano, un peu comme quand Debord délirait sur « le secret » comme caractéristique de l’évolution du spectacle, il ne s’agit d’ailleurs pas de secret comploté, mais d’un monde ou la diversion par la complexité marche d’elle même….

        S’il y a effectivement des réserves de gaz en mer Egée (nous ne parlons plus du bassin gazier du levant ( devant Chypre) et de la bagarre actuelle pour son exploitation entre la Tturquie, Israel – et les compagnies états-uniennes installées à Chypre), ce serait quand même drôle que les dettes des Gouverments Grecs (présents et « à venir ») servent à rembourser l’Europe des prêts ayant servi à rembourser les banques privées qui se sont taillées, pour le bénéfice de sociétés gazières américaines, russes etc. magnifiquement concessionnées pour emporter le pactole et revendre au prix fort le gaz de l’austérité aux Européens – tandis que les mafias turques, russes, albanaises chinoises, avec l’aide de nouveaux oligarques (ploutocrates) locaux, entreprendront la restructuration du tissu social 😉 .

        D’une certaine façon, (je suis sérieux ici, d’une certaine façon), si la finitude du monde demande de revoir les applications de « l’abusus », il me semble également que l’encombrement du monde, sa complexité, demande constitutionnellement, non seulement pour tous les citoyens « de connaître la loi », mais d’être informés de tout ( au sens de l’information généralisée de Laborit). Nous devrions donc disposer d’ institutions de statut équivalent « aux moniteurs » offrant -gratuitement – des dossiers très pédagogiques- (et peut être de différents niveaux et peut être des institutions apprenant à les lire -en gros c’est l’école et l’éducation permanente hein… pas « l’Ecole et « l’Université » comme préparation à un métier; c’est aux entreprises d’organiser la formation professionnelle qui leur est nécessaire) dans lesquels l’ensemble des interactions du système planétaire seraient, en permanence synthétisées, à l’intention des citoyens de façon à leur permettre d’évaluer le niveau de dégât maximal potentiel du système socio-économique dans son ensemble et sur des domaines plus particulier. j’avance bien entendu un truisme, mais le temps d’antenne étant compté il faut choisir entre la TV berlusconi partout et Arte. Nous ne sommes peut-être pas (le nez sur les problème bancaires et les nouvelles sociabilités autour des poubelles à Athènes, mais ailleurs aussi ) –collectivement- assez informés « du gaz dans les eaux grecques » pour savoir s’il doit être pris en compte dans les équations de la dette … ou savoir si je déconne ou pas.

        Le choix étant : « simplifier » en étant, et rapidement, moins nombreux sur terre ou bien accepter promouvoir et instituer une société de l’information généralisée, une sorte de « projet balzacien permanent ».

        Cours cours vieux monde, Attali (l’économie positive) a pris de l’avance 😉 les hiérachies seront reconstruites … fuite en avant !

    2. Oui, comme Alexandre.

      Le seul cas de nation « précautionneuse » avec la « manne » d’hydrocarbure est la Norvège (tout va dans un fond souverain géré sur 100 ans, pour éviter la malédiction des pétrodollars faciles).

      Si, a minima, on nous promettait que chaque Tep (tonne equiv pétrole) de carburant extrait allait en parallèle avec la mise à disposition de la somme équivalente pour les économies d’énergie carbonées, il y aurait l’ombre d’un semblant de vertu. Car on a des difficultés pour les faire, ces fichues économies : qui veut payer 10 kE d’isolation de son pavillon et 4 kE de chaudière à condensation dans la classe moyenne ? Faire ce tour de passe-passe (« gaz de schiste contre isolation ») voudrait dire évidemment : pas de marge pour les industriels exploitant le gaz de schiste, nib, nada, niente.

      Donc la seule « solution » si on voulait avoir ce type de cercle « même pas vertueux » serait d’avoir une entreprise nationalisée qui exploiterait les gisements. Khof Khof.

