Le stock-option : trois couches de virtualité nominale, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

Dans l’algorithme de compensation que je programme, un stock-option est une prime de propriété virtuelle d’un titre virtuel de propriété d’un titre d’appropriation virtuelle de la production d’une société associant des travailleurs par une même entreprise d’entrepreneurs solidaires. Un stock-option pose successivement trois couches distinctes de virtualité nominale sur une réalité socio-économique palpable dans une production réelle.

A cause de cette double virtualisation de la virtualité juridique du réel, le droit latin a interdit le stock-option comme contrat sans substance tangible vérifiable, jusqu’à la déréglementation financière des années 80. La globalisation anglo-saxonne relayée par la zone euro a levé toute interdiction du stock-option de manière à suspendre tout adossement de la virtualité financière à la réalité juridico-économique.

Ainsi la caste des capitalistes virtuels s’est enrichie de quelques entrepreneurs réels qui font de l’argent avec de l’argent dans l’ignorance absolue d’une quelconque réalité tangible. La conséquence pratique que nous voyons massivement dans le krach des subprimes est la disparition de toute limite objective à la capacité d’emprunt des élites financiaristes sur l’économie réelle du travail. Les dettes des consommateurs croissent indéfiniment jusqu’à ce que les travailleurs réels se révoltent du détournement hallucinant de la richesse produite par les détenteurs de capital virtuel, virtuel, virtuel en stock-options.

En bon français, le stock-option est une prime d’assurance du capital financier d’assurance de la dette réelle sur la production du travail vendu à terme pour collatéraliser l’émission monétaire. Pour recapitaliser la réalité économique par la virtualité financière, il faut rétablir l’interdiction des paris privés sur les fluctuations de prix invérifiables en réalité sensible. Cela signifie qu’il faut renationaliser les monnaies et les marchés financiers, c’est à dire annuler toute propriété financière virtuelle du capital par une responsabilité financière publique souveraine du prix des titres de propriété de la réalité vérifiable.

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