Quelques chants religieux

Ouvert aux commentaires.

Je terminais ce soir la lecture de l’encyclique Laudato si’ (je vous en parlerai – peut-être même longuement), et quoi de mieux pour accompagner cette lecture, que quelques chants religieux.

Jesus Gave Me Water, des Soul Stirrers (featuring Sam Cooke), par Brutha

Jerusalem Tomorrow, de et par David Olney

The Angel of Death, de Hank Williams, par Arianna Monteverdi & Baby B.

Mary, de et par Patty Griffin, avec Natalie Maines (des Dixie Chicks)

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26 réflexions sur « Quelques chants religieux »

  1. Si je ne me souviens plus du passage de la Bible qui dit que « Dieu » est présent là où sont les joueurs d’instruments, le bourdonnement des insectes et les parfums, un passage de l’encyclique « Loué sois-tu! » (Laudato si’), que j’ai appréciée, m’a particulièrement intéressé, paragraphe 75 page 73 :

    La meilleure manière de mettre l’être humain à sa place, et de mettre fin à ses prétentions d’être un dominateur absolu de la terre, c’est de proposer la figure d’un Père créateur et unique maître du monde, parce qu’autrement l’être humain aura toujours tendance à vouloir imposer à la réalité ses propres lois et intérêts »

    Et le pape de rappeler plus loin, chapitre 78, page 75,  qu’un retour à la nature ne peut se faire au prix de la liberté et de la responsabilité.

    Pour chant « religieux », rasta n’est pas une religion mais un mouvement, celui-ci me semble convenir : Redemption song.

    1. En expliquant la fraternité par le fait que Dieu est notre père à tous, le Pape se situe entièrement hors de la réflexion politique classique (homme « être social par nature » chez Aristote vs. contrat social chez Hobbes, Rousseau), qui exclut les facteurs surnaturels. Je suis en train de développer cela, je vous le montrerai.

      1. Comme beaucoup, j’attends cela avec impatience.

        Et en profite pour rappeler ceci : le mouvement rasta, pas de « rastafarisme », est à la base un assemblage des idées de Marx, Gandhi et Einstein ainsi qu’une lecture particulière de la Bible. La première communauté rasta fut rapidement la plus grande coopérative de la Jamaïque… stoppée net par les syndicats, le politique et la police.

      2. C’est bien parce qu’à l’usage le père ne suffisait pas,  qu’il a fallu inventer le fils et le saint esprit .

        Et Marie , qui a plus fait pour l’expansion de la chrétienté que tous les apôtres réunis !

        D’ailleurs à regarder la dernière vidéo ( Mary) et le balancement des hanches en introduction ( à damner un saint)  , j’ai plus pensé à envier la guitare qu’à suivre les  paroles de la mélodie .

         

      3. J’ai essayé , à peu près sans concessions trop grandes , de dessiner ce qu’avait été , est et sera peut être la fraternité selon ce que je me sens être.

        Je n’ai jamais vécu la fraternité comme la conséquence du partage d’un « père » unique  , sur un mode religieux.

        Je crois que je ne l’ai non plus jamais vécu comme une facilité sociale nécessaire ou « innée » , sur un mode aristotélicien ou rousseauiste .

        Je pense plutôt l’avoir vécu comme l’évolution lente entre deux forces contradictoires :

        – l’attirance innée vers autrui et « le monde », la « nouveauté »

        – le repli prudent sur soi et le connu .

        Je laisse ces deux forces subies dans la boite à mystères . Je ne sais pas les expliquer .

        Je ne fais pas de différence sensible entre l’amour et la fraternité , sauf à penser que la fraternité est une forme d’amour plus « aboutie » que l’amour , car on n’est( on ne naît?)  pas fraternel, tant qu’on ne s’est pas débarrassé de toute la gangue de l’amour propre …et c’est long , si tant est qu’on puisse en voir le bout .

        Même si « mon » bout me parait, à ce jour, le plus clairement exprimé dans:

        Liberté , Egalité , Fraternité étendue au vivant .