      Devinette à 100 balles : qui seraient les gens intègres nommés aux manettes de cette entreprise, sachant que le monde du pétrole est un des plus pourris de lobbys ?

      Pas glop pas glop, mais les fausses bonnes idées semblent de vraies mauvaises idées. Snif.

      1. Bohbohboh… Le modèle norvégien qui virerait pas rapido au Dutch Desease (mal hollandais) est une hypothèse de plus en plus hasardeuse. Mais non, je suis méchant, on dira plus « mal hollandais » dans quelques années, on dira « tragédie norvégienne »…
        Lire ça de toute urgence, tout y est dit – et bien écrit – sur l’histoire, le présent et le futur probable de la rente pétrolière norvégienne… http://www.attac.no/wp-content/uploads/2011/04/P%C3%A9trole-l%E2%80%99exp%C3%A9rience-norv%C3%A9gienne.pdf

      2. à Vigneron :

        J’ai lu , et effectivement on y voit qu’il n’est pas nécessaire d’être long et jargonnant , pour être intelligent et intelligible .

        Le tout dernier paragraphe énonce en quelques lignes où se situe ,en large partie , le « rapport de forces » pour conduire le « bien public » .

    3. Tous les mineurs du nord , du bassin stéphanois ou alésien , morts d’un coup de grisou ( le gaz de schiste c’est à dire le méthane ) ne se doutaient pas qu’ils exploitaient une « mine d’or »…Le gaz de sciste était alors l’ennemi numéro un , traqué , chassé à grand coup de ventilation .

      Ceci étant, si:

      –  » les techniques deviennent  » propres  » ( les journalistes feraient d’ailleurs oeuvre pédagogique en détaillant un peu les techniques , leurs impacts de toutes natures, et ce que l’on appelle  » propre » ),

      –  » les ressources potentielles sont jugées suffisamment « colossales » pourque le jeu financier en vaille  » la chandelle » ,

      le seul argument selon lequel utiliser cette possibilité fait prendre du retard sur la capacité à promouvoir plus vite les énergies renouvelables , risque d’être peu audible par des populations de zones historiquement sinistrées( les bassins miniers ) qui peuvent voir là un  » eldorado » ( selon moi un mirage ) qui redonnerait un espoir de retour d’un peu de richesses et d’activités sur des territoires en grande difficulté , et dont la mémoire collective est assez compréhensive pour la pollution et la saleté.

    4. Le capital cherche désespérément un nouvel investissement.
      Les gaz de schistes ne sont qu’un nouvel objet d’enjeux spéculatifs, et rien de plus.
      On investi n’importe quoi, n’importe comment, … et on vend en bourse où la réalité n’a d’importance que pour les gogos qui se retrouvent propriétaires des titres au moment ou il revient plus cher de mentir que de reconnaître la vérité.

    5. @Julien Alexandre
      « La seule question à se poser est donc : progrès ou fuite en avant ? »
      Comme d’hab, ce sera une ‘fuite en avant’ vendue comme un ‘progrès’ indiscutable…

  4. M. Jorion, je ne suis pas toute votre actualité, j’ignore si vous avez pris position sur le sujet, mais je me permets d’attirer votre attention sur ce billet de M. Sapir : « Grèce : un crime se commet sous nos yeux » ==> afin que vous aussi vous mettiez votre notoriété et votre qualité d’expert au service d’une dénonciation radicalisée de ce qui est en train de se passer.

    On a besoin de gens comme vous en première ligne dans la bataille pour faire échec à la Troïka et sortir nos pays des tentacules de cette entité qui dévore les enfants qu’elle prétend sauver. Il faut désormais joindre l’action à la réflexion et créer un état de choc inverse pour neutraliser les effets de l’état de choc et de sidération provoqué par la purge en cours.

