En Grèce, il y a 2600 ans, la réforme de Solon interdisait l’esclavage pour dette (*), par Roberto Boulant

Billet invité.

Il va être intéressant d’observer la réaction des médias. Il y a fort à parier qu’ils vont hurler avec les loups du dieu Marché, nous prédire que la terre tremblera trois fois, que le ciel sera rouge sang et qu’il y aura des pluies de criquets, si Syriza l’emporte. Et comme la situation est grave, ils auront bien sûr l’appui de tous ce que l’UE compte de ‘leaders’ politiques et économiques. Surtout tout faire pour que le domino grec ne tombe pas en entraînant dans sa chute les dominos portugais et espagnol !

Le fabuleux résultat de ces cliquets empêchant tout changement progressif, anticipé et maîtrisé. Ils ont construit un bolide dont on ne peut tourner le volant !

Alors bravo, un très grand bravo à nos chers dirigeants, présents et passés, qui ont patiemment mis en place une Union Européenne qui ne laisse le choix aux peuples, qu’entre TINA et le chaos !

Maintenant, ces ‘chers’ dirigeants étant probablement encore plus nuls en mythologie grecque qu’en économie ou en politique, sans doute ignorent-ils la véritable origine du mot chaos. C’est en fait l’état d’indistinction universelle d’où sortiront toutes choses. Et fait troublant, cela rappelle fortement le vide des physiciens actuels. Un vide plein d’énergie, de particules et d’antiparticules virtuelles. Un vide qui est plein de tous les possibles imaginables.

L’antimonde de TINA en quelque sorte.

Je forme donc le vœu que les Grecs ne cèdent pas à la peur, et que plutôt que de choisir de mourir guéris, ils ouvrent grand les portes du Chaos !

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(*) Jacques Rancière : « La démocratie est née d’une limitation du pouvoir de la propriété »

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