Primaire à gauche : Pourquoi ne pas plutôt appeler un chat, un chat ?

Le projet d’une primaire à gauche a le démérite de ne pas appeler un chat, un chat.

Dans la configuration qui existe aujourd’hui, se retrouveront au second tour des présidentielles de 2017, deux des personnes suivantes : MM. Hollande, Sarkozy, Juppé, Mme Le Pen.

Aucun des trois derniers cités n’a jamais affirmé être de gauche, seul le premier, M. Hollande, l’a fait et lui seul est concerné par un projet de primaire à gauche.

Mais l’est-il vraiment ?

Il existe en effet deux cas de figure justifiant un appel à une primaire à gauche :

– M. Hollande n’est plus jugé représenter les valeurs de gauche par les électeurs de gauche, lesquels entendent cependant avoir un candidat présent au second tour de la présidentielle.

– M. Hollande est jugé toujours de gauche mais moins à même de l’emporter qu’un autre candidat ou qu’une autre candidate, contre MM. Juppé ou Sarkozy, ou Mme Le Pen.

Donc, sans même préjuger du résultat d’une éventuelle primaire à gauche, le projet même constitue un désaveu cinglant de la politique de M. Hollande en tant que représentant de la gauche en France, accusé implicitement par l’appel de reniement ou d’incompétence, voire des deux.

Pourquoi alors ne pas l’en accuser explicitement plutôt que de recourir au procédé lourd et hasardeux d’une primaire à gauche ?

M. Mélenchon rejette ce matin l’appel à la primaire. De son point de vue il a raison : si les signataires de l’appel jugeaient qu’il constituait une alternative valide à gauche à M. Hollande, ils se seraient rassemblés autour de lui. Or ils ne l’ont pas fait.

Et si l’on voulait plutôt appeler un chat, un chat ?

On dirait que la gauche se cherche en ce moment même un représentant qui ne soit ni M. Hollande, ni M. Mélenchon.

Deux options existent dans ce cas là :

– Faire émerger un candidat ou une candidate parmi des citoyens dont personne n’a encore entendu parler. Et dans ce cas là, le temps presse.

– Se rassembler autour d’une personnalité susceptible de rassembler la gauche française autour d’elle.

Or il me semble que cette personnalité existe et qu’il s’agit de M. Thomas Piketty. Je propose donc à la gauche française de se rassembler sans plus tarder autour de Thomas Piketty, le candidat à la présidentielle de 2017 qui lui convient et qui lui permettra de l’emporter.

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713 réflexions sur « Primaire à gauche : Pourquoi ne pas plutôt appeler un chat, un chat ? »

  1. OUPS ! Le chat m’est resté dans la gorge.
    Pourquoi pas ?
    Mais les gens vont croire à une blague et se gondoler de rire … et les sarcasmes de pleuvoir.
    D’accord !

      1. Interview de Piketty, qui, sous entendu laisse penser que…

        http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/thomas-piketty-face-a-jean-jacques-bourdin-en-direct-733158.html

        L’intérêt que je lui trouve est que, bien que je ne soit pas certain qu’il ait compris qu’il faille redonner le Pouvoir économique au peuple, via la Propriété des Ressources…, pour les gérer en vue de satisfaire les besoins Réels,
        et non plus pour satisfaire d’imbéciles intérêts privés,
        au moins il envisage de prendre la bonne direction.
        Après 47 ans de reculs, ça ferait pas de mal.

        Un sacré bout de chemin reste ensuite à parcourir…

        Il passe bien à l’écran, son discours est clair.
        Face aux jducacaciens, ça devrait le faire. Bref c’est l’homme de la situation.

  2. 2 questions :
    – qu’en pense l’intéressé ?
    – fait-il partie du programme atlantiste « young leaders » comme ses éventuels compétiteurs (à part M le Pen qui de toute façon sert d’épouvantail utile dans cette mascarade) ?

    1. Plutôt que Piketty tout seul, il faudrait imaginer une équipe constituée de plusieurs personnalités de gauche indépendantes c’est-à-dire sans les politiques ayant collaboré avec le pouvoir droitier Hollande / Macron, l’opportuniste Laurent du PCF par exemple ou Duflot.

      C’est la seule manière d’afficher une rupture avec Hollande et donc d’intéresser les Français. C’est d’ailleurs la stratégie (ratée) de Mélenchon.

      Pour cette équipe, nulle besoin de primaire. Une candidature aux présidentielles suffit

      1. @Martien – Votre proposition me semble la plus porteuse de sens. Une équipe serait pas mal et je vais même plus loin: créer, un an avant l’élection, un shadow cabinet, un gouvernement de l’ombre, avec ministres fantômes pour chacun des postes actuellement occupés par les faux sociaux-démocrates, vrais libéraux, aujourd’hui au pouvoir. S’ils réussissaient, pendant un an, à faire des propositions alternatives communes sur la majorité des débats politiques, ils seraient crédibles et prépareraient un programme de gouvernement possible.

    2. C’est vrai que Piketty a probablement un tropisme atlantiste. Mais on peut toujours se dire que ça ne peut pas être pire qu’Hollande 🙂

      1. Vous avez raison, Alan, le « shadow cabinet » aurait le mérite de l’originalité en France (même si Chirac en avait composé un en je ne sais plus quelle année !) et donc ferait parler de lui. Ça ferait une bonne accroche de départ. Il lui faudrait un premier ministre et là, Piketty serait intéressant.

        Mais la difficulté serait de composer entre personnalités de diverses tendances…

  3. Même pour Hollande, les primaires ont un intérêt : celles d’empêcher les autres candidatures à gauche, qui auront participé aux primaires et les ayant perdues (selon son calcul), ne pourront pas se présenter.
    En fait, tout le monde a quelque chose à y gagner, à ces primaires.
    Bon, personnellement, je ne vois pas Piketty l’emporter. La France penche globalement à droite pour le moment, il ne faut pas se leurrer. Ca me fait mal mais c’est comme ça.

    1. « La France penche globalement à droite pour le moment »

      A force de pencher, la France va peut être même finir par tomber à l’extrême de la dite droite… Surtout si la prétendue gauche au pouvoir persiste à faire, avec son « état d’urgence constitutionnalisé » du despotisme qu’elle pense (bien entendu) éclairé…

  4. Je pense qu’il n’est pas intéressé par le job….
    Ceci dit , c’est vrai que cela ne fait pas vraiment rêver ce qui se profile pour 2017….Hollande, Sarkozy, Juppé…. ou-ah!!!!On va révolutionner le monde avec ces zigotos…Le réchauffement climatique, l’émergence de la robotique , l’AI, les guerres entre sunnites/chiites, l’armement de la Chine (un 2éme porte avion en construction….), Poutine, etc,etc….Ils seront être à la hauteur! C’est sûr!

      1. Eh bien, si vous avez parlé avec lui et qu’il vous a confirmé qu’il y pensé en se rasant ;-). Je crois que l’ami Piketty va vers de belles désillusions. Perso, j’ai rien contre le bonhomme et un gars qui a remis le capitalisme à sa place comme il vient de le faire, aura toujours mon respect. Ceci dit, vous croyez vraiment que les éléphants du PS vont le laisser faire? Cela me rappelle l’histoire de Nicolas Hulot et EELV…..

  5. Juste un « petit problème » Mr Piketty n’est pas un homme politique, ni vraiment un homme de parti, si je ne m’abuse. Et puis il est trop brillant pour avoir quelque chance d’être élu à la magistrature suprême.
    Pour réussir en politique, il faut avoir un cerveau assez moyen, et de puissantes mâchoires, pourvues de grandes dents.
    C’est pour cela que le bestiaire des politiciens qui réussissent ressemble plus à Jurassic Park, qu’à une colonie de boy-scouts.
    La politique, c’est la continuation de la guerre par d’autres moyens.

      1. et vous croyez vraiment que ça peut changer avec Picketty??? Si c’était avec le duo Jorion Keynes encore, je ne dis pas, mais Picketty!

      2. Je crains qu’il n’y ait loin de la coupe aux lèvres…
        Mais bien sûr, il ne faut pas renoncer à oeuvrer à ce que ça change.
        « Je suis pessimiste avec l’intelligence, mais optimiste par la volonté »
        Antonio Gramsci

  6. Oui, qu’en pense l’intéressé ? Il vous en a parlé, vous avez des informations de première fraîcheur ?

    Je me permets une contre-proposition. Monsieur Jorion, je serais intéressé de connaître votre opinion au sujet de Pierre Larrouturou, et plus généralement du mouvement Nouvelle Donne. Il fait partie comme vous de ces économistes hétérodoxes qui peuvent prouver avoir anticipé la crise de 2008, et il me semble que vous vous rejoignez sur de nombreux points. À quand d’ailleurs une future publication commune ?

    À l’instar de M. Piketty, il présente une certaine « fraîcheur » du fait de sa virginité de mandat national et de sa notoriété encore modérée auprès du « grand public ».

      1. En effet.
        C’est bien pour ça que j’ai précisé « qui peuvent prouver » (ie dont les publications attestent de cette clairvoyance).

        Ca ne me dit guère ce que vous pensez de lui comme candidat de la gauche, ni ce que vous pensez des propositions phare de ce mouvement politique, qui n’a pu passer au travers de votre regard d’observateur de la vie politique et économique française.

      2. Oui, c’est terrible d’ailleurs, aux USA circulent des listes à n’en plus finir de prophètes pré 2007 (de Steve Keen à Bill Ackman en passant par Roubini, Gundlach, Bair, Faber, Hudson, Taleb, Soros, Schiff, Shiller, Schilling, Stiglitz et même Ron Paul…) mais jamais de Jorion.
        Ni de Piketty, certes, mais là c’est juste normal.

  7. Piketty est manipulable et capable de se ranger bien comme il faut, je ne le sens guère.
    On a besoin d’un rustre, un dur, un fort, un convaincu.
    Ce n’est qu’un avis.

      1. Laquelle Aurélie, ex de Thomas aurait une préférence pour un certain Arnaud, qui se fait bien discret sur cette histoire de primaire… pour l’instant tout au moins.

  8. Merci Paul pour cette démonstration d’une logique implacable.

    J’adhère à cette proposition et j’espère que Thomas Piketty acceptera de nous représenter, nous les hommes et femmes de gauches qui avons des valeurs et qui voulons enfin combattre un système économique profondément injuste et devenu complètement absurde.

    1. Bonjour cher Monsieur,

      « …nous les hommes et femmes de gauche(s?) qui avons des valeurs et qui voulons enfin combattre un système économique profondément injuste et devenu complètement absurde. » (sic).

      Quelle belle formule! je propose mieux: enlevez donc « de gauche », vous éviterez d’avoir à y mettre un « s » (quelque peu extrémiste!) et puis, ce sera encore plus rassembleur!
      Si le principal est de combattre ce système injuste et absurde, ne serait-ce donc pas pour le vaincre?

      Mais pourquoi n’accepterait-il pas? (T. Piketty)
      Il sait déjà qu’il lui suffira d’éviter de jurer que son ennemi: c’est la finance!
      Pour avoir une petite chance d’être élu…
      Mais non, inutile de lui demander, Hollande a toutes ses chances de l’emporter! Vous ne l’appréciez donc pas?

      Cordialement, Eric

      1. Cher Eric,
        Le « s » final était une faute de frappe que je n’ai pas corrigé à temps. Mais je suis d’accord avec vous, j’aurais pu et même dû ne pas ajouter de gauche (s)… Après tout un programme fédérateur à la hauteur de celui du conseil National de la Résistance est aujourd’hui à nouveau nécessaire. On doit juger les gens sur ce qu’ils sont et font, pas sur leurs positionnements de gauche ou de droite.
        Cordialement
        Jacques

  9. Le candidat de la gauche sera le petit Mc Rond !

    Quand est-ce que cette mascarade va-t-elle cessée ? pourquoi voter pour des gens qui ne changeront rien ? les avez-vous choisi ? pourquoi voter tout court ?
    La gauche, la droite etc… toujours ces fausses divisions qui ne veulent plus rien dire… diviser pour mieux régner ?

    Discours de Krishnamurti :
    http://www.dailymotion.com/video/x6x0ob_j-krishnamurti-a-l-onu-new-york-le_lifestyle
    http://www.dailymotion.com/video/x6x0sg_j-krishnamurti-a-l-onu-new-york-le_lifestyle

    1. A vous lire tout semble désespérément bloqué. Allons, il ne faut pas baisser les bras, il faut se relever au moins pour ceux qui se sont levés avant nous quand tout semblait perdu. Ils l’ont fait pour leurs enfants, pour nous et ils ont fini par gagner.

      1. Non, tout n’est pas désespérément bloqué, sauf si, il me semble, nous restons dans la même logique de partis, de manipulation et de spectacle (fabrication du consentement).
        Pourquoi élire des « maîtres » qui n’ont de compte à rendre à personne (sauf à ceux qui les ont réellement fait élire) en espérant qu’un personnage providentiel nous sauvera ? D’autant que ce « sauveur » pourrait être un sympathique petit Hitler qui pourrait profiter des dernières mesures récemment passé avec l’état d’urgence… (la stratégie du choc de N. Klein semble à l’œuvre en France, Grèce etc…).
        Tout à fait d’accord, il ne faut pas baisser les bras pour autant.
        Mais en un sens, ceux qui se battent et se sont battus ce font au final toujours avoir par les mêmes conjonction d’intérêts et les mêmes schémas de gouvernance se perpétuent depuis la nuit des temps (oui, malgré les nombreux changements/évolutions).

    2. Je sais plus quelle revue non-conformiste* écrivait en 1936 et avant l’élection du front popu un truc du genre « Il est défendu de voter comme de cracher par terre »…
      * Après vérif c’est Ordre Nouveau… accessoirement des mecs qui ont fait l’Europe…

      1. Amusant, merci Mr Vigneron !
        Mais il n’est pas défendu de voter, puisque dans quelques temps, on vous proposera sûrement d’être payé pour y aller et motiver le consommateur (ou inversement bien-sûre, une petite amende).

  10. Oui, il serait souhaitable qu’il y ait des primaires aussi bien à gauche qu’à droite, mais n’oublions pas que nous sommes en ‘démocrature’ avec sa fiction de la représentativité et que c’est ‘l’homme fort’ des différents partis qui s’autoproclame candidat au pouvoir suprême……
    Un livre à lire: « A l’ombre des dictatures » La démocratie en Amérique latine Alain Rouquié ed. Albin Michel 2010
    Sa grille d’analyse colle aussi pour nos pays européens.

  11. Que peut penser, ou pourrait penser (s’il avait connaissance ou/et l’envie de prendre connaissance) M. Piketty… du commentaire qui suit…?

    « On ne peut qu’être d’accord pour une primaire à Gauche qui ouvre les portes à des alternatives autres que celle des 5%, nous enfermant et enchaînant dans les agendas politiciens des primaires des droites buissonnières, dépendant de l’agenda du fhaine et plus encore dépendant des « marchés » comme de la finance, cet ennemi mortel avec sa spéculation… et « nos » banques et bien d’autres…(banques, entreprises et actionnaires spéculant sur la faim dans le monde, le nombre de victimes collatérales etc de « nos bombes patriotiques », etc) dont leurs activités toxiques non séparées attendent encore en embuscade pour user et abuser d’un levier moribond et nuisible pour la démocratie…

    Une primaire qui ouvre les portes d’une vraie réforme fiscale en profondeur permettant de remettre en cause autant la politique d’austérité provoquant l’abandon des solidarités nationales (et de nos valeurs fondamentales), cassant le modèle social (avec le CICE pacte de responsabilité, « politiques de l’offre » spoliatrices, et cassant les protections, droits du travail, « l’ordinisation » défiscalisée du travail et de l’emploi – lois Macon I et II – et le cas des « non recours » – inégalités de destin » (?) selon Macron et ses soutiens, etc), que cette remise en cause mettrait en lumière aussi les fraudes fiscales patronales, etc (à la TVA, « l’impôt injuste » qui en hausse est offert en cadeaux sans contreparties, aux cotisations sociales patronales, pourtant baissant sans cesse, etc), les trahisons et renoncements de légiférer contre l’optimisation, etc, fraudes pourtant responsables principales du creusement des déficits, de l’explosion des inégalités et de la pauvreté, comme des dettes publiques odieuses, illégitimes, illégales, frauduleuses, qui doivent être audité de manière indépendante, pour ne plus budgétairement dépendre de cet ennemi…

    Une primaire qui défendant plus de justice social d’égalité de droit retrouvée, de liberté d’expression entendue par la considération des voix des abstentionnistes se voulant fraternelle, ne peut qu’être fière de vouloir répendre ses valeurs dans le sens universel en dénonçant les politiques colonialistes et esclavagistes « occidentales » et autres (des « alliés » du Golf, et autres dictatures soutenues par les « va t’en guerre »), vers les pays moins disant sociaux, fiscaux, environnementaux, moraux, quand l’externalisation et autres délocalisations des productions de biens, etc, la ou les disparités des monnaies et partages inéquitables inégalitaires des ressources et richesses, ne favorisent que les fascistes en col blanc et les xénophobes des plus ignobles… et font fuir tant de populations subissant tant de désastre, sans refuge, quand ces politiques ultralibérales négocient pétrole contre armement produisant en réaction tant de violences, etc et concomitamment un irresponsable et nauséeux « État de guerre », État d’urgence », lois d’exceptions et autres « patriot-act » à la française soit « d’Etat dans l’Etat » (comme la NSA et ses vues autant mercantiles que visant à contrôler politiquement les populations hyper-surveillées », fliquées)…

    N’est-il pas possible en abordant cette primaire à Gauche, par ces approches, d’imposer un autre agenda politique, économique, social « sociétal », etc qu’autant les droites buissonnières, le fhaine, que les fascistes en col blanc de tous bords, refusent préférant laisser en état de confondantes confusions les causes et conséquences, derrière que des préjugés, fantasmes, et autres peurs, ne flattant que les plus bas instincts des « tout sécuritaire »… ? N’est-ce pas ainsi qu’il serait mis en débat public les discriminations à l’embauche (pour les Musulmans-es, « étrangers-ères », handicapés-es, etc), à l’accès aux logements sociaux manquant cruellement (avec la concentrations des richesses immobilières dans les grandes agglos, etc, la flambée des prix des loyers, etc), aux aides sociales de la redistribution s’asséchant (« apartheid social ethnique, territorial »), les renoncements et reniement d’accorder le droit de vote aux « étrangers-ères » (et la politique du droit d’asile), la continuité des contrôles aux faciès, la suppression des repas de substitutions et de la gratuité des cantines scolaires, etc pour les enfants de chômeurs-euses (dont Rebsamen et ses soutiens, suspectent d’être « fraudeurs-euses »), la laïcité et l’hypocrisie politique et sociale du « l’exception du concordat »… ?

    Seulement voila… Parle t-on réellement ou virtuellement, hypothétiquement (comme ces QE, hypothéquant les « déchéances » des générations futures, avec l’accroissement du risque d’effondrement systémique gonflant comme une bulle,, quand les banques augmentent leurs tarifs, fraudent comme d’autres grands groupes (VW, testes truqués d’émission de gaz à effet de serre impliquant tous les constructeurs auto, Libor, Dexia, etc), de ce genre de primaire à la Gauche clientéliste, carriériste (négociant ou laissant négocier en secret les accords type TAFTA, TISA visant à privatiser les services publics, etc, ceux et celle aussi ayant ratifié ou laissé ratifier en l’état le TSCG, MES, etc), etc ou celle de la société civile…? »

    Pierre Juillot.

    1. Et Merci M. Jorion pour votre démonstration anticipant des enjeux à venir, et pour cette invitation à ouvrir au débat, même dans les « intentions » de l’intéressé que vous supposez, spéculez (?), à moins que vous en sachiez plus (?)… ce que beaucoup lui veulent de moins disant…

    2. Un « allié du Golf », on appelle ça plus commodément caddy (plus rarement, dans des mails codés, c’est un middleman dans un délit d’initié)…

  12. Deux remarques en attendant…
    1) Pourquoi pas Piketty si sa première déclaration programmatique commence ainsi :  » Devant vous, pour vous et avec vous, je m’engage à promouvoir une économie au service des êtres humains et du vivant dans le respect absolu de la planète, de ses ressources et de ses capacités à se régénérer.  »
    Piketty ou un autre qui aurait conscience de l’urgence écologique et donc de renverser les priorités. Hulot, par exemple, dont les déclarations de ces deux dernières années ont montré qu’il a bien compris et désormais mesuré les enjeux.
    2) Attali a déclaré voici quelques semaines qu’un candidat inattendu surgirait dans le débat présidentiel. Évidemment il pensait à lui. Mais non, pas Attali !

    1. « Attali a déclaré voici quelques semaines qu’un candidat inattendu surgirait dans le débat présidentiel. Évidemment il pensait à lui. Mais non, pas Attali ! »

      Mais non, voyons, le dénouement de cette annonce est déjà passé : il s’agit d’Amanda Lear.

    2. Hulot est « l’idiot utile » du gouvernement. Il a servi de faire valoir a la soi disant politique environnementale de Hollande pour au final se faire rouler dans la farine lors de la COP21. Sur la forme Hulot semble avoir parfaitement compris les enjeux mais en pratique cela me semble plutôt très discutable…

      1. Hulot , l’idiot utile du gouvernement…alors que dire du parti ecologiste ? Il etait facile pour les militants de se jouer de la candidature de Hulot « uschuaia » pour lui preferer une candidate qui ne risquait pas de faire de l’ombre au grand frere socialiste , seul dispensateur du « pouvoir ». Mais, à tourneur en bourrique, tourneur en bourrique et demie…

  13. Tirol président !
    Pfff… laissez donc les économistes à leur place, à la cave, au grenier, au coffre ou au pigeonnier.

  14. Tout ça fait tache! Et quelle tâche pour la gauche de remporter la prochaine élection du président de la république française. 10 ans de présidence Hollande, non ça ne peut pas arriver. Le ps le sait bien, mais tous attendent 2022 et l’alternance. La gauche doit compter ses forces sans le ps. Le débat droite-gauche est dépassé, le fn rafle à gauche et à droite, ce n’est pas approuvé le Pen que de dire qu’un gouvernement de gauche ou de droite c’est pareil. Pour remporter 2017, pas d’autre stratégie que de sortir de cette opposition simpliste, faut pas prendre l’électeur pour un con trop longtemps. Piketty saura t-il convaincre les artisans, les commerçants, les ouvriers, les paysans, les chômeurs de voter pour lui? L’élection c’est un show, Hollande l’a fait pourquoi pas lui.

  15. non dégauchi, qui? En vérité il ne faut mm pas relever l’idée idiote et pernicieuse d’une éventuelle primaire entre séniles changeant de veste plus vite que de slip lors qu’a gauche il n’y a qu’1 gladiateur, allant vers la sénilité aussi et c’est un problème mais au moins qui est seul et dont les salauds installés craignent l’audience lors que son nom est interdit dans les médias qui imposent les candidats, la democratie en action, elle est belle ma France bananiére

  16. Article clair. Une remarque pourtant, au-delà du non sujet Hollande. Vouloir renouveler la tête d’une « gauche » en perdition, mais pour quelle politique? L’UE toujours? l’Euro toujours? Et l’illusion de « changer l’Europe » toujours? Il est légitime en effet de considérer que l’UE (et son bras armé l’Euro) ne sont pas réformables, car faits pour les nantis contre les autres. Il suffit de suivre les étapes de sa construction, d’y pointer l’influence US prégnante pour imaginer que hors la proposition d’une sortie de l’UE (article 50), ceci est encore une manoeuvre sans avenir tangible. Avec toute l’estime que l’on peut avoir pour M. Picketty, on sait qu’il est europhile. Et pour des citoyens comme moi, ce parti pris condamne à priori tout espoir de renouveau. Donc, une primaire pourquoi pas, mais pour quoi? Je veux espérer avoir tort.

  17. C’est implacable, en effet, d’appeler à désigner un-e candidat-e à la présidentielle que ne pourraient pas être ni M. Hollande, ni J.L. Mélenchon.
    Passons sur le premier, pour qui cet appel est un désaveu. Pour le second, plusieurs points : faire collectif est une ardente nécessité, et c’est ainsi que J.L.M. avait été désigné candidat. Il est par ailleurs regrettable qu’il n’y ait eu aucune analyse de la perte de voix du Front de Gauche entre avril et juin 2012, de moitié environ. L’ébriété médiatique dont a été, comme tant d’autres, victime M. Mélenchon n’a pas renforcé sa légitimité.
    Vouloir désigner le 1er tour de la présidentielle comme enjeu, c’est alimenter la machine médiatique, la compétition des experts prescripteurs, et les apparences de la démocratie.
    La 5ème République est bien un système à bout de souffle, alors il faut prendre d’un bloc législatives et présidentielle 2017 dans un processus de candidatures et de campagnes communes à gauche et de dispositif de candidatures croisées pour créer une représentation de gauche forte à l’Assemblée Nationale, seule position d’influence accessible et nécessaire : une centaine de députés n’y seront pas de trop !…

  18. Cette configuration aurait a minima l’avantage de permettre douze mois de débat sur ce que seraient des mesures de gauche. Si on peut distinguer un chat d’un chien, on doit pouvoir distinguer le Gattaz traduit en dialecte hollando-macronien d’un programme qui redistribue argumenté par quelqu’un qui sait ce que cela veut dire, et qui sera appuyé sur divers bords juguler l’effet des cris d’orfraies des zinvestisseurs-qui-vont-fuire, je veux dire appuyé par ceux qui à droite ont commencé à faire tilt au moment des régionales (Xavier Bertrand, Estrosi les bons jours, car sa région est un haut lieu de la redistribution, au fort taux d’emploi public)

  19. Non, effectivement, François Hollande ne représente pas la gauche. D’ailleurs qui pourrait représenter la gauche (et l’écologie) sinon quelqu’un apte à parler haut et fort contre les traités européens qui étranglent toute politique innovante sous l’austérité et la « stabilité » budgétaire, contre TAFTA, pour des mesures énergiques à propos du changement climatique couplées avec une refonte de la fiscalité, la lutte contre l’évasion fiscale, des mesures réelles (et pas des cadeaux déguisés aux actionnaires) en faveur de la relance de l’activité selon les besoins réels du pays… Donc, mettre un nom en avant n’est pas la bonne méthode, il faut déjà se rassembler sur ce que l’on veut voir porter. Maintenant, si aussi peu de gens s’impliquent et si la dispersion s’ajoute à la confusion et à la peur qui règnent actuellement, et bien, nous n’aurons pas de quoi espérer avant longtemps. Enfin, il me semble…

  20. On peut avoir le meilleur candidat. Sans programme qui réponde aux défis du monde, il sera inutile.

    Or la seule réponse réaliste, c’est une révolution sociale et de civilisation. Difficile ? Pas préparée? Certes. Raison de plus pour s’y atteler au plus vite, pour la « survie de l’espèce ».

    En attendant, ne vivons pas d’illusions, comme le rappelle ce texte: « Révolution ou soumission »: http://wp.me/p5oNrG-ixG

    1. D’un autre côté il faut avant tout mettre un pied dans l’unique entrebâillure qu’offre les présidentielles.

      On ne peut aujourd’hui en France gagner les présidentielles avec des idées trop révolutionnaires. (ça fait peur au grand nombre, qui a la trouille que le ciel lui tombe sur la tête).

      Le candidat doit donc défendre des idées de gauche molle.
      Piketty est bien placé pour ça: notoriété, charisme, pas encore pourri par le Système.

      Et ensuite s’ouvrir à autre chose que le Capitalisme… Sait on jamais.
      Nouvelle constitution … Ressources primaires propriété inaliénable de la collectivité… bon j’arrête je m’emballe un peu…

      Sinon Paul, quelle fut sa réaction à cette proposition?

      Je crains qu’une personne consciente de l’ampleur de la tâche n’hésite à endosser le costume.
      Il faut être vendu ou idiot, ou alors être un héros pour oser pareille aventure…

  21. Il viendra probablement à chacun(e) d’entre nous, une foule d’objections rationnelles démontrant la difficulté d’un tel projet. Mais à l’heure où la justice condamne à une peine de prison ferme des salariés de Goodyear (http://www.courrier-picard.fr/region/amiens-huit-ex-goodyear-condamnes-pour-sequestration-a-ia201b0n704231), ceux-là même qui avaient déjà été condamnés légalement à la mort sociale par une assemblée d’actionnaires majoritaires, avons-nous d’autres choix que de sortir du cadre ?

    Car à l’évidence, rester sur la trajectoire actuelle c’est se condamner à voir la montée des extrêmes, et l’apparition de mesures de plus en plus liberticides pour combattre la désespérance sociale. Voilà pourquoi je soutiens la proposition de Paul Jorion.

    1. Il faudra encore me démontrer en quoi ce que propose M. Thomas Piketty reviendrai à sortir du cadre.
      Je ne dis pas qu’il ne faut pas une meilleure redistribution des richesses …etc…. un nouveau new deal …etc…
      En quoi ce monsieur et ce qu’il représente mettrait un coup d’arrêt au capitalisme/propriété ou tout du moins y mettrait une laisse incassable.
      j’ai juste l’impression de revoir une relance de l’économie par la consommation qui fera le bonheur des plus riches et qui à termes leur redonnera à nouveau l’influence de retourner la situation. Bref …. Bis repetita

      1. La réforme fiscale version Piketty-Saenz etc. marquerait pour le moins un tournant, deux fois mieux qu’un Obamacare (mutatis mutandis), ce serait déjà très bien.

      2. C’est effectivement le distinguo qu’il y a entre sortir du cadre en le faisant évoluer, et détruire le cadre par la révolution.
        S’il est impossible de faire évoluer le cadre (votre bis repetita), alors effectivement la révolution au sens d’une transformation complète de nos sociétés vers l’utopie, ou plus probablement vers la dystopie, deviendra inévitable.
        Mes affects me faisant voir l’Histoire sous un jour tragique, je me dis que cela vaut la peine d’essayer une dernière fois, avant de passer à la séquence ‘sang et larmes’.

    2. Ah ? Piketty est pour la dépénalisation de la séquestration et des violences dans le cas de fermetures d’usine?
      On va créer de l’emploi dans l’industrie des gros bras, chez les patrons comme à la CGT, cool.

  22. Avant de choisir un candidat il faudrait d’abord définir un programme et une charte éthique. une expérience grandeur nature à été menée lors des dernières élections régionales en Midi -Pyrénées/Languedoc-Roussillon par la liste Nouveau Monde (http://leprojetencommun.net/). Elle a réuni malgré une conjoncture défavorable, 10,26% . Elle était la seule de la vraie GAUCHE à pouvoir se maintenir au 2° tour. Le premier travail avait été des réunions citoyennes pour établir programme et charte éthique les candidats ont été désigné après. Si on veut intéresser nos compatriotes, il faut avant de trouver l’homme providentiel, les impliquer dans la Politique. Qu’ils ne soit plus Consommateurs (une fois tout les 5ans) mais acteurs. Reste que nos institutions sont faites pour qu’on choisisse et qu’en suite l’élu puisse faire ce qu’il veux s’en rendre compte ni possibilité d’être démis.

    1. C’est plutôt une « belle » expérience, mais quelque chose me gêne par la suite.
      Pourquoi chercher l’homme providentiel ? il n’y en a pas ?
      Cet homme (ou femme) ne se trouve-t-il pas après tout en vous également ?
      Peut-être faudrait-il redistribuer aux « hommes/femmes providentiel » qui peuplent la planète le texte de la Boétie sur la servitude…

  23. Ça serait la première candidature intéressante depuis celle, avortée, de Coluche.
    Je n’y crois pas une seconde, mais je voterai volontiers T. Piketty, qu’il se présente ou non !
    Ou Paul Jorion ? Ah, il n’est ni candidat ni même français ?
    Peu importe : si je mets encore un bulletin dans l’urne à l’avenir, il portera le nom d’une personne (ou liste) dont je respecterai les compétences, les valeurs et la parole.

    1. « Je voterais volontiers Thomas Piketty ».
      Moi aussi, et c’est peut-être la seule question importante de ce débat. Se demander au fond de soi, si on voterait pour lui. Si oui, ça répond à deux questions :
      1. Il est assez « sexy » pour gagner et assez « solide » pour savoir gouverner.
      2. Ses idées politiques correspondent à ce minimum qui nous ferait dire oui plutôt que non.
      Les élections, toutes vérolées qu’elles nous paraissent, sont un des moyens, parmi d’autres, pour atteindre les nœuds du système.

  24. Quelqu’un pour qui la croissance est l’alpha et l’oméga, pour qui les inégalités sont acceptables, pour qui l’horizon de l’humanité est le partage capital/travail ? Encore ?

    1. Vous trouvez que Piketty est content que Macron nous voient tous en nouveaux Rastignac ? tous comme à la Belle Epoque ? Vous avez lu son bouquin ?

      1. Entre Rastignac et la Belle Époque y’a presqu’un siècle
        Et à la Belle Époque on était d’abord piquebouzic ou commis de ferme…

  25. De mon point de vue, l’avenir de la gauche libertaire passe par deux éléments en plus du volet fiscal sur lequel Piketty a produit un projet égalitariste assez conséquent. Un des volets concerne la délégation de pouvoir, le savoir faire en démocratie participative, y compris l’avancée de cette démocratie DANS les organisations (entreprises, partis…).
    Le second point concerne la redistribution d’activité, le plus puissant levier contre le chômage. On pourrait parler de société d’assistance mutuelle, à l’opposé d’une société d’assistanat.
    Piketty est clairement orienté « délégation de pouvoir », c’est à dire plutôt gauche libertaire. Son positionnement sur la démocratie participative est net.
    « … il faut miser sur la démocratie jusqu’au bout. Il faut s’habituer à vivre avec une croissance faible, et sortir des illusions héritées des « trente glorieuses », où la croissance allait tout régler. La réflexion sur les formes concrètes de la démocratisation de l’économie et de la politique, sur la façon dont la démocratie peut reprendre le contrôle du capitalisme, cette réflexion ne fait que commencer. Il est urgent de développer des institutions réellement démocratiques, au niveau européen comme au niveau local, avec de nouveaux modes de participation collective aux décisions et de réappropriation de l’économie. »
    Mais si on creuse un peu ce sujet, il n’y a pas grand chose derrière la façade et le risque de n’en rester qu’aux bonnes intentions est fort.
    Je ne vois pas grand chose dans son discours qui se rapporterait à une société d’assistance mutuelle.
    Conclusion, je ne crois pas que Piketty puisse nous apporter autre chose qu’un espoir vain.

      1. Tirage au sort Troncal, tirage au sort !
        Il n’y a quasiment aucune chance, ainsi, de tomber sur pire que ce que nous avons eu jusqu’à présent.

    1. Quel autre moment pour un effet de concrétisation des premières mesures d’une Europe sociale ? A l’heure des migrants quelle meilleure pente ?

  26. Les Français n’aiment pas les intellectuels d’apparence honnête comme Piketty qui leur montrent leur image dans un miroir car elle n’est pas très belle, cette image.

    Les Français sont programmés pour servir une élite qui aime le grand capital et son cortège de privilégiés. Il suffit de se rendre à Paris et de voir avec quel mépris l’élite (bien habillée, bien chaussée, bien « marquée ») considère « le petit « . En France, on veut avoir et être vu. La liberté ? C’est la liberté d’avoir, de posséder : une liberté qui n’en est pas une en fait.

    La France est décevante. Elle n’est plus le pays des Droits de l’Homme. Les mots « liberté, égalité fraternité » sont devenus vides de sens en France. J’habite à 10 minutes à pied de la frontière française et c’est avec un réel malaise aujourd’hui que je franchis cette frontière.

    1. « Les Français n’aiment pas les intellectuels d’apparence honnête (…) »
      « Les Français sont programmés pour servir une élite qui aime le grand capital et son cortège de privilégiés. »
      Je suis Français, je ne me reconnais pas dans ces deux généralisations.

      « La France est décevante. »
      Maître EOLAS a une jolie formule : « En matière de droits de l’homme, la France est croyante mais non pratiquante ».

      A mon sens ce n’est pas la France qui est décevante mais son « Elite » qui l’a trahie sans vergogne et sans remords… L’état d’urgence n’est pas le fait des « Français » mais du gouvernement et de la députation.

      1. Pendant que la grosse étoile rouge s’étiole, une grosse étoile sombre est en train de se former. L’attracteur intellectuel autoritaire est en pleine mutation, attirant à lui des fragments de la désintégration politique de tous bords en cours. Et ce n’est pas que chez nous. Le dernier titre, lucide, de Bowie, c’est Blackstar!

      2. Le jour ou un sondage vaudra un référendum, votre argument aura du poids Mr Vigneron.
        Je vous pense trop intelligent pour l’ignorer, ce qui me fait douter de la bonne foi de vos interventions.

  27. Un appel d’air que cette tribune pour une primaire pour le PS! Un mouvement qui pose un jalon post leurre constitutionnel à venir (et qui finira tres mal pour l’executif).
    Mais le piège ne réside t’il pas à ce stade dans la recherche du candidat providentiel?
    Tactiquement il vaut autant s’appuyer sur les statuts du PS que de contester la légitimité d’Hollande.
    Pour autant désigner à ce stade le « meilleur candidat » me semble contre productif.
    Car précisément ce dont souffre le pays c’est une polarisation sur les individus et une abscence d’alternative politique. Enfin permettre le vrai renouvellement les parlementaires (pyramide des ages et sociologie) via des regles paritaires de non cumul, non renouvellement, et barrière aux conflits d’interêts public-privé.
    ll faudrait aussi sur le long terme sortir de cette religion cyclique quiquennale. Celle ci provoquant une régression générale des électeurs comme autant d’enfants au pied du sapin attendant l’homme providentiel et se bienfaits.

    1. Encore quelques années à ce régime et je pense que les Français seront mûrs pour préférer élire une IA en guise de législateur, l’exécutif viendra ensuite, une IA providentielle bien sûr, on votera juste pour choisir son petit nom, Napoléon, de Gaulle, Pétain, Mitterrand, Capet XIV, Boulanger…

  28. Si le constat est correct, la conclusion me semble quelque peu hasardeuse même si l’idée pourrait paraître bonne en soi.
    Je ne vois pas Thomas Piketty s’embarquer dans une telle galère, je parle ici du panier de crabe que représente l’appareil politique et médiatique. Thomas Piketty est un brillant économiste, pour lui décider de faire le grand saut vers une activité politique qui lui est totalement étrangère peut être très lourd de conséquence. Il va entrer dans un univers fait de compromis de renoncements, de magouilles et de coups bas. Thomas Piketty n’est bien sur pas né de la dernière pluie mais Je doute qu’il soit préparé à cela et même si il le décidait je ne sais pas si il possède la stature et le charisme nécessaires pour rassembler. Certes il serait perçu comme un nouveau souffle dans un système a bout de course mais je crains que justement parce que ce système est en phase final on ne lui fasse pas de cadeau… Est il suffisamment armé pour y faire face?
    Tout cela ne s’improvise pas et

  29. excellente idée
    c’est quelqu’un de vierge politiquement et de crédible
    mais est-ce qu’un destin à la Varoufakis ne lui fait pas peur?
    qui ne tente rien n’a rien: je vous soutiens en tout cas

  30. Excellente analyse.

    Piketty n’est pas du sérail, mais c’est justement ce qui lui donne des chances. Car de deux choses l’une, ou bien on continue de considérer qu’il faut continuer à raisonner dans les termes de la politique politicienne et alors il n’y plus qu’à aller se coucher en attendant les résultats du second tour des élections présidentielles, ou bien l’on pense qu’il y a une fenêtre qui s’ouvre en ce moment même pour rebattre les cartes à gauche et soutenir la nécessité de la candidature de Piketty.
    Piketty c’est un peu le chaînon manquant de la gauche actuelle, une gauche qui existe dans les débats d’idée et dans le coeur des hommes et des femmes du peuple de gauche mais une gauche qui de fait était paralysée, coincée qu’elle était entre un PS frondeur spécialisée dans les coups d’épée dans l’eau et un Mélenchon incapable de rassembler au delà de son camps, car trop clivant ne serait-ce que dans sa façon de s’exprimer, toutes choses qui occupaient jusqu’ici le devant de la scène politico-médiatique, ce qui doit changer.

