Une étape décisive dans la lutte contre la finance-casino !, par Jacques Seignan

Billet invité.

Enfin ! On se résout à poursuivre les jeux d’argent, casino, loto, bingo et autres paris !

Organiser des lotos privés et ramasser plein de fric : quelle honte ! Tout ça sans travailler, sans apporter de plus-values financières à la société… Il était temps de sévir !

Voici l’histoire : une retraitée de 76 ans, du Pas-de-Calais, a organisé 160 lotos en 3 ans pour d’autres retraités. Et en France, il existe depuis des lustres un vrai réseau de retraités coupables qui seront poursuivis pour ces déplorables activités : des gains de milliers d’euros.

L’État français grâce à son efficace administration des Douanes et à sa justice implacable (*), va récupérer des sommes vertigineuses récoltées durant ces séances honteuses – en quelques heures seulement. Vivant dans notre société sophistiquée structurée par l’hyper-individualisme, cette brave dame aurait pu avoir des circonstances atténuantes si au moins elle avait brassé des dizaines ou des centaines de millions d’euros et ainsi s’enrichir personnellement – alors là : respect et chapeau bas ! – mais non, ces quelques milliers d’euros gagnés par soirée, elle les a donnés à des associations caritatives ! C’est à se demander jusqu’où on peut pousser la provocation !

Maintenant, il suffit juste de passer à l’échelon « supérieur » et – comme le propose Paul Jorion depuis des années – d’interdire un autre jeu d’argent, les paris sur les fluctuations de prix, un moyen simple et élégant de lutter contre la finance-casino ; simplement en réactivant l’article 421 du code pénal abrogé le 28 mars 1885 (cf. le billet sur ce qu’il convient de faire).

Ne doutons pas un instant que notre gouvernement socialiste et de gauche va sauter sur cette occasion et inscrire son nom à jamais dans l’Histoire et, après s’être attaqué aux mamies retraitées, s’attaquera sur sa lancée aux parrains banquiers.

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(*) Le problème principal évidemment ce sont les lois existantes, pas ceux qui les font appliquer ; par contre, dans les consignes pour donner des priorités, des choix politiques peuvent être faits puisque tout n’a pas la même importance :  par exemple, sur les fraudeurs, au RAS ou par « optimisation » fiscale…

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