LA DETTE !, par AncestraL

Billet invité. Ce billet sera exceptionnellement ouvert aux commentaires pendant 24 heures, durant toute la journée du lundi 28 avril.

Ceci est un témoignage. Un appel d’air. Voyez-y une photographie. Une confession. Pas une analyse du moment. Un besoin de dégueuler l’horreur de notre Système. C’est le nôtre, quoi qu’on en pense. Pardonnez-moi, tous. J’attends que jeunes et vieux prennent leurs responsabilités et donc leurs armes.

Car voilà plusieurs mois que l’angoisse m’étreint comme jamais. Je n’en dors plus. La semaine prochaine, je serai contraint à la cavalerie bancaire, par ma banque. 4.000 euros. Et je travaille ! Classe moyenne basse, mais divorcé et célibataire, et un enfant. Je me cherche un second emploi ! Je ne vous dis pas tout car j’essaie de mettre du beurre dans les épinards… Et les rappels d’impayés et les immondes menaces d’interdits bancaires, et les prélèvements pour énormes frais de gestion me disent que c’en est trop. C’est horrible de vous écrire ceci, pour mon amour-propre, même si j’en ai peu.

De toutes façons, je ne suis pas adapté à cette société malade. Je ne l’ai jamais été.

« Mon emploi » m’enseigne que les plus malhonnêtes sont les plus riches.

À 34 ans, je vais devoir m’endetter pour… payer une dette – un découvert – auprès de « ma » banque. Je sens que je vais encore ajouter une chaîne à mon cou, et cela fait des mois que je fuis ce moment fatidique. Pourquoi ? Parce que je pense à ma fille. Parce que je me dis que cela ne pourra pas durer plus longtemps. Mais je ne sais pas du tout comment sera ma situation dans deux ans.

Inutile de parler de cela à ma sœur, ni à mon père, qui sont toute ma famille.

Ma sœur et son mari gagnent 4 ou 5 fois mon « traitement ». Classe aisée.

Mes parents, d’humbles ouvriers, ont connu 10 ans de chômage et de maladies dans les années 90. Dix ans d’insécurité alimentaire et locative, et de porte-monnaies troués entretenus par des crédits « revolving ». Ils avaient alors mon âge. Ma sœur a fui cet enfer dès que possible et moi aussi, même longtemps après la mort de ma mère, et en 2009, il a encore fallu sauver de cela mon père. Mes maigres économies – 1.000 euros ! – y sont passées ! Mon père n’a comme seul héritage à nous transmettre que des dettes… et l’amertume d’une vie de parents gâchée royalement.

Malheureusement, mon divorce – sans aucun crédit autre qu’un découvert fatidique – va me coûter cher. J’ai « à tout prix » cherché à ne pas revivre ce que mes parents m’ont fait vivre et c’est comme un immense échec que je me vois revivre cela, que je me vois faire revivre cela à mon enfant… Quelle humiliation… Quelle mort dans l’âme. Vivement le Lotto, le PMU (qu’est-ce que ma mère a pu dépenser comme argent là-dedans – autant d’espoir d’y gagner qu’elle en avait dans Dieu ou l’Horoscope – tant de désillusions perdues dans l’alcool quotidien), vivement que je vende à mon tour mon « Indignez-vous ! » à moi ! Je crois que le nombre de fois où j’ai rêvé de mettre fin à mes jours dépasse de très loin celui où j’ai voulu vivre ma vie.

 

Aussi j’ai décidé de témoigner ici, auprès de ces lecteurs que je connais à peine, des inconnus (sauf ceux qui fréquentent Le Vicomte !) qui comme moi luttent pour leur survie, ou ceux qui ont « bonne fortune ». Comme j’aimerais être de « bonne fortune » ! Je ne l’ai jamais été. Mais comme j’aimerais aussi n’avoir jamais eu à me confronter à ce monde qui n’est pas le mien !