    Piketty présente un profil d’homme raisonnable, pondéré dans son expression (j’avais eu ce sentiment lorsque je l’ai entendu à la Maison des Métallos, présenter son livre : Le capital au XX ème siècle) modeste et pourtant de grande envergure intellectuelle ( jusqu’aux USA où il a une influence dans le débat intellectuel, ce qui n’est pas rien !), pas encore très connu du grand public français mais ce ne doit pas être un handicap, car dans une période comme la nôtre où la confiance que l’on porte aux politiques est à son plus bas niveau, Piketty ne peut justement apparaître comme doté de qualités remarquables, comme homme de conviction, vraiment de gauche car faisant du combat contre les inégalités son cheval de bataille, et sachant trancher dans le vif le cas échéant sur des choses essentielles, ainsi en témoigne sa prise de position contre le déni de démocratie en quoi consiste la proposition de déchéance de la nationalité avancée par Hollande. Bref, pour moi son entrée en politique à gauche ne présente que des avantages.

    1. correction « Piketty ne peut justement qu’apparaître comme doté de qualités remarquables « 

    2. « Piketty c’est un peu le chaînon manquant de la gauche actuelle, une gauche qui existe dans les débats d’idée et dans le coeur des hommes et des femmes du peuple de gauche mais une gauche qui de fait était paralysée, coincée qu’elle était entre un PS frondeur spécialisée dans les coups d’épée dans l’eau et un Mélenchon incapable de rassembler au delà de son camps, car trop clivant »…

      Gauche, gauche, gauche..Mais rassembler au-delà de son camp… lequel la gauche? C’est vrai que parti de gauche, c’est plutôt clivant comme nom. Il y a la place à droite comme à gauche pour une alternative, et il faut se présenter à l’électorat pour le rassembler, alors inutile de sautiller sur une jambe, il faut bondir avec l’appui de tout le peuple de France pour sauver ce qu’il y a à sauver. Cette référence à la latéralité me parait de plus en plus inadaptée à un pays qui se cherche et a besoin de confiance pour avancer. La gauche contre la droite et l’extrême droite…il n’y a que des partis de droite, sauf que l’un se dit de gauche et l’autre d’extrême droite, mais pour gagner faut être centre-droit. Bref, pour gagner, en 2017, il y a la place pour une personnalité forte contre Hollande, Sarko, Juppé, le Pen (héritière ce qui peut rapidement blaser certains de ses électeurs en cas de candidature’alternative séduisante). Ce qui est encourageant c’est le taux d’abstention qui montre que le Pen n’a pas tant convaincu, et les électeurs sont volatiles, le tout est de se démarquer des partis, une personnalité indépendante peut espérer 70 %, un boulevard, sur ses deux jambes! Pour Piketty, il peut jouer la carte primaire à gauche, il a été proche du ps, de Rocard et Royal et se dit de gauche à chaque occasion…c’est déjà un passif, il aura tout intérêt à laisser à d’autres cette appellation pour ne pas avoir cette image de déjà-vu.

      1. Erreur dans mes propos, le fn ne se dit pas d’extrême droite, c’est une étiquette des médias.
        L’étiquette « de gauche » rebute plus qu’elle ne séduit, surtout chez son électorat traditionnel (ménages modestes). Pour se revendiquer de gauche aujourd’hui, faut pas avoir subi la crise des dernières années.

  31. J’aime beaucoup le travail que fait Thomas Piketty depuis des années. Ce serait une excellente nouvelle qu’il soit candidat à la présidence, et encore meilleure qu’il soit élu…
    Mais :
    – Thomas Piketty est bien trop intelligent pour l’électeur moyen. Sans tomber dans un élitisme outrancier, quand on se rappelle que Sapin, ministre des finances sans finesse avait pour seul jugement sur son bouquin « le capital au XXIe siècle » qu’il était « trop lourd », et ne l’avait pas lu, on peut douter de la capacité de T. Piketty à contrer les discours simplistes démagogiques de gens tels que M. Le Pen, N. Sarkozy, J-L Mélenchon etc.
    – Thomas Piketty refusera les compromis(sions) indispensables pour gager une élection truquée, car elle se joue entre les partis, et non entre les citoyens. Nous sommes dans une « particratie » comme le dit très justement David Van Reybrouck (Demain, de CYril Dion, actes sud, page 257 et suivantes). Il a refusé la légion d’honneur… un monsieur comme ça ne peut pas magouiller ce qu’il faut pour se faire accepter comme candidat d’un parti.
    – Cela dit, s’il se constitue un comité de soutien, s’il y a un mouvement de contribution à la rédaction d’un programme qui ne soit pas une lettre au père Noël et prenne en compte la réalité technique, internationale etc. d’aujourd’hui, je mouillerai la chemise pour y participer …

    1. Les mauvaises langues disent qu’il aurait refusé la breloque pour signifier au jury du « Nobel » d’économie qu’il refuserait son prix. Bref c’est le seul Prix Nobel du monde de l’histoire de tout l’univers qui ait refusé son prix sans qu’on lui ait donné ni donc avoir eu à le refuser. Le Seul c’est lui. Et, marginalement, il en profitait pour souffleter négligemment le Président-de-la-République-Chef-de-l’Etat-de-la-Patrie-des-Droits-de-l’Homme-de-l’Histoire-de-Tout-l’Univers et se poser en challenger potentiel. Coup double.
      Rareté maximale, anticipation maximale,, économie de moyens maximale, productivité maximale, Piketty ? un rêve néoclassique.

    2. « Thomas Piketty est bien trop intelligent pour l’électeur moyen »

      Dans ce cas comment expliquez-vous que Giscard d’Estaing fut élu en 1974 ?  » Inspecteur des finances, polytechnicien, le « colin froid » brocardait la chanson de Gilbert Lafaille.
      Il lui a presque suffi d’une réplique lors de son débat télévision avec Mitterrand dans laquelle il répliquait à ce dernier « vous n’avez pas le monopole du coeur » et de jouer un peu d’accordéon, pour apparaître un peu plus humain et faire la différence. Je caricature à peine. Piketty n’aura pas besoin de jouer de la flute, il lui suffira d’être lui-même, intelligent et cohérent, animé du souci du bien commun, autant de qualités négligées en période florissante mais recherchées quand les choses vont plus mal.

      Concernant ses aptitudes au débat, on n’a pas encore vu Piketty débattre avec un ténor de la politique politicienne dans un débat très médiatisé et en période électorale, donc la prudence nous imposerait plutôt il me semble de ne pas préjuger de ses talents oratoires, non ?
      Perso j’aurais plutôt tendance à penser qu’il pourrait faire qu’une bouchée des hommes de peu de conviction et aux idées pas très claires et de courte vue qui se disputent aujourd’hui dans l’arène politique. Ne pas oublier qu’en politique, il y a les idées, les valeurs, mais aussi et surtout tout un contexte qui éclaire, renforce ou affaiblit les positions des différents candidats en lice.

      Il me vient à l’esprit une pensée de Lao T’sseu.
      Lao T’sseu, penseur chinois des royaumes combattants sous l’antiquité chinoise, époque on ne peut plus trouble, où régnait la lutte de tous contre tous, où l’éthique battait de l’aile, où les mots ne collaient plus à la réalité des choses, autrement dit, toutes proportions gardées, une période un peu comparable la nôtre pour ce qu’elle recelait de chaos. Le penseur taoïste chinois dans son manuel taoïste à l’usage des princes — le Lao T’sseu, dit ainsi en substance que c’est dans ces époques troubles ou l’éthique et la justice sont bafoués, que les hommes droits et justes émergent du lot et deviennent indispensables. Et c’est là que je me dis que Piketty pourrait être : « the right man in the right place, at the right time ». Marine Lepen est la réponse versant négatif au désarroi qui s’est emparé de beaucoup de nos contemporains, Thomas Piketty pourrait incarner au contraire le versant positif. Il n’est jamais écrit d’avance que le pire doit arriver.

  32. Rassembler la gauche française, c’est compter sur des alliés aussi fiables que des socialistes repentis, les communistes et EELV.
    Bon courage !
    Mélenchon en a fait l’amère expérience. De plus, la presse française a réussi son coup, qui l’a systématiquement flingué. Lui et le parti de gauche ne font plus partie des options.
    Le rapport des Français à la politique est tel que Piketty irait au casse pipe. Ma conviction, et j’en suis le premier consterné, est que Piketty ne serait pas le représentant de la gauche, suicidée par Hollande, mais celui d’une élite éclairée très minoritaire.
    Aucune chance. Mais il n’y a semble-t-il rien d’autre à essayer.

  33. Belle suggestion !
    personnellement j’aurais preferé Emmanuel Todd , mais bon…le courage et la lucidité ne me semblent plus tellement caracteriser » l’establishment de gauche » qui laisse encore une fois l’occasion de reprendre des couleurs… alors todd ce serait peut-etre un vin trop fort …alors pourquoi pas Piketty ? mais à titre de reverie utopique et grisante, je me plais à imaginer un mouvement de citoyens decidés à soutenir E Todd jusqu’au deuxiéme tour des elections presidentielle ! voila qui ranimerait l’enthousiasme de beaucoups en france (et meme au dela…) voila…voila… de toute façon si Piketty se lançait , je le soutiendrais quand meme, il n’est pas si mal et puis il connait son sujet et à, lui aussi, une renommée internationnale. Mais bon il restera tout de méme en deuxieme sur ma liste.

    1. J’ai un grand respect pour Emmanuel Todd, mais une personne ayant soutenu des thèses telles que les siennes sur le sujet du terrorisme islamique et la manifestation du 11 janvier n’a pas la moindre chance à l’élection présidentielle (qu’il ait tort ou raison, d’ailleurs).

      Il faut lire les sondages sur les motivations de vote à la sortie des urnes… Qu’on le déplore ou non, aucun candidat susceptible d’être facilement dénoncé comme faible ou naïf sur les questions de terrorisme, de sécurité, d’immigration, etc., ne pourra être élu.

      Ça ne veut pas dire qu’il faut appliquer le programme du FN à sa place. Mais tout candidat qui semble prêcher pour des frontières ouvertes à tous vents ou chercher des excuses socio-économiques aux tueurs de citoyens français se grille pour la présidentielle.

      1. Monsieur Marcel , j’ai bien peur que vous parliez sans savoir au sujet de monsieur Todd que vous « repeignez » en naif de gauche idealiste et inconsequent.
        Vous reprenez les attaques injustes des mediocres et suivistes plumitifs mediatiques (trops contents sans doute de regler son compte à celui qui sans lacheté osa lever le voile ideologique (qu’on pourrait appeler  » gauche petainiste ») sous lequels ils cachent, ces cuistres, leurs inconsequences, leurs incompetences,leurs rereniements et pour tout dire , leurs hypocrisies…
        Je ne vous ferai pas l’injure de vous ranger dans ce morne troupeau…alors ne vous y rangez pas vous meme .
        Moi aussi, je respecte Emmanuel Todd dont je suivais les interventions(conferences et interview) avec beaucoup d’attention, et je dois l’avouer, avec un peu d’espoir dans le rare spectacle de l’intelligence humaine.
        Comme ses multiples adversaires vous deformez ses pensées, qui à moi, m’apparaissent comme etants particulierements pragmatiques et justifiées par les temps troublés qui sonts les notres.
        je percoit le » realisme cynique » qui marque votre annalyse politique ( en gros : les francais sonts des veaux abrutis par les medias , alors suivons le mouvement …) comme un indice de soumission intellectuelle à courte vue… regardez autour de vous ces francais qui souffrent ( quelle que soit leur « origine ») et vous vous appercevrez peut-etre en plus qu’ils ne sonts peut-etre pas aussi betes ni cruels, que vous vous complaisez à vous les representer.

      2. Je suis partisan du réalisme et du choix du moindre mal compte tenu des contraintes des situations réelles, mais je ne suis pas un réaliste cynique au sens où on l’entend généralement (amoralisme, ou pessimisme méprisant systématique pour les motivations humaines). Je ne crois pas non plus que Todd soit naïf, puisque justement, notamment sur la question de la Russie, je le vois nuancé et réaliste là où je pense que d’autres tombent régulièrement dans un excès d’idéalisme moral qu’instrumentalisent des propagandes. En fait, si j’étais seul à voter, c’est effectivement un Todd plutôt qu’un Piketty que je mettrais à l’Élysée, à choisir.

        J’ai juste écrit qu’il faut tenir compte de la réalité des motivations de vote, sans diaboliser ni idéaliser le peuple français. Franchement, face aux discours sécuritaires et flattant leur électorat dans le sens du poil d’un Sarkozy, d’un Hollande, ou d’une Lepen, vous imaginez Todd sur un plateau de télé en train de raisonner et d’entrer dans les nuances pour tenter d’expliquer que la France du 11 janvier et du je-suis-Charlie est une France rance de cathos zombies ou de gauche pétainiste ? Vous croyez que ça va convaincre 50 % de Français, ou même simplement ne pas les repousser, à défaut de les convaincre ? Je me trompe peut-être, certes, mais je n’y crois pas une seule seconde.

  34. ne vaudrait-il pas mieux un parti de gauche pan-europeen autour par exemple de M Varoufakis?
    N’est-ce pas là (l’Europe) que se trouve le vrai niveau de pouvoir qui peut changer notablement et durablement les choses?
    Un belge bruxellois qui voudrait voir le monde en grand

  35. Bonjours à vous tous.

    Il n’y aura pas de primaire à gauche sans le renoncement de Hollande. (improbable)

    La seule agréable surprise serait l’annulation de ces élections, le temps d’une refonte de la cinquième qui n’a plus rien à offrir à part le terrorichme…

    Pour cela, il faudrait autre chose qu’un coup de pouce extra-parlementaire.

    Les gauches et les droites ont ce double problème de personnalités et d’idéologies. Pire, ils n’ont aucun intérêt à éclaircir leurs positions sans se couper de leurs partisans.

    Nous sommes des vendeurs d’armes et de sang, et les paradis fiscaux nous mènent par le bout du nez. Êtes-vous sûre que Piketty assumera ce rôle ?

    De plus, le FN a déjà gagné, c’est le seul parti qui n’a pas besoin de se faire élire pour voir sa politique mise en œuvre !

    2015 n’a visiblement pas était suffisamment explicite, le rattrapage, c’est maintenant et jusqu’en 2017.

    Impuissant et Président par défaut, voilà l’enjeu 2017.

    Un bon comédien fera l’affaire. Hollande à toutes ses chances.

  36. Allons-y pour la Primaire. Il faut bien un peu de spectacle, de l’amusement, notre époque est tellement triste et tendue. Vous les prenez encore au sérieux, Hollande et compagnie?
    Surtout Hollande, ou Sarkozy avec son Sarko-show……
    On me dit: Juppé ferait l’affaire, il est sérieux, sincère. Héhé, la sincérité en politique……
    J’ai rencontré Juppé à plusieures reprises et je peux affirmer qu’il s’agit d’un véritable homme d’état; mais il fait partie du club des anciens de la clique RPR, il n’apportera rien de fondamentalement nouveau, il ne sera qu’un homme de transition – mais vers quoi?

  37. Thomas Piketty et Olivier Besancenot se sont retrouvés le 15 juin dernier, au CICP, Paris

    Première partie : https://youtu.be/jewoam0jdyo
    Deuxième partie : https://youtu.be/QIuI9I2Kdvw

    Pragmatique, éclairé – et pour surfer dans la tempête ? de qui s’entourera t-il ?
    le monde politique en France étant pour l’heure grillé
    Piketty bosse déjà pour Podemos. Aperçu:
    « J’ai une sympathie particulière pour Podemos, car je pense que nous avons besoin d’un renouvellement des pratiques démocratiques en Europe. Cela dit, il est bien clair pour tout le monde que Podemos et le PSOE ne peuvent gagner qu’ensemble, donc je parle aux deux. Nous avons besoin d’un changement de gouvernement en Espagne afin de faire bouger l’équilibre politique en Europe et démocratiser le fonctionnement de la zone euro, notamment avec la création d’un parlement de la zone euro pour superviser les politiques budgétaires, et c’est cela le plus important pour moi. Concrètement, la première différence entre l’Espagne et la Grèce est d’abord la taille du pays: si l’on additionne l’Espagne, l’Italie et la France, on a 170 millions d’habitants (contre 80 millions pour l’Allemagne), près de 5000 milliards d’euros de PIB (contre 2.900 pour l’Allemagne), et près de 50% des droits de vote au MES (contre 27% pour l’Allemagne). »

    1. Une fusion avec l’Allemagne, kamême, ce serait plus bandant que ces calculs d’apothicaire pseudo hollando-réformiste, monsieur Piketty… Un peu de souffle, enfin merde quoi.

  38. Il est vrai que le quatuor Sarko, Juppé, Hollande, Le Pen, c’est flippant.
    Mais c’est l’aboutissement d’un système présidentiel à bout de souffle.

    Dès lors on peut rêver de Podemos ou de Syrisa sur la fêta.
    Il en faudra, je le crains, plus que cela.
    On est dans une impasse. Marine LP a ses chances car n’ayant jamais gouverné.

    Et comme disait Terry Pratchett:
    « Si on installait un commutateur dans une caverne n’importe où, puis qu’on le flanquait d’un écriteau disant « Commutateur de fin du monde. PRIÈRE DE NE PAS TOUCHER », la peinture n’aurait même pas le temps de sécher. »

    1. Il est vrai que le quatuor Sarko, Juppé, Hollande, Le Pen, c’est flippant.

      C’est sûr qu’avec un quatuor Pompidou/Poher/Duclos/Deferre un an après 68, y’avait de quoi s’enthousiasmer.

  39. Revenir à l’essentiel. Au cadre.
    Au cadre dans lequel pourraient prendre place une campagne présidentielle d’abord et une politique gouvernementale ensuite. Je ne crains pas de répéter au risque de lasser ceux qui se régalent ici de jeux politiques et de petits mots prétendument d’esprit que l’urgence écologique oblige à repenser le cadre. A REPENSER LE CADRE.
    Le choix du candidat n’est même pas secondaire car il vient après tant d’autres questions. D’ailleurs dans une constitution digne de nous séduire, tout élu serait révocable, n’est-ce pas ?
    Le cadre vous dis-je. Mais quel cadre selon vous ?

  40. Piketty candidat aurait peut-être le mérite de ramener un peu d’orthodoxie socialiste dans le débat, quoi qu’encore il faille parier sur l’hypothèse (optimiste) qu’il ne se décompose pas face à ses adversaires comme a pu le faire un Tsipras… Pas gagné à mon avis.

    La question qui demeure par ailleurs est de savoir si l’orthodoxie socialiste est encore à propos de nos jours ou s’il ne faudrait pas un programme quelque peu plus radical que la solution miracle de « l’impôt magique de Piketty » pour faire face aux enjeux présents et à venir. Là encore, il faut une bonne dose de foi pour y croire.

    Ceci étant dit, ne croyant personnellement plus depuis belle lurette au mythe de la représentativité des élus, vous pouvez bien choisir le héraut qui vous plaira, qui se chargera ensuite de respecter ou pas le mandat que vous lui aurez confié, ça m’est à peu près égal. Je n’entrevois aucune solution favorable dans ce type de scénarii, qu’ils impliquent Piketty ou un autre.

    1. Ajoutons à cela, pour la bonne bouche, que si vous voulez vraiment que ce soit la politique de Piketty qui soit appliquée, ce n’est pas au poste de président qu’il faut chercher à l’installer mais à celui de premier ministre, en espérant encore qu’il ait une majorité pour le suivre.

  41. Bonsoir,

    Une primaire pour promettre aux électeurs que leur vote sera respecté une fois élu ?

    Piketty le brillant qui croie au retour du plein emploi.
    population en age de travailler : 28, 5 million
    population travaillant dans la fonction publique : 6 million
    population en age de travailler dans le privé : 22,5 million
    population en situation d’inscrit à contrôle chômeur: 6 million
    population en situation de RSA: 1,4 million
    +500000 titulaires de l’AAH+ les invisibles moins de 25 ans et autre
    soit 14 million de travailleurs dans le privé pour 8 millions de personnes sans emploi ou sous employées.

    Le monde marche à côté ses pompes et mes contemporains avec en festivant.

    1. Il faut mettre tous ces chiffres en regard de ceux du stock d’emplois disponibles sur une période équivalente pour qu’ils soient complètement significatifs.

      Ceci dit, j’ai dans l’idée (pour m’être moi même livré à l’exercice, avec un amateurisme confondant, je vous le concède) que la mise en parallèle de ces chiffres de l’offre et de la demande constituerait un argument plus critique que tout autre vis à vis de ces politiques dépassées.

    2. Piketty le brillant qui croie au retour du plein emploi.

      Tout le problème est là. Plein emploi = zéro perspective.

      1. Et le néo-artisanat ne renferme pas seulement que de l’artisanat, c’est aussi de la créalisation (celui qui utilise ce qu’il a créé)
        Il s’agit ici du plein emploi des capacités des gens en ayant comme objectif : dans 50 ans, l’inéluctable énergie solaire.

      2. bien vu james

        néo-artisanat = néo-pauvreté = disparition des services publics faute de financement = économie de survie = tiers monde.

      3. Dominique, tu préfères sans doute ça au néo artisanat
        « – Mille euros par mois et une machine qui fait la moitié de votre travail. Ça vous convient ?
        – Ça colle, mais il faudra mettre une machine de plus ! »
        Mais ça c’était avant le nouveau paradigme en marche

      4. Si mon travail robotisé a un impact positif sur la planète, oui je suis pour, et ce n’est pas en contradiction avec le nouveau paradigme!

        En quoi les machines en elle même sont elles néfastes?

      5. Je ne suis pas opposé à la technologie ni aux machines. Ce qui compte est ce qu’elles nous apportent par rapport à ce qu’on y met de ressources.
        L’ère capitaliste industrielle et financière basée sur une économie de marché qui touche tout doucètement à sa fin, nous a donné la maîtrise des matières premières. Aujourd’hui, nous devons maîtriser la technologie pour créer une façon de penser, un paradigme encore valable dans mille ans.
        Il est clair comme le disait Einstein que ce n’est pas le mode de pensée qui a créé les problèmes dûs, entre autre à la technologie, qui va pouvoir les résoudre.
        C’est pour cette raison qu’il faut inventer d’autres choses, entre autre un nouvel artisanat dont on connaît à peine les contours.
        Il s’incrit dans une relocalisation de l’économie capable de répondre à plus de besoins avec moins de ressources dépensées.
        Je voterai pour un homme politique qui défendra cette idée, si Piketty va dans ce sens, alors va pour Piketty.
        C’est ce que je voulais dire plus haut lorsque je disais « moi, je vote pour moi »

      6. Dominique tu n’as pas compris la subtilité du message qui était de l’humour pour dire que le marché de dupes, on n’est pas dupes justement.
        Et sache que la révolution est déjà en marche, et que ce néo artisanat en train de germer un peu partout, même si c’est timidement pour le moment, le démontre.
        Toi tu voudrais le tuer dans l’oeuf avec ta révolution fantasmée, et en découdre avec ceux qui ne pensent pas comme toi, quitte à envoyer une armée pour éliminer tous les résistants qui eux ont déjà franchi le cap. Et ce qui te dérange c’est que l’état ne pourra pas les presser comme des citrons. Décidément ta révolution elle manque d’allure et si tu trouves un candidat pour te suivre c’est qu’il est suicidaire.

      7. Mais je ne veux rien moi, hein! J’expose une idée, et n’ai aucun pouvoir.

        Je dis juste qu’une révolution consistant (entre autres) en la Nationalisation des Ressources Primaires devra se faire.
        Car, à défaut, le « néo-artisanat » aboutira à un nouveau tiers monde, comme le continent africain, ou … la Grèce.
        C’est simplement logique. Réfléchissez 5mn!

        On est pas dans un monde de bisounours! Le jour ou la réalité vous rattrapera ça fera mal.

        Pour l’instant nos systèmes sociaux/ services publics/infrastructures tiennent pour ainsi dire par la magie de la dette! Sinon ce serait la Grèce chez nous.
        C’est ça que vous voulez avec le « néo-artisanat » ? Ah ben merci beaucoup…

        Je ne sais si Piketty en est conscient. C’est ça le problème, personne n’est conscient de cet enjeu. Il faut attendre d’être dans la m…. jusqu’au cou pour réaliser, et encore on ne comprend pas ce qui nous arrive.

        J’entendais le désenchantement des tunisiens après leur « printemps ». Eux non plus n’ont pas compris que le Pouvoir est dans la Propriété des Ressources…

      8. Michel,

        « …économie de marché qui touche tout doucètement à sa fin, NOUS a donné la maîtrise des matières premières. Aujourd’hui, NOUS devons maîtriser la technologie pour créer une façon de penser… »

        Là ou vous vous plantez complètement est que NOUS n’avons aucun pouvoir sur les matières premières et la technologie.

        Ce sont EUX (leurs propriétaires) qui le détiennent.
        Vous pouvez penser tant que vous voulez, mais sans la Propriété de ces choses là vos pensées ne mèneront nulle part.

        Ce qui vous leurre est que ce dernier siècle EUX et NOUS avons eu un intérêt commun à coopérer (EUX apportant le Capital, et NOUS le Travail).

        Mais cette époque est révolue!

        Et EUX gardent le Capital, qui d’ailleurs a bien gonflé grâce à NOUS.

        Et sans ce Capital, notre Travail ne vaut que des queues de cerises!

      9. Nos systèmes sociaux/ services publics/infrastructures tiennent en ponctionnant tellement ceux qui travaillent réellement qu’à ce train là il n’y aura bientôt plus personne pour faire tourner ce que tu appelles de tous tes voeux : encore plus d’état. C’est toi qui vit au pays des bisounours. C’est de cette illégitimité dont il est question, cet état devenu tellement prédateur et absurde, de concert avec les pilleurs des Ressources que l’économie est en train de s’effondrer

      10. James,

        « Nos systèmes sociaux/ services publics/infrastructures tiennent en ponctionnant tellement ceux qui travaillent »

        Tu dénonces là le fait que les propriétaires du Capital les financent toujours moins. De plus ils engrangent les intérêts de la dette, et les plus valus, dividendes….

        Toujours plus au Capital, toujours moins au travail.

        A la fin, EUX détiendront tout, et il n’y aura plus un sous pour financer les services publics, etc…

        Restera les néo-artisans, fauchés. => tiers monde.

        Comprends tu ça au moins, même si tu souhaites diminuer le financement du social?!!

      11. Je comprends surtout que sans ces pseudo élites soi disant démocratiquement élues bien que ne représentant pas les « citoyens », il serait impossible de voler le fruit du travail de ceux qui font tourner l’économie, qui ne sont ni les banques ni la finance ni les politiques. Financer le social de cette façon revient à légitimer cette caste de politiques, soi disant représentants de l’état, qui n’ont qu’un objectif : leurs seuls intérêts. Et toi tu veux une révolution pour les renforcer

      12. James, je n’ai rien compris de ton dernier post. Toi aussi sans doute…

        Encore une fois je ne « veux » pas de révolution, je dis que c’est une nécessité. De même que pour avancer il faut mettre un pied devant l’autre.

        Ensuite une révolution n’est pas synonyme de sang. C’est plutôt l’absence de révolution qui en est le synonyme au vu des massacres perpétuels du système actuel, auquel tu es très attaché. Bizarre, bizarre…

      13. James,

        Dans ta conception des choses comment vois tu le financement de l’Etat ? (infrastructures, hôpitaux, éducation, protection sociale (santé retraite), justice, police, armée, …

        Si on ne prélève pas sur le Travail (ce en quoi je serais d’accord), on finance ça comment? Sur le Capital, la propriété ?

        Ou alors si on réduit l’État à sa plus simple expression:
        Qui fait le boulot, financé comment ? (sachant que les néo artisans sont fauchés)

      14. Mais oui bien sûr, ce néo artisanat il faut l’étouffer dans l’oeuf en le pénalisant : charges et autres contraintes fiscales écrasantes. Pendant ce temps les dinosaures font des bénéfices colossaux, mais leurs impôts sont ramenés à zéro euro ou presque, en toute légalité.
        Il n’empêche que c’est dans ce néo artisanat que l’on peut espérer voir ce pays se relever, et certainement pas dans cette abominable façon de dire aux gens : on vous assiste (si vous votez pour moi). Partager un quignon de pain avec son voisin, c’est beau le lien social camarade ! C’est ça ta révolution, de l’acharnement thérapeutique et faire croire aux gens que le père noël va les sauver.

      15. James,

        Je n’ai rien contre le néo-artisanat, je dis juste que c’est très insuffisant pour faire Système économique.
        Ce n’est donc pas en soi la solution.

        Je suis, comme toi, (et Piketty il me semble) contre la taxation du Travail.

        Et financer l’État par des taxes sur le Capital, en proportion de ce qu’il devrait rapporter, de sorte à ne pas le laisser dormir. Car il n’y pas pire gâchis qu’un outil non utilisé.

        D’où la question que je t’avais posée, et que tu as éludée. (mais c’est pas grave)

      16. Néo-artisanat= agriculture de conservation
        http://agriculture-de-conservation.com/spip.php?page=sommaire
        En considérant ces agriculteurs comme les artisans de la nourriture, on peut dire qu’ils font partie des néo-artisans.
        Pourquoi?
        Tout simplement parce que ce sont ces agriculteurs qui l’ont mise au point d’abord pour des raisons techniques, érosion, semelle de labour, coulée de boue , embourbement, voir glissement de terrain, ensuite pour des raisons économiques, moins d’intrants, moins de fluel. Ils font leur beurre sur ces économies qui sont conséquentes.
        Pendant longtemps, l’inra, le gouvernement, le système économique n’ont pas bougé d’une semelle, heureusement aujourd’hui Stéphane Le Foll les soutient et l’inra reprend les résultats pour les diffuser.
        Ces agriculteurs ont eu besoin de savoir, savoir faire, savoir être, savoir écouter, savoir communiquer etc…, c’est pour cette raison que le savoir prend de plus en plus d’importance face à l’économique.
        Nous sommes en présence d’informations qui sont créées à la base et qui remontent au sommet, même que l’un des artisans de cette agriculture nous demande de réaliser des couverts de légumes dans nos potagers et de faire remonter les résultats, je ne vais pas m’en priver.
        Si cette agriculture est encore marginale ce n’est pas à cause de la finance ou de l’économique mais à cause de la non conscientisation des autres agriculteurs des possibilités qu’elle recelle et qu’elle créera encore dans l’avenir, d’où l’importance de la communication des savoirs.
        Nous devons nous inspirer de cet exemple pour l’étendre à tous les « secteurs » de notre société. Nous devons nous prendre en charge et créé un système émancipateur qui respectera l’autre et réparera la planète sans attendre qu’on nous dise de que nous devons faire.
        Peut-être alors les ressources primaires reviendront-elles dans le pot commun.
        Si la gauche veut se reconstruire ce sera à mes yeux sur ces bases ou ce ne sera rien.

      17. Et un autre exemple appliqué dans un autre secteur d’activité. Fin de l’idéologie de la facilité; encourager la médiocrité sous prétexte d’égalité ne sera jamais la solution, c’est de la propagande idéologique. L’avenir c’est le néo artisanat, les indépendants et les petites entreprises qui sauront s’organiser en réseaux autonomes face à l’Etat et les dinosaures.

        Il faut un peu d’état mais « mieux d’état » et moins de rigidités :
        « Pour créer des emplois, créons des employeurs »
        http://www.neadigital.com/centre-dentaire/reseaux.htm
        Pour leur prospérité, les collectivités locales réapprennent à travailler avec les entreprises et à soutenir non pas les assistés, les parasites ou les plus roublards, mais les porteurs de talent créateurs de richesses et d’emploi. Lorsque la concurrence est une saine émulation, loin de cette idéologie de la facilité, c’est l’ensemble de la collectivité qui en est l’heureuse bénéficiaire.

  42. J’adhère intégralement à votre proposition.

    Après les régionales, l’UMPS a tôt fait de penser qu’un vote de protestation contre un vote de protestation était un vote d’adhésion.

    Il faut changer le personnel politique en France et Piketty a le profile qui convient. Ses travaux sont d’une grande qualité et on ne l’a pas acheter avec une médaille. En tant que citoyen, je ne voterai plus que pour pour quelqu’un avec ses idées ET avec son intégrité.

    En 2017, aucun des quatre mousquetaires (MM. Hollande, Sarkozy, Juppé, Mme Le Pen) n’emportera ma voix, quelque soit la configuration du deuxième tour.

    PS : si l’aventure prenait forme, je suis prêt à consacrer du temps et des moyens pour y contribuer.

    1. « mais à cause de la non conscientisation des autres agriculteurs des possibilités qu’elle recelle et qu’elle créera encore dans l’avenir, d’où l’importance de la communication des savoirs.
      Nous devons nous inspirer de cet exemple pour l’étendre à tous les « secteurs » de notre société. Nous devons nous prendre en charge et créé un système émancipateur qui respectera l’autre et réparera la planète sans attendre qu’on nous dise de que nous devons faire. »

      Oui et trois fois OUI !

      1. Et quatre fois OUI!

        Mais j’attire (encore et encore,…) votre attention que à ce jour ce ne sont pas NOUS (les citoyens) qui décidons, mais EUX les Propriétaires des Ressources, et leurs institutions : la Finance, la Banque centrale, la Commission Européenne, l’OMC, les traités à la con …

        J’insiste car, depuis toujours (voir des mouvements post 1968…) , les bonnes intentions ne dépassent pas le stade des bonnes intentions, faute de comprendre le FOND du problème, que donc elles négligent.

        Le pire étant que les salopards, qui eux ont tout compris,
        laissent eux aussi penser que l’avenir est dans l’économie sociale et solidaire, le néo-artisanat.
        Mais EUX, c’est parce que, pendant ce temps là, ils confisquent l’ensemble des Ressources essentielles, dont on se rend compte à quel point elles sont essentielles le jour ou on n’y a plus accès…
        !! Soyez en bien conscients !!

        C’est d’ailleurs pour ça que le Figaro écrit des articles dithyrambiques sur cette « nouvelle économie » (de survie)!

  43. Les qualités qu’on exige d’un homme politique pour se faire élire sont exactement l’inverse de celles qu’il devrait avoir pour gouverner.

    Jean-Jacques Rousseau:
    « Sitôt que le service public cesse d’être la principale affaire des citoyens, et qu’ils aiment mieux servir de leur bourse que de leur personne, l’état est déjà près de sa ruine.
    Faut-il marcher au combat ? Ils payent des troupes et restent chez eux; faut-il aller au conseil ? Ils nomment des députés et restent chez eux.
    A force de paresse et d’argent ils ont enfin des soldats pour asservir la patrie et des représentants pour la vendre.
    […] Donnez de l’argent, et bientôt vous aurez des fers.
    Ce mot de finance est un mot d’esclave; il est inconnu dans la cité. Dans un état vraiment libre les citoyens font tout avec leurs bras et rien avec de l’argent. Loin de payer pour s’exempter de leurs devoirs, ils payeront pour les remplir eux-mêmes. »

  44. Piketty ce matin, à propos des baisses de cotisations patronales mises en place par Nicolas Sarkozy à la fin de son mandat… « qui étaient plutôt une bonne chose ».
    J’ avais cru lire autre chose sur ce blog, concernant les bienfaits de la politique de l »offre ».
    Mais j’ ai dû mal comprendre.

      1. Je plussoie.
        Taxer la Propriété (des Ressources primaires…)
        C’est fou ce qu’on peut ramasser par là. Les locataires en savent quelques choses, c’est eux qui payent!

  45. Vous écrivez : « On dirait que la gauche se cherche en ce moment même un représentant qui ne soit ni M. Hollande, ni M. Mélenchon. » Qu’est-ce qui vous fait dire ça ? L’appel lancé par Cohn-Bendit, Laurent Jauffrin, Libé, le think tank terra nova ? Les indices sont plutôt marges… Moi je vois à gauche trois camps : ceux qui sont de gauche sont pour Mélenchon, ceux qui sont de droite sont pour Hollande, et ceux qui ne sont ni à gauche, ni à droite (il y a un vieux théorème qui dit que ceux-là sont à droite) sont OK avec cet appel. Je crois Piketty bien trop intelligent pour penser qu’il peut être candidat à la présidentielle.

  46. Le problème n’est pas Piketty ou Tartempion
    Le problème ce sont les institutions

    Sortir du régime présidentiel.
    Par exemple; élire d’abord les députés à la proportionnelle.
    Puis, on tire au sort le Président parmi le groupe parlementaire majoritaire.

  47. Entre les va t-en guerre (qui ne sont jamais au front), les fier-à-bras qui détalent dès qu’ils sont confrontés à la réalité etc, il m’est impossible de croire en cette caste politicienne, pas plus qu’en la capacité du peuple à comprendre les manipulations de cette caste.
    Déjà dit ici : « le problème n’est plus d’être à gauche ni à droite, le problème est d’être en avant »
    Stop à :
    la société où la distinction personnelle a peu de prix,
    où la haute fonction n’ennoblit pas,
    où la politique devient l’emploi des déclassés et des gens de troisième ordre,
    où les récompenses vont de préférence à l’intrigue, la vulgarité, le charatanisme
    Les Romantiques l’avaient bien compris. A lire pour ceux qui ont envie de dépasser tout ça :
    http://www.editions-laurencemassaro.com/collections/pensees-pour-demain/article/eloge-du-romantisme

    J’imagine bien Paul J et Marc H entre autres mettre leur intelligence dans un projet de ce type, mais peu importe, c’est juste pour dire que les oppositions ne sont pas là où on les imagine trop souvent

  48. Je suis sans doute bien trop bête pour avoir un raisonnement suffisamment sophistiqué pour comprendre la politique. Toutefois il me semble que changer l’eau d’une baignoire sans fond pour donner le bain du bébé n’est pas la solution pour qu’il soit propre.
    C’est le système même de cette constitution qui est en cause. La démocratie n’est-elle que choisir un chef, bon ou mauvais, puis ensuite le regarder faire ce qu’il veut sans pouvoir dire ou surtout faire quoi que ce soit ?
    Or c’est bien ce que l’on voit tous les jours depuis des années.
    Je doute qu’un individu, même intellectuellement très honnête pourra changer ce mode de fonctionnement s’il est élu sur ce projet. L’exemple du « non cumul » montre que le système sait bien comment rester ce qu’il est.
    Toute autre attitude n’est que gesticulation qui ne produit que ce qu’elle peut : du vent…

  49. N’empêche que c’est seulement ici que l’on nous offre d’espérer quelque chose en politique à gauche en France. Le pas est précieux… Merci.

  50. Oui pour Picketty. Un homme neuf, c’est une excellente idée.
    Il est séduisant par l’étendue de ses centres d’intérêts et son ouverture au monde: Grèce, Espagne, monde anglophone et USA. Soit une sorte de quadrature du cercle : de l’extrême gauche aux libéraux US sans sentir le souffre, une performance rare. Œcuménisme ou dissimulation ?

    A ma connaissance, il ne traîne pas de casseroles (au moins universitaires).
    L’attaque du WSJ, plutôt vicieuse, a fait un flop. C’est bon signe: il gratte où ça leur fait mal et il en sort propre… et renforcé.

    Selon les précisions de Paul, il est volontaire et sans aucun doute conscient des difficultés. Il faut le soutenir et lui faire prendre conscience qu’il n’est pas seul.
    Il est certainement qualifié mais a-t-il la volonté et le caractère ?

    Si une pétition de soutient est mise sur pied, je signe de 2 mains.

    1. Pas le WSJ, le FT. Mais si, Daniel, il a pas mal de plomb dans l’aile son Kapital, venant de droite, de gauche et du centre. A part les graphiques, tableaux et la collecte docu, il reste plus grand chose de comestible du volatile. Reste le principal, le buzz US, préparé avec Saez depuis… très longtemps avec l’adoubement final de Krugman et Solow.

  51. Des primaires avec M.Piketty ça donne envie, y a pas à dire. Quelle excellente idée !

    Bon ben c’est plié, va falloir affronter le soliton tout seul.

  52. Et si la meilleure stratégie, c’était celle des 3 mousquetaire : une dream team composée de Piketty, Lordon et Sapir ?

    Avec Besançenot et Mélenchon cette fois-ci non comme candidats, mais comme directeurs de campagne ?

    Car les intellectuels ne sont pas rompus aux pièges des mondanités de ce nid de guêpes qu’est la politique en France.

    Lordon ne me semble pas de nature à manifester la naïveté de Varoufakis et sera prêt à dire « on s’en va ! » à l’Eurogroupe, Sapir le enverra la Commission sur la Lune, et Piketty vendra ça avec le jargon qu’il faut à Junker et à Merkel.