    Il faut dénoncer ces médecins Diafoirus qui saignent le malade jusqu’à ce qu’il n’ait plus de sang dans les veines. M. Jorion, l’humanité a besoin que des gens comme vous, jouissant d’une certaine notoriété et autorité, s’engagent dans la bataille et monte en première ligne … Bien cordialement.

  5. Sinon, j’ai lu la Survie de l’Espèce avant hier soir.
    J’ai adoré les pages 1 à 118, et encore plus les pages 1 à 118, beaucoup moins la page 119.

    Plus sérieusement, j’ai rigolé tout seul comme âne à de nombreuses reprises, et c’est pas souvent. Je me félicite de l’avoir acheté avant d’en avoir trop lu sur le blog. Le chapitre avec le jeu du surplus est vraiment fabuleux et poilant (« Henry Ford…..salaire du patron… 40 fois… salaire de l’ouvrier… » « je la connais aussi, avec un belge » !). Quand on est familier de l’esprit de Mr Jorion, le chapitre des révélations est vraiment bien construit je trouve.

    Au niveau de la réalisation, c’est vraiment très chouette, et y a des sacrées trouvailles de mise en cases.

    Je voudrais en dire plus, mais on ne va pas gâcher le plaisir des futurs lecteurs, pardine ! En tout cas, j’ai hâte de l’offrir !

  6. « Contre qui, ceux qui sont dans les rues, sont-ils en colère ? Contre ceux qu’ils ont élus. » (Valéry Giscard d’Estaing)

    1. Il y a bien longtemps que personne n’a envie de voter Giscard d’Estaing .

      Il devrait d’ailleurs se souvenir d’un certain NON à plus de 55% , lors d’un referndum sur un texte dont il était une cheville ouvrière .

      D’une certaine façon , c’est le même NON qui se poursuit dans la rue .

      Quand la question est importante et claire les français votent juste , Monsieur de Chanonat .

  7. J’ai compris qu’il fallait s’attendre à une suite à  » la survie de l’espèce » . Ce qui est assez normal , car survivre c’est nécessaire mais pas suffisant !

    Comme ce premier épisode se termine sur  » l’abolition des privilèges » , on pourrait imaginer que le second débute sur ce qui a foiré dans la révolution de 1789 , à savoir ce foutu artcle de la Constitution qui fait un droit sacré de la propriété , sans autre forme de procès , et qui a fait de la bourgeoisie capitaliste , grimée de libéralisme^paternaliste , une fausse gardienne de la démocratie .

    Et se poursuive par une nouvelle Constitution ?

  8. dans la révolution de 1789

    pour cela,

    Juan

    , voir un extrait d’un discours de Robespierre / La Fabrique éditions, que j’ai déposé ici, il y a peu ( 2 ou 3j. ) :
    proposition ( trés différente de celle que l’on lui met sur le dos / propriété) …et bien plus clairvoyante ( discours de 1792 ) …les *Girondins ayant choisi le « sans-frein » quelques mois plus tard
    =) 1793 …
    *il faut toujours se « méfier » des Girondins …
    Je vous conseille vraiment ces discours de Robespierre, car celui-ci a été tant vilipendé, que plus personne ne va aux sources : ce qui est malhonnête intellectuellement …ou fort paresseux …

    1. Robespierre ne m’intéresse guère plus que Rousseau ou Voltaire ;

      La Constitution et la propriété , puisque c’est là qu’il faut reprendre le récit , seules sont en cause .

      Je préfère le récit à la main qui l’écrit .