  2. Le christianisme dépasse en rationalité la plupart des idéologies à la mode (nationalisme, socialisme, populismes y compris dans ce blog) en ce qu’il situe correctement la barrière entre bien et mal (les choix éthiques) au sein de chaque individu et non entre les classes, races ou castes, affirmant donc la responsabilité individuelle de chacun.

    Pour le Christ, l’éthique n’est pas politique: rendez à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César, et : mon royaume n’est pas de ce monde. Il fonde la séparation de la religion et de l’état et, à terme, permet la révolution copernicienne et la science moderne.

    1. Peut-être, Hadrien…

      Toute idéologie est mise en pratique par des personnes et groupes. Les nationalismes de Sankara et Mandela ne me semblent pas plus dangereux, au contraire, que cet évêque qui, voici quelques jours, affirmait qu’il faut tuer les personnes homosexuelles, que les Chrétiens qui menacèrent d’attentats lors de la sortie de « La dernière tentation du Christ », etc.

      L’absolu est une chose dangereuse, me disent les spiritualités et religions telles que je les interprète.

      1. « L’absolu est une chose dangereuse »

        Absolu=dogme. Et la science est une entreprise par essence dogmatique puisqu’elle vise à l’universalité. A manier donc avec d’infinies précautions.

        Nouons une ficelle puis soudons ses deux bouts. On ne peut la dénouer sans la couper dans notre espace usuel mais on le peut en dimension 4: vérité relative. Mais je crois au caractère  absolu d’assertions (véritables théorèmes de topologie) du genre: « une ficelle a deux bouts ».

        Je vois Dieu et Hasard comme des mots gommettes que l’on place sur ce qu’on ne connaît pas: Dieu parce que c’est au delà de notre horizon et Hasard parce qu’il n’y en a rien à en connaître.

        L’exemple précité montre que certains voient au-delà de l’horizon. Thom est pour moi de ceux-là (et pas le moindre).  Lacan aussi. Les « grands » artistes aussi, bien sûr.

        C’est bien entendu la gomette Hasard qui est très en cour* actuellement: le « Nous sommes le fruit du hasard et de la nécessité » de Monod dirige, à mon avis, notre époque comme l’a fait (et le fait encore**?) le « Je pense donc je suis  » de Descartes.

        * J’ai un cousin par alliance, bossant chez Natixis, qui a écrit un bouquin intitulé: « La logique du hasard ». Ce n’est pas parce qu’on se prénomme Evariste que l’on s’appelle Galois.

        **: « L’erreur de Descartes » d’Antonio Damasio et « Stabilité structurelle et morphogénèse » de Thom (qui propose « le premier modèle rigoureusement moniste de l’être vivant ») commencent, j’espère, à pénétrer les esprits.

    2. Un chrétien convaincu en phase de ‘pré-maturation’ (ou très jeune, trop…) ‘ne vaut pas’ un chrétien s’étant fait « seul ». Selon moi, c’est là le principal.
      Laissons les enfants décider. 🙂

  3. « Dieu, toujours, fait de la géométrie » disait Platon. J’aime à me cantonner à cette façon de voir les choses, à explorer l’hypothèse d’un Dieu géomètre et rien que géomètre, un Dieu laïc, un PPDC, un Plus Petit Dieu Commun à toutes les religions. Je crois que, au fond, c’est la position de Thom: « Seule une métaphysique réaliste peut redonner un sens au monde ». La mathématique comme métaphysique? Une position diamétralement opposée (si j’ai bien compris « le mathématicien et sa magie ») à celle de PJ pour qui la mathématique est en position ancillaire par rapport à la physique, pour qui c’est la physique qui est une métamathématique.
    Ceci dit je rererecite de mémoire le lacanien Charles Melman (L’homme sans gravité): « La barbarie s’installe lorsque la société est organisée par un pouvoir non pas symbolique mais réel. » De ce point de vue il est clair que nous nageons actuellement en pleine barbarie!
    Je ne sais si le mathématicien peut avoir un quelconque pouvoir . Mais s’il en a un il n’est à mon avis certainement pas réel (je laisse aux spécialistes de décider s’il est alors imaginaire ou symbolique).
     