    Je ne vois pas d’autres personnes (hormis Jorion, mais qui est Belge, sinon je l’aurais ajouté pour avoir un équipe de 4 mousquetaires 🙂

    Je suis sûr que ce groupe pourrait aspirer la totalité des voix de gauche (la composante souverainiste s’y retrouve aussi en la personne de Sapir).

  53. Un des problèmes majeurs qui se posent dans cette élection présidentielle est bien l’intérêt que vont porter les électeurs potentiels, ceux qui ne se déplacent plus. Bien évidemment certains penseront que si 40% du corps électoral se déplace ces 40% ne votent pas autrement que les autres 40% qui pourraient se déplacer. Je ne suis pas convaincu que le résultat de l’élection serait la même si 80% du corps électoral allait aux urnes.
    De ce fait, il reste à convaincre ces habituels abstentionnistes d’aller (à nouveau ?) voter. Et je ne suis pas convaincu qu’un économiste aussi médiatique qu’il puisse être ferait un bon candidat car il risque tout simplement de ne pas être compris. Qu’il reste dans les coulisses pour faire du conseil, pourquoi pas ? Encore que je ne sois pas convaincu que la ligne Piketty soit à la hauteur et la radicalisation nécessaire pour assurer une bifurcation qui doit être tranchée, compte tenu des enjeux.
    En effet, il ne faut pas croire que les chiens de garde du système qui ont détruit Mélenchon feront place à quelqu’un qui ne fait pas parti du sérail et s’inscrirait cependant dans leur logique. Se poser la question de choisir quelqu’un parmi la troupe des vendus/malhonnêtes que nous avons vu à l’oeuvre depuis 2012, et bien avant, est une erreur. L’ensemble de leurs bricolages devrait avoir convaincu chacun que le sérail n’acceptera qu’un de ses membres, histoire de continuer à pantoufler deci-delà, de se faire des cadeaux réciproques et tout cela sur le dos des gens qui produisent, peinent à la tâche, subissent le chômage en pleine face, et n’ont plus qu’une crainte, celle-ci : « De quoi sera fait le lendemain ? »
    Il faut donc commencer à définir un programme à la fois pour sortir du bourbier européiste et d’une financiarisation toujours galopante tout autant que de redonner à la planète la capacité de « souffler ». Ces deux ambitions sont équivalentes et sont de fait les deux faces de la même pièce.
    Mais il faut trouver quelqu’un qui paraisse à la fois suffisamment proche des gens mais aussi suffisamment convaincu pour porter le projet.
    Une telle personne ne peut sortir que du rang et être totalement étranger à ce cortège de journalistes approximatifs et de pseudo-spécialistes qui ornent les médias et tiennent toujours le même discours, celui de l’ordo-libéralisme.
    Je ne suis pas convaincu qu’on puisse trouver quelqu’un comme Iglésias de Podémos mais c’est dans cette mouvance-là qu’on risque de pouvoir la voire émerger cette personnalité.
    Je n’ai pas les clés mais comme militant de base dans divers mouvement associatifs je puis vous assurer que c’est parmi ces gens-là qu’on trouvera. Et si on ne trouve pas…
    Pourquoi ne pas aller voir du côté de Longo maï, je crains que cela n’intéresse plus Pierre Rabbi, mais quel bon candidat cela ferait s’il n’était pas un peu trop désabusé !

    1. « Mais il faut trouver quelqu’un… »

      Le seul acteur véritablement capable de changement, c’est le peuple, ce grand absent.

      Et il en faudra des tours et des tours de vis avant qu’il ne se manifeste (voir la Grèce…)

      1. le peuple seul acteur de l’histoire…le peuple c’est aussi vous ? ou ce sonts seulement ceux qui sonts condamnés economiquement ou judiciairement ? Goodyear, air france, les bonnets rouges, les bonnets roses, travailleurs pauvres, chomeurs, beneficiaires du rsa…le peuple c’est seulement les pauvres ?

  54. Tout a fait d’accord avec PJ. Si Piketty se présente, pour la première fois de ma vie à 35 ans j’irais voter avec enthousiasme.

    Pendant que le reste de la sphere politique se perdait ces dernières années dans le court termisme et carriérisme il est une des rares personnalité en france à avoir construit un raisonnement solide basé sur des données et une methode scientifique, avec des propositions concretes pour une politique rationnelle et cohérente.

    Espoir..

  55. Bonsoir,
    avez-vous vu de près à quoi il ressemble le travailleur – citoyen d’aujourd’hui ? Il est de plus en plus sans métier, recherchant des heures de travail, qu’il trouve avec un corolaire d’heures sup obligatoires. Tel des coucous, les grandes entreprises se sont organisées pour socialiser le coût du travail : Le citoyen ne vit plus de son salaire mais du mix salaire au rabais et prestations sociales. Et c’est son seul horizon social ! De fait, les valeurs redistributives de la « gauche » sont captées par les entreprises vers toujours plus de compétition. Comment alors s’étonner d’une perception citoyenne émoussée de la différence gauche-droite ? De là, la régression politique sur des débats identitaires ou autres, car sans justesse dans les raisonnements ni bientôt justice dans les faits, les problèmes de dignité de la personne sont simplement occultés. Etre démocrate, pour contrer cette montée en puissance du déni de parasitage maffieux de la politique – dont on perçoit de plus en plus dans la sphère juridique et du droit les effets ( peines d’emprisonnement envers des salariés, caporalisation de l’inspection du travail ) – pour ne pas glisser vers le modèle sans retour de la Russie, c’est suicider les idées toutes faites, plutôt que penser réussir par le suicide terroriste.
    Il faut sortir de cet amalgame afin de refonder les idées de gauche, et une société qui cesse sous nos yeux d’exister.

  56. Hé bien Paul, on dirait que le test est plutôt concluant.
    Y’a plus qu’a appeler l’imprimeur! Pour les affiches en 4 x 3, dans le coin en haut à gauche, à coté du clocher, inscrire la mention: Vu et approuvé par le Jorion’s blog!

  57. Chers web spectateurs, vous venez d’assister à un des derniers sursaut de la gauche gauloise post Jaurès…

    Comment imaginer que la soupe d’un monde qui se modifie à toute berzingue puisse être concoctée avec les recettes d’hier ?

    Ça se passera autrement… espérons le moins mal possible…

    1. « Comment imaginer que la soupe d’un monde qui se modifie à toute berzingue puisse être concoctée avec les recettes d’hier ? »

      ben vi ….ça ronfle grave….
      Ptêt Varouf avec arnaud et corbyn et podemos etc…? rock the casbah..
      Why not ?

  58. Bonjour

    Comment pouvez-vous faire une analyse systémique de la situation et penser qu’un homme changera la donne. Comment vouloir encore « élire » un énième, qui sauvera la nation? C’est votre rêve de démocratie, que d’élire tous les cinq ans, un représentant de la nation? Je ne comprends pas qu’après avoir analysé la situation (et le fameux soliton) on puisse avoir espoir en un quelconque énième président. Quant à Piketty, la question n’est pas ses intentions mais celle de la réalité politique actuelle. Les constats sur la tentative de la gauche à la Tsipras, font plutôt réfléchir, sur une issue qui viendrait des parties politiques de gauche radicale. Pourquoi encore désirer un sauveur? Ce ne sont pas des desseins très émancipateurs…

  59. r > g !
    Les Réjouis (r) l’emportent sur les Grincheux (g) !
    L’argument « au moins je verrais vers quoi je vote » me semble tenir la corde.
    Que les hybridations avec les autres idoles de la gauche se fassent comme ci ou comme ça, c’est plutôt une affaire de dynamique que de doctrine, à ce stade.
    Les atterrés seront vent arrière, ils ont leur spinakker, cela fera entrainement, ils ne sont pas plus bouchés que d’autres pour comprendre ça.
    Préparer les répliques aux think-tanks gouvernementaux (enarchiques) me semble le plus important. Et où aller chercher des réponses ? Euuuh au, comme s’appellait ce parti déjà, … ah oui ! au PS !

  60. J’en suis le premier désolé, mais une élection, c’est de l’émotion et du charisme plus qu’un programme et de la raison. Je vois mal Piketty faire campagne.

    Je suggère que Jeremy Corbyn, à l’instar de Churchill en 40 tentant désespérément de maintenir la France dans la guerre, propose une fusion des partis de gauche franco-britanniques, ouverte à toutes les bonnes volontés mais décidée à continuer (en fait, à reprendre…) la lutte contre les hordes ordo-libérales. Un gaulliste de gauche me semblerait le candidat naturel de ce nouveau parti pour l’élection de 2017.

    Peut-être même qu’on pourrait faire ça à échelle européenne. First we take la City, then we take Frankfurt.

    Sinon, comme l’a montré l’expérience Syriza, aucun parti ou candidat de gauche au niveau national ne peut avoir de programme crédible à moins d’être prêt à renverser la zone euro et l’UE telles qu’elles existent, ou à les quitter s’il le faut en cas d’échec.

    Comme je ne crois pas moi-même à ma proposition, la réalité est que j’attends que le système incapable de se réformer s’effondre, si possible à l’occasion du quatrième terme de la série 1789, 1830, 1848… plutôt qu’en créant une série 1933, 2017… Mais savoir qui ne pourra ou ne voudra rien faire pour changer de cap entre 2017 et 2022 n’a que peu d’intérêt.

    1. « Je suggère que Jeremy Corbyn, à l’instar de Churchill en 40 tentant désespérément de maintenir la France dans la guerre, propose une fusion des partis de gauche franco-britanniques,  »

      sauf que Corbyn a du souci à se faire en ce moment…..

      Royaume-Uni: Corbyn fait le ménage dans son parti, mais crée un nouveau désordre
      Par AFP , publié le 06/01/2016 à 15:54 , mis à jour à 15:54
      http://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/royaume-uni-corbyn-fait-le-menage-dans-son-parti-mais-cree-un-nouveau-desordre_1751110.html

  61. Bonjour,
    en bon citoyen que je suis (et pas plus que ça) et en néophyte complet, je vais tout de même apporter ma contribution sur le sujet, la première ici.
    Je crois qu’un bon candidat pour cette élection d’un monarque (président de la république) doit allier 2 choses importantes, un coté émotionnel fort et des compétences certaines.
    Mais pour faire un excellent candidat, cette personne doit faire passer l’un avant l’autre, l’émotionnel avant les compétences. Il le doit pour être « ressenti » comme étant le meilleur candidat, et donc le meilleur pour le poste.
    Non pas que les compétences ne soient pas importantes, loin de là, simplement le langage technique fera de cette personne un assommoir terrible si c’est son seul, unique et fort langage.
    Même si certains ne l’aiment pas, je crois qu’un Hulot avait ceci. Il a des connaissances et compétences techniques, il a un entourage qui lui permet de compenser ses lacunes, mais surtout, il avait un « aura » qui lui permettait (du moins dans les sondages) d’accrocher un 10% des votes il y a quelques années. Pour moi, il avait ce que je décris plus haut. Aujourd’hui, c’est moins sûr, encore que….

    Concernant Piketti, j’ai un peu peur qu’il soit beaucoup plus dans la technique que dans l’émotionnel, et ça, c’est une sacré lacune. J’adore lire ce qu’il écrit depuis quelques temps dans Le Monde, mais je ne le vois pas, je ne le ressens pas dans cette candidature. Mais n’étant point oracle en mon temps, je me trompe peut-être…

    Je suis de sensibilité de gauche, pas encarté, pas extrémiste (sauf de mes libertés), je suis juste un citoyen inconnu, rien d’autre, rien de plus, rien de moins. Je suis celui qui ne vote plus non plus, car les politiques me font vomir (surtout en ce moment). Il ne reste plus que ce candidat, ce groupe qui le suivra qui me donnerait de nouveau envie de glisser un bulletin dans l’urne, et je ne suis franchement pas sûr qu’il s’appelle Piketti.

    L’avenir dira…

    Bonne journée à vous tous.

  62. On peut se laisser aller à imaginer une campagne à gauche avec M. Piketti candidat et M. Todd son principal chargé de com.

    De quoi produire un autre discours où subsisterait encore l’idéal d’égalité, de mon point de vue le seul mot d’ordre qui soit encore capable de mettre les masses en mouvement.

    Si m. Piketti est tant soi peu sensible à l’idée de changer le destin de la France (lui qui a choisi de refuser les honneurs de cette gauche mal à droite) il lui appartiendra de se mettre en mouvement sans plus tarder et sans rien attendre des appareils de gauche !

    Il y a tant de femmes et d’hommes qui ne manquerons pas de lui apporter leur contribution.

    M. Piketti, nous entendez-vous ?

      1. Et on va nous sortir encore longtemps des lapins candidats du chapeau…?

        J’ai mis longtemps à comprendre la vérité profonde du slogan « élection, piège à cons », mais la nature (électorale) ayant peur du vide, c’est quand même le NON de 2005 qui dynamise la vie politique.
        Et c’est qui, qui inscrit dans son programme la sortie des traités, la sortie de l’euro ?

      2. Concours de tandems si vous voulez ou alors, l’allongement de la liste des femmes et d’hommes qui ne manquerons pas de lui apporter leur contribution…

      3. Je crois que vous allez attendre assez longtemps les « contributions » de Lordon ou Sapir à Piketty. À moins que par « contributions », vous n’entendiez « bâtons dans les roues » !

      4. Avec le nouveau mouvement européen que lance le tandem Varouf/Montebourg c’est nettement plus ouvert :

        Ce mouvement sera ouvert, selon lui [Varouf] à tous ceux qui « souhaitent se joindre à nos principes de base qui sont établis dans notre manifeste, qu’ils viennent de la gauche, du centre gauche de la droite néolibérale ».

      5. La réalité concrète du moment nous affiche bien le tandem Taubira/Valls !
        Plus que probable, ce tandem « modéré » 😉

  63. L’appel à une primaire pour nous sortir de l’étau doit explicitement dire qu’il est :

    1) exclu de s’associer aux appareils suivants :
    PS et satellites PRG EELV
    LR-UDI MODEM /
    FN et satellites
    FDG toutes composantes inclues

    2) exprimer publiquement que ces partis sont considérés dans leur ensemble comme coresponsables de la situation donc sont mis hors jeu.

    3) qu’à minima les principaux responsables gouvernementaux encore vivants depuis une date à déterminer (1973?) et l’ensemble des députés et sénateurs depuis 2008 ayant validé les forfaitures de 2008 et 2012 et les engagements de politiques extérieures depuis 2011 ne peuvent rejoindre ce mouvement. Ceci avant leur comparution devant des commissions puis des tribunaux selon les cas.

    1. Exactement. Restons purs, surtout. Et puis les mécontents devront tous aller faire leur autocritique dans des camps de rééducation.

      1. Camille Grange ne fait que dénoncer la professionnalisation de la politique, un des fléau de nos sociétés.
        Alors, oui, et pour le dire autrement, des mandats non cumulables, non renouvelables, un référendum révocatoire à mi mandat pour tous les élus, une évaluation des actions en fin de mandat avec sanction ou décoration symbolique à la clef par des assemblée citoyennes, etc. etc.
        Pas de « pureté », simplement enfin un peu de démocratie . . .

      2. Je vous prie de croire que je ne suis pas un modéré en ce qui concerne l’ampleur des réformes que je souhaite, dans un sens très à gauche. Je suis en revanche très modéré dans le sort que je souhaite aux êtres humains.

        Je suis d’accord avec l’idée générale de ce que vous dites, mais, non, Camille Grange ne fait pas que dénoncer la professionnalisation des politiques. Il y a quelque chose qui sent l’envie d’épuration, voire de purges, dans le point 3 de son commentaire. Et, dans son point 1, dans son refus de collaborer avec tout vestige d’un ordre ancien qu’on imagine déjà renversé, il y a la même envie de ne travailler qu’avec des purs, des non compromis, qui est à la fois inefficace et inquiétante. Inefficace car je ne vois pas comment une nouvelle force politique prétendrait arriver démocratiquement au pouvoir en 2017 sans faire des alliances. Inquiétante par cette envie d’épurer, encore une fois.

        On aura besoin des Mirabeau, des Talleyrand, des Mitterrand, des Mélenchon, Hamon, Montebourg, et même des mencheviks. Et même du pape François, et de Jean-Pierre Chevènement tant qu’on y est. Le but, c’est d’infléchir la tendance après un tiers de siècle de triomphe du néolibéralisme, pas de trier les bons et les méchants.

        Au mieux, manque total de réalisme. Au pire, envies d’échafaud.

  64. La personne de Piketty importe peu, il me semble. L’essentiel n’est-il pas de reconstruire la dimension instituante (au sens de Castoriadis) de la polititique, en initiant une pratique collective permanente du débat collectif sur l’impôt ?

    Dans cette perspective, Piketty est bien placé. Bien entendu il ne s’agit pas seulement de proposer un plan de réforme fiscale venu d’en haut, pensé par des experts, mais de rendre la redistribution transparente et « débattable » par chacun à tous les niveaux et en permanence. C’est-à-dire de nous donner, à nous même, les moyens d’une approche alsacienne de l’impôt, en faisant en sorte que chaque groupe social dispose de l’information permettant de comprendre comment fonctionnent les autres groupes pour la constitution de son revenu et le paiement de l’impôt. Et ceci à tout niveau : il ne s’agit pas seulement d’en terminer avec l’évasion fiscale des transnationales, mais aussi sur celles de l’Horeca, de l’ensemble des corporations du bâtiment, des rentes de situation des notaires, des pharmaciens, des plombiers des agriculteurs lorsqu’il rachètent les terres du dernier qui s’est suicidé, des bailleurs de logements, des boulangers, de l’économie noire, grise, des enveloppes pour la police, et celle les fonctionnaires qui arrangent leur fins de mois.

    NB. En Belgique, les entreprises peuvent introduire dans leur comptabilité un poste dont l’intitulé est significatif « commission secrète » ; je cite la réglementation :

    […]
    Depuis l’exercice d’imposition 1995, la taxation distincte sur les commissions secrètes (sommes d’argent versées à des personnes non identifiées) est portée de 200 à 309% (impôt de crise compris). Cette taxation distincte reste toutefois déductible à titre de dépense professionnelle.

    Pour certains secteurs et à la demande du contribuable, le Ministre des Finances peut autoriser la déduction comme frais professionnel des sommes alloués à titre de commissions secrètes (et donc ne pas être soumises à la taxation distincte). Pour bénéficier de cette mesure de faveur, les conditions suivantes doivent être réunies :
    * l’octroi doit être nécessaire pour lutter contre la concurrence étrangère;
    * l’octroi de commissions secrètes doit être reconnu de pratique courante dans le secteur visé;
    * le montant des commissions secrètes ne peut excéder les limites normales;
    * la demande doit être introduite après le paiement des commissions secrètes;
    * la société distributrice doit s’engager à payer un impôt forfaitaire de 20% minimum.

    L’Administration se montre souple en cas d’introduction tardive des fiches et relevés, pour autant que ce retard soit indépendant de la volonté du contribuable.
    […]

    N’est-ce pas amusant, ce point 4,  » l’octroi de commissions secrètes doit être reconnu de pratique courante dans le secteur visé; »

    §

    Pourquoi ne pas tirer parti de l’élan analytique de Piketty pour détailler plus avant les rapports de force entre groupes sociaux, en allant bien au-delà, et plus finement, que dans la vision réductrice, et cependant bien réelle, de l’opposition entre le 1% contre le 99% ?

    Dans la perspective du Prix, il s’agit, en effet, de rendre possible l’analyse concrète des rapports de force entre groupes sociaux, non pas pour établir la redistribution entre les riches et les pauvres, c’est-à-dire entériner la division en classe par sa moralisation redistributive, et donc ainsi d’assurer la perpétuation de la rente de situation du groupe social de redistributeurs, (plus ou moins juste selon leur appartenance sur l’échiquier) que constitue, dans son ensemble, toute classe politique et ses affidés. Même Pikettiste, un groupe de redistributeurs, continuera de se nourrir de sa position d’intermédiaire, d’opérateur dans une forme de réciprocité centralisée, également a son profit.

    Construire, progressivement, et consciemment des réseaux complexes de réciprocité directe entre groupes, ne nous permettrait-il pas en tant que groupes sociaux de nous débarrasser du poids de nos hypocrisies et de notre assuétude complice devant les maquillages médiatiques ?

  65. Dans mon commentaire précédant, veuillez remplacer « alsacienne » par « balzacienne » ( le robot correcteur « tire » a vue, tandis que l’ergonomie d’édition des commentaires du blog est réduite au service minimum) .

  66. Chat alors! Attention tout de même, car à trop secouer le cocotier, il pourrait en tomber de … l’or. Qui a dit Delors?

  67. Toujours instructif, produits également achetés par ceux qui ont commandé Le Kapital au XXe de Piketout. chez Jeff Bezos…
    Beaucoup de Rabhi, de Stiglitz, un Lovecraft, un Sagan, pas mal d’Hemingway, un Sartre, Schopenhauer, du Friot, un Todd, un Lordon, un Finkie, Hawking, le Coran, le tome I du Kapital, la Dark Side du Floyd et le BlackStar de Bowie, un calendrier Les Dieux du stade… et un Robert Boyer…
    http://www.amazon.fr/gp/p13n-mobile/overflow/275-2049042-0245066?ie=UTF8&asins=2707185671%2C2757842013%2C2253155381%2C067443000X%2C2354173458%2C2021039412%2C2330026765%2CB00WS5RBW0%2C2330027389%2C2253109312%2C2070355748%2C2757826255%2C2212562438%2CB00X6U40AM%2C2358720135%2C284303163X%2C2707185973%2C2707186260%2C2251890017%2C2290058661%2C2070360075%2C2266195581%2C229009692X%2C202127909X%2C2290028533%2C2070149935%2C2070323498%2C2843032229%2C0099557029%2C2081286181%2CB006DK82N8%2C2290032034%2C2253089176%2C2744064173%2C233005646X%2C2020798905%2CB00YRAZO5K%2C208121301X%2C0753555204%2C2070458709%2C2330026595%2C2330048815%2C2815903458%2C2070437442%2C2234078954%2C1473620910%2C2330023472%2C2330053908%2C2918504068%2C2070329135%2C2369810130%2CB00XKLYUIO%2C2070658384%2C2213686750%2C2895961956%2C2013963653%2C2081214849%2C2081347385%2C2226318291%2C2372410180%2C2756073172%2C2081290987%2C2011690420%2C2744066303%2C2311012304%2C2749147824%2C2370730544%2C2370730404%2C2246776015%2C2877069478%2C2070178293%2CB004ZN9RWK%2CB017VORJK6&ref=pd_aw_sim_14_l_of&refRID=1CM7M1F5C4D750HM012F&reftagPrefix=pd_aw_sim_14&title=Les%20clients%20qui%20ont%20achet%C3%A9%20cet%20article%20ont%20aussi%20achet%C3%A9

    1. Et rien sur les Illuminati, Elizabeth Tessier ou Donald Trump…. c’est bon signe tu crois pas Vigneron?
      A moins que la longueur de ton post ne soit la cle du code de la princesse l’IA citée plus haut?

    2. « Toujours instructif, »

      neuromarketing, neuroéconomie, benchmarking, cloud, akamai etc..ouaip, les dinosaures occupent le terrain et prennent leur marque, same player; shoot again…

  68. il se pourrait fort que Piketty rejoigne « Democracy in Europe Movement 2025 » de Varoufakis. La gauche a décidément du mal à se refonder. Il y a comme le temps qui manque. Varoufakis déclare à la fois que son mouvement « est ouvert à toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans ses fondements, au premier rang desquels la primauté de la politique sur l’économie ». Et déplorer, lors des négos avec l’UE sur la dette, qu’ « il ne s’agissait que de stratégies, d’alliances et de tactiques » … Par quelle miracle, si ce mouvement politique européen parvenait un tant soit peu à peser, il n’en soit pas de même ? illusion d’optique ?

  69. Il faudrait faire un sondage : combien de gens parmi ceux qui au lieu de lire le blog de PJ regardent TF1 ont entendu parler de Thomas Piketty…

      1. « Cet article est réservé aux abonnés. 80% reste à lire. »
        —————————

        Et y dit quoi le Figaro? Que la France doit rester le propriété des propriétaires?… Ah ben oui, pas étonnant de la part du canard des proprios.

      2. @ Dominique Gagnot dit : 14 janvier 2016 à 22:40

        « Et y dit quoi le Figaro? Que la France doit rester la propriété des propriétaires?… »

        Je n’ai lu sur le Figaro, que la partie librement accessible au public.
        Si de plus, on tient compte de la fiche Piketty/Wikipédia et de tout ce que l’on peut glaner, gratuitement sur internet, on est vite fixé sur sa vision des choses.
        C’est un homme de gauche qui, comme la plupart, est favorable aux impôts, surtout supportés par les autres, afin d’assurer une redistribution du pouvoir de consommer en privilégiant la demande immédiate, au lieu de miser sur l’investissement productif de richesses, favorisant le bien être et la survie dans le futur.

        Or, il n’y a que les adeptes du capitalisme, dont la plupart n’a pas acquis de grosses fortunes, qui adoptent ce type de comportement vertueux d’investisseur. Il est salvateur pour ceux qui finissent par le comprendre.
        Même les pays communistes l’ont fait admettre à leur population en Europe de l’Est, en Ex URSS, en Chine et ailleurs.
        Il y a encore en Europe, surtout dans les pays du Sud, des personnes qui ne veulent pas l’admettre. Il me semble que tu fais partie de celles-là.
        Pourquoi ne ferais-tu pas comme Piketty en écrivant et publiant tes études et théories, tu réaliserais un investissement « personnel » dont tu serais propriétaire?
        Il pourrait te profiter ainsi qu’à tes proches. S’il apparait judicieux, il pourrait bénéficier à la planète entière et t’ouvrir une voie vers le pouvoir, peut-être même au niveau mondial. Tu te situerais dans la lignée de K.Marx.

        De plus, tu pourrais bénéficier en France, des mesures particulières entrant dans le champ des productions littéraires et culturelles et qui sont peut-être plus favorables, plus souples et plus bienveillantes que celles s’appliquant aux autres productions (notamment porcines lesquelles souffrent au point d’en arriver à faire sortir de nouveaux bonnets)

        http://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/021616825231-laurent-fabius-serait-intervenu-en-faveur-de-luc-besson-1192240.php

      3. [Piketty] est un homme de gauche qui, comme la plupart, est favorable aux impôts, surtout supportés par les autres

        Mouais, en tout cas sur ses millions d’euros en droits d’auteur pour 2014 il en aura laissé un bon 55% au Trésor, voire une part plus pikettienne encore de 65% s’il sont déclarés en BNC.

      4. jducac,

        Moi je suis pour l’investissement productif… de choses positives pour la planète,
        et non pas pour accumuler des fortunes utilisée à encore mieux piller Ressources et travail des autres…
        Pas toi?

      5. @ Dominique Gagnot dit : 15 janvier 2016 à 16:08

        As-tu bien pris conscience de ce que la vie, notamment celle des hommes, en tant que grands transformateurs et consommateurs de matières premières, ne peut que nuire à la planète terre ?

        Crois-tu qu’une plus grande redistribution des richesses à l’attention de ceux qui n’aspirent qu’à consommer davantage, sans se soucier d’investir afin de prolonger au plus loin l’aventure humaine, serait une chose positive pour la planète, sachant que les humains en font partie ?

      6. jducac,

        ça devient gros tes tentatives…

        Je vais jouer le jeu (après tout, il y a un côté « comique de répétition » que je trouve rigolo)

        De toutes évidence tu te places dans le Système actuel, qui consiste, en effet, à dévaster la planète pour maximiser les profits de tes copains, au prétexte que c’est le consommateur qui voudrait ça.
        (en fait le consommateur il veut ce qu’on lui propose, c’est pas lui qui a choisit ce Système délirant, hein) .

        Ben oui, sauf que l’on pourrait aussi imaginer utiliser les ressources de la planète pour l’entretenir, tout en ayant une qualité de vie bien supérieure…

        J’ai déjà proposé une manière de faire, en nationalisant les Ressources primaires, pour les utiliser dans cet objectif.
        Mais visiblement ça ne t’intéresse pas trop…, et (car?) la hiérarchie économique et sociale en prendrait un coup.

        (ps: où peut on trouver ton manuel d’enfumage?)

      7. @ Dominique Gagnot dit : 15 janvier 2016 à 22:21

        « en fait le consommateur il veut ce qu’on lui propose, c’est pas lui qui a choisi ce Système délirant . »

        C’est tout à fait juste !

        L’important est alors de comprendre où veulent en venir ceux qui, consciemment ou non, tendent ce piège, en présentant un appât très attirant et auquel les faibles n’arrivent pas à résister.

        Le processus vise à affaiblir le « gibier » en l’amenant à satisfaire ses envies du présent tout en l’empêchant de prendre les dispositions qui lui permettraient de mieux satisfaire les besoins essentiels auxquels, lui et ses successeurs, auront à faire face demain, pour figurer dans la liste des survivants de l’espèce.

        Il s’agit tout simplement d’un processus de sélection naturelle qui vise à affaiblir les moins vertueux.

        De grâce cesse de me voir comme un « enfumeur ».

        Je ne fais que d’essayer de te mettre sur la voie de la compréhension du monde vivant, qui un jour s’éteindra.

        L’essentiel pour l’espèce humaine, est de repousser au plus loin la survenue de ce jour funeste.

      8. Eurêka jducac!

        Soyons des rapaces plus rapaces que les rapaces, pour que nous, les rapaces, investissions le capital accumulé (sur le dos des non rapaces) « afin de prolonger au plus loin l’aventure humaine »

        C’est bien ça que tu veux dire ?

      9. @ Dominique Gagnot dit : 15 janvier 2016 à 22:21

        Suite de mon précédent post :

        Cette préoccupation concernant la tentation, perçue comme une incitation au mal, a manifestement influencé les prières des principales religions au niveau du Kaddish, du Notre Père, et probablement aussi du Coran.

        Le danger de cette façon de présenter les choses, conduit à déresponsabiliser celui qui se laisse tenter et à condamner celui ou celle qui, en soumettant à la tentation, vise à sélectionner les plus vertueux, les plus forts, notamment au niveau de la volonté de se conduire bien en tant qu’être humain capable, de lui-même, de résister à la tentation, y compris à celle que la nature a mis en place depuis la nuit des temps pour sélectionner les individus d’une espèce.

        Cela peut amener à des dérivent telles que celles observées lors de la nuit du 31 /12 /2015 à Cologne et ailleurs

        http://www.3ilmchar3i.net/article-comment-nous-premunir-de-la-tentation-des-femmes-73009670.html

        L’analyse présentée en suivant le lien ci-dessus me semble le montrer.

      10. @ Dominique Gagnot dit : 16 janvier 2016 à 10:55

        « C’est bien ça que tu veux dire ? »

        Non, je veux dire tout l’inverse. Mais tu refuses de m’entendre.

        Je dis que ce tu appelles « le système » a été très bien conçu dès l’origine des temps, depuis le péché originel.
        En effet, dans notre espace terrestre fini, puisque les ressources en matières premières viendront à manquer pour entretenir le processus de création et de perpétuation de la vie, un moyen de sélection des lignées a été mis en place.
        Il accorde un avantage, une sorte de prime aux lignées d’individus les plus aptes à résister à l’envie et à la tentation en ne succombant pas aux charmes empoisonnés de la consommation immédiate laquelle empêche les investissements indispensables pour survivre dans un monde qui s’appauvri inexorablement.

        Quand feras-tu preuve d’objectivité au lieu de fuir tes responsabilités dans la survie de ta lignée?

      11. jducac,

        « Il accorde un avantage, une sorte de prime aux lignées d’individus les plus aptes à résister à l’envie et à la tentation en ne succombant pas aux charmes empoisonnés de la consommation immédiate laquelle empêche les investissements indispensables pour survivre … »

        Voila qui est clairement dit, mais manque de rigueur, ce que je vais corriger comme suit:

        « Il accorde un avantage, une sorte de prime aux lignées d’individus les plus aptes à s’enrichir de sorte à parer aux investissements indispensables pour survivre … »

        Car Mme Bettancourt ou M. Arnault, peuvent succomber 100 000 fois plus que le citoyen moyen, aux charmes empoisonnés de la consommation immédiate, qu’ils seront malgrè cela, plus à même de parer aux investissements indispensables pour survivre …
        (en ne foutant pas grand chose, par ailleurs)
        Ok?

      12. @ Dominique Gagnot dit : 17 janvier 2016 à 00:19

        « Voilà qui est clairement dit, mais manque de rigueur, ce que je vais corriger comme suit: « Il accorde un avantage, une sorte de prime aux lignées d’individus les plus aptes à s’enrichir de sorte à parer aux investissements indispensables pour survivre … »

        Merci Dominique d’avoir apporté une contribution positive à l’idée que je veux faire passer, à savoir, l’impérative nécessité d’investir pour rester dans la course, c’est-à-dire, dans la compétition pour la survie de l’espèce.
        C’est la disponibilité de ressources qui, chez les non sensibilisés au réflexe de préservation du capital, les rend vulnérables à la consommation immédiate plutôt qu’à leur préservation dans l’investissement. Un bon travail de gestion du patrimoine acquis, donc sa bonne préservation et son judicieux renouvellement est la seule voie d’accès aux revenus pour les capitalistes. La majorité des autres et notamment les salariés, n’ont même jamais mesuré, avant peut être de connaître le licenciement, l’importance que joue le capital détenu par l’employeur, pour leur permettre de travailler et d’acquérir un revenu.

        Quant aux fonctionnaires, notamment à l’éducation nationale, cela ne leur effleure même pas l’esprit, sauf pour les profs d’économie. Encore que leur discours doit avoir de la peine à porter face à ce que diffusent leurs syndicats et tous les mouvements de gauche dont ils sont souvent proches, lesquels se sont longtemps déclarés franchement anticapitalistes pour se donner de meilleures chances d’être élus et d’accéder au pouvoir.

        Mme Bettencourt, malgré ce qu’elle a pu dépenser pour ses plaisirs immédiats, s’est quand même employée à bien gérer sa fortune puisqu’elle est encore la 10ème mondiale. Au passage l’Oréal produit surtout des teintures pour cheveux dont les femmes font abondamment usage pour mieux séduire……..Attention la séduction est dangereuse, un piège se cache souvent derrière. C’est également vrai pour les hommes qui, en politique ne se teignent souvent pas que les cheveux.

        Pour Bernard Arnaud, la lecture de sa biographie Wikipédia fait apparaître un petit détail significatif qui va tout à fait dans le sens de ce que je veux faire comprendre : « Il est élevé en partie par sa grand-mère qui lui apprend à être économe et lui inculque sa vocation d’héritier ».
        ……….La survivance de l’espèce par la voie des lignées.

      13. jducac,

        Gestion de fortune et préservation des Ressources planétaires n’ont rien à voir.

        C’est même en totale contradiction: Une fortune bien gérée ne se préoccupe pas des Ressources, sauf pour les piller !

        Bref tu es dans le mensonge, car tout ça tu ne le sais que trop bien…

  70. Je vois poindre un débat très intéressant :

    @James Bernard
    « Dominique, tu préfères sans doute ça au néo artisanat
    « – Mille euros par mois et une machine qui fait la moitié de votre travail. Ça vous convient ?
    – Ça colle, mais il faudra mettre une machine de plus ! »
    Mais ça c’était avant le nouveau paradigme en marche »

    @Dominique Gagnot
    « Si mon travail robotisé a un impact positif sur la planète, oui je suis pour, et ce n’est pas en contradiction avec le nouveau paradigme!
    En quoi les machines en elle même sont elles néfastes? »

    …débat qui laisse une place aux progrès technologiques raisonnés, à la diminution du temps de travail, qui eux-mêmes laissent le loisir aux activités saines que préconise @Michel Lambotte… 🙂

    C’est vrai que là, on est loin de la question primaire!

    1. Et tout cela avec le revenu de base.
      Si au lieu de faire tourner la planche à billet pour créer des bulles pourquoi ne pas l’utiliser pour créer le revenu de base?
      Les économistes hortodoxes ou non apprécieront.

      1. Bonjour Michel Lambotte !
        « Les économistes hortodoxes ou non apprécieront. » (sic)

        Je ne sais si le lapsus est volontaire ou pas, mais il est fort goûteux 😉
        Je penche pour ‘volontaire’…

        A revenu de base, on peut joindre « activité de base » (que je préfère à « travail »). Un bon exemple était présenté au 13h de la 2: La fabrication du Comté, une organisation, collaborative, qui fonctionne depuis huit siècles !

      2. C’était volontaire.

        Merci pour l’info concernant le comté, j’ai trouvé ceci:
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Fruiti%C3%A8re
        Si on veut intégrer de telles coopératives dans le « shadow cabinet » de sauvage, (commentaire juste en-dessous) je suis partant.
        C’est un même type de coopérative qui se trouve sous mon nom, elle n’a pas encore un an.
        Je pense que la coopération des intelligences citoyennes est la seule façon de mettre en avant une société plus résiliente nous permettant de mieux gérer notre vie.
        A chaque seconde qui passe, le pouvoir économique laisse bien malgré lui plus de place au savoir.

      3. Michel,

        Une émission monétaire (planche à billets) doit être compensée par un prélèvement monétaire équivalent, éventuellement différé.

        Financer un revenu de base passe nécessairement par un prélèvement chez ceux qui ont de la fortune! (éventuellement différé, sinon l’argent ça devient n’importe quoi)
        Les bulles finissent toujours par éclater, et entre temps le moins qu’on puisse dire est que c’est malsain. Comme la dette…

        Ce n’est pas une question d’orthodoxie, c’est de la simple logique.

        On a le sentiment que vous n’osez pas voir le problème en face…

      4. « A chaque seconde qui passe, le pouvoir économique laisse bien malgré lui plus de place au savoir. »

        Vous êtes désespérant de naïveté.
        Je propose qu’on vous supprime vos allocations retraite, ainsi que le droit d’accès à votre potager (que vous pourriez perdre si vous n’en êtes pas propriétaire), histoire de vous faire réfléchir…

        Comprenez vous ce que j’écris au moins?

      5. J’en ai dans ma famille de gentils bisounours, pro bio, pro tout le monde il est gentil, qui vous accueillent avec des grandes risettes. Je ne peux plus les voir.

      6. Si je perds mes allocations (mais d’autres seront aussi dans le cas et bonjour la révolution), ce sera l’opportunité de m’engager dans divers projets, bien plus grave serait de perdre la santé.
        Et on pourrait perdre les deux, je ne le nie pas.
        L’évocation de la planche à billet était juste là pour montrer l’absurdité de la situation actuelle de la finance, absurdité que vous ne contestez pas.
        Je comprends très bien ce que vous écrivez, mais hors de vos clous, vous ne voyez plus rien. Je ne conteste pas la possibilité d’une erreur de ma part, il y en a certainement et je serais ravi qu’on puisse me les montrer, ce que vous n’arrivez pas à faire.

      7. Michel,

        Ce que vous faites (le potager, toussa…) c’est bien, et ne fait de mal à personne. Bien évidement que la production de la bouffe est à revoir, vous avez raison!
        Mais c’est loin d’être là le fond du problème! je dirais presque (pour vous choquer un peu) que c’est anecdotique.

        Vous (pas seulement vous mais vous êtes tout un symbole) semblez inconscient du fait que les véritables enjeux sont bien ailleurs à savoir dans la Pro-pri-été.

        En fait bien peu de monde, y compris sur ce blog, en est conscient, ou alors inconsciemment… C’est gravissime, car c’est la cause des causes.

        On ne cesse de parler des conséquences de cet état de fait, (en fait tous les problèmes…!) mais jamais de ça.
        Alors quand je lis des trucs du genre « A chaque seconde qui passe, le pouvoir économique laisse bien malgré lui plus de place au savoir » je m’étouffe, tellement c’est une contre vérité.

        Si vous saviez a quel point le pouvoir économique est supérieur à tous les autres, jamais vous n’oseriez écrire un truc pareil.
        Du jour au lendemain le pouvoir économique peut transformer quelqu’un de bien installé en SDF.

        C’est gravissime cette inconscience, car pendant ce temps là le pouvoir économique fait crever des milliards d’humains dont certains en bas de chez nous, et à nos frontières.
        Et ça fait 40 ans que ça s’aggrave! Sur tous les fronts!
        Seuls les gauchistes de gauche semblent avoir compris ça, mais réveillez vous bon sang!