Car plus le temps passe, plus je me dis que cette « merde infernale » dans laquelle nous pataugeons hébétés, anesthésiés par le confort, eh bien, cela n’est qu’une existence d’esclave de la dette et de la consommation. Et je me dis que si nous regagnions notre indépendance, notre autonomie, nos savoir-faire, nous serions de nouveau libres – nous flanquerions donc enfin pour cela aux cachots ou au bagne les « responsables ». Pour cela, il nous faudrait « couper le membre pourri » et « sauter la barrière » comme je l’ai déjà expliqué auparavant. Cependant, l’avenir est plus que noir à l’horizon. En nous tous vivent encore les horreurs du Bois du Cazier. « On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels » a dit Anatole France…

 

Ma réflexion, en ce moment, travaille justement de larges horizons philosophiques, politiques, cosmologiques. Et en vérité, pour qui cherche, après de nombreuses années de recherche, en l’extérieur de soi, apprendra qu’il ne faut rien chercher, car tout est en soi. Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela semble simple mais ne l’est pas « en Vérité » (et celle-ci est cruelle). Cela veut dire que nous avons besoin de peu pour « Vivre la Vie » (et non Réaliser une Existence). Les moines bouddhistes définissent ainsi leurs « nécessités » primordiales : un bol pour la nourriture ; deux ou trois robes ; un toit ; les remèdes s’ils sont malades. Pour nous laïcs, nous pourrions ajouter : par exemple de quoi faire nos outils afin de devenir indépendants et autonomes. Pour aller plus loin, nous pourrions envisager qu’une communauté humaine n’est pas nécessaire, mais cette position est très extrême. « C’est la Qualité » qui définira le Monde selon Robert Pirsig dans son Traité du Monde et de l’Entretien des Motocyclettes.

« L’Existence » est une notion, une « valeur » inculquée par la société moderniste. Elle est une notion construite et insufflée par les penseurs de la « République »  car elle est nécessaire pour combler le fait que nous ne vivons pas. Elle l’est car elle est synonyme de consommation. Nous survivons donc, comme esclaves. Majoritairement, nous ne vivons pas « notre histoire personnelle » comme le dit Paolo Coelho. Pire, nous parachevons notre dépendance quand nous devenons dépendants du RSA, CMU, etc. tombant sur l’avant-dernière marche de la « société ». Ensuite c’est SDF – j’ai très peur de le devenir même si je souhaite de ne plus rien posséder pour ne plus être possédé.

Si nous ne consommions pas, nous ne serions pas dépendants du Système et celui-ci s’écroulerait – vouloir l’indépendance est l’unique espoir « pacifique ». Nous rependrions alors notre Liberté. Nous mettrions aux cachots et aux bagnes les personnes qui doivent y être. Nous regagnerions notre Dignité en exploitant de nouveau, non autrui, non l’inconnu du palier voisin, mais cet autre inconnu, également volé par le Système marchand : cet enfant qui dort en nous.

 

Voilà, je vais m’endetter, je vais donner des sous, de l’électronique, je vais emprunter à X pour donner à Y : X va créer magiquement une ligne électronique qu’il va envoyer à Y qui va faire de même. Mais ce sera une chaîne nouvelle pour moi. Cela n’a aucun sens. C’est comme cette photo circulant sur Internet : un cheval attaché à une chaise de jardin en PVC et qui patiente. Le cheval n’a pas idée qu’il peut s’enfuir : non, il est attaché et cela suffit pour son maître. Cela nous suffit non ?

Lundi, après une semaine de congés payés, je vais donc retourner faire ce métier que tout le monde fuit, être payé une misère, je vais remplir une existence gracieusement offerte par mes supérieurs et je ne vivrai pas une vie riche et lumineuse : la mienne. Je ne donnerai à ma fille que cela : l’horizon d’une existence attachée, au mieux, à la dette de la banque et à la chaise de jardin du « travail ». Et je ferai ma demande de crédit pour rembourser une horrible dette. C’est inacceptable de réduire la vie humaine à une dette non ? Pourtant, trois jours de dépenses militaires mondiales suffiraient chaque année à éradiquer la faim dans le monde, et donc, « chaque enfant qui meurt est un assassinat » comme dit Jean Ziegler.

Réveillez-vous : osez, levez-vous, rien n’a plus de poids désormais. Relisez Bellegarigue, et tant d’autres. Nos enfants méritent que nous ayons du courage. L’indépendance est notre espoir.

Je dédie ce billet à ma fille, qui débute sa Vie, et à Annie Le Brun, qui a déjà su comment justifier pleinement la sienne.

