Défendre l’égalité entre les êtres humains, et notamment le droit des femmes, devra faire partie du package « effondrement », par Gervaise Ropars

Billet invité.

Les agressions envers les femmes à Cologne le 1er janvier, les difficultés particulières vécues par les migrantes (viol, nécessité de prostitution…) m’ont particulièrement mise mal à l’aise et constituent un sujet de préoccupation et de réflexion personnelle.

Vivant dans un environnement égalitaire entre homme et femme, j’ai été éduquée dans l’idée qu’il n’y avait pas de différence en droit et c’est ce que je transmets à mes enfants. Que le plus important est ce que l’on fait et pas ce que l’on est… et aujourd’hui, je constate que, par le simple fait de ma nature, je pourrais être agressée sans que cela ne soulève de réactions !

On peut sans doute rétorquer que cette façon de voir est idéaliste et naïve, que ça s’est toujours passé comme ça  et que ça se passe encore aujourd’hui ailleurs dans le monde, en temps de guerre, etc.

Pourtant, il me semble que dans notre société, nous avons un but d’égalité, un objectif d’une vie meilleure où chacun puisse se réaliser, s’exprimer, être complet. Parler des femmes (la moité de l’humanité), c’est aussi parler de tous (enfants, malades, personnes âgées….), de tous ceux qui ne sont pas homme entre 18 et 60 ans (ah ! l’idéal économique !). C’est parler de la diversité des êtres humains et donc de la complexité. Il existe évidemment des problèmes d’égalité homme/femme dans notre société. Tout n’est pas rose mais je croyais qu’on essayait collectivement d’y faire face par des lois, des actions communes.

Un article dans Télérama du 3/02/2016 m’a éclairée. Mme Marieme Helie Lucas, sociologue algérienne, évoque la nécessaire lutte contre l’extrême droite intégriste. Elle dit : « Partout, les gouvernements sont prêts à vendre les droits des femmes pour obtenir la paix sociale avec les forces réactionnaires qui les mettent en question ». Elle est aussi assez claire sur l’islam : « ce n’est donc pas l’islam qui est en cause (…) mais une force politique d’extrême droite, camouflée en mouvement religieux ». (Ne trouvant pas l’article en ligne, voici un lien qui est proche.

Je crois donc voir dans cette évolution une manifestation de l’effondrement que nous sommes en train de vivre. C’est aller vers un monde qui ne fait plus société, où règnera la loi du plus fort/riche… sans vision pour un vivre ensemble. On dit bien « les femmes et les enfants d’abord », non ?

Comment faire alors ? La sociologue algérienne souligne la nécessité que les mouvements féministes luttent, s’allient. De mon côté, au quotidien, je n’ai pas beaucoup de réponses.

Une des choses que j’avais retenue dans la post-face d’Yves Cochet sur le livre « Comment tout peut s’effondrer » de Servigne et Stevens, c’est l’importance d’une éthique dans l’effondrement. A distinguer « le bien et le mal, le bien comme action qui réduirait le nombre de morts, le mal comme l’indifférence à ce critère…

Eh bien, il me semble avoir découvert que nous y sommes (encore une fois!). Défendre l’égalité entre les êtres humains, et notamment le droit des femmes, devra faire partie du package « effondrement ».

… Alors, pour commencer modestement, je crois que je vais continuer à trouver des livres de Fifi Brindacier (qui est la fille la plus forte du monde) ou des BD de Yoko Tsuno pour mes enfants ! D’ailleurs, voici une liste de 100 livres pour l’égalité entre filles et garçons.

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56 réflexions sur « Défendre l’égalité entre les êtres humains, et notamment le droit des femmes, devra faire partie du package « effondrement », par Gervaise Ropars »

    1. Pourquoi pas, mais rien de sérieux sur le financement !

      C’est d’autant important que le fric se concentre, la société se paupérise,
      Alors posez vous la question de savoir d’où on pourrait tirer le fric nécessaire à vos projets!