      8. Oui Michel, ce sont bien les valeurs humanistes portées par ce type de modèle mutualiste et coopératif, dont les scop etc.. qu’il s’agit d’enraciner et de promouvoir, donc un humanisme créatif , car il est porteur de valeurs profondes qui seules nous permettront de ne pas encore plus être déshumanisé, mais bien au contraire, d’intégrer certaines technologies, qui devront rester à notre service et non pas nous asservir , la machine comme allié et non comme maître. Merci à vous !

        « Que ce soit par envie de vivre des expériences nouvelles, par volonté de promouvoir certaines idées sur la société, et même par ambition, de plus en plus de cadres décident d’arrêter leur carrière pour se réorienter vers une association, révèle une étude réalisée par le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), en partenariat avec l’Agence pour l’emploi des cadres (Apec). Encore largement méconnu, le secteur de l’économie sociale et solidaire, composée d’associations, de mutuelles, de coopératives et de sociétés commerciales à but social, soit 200 000 entreprises au total, représente déjà 10 % du PIB et 12 % des emplois privés. Et le secteur devrait encore connaître un grand nombre de recrutements d’ici 2020. »
        http://www.lefigaro.fr/emploi/2015/10/27/09005-20151027ARTFIG00005-ces-cadres-qui-troquent-leur-carriere-pour-une-association.php

      9. Merci Gudule, vos commentaires me vont droit au coeur et me rassurent.
        Pour abonder dans votre sens je vous dirai simplement que le rédacteur de cette étude http://andre.emmanuel.free.fr/brf/articles/rapportBRF.pdf Benoit Noël est devenu maraîcher pour justement mettre en pratique ses expériences http://www.cdlt.be/2015/12/14/benoit-premier-producteur-en-couveuse-associe-a-la-cooperative-a-demarre-ce-9-decembre/ .
        J’espère pouvoir l’aider directement ou par l’entremise de mes petits enfants (on verra)
        Je suis sur un projet personnel de jardinage en semis direct axé sur l’agriculture de conservation et il y a plus de dix ans j’ai construit ceci http://users.cybernet.be/Michel.Lambotte/ Je dois l’adapter à l’agriculture de conservation si c’est nécessaire bien entendu, je ne le sais pas encore.
        C’est ça mettre la machine au service de l’homme.

      10. @ Domique Gagnot

        Vous n’avez pas d’autres expressions que bisounours pour argumenter votre nécessité de reprendre collectivement les ressources primaires? Ca commence à bien faire!
        Si vous m’avez lu, vous aurez remarqué que j’ai argumenter mon « néo-artisanat » par des cas parfaitement concret.
        Mon argument vaut ce qu’il vaut, c’est à vous d’en juger, mais j’ai la preuve que la plupart des nombreux participants de ces groupes pensent à peu près comme moi, sont-ils pour autant des bisounours?

      11. Michel,

        Mais vous parlez et proposez des innovations, comme si vous aviez le pouvoir de les faire appliquer.

        Mais non! Vous (et moi) n’avons aucun pouvoir, alors que vous croyez que nous l’avons. C’est pour ça que je vous appelle un bisounours!

        Les bonnes idées, comme les vôtres ou celles de Gudule, mais i’en a plein les livres depuis toujours!
        Mais tant que nous n’aurons pas le pouvoir de les appliquer, et ben elles seront pas appliquées. C’est ballot.

        Et demain d’autres que vous redécouvrirons la même chose que vous, que d’autres avaient déjà découvert il y a 50 ans (Pierre Rabhi), etc.

        Et rien ne changera car le Pouvoir est à ceux qui possèdent, et qui financent!
        Et il leur est beaucoup plus profitable de vendre un tas de cochonneries a des agriculteurs accro via un savant endoctrinement, pour nourrir les pigeons fauchés que nous sommes, avec de confortables marges (sur les engrais, les intérêts des prêts pour s’équiper, et « être compétitif »…)

  71. pour resumer ce que je pense; aprés tout ces commentaires:
    – il y a l’envie de faire quelquechose de nouveau pour tenter de changer ce qui peut peut-etre l’etre encore.
    – il y à forcement beaucoup de commentaires dubitatifs, mais beaucoup aussi de commentaires creatifs.
    -la proposition de Paul Jorion de se rassembler autour de Thomas Piketty implique t elle de s’inscrire dans le projet de primaire à gauche ?
    – il y a la proposition de constituer une belle equipe ( le shadow cabinet) autour de Piketty.
    -il y a aussi quelques doutes quand au choix du candidat à la presidentielle, autour duquel pourraient se rassembler les soutients.
    – l’idée emerge quand meme de se regrouper et d’aider quelqu’un de competent , de gauche, et respectable ( dans le bon sens du terme)
    – dans le contenu des commentaires sceptiques il m’apparait semble-t-il la problematique de l’efficacité d’un telle demarche, eu egards à l’occupation des esprits par la façon dont l’espace de la « realité » des votants est deja colonnisé par les medias et un ensemble d’habitudes institutionnalisées de considerer ce que doit(ce que peut) etre la politique pour avoir quelque chances de validité, de succés.
    – à mon sens c’est là , qu’il faut etre de gauche !
    -pourquoi ne pas considerer ces » impuissances realisto-cyniques » comme etant constitutives du vieux monde reactionnaire que nous devons laisser derriere nous.
    – le « realisto-cynisme » etant un etouffoir de tout renouvellement réel, de toute emergence et concretisation de salvation potentielle, il faut avoir une pratique politique enfin de gauche des acteurs pour y repondre de maniere efficace.
    – ce que j’appelle de gauche ce n’est pas le ballet des etiquettes partisanes. peut-etre une autre appelation conviendrait elle ? mais bon, gardons  » de gauche »
    – la cooperation en vue de l’interet commun, c’est à ça que je pense.
    -sortir du monde politicien de la lutte des egos ou des clans, des chapelles, des mouvements…comme etants les symptomes du vieux monde confit auquel il faut se soustraire.
    -alors, primaire ou pas, je suis pour la constitution d’une dream team ( ou shadow cabinet , comme vous voulez..) que nous pourrions soutenir avec enthousiame
    -et qui renouvellerait dans sa pratique l’esprit politique
    -un esprit politique et des actes faits de cooperations et d’intelligence pour le bien commun.
    -ce me semble etre le seul realisme realiste.

    1. Merci Sauvage, pour cette excellente synthèse.
      C’est vrai, dans la grande masse des lecteurs de Paul Jorion, il existe un vivier pour les futurs membres de ce « Shadow cabinet » que vous appelez de vos voeux. Il n’existe aucune fatalité à ce que les esprits inventifs et les dépositaires des savoirs utiles pour répondre aux défis actuels restent en dehors du jeu politique, laissant le terrain occupé par ceux qui participent à des débats d’idées sans lendemain au sein des partis de gouvernement, avec pour conséquences la mise sur le devant de la scène des idées et des propositions les plus frileuses, autrement dit les veilles recettes.
      Il y a donc une brèche dans laquelle pourrait s’engouffrer une personnalité ouverte et crédible , et bien sûr de gauche comme Piketty. D’aucuns pensent que c’est mission impossible et théorisent la défaite, comme si ils n’étaient pas parties prenantes, autant dire qu’ils théorisent leur propre défaite. C’est justement dans les époques comme la nôtre où la politique devient un milieu instable, pour des raisons internes et externes au jeu politique, qu’il existe cette possibilité. Nous aurions tord de ne pas saisir l’occasion quand elle se présente.

    2. « … peut-être une autre appellation conviendrait elle ? mais bon, gardons » de gauche » » …
      pour maintenant, ici, mais je pense qu’il faudra abandonner le mot, n’en surtout plus faire état. Il est maintenant trop connoté « girouette, pifomètre, ambition, abandon, …), celui qui dira « Gauche » aura perdu. « Socialiste » aussi à cause du parti qui s’accroche devant. « Social » reste une valeur sûre, tout le monde l’utilise. Mais en fait, je pense qu’il faudra abandonner les mots étendard, slogans, appellation, cris de ralliement etc… Il faudra faire dans le pool de technocrates capables et conscients que c’est la dernière chance. Il faudra contourner Macron par la gau… (zut, perdu !), il faudra contourner Macron parce que après celle de 17, il y a de fortes chances pour qu’il soit prêt pour la suivante (2022). C’est Macron qui accroche.

      1. Oui bien sûr, aussi, ce qui nous fait au total beaucoup de talents et d’experts mobilisables pour la cause. De quoi ringardiser les partis traditionnels et les think tank qui tournent en rond.

      2. Ah, mais pas du tout ! C’est juste pour illustrer une réflexion que je me faisais trois commentaires plus haut.

    3. pour constituer ce shadow cabinet , ce gouvernement elaboratif et cooperatif, je pense à des « tetes d’affiches » , les vrais experts dont parle Paul Jorion, ces intellectuels qui ont deja une certaine notoriete,qui pourraient constituer une sorte de cooperative que les medias ne pourraient ignorer longtemps.
      une de leur tache residerait dans l’elaboration d’un programme interessant et viable , qu’ils pourraient defendre avec efficacité devant les pseudo-experts.

  72. Ok soyons fou, mais dans ce cas, j’ai une idée encore meilleure dans le même style : Paul Jorion. Pas « meilleur » économiste que Piketi certes, mais des qualités et une formation que ce dernier n’a pas, parfaitement compatible avec la fonction.
    alors ?

  73. Paul Jorion pourrait tout à fait, je n’en doute pas, faire partie de cette « belle equipe » en occupant une fonction pour laquelle il se sentirait pouvoir apporter quelquechose d’interessant. Qu’en pense t il lui meme ?
    le plus interessant à mon sens est deja de constituer cette equipe révée .
    Aprés ,pourquoi ne pas laisser à cette equipe meme, le soin de se distribuer les roles ?
    ce serait un bon debut.

  74. Ca serait bien de faire passer des tests à tous les candidats sur leurs aptitudes à gouverner plutôt que de les élire avec leur campagnes ridicules qui relèvent des jeux du cirque. Et comme proposé par Marc H : dresser une liste de volontaires triés sur le volet en fonction de leurs compétences et leur moralité, et laisser le tirage au sort décider des élus. Ca serait la mort des idéologies, ouf !

    1. Qu’est ce que j’disais ? Les IA au pouvoir !

      Dis papy, IA.ça veut vraiment dire aussi Idéologie Absente ?

    2. Mwouais,
      Je pense qu’il serait préférable de faire passer ce test à tout le monde et par simple principe de précaution, de rejeter sans même les analyser les candidatures des volontaires les plus motivés, ce sont les plus suspects!
      Aucun humain raisonnable ou honnête ( à part quelques balourds à chevilles enflées dont nous subissons actuellement « l’échantillon représentatif normal ») ne saurait endosser une telle charge dans l’état actuel des ingérences extérieures et du chantage permanent exercé par le monde de la finance sur toutes les décisions prises dans chacun des états de notre belle Europe
      C’est Jésus que vous êtes en train de rechercher pour vous sauver!
      Personne ne se fera crucifier pour nous rendre l’humanité que nous n’avons pas su entretenir en nous même.
      Perdus, certes, nous le sommes, mais c’est uniquement par cette vaine culpabilité que nous ressentons (culpabilité d’ailleurs savamment entretenue au sein des populations par l’oligarchie de nos pauvres riches créanciers endettés), alors que nous commençons à rejeter cette soif de consommer que nous avons laissé nous envahir au mépris de notre instinct animal de fraternité.
      Avec pour résultat, l’orgueil fatal de posséder plus, de valoir plus.
      Cette stupide compétition de l’espèce, ultime parodie élitiste de survie animale, dans un monde ou il n’est plus, pour l’humain, d’autre prédateur que l’humain.
      Ne cherchons plus les justes, nous n’en trouverons point, ils ont déjà quitté sans se retourner nos sociétés dites civilisées.
      Le temps est venu désormais des destructions.
      Et chacun sait que ni les Cieux, ni les Dieux, n’y pourront rien puisqu’ils n’y sont pour rien!
      Bon courage à nos enfants qui devront se débrouiller, avec le peu qu’on leur a laissé, pour se rebâtir sur nos déchets un monde pour eux.
      Avec ma plus sincère compassion, Eric.

    3. Vous devriez essayer du coté des transhumanistes james, top control, top parano, seul les » implantés » auront le droit d’y respirer, elle est pas belle la vie en néopsychiatrie?

      1. Si de plus en plus de villes et de départements disent ne plus pouvoir payer les dettes pour cause d’avoir été plombés par leurs emprunts toxiques, c’est bien parce que ceux qui ont signé, nos soi-disant élus, n’y comprennent rien à la finance. Ils sont pourtant censés gérer l’argent des contribuables. Et grâce à eux, on voit des petites gens qui se retrouvent sans le sou et des villes ruinées.
        « Le département de l’Essonne n’a plus les moyens de payer toutes les aides sociales (personnes âgées, handicapés et l’aide sociale ». etc.
        De même que l’on nomme à des postes stratégiques le petit copain sans vérifier s’il est capable de prendre en main les responsabilités que cela implique. Et la liste est longue.
        J’aimerais bien savoir ce que vient faire le transhumanisme ici ?

      2. Je dirais plutôt que c’est la Finance qui ne comprends rien à l’économie réelle, à la vie.
        Un comble: ce n’est pas son problème!
        A tel point qu’on se demande à quoi – et à qui – sert cette Finance….

      3. C’est toi Dominique qui dit à longueur de blog que les gens sont des naïfs bisounours ?
        Rappel : l’état en faillite porte secours aux banques en faillite avec des fonds empruntés … aux banques. Et ça tourne en rond, et pour alimenter cet entonnoir, on augmente les impôts de ceux qui ont encore la chance d’avoir un travail, de moins en moins nombreux, et on rackette les petites entreprises et les indépendants jusqu’à les étrangler.

      4. James,

        Je te rappelle que l’état est « en faillite » car:

        1 – il est interdit, depuis 40 ans, à l’état d’emprunter à sa Banque Centrale, mais il doit se laisser bouffer le laine sur le dos par les marchés financiers.
        Coût des intérêts de la dette : 60 milliards/an (France)

        2 – l’évasion fiscale a été institutionnalisée, on appelle ça « optimisation fiscale ».
        Coût de cette évasion: encore 60 milliards

        3 – les banques ont mis l’économie par terre en 2008.
        Coût: une récession que l’on ne sait chiffrer. 10 millions de pauvres/chômeurs/précaires…

        4 – les friqués préfèrent faire fructifier leur thune dans des trucs qui ne servent pas l’économie, mais au contraire la pénalise: la spéculation, tirer une rente en ne foutant rien.

        Et en effet, les dindons, c’est NOUS. Jamais EUX.
        Voila. C’est pour rétablir (un peu) la vérité.

      5. L’élu est peut-être le dindon de la farce mais il s’en fout, il ne travaille pas avec son argent ni sa sueur, par contre il entraîne ceux qui font tourner l’économie (pour combien de temps encore) dans ces impasses faute d’être à la hauteur de ce qu’il prétend assumer.
        Et je sais qu’il y a des fonctionnaires compétents qui sont écoeurés de tout cela, même si on leur dit « mais de quoi tu te plains, ferme les yeux et fais comme moi puisque tu es payé » …

    4. C’est vrai ça.
      Pour conduire une voiture il faut un permis, mais pour conduire le pays on ne demande que promesses et discours !

      1. « sans vérifier s’il est capable de prendre en main les responsabilités que cela implique »

        « Pour conduire une voiture il faut un permis, »

        et bien sur il n’y a plus d’accidents sur la route dans un monde « parfait, quand tout sera géré par du contrôle et du politiquement dans les clous, ha et puis vous ne serez plus malades , vous ne mourrez plus, la nature aura été éradiquée vous serez tous totazlement DENATURES, ha le monde merveilleux des zombis décérébrés…

    5. « plus pouvoir payer les dettes pour cause d’avoir été plombés par leurs emprunts toxiques, c’est bien parce que ceux qui ont signé, nos soi-disant élus, n’y comprennent rien à la finance. »

      c’est ça et quand un requin bouffe un surfeur, vous dites au surfeur d’aller passer son permis ? ou vous essayez de transformer le requin en chat docile ? où comme M Jorion vous essayez de voir, et de faire comprendre, se qui se passe dans les mers et les océans de l’économie et de la finance et avec les grands prédateurs ?

      Vous seriez le premier à vous faire pigeonner par un gros requin de la finance un peu et m^me beaucoup salopard sur les bords. Cela dit une formation en matière financière plus solide voire une gestion plus collégiale, en tout cas plus élargie, une équipe plutôt une assemblée co responsable, pas tout sur le dos d’un « élu » unique, oui, bonne idée.

      1. Quand un chef d’entreprise fait faillite pour s’être fait plomber par des emprunts toxiques, on lui saisit tous ses biens, on lui envoie les huissiers, on met tous ses employés à la rue et lui est ruiné.
        Un élu fait la même erreur, c’est le contribuable qui va trinquer, ainsi que toute la chaîne (les aides sociales sucrées des personnes âgées, des handicapés etc.). Mais lui, l’élu », il ne sera jamais inquiété. Voilà la logique et les conséquences de cette irresponsabilité.

      2. Oui james, l’élu est aussi un dindon de la Finance. Voire une autruche pour les postes les plus élevés (ministre, président)
        C’est logique: le boulot des financiers c’est d’élever des dindons qu’on mettra la ou ils ont besoin de dindons.

        Nous, nous ne sommes que des pigeons.

    1. En 1930, à un moment où cette question même était on ne peut plus présente et cruciale, un certain Alain prétendait que celui qui la posait « n’était certainement pas un homme de gauche ». Cela dit, un Doriot, un Belin, un Sabiani ou un Déat ne la posaient pas…

    2. Pas fou ce Romain!
      Gauche-Droite! Une, deux! Un-zero! Oui-non!
      La vie n’est pas un formulaire à remplir, ni une grille de loto.

      C’est bien notre incapacité à renoncer à ces choix absurdes qui nous a précipité ou nous sommes.
      Le bonheur humain tient uniquement à la confiance que chaque individu accorde à ses propres convictions, ce qui lui permet de renoncer à juger ses semblables tout en excluant de leur faire porter une trop grande part de ses propres responsabilités.
      Mais il me semble que je suis en train de parler là de « Sagesse »…
      Sans doute encore une espèce ( de vertu ) en voie de disparition.
      Les animaux qu’on nomme bêtes ont su garder cette confiance instinctive. Ne pourrons-nous donc jamais nous hisser à leur niveau?… Tout en restant humains et en mangeant effectivement les bretzels du sauvage.
      Eric.

      1. « Les animaux qu’on nomme bêtes ont su garder cette confiance instinctive. »

        oui, tout à fait, j’en parlais hier avec mon cobra (pendant qu’il avalait un poulet) et ma panthère, qui lorgnait du coin de l’oeil une antilope visiblement.. ha comment dire fatiguée et en bout de course, miam, miam pour the gros matou. La nature ignore l’instinct de survie, la prédation, la faim , la violence, c’est bien connu….mdrrrrr

        Apprivoiser une intelligence animal, c’est un Art, gare aux amateurs….

    3. « c’est le contribuable qui va trinquer, ainsi que toute la chaîne (les aides sociales sucrées des personnes âgées, des handicapés etc.). Mais lui, l’élu », il ne sera jamais inquiété. Voilà la logique et les conséquences de cette irresponsabilité. »

      Faux, le versement des prestations sociales versées par l’Etat et les collectivités, sont des dépenses obligatoires, prévues dans un cadre légal, elles sont donc déjà prévues dans les lignes du budget qui est voté chaque année . Le problème vient de l’endettement excessif causé par ce système à de nombreuses collectivités, et donc endettement des contribuables, qui par manque de connaissances en ingénierie financière se sont faites littéralement piégés.
      Ces prêts toxiques étaient , effectivement plombés , c’est pour cela que les collectivités concernées responsables ont saisi les tribunaux. On ne va pas refaire le débat privé/public, si vous voulez mettre un nouvel échafaud sur la place publique pour tous les irresponsables de la terre, allez y, il ne restera plus grand monde, et si votre vision du monde parfait c’est de danser sur un tas de cadavres d’irresponsables , allez y , ce n’est pas le boulot qui manque, votre monde « meilleur et parfait et purgé »; sans moi !

      C’est de régulation dont il faut parler d’une part et d’autre d’une meilleure prise en compte de la complexité du système financier qui demande un supplément de formation et des équipes plus solides voire avec plus de compétence en la matière pour affronter ces nouveaux défis.

      1. C’est bien ce que je dis. Un chef d’entreprise qui se bat tous les jours pour faire tourner son entreprise et emploie des dizaines ou des centaines de salariés n’aura personne pour l’aider dans ce cas, il met la clé sous la porte, il finira même peut-être en prison. Un élu par contre ne sera pas inquiété, il n’a pas transpiré cet argent vu que c’est celui des contribuables, il fait ses huit heures par jour alors qu’un chef d’entreprise travaille jusqu’à 70 heures par semaine. Et à l’élu, on va peut-être lui offrir un stage pour apprendre à mieux gérer les deniers de la collectivité qui se sont évaporés.

  75. Certains pensent que dans les partis, il n’y a pas de têtes pensantes. S’ils réfléchissaient un peu, s’ils se renseignaient un peu, ils pourraient avoir des surprises. Mais ces têtes pensantes sont rarement mises en avant par les dirigeants … et totalement ignorées par les médias, à l’exception de Mélenchon qui est à la fois tête pensante et tribun (ce n’est pas pour rien d’ailleurs qu’il a lâché la direction du PG).
    Dans les partis, il y a, comme dans toute la société, des rapports de forces. Comme pour la fixation d’un prix. Mais une fois au pouvoir, et souvent pour y accéder, un parti est soumis à des forces extérieures mille fois plus puissantes, puisqu’il s’agit de la finance et du grand patronat. Si bien que le pouvoir actuel ne ressent plus guère la pression interne du parti qui l’a hissé au pouvoir (pas tout seul bien sûr).
    On peut dès lors se demander à quelles pressions et rapports de forces sera soumis un « pouvoir de sages ». Permettez-moi dès lors d’être dubitatif sur sa capacité à gouverner « sagement ».
    Un pouvoir est réellement fort s’il est soutenu par une grande partie du peuple. Et pour réaliser les transformations profondes qui sont nécessaires aujourd’hui, il faut être très très fort et être très très soutenu par le peuple. Sinon tout s’écroule, comme en RDA en 1989.

    1. Si je vous comprends bien vous préférez rester bien au chaud à contempler l’Apocalypse en mangeant des bretzels. L’impuissance ne manque pas de supporters.

      1. je precise au sujet de cette histoire de bretzels, qu’elle me vient de l’episode cocasse et inatendu de georges bush, alors president , qui failli mourir d’etouffement en mangeant un bretzel devant sa télé.

  76. pour en revenir à la constitution de cette cooperative intellectuelle, cette belle equipe,ce shadow cabinet.
    il faudrait aussi des » pointures »dans d’autres domaines que ceux de l’economie , comme par exemple l’ecologie , la souffrance au travail, la santé, la diplomatie, la defense,l’agriculture,la justice,le droit constitutionnel ,etc
    En relations avec les economistes ils pourraient elaborer des modeles de developpements viables , en relation les uns avec les autres.
    bien trop souvent en effet les initiatives, les projets de renouvellement , d’evolutions, sont contrés à partir d’objections economicistes.
    De la meme maniere des antropologues, des psychologues, pourraient ramener les objections « naturalistes » à plus d’intelligence.
    Quand à savoir si une telle cooperative peut acceder au pouvoir, ce n’est peut-etre pas la question primordiale.
    les bienfaits d’un tel mouvement ( on peut l’esperer ) se justifieraient en temps que tel en tant qu’expression de nouvelles pratiques, de prise de responsabilité, d’un etat d’esprit qui ne serait pas recuperé par la vision « tous contre tous » en cours actuellement.
    Des initiatives comme ; le blog de paul jorion , ars industrialis, l’université populaire, les economistes atterrés,les colibris,les conferences gesticulées ,etc, portent deja des discours interessants et positifs qui motivent de fait deja beaucoup de reflexions, de recherches sur internet.

  77. Oui, vue la situation, nous avons chacun une idée pour nous en sortir, par le haut, si possible: et si on essayez le tirage au sort pour désigner le nouveau Président ? Ceci n’est pas une blague …

    1. Pourquoi sommes nous si depend de l’idée de « president » ? pour des raisons d’efficacité organisationnelle ? parceque nous avons admis une structure de pouvoir en pyramide ? avec dieu le pere president au sommet, qui transmet ses ordres descendants par les barreaux de la grande echelle sur laquelle tout le monde est perché ? Nous transformant en consommateur de l’organisation institutionnelle ? Pourquoi pas ! mais il faut bien vivre aussi sur le sol.
      Pour en revenir à ce que pourrait promouvoir une cooperative intellectuelle politique , il me vient à l’esprit des suggestions rencontrées au fil de mes recherches sur internet. Le souvenir , par exemple du projet d’encyclopedie du XXI siecle par paul jorion ; le souhait de paul virilio de voir se constituer l’université des catastrophes, la proposition faite par bernard stiegler aux universitaires de s’organiser pour peser face aux politiques. D’une certaine maniere il y a aussi le succés de wikipedia.
      Cela semble nous mener trop loin du point de depart, j’en convient …

  78. S’il y en a un qui pourrait difficilement soutenir Piketty sans bouffer son chapeau c’est bien Varouf.
    Je crois que c’est lui qui a été le critique le plus dur de son Kapital comme de l’auteur lui-même.Il l’a entres autres amabilités traité de « grand ennemi de toute politique égalitaire pragmatique ». Si on écoute Varouf on se dit que Hollande a été bien sage de prendre ses distances avec le « Guru néoclassique de l’inégalité » (dixit encore Varouf).
    La preuve ?
    Regardez ça (particulièrement à partir de la 25′)…
    http://m.youtube.com/#/watch?v=wNLPO2j9RQ0

  79. Juste comme ça, en passant. Si vous n’étiez pas encore convaincus que notre monde avançait désormais cul par-dessus tête, un élément nouveau éradiquera vos derniers doutes : pas un climatologue, pas un Ninologue, pas un institut d’étude ou de prévention concerné par le Nino 15/16 ne veut s’aligner sur le diagnostic et les prévisions de notre Bienheureuse Autorité Philippe Soubeyrand.
    Véridique, et désespérant.

    1. Et s’il reste encore une trace de doute dans quelque cerveau malade et/ou fanatisé, sachez que non seulement les chercheurs sur El Niño mais encore les enfants de cours moyen première année sur la fuite de méthane ne daignent se mettre dans les pas et donc utiliser la calculatrice magique de notre Bienheureuse Autorité Philippe Soubeyrand…

      On estime que plus de 80000 tonnes de méthane se seraient d’ores et déjà échappées dans l’atmosphère, soit l’équivalent d’au moins 6,8 Gt de dioxyde de carbone, c’est à dire de l’ordre de 12,5% des émissions annuelles mondiales.

      (80 000 t de méthane équivaut à 6,8 millions de tonnes de CO2 soit 0,0125% des émissions annuelles mondiales)

      1. J’ai eu un professeur de physique pour qui le problème était terminé lorsqu’il était mis en équation, laissant aux mathématiciens le soin des calcul.
        Il attendait cependant un résultat dont il se moquait des « chiffres significatifs », par contre une erreur sur les puissances de dix, ou le signe, valait une note à double zéro !

        Il reste vrai aujourd’hui, que dans bien des cas, la règle à calcul est plus que suffisante…
        elle est en tout cas très pédagogique 🙂

      2. « Non non, le lien est bien complet  »

        mais oui , mais bien sur…, media change, ha ha ha…;ouaip on rigole bien….dans les ceps de cybérie…

  80. 2 remarques :
    – Les primaires ont pour seule utilité de désigner le candidat choisit par les instituts de sondages ;
    – la proximité de Picketty avec le parti libéral socialiste n’est elle pas un handicap ?

  81. Merci M Lambotte, je partage avec vous les valeurs qui sont le socle de l »économie sociale solidaire, la quête de sens dans un monde qui promeut essentiellement des valeurs basées sur l’argent et la consommation, et ce jusqu’à l’excés; n’est pas anodine. Je ne cherche pas à rassurer, ce constat relatif à cette recherche de sens et de réinvestissement par les individus de valeurs humaines et humanistes est en cours et va , je pense, progressivement, monter en puissance , au fur et à mesure, que les désillusions et leur lots d’insatisfactions ouvriront les esprits encore prisonniers des apparences, « crise de croissance » quoi. Jamais facile, rarement simple et comme allant de soi…..il faut donc des individus et des groupes pour porter et témoigner et incarner en actes ces valeurs pour leur donner la possibilité de vivre, essaimer et rayonner, point barre, il y a donc de quoi faire ! 😉

    1. Bon courage Gudule!

      L’abbé Pierre a lancé son mouvement en 1954, suivi de Joseph Wresinski, sœur Emmanuelle et mère Thérésa.
      Ils en sont tous morts.

      Leurs entreprises sont perpétuellement au bord de la faillite, alors que les carnets de commande déborde.
      Leur modèle économique peine à convaincre les financiers, et jamais ils n’ont pu entrer en bourse.

      1. D une certaine manière je suis d’accord avec vous, ceux qui pensent comme vous gagneront toujours. Vous êtes dans le mainstream,félicitation,vous avez vaincu sur toute la planète. Vous êtes l’expression de la nature humaine. Indepassable. Profitez en bien.je vous envie. Bravo. Je ne sais pas quoi vous dire de plus. Vous avez tout. Présentez vous aux présidentielle pour chasser vos tristes clones du pouvoir…

      2. Lesauvage,

        Vous n’avez pas trop compris ce que je veux dire. Pourtant ça fait un bail que je me répète…

        Je ne critique pas les actions des « bons », loin de là.

        Je critique le fait que:

        – ils ne cherchent pas à comprendre pourquoi les choses sont comme ça, et se contentent de réflexions qui ne mangent pas de pain du style:

        – « c’est le péché originel, la pomme toussa… » (version cathos),
        – « on ne peut pas accueillir toute la misère du monde gnagnagna… » (version socialo),
        – « faut travailler pour vivre » (version libéral bien abîmé)
        – « y’en aura pas pour tout le monde… » (version jducac)
        – etc.
        Bref. C’est le degré zéro de la réflexion.

        Alors que le fond du problème est que:

        Le Pouvoir EST dans la Propriété des Ressources primaires.
        Et, comme cette propriété est privée, ben le Pouvoir est aux mains des (gros) fortunés. Si vous voulez une démonstration, c’est quand vous voulez.

        Maintenant, ne vous attendez pas à ce qu’on explique ça à la télé, y’a trop de monde qui regarde (Coluche)

        Mais tant qu’une majorité ne fera pas l’effort de comprendre ça, on aura des gros problèmes pour tirer les conclusions qui devraient s’imposer…

        Pendant ce temps, cette ignorance fait que voila 40 ans (avant c’était un autre style) qu’on plonge lentement mais surement au fond du trou (pour les anciens pays développés, car pour les autres c’est une tradition que d’y être)

        J’irais jusqu’à dire que ces gentilles personnes collaborent passivement avec ce Système infernal… en entretenant (gentiment) des idées fausses, sur les raisons de cet enfer.

      3. Michel,

        « Une entreprise d’économie sociale et solidaire en bourse!
        On aura tout lu! »

        Si vous n’y voyez pas le côté second degré/provocateur… !!!!!

        (Je crois que je vais me mettre à boire.)

    2. Bonjour,
      Tout à fait d’accord avec vous Gudule, mais de grâce, renoncez à conserver chez vous cobras ou panthères que vous nourrissez abusivement de poulet ou privez d’antilope fraîche.
      Regardez les vivre en liberté et ne les accusez pas de violence parce qu’il ne vont pas, comme vous, chez le boucher pour acheter leur steack quotidien.
      L’homme a depuis longtemps dépassé l’animal en cruauté (voulez vous des exemples?), et je ne suis pas certain que votre façon de voir ce dernier permette de démontrer la supériorité de l’intelligence de l’homme (dit civilisé) sur ses celle du plus méprisable individu non humain peuplant la planète.
      Pour résumer je dirais que la plupart des animaux sont bel et bien socialistes, alors que l’homme a une tendance maladive au capitalisme, tendance qui s’avère proportionnelle à l’importance qu’il accorde à sa propre existence et qui augmente sans limite en fonction de l’intensité de sa peur de mourir.
      Je distingue donc un espoir pour l’homme à s’inspirer de ce qui peut être défini comme une certaine « philosophie animale »…
      …Matière que les humains civilisé (comme vous peut-être?) préféreront encore reléguer sous l’appellation de « bêtise » ou de « sauvagerie », ce qui leur a permis jadis de justifier confortablement tous les apparteids au sein même de notre propre espèce… Belle performance d’esprits dits alors « supérieurs » qui ne demandent aujourd’hui qu’à retrouver une plus grande influence.
      Amicalement, Eric.
      Ps. pour votre cobra préférez cailles, souris ou petits lapins. Le poulet c’est plutôt pour les boas. Quand à la panthère en appartement ce n’est pas raisonnable voyons!

      1. Que nenni, je préfère la compagnie, de ma panthère et de mon cobra, sauvages, intelligents, nobles, libres, et non encartés.

        « Pour résumer je dirais que la plupart des animaux sont bel et bien socialistes, »

        Je n’ai pas vu qu »ils étaient quadrupèdes, avec un groin et la queue en tire bouchon, merci de l’info ! 😉

        vous reprendrez bien quelques croquettes ?

      2. « Matière que les humains civilisé (comme vous peut-être?) »

        Accessoirement, je dirais que je me rapproche plus de l’animal et c’est ce qui fait qu’étant fière d’être une bête parmi les bêtes, je préfère effectivement, nettement, l’intelligence d’un fauve à la misanthropie crasse de vos certitudes.

    3. Merci Gudule, je suis d’accord avec votre constat si même l’économie sociale et solidaire doit se remettre constamment en question pour y intégrer le fameux néo-artisanat. Dans ce type d’économie je pense qu’il y a encore un peu d’un certain assistanat qu’il faudra dépasser.
      Si on pouvait prendre le meilleur de l’économie sociale et solidaire et le meilleur du néo-artisanat on pourrait arriver à quelque chose de plus pertinant.
      Comme nous l’explique Paul aujourd’hui dans sa vidéo, la finance s’embourbe dans le pétrole comme les dinosaures se sont embourbés dans les vases de la forêt carbonifères.
      Devenons les petits lémuriens qui dans l’ombre vont bâtir le futur, et comme vous dites il y a de quoi faire.
      Voilà, j’en reste là, j’ai dit ce que j’avais à dire sur le sujet, cela ne sert à rien de répéter plusieurs fois la même chose.

  82. Vous êtes complétement a la ramasse les gars vous vous croyez dans les pays d’Amérique du sud en élisant des personnes du civil.
    Allez dans les usines sur les chantiers où allez a la rencontre d’un agent d’entretien par exemple,Piketty connait pas, sortez de vos bouquins et de vos théorie.
    Et quand bien même cette personne recevrai le pouvoir, qu’est-ce qu’elle en ferai, des allocs pour tous, 5000 euro de salaire mensuel pour une femme de ménage et j’en passe.
    Proposer autre chose de plus crédible, en cherchant bien je suis sûr que vous trouverez…

    1. Je suis ouvrier comme vous, aujourd’hui retraité. 10 ans d’usine et 35 ans de PME.
      Vous allez rire, je me suis mis à bouquiner et je me construit ma petite idée de la situation. Elle vaut ce qu’elle vaut, c’est sans prétention.

      1. Je parie que c’est une histoire de thermodynamique.
        Hélas vous semblez ne pas encore avoir compris pourquoi on n’en tient pas compte… Car c’est plutôt ça la question!

      2. @ Dominique
        En admettant que le blog soit une bande dessinée d’ Astérix, vous seriez très bien dans le rôle d’ Assurancetoutrix.
        Voici ce qu’en dit wikipédia:

        « Sa caractéristique principale : il a une voix épouvantable quand il chante tandis qu’il tire des sons improbables de sa lyre. Lui est persuadé d’avoir du talent – tous les autres sont convaincus du contraire.
        Assez grand, blond et solitaire, il aime vivre dans sa hutte perchée en haut d’un arbre pour composer des chansons que lui seul apprécie « 

      3. Je vous lis cher Michel et je comprends le sens de votre réponse.Il m’arrive de lire aussi ,parfois, quand je ne suis pas trop gagné par la fatigue.
        Beaucoup peu être ici sur ce blog me prenne pour un abruti:je ne suis pas susceptible.
        Ce que j’essayais d’expliquer, c’était le non sens de cette idée de candidature,je pense que les pensées hors sol sont omniprésentes chez les « intellos » de tout bord et franchement les gens de ma générations (42 balais) on n’en a raz la casquette de ces types qui pensent être des indispensables.
        Je dis souvent, depuis quelque temps,depuis que je vois,dans l’entreprise où je bosse les bêtises d’organisations mis en place par la direction demandant plus de rendements de productivité avec à la sortie des produits de mauvaises qualités,et bien que si vous voulez comprendre ce qu’il déconne dans notre société allez dans les usines dans les PME et là tout sera limpide.

        IL ne faut pas sortir de st Cyr,mon cher Michel,pour voir que tout cela et la soi disant candidature de Monsieur Piketty en fait partie, est une vaste blague…

  83. Merci pour vos encouragements, sauf que ce n’était absolument pas le sujet sur lequel nous échangions cordialement avec M Lambotte .
    A force de caricaturer et d’épingler à tout va , vous êtes à coté du sujet….on se calme , l’ami et on apprend à écouter les autres aussi…tout de même.

      1. Désolée, M Gagnot, mon radar reste désesperement insensible à la réception de vos informations , mode saturation.

  84. Dominique Gagnot dit : 16 janvier 2016 à 03:44
    Leur modèle économique peine à convaincre les financiers, et jamais ils n’ont pu entrer en bourse.
    ………………………………..
    La Bourse, ce n’est pas un critère ceci dit. Idem la philosophie du moindre effort qui va de pair.

    Petite synthèse du week end : Résister à la somme de petits avantages qui rendent mesquin.
    La machinerie (machination) fiscale est une immense usine à gaz globalement inefficace. La preuve, notre pays est en faillite alors qu’il compte parmi ceux qui rackettent le plus la valeur du travail réel.

    Le « médiocre » a été érigé en modèle
    C’est la « médiocratie », le stade moyen hissé au rang d’autorité.
    On ne peut pas toujours être au maximum de nos capacités ! Mais le problème, c’est que l’on nous contraigne à être médiocre en toute chose.
    Le travail, désormais standardisé, s’en trouve dépourvu de sens. La fierté du travail bien fait a donc tendance à disparaître.
    Et il faut jouer le jeu sinon on dérange les médiocres.
    On tue symboliquement celui qui se distingue pour punir un manque d’allégeance au réseau de la médiocratie. Nivellement par le bas. La médiocratie gagne du terrain.

    Université :
    Les étudiants passent nettement pour une marchandise eux-mêmes.
    L’institution se cache de moins en moins du fait qu’elle vend ce qu’elle fait d’eux aux entreprises privées et autres institutions qui la financent.
    « Les cerveaux doivent correspondre aux besoins des entreprises », ces mêmes entreprises (bancaires, pharmaceutiques, industrielles, gazières ou médiatiques) qui siègent au conseil d’administration de l’université. On se retrouve face à un isolement de la pensée critique.
    Il existe malgré tout de nombreux moyens de lutter contre cet état ambiant qui ne nous porte pas vers le haut (disons le plus directement : qui nous tire vers le bas)
    Résister d’abord au sens de résister au buffet, à la somme de petits avantages qui rendent mesquin (et par la capacité à ne pas se laisser corrompre, pas juste par l’argent mais toute la panoplie de petits avantages)

    Et un article paru ce jour : Pourquoi les médiocres ont pris le pouvoir
    http://www.lepoint.fr/chroniques/pourquoi-les-mediocres-ont-pris-le-pouvoir-16-01-2016-2010535_2.php
    Et pourquoi les médiocres vont perdre le pouvoir (vouloir dominer l’autre, quelle drôle d’idée ! En plus, par la médiocrité, encore plus bizarre)

    1. Sur l’entrée en Bourse, je crois que DG manifestait un esprit taquin 😉

      Sur la médiocratie: il est patent, si ce n’est évident, qu’il se développe là une sorte de « racisme » qui ne veut pas dire son nom… on n’est pas loin de la bien-pensance, multi-facettes, mais bien unique. C’est elle qui entretient le statu quo, l’inertie dans la « bonne moyenne ».
      Dans le fond, DG a raison de pousser un peu: il faut dépasser les seuils, pour franchir statistiquement les barrières de potentiel et qu’un courant naisse, si possible, dans le bon sens…

    2. James,

      Vous êtes au 3èm sous sol, là.
      Vous ne voyez que les conséquences des conséquences de « LA » Cause… Cherchez encore un peu, et vous trouverez « LA » Lumière.