  9. Vraiment dommage que vous ressassiez sans aucune réflexion toujours la même critique du capital, de l’intérêt et du profit à travers le « capitaliste qui fait travailler les autres sans rien faire » et la « machine à concentrer les richesses ». Il faudrait, pour bien expliquer pourquoi, commencer par décrire une économie sans intérêt ni profit/pertes ; puis décrire comment ceux-ci sont introduits ; et enfin, faire le chemin inverse et retirer le profits/pertes d’abord, et l’intérêt ensuite. Ceci permettrait d’expliquer tout ce que le paiement d’un intérêt rend possible, et tout ce qui ne pourrait pas exister sans lui. Idem pour les profits et pertes. Comme il est un peu tard je vous livre la conclusion sans le raisonnement complet :

    – sans l’intérêt, il n’y aurait pas de capital, et sans capital, nous ne pourrions produire que ce que fabriquent nos mains nues ; l’intérêt est aussi indispensable pour avoir du capital et un niveau de vie élevé, que le prix des chaussures est indispensable pour qu’il y ait des cordonniers ; si vous ne voulez pas payer le cordonnier, marchez pieds-nus !

    – sans les profits et pertes, mais avec uniquement l’intérêt sans risque, l’économie serait un disque rayé qui répète inlassablement les mêmes paroles ; le capital n’augmenterait pas, le gâteau aurait une taille fixe et l’économie serait largement un jeu à somme nulle ; avec les profits et pertes, les places dans la société peuvent changer, les capitalistes d’hier peuvent descendre de leur piédestal parce qu’un innovateur a eu une idée qui permet de produire en se passant de leurs ressources.

    Le capital, l’intérêt et le profit sont une condition sine qua non pour améliorer les conditions de vie de l’humanité et permettre aux individus de changer de condition (de classe, d’état). Et comme je ne crois pas que l’on soit très souvent opposé à la croissance et à la mobilité sociale, j’en déduis que c’est par ignorance économique que l’on critique le capital. Le ressort de cette tragi-comédie c’est que des gens qui veulent le bien de l’humanité vomissent précisément les moyens qui permettent de l’atteindre.

    1. « sans l’intérêt, il n’y aurait pas de capital »

      Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? C’est la semaine de bonté, allons plus loin : sans intérêt il n’y aurait pas de monnaie. Il n’y aurait pas d’état. Il n’y aurait pas de pétrole. Il n’y aurait pas de Beatles ! Là je crois que tout le monde a bien compris l’ampleur de la tragédie potentielle.

      Il serait plus précis et plus juste de postuler que sans intérêt, on n’investirait pas le capital. On rentrerait alors dans le détail de la discussion, on retomberait sur le fait que Paul a distingué précisément les moments où les intérêts doivent s’appliquer et les endroits où ils ne le doivent pas, etc, mais je pense que ce qu’on voit c’est que dans votre désir d’aller là où vous vouliez, vous avez fait court et omis des choses que d’autres peuvent trouver importantes.

      Eh bien figurez-vous que cette option que vous prenez n’en était pas une pour Paul et moi même : 20 minutes en direct, ça va a une vitesse folle. On fait simple en espérant que les gens qui s’interrogent creuseront dans l’album – et pour tout vous dire, que ceux qui s’interrogeront encore à ce stade passeront aux livres de Paul. Ou sur ce blog, où ils ne manqueront pas d’apprécier au delà du point de vue du patron un débat animé, notamment par de sautillants contradicteurs 🙂

      1. @ Grégory 16 novembre 2012 à 01:05

        Il serait plus précis et plus juste de postuler que sans intérêt, on n’investirait pas le capital.

        C’est très simple, l’intérêt c’est de vivre pour faire vivre. Quel serait l’intérêt, la récompense des efforts produits par ceux qui nous ont précédés depuis l’origine de notre espèce, si ce n’était de vivre pour faire vivre, quelles que soient les difficultés rencontrées, lesquelles ont dû être surmontées, parfois au prix de lourds sacrifices, même au prix de vies humaines?

        Il n’y a pas que la vie pour soi seul qui ait de la valeur. Un organisme vivant normalement constitué, même quand il n’est a priori pas doué des capacités nécessaires pour penser au sens de la vie, en tient compte.

