CENTRALES NUCLÉAIRES, LEGS DE L’URSS À L’UKRAINE, par Georges Lagarde

Billet invité

C’est en URSS que l’accident de Tchernobyl s’est produit mais c’est maintenant dans le nord de l’Ukraine, près de ses frontières avec la Biélorussie et la Russie, que « l’arche de confinement » (financée par les pays du G7, l’Ukraine et la BERD) est en cours de construction dans l’espoir d’isoler les restes de la centrale pendant un siècle.

La moitié de la production d’électricité ukrainienne est actuellement fournie par 15 réacteurs nucléaires. Ils ont été conçus en Russie. Bien qu’il y ait de l’uranium en Ukraine, ils sont alimentés par du combustible produit en Russie (par TVEL) et c’est aussi en Russie que ce combustible est retraité (avant que les déchets ne reviennent bien sûr finalement en Ukraine).

En cas de problèmes financiers ou de mauvaises relations avec ses fournisseurs habituels, le gouvernement de Kiev aura beaucoup de difficultés pour assurer la sécurité de ses centrales, même si elles sont plus récentes que celle de Tchernobyl. Étant donné la forte proportion du nucléaire dans la production d’électricité, il semble très difficile à l’Ukraine de se passer de ces centrales.

Ce n’est bien sur qu’un exemple parmi d’autres de l’imbrication des composantes de l’ex-URSS les unes avec les autres mais il peut être utile à ceux qui veulent se faire une idée réaliste de la situation…

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