      Ces Richesses sont les Ressources primaires, dont la collectivité doit reprendre la propriété, puisqu’ ELLES SONT sont un bien commun!
      (j’ai expliqué par ailleurs comment faire ça…)

      Sinon, pas de salut. On ne fera que tourner en rond, comme depuis toujours, en nous enfonçant lentement mais surement.

      1. @Dominique Gagnot,
        La mutualisation du travail social ne demande aucun financement supplémentaire, elle s’appuie pour l’essentiel sur une redistribution du temps. Nous disposons à l’échelle de la société, d’un « stock » de temps très important.

      2. Michel Martin

        « La mutualisation du travail social ne demande aucun financement supplémentaire, elle s’appuie pour l’essentiel sur une redistribution du temps. »

        Dans ce cas, les revenus de ceux dont le travail habituel est rémunéré, vont baisser, puisqu’une partie de leur temps de travail serait désormais non rémunérée.
        Ce qui va poser un nouveau problème.

        Cela pour dire que, dans ce Système, résoudre un problème engendre un nouveau problème.

        Car les fondements de ce Système sont foireux.
        (L’aberration étant la propriété privée des Ressources primaires)

      3. Non, les revenus de ceux qui « travaillent » ne vont pas baisser non plus, ou très très marginalement. C’est la première objection qui vient, mais il faut examiner l’ensemble de la mécanique.
        Par contre, globalement, le temps travaillé augmente à l’échelle de la population du fait de l’accroissement de travail social ainsi généré (et reconnu).

    2. Je suis d’accord avec la mutualisation du travail sociale, mais l’économie basée sur l’échange se heurte à la finitude des ressources planétaires.
      Au début de l’entreprise Terre http://www.terre.be/page.php?pagID=41 il n’y avait que quelques voitures sur le parking, aujourd’hui le parking est plein et pas qu’avec des « Saxo », on peut y dénombrer quelques 4×4.
      Peut-on encore penser la mutualisation du travail dans la seule économie d’échange de travail en entreprise même non capitaliste?
      Cette mutualisation occasionne plus de problèmes qu’elle n’en résoud.
      A mes yeux, ne pas considérer aujourd’hui l’auto-satisfaction des ses propres besoins là où on se trouve est un manquement grave à cette mutualisation. C’est à travers cette vision que l’égalité des chances hommes-femmes pourrait se concrétiser à condition de se rendre compte que le rôle de la femme n’est pas le même que celui de l’homme. Il est important de reconnaître le rôle de « restauration »de la femme au sein de la société sans lequel elle ne peut pas fonctionner ce qui sous-entend faire descendre le patriarcat de son piedestal.
      Dans un tel contexte, l’idée d’état providence tant décrié par la droite se verrait remis en question pour arriver à unebase de mutualisation dans la sobriété énergétique par exemple!
      Sans une économie basée sur plus d’autarcie dans un cadre mondial d’épuisement de ressources, je ne vois pas de solutions à la mutualisation et à réciprocités des activités

      ….

  1. Je souscris pleinement à cette approche… et en remercie son auteur…

    Au sujet « des femmes et des enfants d’abord » j’avais écrit il y a peu ces deux billets, qui se voulaient réagir à « l’actualité » vu par Canal+… Entre autre « actu » vu par le même « prism », il était question de faire travailler des gens au RSA (dont on ne mesure pas assez – manque de statistiques, études sociologiques, etc ? – le fait que les mères isolées avec enfants et sans pensions alimentaires, de cultes et cultures « différentes », abstentionnistes, font parties), dans les bus, en réaction aux dramatiques accidents d’autocars scolaires survenus il y a peu…

    Ma contribution se veut donc apporter une réflexion sur ces sujets « d’actu » faisant plus le buzz, des polémiques éphémères, que malheureusement des frais débat publics et politiques de fonds.
    Voici le premier billet…:

    « Que le « spectacle » continue… ? »

    A quel sinistre et sordide spectacle vient-on « d’assister » dans LGJ de canal+ (de combien Bolloré est assisté par le denier public… ?)… ?

