121 réflexions sur « Le temps qu’il fait le 17 juillet 2015 »

  1. « Quelle chance quand même que de ne pas être des dieux, d’être des apprentis. »

    ha oui alors !   au moins on rigole bien ! des fois, un peu moins, mais bon…..that’s life .

    1ère loi de l’état d’urgence :

    « Article 1 : il est interdit d’étirer sa langue entre adultes. »

    étirer sa langue, ce n’est pas pratique, se tirer la langue…. cool, mais faut pas que ça devienne une manie…

    « Article2 : il est ordonné de s’accroupir et de se tirer la langue avec des petits. »

    et de rester debout si on veut et surtout de ne pas oublier que nous sommes AUSSI encore des enfants qui avons AUSSI besoin de jouer et de rire et de chanter et tirer la langue… ! dakodac .

    Merci Baleine 🙂

  2. « Basic… On peut ne pas penser même avec un cerveau, vous le faîte très bien  »

    Erreur cloclo, Basic a plusieurs cerveaux, mais il est vrai qu’il est plutôt assez frequemment en mode Thomien, un peu comme M Spock.

  3. Quel avenir pour l’emploi et le code du travail français dans un contexte de dette extérieur record ?

    1. Aucun. Mais réveillez vous cela fait 42 ans qu’il n’y a plus d’avenir pour l’emploi.

      Pas seulement en France, mais dans tous les pays ou les salariés ont encore un contrat de travail et un salaire digne de ce nom.

      Cela fait 42 ans donc, (la première mesure étant la (quasi) indépendance de la Banque de France, instituée par Giscard/Pompidou) que depuis, tout est fait pour privilégier les revenus des rentiers et banquiers, au détriment des salariés.

      D’où l’endettement record des états, ce qui apporte des revenus records (et garantis par l’état !), à ceux qui déjà sont les plus fortunés. (les pauvres n’ont pas de fric à placer, eux s’endettent…)

      Mais, bonne nouvelle!  Ce système craque de partout.

      Tout est fait, bien sur, pour le masquer à coup d’endettement supplémentaire. Et pas seulement en France, mais quasiment dans le monde entier.

      Donc, la question n’est pas de savoir si on va résorber le chômage, rembourser la dette, ou sauver le code du travail, ça c’est fichu depuis très longtemps.

      La question est de savoir combien de temps il faudra encore attendre l’effondrement, du fait probablement des catastrophes climatiques.  Car seule la Nature est à même de l’abattre.

      La bonne question est de savoir ce qu’on va faire ensuite…

       

       

  4. La Grèce n’est pas en mesure d’imprimer des drachmes, car « les presses ont été détruites », a souligné jeudi le ministre des Finances grec Yanis Varoufakis à la radio publique australienne ABC.

    En 2000, a-t-il expliqué, un an avant que la Grèce ne rejoigne la zone euro, « une des mesures que nous avons prises a été de nous débarrasser de toutes nos presses ».
    Varouf dixit

  5. @BasicRAbbit
    « @ gudule
    « j’aurais plein de choses à répondre à votre commentaire 13:59. Pas le temps. Petits enfants… »

    Cool,no problemo, merci, à bientôt.

    1. @ Gudule

      I.

      Force et forme.

      En mécanique la formulation du principe fondamental de Newton me semble complètement magique (l’attraction à distance et la force inertielle sont des actions magiques…). Le commentaire de Newton « Hypotheses non fingo » est-il un cri orgueilleux (je n’ai pas besoin d’hypothèse) ou piteux (je ne sais pas pourquoi)? C’est incontestablement une magie qui réussit! Mais à ma connaissance on ne sait toujours pas pourquoi la force d’attraction universelle est inversement proportionnelle au carré de la distance.

      Je préfère l’approche formelle (dont on sait qu’elle est dans certains cas équivalente à celle de Newton) parce qu’elle fait apparaître un principe général qui est caché dans la formulation de Newton: parmi toutes les trajectoires possibles, la « nature » choisit celle qui minimise l’intégrale d’action (où l’action est l’énergie cinétique diminuée de l’énergie potentielle).

      Je clos cette partie par un petit parallèle Newton/Thom.

      En postulant l’existence de la force d’attraction universelle Newton a jeté les fondations de la physique théorique, mettant un point provisoirement final aux travaux de ses prédécesseurs (Ptolémée, Copernic, Képler, etc.) qui ont progressivement donné vie au « cimetière de faits » qu’ont constitué les observations astronomiques depuis des temps immémoriaux.

      En reprenant l’hypothèse de Waddington de l’existence de champs morphogénétiques, de chréodes, ainsi que les idées développées par Aristote, Thom a jeté les bases de la biologie théorique, donnant vie au « cimetière de faits » constitué par les innombrables observations et expérimentations biologiques effectuées depuis des temps immémoriaux.

      Thom se revendique naturphilosoph. Son oeuvre majeure « Stabilité structurelle et morphogénèse » aurait, à mon avis, pu s’intituler « Principes mathématiques de la philosophie naturelle ». Mais le titre a déjà été utilisé… par Newton pour son oeuvre majeure!

      II.

      « « la théorie des catastrophes suppose (..) que les choses que nous voyons sont seulement des reflets et que pour arriver à l’être lui même, il faut multiplier l’espace substrat par un espace auxiliaire et définir dans cet espace produit, l’être le plus simple qui donne, par projection, son origine à la morphologie observée. »

      Autrement dit, selon Thom, nul ne pourra sortir de la caverne de Platon s’il n’est géomètre!

      Pour Thom il y a une logique des formes, une morpho-logique. et c’est cette logique qui est naturelle: « La classe engendre ses prédicats comme le germe engendre les organes de l »animal ». Ainsi c’est le « et » morpho-logique qui est naturel (et compréhensible par un enfant de six ans, pour reprendre la phrase d’Einstein citée par Baleine) et non le « et » booléen: un drapeau bleu et blanc a un sens morphologique naturel (on a cousu deux morceaux de tissu, l’un bleu, l’autre blanc). alors qu’en logique booléenne un tel drapeau ne peut exister puisqu’il doit être dans l’intersection (vide!) de la classe des drapeaux bleus et celle des drapeaux blancs.

      A ce sujet Thom a écrit un article: « Les mathématiques modernes: une erreur pédagogique et philosophique? », ainsi qu’un article « de fond »: « Topologie et signification » où il défend l’idée que le morphologique précède ontologiquement le logique.

      Jean Petitot développe cette idée thomienne de l’antériorité du morphologique par rapport au logique dans « La neige est blanche ssi… Prédication et perception »: la phrase « La neige est blanche » n’est que le reflet, l’ombre, la trace, d’un être vivant dans un espace plus complexe (pour les matheux un espace fibré) que l’on obtient en multipliant l’espace substrat par un espace auxiliaire.

      http://www.ehess.fr/revue-msh/pdf/N140R771.pdf

       

    2. @ Gudule

      Dans mon parallèle Newton/Thom j’ai oublié de dire que le principe finaliste de moindre action de Maupertuis (strictement équivalent au principe déterministe exprimé par les équations de Lagrange ou de Hamilton) a pour pendant un principe, également finaliste, de moindre complexité dans la théorie thomienne.

      La remarque précédente (due à Von Neumann) concernant la mécanique se trouve dans un paragraphe de « Stabilité structurelle et morphogénèse » consacré à la finalité en biologie: « Il me semble que le dogme [de la biologie actuelle] du caractère strictement aléatoire des mutations contredit le principe mécanique d’action et de réaction ». [son argumentation suit]

      Thom n’est pas Monod (et je ne suis pas cloclo).

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