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196 réflexions sur « LA DETTE !, par AncestraL »

  1. Je n’ai aucune solution à vous proposer parce que comme vous le dites très bien elle est en nous.
    Nous vivons la fin du modernisme et les 1% construisent leur radeau sur notre dos et plus particulièrement sur le vôtre. Pourrons nous encore attendre longtemps avant de mettre en place le nouveau paradigme? Je ne le pense pas.
    Dans le dernier « Paul Jorion pense tout haut » http://www.pauljorion.com/blog/?p=64407 Paul Jorion voudrait changer sa manière de faire en développant des idées clef en main, pour ma part je me contenterai d’un « menu transversal » qui touche plusieurs disciplines
    -interdiction des paris sur les fluctuations de prix
    -remplacement de la rente de la propriété privée par la rente de la sobriété privée, autrement dit faire mieux avec moins pour répondre à nos besoins (les dettes financières n’existent plus il nous reste à payer notre dette environnementale vis à vis des générations futures)
    -développer une agriculture du vivant en sachant comment fonctionne réellement un sol http://www.amazon.fr/sol-terre-champs-retrouver-agriculture/dp/286985188X
    -mettre en place le revenu de base
    -développer l’autonomie de l’individu que ce soit dans l’économie sociale ou dans des alternatives open source http://opensourceecology.org/
    -etc…
    Chacun ajoutera ce qu’il désire.
    Quand je vois votre cas je me dis que j’ai de la chance, retraité après 45 ans de carrière, un foyer avec un seul revenu et trois enfants qui ont réalisé des études supérieures et tout cela en ayant remboursé les emprunts. Je ne pense pas que je pourrais encore réaliser cela aujourd’hui si c’était à refaire.
    Il ne faut pas désespérer et croire que des personnes comme Paul peuvent faire passer des idées en haut lieu, à nous de les alimenter.
    Je vous souhaite bon courage et ne perdez pas espoir ensemble on est plus fort.

  2. Merci pour ce billet qui est un témoignage concret, sincère et pertinent de la vie quotidienne de trop nombreux citoyens.
    Pour le commun des mortels les lumières de la ville, l’attrait de la consommation entretenus par l’envie et le désir propres à la nature humaine sont parfois difficiles a réfréner et vivre chichement n’est pas inné.
    Faut il tous prendre modèle sur Pierre Rabhi et adhérer à la sobriété heureuse, voila une piste à suivre ou qui devrait nous inspirer en tous cas.

    Dettes
    Faute d’en avoir été alerté, prévenus nous risquons de tomber dans le piège infernal des dettes qui de tous temps a été un moyen pervers d’asservir des peuples.
    Avec l’endettement privé nous risquons d’entrer dans une spirale infernale qui peut s’accélérer jusqu’à devenir dramatique suite aux accidents de la vie.
    Pourtant pouvoir emprunter pour construire sa vie est un besoin louable pour tout investissement utile (logement, mobilier de base, moyen de transport).
    Il faut cependant rester dans le strict cadre des besoins basiques et non du futile, et du jetable/renouvelable à grande vitesse.
    A qui emprunter : à sa famille idéalement à taux 0, à une banque mutualiste à faible taux, les taux usuriers devraient être interdits ou au pire autorisés sur des périodes courtes, l’Etat devrait pouvoir émettre avec parcimonie et contrôle des prêts pour des investissements productifs quitte à émettre de la monnaie lui-même.
    Que l’argent rapporte « en travaillant » est un principe que je ne peux admettre ou alors qu’il rapporte à la communauté.

    Je suis persuadé que si chacun à son niveau mène sa vie de manière honnête, laborieuse, solidaire, fait son job sans cupidité et course au toujours plus, le bonheur et en tous cas la vie supportable peuvent être à la portée de tous.
    Hélas trop d’individus et de plus en plus me semble t’il, nagent à contre-courant et les exemples sont nombreux, un concours des excès serait très démonstratif : mensonges, arnaques, lobbying, illusions, boucs émissaires, patrimoines; revenus (j’en recense déjà une sacrée brochette et dans tous les domaines) et plus on s’élève pire sont les abus.
    Nous, les citoyens ordinaires, ne devons pas nous laisser prendre à ces déformations de la réalité, nous laisser leurrer et abuser, trop souvent manipulés par une minorité très agissante et qui opère à couvert.

    C’est ce dernier constat qui m’inquiète le plus car je vois monter un populisme malsain qui part parfois de certaines réalités et dysfonctionnements mais qui les amplifie et les fantasme. Quand on commence à se méfier, à désigner des « autres » comme responsables de toutes les misères on franchit un seuil critique que l’Histoire démontre comme pouvant ouvrir les portes des pires dangers et calamités.
    Il y a pourtant tellement d’objectifs à mener et atteindre en commun pour améliorer le sort de tous sur cette planète et en préserver les richesses et les diversités.