    Alors qu’un « krach mou » (voire les cours de bourse) en est à couler le Titanic (ou Concordia pour faire « djeunes ») qu’est la finance, les banques, les « pauvres actionnaires », les « grandes entreprises » et autres propriétaires privées de celles ci, etc, puis les « politiques publiques » il était encore question de faire oublier de et à combien de fois ils-elles ont déjà été naufragé, et rescapé de leurs folies cupides, de la démesure de leurs conneries, malveillances et si risquées…

    Alors que la gîte fait chavirer le navire en lui faisant pointer sa proue sous les flots… nul ne sait quand « l’économie réelle » qu’est la poupe, sombrera avec perte et fracas…

    Coulant au sans dessus dessous, une piteuse « journaleux » et son « fou du roi » (eldin-reporter), jouant les chefs d’orchestres, tentent d’apaiser et l’équipage (des politiques et autres journaleux arrivistes présents sur le plateau) et la riche clientèle attendant son tour pour monter dans les chaloupes. La panique est si visible sur les visages, tant palpable dans les attitudes, que les fausses notes en trahissent sa tension.

    Sauf… l’orchestre et ses chefs se croient, provisoirement. A l’abri des regards, planqués dans une chaloupe, avec leurs « objets connectés » ils donnent le change en jouant leur musique à tue tête, qu’à l’artifice d’une toute petite focale d’une partie de la réalité… qu’ils augmentent en optimisant la définition d’hologrammes.

    Et plus la musique joue fort, plus cette dernière en fait oublier que des chaloupes, il n’y en aura jamais assez pour tout le monde…

    Et du monde… il y en a. Du « moins beau » que… comme il se « plaît » à faire croire en haut… celui qui se dispute pour être sain et sauf. Les femmes et les enfants d’abord, sont si pressés devant les frêles embarcations, et injonctions à s’y précipiter, entasser, que l’oppression des suivants, les asphyxie complètement…

    De ce monde d’en bas il y en a pourtant des enfants et des femmes, qui enfermés par l’équipage en fond de cale, celle ci déjà noyée… hurlent au désespoir d’une cause qu’ils savent perdu d’avance. Ses hurlements sont tellement désespérant par ailleurs, que les musiciens ont grand peine à en cacher l’ignominieuse horreur d’une culpabilité et responsabilité, ni saine ni sauve… ni partageable…

    Jusqu’à quand encore ce « spectacle » continuera à donner le change qu’à l’irréelle espérance…? Celle leur faisant faire croire au reste du monde qu’au moins ceux et celles qui auront été sauf… seront en « odeur de sainteté » de la dignité des cadavres qu’ils et elles auront laissé (comme les pauvres chez nous, puis ailleurs… et les réfugiés-es aux portes de l’Europe), qu’ils et elles auront enjambé, auront enfermé, auront noyé, dans la carcasse gisant au fond d’une abyme qu’ils et elles espèrent si profonde… que jamais personne ne songera à la trouver… ?

    Il est des « cultures » d’imaginaires collectifs (comme celui de faire croire que l’addition de « mensonges égoïstes » de ceux et celles du plateau en question, et d’autres, forme un « mensonge altruiste »), en ces temps modernes… qui peuvent souvent être bien pire que certains « cultes »…!

    Pierre Juillot. »

    https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=669024809867005&id=298777743558382&hc_location=ufi

    Voila pour le second…:

    « Quand l’ignominieux sensationnaliste côtoie l’immondice politicien.

    Quand les ignominieuses idéologies surfent sur les émotions, mais vues que par les plus bas instincts, avec d’un coté : les drames récents d’accidents de la route d’autocars chargés d’enfants, décédés pour trop d’entre eux… et de l’autre coté : l’idée très droitisée », « à la mode de l’air du temps » d’un chômage insupportable (pour ceux et celles voulant se faire réélire et d’autres encore aspirant à gouverner) et des pauvres au RSA « à occuper en accompagnant dans les cars les chauffeurs… »… quand ces deux immondes instrumentalisations de l’information sensible se rejoignent, se cristallisent en s’amalgamant, quels degrés d’indignations en attendre… ?