    3. Médiocrité de notre civilisation? N’y aurait-il pas un rapport avec l’entropie?
      N’est-ce pas en créant une civilisation sur le troisième principe de la thermodynamique qu’on dépassera cette médiocrité?
      Cela se rencontre partout surtout dans l’agriculture.
      Ce n’est qu’une suggestion

      1. « N’est-ce pas en créant une civilisation sur le troisième principe de la thermodynamique qu’on dépassera cette médiocrité? »

        Oui Michel, (enfin entre autres…)

        — Et qui a actuellement le Pouvoir de permettre ou non de réaliser ça ? —

        Allez, encore un petit effort, j’en ai déjà parlé: Ce sont les ric… pro………. (Complétez les petits points)

      2. @ Dominique Gagnot dit : 16 janvier 2016 à 22:36

        Non Dominique, tu te trompes en voulant encore et toujours t’en prendre aux « Riches Propriétaires » et à la richesse.

        Tu ne vois cette réserve de richesse que comme le moyen d’accroître la consommation globale en la redistribuant à des gens que l’on rend de plus en plus incapables de survivre en les assistant trop. Il faut au contraire leur faire découvrir les vertus de l’investissement salvateur. Cela nécessite la recherche volontaire et personnelle, d’économie sur les ressources rendues préalablement disponibles de sorte à financer la réalisation de l’indispensable investissement. Cela évite ainsi d’être collectivement largués et laissés pour compte sur le champ de bataille pour la survie, qui est maintenant mondial.

        James Bernard a raison de diffuser les pensées d’Alain Deneault qui mettent en évidence la proximité de la moyenne et de la médiocrité vers laquelle il est très facile de basculer.
        L’idéologie socialiste, pétrie de bonnes intentions, mais hélas aussi, bien trop séduisante pour être totalement désintéressée, y a violemment précipité le monde au siècle dernier.

        Alors que certains pays s’en sont libérés en Europe de l’Est en ex URSS en Chine ou ailleurs, d’autres, notamment en Europe du Sud n’arrivent pas à s’en défaire encore aujourd’hui.

        L’investissement le plus important est celui fait au niveau de l’éducation nationale, parce que ce domaine constitue la base et le départ de tout en agissant sur un temps long, la durée d’une vie humaine.
        Hélas, ce secteur en France, a été investi par des courants politiques visant avant tout la mixité sociale et son corolaire, l’inévitable nivellement par le bas. On est donc arrivé à faire régresser le pays dans son ensemble, alors que pourtant on dépense plus qu’ailleurs dans ce secteur dont les producteurs de richesse, les enseignants, y sont peu rémunérés bien qu’ils ne dépendent pas de ta bête noire : les riches propriétaires, que tu rends pourtant responsables de tous nos maux.

        http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/09/03/20002-20120903ARTFIG00494-l-education-coute-moins-cher-a-l-allemagne-qu-a-la-france.php

        Je te souhaite un excellent dimanche……. qu’il t’amène à y voir plus clair!

      3. — Et qui a actuellement le Pouvoir de permettre ou non de réaliser ça ? —

        Ceux qui savent! On appelle cela les savants, mais bon contentons nous de ceux qui ont un esprit scientifique.

      4. Michel,

        Sans Ressources physiques, qu’on appelle aussi Capital, le Savoir ne sert à rien, (de même que le Travail)

        Et les Propriétaires des Ressources ne les donnent pas comme ça!
        Autrement dit ce sont EUX les Maîtres du jeu, et non ceux qui savent.

      5. jducac,

        « Cela nécessite la recherche volontaire et personnelle, d’économie sur les ressources rendues préalablement disponibles de sorte à financer la réalisation de l’indispensable investissement »

        jducac, je te rappelles que l’immense majorité des populations survit avec 3 fois rien… Alors l’investissement…!!!

        Bref. Tu es là pour détourner la réflexion, de sorte à préserver la tranquillité de certains….

      6. jducac,

        Je m’en fous des riches, ce n’est pas eux qui m’intéresse.

        L’important ce sont les Ressources qu’ils détiennent car elles manquent cruellement à l’investissement dans des choses réellement utiles à l’humanité.

        Car tes amis les riches en font n’importe quoi de ces précieuses ressources. C’est un gaspillage insupportable, comme tu le sais, puisque tu ne cesses de parler d’investissement…

      7. @ Michel Lambotte dit : 17 janvier 2016 à 12:26

        « — Et qui a actuellement a le Pouvoir de permettre ou non de réaliser ça ? »

        Ceux qui sont au pouvoir de l’Etat, responsable de l’enseignement national. En France actuellement, ce sont les socialistes.

      8. jducac,

        « Ceux qui sont au pouvoir de l’Etat, »
        ——————————-

        Oui, mais non. Eux ne sont que des marionnettes sélectionnées par tes amis les riches, pour être élues au suffrage universel a grand coup de battage médiatique, et à longueur d’année.
        Note comme on voit TOUJOURS les mêmes …! tout le temps, 24h/24. Ils monopolisent les médias.
        Et JAMAIS certains qui ne manquent pourtant pas de talents.

        Les candidats potentiels, ou les personnalités, qui gêneraient tes copains, n’ont pas droit aux grands médias.
        Et si toutefois ils y parviennent, ils disparaissent dans des conditions mystérieuses. (ex: Coluche…)

      9. @ Dominique Gagnot dit : 17 janvier 2016 à 17:33

        « Les candidats potentiels, ou les personnalités, qui gêneraient tes copains, n’ont pas droit aux grands médias.
        Et si toutefois ils y parviennent, ils disparaissent dans des conditions mystérieuses. (ex: Coluche…) »

        Cesse de te monter le bourrichon à mon sujet. Je n’ai pas de copains chez les grands, des affaires, de la politique, ou des médias !
        Alors, ne te laisse pas embarquer dans les théories du complot. Mon discours est davantage influencé par le passé et ce que pensaient mes parents, nés ouvrier agricole et servante de ferme à 13 ans, que par ces hypothèses.

        En leur temps, et bien qu’ayant infiniment moins de moyens de s’informer que nous aujourd’hui, les gens de leur condition raisonnaient en général mieux que leurs homologues d’aujourd’hui. Ils observaient et analysaient leur environnement et la nature dont ils étaient très proches, pour dégager à leur propre usage et à l’attention de leurs enfants, les grandes lois de la vie. Au fond, ce sont eux qui m’ont enseigné les règles de base de l’économie et de la vie.
        Cela leur a permis, ainsi qu’à mes frères et à moi-même, de vivre heureux tout en sécurisant leur lignée, et cela sans avoir à accuser comme tu le fais sans cesse, les plus les riches (que nous) d’être à l’origine des malheurs de la terre et de l’humanité.

        Tu as tout à fait raison de porter ton attention sur « les ressources » qui sont extraites de notre environnement et à la base de la vie. Mais à force d’en vouloir aux autres, et en particulier aux riches propriétaires, tu perds de vue la possibilité que nous avons tous, d’exploiter d’abord nos propres ressources, celles qui sont indiscutablement
        « notre propriété » et dont nous n’avons pas à avoir honte.
        Cela exige seulement que nous nous donnions d’abord la peine de cultiver notre propre jardin personnel au lieu d’accuser les autres et d’attendre que je ne sais quel apprenti gourou le fasse à notre place mais au service de son idéologie.

        Ils ne se gênent pas d’exploiter les ressources mentales des autres. Ce sont des esclavagistes modernes qui se présentent comme les libérateurs des peuples alors qu’ils ne font que les asservir. Le siècle dernier en a vu naître beaucoup.

        J’ai conscience d’être un peu seul à défendre ce point de vue. Je me répète en espérant que cela finira par avoir un effet sur l’avenir.

        Malgré tout ce qu’a fait Coluche il y a de plus en plus de gens qui sollicitent ses restos du cœur que je soutiens comme d’autres. Mais est-ce bien la meilleure façon d’en sortir ?
        Je suis tenté de penser comme Confucius, que quand quelqu’un a faim il vaut mieux lui apprendre à pêcher que de lui donner du poisson. Certains de nos politiques veulent nous faire croire qu’ils ont opté pour cette méthode en prônant enfin l’apprentissage.

        Hélas pour eux, je pense qu’ils emploient un fil de pêche et un hameçon bien trop gros pour que l’appât électoral soit gobé.

      10. jducac,

        « Je suis tenté de penser comme Confucius, que quand quelqu’un a faim il vaut mieux lui apprendre à pêcher  »
        ———————————-
        Je suis bien d’accord!

        Mais le problème est qu’il n’y a plus de cannes à pêche.
        De toutes façons de gros chalutiers raflent tous les poissons… que les pauvres n’ont pas les moyens d’acheter!

        Il semble que tu sois resté coincé dans une faille spatio-temporelle. Au cas ou ça puisse t’aider, nous sommes en 2016, sur la planète Terre.

      11. « Ils ne se gênent pas d’exploiter les ressources mentales des autres. Ce sont des esclavagistes modernes qui se présentent comme les libérateurs des peuples alors qu’ils ne font que les asservir. Le siècle dernier en a vu naître beaucoup. »

        Alors que ce siècle aura vu des dindons capitalistes farcis de vanité (vous en êtes) s’exprimer sur des blogs, avec l’intention calculée de se faire passer comme victime : rôle essentiel dans une société tournée vers les pulsions où les zones de dérive personnelle deviennent un enjeu capital pour le monde marchand.
        Sociétés atomisées et en même temps masses abêties par la fiction technologique sont tout-à-fait capables de s’agréger spontanément comme des insectes autour d’une lampe, pour mieux se faire baiser (même pas assez vulgaire à mon avis).
        Il est vrai qu’Internet, de moins en moins net, transpire ce genre d’individu peu scrupuleux, leur inconscient d’imposteur ne recouvrant en rien un réel qui leur échappe.
        Pour tout dire, il y a de vrais victimes, mais celles-ci, on ne veut pas les entendre.
        Archéologues du futur il y aura matière à vous bidonner, enfin peut-être.

      12. @ Dominique Gagnot dit : 18 janvier 2016 à 13:55

        « Mais le problème est qu’il n’y a plus de cannes à pêche.
        De toutes façons de gros chalutiers raflent tous les poissons… que les pauvres n’ont pas les moyens d’acheter! »

        Se référer au passé n’est pas nécessairement dépassé car dans notre système terre, il y des constantes indépassables Elles sont tenues par des lois physiques éternelles.

        Quant aux gros chalutiers, ils ne vont pas dans tous les recoins terrestres autorisant la survie, surtout quand on arrive au bout du bout des ressources………

        Il ne faut donc pas s’arrêter aux questions de taille, mais savoir adapter ses outils à la taille des poisons et de ses capacités d’investissement.

        L’essentiel est de survivre.

        Robinson Crusoé y avait déjà pensé et avait mis ses propres réflexions en pratique.
        Vois un peu la constance des choses :

        http://www.pauljorion.com/blog/2010/12/04/une-economie-entiere-par-repartition-par-vincent-wallon/#comment-129478

      13. jducac,

        « L’essentiel est de survivre »
        ————————————
        Si l’objectif est de permettre aux 0,x…x% puissent entasser à n’en plus finir, c’est un bon conseil que tu donnes là.

  85. Dominique Gagnot
    Comme m’a dit un jour un vieux paysan : » Tout les malins ne sonts pas chez le diable »
    c’est un peu le genre de phrases qu’on peut retourner dans tout les sens, on y trouvera toujours quelquechose…
    pour l’heure, cette phrase m’est revenue en memoire, parceque je trouve que vous presumez un peu de la naiveté des « bons », comme si beaucoup d’entre eux ne savaient pas ce qui constitue la richesse-pouvoir.
    Il me vient à l’esprit la magnifique (d’un certain point de vue) tentative revolutionnaire marxiste , je ne suis pas sur que c’est à cause des curés qu’ils echouerent. Ces revolutionnaires mobiliserent pourtant des forces considerables sur la planete dans un affrontement frontal inevitable.
    je suis presque d’accord avec vous quand à la proprieté des matieres premieres, mais un probleme demeure, et c’est bien celui de la reapropriation commune et de ses moyens pour y parvenir.
    alors je peux comprendre que dans l’intervalle certains s’inserent dans des compromis et des relations de pouvoir, pour essayer de vivre et de partager un peu, de cette fraternité ou vertu, que les « grands de ce monde  » combattent dés qu’elles semblent menacer un tant soit peu leur  » pouvoir ».
    Mais bon…peut-etre une extraordinaire chute de la bourse, redonnera de l’intensité à votre lumiere ?

      1. Bien Dominique, je suis d’accord avec le fond de votre document et c’est vrai qu’il faudra communautarisé les ressources primaires.
        Mais comment comptez vous vous y prendre pour y arriver?
        Et bien ce ne sera jamais qu’un jeu de compromissions, des rapports de force avec des ententes provisoires, des marches arrières, des bifurcations à gauche et à droite, des essais de toutes sortes pour prouver ceci ou cela, que sais-je encore.
        Vous devrez convaincre les 1% mais aussi votre voisin qui n’a rien compris de la crise énergétique actuelle qui croit encore que la production et donc son emploi n’a rien à voir avec le problème énergétique ou le dérèglement climatique.
        Comprenez vous mieux pourquoi j’attache tant d’importance au savoir. C’est grâce à lui que vous pourrez convaincre.
        Contrairement aux ressources primaires le savoir n’a pas de valeur en soi, c’est dans l’action qu’il prend toute sa valeur.
        J’ai beau savoir qu’on peut cultiver des légumes sans travailler le sol, si je ne le montre pas mon savoir n’a aucune valeur.
        De même votre document n’a aucune valeur tant que vous ne montrer pas des exemples concrets qui le démontrent.

      2. Michel,

        Convaincre en masse il y a des outils pour ça! ça s’appelle les médias de masse, auxquels nous n’avons, aujourd’hui pas accès.

        Si la direction des grandes chaînes TV étaient confiées a des personnes qui veulent changer le Système, épaulées par ceux dont c’est le métier d’emballer l’opinion, en 6 mois c’est plié.

        Car pour la plupart des gens, la Vérité c’est ce qu’on (les médias, le Système) leur met dans la tête. (ce qui veut dire que la liberté de penser est une illusion, puisque contrainte par le Système…)
        Et ça n’a rien à voir avec le niveau d’éducation, c’est même plutôt l’inverse…(endoctrinement : polytechnique, ENA, « grandes » écoles…)

        Nationaliser les Ressources primaires, ça sera pas simple, il faudra commencer par faire de la « pédagogie », comme ils disent…

        Le Pouvoir est dans la Propriété des Ressources primaires, à commencer par les médias de masse, car ce sont eux qui fabriquent l’opinion qui décide « démocratiquement » .
        Avec des guillemets, car l’opinion se laisse (inconsciemment) manipuler.

        Michel, pour que vos inventions soient diffusées à grande échelle, il vous faudra le concours des médias , et surtout des financements…

        Voyez comment Monsanto lance ses produits… Et ben faudra peut être faire pareil du moins au début pour lancer le truc!

      3. En matière d’organisation sociale et économique, il n’y a pas de démonstration possible, si ce n’est grandeur nature.
        Je ne risque donc pas de démontrer quoi que ce soit auparavant!

        Il faut parvenir à convaincre, avec des outils médiatiques adaptés, que nous n’avons pas. (si ce n’est le blog de Paul Jorion!)

      4. @ Dominique
        « Si la direction des grandes chaînes TV étaient confiées a des personnes qui veulent changer le Système, épaulées par ceux dont c’est le métier d’emballer l’opinion, en 6 mois c’est plié. »

        A mon humble avis, ce n’est pas avec des SI qu’on avance mais avec des actes concrets si petits soient-ils.
        Plutôt que par des mouvements de masse, (une foule n’a jamais rien inventé) c’est par des actions aussi diversifiées quelles soient se déplaçant en réseau de niche en niche que les choses changeront. (en peau de léopard)
        Nous quittons l’ère industrielle hiéarchisée de masse pour une organisation réticulée de niche encore à inventer.

      5. Michel,

        « c’est par des actions aussi diversifiées quelles soient se déplaçant en réseau de niche en niche que les choses changeront. »
        ————————————–
        Combien de fois ai je entendu ça! C’est ce qu’on dit pour se donner du courage, mais ça ne s’est jamais vérifié!

        Les choses changent sous la pression des contraintes économiques et matérielles. A défaut, le poids des habitudes empêche toute évolution.

      6. Aux contraintes économiques et matérielles (technologie…) s’ajoute le conditionnement des esprits (par l’éducation, puis la publicité/propagande), qui permet de les manœuvrer dans un sens ou dans l’autre. (parole répétée tient lieu de vérité)

        Pour ça, les médias de masse ont donné un pouvoir extraordinaire aux puissances de fric, qui a entrainé l’uniformisation des cultures partout ou le capitalisme s’impose…

    1. « Mais bon…peut-etre une extraordinaire chute de la bourse, redonnera de l’intensité à votre lumiere ? »

      Peut-être, mais rien n’est moins sûr.
      Personne n’a prévu la dégringolade du prix du pétrole, tout le monde pensait que la raréfaction du pétrole allait faire monter le prix.
      C’était sans compter sur la vertu de la boucle de contre réaction positive que constitue le coût de plus en plus important de l’extraction conjugué à spéculation, aux robots etc… comme nous l’a très bien expliqué Paul dans la vidéo de samedi et à la lecture des tweets.
      Les pays producteurs ayant grandement besoin de leur production, je ne vois pas comment on peut faire remonter les prix du pétrole pour éviter l’effondrement général de la bourse sans en augmenter la consommation.
      Il n’y a pas d’autre manière que de créer des revenus qui puissent consommer cet excédent (la consommation de pétrole diminue beaucoup plus vite que la diminution de la production qui est pour l’instant à peu près stable)
      Il y a un hic, cela va à l’encontre de la solution du problème du dérèglement climatique à moins qu’on ne consomme intelligemment
      pour construire ce développement durable encore valable dans mille ans.
      Comme le suggère Jean Marc Jancovinci, une taxe progressive sur l’énergie réinjectée dans la sobriété énergétique en détaxant le travail serait peut-être une solution à condition qu’un niveau critique de citoyens la soutienne. On en est encore très loin quand on voit le nombre de gens qui croient encore que le problème d’engorgement de pétrole est dû à la découverte importante de nouveaux puits.
      Je rapelle qu’en 2014 on a découvert un tiers de ce que nous avons consommé (ça fait quand même 30 millons de barils par jour et le maximum de découvertes était en 1964) et que ce qu’on découvre aujourd’hui on le consomme dans 50 ans, ce qui veut dire que dans 50 ans il n’y aura plus que le tiers de pétrole disponible, c’est maintenant tout de suite qu’on travaille avec nos petits enfants pour résoudre ce problème.
      Alors aujourd’hui, je ne sais pas! Je ne sais pas comment ce « brol » va évoluer et d’ailleurs y-a-t-il encore quelqu’un qui pilote quelque chose.
      Ce n’est pas une raison pour rester les bras ballants sans rien faire, si infime soit-elle, nous avons tous une parcelle de pouvoir qu’il nous faut utiliser, c’est ce qu’à fait notre hôte au Haut Comité pour la finance en Belgique

      1. Michel,

        « une taxe progressive sur l’énergie réinjectée dans la sobriété énergétique en détaxant le travail serait peut-être une solution »

        Bonne idée, mais bien trop tardive! Il fallait faire ça il y a 40 ou 50 ans…

        Aujourd’hui que le système s’effondre faute de consommation, ajouter des taxes sur le pétrole ne ferait que précipiter la chute. (même si on supprime celles sur le travail, ce qui serait une bonne chose, ok)

        La seule solution qui reste est de taxer lourdement directement le Capital, (ou mieux le nationaliser), investit ou non. Mais certains ne veulent surtout pas… hein jducac !

        Et utiliser cette manne pour lancer les activités nécessaires à la remise en état de la planète, détruite par la très mauvaise utilisation des Ressources primaires, qu’en on fait les proprios privés depuis 2 siècles. (on pourrait commencer à l’échelle de pays volontaires)

      2. Dominique
        « Aujourd’hui que le système s’effondre faute de consommation, ajouter des taxes sur le pétrole ne ferait que précipiter la chute.  »

        Mais non que ce n’est pas trop tard pour cette taxation, il faut réinjecter ces taxes dans la sobriété énergétique avec des matériaux exempts d’intérêt financier, l’intérêt étant les économies d’énergie réalisées.

      3. Vous avez raison, mais le Pouvoir ne cherche que les intérêts financiers! Et donc ne mettra pas en place ce type de taxes sur le pétrole, surtout dans des objectifs qui vont contre ses intérêts.

        Mais ok, ce serait possible, (et irait dans le bon sens), si NOUS avions le Pouvoir…, et suppose pas mal de changements politiques, économiques, au niveau des échanges…

      4. Lambotte est en ligne avec Schäuble qui vient de proposer une taxe européenne sur les carburants pour financer l’accueil des réfugiés…

  86. @Michel Lambotte
    http://www.pauljorion.com/blog/2016/01/12/primaire-a-gauche-pourquoi-ne-pas-plutot-appeler-un-chat-un-chat/#comment-587637
     » Ceux qui savent! On appelle cela les savants, mais bon contentons nous de ceux qui ont un esprit scientifique. « 

    Ça serait trop beau si c’était le cas !
    Ces personnes, dès qu’elles ne suivent pas les voies des puissants, sont mis à l’écart, par des moyens divers: soit on les laisse faire leur petite cuisine (ou jardin…) dans leur coin, tant qu’ils ne dérangent pas trop, soit on les étiquette « conspirationnistes »…
    Et le tour est joué, statu quo préservé.

    1. Oui bien sûr il y en a qui suivent la voie des puissants, mais ceux-là ce sont les médiocres.
      Statu quo préservé oui peut-être! En attendant la bourse s’effondre et bien malin qui peut dire quand cela va s’arrêter.

      1.  » Statu quo préservé oui peut-être! « 
        C’est en tout cas ce dont les puissants veulent se convaincre!
        Méthode Coué plus déni…
        Si personne ne sait quand ça va s’arrêter, il est certain que « ça » ne s’arrêtera que lorsque le fond aura été atteint, y compris pour ces puissants.
        A ce moment, les « sachants » pourront commencer à s’épanouir, ceux comme vous qui explorez pratiquement des méthodes « environnement-acceptables », avec l’appui de ceux qui défendent une meilleure gestion des ressources 😉

  87. A l’ami du CAC40. ( du 17 janvier 2016 à 10:07 )

     » […]des gens que l’on rend de plus en plus incapables de survivre en les assistant trop. Il faut au contraire leur faire découvrir les vertus de l’investissement salvateur. »
    Impayable.
    Supposons qu’une fois payé les factures mensuelles obligatoires et la bouffe à base de pâtes, pomme de terre etc… il ne me reste rien.
    Supposons même qu’il ne me reste rien bien avant la fin du mois, c’est l’histoire habituelle des fins de mois difficiles, surtout les 20 derniers jours, comment je fais pour investir dans l’avenir ?

    Mon pauvre, vous vivez trop loin des hommes et des femmes pour avoir une opinion éclairée sur les difficultés réelles des vrais gens.
    Vous ne pouvez pas avoir une opinion valable si vous ne savez pas l’angoisse d’avoir à payer, mois aprés mois, des agios, pour compte-chéque négatifs, alors que vous calculez au plus serré vos dépenses.

    Ce que vous nous écrivez avec tant de constance immuable, sans originalité et sans renouvellement s’apparente aux bêlements d’un monomaniaque de la sanction et de la punition: Fouettez-vous parce que vous êtes pauvres et je peux vous y aider.

    Ré-écoutez les commentaires de Paul sur l’affolement des moutonniers bourseux, ici http://www.pauljorion.com/blog/2016/01/16/la-bourse-a-la-gueule-de-bois-le-16-janvier-2016-a-paraitre/ : des salaires trop faibles, des actionnaires trop gourmands, des dirigeants-actionnaires fous d’impéritie.
    Ou bien relisez « la crise de 29 » par Galbraith (le pére). La fin de l’ouvrage s’interroge sur les causes. Outre l’idéologie proprement US (tout le monde mérite d’ être riche par un coup de bourse), la principale reste une distorsion des revenus entre pauvres et riches.

    1. Peut-être bien que…
      des visiteurs de ce blog, plus nombreux en cas de soubresauts, viennent ici chercher quelques « tuyaux », comme des parieurs sur champ de course… étant parieurs sur champ de bourses…

    2. @ daniel dit : 17 janvier 2016 à 13:56

      « A l’ami du CAC40. ( du 17 janvier 2016 à 10:07 ) »

      Cher ami, sachez que je n’ai rien à voir avec le CAC 40 ni avec les détenteurs d’action de cette classe où d’autres et, si cela peut vous rassurer sur mon compte, sachez aussi que ne suis pas imposable sur la fortune, j’appartiens à la classe moyenne.
      C’est inimaginable le nombre de personnes qui, comme vous, se font de fausses idées de ce qu’ils déduisent du discours des autres. Il n’est donc pas étonnant qu’ils se laissent berner par les maîtres en la matière, les prêcheurs de solutions toutes faites offertes gratuitement par les porteurs d’idéologies toutes prêtes à consommer, sans nécessiter de fournir le moindre effort de réflexion personnelle. Leurs idéologies sont surtout destinées à bénéficier à leurs propagateurs lesquels visent d’abord à en tirer un profit personnel.

      « Mon pauvre, vous vivez trop loin des hommes et des femmes pour avoir une opinion éclairée sur les difficultés réelles des vrais gens.
      Vous ne pouvez pas avoir une opinion valable si vous ne savez pas l’angoisse d’avoir à payer, mois aprés mois, des agios, pour compte-chéque négatifs, alors que vous calculez au plus serré vos dépenses.»

      Votre grand problème viens de ce que vous n’avez pas la moindre preuve de ce que vous avancez à mon sujet. Comment voulez-vous être crédible ?
      Certes oui, je ne vis pas en permanence auprès des plus pauvres, même si j’en rencontre chaque jour, mendiant au pied de l’immeuble où j’habite dans une zone d’habitats sociaux dont je ne bénéficie pas des tarifs.
      Outre ces personnes je connais très bien la condition des pauvres pour avoir vécu moi-même dans de piètres conditions de vie, dans ma propre famille qui, en dépit de cela, tenait un discours m’ayant permis de m’en sortir.

      Si mes parents n’étaient pas dans la dèche complète c’est parce qu’en dépit de leurs très petits revenus, ils géraient très bien leurs maigres ressources en s’obligeant à ne jamais avoir recours au crédit, le plus sûr moyen de toujours tirer le diable par la queue quand on en fait usage dans la vie courante.
      Pourtant beaucoup le font pourtant de nos jours, parce qu’ils ne peuvent résister aux nombreuses tentations à la consommation qu’on leur présente. Ce sont des pièges tendus, qui font partie d’un système de sélection naturelle mis en place depuis l’origine des temps et visant à pénaliser les moins vertueux.
      Cela peut toucher toutes les structures vivantes, depuis les individus, les familles, les collectivités : communes, départements, et même des pays entiers.
      A ressources initiales égales, les plus dépensiers, les moins travailleurs et les moins investisseurs seront les premiers éliminés dans la compétition mondiale pour la survie de l’espèce.

      1. @jducac
         » A ressources initiales égales, « 

        Voilà une condition initiale à remplir.

        Il faudrait passer par un jubilé qui ne pourra voir le jour que par la perte de capacité du système à l’empêcher, effondrement majeur.
        Les « survivants » auront certainement un autre profil « d’investisseurs » que ceux d’aujourd’hui !

      2. En définitive, jducac, que les 1% les plus riches détiennent 99% des ressources, vous convient.

        Et que 1 famille détienne la Terre entière, tandis que les autres se débrouillent avec les restes, est ce encore acceptable, ou faut-il se mettre à réfléchir avant ?

        Je dis ça, car c’est clairement vers ça que l’on va. Ok?

  88. à Dominique Gagnot
    J’ai lu ce qu’il y avait sur le lien sur cette question de la propriete sociale des ressources planetaires.
    Dedommager les proprietaires actuels semble etre une solution « douce » méme si je suppose que leur premier mouvement psychologique serait d’evoquer le terme de « spoliation » .
     » Riches proprietaires de tous les pays !unissez vous! on vous exploite ! on vous spolie ! »
    quel retournement…
    Aprés , comment en arriver à ce controle » social-planetaire » des ressources ?
    en effet, c’est une question qui merite etude approfondie…
    je peux essayer de contribuer à cette reflexion par quelques suggestions et\ou interrogations…j’espere pas trop basiques .

    -1 personnellement le fait qu’il y ai des plus riches que moi ne me derange pas trop à priori , à condition qu’ils ne menacent pas ma « survie ». Les riches se justifient socialement dans leurs discours par la richesse à laquelle ils contribuent, par le travail ,l’investissement,le progrés technologique, l’impot, la consommation.
    La plupart du temps ils n’ont pas l’indecence de revendiquer pour eux seuls , la realité et la mise en oeuvre des realisations economiques ( meme si le narcissisme n’epargne pas les heros entrepreneurs du capitalisme) , et pour cause ! nous savons à quel point la production de richesses est un fait social dans lequel les riches sonts inclus.
    Il semble que nous soyons à l’orée d’une autre prise de conscience , en ce que les riches ne sont pas seuls à pouvoir revendiquer la preservation du systeme de production planetaire:
    -la nature comme premiere dispensatrice des richesses
    -les travailleurs par leur activité
    -les consommateurs
    -les vertueux
    Et voila que cet ecosysteme economique se degrade…
    ce qui à tendance à mettre en avant la necessité de regulation… nous savons que nous sommes » interconnectés » et de nouvelles responsabilités emergent, et peuvent continuer à emerger, de l’erosion de l’ecosysteme ecologico-economique duquel nous sommes parties prenantes.
    Je termine par une allusion à la critique de Michel Foucault au sujet de la representation du pouvoir.
    Representation verticale d’un pouvoir qui s’exercerait de maniere externe et surplombante sur ses subordonnés.
    On peut voir aussi un pouvoir qui s’exerce par , et dans , une societé par une participation des membres memes de cette societé , qui relaient, et usent, eux-memes des effets de pouvoir.
    D’une certaine maniere la « nostalgie » l’appel à un pouvoir fort, autoritaire, externe, est-elle le regret d’un reve qui s’eteind de consommation du pouvoir ?
    dans les temps presents et troublés, marqués par l’erosion du systéme et de la croyance en son systématisme.
    Culte du cargo ?

    1. Qu’il y’ait des plus riches et des moins riches n’est pas un problème en soi.

      Le problème est que la fortune ne doit pas permettre de s’approprier des Ressources primaires – qui sont un bien commun –

      Que la fortune permette d’habiter les plus beaux endroits (droit de location plus élevée), ou de travailler moins après avoir fait fortune, etc. ne dérange personne.

      La fortune devrait être le résultat d’une importante contribution sociale, et non pas le résultat d’une capacité de prédation…

  89. La solution loin de toute idéologie de droite ou de gauche : l’allocation universelle, déjà évoquée plusieurs fois.
    « Allocation universelle : l’idée d’allocation universelle date de l’antiquité grecque. Il s’agit de servir à tout citoyen une allocation financière qui puisse subvenir à ses besoins vitaux, à vie, quoi qu’il fasse de ses jours. Il s’agit d’éradiquer, à la fois, toute misère grave et tout assistanat institutionnalisé. Chacun naît en ayant la certitude d’avoir le minimum vital « à vie ». Le coût de cette allocation universelle est moindre que l’ensemble des « aides et allocations » actuelles des salaires et frais des fonctionnaires censés les administrer. »
    Ensuite, à chacun de décider selon ses aspirations qui sont toutes différentes selon les individus, heureusement !

    1. A mes yeux, l’allocation universelle est un élément important du nouveau paradigme.
      C’est toute une série de questions qui doivent évoluer en même temps
      Si on remet en question la provenance du revenu il sera nécessaire de remettre en question les autres tels que;
      économie relocalisée versus mondialisation
      agroécologie versus agriculture industrielle
      sobriété énergétique et énergie solaire versus fossiles et nucléaire
      etc…
      Tous ces éléments doivent évoluer en même temps dans un sytème en réseau et d’après Marc Halévy c’est l’année prochaine que nous pourrions avancer dans cette direction, mais là j’en doute!

      1. @ Michel Lambotte
        Oui, et dans ce cas on n’est pas à un an près, l’important ce sont toutes ces petites vibrations qui se manifestent et les convergences de ces énergies vitales à l’oeuvre au delà des contradictions apparentes

      2. Vive le RU ! Citoyens Européens, votez avec vos pieds ! Plébiscitez le RU ! Tous en Finlande* !
        *Penser à son confort, amener son duvet garanti -40°C

      3. Il faut considérer le RU non comme un duvet (un duvet coûterait beaucoup plus cher que l’ensemble des allocations) mais comme une rampe de lancement octroyée au citoyen dans ses projets seul ou en communauté.

      4. Ah ouais ? Et elle lance loin ta rampe à 800 € par mois ? C’est le minimum vieillesse, et j’ai pas spécialement entendu dure par certains de ses 600 000 bénéficiaires qu’ils aient, au premier versement, ressenti au derche un boost significatif. Donc je maintiens: 800 roros en Finlande oui mais avec un bon duvet à 500/1000 € pour passer l’hiver dans son gourbi non chauffé.

      5. Avec le revenu de base, j’ai 800, ma femme 800, je gagne 500 en travaillant 2 jours par semaine. Est-ce pire qu’avant?
        Partons sur une base comme celle-ci, on pourra changer en cours de route si nécessaire.

    2. Je suis très partisan de l’allocation universelle distribuée à tous les citoyens respectueux des lois et de plus de 18 ans.
      J’ai calculé qu’en y consacrant les pensions, le chômage, les bourses d’études , les allocations familiales aux étudiants, et divers frais (administrations, contrôles) elle peut se monter à +- 500€ par mois et par citoyen (Belgique ou France ou analogue).
      Trop peu pour favoriser la paresse, assez pour éviter la misère, surtout si, comme généralement, nous vivons en couple, voire, en communauté. Sympathique: ce n’est ni de gauche, ni de droite.
      Il serait intéressant d’en discuter plus avant.

      1. « Il serait intéressant d’en discuter plus avant. »

        oui, tout à fait d’accord !

        Revenu d’existence universel

        18 janv. 2016 Par la belle verte Blog : Le blog de la belle verte

        http://www.scienceshumaines.com/l-allocation-universelle-une-utopie_fr_35733.html

        Donner à chacun un revenu, du simple fait qu’il existe : l’idée a longtemps paru irréaliste voire choquante. Mais la crise est passée par là, et l’a transformée en piste de réflexion sérieuse.

        Comment la financer ?

        « Le point de départ des partisans de l’allocation universelle est que dans les pays riches, les ressources financières existent. Mais où les prendre ? Les pistes sont nombreuses, mais elles ont chacune leurs avantages et leurs inconvénients.
 »

        https://blogs.mediapart.fr/la-belle-verte/blog/180116/revenu-dexistence-universel

      2. 500 euros ? c’est le rsa . On ne vit pas avec un rsa ; on survit en passant par les restaus du coeur, quand on est au chomage.
        Le fait que ce RU soit cumulable avec un travail ou un stage donnerait peut-etre un peu plus le sentiment de securité, et un petit coup de pouce à la consommation.
        Ce pourrait etre aussi un essort pour le secteur associatif .

      3. « assez pour éviter la misère, surtout si, comme généralement, nous vivons en couple, voire, en communauté. »
        Ah ben oui, ça peut aider à la relocalisation de l’économie, je n’y avait pas encore pensé à ça.

      4. @ Gudule
        Merci pour les liens
        Plus haut, j’ai écrit rampe de lancement, je me contenterai de tremplin tout en considérant que le revenu universel peu aussi être un amortisseur en cas de pépin.
        Le revenu de base pourrait permettre à ceux qui le désirent de prendre plus de risque dans l’action et peut-être en conséquence à succiter plus d’investissements citoyens.
        Pour le savoir, il faut le tenter.
        Je voudrais aussi cerner l’interaction entre le besoin de résoudre le problème de l’épuisement des ressources et le revenu de base.
        Ce n’est pas un hasard si les deux arrivent en même temps.

      5. Michel,

        « interaction entre le besoin de résoudre le problème de l’épuisement des ressources et le revenu de base.
        Ce n’est pas un hasard si les deux arrivent en même temps. »
        ———————————
        L’épuisement des ressources est sans rapport.

        Le problème se pose comme ça:

        Le progrès technique et la libéralisation des échanges font que le Capital a toujours moins besoin de Travail pour concentrer des richesses (c’est son but)

        => Les revenus du Travail diminuent.
        => Il faut les remplacer par un autre type de revenus, pour éviter que ça parte en vrille.

        On propose le Revenu de base. C’est un début mais on pourrait aussi imaginer des objectifs humains, sociaux et écologiques un peu plus ambitieux…

        Mais les propriétaires en ont rien à foutre. Eux (qui ont le Pouvoir) veulent juste faire durer le plaisir, tout en pillant joyeusement les Ressources, qui ne seront épuisées que le jour ou la planète sera inhabitable. (ils s’en foutent aussi)

        On compte sur vous et votre potager révolutionnaire Michel!

      6. A noter que pour les friqués le RU a un gros intérêt:

        Il permet de tenir le bétail tranquille, en lui faisant courir le risque de se voir priver de sa ration de RU.

        C’est pour ça qu’on en parle maintenant, car la grogne sociale atteint un point un peu délicat à passer.

      7. Tss tss, le RU à 500 ne nécessiterait sans doute pas d’impôt supplémentaire (puisque les 50 millions de plus de 18 ans perdraient alors dans l’ensemble 150 milliards de revenu disponible en prestations sur les 450 d’aujourd’hui) mais il serait par contre évidemment soumis à l’IR,
        C’est un peu moins de 800 € par mois qui correspondraient au montant actuel des diverses prestations (465 milliards en 2014 selon l’INSEE).

      8. « On compte sur vous et votre potager révolutionnaire »
        Pffff vraiment n’importe quoi! Alors que ce n’est qu’une modeste réflexion que je veux partager avec d’autres.
        Faites attention, à force de tirer sur tout ce qui bouge vous allez finir par enrayer votre kalachnikov
        Sachez également que dans ce qui se passe actuellement, il n’y a pas de hasard, il n’y a que des interactions.

      9. Michel,

        Je vous taquinais… c’est pas une kalachnikov, hein.
        Vous faites pareil avec moi en laissant penser que ce que je raconte est souvent crétin. Mais c’est la vie!
        Z’êtes pas zen ce soir. Parait que c’est la période la plus morose de l’année…

  90. « Citoyens Européens, votez avec vos pieds ! Plébiscitez le RU ! »

    Non et non et non, il faut dire : lavez-vous les pieds , avant d’aller voter.

    C’est un argumentaire, déjà plus construit et plus logique. Le service public de votation ne vous fournira pas le savon doux, la petite éponge pour les pieds et la petite crème hydratante et la serviette parfumée et les tongs au moment du vote pour des raisons d’économie budgétaires. Par contre, chacun et cune pourra amener sa petite valise de votation et son équipement pour passer se laver les pieds AVANT la désinfection dans le pédiluve collectif, non javellisé pour éviter des allergies intempestives . Cela dit le Samu sera présent sur les lieux de vote, on ne sait jamais, ainsi qu’une cellule de soutien psychologique. Les pieds à six orteils sont rares; mais; leur vision peut provoquer un certain inconfort visuel et psychologique conduisant à de graves dépressions chez ceux qui ne sont habitués à voir que des pieds à 5 orteils. Et puis il y aussi les risques de glissades collectives dans le pédiluve collectif, enfin bref, n’ayez crainte, votre sécurité sera assurée au maximum (distribution de bouées) pour que la votation se passe le mieux du monde.

    Bon, après, que la Finlande ait dans l’idée de tester, cette année, ce RU, pourquoi pas ?