    Sachons trouver les bons équilibres entre collectif et individuel, effort/engagement personnel et solidarité, patrimoine/propriété privé et collectivité ….et limiter raisonnablement les inégalités.

    Si l’un de nous disposait d’une baguette magique pour changer subitement la société, à quoi l’emploierait t’il ?
    Eradiquer la pauvreté, redistribuer les patrimoines et propriétés excessives, élever le niveau de formation, casser les trusts, mettre fin aux inégalités, mettre au pas ou bâillonner les prédateurs, dénoncer en place publique les arnaqueurs, mettre les multi-nationales sous contrôle, ……
    Voila une réflexion qui devrait nous apporter des pistes pour des évolutions à planifier et accompagner dans leurs changements.

  3. si j’ai un peu compris quelquechose à l’economie ; le credit ca devrait etre un moyen de developper quelquechose , une activité benefique…pourquoi devient -il une quasi obligation pour simplement continuer à vivre dans une societé dont les standars sonts de plus en plus onereux ?
    la dette qui devient de plus en plus irremboursable…structurellement .
    la dette comme une espece d’institution darwinienne ?
    la dette comme une espece de bricolage geant qui menace de s’effondrer sous son propre poids?
    paul jorion disait que bien des fois il n’etait pas necessaire d’avoir recours à l’explication machiavellique pour expliquer les choses mais que l’hypothese : ils ne controlent qu’ une infime partie de ce qui se passe ! est souvent suffisante…
    WE ARE FLYING BLIND !
    apres un dimanche en famille ou nous avions parlés de la dette , je me suis retrouvé par hasard dans une clinique privée. il y avait une bonne soeur assez agée qui etait en acceuil à coté de l’entrée. un peu malignement je suis allé la voir pour la questionner sur la dette symbolique que nous aurions auprés de dieu notre createur… j’avais lu un livre sur le sujet qui parlait de nietszche… la soeur me repondit simplement qu’elle ne se sentait pas en dette avec le seigneur , mais en relation avec lui…et que c’etait là sa vie…je suis sorti de cette entrevue avec le sourire… sourire qui ne m’avait pas encore quitté lorsque, sorti de cette clinique, j’ai fumé une cigarette tranquillement en regardant tomber la pluie.
    ceci dit je ne suis pas fataliste et qui sait ? peut-etre le travail sur l’economie que fait paul jorion ne sera-t-il pas vain? je nous le souhaite .

  4. « De toutes façons, je ne suis pas adapté à cette société malade. Je ne l’ai jamais été. »

    C’est bien de le reconnaître. De toute façon on s’en rend compte assez vite avec ce qui nous arrive. Moi aussi je suis complètement broyé par ce système depuis 10 ans et j’en ai 30. Que faire? Espérer que ça aille mieux? Pourquoi?
    Et si la situation que nous traversons était la réponse évidente à ce si beau projet de compétitivité généralisée, exacerbée par le vice et le paraître. Je n’ai tout simplement pas envie que ça se passe bien. Pas comme ça, avec cette aliénation consumériste et ce mépris de l’Homme et de la Nature. Etre en complet décalage avec ce mythe de la réussite individuelle me fait finalement sourire. Je me dis que c’est tout moi, ça, de ne pas avoir tirer profit du carnage actuel. Alors certes je ne suis pas maso et je dois continuer à encaisser bien plus que ce que je peux supporter. Mais s’ils nous regardent agoniser, ces vils prêtres d’une religion féroce, regardons-les se remplir la panse et tirons-en la conclusion que ce monde n’est pas une jungle, c’est une porcherie. Ce sont des gros cochons qui ne font pas peur, bientôt nous nous lèveront et exigerons réparation car ils détruisent tout l’environnement et menacent l’avenir de l’espèce humaine, et aussi parce que sans cela la justice ne reste qu’une promesse à laquelle ne peut croire qu’un crétin asservi . Oui nous galérons, comment cela pourrait-il être autrement, nous sommes là pour effrayer ces masses silencieuses qui s’accomodent de leur servitude en voulant joindre les deux bouts. Nous ne pouvons plus les joindre, ce monde n’est pas pour nous, encore combien de temps avant que les autres s’en aperçoivent aussi, soyons patient!

    1. Permettez moi de rajouter que j’ai découvert ce blog il y a 4 ans, et que si j’y suis resté fidèle c’est aussi parce qu’il s’y trouve des billets comme le vôtre, cher AncestraL.