     

  4.  
    Croyant  en Dieu ou pas, le message de la Bible, effets surnaturels et mystiques mis de côté, le message humaniste est très fort et il est difficile de ne pas être d’accord sur les grands principes de vie en commun.( De mon point de vue les religions sont nées de la nécessité de réglementer la vie en commun des hommes et d’édicter des règles indiscutables car divines. Les religieux de toutes sortes dans la brève histoire des religions, se sont emparés de ce pouvoir divin pour l’arranger à leur sauce et selon les époques). L’intérêt des encycliques est la mise à jour des écrits vieux de 2000 ans et l’actualisation des données. Et nous avons là un pape plus humain que dieu, qui nous dis ce qu’on pense, et ce qu’on aimerait entendre plus souvent.
     
    Je ne suis pas croyant mais ne suis pas opposé aux croyances tant qu’elles ne sont pas prétextes aux conflits humains. Elles permettent de combler simplement ce vide existentiel que certains ressentent sur la raison d’être de la vie sur terre et le pourquoi du comment des choses, c’est plus facile, c’est Dieu , et cela peut suffire à apaiser.
     
    Les religions sont humaines, la démocratie et la république aussi.
     
    Quand seront édictées dans nos constitutions le respect de la planète et du vivant et quand abolirons-nous le règne de l’argent au profit de l’empathie et du partage ? Toujours des oublis dans notre devise nationale… fraternité : les hommes sont tous frères, aidons les plus démunis (qui périssent actuellement encore en masse à vouloir rejoindre un occident pacifié, pour combien de temps encore ?)
     
    Dieu est souvent un prétexte pour les hommes et les religions ne sont pas indemnes de trahisons. Mais il y a aussi un message, humaniste et qui mérite d’être rappelé et porté haut et fort. Merci le Pape.
     

  5. Violence de l’amour en art. Violence de la mort. Solitudes. Si le commun des mortels savait. Et il sait. Il finit par comprendre cette mixture incroyable de chair et de sang et le souffle à l’intérieur léger, l’os qu’on brise comme une paille, comme du pain moelleux. Dieu sait où il va vous chier. Votre cimetière sera vos vieilles lunes.

  6. Les prophéties amérindiennes sont intéressantes, quant au monde qui devrait s’établir après une 3èm secousse de la terre (3èm guerre mondiale ?)

    Ceci est particulièrement bien vu :
    Unité de Dieu et de ses prophètes,
    Unité du genre humain,
    Recherche personnelle et indépendante de la vérité,
    Religion, cause de l’union des peuples,
    Accord de la religion avec la science et la raison,
    Abandon des préjugés de toutes sortes,
    Éducation universelle et obligatoire,
    Égalité de l’homme et de la femme,
    Langue auxiliaire universelle,
    Solution spirituelle des problèmes économiques,
    Tribunal international,
    Paix universelle.

    1. Les prophètes c’est bien, la connaissance, c’est mieux.

      On fait tout dire à Nostradamus.

      Il faut arrêter ce délire.

      Le Dieu des hommes n’a jamais rien dit de mieux : que nous allons mourir et que l’argent part dans la tombe et c’est tant mieux;

      Mieux encore: « Tout n’est qu’illusion » A tourner dans tous les sens, ça cloue le bec à toute discussion. Le pouvoir du vide.

      En attendant, il  faut avancer sur l’humain. Nous sommes des multitudes de pensées, qui se multiplient et il faut trouver l’équilibre pour que notre nature continue de nous nourrir.

      Les pseudos-visionnaires hallucinés du Moyen-Age n’y feront rien. Ni les pseudo visionnaires mytho de notre époque.

      Nous avons besoin d’un discours clair et de solutions concrètes.

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