    Ils se sont basés sur cette étude faite au Canada pour lancer l’essai en Finlande (entre autres).
    https://en.m.wikipedia.org/wiki/Mincome

  91. HAMM
    — Je ne te donnerai plus rien à manger.
    CLOV
    — Alors nous mourrons.
    HAMM
    — Je te donnerai juste assez pour t’empêcher de mourir. Tu auras tout le temps faim.
    CLOV
    — Alors nous ne mourrons pas. (Un temps.) Je vais chercher le drap.
    Il va vers la porte.
    HAMM
    — Pas la peine. (Clov s’arrête.) Je te donnerai un biscuit par jour. (Un temps.) Un biscuit et demi.
    ______________
    Drôle, mais le RU me fait penser à ce passage de Fin de partie de Beckett.

    1. c’est… attendre qu' »on » nous donne… (juste de quoi faire tourner la machine)

      En suivant @James Bernard « on marche sur la tête », il faut donc exécuter une « révolution » de 180 degrés (seulement) pour en arriver à ce que préconise @Dominique Gagnot: étant sur terre, nous devons user des ressources, en s’interdisant de se les accaparer.

      Le mal étant fait, l’objectif défini, toute la question est de trouver comment sortir de ce cercle vicieux…

  92. Réflexion du soir, un lundi
    On va trop souvent chercher des solutions archi échevelées alors qu’elles sont sous notre nez. Il faut sortir de la boîte, « out of the box », mais de la théorie à la pratique, il faut oser franchir le pas plutôt que de s’entretuer sous le regard indifférent voire cynique de ces 1 à 3% qui, par les hasards de la redistribution momentanée des énergies tourbillonnantes (et non pas par leur intelligence ni une quelconque valeur suprême) tirent les ficelles de l’échiquier mondial actuel, entre deux intervalles de stabilité.
    Exprimé par une métaphore : place à l’aristocratie de talents pour le prochain paradigme (prochain seuil de stabilité qui redonnera un sens à la vie).
    Une aristocratie de talents, c’est aussi le charpentier, le médecin qui prend son temps d’écouter son patient au lieu de lui refourguer à la va_vite une molécule dont il ignore tout, l’écrivain qui a des pensées et des intuitions à transmettre et non pas son ego à étaler, le chef d’entreprise qui se bat face à tous les voraces qui tournoient au dessus de sa tête pour lui voler ce qu’il créé chaque jour, le philosohe, le poète qui plante des arbres :=) etc. Bref, celui qui exerce un métier et qui aime son métier et le fait bien. Ensuite il y a ces prédateurs et parasites qui ne survivraient pas sans ces aristocrates de talent. Mais en plus il faudrait qu’ils s’excusent d’avoir du talent et de faire tourner l’économie avec leurs petites mains et avec leur tête ? C’est pourtant bien ce que cette société complètement à la dérive voudrait nous faire croire en mettant la tête en bas et les pieds en haut. Forcément qu’il arrive un moment où les centres de gravité rétablissent d’eux-mêmes l’équilibre malgré les innombrables petites et grosses magouilles pour nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

    1. De quel Pouvoir dispose t-on pour mettre en place une « aristocratie de talents » ?

      Dans le système actuel: aucun.

      Le Pouvoir est dans la propriété des Ressources…

      Je suis toujours étonné de voir quantité de gens proposer pleins de bonnes idées, mais qui restent totalement inconscients de ce qu’on a aucun pouvoir pour les mettre en œuvre.
      !!!!Et ils ne cherchent pas à comprendre pourquoi!!!!
      C’est fou, ça!

  93. « Pour le savoir, il faut le tenter. »

    Le RU soulève de nombreuses questions , aussi sur les modèles de société et la place du travail. Son montant et son financement de m^me. Clairement, si c’est pour retrouver les m^mes montants mensuels que ceux cumulés actuellement avec les différentes prestations (variant entre 450 et 1000 euros), il n’a aucun interêt; je pense que ne pas travailler ou ne pas avoir d’emploi serait tout de m^me dans ce cas quand même accepter de vivre dans une certaine précarité, ce qui n’est pas souhaitable. En outre le but n’est pas de le substituer à un revenu mais plutôt comme un complément à un revenu lié à un emploi .
    Il faut voir comment cela va se dérouler dans les pays qui ont choisi de le tester dès cette année.

    http://www.europe1.fr/societe/la-finlande-pourrait-bientot-verser-800-euros-par-mois-a-tous-ses-citoyens-2632739

    http://www.europe1.fr/societe/revenu-universel-de-base-ces-pays-et-ces-villes-qui-lont-teste-2632889

  94. jducac,

    Remarque:

    Les entreprises sont communistes!

    Leurs objectifs sont fixés par une autorité centrale, qui contrôle aussi le Capital.

    Les membres de l’entreprise n’y travaillent pas pour leur pomme, mais pour cet objectif commun.
    Ils disposent tous d’un droit d’usage de l’ensemble des ressources de l’entreprise, dans cet objectif commun.

    Question:
    Pourquoi ne laisse t-on pas chacun libre de faire ce qu’il veut avec les ressources de l’entreprise, comme le préconise le libéralisme économique?

    1. (dans les coopératives, l’autorité centrale est démocratique, et il semble que ce soit cette forme d’organisation qui soit le top…)

    2. @ Dominique Gagnot dit : 18 janvier 2016 à 22:10

      « Les entreprises sont communistes! Leurs objectifs sont fixés par une autorité centrale, qui contrôle aussi le Capital. Les membres de l’entreprise n’y travaillent pas pour leur pomme, mais pour cet objectif commun. »

      Tu découvres enfin qu’il y a, étymologiquement, une relation étroite entre « tête » et capital. Tu viens de faire une découverte « capitale ».

      http://www.cnrtl.fr/etymologie/capital

      Là où te fourvoies, c’est quand tu enchaînes en disant « que les travailleurs disposent tous d’un droit d’usage de l’ensemble des ressources de l’entreprise » sans préciser que c’est dans les limites des délégations reçues de la direction qui les a réparties en un grand nombre de fonctions spécialisées reliées dans une arborescence dont elle contrôle le fonctionnement.
      La direction elle-même, détient ses pouvoirs de ceux qui ont apporté le capital et ont fait naître l’entreprise en prenant le risque de voir s’y dilapider leur capital (leurs moyens de vivre et survivre) si elle ne génère pas suffisamment de revenus pour vivre et pour s’adapter à l’évolution de son environnement, qui est devenu aujourd’hui, mondial.

      Continue à réfléchir et tu verras que tu ne pourras pas t’affranchir de la notion de propriété privée dont tu devras assurer la défense à moins d’accepter de ne plus exister.

      C’est bien ce que les peuples de l’Est de l’Europe, de l’ex URSS ……..etc, (tu connais le refrain), ont fini par comprendre en se sortant du communisme.

      1. La Terre et ses ressources, sont en effet un Capital, (comme celui des entreprises) propriété privée à parts égales, de tous les humains présents et à venir, qui devraient siéger au Conseil d’Administration.
        On appelle ça un bien commun.

        Le problème est que certains s’arrogent le droit de les piller (ils disent de les exploiter) pour leur propre compte, ceci justifié par des prétextes qui les arrange, eux.

      2. @ Dominique Gagnot dit : 19 janvier 2016 à 10:17

        « La Terre et ses ressources, sont en effet un Capital, (comme celui des entreprises) propriété privée à parts égales, de tous les humains présents et à venir, qui devraient siéger au Conseil d’Administration. »

        Pas du tout ! Tu oublies que tous les êtres vivants n’ont pas les mêmes droits dans les entreprises, à commencer par ceux qui n’y apportent rien (pas de capital, pas de fournitures de biens ou services divers, matières premières….etc …..ce qui justifie de rétribuer les apporteurs, bien plus que le simple spectateur qui n’a le droit que d’exprimer son désir d’apporter sa collaboration, sachant qu’il se trouve aujourd’hui en compétition mondiale.

        De plus les descendants de ceux qui ont aménagé l’espace qu’occupent ces entreprises et qui ont le pouvoir de faire régner l’ordre et une relative tranquillité dans l’environnement considéré, (une certaine civilisation considérée comme enviable par les autres groupes humains) , se sentent légitimes pour y avoir une voix qui prime sur celles des autres.

        Sans cela, ouvre donc la porte de ton domicile à tout le monde, y compris aux plus expéditifs qui ne connaissent que la loi de la Kalachnikov. Tu verras vite où cela peut conduire.

        « Qui a apporté la Terre et ses Ressources ?… »

        Dieu ou personne. Elle pourrait être venue naturellement comme le reste de l’univers

      3. jducac,

        « tous les êtres vivants n’ont pas les mêmes droits dans les entreprise »
        ——————————-
        Le Capital des entreprises est composé:
        – de ressources naturelles,
        – de la plus valu apporté aux ressources naturelles initiales, par le travail.

        Le travail a été fournit de manière très inégale par des hommes, nous sommes d’accord sur ce point.

        Le problème est que certain s’en sont accaparé la plus valu, (et généralement pas ceux qui l’on fournit!) par la force de lois qu’ils ont écrites tout spécialement…
        ———————–
        Je ne me considère pas « propriétaire » de mon domicile.
        Je n’en dispose que d’un droit d’usage exclusif jusqu’à ce que je le quitte. D’autres reprendront alors ce droit d’usage.

        Il serait logique que je paye un loyer à la collectivité pour ce droit d’usage, mais ce n’est pas ce qui se fait.

        Figures toi que j’ai du emprunter une grosse somme d’argent, et justifier d’un CDI, à un banquier, qui n’est pas propriétaire de cet argent (!), mais touche de ruineux intérêts que je dois lui verser!

        A ma disparition, mes héritiers devront revendre cette maison, pour récupérer une partie des sommes versées (les intérêts versés au banquier sont perdus), et éventuellement tenter d’extorquer un supplément à l’occupant suivant, s’ils sont en position de force pour arnaquer (négocier)

        Il se trouve toutefois que c’est moins ruineux que d’avoir à verser un faramineux loyer à de soi disant propriétaires privés, sans compter le fait que la loi les autorise a récupérer ce droit d’usage du vivant de l’occupant!
        Bref, c’est n’importe quoi.

      4. vigneron,

        Ben évidement, puisque les règles du jeu imposent d’être propriétaire, pour ne pas se faire dévaliser par d’autres propriétaires!

        Comprendre les arnaques du système n’exige pas non pls de se faire avoir par ces arnaques!
        Je te croyais plus fin que ça…

      5. vigneron, pire que ça!

        J’ai payé cette maison en travaillant à faire des choses inutiles et gaspilleuses, pour l’essentiel, mais correctement payées, toute ma carrière…
        Alors que je critique le gaspillage éhonté du système, aussi bien en ressources, que en force de travail. Incroyable, hein?

      6. Julien,

        Si je vous enferme dans un enclos, vous aller demander à sortir de cette enclos, non?
        Et en attendant d’en sortir, ben vous allez faire avec…

        Ben moi c’est pareil. Je suis enfermé dans un système capitaliste, et je fais avec, tout en souhaitant en sortir.

        En fait vous vous interdisez de critiquer le système dans lequel vous vivez, c’est absurde!

      7. « Dévalisé par d’autres propriétaires » ? Rien que ça ? Et j’imagine pas comme si tu payais un loyer à un propriétaire public (comme près de la moitié des locataires ici et maintenant) ?
        Mais j’ai cru remarquer que te faire dévaliser par « quelqu’un même pas propriétaire » (beurk) de ce qu’il te prêtait t’agaçait aussi singulièrement. Bref, j’ai la nette impression que plus que la propriété c’est bien d’avoir à sortir ton larfeuille pour quelque raison que ce soit qui torture avant tout tes synapses.

      8. « Personne ne vous a obligé à devenir proprio. Vous avez pensé à votre poigne, c’est tout. »
        —————————-

        Evidement!!

        Quelque soit le système, je penserai d’abord à moi, et comme à peu près tout le monde.
        Et c’est parce que chacun pense d’abord à sa pomme qu’il faut un Système adapté à cet état de fait, pour que les plus faibles ne se fassent pas écrabouiller…

        Votre réaction montre que finalement ceux qui pensent d’abord à leur pomme et ne s’en portent pas trop mal, ont bien raison de défendre le système actuel (au moins ils ne se font pas écharper).

        Si vous comptez sur des saints pour sortir de ce Capitalisme, vous risquez d’être assez peu nombreux…

      9. Rassure toi Gagnot, tu peux rejoindre des anars comme Bob Black et t’auras plus à cacher tes petits vices, bien au contraire :

        Greed in its fullest sense is the only possible basis of communist society.

      10. Quelque soit le système, l’homme est motivé par ses vices et ses vertus.

        Un Système bien fichu doit rechercher à exploiter tout ça, au mieux des intérêts collectifs.

        Un système basé sur l’avidité, l’égoïsme, le chacun pour soi, etc. va péter du feu de dieu, jusqu’à avoir épuisé les ressources humaines et naturelles = capitalisme.

        Un système communiste qui néglige de stimuler les vertus, en les reconnaissant sous les différentes formes possibles, n’ira pas loin non plus, car les vices prendront le dessus.

        La seule solution viable sur le long terme est un communisme, intelligemment pensé, donc.

      11. Sinon je ne cache rien du tout moi!
        Je vais pas exposer toutes mes tares sur ce blog, car ce n’est peut être pas le lieu, mais je suis sur ce plan d’une extrême banalité…

      12. @ Dominique Gagnot dit : 19 janvier 2016 à 13:21

        « Le travail a été fourni de manière très inégale par des hommes, nous sommes d’accord sur ce point. »

        Ce qu’il faut aussi bien voir, c’est l’efficacité du travail fourni, c’est-à-dire le rendement de l’action humaine qui est à la tête du processus de transformation en cause.

        Si pour passer d’une situation 1 à une situation 2 amenant à un même service rendu, un travailleur A, dépense pour vivre, globalement la moitié de ce que dépense un travailleur B en énergie et en matières premières, n’est t’il pas normal qu’il gagne plus que le travailleur B ?

        Et si de plus, le travailleur A , au lieu de s’approprier la totalité de l’écart de boni de production, ne s’en approprie que le 1/ 3 en permettant à l’acheteur, de moins dépenser pour le même service obtenu, et à l’entreprise de consacrer le 3ème 1/ 3 ainsi économisé, à imaginer et préparer un investissement productif encore plus performant que celui initialement utilisé, n’est-il pas inévitable que le travailleur B se retrouve un jour au chômage et soit éliminé de la compétition. ?

        Il me semble que ce processus de sélection naturelle est à l’œuvre depuis l’origine des temps, mais que, pour des raisons idéologiques ou de blocage catégoriel, trop de personnes se refusent à l’admettre et préfèrent voir s’effondrer notre pays. La France, tout comme le travailleur B, finira par se retrouver sur la paille et en grande difficulté pour recoller au peloton des pays développés.
        A la limite, le travailleur B mis au chômage pourra éventuellement s’expatrier, alors que le pays ne le peut pas. Le pays disparaîtra donc du lot des pays qui comptent sur terre.
        Bien sûr, le travailleur B laissera ses vieux parents en France où après avoir amené des enfants jusqu’à l’âge d’être productifs, ils devront se contenter des couvertures sociales payées par les actifs français restés au pays, mais de moins en moins nombreux parce qu’inexorablement poussés au chômage, du fait de l’incompétence économique de leurs leaders, politiques et autres.
        Le travailleur expatrié, n’aura pas lui, à supporter les charges nécessaires à la couverture sociale de ses parents.

        Il n’y a rien à faire, rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme et finit par se retrouver……..au passif parfois.

        Je crains que par ta tendance à détourner l’attention sur les riches, tu contribues toi aussi à entretenir cet aveuglement.

  95. De grandes politiques transformatrices doivent êtres mises en oeuvre pour éviter que la vie humaine sur terre, ne devienne un « enfer planétaire » ,des mesures comme le revenu universels pourraient constituer un levier, pas une solution .

  96. L’allocation universelle ce n’est pas une proposition pour gagner autant que le salaire minimum ou quelque chose comme ça, ni de donner le choix aux gens.
    Comme le dit Michel L. ça permet de ne pas vivre dans la misère et donner un coup de pouce à ceux qui ont peur de se lancer. Et éviter les clientélismes et récupérations de toutes sortes. Quant à la précarité, elle ne concerne pas que les préposés à l’allocation universelle. Mêmes les chefs d’entreprise sont dans la précarité désormais. La précarité c’est le lot de la grande majorité, raison de plus pour ne pas miser sur l’assistanat qui lui aussi est précaire, en plus d’être une aliénation. L’idée d’allocation universelle ne fonctionne pas sur ce principe d’assistanat c’est à dire de soumission / domination

    1. Pour l’instant je ne vois pas trop de différence avec le RSA, si le RU ne s’inscrit pas de manière positive dans la promotion politique d’autres manières de vivre en société. Attends t on que les catastrophes prévisibles ne nous atterrent pour avoir de bonnes raisons de ne pas agir ?

    2. James,

      « L’idée d’allocation universelle ne fonctionne pas sur ce principe d’assistanat c’est à dire de soumission / domination »
      ————————
      Dans un monde bisounours, oui, c’est exact.

      Mais le Pouvoir peut l’utiliser à des fins de soumission/domination, si ça l’arrange…

      1. C’était déjà dans les cartons chez un Milton Friedman si je m’abuse.
        Pas pour rien que Friot nomme le bin’s « roue de secours du capitalisme ».

    3. Ca serait bien si les gens n’attendaient pas toujours tout de l’état et réapprenaient à se prendre en main. Il est peut-être trop tard car la situation n’est pas brillante, on dira même qu’en moins de trois ans ils ont achevé le pays. Mais pour les prochaines générations, si chacun avait droit à ce revenu universel, cela changerait complètement la donne. Je me souviens avoir vu un panneau « Don’t feed the fishes » dans une réserve semi sauvage. On m’avait expliqué que c’était pour que les poissons apprennent à chercher leurs nourritures eux-mêmes. L’autonomie et la liberté donnent sens à nos vies, c’est cela avant tout que l’on doit reconquérir au lieu d’envier ces pilleurs qui ont des sous marins et des îles dont ils ne savent que faire, comme des avares qui amassent leur butin et ne vivent que pour ça.

      1. James,

        Il ne s’agit d’envier personne, hein.
        Mais de récupérer NOS moyens de subsistance…

        Ce n’est pas une histoire de personnes, de jalousie ou d’envie, il faut arrêter avec ce discours misérabiliste.
        C’est un problème de justice dans la propriété et l’usage des Ressources, indispensables à TOUS.

        L’argent, le Revenu universel, (roue de secours du Capitalisme) ne sont rien du tout sans cette Propriété.

      2. Alors là oui, il faut arrêter avec ce discours misérabiliste !
        Quant à la justice, ça veut dire quoi exactement ? Dominique G. est propriétaire, c’est une sale capitaliste aux yeux de celui qui n’a pas les moyens d’être propriétaire de sa maison ?
        Et qui incriminer si la donne de dame Nature est injuste et que certains sont plus doués que d’autres à leur naissance ? Mais que d’autres qui ne sont pas nés avec une cuillère d’argent dans la bouche se sont mieux débrouillés que les précédents ? etc.

  97. @Dominique Gagnot
    … donc vous avez été contraint votre vie durant de faire (presque) tout ce que demande le système, à contre-cœur…
    Vous ne vous êtes pas dérobé, bravo.
    Drôle de vie, « quand-même » 🙁
    … enfin pas si drôle au vu de l’amertume qui se dégage.
    Je croyais que c’était une saine colère contre l’injustice, mais n’est-ce pas une colère, finalement normale, contre vous-même ?
    ???
    Il me semble, mais j’espère me tromper(*) !
    Au pire, si la propriété vous gêne, il y a toujours la possibilité de donner…
    (comme chantait Enrico)

    (*) d’ailleurs, tout le monde peut se tromper, mais aussi avoir été trompé, c’est la (drôle de) vie, yaka l’admettre 😉

    1. Ce qui me gonfle le plus est de n’avoir pu mettre mes « talents » au service de choses constructives relativement aux besoins réels…

      Le capitalisme l’interdit, puisque le capital n’ira que là ou il peut faire du profit, ce qui ne coïncide que rarement avec les besoins réels.
      Sans ressource, sans capital, impossible de faire grand chose, sauf à payer cher de sa personne, et je ne suis pas un saint.

      Donc j’ai mené une vie de con, comme l’immense majorité, car ce système ne permet pas de faire autrement pour le quidam ordinaire.

      1. Regardez tous ces gens qui travaillent dans l’armement, la publicité, ou dans la finance alignés comme des sardines devant leurs écrans, ou à surproduire des trucs inutiles, redondants, énergivores, dispendieux, qui parfois iront directement à la poubelle.
        Et le pire est qu’ils sont fiers de leur travail!

        Ah les cons. S’ils savaient…

      2. Sache bien que tu nous trouves sincèrement navrés, au moins autant que toi, que le capitalisme se soit fourvoyé au point d’avoir été infoutu de repérer puis faire fructifier tes talents, peut-être alors nous en aurais-tu épargné les redondantes démonstrations.

      3. Hé Dominique !
        Vous êtes encore vivant, plein de verve !

        Ce que vous constatez est factuel… Mais n’oubliez pas que le capitalisme que vous décrivez secrète son propre poison, auquel il n’est pas immunisé.
        Il y a donc de l’avenir 🙂
        auquel vous pouvez prendre une partintéressante

      4. @ Dominique Gagnot dit : 19 janvier 2016 à 23:38

        « Ah les cons. S’ils savaient… »

        Sache que j’ai fais partie de ceux-là. J’ai fais un apprentissage d’ajusteur dans une manufacture d’armes nationale française dirigée par l’Etat, pour le bien commun des français et sans qu’aucun puissant ne possède quoi que ce soit dans le capital de cet établissement industriel.

        Cela s’est fait sans que mes parents ni moi-même ne nous posions la moindre question. Le seul objectif des gens qui ont fait les 30 glorieuses était de gagner leur vie en travaillant, après en avoir bavé pendant 20 ans.

        J’y ai exercé ce métier jusqu’à l’âge de 25 ans pour la fabrication d’armement portatif. Ceux qui ont fait leur service militaire ont peut-être connu la Mat 49 et le Mac 50 sur lesquels j’ai travaillé. J’ai ensuite travaillé sur de plus gros calibres, ceux des fusées militaires, puis civiles.

        Aujourd’hui le pays ne produit plus d’armes légères alors que nous en avons de grands besoins à chaque fois qu’il faut réagir contre le terrorisme pour défendre les intérêts vitaux de toute la population et pas seulement les intérêts des puissants.

        Avec quels moyens penses-tu assurer notre défense?

      5. Bin, gagnot, il n’y a pas que le travail que je sache. A moins que vous n’ayez aligné les heures sup à gogo pour vous écrouler dans le canapé complètement abruti.
        Bah le travail c’est pour gagner du pèz et s’payer l’chauffage.

      6. Armelle,

        Vous n’avez rien compris.

        Le problème ce n’est pas moi, mon travail, mon…, mon…
        Rassurez vous j’ai aussi d’autres activités…

        Le problème est que la plupart fait un boulot de con, inutile, globalement dévastateur, et en sont inconscients. C’est gravissime, non? (Les autres, sont souvent chômeurs…)

        Comme beaucoup, votre vision du monde, de l’économie, est égo-centrée.
        Il semble qu’il suffit que pour VOUS ça aille, pour que vous soyez satisfaite. Cela montre que vous n’avez pas conscience du monde dans sa globalité, sinon vous seriez en colère, ou désespérée. C’est de l’irresponsabilité…

        Dans ces conditions il ne faut pas s’étonner de là ou nous en sommes… (désolé si je vous froisse, mais je ne vois pas comment dire ça autrement)

      7. Seuls les imbéciles, et donc inconscients…, peuvent être heureux dans ce monde.
        Ou alors, il faut que l’on m’explique.

      8. Bonjour Dominique
        Lorsque je faisais face physiquement à l’énorme misère des familles, des jeunes, il était difficile, d’abord, d’y trouver une juste place. Mais les coups de massue successifs peuvent laisser entrevoir la lumière au fond de l’abîme. Et cette possible lumière fait jour, lorsque, parallèlement, je fais face à ma propre bêtise. Sur ce terrain, le boulot est infini.

    2. @ adoque dit : 19 janvier 2016 à 20:51

      J’ai tendance à ressentir la même chose que vous en ce qui concerne notre ami Dominique Gagnot. Comme il l’a expliqué il a un certain temps sur ce blog, dès le plus jeune âge D.G. s’est placé dans le camp des opposants au système….. mis en place par les possédants. C’était donc normal dans ces conditions qu’il commence par s’opposer aux possédants d’une certaine expérience et d’un certain savoir que détenaient ceux qui ont été les responsables de son éducation. Il n’y avait pas de raison que cet état d’esprit s’estompe avec le temps.
      Même si son souhait d’épargner la planète et l’énergie est puissant, D.G. dépense pour ce faire,beaucoup d’énergie. Il la puise forcément dans la propriété des riches puisque ce sont, d’après lui, les possédants de « toutes » les richesses primaires, sauf la sienne.

      C’est autant que les puissants n’auront plus, mais la terre non plus…..

      1. Armelle dit :
        23 janvier 2016 à 10:56

        Excellent, Armelle, cela s’appelle de l’humilité, au sens originel noble et profond, soit celle que chacun et chacune doit avoir d’abord envers soi m^me , en effet, il n’a jamais au grand jamais été question d’être le « paillasson » de tous les tordus voire abrutis de la terre, et vous l’avez bien compris.

        Merci à vous pour ce rappel « pédagogique », En sculpture, du gros oeuvre au polissage, chaque étape est importante et peu importe la qualité de la pierre, on ne sculpte pas tous les jours du marbre bleu, mais peu importe, tôt ou tard, tous « matériau » qu’il soit psychique ou physique est appelé à être magnifié…dont acte, bienvenue Armelle, bienvenue.

  98. la mort serait comme un sac de victuailles crevé.
    Proprietés evanouies avec les propriétés intellectuelles.
    retour à la terre.
    retour à zero.
    enfin en paix, aprés un long , long voyage.
    Il reste les heritiers, debut de l’altruisme, tentatives..
    .LA JUSTICE est-elle fille de raison ?
    la mort reellement ressentie … frolée…est empreinte d’une certaine modestie…mais l’habitude reprends vite.
    falsifications presques instantannées.
    Peut etre est ce l’honneur de l’homme que de ne…pas vouloir…mourir…penser la mort.
    Penser la mort il faudrait les instruments de mesures…adéquates.
    Penser la mort , impossible, on pense toujours comme on croit -on voudrait- la vie.
    Alors ?
    alors…reprenons les chemins d’ici.

    1. Il n’y a pas de vie sans mort, c’est un cycle auquel on ne peut échapper. Comme le jour a besoin de la nuit, comme le chaud du froid, comme le yin du yang, etc…
      Je vous invite à lire la thermodynamique de l’évolution de François Roddier, il explique très bien cela.

  99. Je travaille encore 15 heures par semaine pour mon ex-patron en plus de ma retraite.
    C’est lui qui me l’a demandé parce que je connais l’histoire de la société, je ne travaille pas pour l’argent même si cela facilite certaine chose, ce travail est avant tout une satisfaction dans la collaboration que j’ai avec lui.
    En quelque sorte, je me trouve dans la configuration d’un revenu de base augmenté du revenu d’un travail librement choisis.
    Cela fait deux ans que je jouis d’une grande liberté qui me permet d’améliorer mon habitat et ceux de mes enfants (je maîtrise relativement bien les métiers de la construction) et de participer à un potager collectif.
    Quand je constate qu’en Finlande le montant de l’allocation est de 800€, pour une famille de 5 personnes cela fait 4000€, je n’ai jamais eu un tel revenu (mon épouse n’ ALLANT pas travailler) et ma dernière mensualité en était très éloignée, ( bien sûr mon RU ne serait plus à ce moment que de 1600€) tout cela pour être absent 11heures par jour de mon domicile.
    Ce serait formidable de pouvoir participer localement (quartier, village) à une recherche d’amélioration du bien-être en consommant moins de matière première et d’énergie. Tant que j’ai la santé, je me batterai pour qu’on puisse y arriver.
    Je persiste et signe, le revenu de base doit être considéré comme un revenu autre, comme un revenu tremplin qui permettra à chacun de pouvoir se prendre en charge dans le cadre d’une activité économique encore à inventer et qui soit à même de relever les défis écologiques qui sont devant nous. C’est à mon humble avis une façon de voir qui éviterait que le RU ne devienne la roue de secours du capitalisme
    Je ne minimise pas la résistance des 1% face à une telle proposition, mais je pense que la résistance du citoyen lambda est encore plus néfaste.
    Je peux aussi comprendre qu’il soit difficile d’installer son esprit dans un autre paradigme, mais c’est possible.
    Je suis d’accord avec James, loin du misérabilisme il faut développer l’aristocratie des talents qui peuvent être ouvrier, bricoleur ou comme je l’écris créalisateur, mais également ingénieur, médecin ou notaire, ou que sais-je encore.
    Il ne s’agit pas ici d’ergoter sur le montant de RU (qui pourrait être modifié plus tard) mais de débattre de ce qu’on va faire avec.
    En espérant que ce témoignage puisse bien modestement éclairer votre vision du RU.

    1. @Michel Lambotte

      « Je suis d’accord avec James, loin du misérabilisme il faut développer l’aristocratie des talents qui peuvent être ouvrier, bricoleur  »

      Exactement, c’est un défi permanent, tout comme vous je trouve que c’est motivant d’apprendre. et de bricoler, mais vous faites du gros oeuvre aussi ?
      Vous connaissez ? entr’aide et solidarité
      http://repaircafe.org/fr/

      1. Je n’ai jamais été amené à faire du gros oeuvre, j’ai juste aidé mon beau frère, qui lui est maçon, à construire sa maison.
        Mais comme vous le dites plus bas, c’est en regardant et en écoutant autrui qu’on apprend beaucoup.
        Ma formation d’électromécanicien me dirige plutôt vers l’électricité, chauffage sanitaire. Cela ne m’empĉhe pas de plafonner, et de poser quelques briques les unes sur les autres si nécessaire.

      2. « Je n’ai jamais été amené à faire du gros oeuvre, j’ai juste aidé mon beau frère, qui lui est maçon, à construire sa maison. »

        J’aime le bricolage mais je ne pratique pas de gros oeuvre sauf en sculpture, c’est aussi de l’artisanat et un taf de création avec de la matière fascinant, mon magasin de jouet préféré c’est casto !
        Je ne connais pas de retraités inactifs :-), du moins parmi ceux et celles que je connais; et faire usage de sa disponibilité pour continuer à construire , créer, partager, apprendre est vraiment formidable quand on le peut, la passion d’apprendre est un vrai moteur; entièrement d’accord avec vous; en tout cas cela permet de faire oeuvre utile et c’est tout à votre honneur, super ! merci à vous .

    2. Je ne minimise pas la résistance des 1% face à une telle proposition

      Quelle résistance particulière des 1% au RU ? Je n’en vois aucune, bien au contraire, et pour cause, particulièrement dans le schéma finlandais où.le RU ne serait pas fiscalisé.
      L’objectif assigné au RU par la droite finlandaise est affiché, remettre les chômeurs au travail déclaré à tout prix (avec aussi l’effet induit de faire sortir un max de conjoints de la pop active…), sauf le prix politique de se couper des classes favorisées et donc sans augmenter la part sociale de redistribution de VA.
      A 800 € par mois, même perçus par tout citoyen, il faudra faire partie d’un foyer de 3 personnes minimum pour atteindre le seuil de pauvreté en Finlande (1190 € en 2014 mais qui augmentera mécaniquement avec leur RU). Ce seuil y est déjà atteint aujourd’hui avec les aides conditionelles pour une personne seule comme pour un parent isolé.
      On pourra juger des premiers résultats de l’expérience dans un an. Sans illusions.

      1. « Sans illusions. »

        Tu as raison, on ne construit rien sur des illusions, cela dit, face aux changements et aux défis urgents que nous vivons, il nous faudra bien penser à des alternatives tout de m^me.

        La «quatrième révolution industrielle» en marche à Davos ?
        http://www.rfi.fr/economie/20160120-suisse-davos-forum-economique-mondial-revolution-industrielle

        « Le rapport est volontairement alarmiste. Car pour les organisateurs, si rien n’est fait pour comprendre cette révolution en marche, pour gérer cette transition à moyen terme et créer une main-d’œuvre avec des compétences pour l’avenir, les gouvernements devront faire face à un chômage en hausse constante, à des inégalités de plus en plus profondes, et à leur pendant : l’instabilité sociale. »

      2. Merci pour ces chiffres qui pourrait tempérer l’enthousiasme des partisans du RU, vous avez raison de le rappeler.
        Sans minimiser ce que vous dites laisser moi quand même croire, sans illusions, que le RU n’est pas qu’une affaire de chiffres.

      3. @ Gudule
        A Davos « ils » réfléchissent toujours dans le cadre d’un système mécanique réversible alors que nous sommes depuis longtemps dans un système thermodynamique irréversible.
        Alors ce que je pense de la quatrième révolution industrielle… Bof!
        Ce n’est peut-être qu’une illusion et comme vous le dites on ne vit pas avec des illusions.
        Si la quatrième révolution industrielle c’est Tesla alors le plantage est assuré.

    1. « Sans minimiser ce que vous dites laisser moi quand même croire, sans illusions, que le RU n’est pas qu’une affaire de chiffres. »
      +20

  100. Tiens, à propos du chat, ai lu hier ceci de Jean-Pierre Georges :
    Un chat noir glisse le long du mur comme une goutte d’encre.

  101. «  »Z’êtes pas zen ce soir. »

    dominique , on n’a pas à être zen avec vous, par ce que vous ne l’êtes pas non plus et ce avec qui que ce soit ! Autant je vous trouve sympathique, autant je pense qu’il faudrait que vous appreniez à vous modérer, vous ne détenez pas la vérité suprême et chacun doit être libre d’échanger librement sans avoir un gagnot qui a la clé dans le dos et qui interrompt à tout va et de façon intempestive et disproportionnée , sans respect à minima pour autrui.
    Dominique , si vous voulez vraiment qu’on vous écoute apprenez à vous modérer et AUSSI A ECOUTER AUTRUI !

      1. Pas d’accord.
        Loi générale:
        Le yaourt vaut plus que son emballage.
        mieux:
        l’emballage ne dit rien sur la qualité.
        Donc faire l’effort de comprendre sans se laisser arrêter par un (supposé) mal dit.
        Et si il a raison, -ce que je crois-, interpeller, hurler, tempêter, invectiver est compréhensible.

        La bonne éducation ou bien se tenir et la séduction superficielle sont des trucs de gens fatigués, bourgeoisement installés, sceptiques par avance.
        Le schmilblic demande plus. Il est forcément révolutionnaire donc dérangeant.

  102. @Michel Lambotte
     » Sachez également que dans ce qui se passe actuellement, il n’y a pas de hasard, il n’y a que des interactions. « 

    Sans le faire exprès (quoique !), vous délivrez une clef…
    ou comment avec peu de moyens (de « pouvoir » DG 😉 ), il reste envisageable d’infléchir radicalement le cours des choses:
    les nombreuses « interactions » peuvent êtres soumises à l’influence de catalyseurs, efficaces à très faible dose.
    Il faut se méfier de leur poison, eux aussi efficaces à des doses encore plus faible…
    La fortune fait le reste
    La fortune, aussi 😉

    1. Vous avez raison, c’est une piste à explorer.
      A mon humble avis ce n’est pas la chance qui fera le reste mais l’émergence de quelque chose de nouveau qui fera le reste, avec l’homme ou sans l’homme.

  103. D’autant plus que le passage de notre civilisation à la suivante c’est aussi le dépassement de la notion de pouvoir.
    De nos jours celui qui possède ce qui est rare est riche et puissant, économie de la rareté et de la pénurie oblige.
    L’exploité c’était l’esclave, le serf puis de nos jours le prolétaire. Et après ?
    L’apparition du talent comme source de toute valeur, après le pouvoir de l’argent. Les règles du jeu changent du tout au tout.
    Tout le monde peut s’enrichir sans cesse, sans léser quiconque. Chacun peut chercher une niche où s’épanouir sans jamais piétiner les plates-bandes de qui que ce soit. Il y a place pour tout le monde, du moins pour tous ceux qui veulent prendre leur vie en main. Le talent permet à la fois la diversification et l’inclusion.
    Il n’y a plus de concentration du pouvoir sur une seule dimension. Les seuls laissés pour compte sont les assistés indécrottabes qui abandonnent leur vie dans les mains des autres. Le défi est donc de prendre sa vie en main pour entrer dans le nouveau paradigme. Avec l’allocation universelle, ceux qui préfèrent végéter ne seront pas pour autant dans la déchéance. Quant aux pilleurs prédateurs, ils n’auront pas l’air malin avec leurs sous marins et leur faux billets. Ils sont déjà comiques de par leur futilité.

    Un puissante source d’inspiration pour passer à l’acte : « Des chantiers énormes doivent être ouverts d’urgence : recherche, éducation, santé, politique, économie, éthique, écologie, consommation, infrastructures. »
    L’âge de la connaissance. Marc Halévy.
    http://www.noetique.eu/livres/livre-age-connaissance

      1. S’éparpiller et se perdre juste pour être likeable est le chemin le plus sûr de la schizophrénie, bien typique de notre époque ou le paraître sans consistance l’emporte, mais où ce paraître est dicté par les marchés, les pubards et déclinaisons. On voit toutes ces étoiles filantes fragiles se consumer et même se suicider pour quelques heures de lumière.

    1. Je suis d’accord avec votre commentaire et je voudrais simplement ajouter que les assistés ne sont pas seulement les allocataires sociaux, toute l’industrie l’est également directement ou indirectement. Il suffit d’examiner par exemple la politique agricole commune pour se rendre compte que c’est une aide déguisée à l’industrie agroalimentaire. Les travailleurs de ce secteur feraient bien de ne pas trop critiquer les allocataires sociaux, du genre nous travaillons pour payer les allocataires sociaux.
      En réalité, nous sommes tous des assistés des énergies fossiles et cela ne peut pas durer indifiniment, si nous voulons passer en mode « solaire » il faut que chacun devienne acteur de sa vie.

      1. Oui, on serait certainement très étonné de faire la traçabilité à la loupe de toutes les subventions

      2. @M Lambotte

        « Alors ce que je pense de la quatrième révolution industrielle »

        Le sujet, Michel, concerne surtout les suppressions d’emplois et les transformations profondes liées à cette période de
        transition …

        « La digitalisation de l’économie, cette combinaison de nouvelles technologies, de progrès de la robotisation, l’Internet des objets, le « big data », l’impression 3D. En somme, ce que l’on appelle un peu rapidement « l’ubérisation de l’économie », est en train de changer en profondeur les sociétés. »

        « Un rapport du Forum économique mondial, publié à Davos, prédit de larges perturbations non seulement sur le modèle des affaires, mais aussi sur le marché du travail. Cinq millions d’emplois pourraient disparaître dans les cinq ans à venir et des pans entiers de l’industrie menacent d’être détruits. »

        http://www.rfi.fr/economie/20160120-suisse-davos-forum-economique-mondial-revolution-industrielle

      3. @ Gudule
        Je ne minimise pas les conséquences des pertes d’emploi due à l’ubérisation de l’économie, mais quand on parle de 4eme révolution industrielle on a tout faux.
        Cette révolution n’est pas industrielle elle est « post industrielle »
        Cela fait déjà longtemps que des écrivains ont mis en évidence la fin de l’ère industrielle en utilisant différents vocables.
        J’ai dis ce que je pensais au sujet du revenu de base et comment je percevais son utilisation optimal en fonction de la raréfaction des ressources planétaires qui est à mes yeux, et de loin, le problème le plus important à résoudre.
        Il n’y a pas la moindre allusion à ce problème dans l’article que vous avez proposez, alors que tout est interdépendant comme il est montré ici. http://petrole.blog.lemonde.fr/2015/11/26/daech-le-climat-et-le-pic-petrolier-apercu-des-tempetes-parfaites-de-demain/
        Je pense que l’avenir se trouve dans un système basé sur les connaissances où il n’y aura plus de salariés mais non plus de patrons.

        Aujourd’hui, je reçois le message de Paul 5 sur 5.