    Ce fut présenté ce midi, encore sur canal +, dans LNE… La « leçon de morale » de cette chaîne d’info privée et des « animateurs-trices » de cette émission, qui n’aiment pas trop, voire aucunement, la transparence fiscale, la contradiction sur leurs pages facebook (y préférant la censure) et cultivent autant leur « liberté » du « doit au secret fiscal » et que celui du « secret des affaires » de leurs patron pas net… cette « leçon de morale » tenta de passer par le caniveau d’une idéologie se passant elle… très bien… d’une approche philosophique approfondie…

    Surfant de manière malsaine sur les drames récents et horribles d’accidents routiers, de transport en commun, soulignant en solution « simpliste » un manque de surveillance des enfants, par rapport à la responsabilité du port de la ceinture, que le chauffeur n’a pas… il fut laissé entendre au public de cette chaîne, et son temps de cerveau disponible, qu’il suffisait « qu’un emploi » qu’une « occupation » soit destinée au gens au RSA pour répondre à ce manque…

    Sans préciser s’il était question de créer un « emploi public », un énième temps partiel contraint de 15 heures hebdomadaires, mais dont néanmoins nous été indiqué avec « l’aval » partiale et sans neutralité des « journaleux », qu’il serait, ce travail, de deux fois 1 heure et demi/jour, au moment des ramassages scolaires (matin et fin d’après midi) étrange fut donc de venir mélanger à l’idée de cet emploi nouveau, les pauvres aux RSA… Etait-il question de laisser entendre de faire travailler de manière forcée, les pauvres au RSA comme dans le Haut-Rhin ce devrait voire le jour… ? Rien de plus des propos entendus tout en sous-entendus, n’est éclairant, quant à laisser dans « l’abstention » la réponse… !

    De même qu’il fut laisser dans l’abstention la notion de « l’aléa moral » que pose alors la « responsabilité » d’un travail, celui d’assurer que tous les enfants soient ben ceinturés, laissé à la « charge » d’un-e pauvre au RSA, se voyant conditionner l’aide sociale pourtant inconditionnelle, auquel il ou elle à droit de manière constitutionnelle, à un travail forcé… En cas de nouvelles tragédies (que l’accroissement de trafic routier va multiplier immanquablement), survenant alors qu’un-e pauvre au RSA est en « charge » de surveiller si les enfants sont bien attachés, devra t-il-elle être reconnu-e seul-e responsable, et coupable, de drames possibles, pouvant provenir d’un enfant s’étant détaché pour X raisons, justes quelques secondes avant… ?

    Les pauvres au RSA devront-ils souscrir une assurance privée pour ce « travail forcé »…?

    Pierre Juillot. »

    https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=669278516508301&id=298777743558382

    1. Pas tout compris, sauf un point: vous n’en avez pas marre de regarder canal+ ?
      L’avantage de l’info. papier c’est de pouvoir servir à emballer la poisson. Un équivalent second emploi pour la TV poubelle doit bien exister.

      Vous me pardonnerez celle-ci: Vous écrivez:  » la gîte fait chavirer le navire en lui faisant pointer sa proue sous les flots. ». Si le rafiot chavire cul par-dessus tête, la proue est nécessairement sous l’eau. Mais il est douteux que la gîte du navire , qui est un inclinaison transversale à bâbord ou à tribord, le fasse chavirer proue en tête…
      Tout ça , c’est du Rock or Roll, soit dans l’axe de la barcasse, soit perpendiculaire à cette axe.
      Rock around the clock, quoi. Peut-être que sur canal+…

      1. J’ai beau chercher… mais rien… C’est étrange de ne pas trouver un seul commentaire de votre part sur le sujet vous proposant d’émettre une opinion, autant sur la manière dont l’auteur le présente que sur le fond des idées qu’il vous inspire…