        Le sens de la vie se confond avec le sens du temps combiné avec celui de l’énergie. Pour que le temps existe encore demain, il faut que notre espèce dispose de suffisamment d’énergie pour vivre, et pour faire vivre ceux qui prendront son relai jusqu’à la fin des temps. Cette fin, il nous appartient de le repousser au plus loin, comme le font toutes les autres espèces.

        Si nous ne le faisions pas, la terre continuerait de tourner et le monde d’évoluer, mais sans nos descendants pour apprécier ce que la vie nous a amenés à découvrir et à apprécier dans tous les domaines de la connaissance. Ces domaines nous semblent de plus en plus infinis, tant vers l’infiniment petit, que vers l’infiniment grand. Il faut vraiment être égoïste pour ne pas laisser à nos descendants les moyens de vivre pour jouir à leur tour de leurs propres découvertes. Ce serait inhumain de les priver de l’intérêt de la vie.

    2. paul souhaite un capitalisme à visage humain, donc régulé et respectant les droits fondamentaux comme disposer d’une maison, d’un hôpital de proximité, pouvoir éduquer ses bambins dans de bonnes conditions, ect…
      il différencie le bon usage du capital , du capitalisme néolibéral qui est le système qui place l’intérêt avant la valeur humaine. ce qui se résume par : tout ne s’achète ni ne se vend.

      si les rouages de la machines sont complexes, et l’on peut faire confiance à paul pour en analyser chaque cran, ses finalités sont simples à comprendre, comme le dit lui même gsf : améliorer les conditions de vie de l’humanité et permettre aux individus de changer de condition (de classe, d’état).

      chacun peut avoir un avis là-dessus, même un banquier d’affaire, mais pour ma part je refuse que l’on puisse spéculer sur la nourriture et engendrer des famines.

    3. @ Gregory

      Il serait plus précis et plus juste de postuler que sans intérêt, on n’investirait pas le capital.

      C’est comme dire que « personne ne vendrait ses chaussures si elles étaient gratuites ». La plupart des chaussures aujourd’hui sont produites uniquement pour cela : pour être vendues. Si leur prix était zéro, elles ne seraient même pas produites, et encore moins vendues… Il n’y aurait tout simplement pas de cordonniers.

      De même, sur un marché, le capital doit être produit. Mais ceci n’est expliqué ni dans la bd ni dans les livres de Jorion. Le capital apparaît par immaculée conception. Puisque le capital est là quoi qu’on fasse, il serait dommage de devoir payer pour l’utiliser. Il ne reste plus qu’à discuter de la façon de « partager le surplus ».

      Ce qu’on oublie, c’est que le capital ne serait pas là. Et cet oubli n’est pas dû à une simplification radiophonique. Le croquemitaine du « capitaliste qui fait travailler les autres sans rien faire » et la terrible « machine à concentrer les richesses » étaient là bien avant Downtown.

      Dans ce que j’ai lu, Jorion compare le prêt à la consommation et le prêt destiné à financer un investissement. Il débat de la manière d’utiliser le capital. Il n’explique jamais comment le capital est produit, ni ce qui motive quelqu’un à épargner et reporter sa consommation.

      Une autre bd – moins bien dessinée, je dois dire – l’explique si vous êtes intéressé. La version anglaise est disponible intégralement en pdf. Voici la version française dont seules les premières pages sont en ligne :
      http://economic-education.org/librairie_collection_Schiff

      Il existe aussi un bd d’intro à l’économie par Yoram Bauman, mais je ne l’ai pas lue.

    1. et tel bélisaire en italie, les européens appelés par les new-yorkais débarquèrent pour protéger les zones urbaines des barbares des campagnes sous-développées (donc républicaines?).
      malgré cela la reconquête ne fut que partielle tandis que la ‘menace’ mexicaine devenait toujours plus pressante au sud, la chine observant d’un œil inquiet le sort des populations asiatiques.

Les commentaires sont fermés.