        « Si vous voyez que dans le boulot que vous faites, ou dans la vie qui est autour de vous, si vous trouvez qu’il y a moyen de faire les choses autrement, eh bien, commencez tout de suite »
        OK on y va, ou plutôt on continue.

      4. Michel,
        « Je pense que l’avenir se trouve dans un système basé sur les connaissances où il n’y aura plus de salariés mais non plus de patrons. »
        —————————————————–

        Et qui apporte le Capital (les usines, les machines et équipements divers, qui ne se trouvent pas sous le sabot d’un cheval.., et qui se chiffrent en millions, ou milliards d’euros) , dans votre système ?

      5. @ Dominique Gagnot : 22 janvier 2016 à 21:30
        Il peut très bien y avoir des usines et des indépendants qui proposent leurs prestations. Il ne sont donc plus salariés. Tout le monde y trouve son compte. Quand il y a ralentissement d’activité, le patron n’a pas à licencier, et l’indépendant gère ses prestations parmi les opportunités : les demandes et et les besoin de son réseau de clients.

      6. @M Lambotte
        « Il n’y a pas la moindre allusion à ce problème dans l’article que vous avez proposez, »
        C’est exact par ce qu’ils ne l’évoquent pas et vous avez raison de le souligner . Merci pour votre réponse je ne développerais pas car je rentre du sport et je n’ai pas eu le temps de lire quoi que ce soit sur le blog PJ. Ouf !
        Merci , je vous répondrais mieux dès que possible.
        Au plaisir, merci à vous.

      7. Les « usines » sont un capital, et ont des salariés !

        Ex: Un simple PC (ou n’importe quel objet comportant de l’électronique, c’est à dire la plupart des objets modernes) suppose quantité d »usines extrêmement sophistiquées, depuis des aciéries, jusqu’au usines qui vont fabriquer les puces… C’est un capital énorme.

        On peut importer bien sur. Mais on paye avec quels produits/services, en échange ?

        Cet énorme capital appartient nécessairement à des propriétaires. Question: qu’est ce qui les motiverait à le laisser à disposition, et à disposition de qui, s’il n’y a plus de salariés ni de patrons, comme dit Michel?

        En fait le système que propose Michel s’adapte bien à une économie dépourvue de concentration de capital, telle les économies des pays sous développés.
        On en revient toujours là.

        Ceci dit, ok c’est mieux que rien, et peut permettre de passer des périodes troubles…

      8. Autre question:

        Comment se financerait la protection sociale (par exemple) dans votre système, Michel ?

        A supposer que c’est à chacun d’y pourvoir, comme le suggèrerait James, dans un système concurrentiel, c’est celui qui consacrerait un minimum sur ce poste qui offrirait les plus bas coûts.
        Ce qui, dans la pratique, tend à réduire la protection
        sociale!

        J’ai l’impression que vous voulez nous ramener à l’avant 1936…

      9. Allez Dominique soyons positif, faites moi plaisir, lisez le livre d’Alvin Toffler La troisième vague et dans un autre registre L’homme renaturé de Jean Marie Pelt.
        Ce sont ces deux livres qui dans les années 80 ont répondu à mes interrogations.
        Après leur lecture je suis sûr que vous me comprendrez mieux.
        Lorsque j’étais gosse voyant mon père au travail dans sa ferme, je me demandais déjà pourquoi il FALLAIT ALLER travailler.
        J’ai eu la chance d’aller travailler dans de vieilles usines et c’est là que j’ai compris comment le système fonctionnait.
        Ce système ne peut plus fonctionner, il arrive au bout des ressources que peut lui donner la planète.
        Ce blog m’a fait comprendre la formule du capitalisme P =f (k, t)
        la production est une fonction du capital et du travail, il n’y a aucune allusion à la finitude des ressources planétaires, elle est considérée comme nulle.
        A partir du moment où il faut introduire cette dimension on fout la formule en l’air et tout ce qui va avec, c’est un corps étranger, un peu comme si je lançais un pavé de rue dans mon petit broyeur à broussailles, pas besoin de décrire les conséquences, ça tout le monde comprends.
        Et bien, ces enfoirés de Davos ne veulent pas voir le pavé, c’est facile et surtout irresponsable de broyer du noir pour maintenir le citoyens dans l’ignorance.

      10. Michel,

        Que le système ne peut plus fonctionner, je suis évidement d’accord.

        Mais le système qui lui succèdera fonctionnera nécessairement à partir de Ressources.
        Vous même en utilisez modestement: terrain, outils, énergie…

        Même si on produit des choses dans un objectif différent (répondre aux besoins réels) de l’objectif actuel (profit),
        il faudra toujours des Ressources, et la je ne parle pas seulement de votre potager…
        La question est de savoir comment vous envisager d’en reprendre l’exploitation, la propriété ?

        Par la force des choses, ça se fera tout seul, leurs actuels proprios abandonneront leurs biens ?

        Notez que c’est une réponse, si tout par à veau l’eau…
        Je reconnais que c’est une manière d’envisager la Révolution.

      11. Merci beaucoup M Lambotte ! 🙂

        « Aujourd’hui, je reçois le message de Paul 5 sur 5. »

        Oui M Lambotte, je viens de le lire, je suis trés trés émue et bouleversée par ce message et je le reçois aussi 5/5. Ce que je veux dire c’est que dans un monde trop beaucoup trop rationaliste, où l’on ne sait plus rêver dans le sens de vouloir incarner et concrétiser son r^ve, ses valeurs humanistes , leur beauté et leur force, que l’on porte en soi, que chacun et chacune porte en soi, on se meurt. Et c’est pour cela que ce ‘vieux » monde là se meurt, car il est devenu froid, désincarné, insensible et inhumain; il est FACTICE ! Une civilisation qui ne sait plus porter des valeurs humanistes et les incarner est une civilisation qui ne peut pas survivre car elle est mortifère. La vie est une force d’amour et une force SOLAIRE, un COEUR qui DONNE, AIME, RAYONNE, PORTE, VIBRE INTENSEMMENT

        A ce titre en tant que créatif et ce chacun selon notre individualité et notre sensibilité, nous sommes tous artisans et artistes RESPONSABLES de ce que nous sommes et de l’incarnation de nos VALEURS et ce en ETANT chacun les ACTEURS de nos vies .

        Et il est peut être là, le sens profond de cette « crise » : nous amener à « sortir » de nous CE QUE NOUS NOUS AVONS DE MEILLEUR ET DE PLUS SOLAIRE EN CHACUN DE NOUS POUR L INCARNER ENVERS ET CONTRE TOUTE APPARENCE D EFFONDREMENT et se foutre totalement JE DIRAIS MEME ROYALEMENT des apparences pour être et incarner ce que l’on est et que l’on porte, POINT BARRE, ce n’est PAS NEGOCIABLE !
        DONC croyant ou pas, ON S EN CONTREFICHE, si les valeurs humanistes auxquelles nous croyons sont les m^mes et que nous voulons les VIVRE EN ACTES DONC LES INCARNER .

        Vous avez PARFAITEMENT raison de dire que ceux qui nous affligent AVEC CES INFOS DE dAVOS SONT DES IRRESPONSABLES voire SINISTRES ! En incarnant quotidiennement ce que nous sommes, nos rêves et notre sincérité, notre authenticité, ce que chacun a de meilleur en soi, certes, on est très éprouvé, c’est l’affaire d’une vie et bienheureux(se) celui ou celle qui n’en ressort pas démoli, rinçé et broyé . MAIS ceux et celles qui sont encore là pour témoigner de ce possible MAGNIFIQUE, effectivement, et du bonheur qu’il y a, toujours et encore, à aimer et partager, comme vous M Jorion, comme l’exemple de Utah Philipps (merci beaucoup à vigneron de me le faire connaitre) et comme certains et certaines d’entre nous, aussi, oui, doivent continuer à s’aimer, a aimer, à partager et a REVER en ACTES . Jamais facile, mais je connais pas de plus beau chemin.

        Qu’y a t il de plus beau que d’être chacun et chacune le témoin vivant incarné de sa beauté intérieure ?

        BRAVO ET MILLE FOIS BRAVO !

        « Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus. Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria: Seigneur, sauve-moi ! Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit : Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? »

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Marche_sur_les_eaux

      12. Merci Gudule, mais je suis loin, très loin de ce que vous écrivez, tant qu’il me restera un soufle de vie je ferai mon possible pour assayer de jalonner l’avenir de nos petits enfants.

      13. @ Dominique
        Je n’ai aucune idée de ce que sera le système en 2036, et de plus ce n’est pas mon système. Il faut avoir la modestie de penser que nous sommes seulement en phase d’examiner les morceaux du pusle et de dire tout haut ce que nous en pensons.

      14. @ Dominique Gagnot :23 janvier 2016 à 04:45 :
        Comment se financerait la protection sociale ? … A supposer que c’est à chacun d’y pourvoir, comme le suggèrerait James, dans un système concurrentiel, c’est celui qui consacrerait un minimum sur ce poste qui offrirait les plus bas coûts.
        …………………………………………………………….
        Quand un indépendant propose ses services, s’il brade la qualité pour offrir des bas coûts, il ne tiendra pas longtemps. Idem le Low cost effréné qui commence à s’auto-détruire à force de proposer de la camelote. Il faut faire moins mais mieux, encore une fois.
        Ensuite, pour la santé, déjà, il n’y aurait plus ces hordes de Tamalous (les malades imaginaires qui vont chez le médecin pour le moindre bobo). Idem les congés maladies dont les abus consternants pèsent lourdement sur la collectivité.
        Et se réapproprier sa vie plutôt que de la subir, ça sera le meilleur remède contre la dépression et les panoplies de tranquillisants qui bousillent la santé davantage qu’ils ne soignent, sauf exceptions bien sûr. Mais ce sont souvent ceux qui ont le plus besoin d’aide qui n’en reçoivent jamais ni n’en demandent.

      15. Michel,

        « Je n’ai aucune idée de ce que sera le système en 2036 »
        ———————————————–
        Mais c’est ESSENTIEL d’y réfléchir!

        A défaut, des enflures conserveraient la propriété privée des Ressources Primaires, comme ils l’on fait en 1789, mais aujourd’hui ils n’ont plus besoin des « masses travailleuses ».

        Auquel cas on verrait se reformer une société à 2 classes: celle des proprios et celle des autres.
        EUX ne pensent qu’a ça. Et si NOUS nous laissons faire, on sera très mal.

        Car une solution à la pénurie des Ressources, est aussi d’en tenir à l’écart 99,9% pour que les 0.1% les conservent pour eux, et leur descendance.
        En clair, ça veut dire effondrement total de l’économie.

        Parallèlement à ça se recompose:
        – une société de survie moyenâgeuse, pour les 99,9%
        – la société des méga riches, avec des entreprises ultra performantes destinées à satisfaire uniquement leurs besoins. Exit la gaspilleuse production de masse.

        Un tel système peut aussi durer indéfiniment.

        Et si l’on est inconscient de ce que l’enjeu est dans la propriété des Ressources, c’est ce qui se passera.

        Donc ce que vous faites c’est bien à court terme, mais il faut aussi penser le long terme!

      16. james,

        Je ne parle pas de brader la qualité des produits, mais de brader SA qualité de vie, pour rester « compétitif »… Voyez les petits artisans, commerçants, agriculteurs, etc. c’est ce qu’ils font.
        Si vous ne voyez pas, c’est que vous êtes aveugle. Bref…
        ————————————

        Pour revenir à la situation économique de chacun d’entre nous, elle est bâtie sur du vide. Plus exactement sur du papier monnaie.

        On en prend conscience le jour ou le papier monnaie que procure le travail, ou une rente, se dérobe.

        Là c’est la chute dans le précipice. On disparait du champ économique et médiatique. On devient invisible.
        Bien que ces invisibles représentent 10 ou 20% des populations des pays dits développés (ailleurs c’est parfois 100%), en attendant plus, toujours plus.

        Le problème est que tant qu’on a du papier monnaie sous nos pieds, et/ou un toit sur la tête, on en est inconscient!
        Tant qu’on a notre boulot, notre retraite, on croit que ça sera ainsi pour toujours. Du moins on fait comme si, car on ne veut pas y penser… l’éducation sert à ça. Il faut positiver, vouloir gagner, se battre, être le meilleur! Sinon, ben …

        Et un jour… Si ce n’est pas nous ce sera les enfants ou les petits enfants…
        Libre à vous d’ouvrir les yeux, mais pour votre confort, il ne vaut mieux pas.
        Dormez braves gens. Vous ne réfléchissez pas à l’avenir? … D’autres que vous s’en occuperont…

      17. @DG
        Retour au vouvoiement, je m’adapte et ça n’a guère d’importance dans ce contexte
        Bien sûr que l’on va traverser une période très difficile, tous, et il n’y a pas que Dominique Gagnot qui en ait conscience.
        Pour autant, brader SA qualité de vie pour utiliser votre expression, cela ne signifie pas la même chose pour tout le monde.
        Pour certains c’est la télé, le foot, et si on leur enlève cela c’est la fin du monde. Pour d’autres, ça sera leurs vacances dans un palace 5 étoiles pour 15 jours qui coûtera moins cher que de rester chez eux, etc.
        Le monde change à toute allure et à chacun d’être capable de revoir sa définition de ce que signifie la qualité de vie, en tenant compte des possibles, au lieu de s’épuiser à imaginer une révolution sanglante dont plus personne ne veut après avoir vu où cela nous menait.
        Plus concrètement, si on ne reprend pas notre vie en main au lieu de se plaindre et réclamer justice et égalité auprès de ceux qui n’en ont de toutes façons rien à fiche, je ne vois vraiment pas comment réfléchir à l’avenir

      18. James,

        Tu, vous, je m’en fous, je n’y prête guère attention, sinon pour éviter des susceptibilités mal placées…

        Pourquoi veux tu qu’une Révolution soit plus sanglante que le quotidien actuel ? Sais tu combien le système actuel fait de victimes ? En fait non, probablement que tu t’en fou…

        Pour le reste tu dévie du sujet (le foot à la télé quand on parle de ceux qui se tuent au travail…), inutile d’insister.

      19. « Pourquoi veux tu qu’une Révolution soit plus sanglante que le quotidien actuel ? Sais tu combien le système actuel fait de victimes ? En fait non, probablement que tu t’en fou… »

        Bien vu et bien dit Dominique !

      20. @Dominique
         » Sais tu combien le système actuel fait de victimes ? En fait non, probablement que tu t’en fou… »
        …………………………………………………………………..
        Le système actuel fait d’autant plus de victimes que nous n’avons plus la moindre capacité ni la volonté de devenir autonome, de prendre des initiatives, d’imaginer autre chose. Tu l’as dit toi-même, tu as adopté le système capitaliste (dans son sens péjoratif) qui pourtant te fait horreur au lieu de te dire qu’il y avait d’autres possibilités, certes moins confortables, mais en accord avec tes valeurs, celles qui donnent sens à ta vie.

      21. Merci octobre. C’est rassurant de savoir que quelques uns comprennent aussi. Sinon autant fermer l’ordi, la radio, la télé, et se raconter de belles histoires, sans se préoccuper de la fin…

        D’ailleurs il est un fait que les gens heu-reux se moquent totalement de ce qui se passe à plus de 30km de chez eux! C’est sans doute ça le secret du bonheur!

        J’entendais un journaliste dire – sur le même ton que la météo – que « 40 migrants s’étaient noyés aujourd’hui ».
        Zéro analyse. ça n’a rien à voir avec le Système.
        Sans compter les bombardements en Syrie et ailleurs, les gens que l’on fait – volontairement – crever de faim, de froid , de désespoir; la misère chez nous, chez NOUS, y compris pour des millions qui travaillent. Hein James, tu regardes la télé, au fait?

      22. James,

        « tu as adopté le système capitaliste »
        ——————————-
        Ben oui, tu vois tout comme Lilianne Bettancourt, ou Bernard Arnault (qui restent d’une discrétion étonnante quant aux malheurs du monde…) j’ai préféré le coté matériel, à une vie misérable hors Système.

        Notes que faire des trucs intelligents relativement aux besoins réels, serait nettement mieux, et pour tout le monde.
        Mais ça, c’est impossible dans le Système capitaliste.
        Par définition, il n’accepte de financer que des objectifs enrichissant les riches…
        C’est à dire à 90% des trucs idiots, et le plus souvent nuisibles…

        Quant à ce qu’on peut améliorer hors système, c’est négatif si l’on en juge par l’évolution des choses, malgré le fait que de bonnes âmes essayent encore et encore. Ton Système adoré détruit tout.

    2. « se perdre juste pour être likeable est le chemin le plus sûr de la schizophrénie »

      « Là où un schizophrène coule, un mystique nage »
      Le symbolisme du corps. Annick de Souzenelle.

      1. « Merci Gudule, mais je suis loin, très loin de ce que vous écrivez,  »

        Pas du tout, M Lambotte, il ne s’est jamais dit que nous devions tous être des « saints », surtout pas ! Mais ce qui est SAIN, c’est bien
        d être et de vivre le mieux de ce que l’on EST :

        « tant qu’il me restera un souffle de vie je ferai mon possible pour essayer de jalonner l’avenir de nos petits enfants.
        Et vous croyez que ce n’est rien ça et surtout actuellement, à contre courant du défaitisme et de la sinistrose ambiante ?
        Surement pas, je ne suis pas d’accord. C’est l’inverse !

        Au contraire ça » me parait déjà un trés bel objectif, et ce sont ces objectifs incarnés au mieux et ces individus rassemblés qui sont formidables, rêver et incarner ces belles valeurs .

      2. Gudule,

        Penser individuel (à SOI, SA famille, SES petits enfants, SON prochain…), c’est beau, mais si vous ne vous préoccupez pas du destin collectif, et donc du système économique, à long terme, VOUS serez très mal.

        Les belles valeurs sont des leurres à destination des bisounours, pour les détourner de l’essentiel: le contrôle des Ressources. Ce n’est peut être pas très joli, mais c’est ça qui déterminera notre avenir.
        Bon, j’arrête car vous allez vous offusquer…

    1. « Bon, j’arrête car vous allez vous offusquer… »

      mais non Dominique, je ne vais pas m’offusquer puisque me concernant vous êtes à coté de la plaque, pour changer ….;-) no way..
      donc je précise pour mister gagnot :

      Penser à soi n’exclut absolument pas pour moi le fait de penser aux autres, au contraire … Je ne confonds pas prendre soin de ses besoins et être égocentrique et vous ?

      1. Sans doute n’êtes vous pas égocentrique, mais votre vision de l’économie est égo-centrée, (comme pour 99%) et non globale.
        Vous ne la percevez que à travers votre expérience, (généreuse je n’en doute pas) mais sans percevoir ses motivations profondes, les forces qui l’animent et ses enjeux diaboliques (le terme n’est pas excessif)
        Là les bons sentiments sont d’une totale inefficacité.
        Or, le grand nombre doit comprendre pour agir efficacement. Pour l’instant c’est pas gagné, d’autant que tout est fait pour l’en distraire.

        sinon, je suis peut être égocentrique, j’en sais rien, je suis comme je suis.

      2. On croit que l’objet de l’économie concerne l’allocation des ressources pour produire des richesses.
        Wikipedia : « L’économie (du grec ancien οἰκονομία / oikonomía : « administration d’un foyer ») est une activité humaine qui consiste en la production, la distribution, l’échange et la consommation de biens et de services. »

        Certes, c’est son objet originel et officiel, mais certainement pas le plus important.

        L’objet de fond de l’économie, c’est la lutte pour le pouvoir économique, qui est LE pouvoir suprême.

        C’est la guerre économique entre blocs, et de tous contre tous, bien sur, mais au-delà encore, c’est la lutte des mégas riches pour asservir les autres. Les Pinson-Charlot expliquent ça très bien.

        C’est CAPITAL d’avoir compris ça, car ça éclaire complètement l’économie mondiale de ces 40 dernières années. Et ce n’est pas finit ! On n’a pas encore atteint l’étape ultime: la domination totale des méga-riches, des 0,1%, mais on y va lentement mais surement.

        On a tout sous les yeux, et on ne voit rien !!!
        Il vous suffit de changer de lunettes!

      3. Gudule,

        C’est le moment de faire connaître votre beau texte, aux migrants de la mer Egée (désolé encore une fois si je casse l’ambiance)

        Je vous cites:

        Qu’y a t il de plus beau que d’être chacun et chacune le témoin vivant incarné de sa beauté intérieure ?

        BRAVO ET MILLE FOIS BRAVO !

        « Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus. Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria: Seigneur, sauve-moi ! Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit : Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? »

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Marche_sur_les_eaux

    1. « Polna » envisageait déjà des changements de paradigmes…
      Ayant le luxe(*) de se poser des questions, savoir d’où il venait, il concluait qu’avec le temps, « son avis aura peut être changé, sur l’amour, sur l’amitié » . Il était conscient qu’il devrait continuer à chercher toute sa vie durant…
       » Sous quelle étoile suis-je né… chercherais-je peut-être encore lorsque sonnera l’heure de ma mort? »

      (*) « luxe » que s’offrent les artistes, davantage que le commun des mortels qui doit se contenter de « métro, boulot, dodo ». Les artistes ont la contre-partie des périodes de vide, de page blanche, d’interrogation après le succès… la liberté a un prix.
      En ce moment, par exemple, un intéressant témoignage sur Arte (en replay): Pink Floyd, avec au fond, beaucoup d’humanité…

  104. « Il était conscient qu’il devrait continuer à chercher toute sa vie durant »
    merci adoque, se poser des questions n’est pas un luxe et n’est pas reservé , fort heureusement; ni aux artistes, ni aux intellectuels. 😉
    Merci à vous !

    1. Merci aux artistes(*) qui, nous offrant le plaisir de leur art, arrivent à y glisser ces bonnes questions qui donnent du sens et qui réchauffent… le cœur, même celui des plus aigris 😉

      (*) Vous devez en être, me semble-t-il ?

  105. « et qui réchauffent… le cœur »
    grazie mille

    « même celui des plus aigris  »
    dont vous n’êtes pas, me semble t il ? 😉

  106. @daniel
    http://www.pauljorion.com/blog/2016/01/12/primaire-a-gauche-pourquoi-ne-pas-plutot-appeler-un-chat-un-chat/#comment-587799
    Sur le fond, je suis assez d’accord…
    Sur la forme: chacun son style 😉
    Sur les moyens à mettre en œuvre: nous sommes bien obligés de faire avec ce qu’on nous laisse comme « moyens du bord »…
    Jusqu’à preuve du contraire, la bête féroce n’est pas prête à s’en laisser compter, elle à des ressources (sans jeu de mot), et je crois qu’il faut attendre qu’elle s’épuise d’elle-même, ce qui est encours…

  107. J’attends sans impatience la prochaine grenouille qui prendra sur son dos le piquebouse de normandie et recevra le dard obscène pour toute récompense. Le temps de traverser les eaux troubles.

  108. @Dominique Gagnot
     » Ceci dit, ok c’est mieux que rien, et peut permettre de passer des périodes troubles… « 

    High-tech… exemple typique « puces électroniques »
    versus
    Basses-technologies… exemple maison en bois et paille

    Les premières pour les pays « d’avant-garde », les secondes pour les pays « sous-développés » ???

    Je crois que nous aurons l’occasion de voir, d’ici peu, un retournement: les basses-technologies seront d’un grand secours en période transitoire !
    Effectivement, les infrastructures, les usines risquent de se dégrader, à plus forte raison si l’effondrement traîne en longueur… ce qui difficile à prévoir (à l’avance !!!).
    Pourtant, c’est un capital à préserver et à mieux utiliser.

    Voilà de bonnes raisons pour :
     » Faire les choses comme on a envie de les faire « 
    et aussi
    dire les choses comme on a envie de les dire,
    dès lors qu’on les pense…

    1. Faut-il opposer le high tech au low tech, est-ce le problème?
      Le high tech installé est largement sous utilisé, une grande quantité de ressources a été dépensée pour son installation.
      Au lieu d’augmenter la négentropie c’est à dire l’augmentation de l’information pour structurer un mode de vie plus efficace l’installation du high tech augmente l’entropie c’est à dire l’augmentation de la dégradation des ressources.
      Il faut dire que le but du high tech est de vendre sans se soucier de la dégradation des ressources.
      Tant qu’on ne changera pas le but de nos activités qui ne devraient plus s’occuper que de pourvoir aux besoins réels sans détruire la planète on arrivera pas à sauver l’humanité.
      L’idée de concentration, d’accumulation des richesses est toujours bien ancrée dans les esprits de tout l’humanité, une telle idée ne peut mener qu’à la pénurie et à l’équilibre thermodynamique et in fine la mort.
      Pour préparer l’avenir, il me semble urgent de sortir de cet état d’esprit et comprendre que nous sommes des structures dissipatives d’énergie solaire au même titre que tous les êtres vivants de la biosphère, nous en faisons partie.
      En fait la bioshère est traversée et se structure par un flux d’énergie solaire, c’est de cela que nous devons nous inspirer.
      A mes yeux, une telle transition n’est pas possible dans un système capitaliste industriel, tout devra être remis en question.
      La rente capitalisme, le salariat, le patronat, l’économie exclusivement de marché etc… tout cela devra être remis en question.
      Pour augmenter la négentropie il faudra aussi que les
      infrastructures dépassées et inutiles soient réutilisées dans cet esprit de l’inéluctable énergie solaire.
      Nous devons dissiper un maximum d’énergie et le plus vite possible, mais exclusivement de l’énergie solaire, c’est notre rôle.

      http://www.francois-roddier.fr/?p=202
      L’homme, la vie et la dissipation d’énergie

      1. Michel, vous avez raison.

        Avez vous compris qui détient LE Pouvoir, actuellement ?
        (indice: ce n’est ni vous ni moi)

      2. Bonsoir Michel Lambotte
         » Faut-il opposer le high tech au low tech, est-ce le problème? […] »
        Très juste !
        J’ai déjà lancé plusieurs fois cette courte injonction/solution: « Plantez des arbres ! »
        rejoignant votre plan, puisque l’arbre est de loin le meilleur convertisseur d’énergie solaire.
        Sur ce fondement, il reste à utiliser au mieux cette énergie, que ce soit pour animer la membrane d’un haut-parleur, cuire un aliment, se chauffer ou conditionner un matériau isolant, lancer un satellite… ou expérimenter de nouvelles voies.

        « Au mieux » n’implique pas pour autant « utile »…………… 🙂

      3. L’avoir ou l’être, n’est pas là la question?
        Il ne fait aucun doute que le monde dans lequel nous baignons est celui de l’avoir qui finira par s’étioler fautes de ressources si nous n’y prenons garde.
        La plante (pour en revenir encore à elle ) se laisse porter par l’air qui l’entoure et produit la biomasse dont nous avons besoin.
        Elle, elle ne possède rien, elle est.
        Sans quitter cette obssession de l’avoir, les 99% de la population ne pourront jamais retrouver le pouvoir sur les ressources primaires, au contraire il ne feront qu’accentuer le pouvoir des 1%

      4. « les 99% de la population ne pourront jamais retrouver le pouvoir sur les ressources primaires, au contraire il ne feront qu’accentuer le pouvoir des 1% »
        ————————————
        Michel, pouvez vous expliquer pourquoi?

      5. Pour être, il faut disposer de Ressources, car nous sommes quand même fait de matière!

        Pour en disposer, il faut que la minorité qui les détient actuellement abandonne cette propriété, ne les « aient » plus.

        Vous êtes donc d’accord !

      6. Je l’explique le pourquoi.
        Il est dans « Sans quitter cet obsession de l’avoir », mais vous l’avez zapper.
        C’est à croire que vous ne lisez que ce qui vous intéresse.
        Comment voulez-vous reprendre le pouvoir sur les ressources primaires si la majorité des gens veulent la même chose que les 1%, ça paraît évident quand-même!
        Un conseil: prenez donc une attitude de recherche plutôt que de faire passer de force votre idée.

      7. Michel,

        « prenez donc une attitude de recherche plutôt que de faire passer de force votre idée. »
        ————————————-

        C’est ce que j’ai fait, mais n’ait compris que après avoir écrit le post, d’où mon post qui a suivi.

        Vous dites que personne ne doit « avoir ». Donc personne ne doit être propriétaire des Ressources… . Pas plus les 0,1 ou 1%, que les autres.
        La seule solution est que les Ressources soient propriété collective!

        Ce qui est ce que je ne cesse de répéter. Je ne passe pas en force donc, puisque la logique vous conduit à l’admettre!

        C’est bien ça ?

      8. « La seule solution est que les Ressources soient propriété collective! »
        Même pas, les ressources sont les ressources, elles n’apartiennent à personne, c’est une intuition que je ne suis pas encore à même de démontrer, mais grâce à vous elle m’est venue à l’esprit Merci
        Rassurez vous je suis loin de tout comprendre, je continue à chercher.

      9. Michel,

        Le problème que vous avez (vous n’êtes pas le seul!) avec l’abolition de la propriété privée (remplacée par le droit d’usage, hein!) des Ressources primaires, est que depuis toujours on nous matraque que la propriété privée c’est sacré, que la reprendre c’est du vol, etc. C’est quasi religieux.

        Mais ça c’est de la propagande!

      10. On peut encore dire que les Ressources n’appartenant à personne, la génération présente a le devoir de les transmettre, sans les dégrader, à la génération suivante.

        Dans tous les cas, ça met fin à la propriété privée de ces Ressources.
        Nous en avons seulement un droit d’usage, collectif ou individuel, c’est au peuple d’en décider la meilleure application.

      11. Michel Lambotte

        « Même pas, les ressources sont les ressources, elles n’appartiennent à personne »

        Elles appartiennent à la terre, voire même à l’univers. Juridiquement c’est nouveau.

      12. Michel,

        On peut aussi démontrer que les Ressources primaires ne peuvent faire l’objet de propriété privée comme ceci:

        La propriété privée de ressource primaire permet d’en tirer profit au détriment de la collectivité (propriété lucrative).

        Pire, la propriété privée autorise la destruction de ressources.
        Par exemple fermeture et destruction d’équipement de production,
        ou encore exploitation de ressources minières…
        ou encore pollution de terres, océans, et atmosphère,
        qui sont une forme d’appropriation privée.

        En résumé, la propriété privée des Ressources autorise leur dégradation, au détriment des collectivités présente et future.

        Ce qui à terme, rend la planète invivable, CQFD.

        Seule la collectivité est à même de les gérer en les préservant, puisqu’il y va de l’intérêt collectif.
        Sous réserve qu’elle s’en donne la mission, qui donc devrait être constitutionnalisée.

      13. @ Dominique
        « Seule la collectivité est à même de les gérer en les préservant, puisqu’il y va de l’intérêt collectif. »
        A condition que la collectivité ai remplacé l’avoir par l’être.
        Et yop la boum, on tourne en rond.
        D’un cercle vicieux, on n’en sort pas, on le casse.

      14. Michel,

        « A condition que la collectivité ai remplacé l’avoir par l’être. »
        ————————————-

        Vous avez des failles de logique!

        Si la propriété privée (des seules Ressources primaires, hein) est abolie, remplacée par le seul droit d’usage, il n’est plus possible de « avoir » !

        Ensuite c’est à chacun de trouver le moyen de le remplacer… A défaut eux seuls tourneront en rond!

      15. @Armelle
        « Elles appartiennent à la terre, voire même à l’univers. Juridiquement c’est nouveau. »
        Vous auriez donc compris le troisième principe de la thermodynamique !

      16. Michel,

        « D’un cercle vicieux, on n’en sort pas, on le casse. »
        —————————–

        Exact. En supprimant le « avoir » de la propriété privée!!!

        Comment serait il encore possible de « avoir » si la Loi ne le permet pas ???

        Par exemple, vous ne pouvez déjà pas « avoir » des Ressources qui ne vous appartiennent pas, et si aucune Ressource ne peut vous appartenir, y compris votre jardin potager, ben vous ne pourrez plus « avoir », (sauf vos légumes, puisque vous pourrez utiliser votre potager au titre d’un droit d’usage)

        Qu’est ce qui est si difficile à comprendre?

    2. Michel Lambotte
      Il se trouve un côté rigolo à imaginer une Constitution avec des considérations telles que l’univers et notre interaction avec celui-ci, peut-être liée, (entre autres ?), à la densité. Je ne sais plus qui, sur ce blog avait publié un article à propos de la densité sous un aspect spécifique.

      1.  » Interaction avec l’univers « 

        Cela peut commencer par les travaux de jardinage de Michel Lambotte, très semblables aux activités des Alchimistes (pas des « faiseurs d’or » !)
        Se tourner vers les étoiles doit faciliter les interactions avec l’autre et finalement avec soi-même.

        De là à ce que cela soit gravé, ou même considéré dans la Constitution…
        Mais c’est peut-être une clé… nécessaire !?
        🙂

  109. Bonjour Gudule !
     » il est FACTICE ! « 

    donc inexistant, tout au plus fait-il office de rideau de fumée nous empêchant de voir, de vivre véritablement…

    Agitons nos éventails 😉
    il en est de multiformes dans nos carquois respectifs…

  110. Le dernier paragraphe du dernier billet de François Leclerc me semble bien convenu, incomplet et simplificateur quant aux dernières avanies portugaises. Quand la Banque centrale du Portugal déclenche un bail-in à la hussarde de 2 milliards sur Novo Banco entre Noël et Saint Valentin, même prétendument contre l’avis du gouvernement, sachant que les premiers créanciers seniors concernés ont pour nom PIMCO ou BlackRock et que l’Isda envisage sérieusement de déclencher les CDS, ben oui, « les marchés » sont pas joisses et le font savoir.

  111. Pour revenir à Thomas Piketty, je n’aimerais pas être à sa place.
    Avoir à se porter candidat aux primaires, avec des chances de l’emporter, et des chances de se retrouver « aux responsabilités », et avec des idées à contrecourant de ceux qui sont aux manettes, c’est un peu comme lancer l’appel du 18 juin 1940…

    1. « j’aimerais pas être à sa place »
      Il a les compétences qui vont avec, et s’il en a le goût, alors c’est tout bénef.
      Quand on a un jardin, on le cultive, on vend les super légumes aux voisins et on peut l’ouvrir aux mômes qui veulent apprendre. Quand on a une maison on….. (non pas ça, j’ai compris). Quand on est en montagne, on peut emmener des jeunes paumés de chez paumés grimper les sommets, ça leur fait un bien fou et souvent, ça leur remet la tête à l’endroit. Etc, etc, etc… Tous les savoirs devraient être réquisitionnés aujourd’hui. C’est pas ça qui manque les besoins (urgents) qui ne peuvent plus être assurés par les associations et dont l’Etat et l’industrie tertiaire se foutent éperdument. Car l’ignorance est préférable.
      Dans le même ordre d’idée, selon ses compétences, on voit Paul Jorion se déplacer jusqu’à Paris ou Tartemuche pour re-re-« dégoiser » les idées que l’on pourrait défendre, nous pouvons bien nous mobiliser un brin en faveur des gens autour de nous. D’ailleurs, je regrette que le direct de la maison de la Chimie ce weekend n’ait pas prévu un direct par table ronde mais ça doit coûter cher, évidemment.

  112. Bon dimanche à toutes et à tous !

    Un petit mot pour tenter d’accorder quelques violons…
    On reproche ici à certain (DG) d’avoir un violon un peu grinçant, surtout depuis qu’il a délivré quelque points de son pedigree.
    Peut-on lui reprocher quelques errements, incohérence dans son parcours ?
    Ou alors, il faudrait que chaque intervenant(e) déclare ses pedigree et patrimoine !
    Après tout, Paul Jorion lui-même a été trader… lui reproche-t-on ?

  113. Dominique Gagnot dit :
    24 janvier 2016 à 00:59

    NON, je suis parfaitement consciente de ce que vous évoquez mais je n’apprécie pas les dialogues de sourds, point barre.

    1. Gudule, je ne me rendais pas compte que vous aviez déjà tout compris. Et qu’en pensez vous? Que faire?

      1. Dominique,
        personne n’a la solution clé en mains, ni vous, ni moi, ni qui que ce soit. Mais en dialoguant avec d’autres , en échangeant, autrement qu’en étant le cul devant votre ordi et votre télé, vous pourriez, je dis bien, vous pourriez voir et peut être comprendre, qu’en donnant de soi même et notement à plus démuni que soit, comme l’a souligné Armelle, on apprend ENORMEMENT car j’ai l’impression que comme tous les conseilleurs et contrairement à certains et taines d’entre nous ici, vous ne mettez nullement vos idées à l’épreuve des faits et au contact des autres, bref, si vous vous lanciez dans l’action pour éprouvez la vertu de vos idées, ce pourrait être un bon début, qui vous emp^che d’expérimenter dans le CONCRET du quotidien vos idées ? Action, dominique action, sinon vous avez raison rien ne bougera.

      2. Gudule,

        Vous ne vous intéressez que (ceci dit, c’est déjà bien) aux conséquences désastreuses du Problème que je ne cesse d’expliquer. Et vous risquez de le faire encore longtemps.

        Pourtant il y a de sérieuses pistes pour solutionner ce Problème, à la racine. Mais impossible d’aller plus avant si même pas 1% des citoyens le comprennent.

        Le drame est que la plupart, dont vous, ne le voyez pas. Il ne vous intéresse pas. Vous ne voyez que ses conséquences sur le terrain.

      3. Vous êtes face à un torrent de misère.
        Vous imaginez que si tout le monde aidait à éponger la misère ça irait.

        Mais pas du tout! C’est la source du torrent qu’il faut neutraliser! Sinon il emportera tout, moi et vous compris.

        Ce qui suppose d’avoir compris la source…

  114. Gudule,

    « C’est le moment de faire connaître votre beau texte, aux migrants de la mer Egée »

    non d’abord on les accueille TOUS chez dominique gagnot et après le grand prêtre gagnot leur inculquera son catéchisme, là , ça me va mieux et oui dominique, il reste pleins de gens à convaincre .Pas moi, je vous crois sur parole, non, je plaisante, pitié…

    1. Contact Gudule – Gagnot établi.
      (plus que 65 millions, environ, à établir ensuite. J’espère que Julien tiendra le coup)
      ————————–

      Sans doute, Gudule, pensez vous que la misère vient de ce que les hommes sont égoïstes.
      Et ben non, pas du tout!!

      Les hommes sont égoïstes, ça oui, moi le premier. D’ailleurs je n’accueillerais pas de réfugiés chez moi. La vie (en fait surtout la mienne) deviendrait impossible. Comme quoi je suis comme tout le monde, ou presque.

      Mais je me suis demandé comment on pourrait faire pour que, tout en étant super égoïste, les hommes puissent aider leur prochain.

      Sans doute pensez vous qu’il y a de la misère car il y a toujours eu de la misère, et qu’il y en aura toujours, sauf à ce que « si tous les gars du monde voulaient bien se donner la main… » ce pourquoi vous militez. Et ben vous vous gourrez complètement Gudule.

      Autrefois la misère était invincible. Tout simplement parce qu’on ne savait pas produire suffisamment. Il n’y en avait pas pour tout le monde. Tout le monde comprend ça.

      Mais aujourd’hui ce n’est plus du tout pour ça ! Il y en a plus que trop pour tout le monde! On sait faire, on sait produire, et on saurait le faire intelligemment en plus (hein Michel).

      Mais ON ne le VEUT pas ! L’économie a totalement été détournée de sa fonction première pour devenir un instrument de domination, par une toute petite minorité des habitants de la planète (0,1%)

      Et si vous ne comprenez pas ça, si vous ne comprenez pas comment on se laisse bêtement avoir (car oui, c’est vraiment de la bêtise en or massif), ben vous n’arriverez à rien. Vous pourrez éponger toute votre vie!
      (Ceci dit, il faudrait « qu’une partie suffisante de tous les gars du monde » comprenne ça, car à nous 2 ce sera pas suffisant)

      Si toutefois il vous venait l’envie de lire ma prose, ben revoilà le lien:
      http://myreader.toile-libre.org/uploads/My_5639f75b29dcf.pdf

  115. Bonjour Dominique
    Nous n’allons pas arrêter ce chemin(ement). Un nouveau système n’est pas encore en place, de ce côté-là, nos actions, réflexions comprises, avancent dans la mélasse d’un environnement contraint. Dans le même temps, nous sommes confrontés à une fin de système qui se manifeste très concrètement, dans lequel nous devons agir aussi. Par exemple, faire en sorte d’avoir autre chose que des cochonneries à manger, de compenser un max les inégalités face à l’instruction, d’assurer la généralisation des « maisons ouioui » (souvenez-vous, nous avions évoqué les Ouibus…). C’est-à-dire que ça pourrait être des containers empilés pour les familles sans maison ou encore la réquisition de locaux pour aménager des dortoirs. Car nous n’avons pas que les prorios et les locataires, nous avons aussi les sans maison tout court. Et si nous attendons que toutes les personnes ayant une pièce de plus lui trouve un occupant, des dents vont repousser toute seule. Ceci est une nécessité immédiate et très loin des « bons sentiments » comme vous dites….. car…. entre autre, il nous faut des personnes et des jeunes en capacité de réfléchir et de penser l’avenir. Pour cela, il ne faut pas qu’ils soient dans la misère, misère intellectuelle comprise. Si vous n’agissez pas sur les freins immédiats, l’action collective structurée sera encore plus difficile. Les gens privés du minimum vital et d’instruction véritable sont un potentiel de violence alors que nous avons besoin de tous dans le tournant que nous connaissons.