        Sauf, à critiquer, jusqu’à vous lâcher dans les invectives, en visant les commentaires des participants-es, vous avez une bien étrange conception du mode « participatif »… Êtes vous un « médiateur/professeur » attitré du blog de Paul Jorion et ses amis-es… ? Auquel cas, seule cette explication pourrait justifier à la limite, uniquement, votre « neutralité » sur le sujet posé. « Neutralité » que vous feriez passer par vos absences d’opinions, votre refus de débattre sur le fond. C’aurait été néanmoins sympa que M. Jorion et ses amis-es nous en avertisse, vous ne croyez pas… ?

        Pour autant… votre conception du mode « participatif », vous permettant de vous croire « juge », vous faire paraître au dessus de tous-tes, à la manière d’un professeur, oscillant entre totalitarisme et autoritarisme, pour réduire et « neutraliser » le débat, est une bien étrange conception de « l’égalité »… Puisque c’est le sujet traité.

  2. J’ai par ailleurs fait une autre contribution ce matin sur la base d’une réflexion sur « l’égalité réelle »… que je suggère d’inclure aussi dans la réflexion…

    « L’égalité réelle, formelle ou autre appellation (Est-ce qu’il faut considérer aussi le refus du droit de vote des « étrangers-ères », la continuité des contrôles au faciès, la suppression de la gratuité des cantines scolaires pour les enfants de chômeurs-euses, le fait de faire travailler de manière forcer les pauvres au RSA, la « dégressivité des allocation chômage », etc), ces égalités n’existant pas au travers notamment des discriminations à l’embauche, à l’accès aux droits sociaux (« non recours », casse des protections sociales droits, etc) et parfois aux logements sociaux…. comme à la « compétitivité » à l’électorat le plus « droitisé », quel sera le rôle de ce poste, de cette fonction publique interdisciplinaire, et personne nommée secrétaire d’Etat … ?

    Ces non respects d’égalités étant pour parties, institutionnalisées (inégalités scolaires, et autres dues au partage inéquitable et inégalitaire des richesses – et ressources se raréfiant – après la socialisation massive de dettes privées pourries en 2007/8 après le scandale de DEXIA, du LIBOR, etc et l’explosion de dettes publiques illégitimes, illégales, etc. Propos au sujet de « ghetto », « apartheid social ethnique territoriale », « inégalités de destin » – Macron et son 49.3 -. Manque de logements sociaux – privatisés – et caisses sociales déficitaires combinée à l’austérité et à l’assistanat des entreprises aux résultats « pas assez satisfaisant ». Verrou de Bercy et « secret des affaires ». « Réforme territoriale » donnant plein pouvoir aux droites buissonnières et extrême droite), sera t-il question de condamner l’Etat (« Etat d’urgence », « déchéance », etc, et les négociations secrètes d’accords type TTIP, TISA, etc), OU l’Europe, OU leurs administrations, OU des « zélus-es » et « non zélus-es » locaux, etc… ?

    Pour l’autre partie, ces non respects d’égalités, étant du domaine du privé, de l’électorat votant encore et convoité par la prétendue « gauche », et le tripartisme, étant de la responsabilité de propriétaires privés d’entreprises, de logements, etc, de « poujadistes », du « ras le bol fiscal », de fraudeurs-euses des cotisations sociales patronales, de fraudeurs-euses à la TVA, et de l’optimisation, pas combattues-es, pas condamnés-es, pour tous ces délits, crimes, etc que la loi Sapin II vont dépénaliser, déresponsabiliser, déculpabiliser, « dé-diaboliser » (dépénalisation des affaires voulu par l’usurpateur d’identité lors du quinquennat buissonnier), quel sera le périmètre exécutif, législatif et le contre pouvoir de sanction judiciaire (avec une justice plus aucunement indépendante par rapport aux « lois d’exceptions », à la loi Sapin II, etc) de ce secrétariat devant se confronter au clientélisme, carriérisme, aux conflits d’intérêt, pantouflages, etc, à la corruption quoi… ?