  5. Ancestral,
    Certains commentaires vous disent qu’il faut commencer par changer soi-même, vivre frugalement, cultiver son jardin, se libérer de la société de consommation. C’est vrai, mais c’est un long processus. Dans l’instant, qui peut durer des mois, vous êtes pris à la gorge par ces 4 000 euros qui vous manquent. Et ce manque peut vous détruire. D’où votre appel au secours. Ayant connu plusieurs fois cette situation, je comprends que cette préoccupation occulte toute autre pensée et toute possibilité de penser sur la moyen terme.
    Les commentateurs vont vous aider à sortir de cette difficulté. Ensuite, vous aurez l’esprit libre pour réfléchir à cette société, à ce système politico-économique qui nous empêche d’être des humains et des citoyens. C’est nous qui devons choisir comment doit être notre société et pas des traités pseudo-immuables, avec une monnaie qui nous rend esclaves de règles absurdes (déficit à 3%, interdiction de prêter aux Etats, …) et contraint les gouvernement à l’innommable : ne plus soigner la population (plus de médicaments dans les hôpitaux grecs, médicaments trop cher chez nous), ne plus soutenir ceux qui sont dans le besoin, ne plus les loger, ne plus les nourrir.
    Face à ce système meurtrier, la plupart des dirigeants de l’Europe ne songent qu’à maintenir leur place, leur pouvoir. Ils veulent décider de tout sans consulter les peuples de l’Europe (négociation secrètes du TTIP, dit Grand Marché Transatlantique). La seule institution qui votera pour ou contre ce traité, c’est le Parlement Européen. Il faudra qu’il rejette ce « Partenariat ». Pour cela, il faut VOTER aux Européennes pour les partis politiques qui, avec Alexis Tsipras, s’opposeront au Partenariat Transatlantique. Ceux qui appellent au boycott des européennes parlent comme leurs adversaires, tel que Van Rumpoy, président européen qui déclarait il y a peu qu’il ne voit pas l’intérêt de voter pour envoyer des députés parlement européen. Merci aux boycotteurs de se ranger du côté de nos oppresseurs ! Merci à ceux qui, par leur vote, feront entendre la voix de ceux qui rejettent ce système, pour en créer un autre, plus humain, plus écologique, plus social.

  6. Bon, alors en plus d’être un cerveau, ce blog est aussi un cœur collectif! On le savait déjà mais ça réchauffe quand même d’en être sûr…
    A la fin, cette fois ci, c’est les gentils qui vont gagner, moi j’vous l’dis!

  7. Et vite, avant minuit, dire combien j’apprécie cette journée, car elle nous permet d’avoir des nouvelles de tant de commentateurs fidèles qui nous (quelques amis) manquent dans la nouvelle formule.

  8. @alainV

    « Ensuite, vous aurez l’esprit libre pour réfléchir à cette société, à ce système politico-économique qui nous empêche d’être des humains et des citoyens. »

    Mais ce n’est pas parce que l’on n’est pas endetté que l’on peut avoir l’esprit libre pour réfléchir !

    Le travail, avec bien souvent des plannings de fou, est la plus grande entrave à la « liberté de l’esprit ».
    Je suis actuellement en remplacement dans un EHPAD fonction publique hospitalière, je remplace…. une remplaçante qui s’est déchiré la coiffe des rotateurs (ligaments de l’épaule).
    Comme j’ai repris son planning, je vois très bien où est le problème : 1 semaine 30 heures en 4 jours, 1 semaine 45 heures en 6 jours et on recommence, 30 h , 45 h, 30 h, 45 h…….!
    Des matins qui commencent à 6 h 45, des soirs qui finissent à 21 h 30, des « coupés » d’une amplitude de 12,5 h…….

    Lorsque je vois cela je me demande comment une jeune maman avec 2 enfants en bas âge, peut arriver à gérer tout ça, même avec l’aide de son compagnon qui lui aussi peut avoir un boulot très prenant.

    Comment voulez-vous que dans ces conditions vous ayez l’esprit libre pour réfléchir ???
    Bien trop crevé pour ça!!!
    Et savez-vous pourquoi certain(e)s se tapent 200 ou 300 bornes pour aller en week end ?
    Tout simplement pour échapper au coup de fil fatidique qui vous rappelle au boulot parce qu’une collègue est absente!!
    Dans certains endroits ils ont inventé le « repos astreinte », oui vous êtes en repos mais vous n’avez pas le droit de partir de chez vous pour être disponible au cas où !!

    les gens que je côtoient sont la plupart du temps bien trop fatigués par leur travail pour pouvoir réfléchir !!

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