    1. Armelle,

      De la manière dont vous présentez ça, dans ce dernier post, je ne peux que plussoyer.

      Il faut les 2 :

      – parer à l’urgence (ce que vous faites, et je dis chapeau car faut aimer, c’est le cas de le dire… (moi les gens me gonflent, je suis un ours irrécupérable)

      – penser à terme afin de remplacer cette saloperie de dictature des 0,1% via l’économique, par un système basé sur la gestion des Ressources primaires, dans l’intérêt collectif, social, écologique et individuel.

      Ce qui suppose la Propriété collective (7 milliards d’actionnaires) de ces Ressources communes… On ne peut sortir de cette évidence.

      L’un sans l’autre n’aboutit à rien.

      1. @ Dominique Gagnot dit : 24 janvier 2016 à 17:18

        « Ce qui suppose la Propriété collective (7 milliards d’actionnaires) de ces Ressources communes… On ne peut sortir de cette évidence. »

        Et que fais tu donc des centaines, des milliers, et des milliards de milliards d’autres organismes vivants avec lesquels nous humains, vivons en symbiose mais aussi en concurrence pour la survie ?

        Notre monde est peuplé d’une infinité de communautés (végétales, animales et biologiques diverses) qui, depuis l’origine des temps, luttent en leur sein et contre les autres communautés, pour que leurs descendants, puissants ou non, propriétaires ou non, humains ou non, survivent le plus longtemps possible sans pour autant accéder à l’éternité.

        Ça n’est pas parce que l’espèce humaine de déclare être « collectivement propriétaire de la terre » en oubliant les autres habitants, que cela lui donne plus d’atouts pour survivre.
        http://www.slate.fr/story/113131/extraterrestres-tous-morts#xtor=RSS-2

        C’est pour cela que ton acharnement contre la propriété privée me semble vain et dérisoire.

      2. jducac,

        « Ça n’est pas parce que l’espèce humaine de déclare être « collectivement propriétaire de la terre » en oubliant les autres habitants, que cela lui donne plus d’atouts pour survivre. »
        —————————-

        Mais il n’est pas question d’oublier les autres habitants,
        (ce que l’on fait actuellement d’ailleurs, puisque la biodiversités se réduit, et personne ne s’en préoccupe).

        Bien au contraire !

        Le fait que nous soyons collectivement « propriétaire », et donc responsables, de la Terre et de ses Ressources, dont fait partie la biodiversité, permettrait enfin que l’on s’en préoccupe.

        Alors que individuellement, notre effet est dérisoire, puisque noyé dans la masse irresponsable.

      3. « C’est pour cela que ton acharnement contre la propriété privée me semble vain et dérisoire. »

        Ce qui est encore plus vain et dérisoire c’est votre petite guéguerre des égos niveau cours d’école primaire. Sans compter le fait que vous phagocytez littéralement un blog dont vous n’êtes pas le propriétaire que je sache. N’y-a-t-il pas un minimum d’éthique ?
        Et personne pour siffler la fin de vos momeries ?

    1. Alléluia !
      Comme quoi, il faut jamais désespérer…
      Quand on songe comment la division est facile et courante, comme l’étiquetage et donc les prises de positions tranchées, les tiers facilitateurs de compréhension réciproque sont les bienvenu(e)s.
      Ce savoir-faire n’est pas donné à tout le monde, mais tous en avons besoin 😉

  116. Vous pensez qu’on ne peut sortir de l’évidence que vous évoquez. Fort bien. Et la conception d’une nouvelle organisation collective suppose encore plein d’autres évidences. En matière d’éducation par exemple, l’école de masse a montré ses limites, avec son lot de jeunes qui ont bien du mal à écrire, qui n’ont pas lu un seul bouquin de leur vie, juste un bout de Parisien quand c’était obligatoire. Nous fêtons les 30 ans cette année du lycée professionnel, j’attends, avec curiosité, le bilan…. Ce que ça donne quand l’exigence pédagogique est de ne plus faire appel à la mémoire, jugée idiote et inutile car il est conseillé de confier cette basse besogne à l’ordinateur…. dans une idéologie « quantique » qui prône l’informationnel en temps réel pour toute instruction. Cette innovation magnifique consiste à traiter des documents lambda à analyser à partir des informations d’un ordinateur. Alors, il y a de quoi faire : remettre au goût du jour les universités populaires et les multiplier, monter des écoles des parents, des écoles tout court, tout ce qui peut aider une nouvelle génération biberonnée aux nouvelles technologies H 24 ! Parallèlement, il y aurait à imaginer urgemment une école qui tienne debout.

    1. Armelle,

      Ce que vous dites là ne sont que les conséquences des conséquences des conséquences (…) de l’évidence qui est que le Pouvoir, qui devrait revenir au peuple, est dans la propriété des Ressources primaires, qui sont actuellement des propriétés privées.
      Lesquels propriétaires en ont rien à faire de l’éducation…

      Prendre le problème par le mauvais bout (les constatations sur le terrain), est le plus sur moyen de ne jamais parvenir à le résoudre.

      1. (Ce que j’ai dit n’est pas trop clair)
        Vous avez raison dans ce que vous proposez, mais pour y parvenir massivement, il faut avoir LE Pouvoir réel, qui est le Pouvoir économique, qui implique la Propriété des Ressources …

      2. Dominique !
        J’crois bien qu’y a du boulot sur la planche pour une campagne Piketty, ça vous branche pour attaquer par le bon bout ? !
        Mais alors ! Surtout Dominique, quand vous rencontrerez des Jducac dans l’assemblée, ne faites surtout pas ce que vous faites ici. Accrochés à leur arbre en pleine tempête, vous n’êtes pas un ours, il ne s’agit pas de partir en croisade car les routes sont bouchées, et Don Quichotte est dans les livres…
        Sûr sûr sûr, bon bout ou pas bon bout, vous le turez dans l’oeuf le Piketty.

      3. Armelle,
        Armelle,

        Lorsque des « intérêts supérieurs » sont en jeu, je sais aussi m’adapter… (sinon je serais déjà mort)

        Quand il le faut (et il me l’a fallut, parfois!) je sais être plus jducacadien que les jducac pour me les mettre dans la poche.
        Leur point faible, est qu’ils ne pigent rien, mais alors rien du tout! Chez eux tout est brut(e).

      4. Ils sont très sensibles à la flatterie.

        A la place de Piketty, pour me faire élire, je ferai campagne sur un thème du style « Entrepreneur, entrepreneuses, je vous ai compris! ».
        Un truc assez gros pour que les gens normaux comprennent que c’est une finasserie, (faudrait pas non plus…).

        Un truc comme « mon ami, c’est la Finance » risquerait d’être capté au 1er degré, par les ennemis de la Finance => à éviter.
        Quand à « mon ennemi c’est la Finance », personne ne saurait plus ce que ça veut dire.

      1.  » niveau culturel « 
        … d’une grande diversité.

        Diversité et concurrence…
         » On peut comparer l’entropie à de la poussière. Celle-ci tend à s’accumuler sur place. Une structure dissipative est comme une ménagère qui balaie la poussière de sa maison pour l’envoyer vers l’extérieur. Le problème est que la poussière va chez le voisin. C’est ce qui se passe dans une société de compétition. La sélection naturelle favorise celui qui dissipe le plus d’énergie, c’est-à-dire celui qui balaie le plus vite. Il finit rapidement par l’emporter en polluant tous les autres, d’où une montée rapide des inégalités.

        C’est pourquoi les hommes s’unissent pour former des sociétés à l’intérieur desquelles chacun coopère pour balayer ensemble l’entropie à l’extérieur de la société. C’est alors la société qui balaie le plus vite qui l’emporte sur les autres sociétés jusqu’au moment où c’est toute la planète qui est polluée. Il ne reste plus alors à l’humanité qu’à s’unir pour envoyer de concert l’entropie vers l’espace sous forme de rayonnement infrarouge. C’est ce vers quoi elle s’achemine peu à peu. (*)

        Il ne reste plus alors à l’humanité qu’à s’unir…
        Sera-ce volontaire ou automatique, par la force des choses ?

        (*) http://www.francois-roddier.fr/?p=175

      2. Il semblerait que la dernière étape de l’évolution soit culturelle, les animaux sont dotés de culture mais la culture des homosapiens est d’un niveau culturel beaucoup plus élevé.
        Ce qui n’empêche néanmoins de voir que l’homme est la seule espèce qui massacre ses congénaires hormis par exemple le lion qui dévorent les petits d’un concurrent pour installer ses gènes dans le clan.

      3. « Il ne reste plus alors à l’humanité qu’à s’unir pour envoyer de concert l’entropie vers l’espace sous forme de rayonnement infrarouge. »

        Moi je veux bien, mais s’il ne s’agit que de dégradation d’énergie fossile on se retrouve dans le cas d’un système fermé, c’est l’équilibre thermodynamique et la mort.
        Comme le dit Paul; on est très mal barré.
        Par contre la plante se structure en captant une partie d’énergie à une source chaude (le soleil) pour en rendre une partie à une source froide (la nuit) Principe de Carnot.
        C’est cela il me semble que l’humanité doit copier.

      4. Michel,

        Ce que adoque a surtout voulu dire est qu’il faut s’unir, et non plus se concurrencer en utilisant pour ce faire l’énergie fossile, et tout ce qui se trouve sous nos pieds.

        Optimiser notre conso exige l’union, et donc la Propriété collective, et non plus individuelle, des Ressources (primaires), pour les préserver, et ne dépenser que l’unique énergie solaire.
        Hors de ça, point de salut. Au mieux, les 0,1% interdiront aux 99,9 % l’accès à ces Ressources.

      5. Ce qui n’empêche néanmoins de voir que l’homme est la seule espèce qui massacre ses congénaires…

        T’as déjà vu des fourmilières organiser des tournois interpacellaires de bridge, Lambotte ? Moi non plus. Mener des guerres d’extermination par contre, no souci.
        Faut p’têt arrêter l’délire hyperbolique sur l’air de « l’espèce monstrueuse », c’est du grand n’importe quoi. Sans compter que depuis Lascaux, on a beau dire, il s’est sévèrement embourgeoisé le Sapiens Sapiens (cf Steven Pinker).

      6. La forêt précède l’homme, le désert le suit.

        La fourmis participe à l’élaboration de la forêt, c’est ce qu’il va nous falloir apprendre et par la même occasion élever notre niveau culturel

    1. @ adoque dit : 25 janvier 2016 à 11:10

      « Serait-ce que vous ne considériez aucune spécificité à l’espèce humaine ? »

      Chaque espèce a ses spécificités. Cela n’empêche pas que toutes soient dépendantes de leur environnement à l’intérieur et à l’extérieur de leur communauté. Chaque environnement, inexorablement évolutif, implique une évolution et/ou une migration de toutes les espèces, certaines étant plus aptes que les autres à évoluer et à s’adapter pour survivre.

      A l’intérieur de chaque espèce, des différences de mode de vie et de culture, constituent autant de fissures sur les lignes desquelles se constituent des amorces de fracturation lesquelles font naître de sortes de sous espèces (loups et chiens loups par exemple).
      Les croyances religieuses, au-delà même des langues peuvent, chez les humains, conduire à des subdivisions et amener à l’élimination de groupements qui, faute de réaction lucide et salvatrice, se sont laissé pousser dans de le camp des plus faibles, voire-même des plus naïfs, où peuvent se retrouver les moins clairvoyants et les moins aptes à se défendre, y compris par les armes si nécessaire.

      L’élimination des néandertaliens est peut être née de cette façon.

      Rien ne dit que l’espèce humaine n’éliminera pas encore certaines parties des siens en dépit des horreurs commises il y a moins d’un siècle et dont on se croyait pourtant guéri.

      1. jducac,
        « Rien ne dit que l’espèce humaine n’éliminera pas encore certaines parties des siens … »
        ——————————
        Tu ne crois pas si bien dire!

        Le Capitalisme entretient des guerres en permanence. C’est son fond de commerce.
        Es tu au courant de ce qui se passe aujourd’hui en Syrie, hier ailleurs, et en fait tout le temps ?

        Daesh est un sous produit du Capitalisme. La misère abondamment produite par ce Capitalisme, dans les pays développés!, se recycle dans cette organisation.
        Et toi tu défends ça !

      2. ‘tain ! tu devrais faire don de ta cervelle à la Science. Pas besoin de rajouter du formol, ça baigne déjà dedans à mort.

      3. @Dominique Gagnot. 25 janvier 2016 à 16:29
        Ca serait bien de ne pas tomber dans le simplisme réductionniste de temps en temps.

      4. James, je ne simplifie rien du tout, il y a un lien direct entre le système capitaliste et Daesh.

        Le capitalisme impose la compétition économique.
        De fait sont exclus les moins performants ou les inutiles à cette compétition.

        Ceux là se trouvent privés d’avenir.

        Donc ils s’en cherchent un ailleurs.
        Traditionnellement c’est dans la délinquance diverse et variée, qui aujourd’hui manque de débouchés relativement à la croissance de la population en perdition.

        Daesh profite du créneau (du marché, en termes capitaliste) en promettant à ces désespérés un avenir dans l’au-delà. Avoue que ce créneau est porteur!

      5. D’ailleurs, James, tu devrais être admiratif des combattants de Daesh.
        Eux, au moins, prennent leur avenir en main, et ne restent pas avachis devant la télé!

      6. @ Dominique Gagnot dit : 25 janvier 2016 à 16:29

        « Le Capitalisme entretient des guerres en permanence. C’est son fond de commerce.
        Es tu au courant de ce qui se passe aujourd’hui en Syrie, hier ailleurs, et en fait tout le temps ? »

        Tu racontes n’importe quoi pourvu qu’à première vue, cela puisse consolider ton idée fixe: « tout ce qui arrive de mauvais, c’est à cause du capitalisme et des possédants »

        Hélas tu ne démontres rien, bien au contraire, tu te discrédites.

        Souviens -toi de ce qui s’est passé en Yougoslavie qui a longtemps vécu sous la férule d’un régime communiste vantant le bien commun et l’égalitarisme.
        Loin d’y implanter le capitalisme, Tito y avait installé la pauvreté qui engendra naturellement des tensions nées de divergences culturelles , religieuses et nationalistes.

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerres_de_Yougoslavie

        Dans la même ligne, tu ne vas quand même pas prétendre que c’est à cause du capitalisme que le Président de l’Assemblée Corse a récemment déclaré que la France est un pays ami…..

      7. Les croyances religieuses, au-delà même des langues peuvent, chez les humains, conduire à des subdivisions et amener à l’élimination de groupements qui, faute de réaction lucide et salvatrice, se sont laissé pousser dans de le camp des plus faibles, voire-même des plus naïfs, où peuvent se retrouver les moins clairvoyants et les moins aptes à se défendre, y compris par les armes si nécessaire.

        L’élimination des néandertaliens est peut être née de cette façon.

        Rien ne dit que l’espèce humaine n’éliminera pas encore certaines parties des siens en dépit des horreurs commises il y a moins d’un siècle et dont on se croyait pourtant guéri.

        Laborieuse, poisseuse, mais authentique justfication darwinienne de la Shoah.
        Rien, rien, rien n’arrête pervers pépère Jduc, ni personne ?

      8. jducac,

        Je ne dis pas que le Capitalisme est seul responsable des guerres passées!

        Je dis que, de par son principe, le Capitalisme entretient des guerres, d’abord économiques à toutes les échelles (de l’individu aux continents),
        ce qui se traduit par la victoire des plus performants et l’exclusion des plus faibles,
        ce qui au final engendre des conflits sanglants que l’on appelle guerre.

        En effet:

        Priver d’avenir des individus: on fabrique les combattants de Daesh…

        Écraser des peuples, on fabrique des terroristes, ou l’Allemagne d’après 14/18…,

        Dis moi ce qui cloche dans cet exposé.

      9. @vigneron dit : 25 janvier 2016 à 21:55

        « Laborieuse, poisseuse, mais authentique justification darwinienne de la Shoah.
        Rien, rien, rien n’arrête pervers pépère Jduc, ni personne ? »

        Le labeur n’a jamais fait peur aux honnêtes gens quand il s’ agit de faire apparaître la vérité.
        Il n’en est pas de même pour les esprits malfaisants qui, faute de contrarguments sérieux à faire valoir, ne trouvent ce qu’ils pensent être leur salut, que dans les basses invectives , voire même le point Godwin .

        Un conseil mon frère : méfie toi des abus de picrate. Ça joue de mauvais tour en fin de journée.

      10. Le problème c’est la dissection dans la froideur. Si la condition de la froideur pour conserver les cadavres a sa logique, nous sommes bel et bien dans le monde des vivants, pas vous ? De mon côté, je ne m’aventure pas à la dissection de vos certitudes, ça m’embrouille les méninges et j’économise mes neurones. Il n’existe pas de CDS pour faire fructifier les neurones.

      11. @ Dominique Gagnot dit : 25 janvier 2016 à 23:45

        « Dis-moi ce qui cloche dans cet exposé »

        Ce qui cloche dans ton exposé, comme dans la plupart des autres, vient de ce qu’ayant à tout jamais considéré le capitalisme comme néfaste, tu as tendance à ne mettre en avant que ce qui soutient cette thèse, en ignorant d’autres faits indiscutables.

        Or, ces faits indiscutables sont autant d’éléments qui dévalorisent et affaiblissent ta démonstration, prouvant ainsi que tu avances et défends mordicus une idée sans l’avoir préalablement soumise, par toi-même, à un filtre d’auto critique objective.

        Je pense que tout cela vient de ce que, comme beaucoup d’autres ici et ailleurs, tu n’as pas pris le temps de faire objectivement une « analyse fonctionnelle » de ce qu’est et de ce qu’apporte , fondamentalement, le processus du « capitalisme ».
        Ce processus, que je considère comme naturel, m’apparait aussi ancien que la vie humaine. Il donne en général de meilleures chances de progression aux individus des lignées qui le mettent en œuvre au détriment de ceux qui refusent d’en faire usage.
        Ces derniers, deviennent souvent envieux et jaloux, voire même vindicatifs et violents, ce qui entraine chez les autres, restés plus pacifiques, la nécessité de s’en protéger en assurant leur propre défense dans tous les domaines.
        On peut évidemment limiter ces risques en investissant dans la morale ce que certaines familles, civilisations, ethnies ou peuples arrivent à faire mieux que d’autres, lesquels bien souvent, sont restés en retard de développement, sur ce plan comme sur d’autres.

        Encore faut-il qu’ils veuillent écouter et appliquer ce que la sagesse des anciens peut leur enseigner, ce qui ne semble pas avoir été ton cas au début de ta vie.

        http://www.pauljorion.com/blog/2015/09/14/analyser-les-faits-economiques-dans-une-perspective-veritablement-scientifique/#comment-581969

        Pardonne-moi de lui opposer et de te resservir un post qui rend compte de ce que je pense sur la question de l’égalité et de l’art de vivre heureux et en paix malgré les inévitables inégalités qui se créent du fait de l’inexorable évolution du monde.

        http://www.pauljorion.com/blog/2010/04/02/le-temps-quil-fait-le-2-avril-2010/#comment-70123

      12. Dominique,

        Convaincu de quoi ?
        ————————————-
        Quand un âne parle, les autres baissent la tête.
        (proverbe portugais)

      13. Relis toi Jduc et prouve nous que c’est autre chose qu’une pseudo justification pseudo darwinienne des génocides, qui t’horrifient, dis-tu, mais que tu justifies bel et bien.

      14. Et j’avais laissé le meilleur pour les fines gueules, la justification scientifique du racisme selon pervers pépère Jduc :

        A l’intérieur de chaque espèce, des différences de mode de vie et de culture, constituent autant de fissures sur les lignes desquelles se constituent des amorces de fracturation lesquelles font naître de sortes de sous espèces (loups et chiens loups par exemple).

        Proposition au lecteur distrait : formuler cette théorie générale de « fracturation des espèces » en l’appliquant à l’espèce particulière qui intéresse Jduc et nous-mêmes, soit l’espèce humaine, en clair l’Homme et les sous-Hommes (démerdez vous pour la conversion des « loups et chiens-loups…).

      15. Ni Pkaute ni Hobbes ne répondront à ta place Jduc.
        On attend.
        Ps : tant que j’y pense, vieille canaille, t’as surement fini par trouver la médaille de réfractaire au STO de ton papa Jduc chéri ?

      16. ça fait un peu mort vivant votre histoire de survie.
        Quant à « l’élimination …. est née » vous avez au moins compris que naissance et mort avaient un lien ! Qu’attendez-vous ?

      17. @ vigneron : 26 janvier 2016 à 21:27

        Depuis des siècles et des siècles, il était permis dans nos sociétés occidentales et libres, d’observer la marche du monde et de dire ce que l’on pouvait en déduire.

        Apparemment cela te dérange et te conduit à verser tout de suite dans l’invective et la violence verbale, parce que tu ne fais pas la même analyse que moi.

        Si ta démarche était portée par une bonne intention, d’assistance à ton prochain et donc d’utilité publique, tu pourrais très bien me donner ta façon de voir sur le sujet en développant une autre thèse, sur la base d’autres arguments.

        Te sentirais-tu incapable de le faire pour t’engager tout de suite dans une voie peu amène ?

        http://www.maphilo.net/citations.php?cit=848

        Quand je dis ce que j’observe et que j’en donne mon interprétation en expliquant comment le processus de fracturation s’opère, je n’incite ni à la fracturation ni a l’élimination de ceux qui ont adopté une démarche menant à leur affaiblissement. Je m’emploie à être utile à ceux qui n’ont pas compris cela et pense que l’humanité serait mieux armée pour survivre si elle était dans son ensemble constituée d’individus cherchant à mieux comprendre comment elle évolue.

        Quant à mon père, qui a été réfractaire STO, tel que je l’ai connu, je pense qu’il n’a pas cherché à se voir décerner une médaille.

        Sa situation de réfractaire, nous a valu d’abandonner notre domicile en zone occupée pour nous réfugier en zone libre pendant les dernières années de la guerre.

      18. Jduc, je te dis que tu as fait l’étalage devant nous de ta théorie authentiquement raciste et je constate que tu es incapable de le reconnaître; de la même façon que tu persistes à ne pas reconnaître que ton père n’a probablement jamais été réfractaire au STO.

      19. @ vigneron dit : 27 janvier 2016 à 17:08

        « Jduc, je te dis que tu as fait l’étalage devant nous de ta théorie authentiquement raciste et je constate que tu es incapable de le reconnaître »

        Dire c’est facile. Le démontrer est plus difficile. Tu n’apportes même pas le début d’une démonstration de ce que tu avances.
        J’en déduis donc que tu en es incapable.

        Idem pour le STO de mon père. Tu ne peux apporter aucune preuve, c’est pour moi de la médisance pure..

      20. J’ai rien à démontrer, Jduc, puisque c’est toi qui aura toutes les difficultés du monde à nous démontrer que la phrase ci-dessous ne constitue pas une profession de foi en une pseudo-science racialiste de type pseudo « culturo-évolutionniste ».

        A l’intérieur de chaque espèce, des différences de mode de vie et de culture, constituent autant de fissures sur les lignes desquelles se constituent des amorces de fracturation lesquelles font naître des sortes de sous espèces (loups et chiens loups par exemple).

        Pseudo-science racialiste qui te permet ensuite de justifier les génocides – sous le prétexte généreux d’alerter sur cette menace les malheureux membres de cette sous-espèce présents au nombre des lecteurs du blog, malheureux membres qui se trouvent être tes contradicteurs.
        Sur ton pauvre père, désolé Jduc, mais les multiples et embrouillées versions que tu nous as données de son CV entre 40 et 45 (entre ses 29 et 34 ans, entre tes 5 et 10 ans) nous engagent fortement à considérer ton usage naguère récurent de l’histoire du papa réfractaire comme celui d’une utile version romancée d’une toute autre réalité familiale, sur laquelle tu n’as jamais cru bon d’enquêter.

      21. @ vigneron dit : 28 janvier 2016 à 09:58

        « …….nous engagent fortement à considérer ton usage naguère récurent de l’histoire du papa réfractaire comme celui d’une utile version romancée d’une toute autre réalité familiale, sur laquelle tu n’as jamais cru bon d’enquêter. »

        Et bien oui, vigneron, fouille merde de première grandeur, je « n’ai jamais cru bon d’enquêter. » sur cet épisode de vie familiale que j’ai bien connu pour y avoir été directement mêlé.
        Mon père, au début de la guerre avait été blessé ce qui lui avait valu d’être retiré du front et soigné à l’arrière, dans un hôpital à AUCH, où ma mère et moi sommes allés lui rendre visite. Il perçu de ce fait une modeste pension d’invalidité.

        Après démobilisation, il travailla ensuite dans une petite usine d’armement en zone occupée dans le Poitou et c’est à ce moment là qu’il fut réquisitionné au titre du STO pour être affecté en Allemagne dans une usine à Leipzig où il m’a dit être employé à la propreté des rues.
        Au bout d’un temps, il eu droit à une « permission d’absence au travail ». Il revint en France, mais sans retourner en Allemagne.
        Il était alors devenu hors la loi et se réfugia en tant que réfractaire au STO, dans la zone libre où il fut caché dans un château appartenant à une descendante des Bonaparte dont le mari était maire du village ce qui lui permis d’obtenir une carte. Il occupa un poste de jardinier au château de Rouvray 37

        Ma mère et moi sommes allés le rejoindre à bicyclette en 2 jours. Je me souviens du passage de la ligne de démarcation placée sous le contrôle de militaires allemands. L’un souleva mon petit vélo en le prenant par la selle et le guidon et s’amusa à me faire pédaler dans le vide. Ma mère occupa un poste de cuisinière dans ce château.

        Le jour de la victoire nous étions de retour au domicile que nous avions quitté (probablement en 43). Mon père est entré comme OS à la manufacture d’armes du coin et j’y suis entré comme apprenti en 49.

        Si je t’ai donné ces détails que tu ne mérites pas, c’est pour honorer ma famille et mon père que tu t’emploies hélas à salir, alors que tu ne les a pas connus.
        Laisse-les dormir en paix, tu te grandiras.

    1. @ Dominique Gagnot dit : 25 janvier 2016 à 16:34

      « Sinon, je ne veux tuer personne, hein! Et toi? »

      Moi non plus, je ne veux tuer personne.

      Je ne vise qu’à combattre les idées que je considère comme néfastes et même suicidaires pour la survie de l’humanité, laquelle est confrontée à un problème d’inévitable épuisement des ressources.

      En t’en prenant systématiquement au capitalisme, tu t’en prends à ceux qui de tout temps se sont conduits de telle sorte à pouvoir investir afin d’être en mesure d’adapter la société humaine à l’inévitable évolution et appauvrissement de l’environnement dans lequel nous puisons tous nos ressources pour vivre.
      Certains ne s’emploient qu’à consommer pour vivre au présent, sans se soucier du futur, même celui de leurs propres descendants comme c’est ton cas, puisque tu regrettes d’avoir investi dans un logement dont ils hériteront, à moins que le montant de tes dettes excède celle de ton patrimoine.

      Comme beaucoup, tu refuses de voir en quoi le capitalisme constitue un formidable effet de levier pour projeter dans l’avenir ceux qui s’emploient à offrir des services et produits, équivalents en services rendus, mais pour un coût d’obtention moindre, donc pour une moindre consommation des ressources planétaires.

      C’est ce coût moindre qui met les non investisseurs en chômage et les précipite dans l’affaiblissement, la pauvreté et le risque d’élimination par leurs concurrents pour la survie. Cette concurrence se joue aujourd’hui au niveau planétaire, dépassant ainsi l’espace national et même européen, 40 ans après qu’un de nos gouvernants de l’époque nous ait pourtant mis en garde.
      http://www.dailymotion.com/video/x7hahj_georges-pompidou-1er-ministre-1967_news
      La France constitue un bien triste exemple de déclin rapide, seulement dû au fait que des gouvernants inconscients, donc incapables, ont voulu ne rien changer ce qui a amené la population à seulement consommer et a littéralement « manger le capital » privant ainsi le pays des moyens de survivre en investissant pour être encore compétitif.

      1. jducac,

        Tu l’as déjà recopiée celle là.
        Reprends le manuel, on était à la page 27. Après c’est donc la 28 …

      2. Selon Pompon, il est bon de vivre « menacé », « dans le risque permanent », et les protections sont à bannir !
        Drôlement sexy votre projet pour le bien de la croissance, c’est très vendeur

      3. A l’ami du CAC40.
        « Quand les bornes sont dépassées y’a plus de limite. »

        Mon cher ami du CAC40 votre défense du darwinisme social atteint des limites insupportables de cynisme et d’inhumanité.

        Il y a peu, je vous accusais de ne pas vous renouveler, de nous resservir votre sempiternelle soupe doloriste. Erreur, vous vous renouvelez qu’en atteignant l’indicible. Votre charge contre les pauvres confine tristement à la haine.

        J’ose espérer que votre idéologie monomaniaque est isolée et que vous ne représentez que vous même. Car, à supposer que d’autres excités du bulbe de votre pointure partagent vos opinions, nous sommes mûrs pour la guerre civile.
        Réfléchissez-y avant d’ émettre vos observations.

      4. Tu découvrez Jduc ou quoi Daniel ? Il n’a jamais cessé de fredonner sa rengaine anti-losers pseudo darwinienne, rien de neuf. Le neuf c’est le développement théorique jducacien raciste et génocidaire que j’ai relevé au-dessus.
        Proche de la tombe l’octogénaire se lâche.

      5. @ daniel dit : 26 janvier 2016 à 20:25

        « Mon cher ami du CAC40 votre défense du darwinisme social atteint des limites insupportables de cynisme et d’inhumanité. »

        Je ne défends pas le darwinisme social. Je dis seulement que lorsqu’on observe l’évolution du monde, le phénomène existe. On observe que la situation des uns est moins fragile et moins vulnérable que celle des autres. Qu’en conséquence, il vaut mieux s’employer à investir afin d’améliorer sa condition sociale, plutôt que se plaindre, d’attendre de l’aide, et d’attiser des haines contre ceux qui ont mieux réussi que soi, lesquels sont souvent ceux qui, sous une forme ou une autre, ont investi, ce qui est la meilleure façon de s’adapter à l’inévitable évolution de l’environnement.
        L’éducation constitue l’investissement de base, mais elle doit à mon avis être complétée par une analyse et une réflexion personnelle continue, de sorte à bien identifier ce qu’il est judicieux d’engager pour se maintenir dans la course et ne pas, par suite d’une trop grande insouciance, se laisser reléguer déclasser du seul fait de l’évolution naturelle du monde. Cette évolution finit par avoir des conséquences partout, y compris derrière des frontières bien fermées à l’exemple de ce qui s’est passé en ExURSS jusqu’ à la fin des années 80.

        « Votre charge contre les pauvres confine tristement à la haine»

        Votre accusation ne pourrait être recevable que dans la mesure où vous donneriez la référence d’un écrit de moi sur ce sujet. Je n’ai rien contre les pauvres pour la bonne raison je suis moi-même issu de ce milieu là. Vous m’avez mal compris ou je me suis mal exprimé.

      6.  » il vaut mieux s’employer à investir afin d’améliorer sa condition sociale, plutôt que se plaindre, d’attendre de l’aide, et d’attiser des haines contre ceux qui ont mieux réussi que soi, »
        —————————————–
        Investir quoi quand on a même pas de quoi bouffer?

        Faudrait que tu sortes de ta grotte, ou que tu en bouches l’entrée définitivement. Tu nous donnes la nausée…

  117. @Michel Lambotte
    Nous y voilà, en nous servant de la matière par vous ici proposée: lien vers l’astronome Roddier, et ce, à propos de cette question fondamentale, à mon sens, concernant la spécificité humaine.
    @jducac, semble-t-il, botte en touche comme le font tous ceux qui se satisfont de leur (relative) puissance en souscrivant à la loi de la jungle…
    La question est pourtant de savoir si l’être humain peut ou ne peut pas, parvenir à décider d’un infléchissement par rapport à cette loi, cela considéré tout autant au plan personnel qu’au plan société.
    De fait, Dominique Gagnot (sup)pose cette question en abordant la problématique du nombre. D’autres ici, considèrent que les efforts individuels ont leur raison d’être, même si ça ne crée pas le changement radical.
    De fait, si l’on parle « entropie », concept qui ne parle pas à beaucoup, c’est le moins qu’on puisse dire, il faut citer Richard Feynman:
     » – Si un jour vous rencontrez quelqu’un qui prétend avoir compris la théorie quantique, vous serez face au plus grand des menteurs car personne n’y a jamais rien compris. «  Ce que confirmait ainsi Jean-Marie Souriau :
     » – Comment veux-tu qu’on explique quelque chose qu’on ne comprend pas ? …. « 

    En nous éloignant prudemment des choses qui nous dépassent, et en convoquant le bon sens qui a permis, jusqu’à présent, la survie de l’espèce, nous pouvons poser cette question à n’importe qui, quelque soit sa culture et son niveau d’éducation:
    « Pensez-vous avoir la capacité de choisir entre: œuvrer pour le bien-vivre de la communauté et celui de profiter égoïstement au détriment des tiers ».
    Eh bien, d’ici que le soleil soit éteint, cela risque d’être notre quotidien encore longtemps.
    Entropie ou pas… nous devons nous atteler à développer l’harmonie, sur notre Terre, pour commencer…………….

    1. « En nous éloignant prudemment des choses qui nous dépassent »
      Que dois-je faire si je suis devant une panne qui me dépasse momentanément et lorsqu’une personne attend avec impatience le dépannage.
      Dans ces cas là on est bien content d’avoir son portable et comme le dit vigneron « on ponte ».
      Il en va de même, si on ne comprend pas complètement le concept d’entropie qui est à mes yeux la dégradation de l’énergie on est bien obligé d’y faire référence puisse qu’elle fait partie de notre existence..

      1. Bien sûr Michel…
        je voulais juste évoquer le cas, probablement d’une grande majorité de la population, qui n’a aucune idée de ce que recouvre « entropie ».
        Si le savant (relativement) possède de réelles qualités de vulgarisation, il pourra « dépanner » le curieux désireux de comprendre, sans même avoir besoin du terme.

        D’ailleurs, que le concept soit compris ou pas, la question reste posée et je pense accessible à tous:
        « Pensez-vous avoir la capacité de choisir entre: œuvrer pour le bien-vivre de la communauté et celui de profiter égoïstement au détriment des tiers ».

      2. @ Michel Lambotte dit : 26 janvier 2016 à 23:04

        « Il en va de même, si on ne comprend pas complètement le concept d’entropie qui est à mes yeux la dégradation de l’énergie on est bien obligé d’y faire référence puisse qu’elle fait partie de notre existence. »

        Cette observation est tout à fait exacte, mais il n’y a pas que l’énergie qui est nécessaire à notre existence pour alimenter ce que notre vie consomme.
        Je crois qu’il est bon de souligner aussi, quitte à apparaître matérialiste, ce qui n’est souvent pas bien vu par certains, que notre être est aussi dépendant de matières qui, comme pour tous les autres organismes vivants sur terre, sont prélevées dans notre espace terrestre.

        Or la matière, tout comme l’énergie, se dégrade. Elle tombe à l’état de poussière infinitésimale. Ces éléments minéraux prélevés par nos aliments dans nos terres agricoles et dans les mines par l’industrie, se retrouvent peu à peu emportés par nos rejets et se retrouvent sous forme de boues au fond des océans ou de gaz dans notre atmosphère.
        L’énergie du soleil nous est indispensable, mais elle n’est pas suffisante.
        Or, la récupération et le recyclage de ces matériaux nécessite beaucoup d’énergie et beaucoup de matériaux encore en état d’être utilisés à l’état non dégradés.
        En supposant que l’humanité puisse survivre à l’épuisement des gisements d’hydrocarbures, il ne faudra pas non plus oublier de se soucier à temps de l’épuisement des métaux et autres matières minérales.

      3. Non mon cher jducac

        La forêt n’a pas de fuite, la biosphère n’a pas de fuite, tout est recyclé, il n’y a pas de dégradation des métaux ou autres ressources. Il n’y a que les hommes (et les femmes) qui ont des fuites
        Vous vous placez dans une position égocentriste, anthropocentrice, je me place dans une position d’observateur de la biosphère, c’est elle qui me dicte ce que je dois penser, et ce que je dois penser évolue suivant les connaissances que j’acquiers grâce à l’observation de la nature.

        Pour comprendre cela il faut comprendre la thermodynamique.
        Dans l’univers, rien ne se perd, rien ne se crée tout se transforme, c’est Lavoisier qui l’a dit, cela n’a pas empêché qu’on le racourcisse d’une tête.
        Anecdote à son sujet, lorsqu’on l’a appelé pour l’emmener sur l’échaffaud il lisait un livre, il a plié le coin de la page où il était arrivé et a posé le livre sur la table puis a suivit ses bourreaux.
        Il avait tout pigé le mec.
        Enfin bref, son principe veut simplement dire que la totalité de l’énergie contenue dans l’univers est une constante.
        Donc on ne produit pas d’énergie, on ne consomme pas de l’énergie , on la transforme.
        Ou plus exactement l’énergie est la manifestation des transformations que l’univers subit, que nous subissons.

        La question qui se pose est comment se transforme-t-elle?
        Et bien l’énergie se dégrade, dans 1 litre de pétrole vous avez beaucoup d’informations on peut faire du plastique avec, déplacer des voitures, chauffer, élever des charges, faire tourner des alternateurs. Si vous utilisez l’électicité des alternateurs pour faire de l’eau chaude pour vous rincez les mains, avec l’eau tiède dans l’égout vous ne pourrez plus faire du pétrole. Cette dégradation est ce qu’on appelle l’entropie et quand vous dégradez l’énergie, vous diminuez la quantité d’informations qu’elle contient. Dans toute machine thermique vous ne pouvez pas obtenir durablement de l’énergie utile sans en prendre d’une source chaude et en rendre une partie à une source froide, c’est le fameux 30% des moteurs thermiques. Le principe de Carnot.

        Ce qui signifie que si nous nous trouvons dans un système fermé par exemple comme le système capitaliste industriel adossé aux énergies fossiles le système tend forcément vers l’équilibre thermodynamique et la mort quand il n’y aura plus d’énergie fossile (faut pas s’inquiété pour la planète, elle, elle survivra)
        Un exemple, mettez des mouches dans un thermo et refermez hermétiquement le bouchon, après avoir transformé le dernières traces de sucres en excréments et transformé l’oygène en CO2, elles vont mourrir et se transforment par des bactéries, je suppose.

        Les scientifiques se sont aperçus que l’univers ne se dégradait pas et qu’au lieu de cela il se structurait et nous en sommes arrivés aux structures dissipatives d’énergie.
        Si nous observons la biosphère et bien nous nous apercevons que celle-ci se structure par le flux d’énergie solaire qui la traverse, la source chaude étant le soleil et la source froide étant la nuit. (principe de Carnot)
        Ce qui veut dire que la biosphère dissipe le maximum d’énergie le plus rapidement possible et pour se faire, elle a inventé un système où il n’y a pas de fuite d’éléments, tout est recyclé dans une infinité de cycles de différentes longueurs.
        On dit que la biosphère est un système ouvert sur l’univers, qu’elle exporte son entropie, ici sa dissipation d’énergie vers l’extérieur vers l’espace en augmentant sa négentropie c’est à dire l’informtion.
        Nous n’avons pas d’autres alternatives que de copier ce système et c’est ce qu’on fait le dinosaures en devenant des petits oiseaux.

        Voilà une explication courte et brève de la thermodynamique par un quidam, il y a certaineme