    Enfin… Sera t-il question d’égalité au sens de l’universalité des droits à transposer dans le réel et dans le monde (déclaration universelle des droits de l’Homme que le premier ministre et ce gouvernement ont avertie ne plus respecter, convention de l’OIT que le patronat veut enterrer)… ? Ou… Sera t’-il juste question, « d’externaliser » (comme pour les industries et productions polluantes déréglant le réchauffement climatique) les culpabilités, les responsabilités, les dépénalisations de crimes et délits des colonialismes, et esclavagistes « occidentaux », et autres, vers les pays pauvres et émergents, des moins disant… de décréter pour ces crimes et délits bafouant les principes d’égalités, de fraternité, de liberté, de solidarité, une « immunité et impunité » totale, afin que rendre « compétitif » le concept « d’égalité » au sens de « préférence nationale » quantifié en terme de PIB… ?

    Dit autrement. Sera t-il question d’aligner le concept de respect d’égalité, et les droits sociaux, fiscaux, environnementaux, moraux, etc, en découlant, puis le délits et crimes envers ces droits… par rapport au moins disant… comme du Bangladesh, etc, sur fond de disparité « croissante » des monnaies, d’aggravation « croissante » des conflits et guerres (économiques, énergétiques, de classes, etc) et « d’ubérisation » comme « ordinisation » « croissante » et DEFISCALISEE du travail et de l’emploi (disparaissant tous deux)… ?

    Pierre Juillot. »

    https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=670947196341433&id=298777743558382

    1. « Dit autrement » ? Ben, autrement, n’y a pas. Rien , void, néant, macache.
      Dit de premier jet et dit autrement, c’est le même banc de brume, ou plutôt la même vase où le lecteur s’empêtre, se paralyse et coule à pic. Une mélasse à faire fuir, oreilles et yeux fermés aux stimuli douloureux. Oui, oreilles, car quand c’est vraiment difficile, lire à voix haute peut aider…

      Et pourtant, y’a du stoff, vraiment … Par pur désintérêt, je me permets de reformuler mon conseil: « Le ciel est bleu » est l’alpha et l’oméga de la rédaction participative, celle qui donne envie au lecteur de s’accrocher, un modèle insurpassable, à n’écarter qu’avec la plus extrême répugnance, un fil rouge infaillible.

      1. N’étant ni le-a premier-ère, ni le-a dernier-ère à reconduire vers la poubelle, votre étrange conception du mode « participatif », vous permettant de croire que seul votre mépris d’autrui, vous met à l’abri de vos opinions opaques, en vous servant des erreur et fautes des autres, pour détourner et « neutraliser » un débat de fond, peut être pourriez vous me rappeler comment nomme t-on ces étranges créatures qui hantent certaines légendes… ? N’est-ce pas des « trolls »… ?

      2. Débat de fond ? C’est LA question !
        Encore faut-il pouvoir l’atteindre, c’est à dire que vos lecteurs, à vrai dire moi seul, ait compris votre prose. Et, je le redis d’une façon directe: je ne comprends pas. Le dialogue sur le fond n’aura pas lieu. Or, je le regrette, car il y a de l’idée, vos idées.
        Arrivé à ce point de frustration, je me dis: soit c’est lui, soit c’est moi, soit un mélange des deux. J’ai ma part de responsabilité; je ne suis pas doué, je ne comprends pas vite, je suis capable de m’ enferrer sur un contre-sens. Et encore… quand je ne suis pas trop fatigué. Sinon, c’est l’horreur.

        Mais vous aussi avez votre part: vos textes sont quasi-illisibles. Des phrases trop longues, partant dans tous les sens avec des assertions adventices qui font perdre le fil des idées, pour n’aboutir à rien. Franchement dans cet extrait choisi au hasard, où voulez-vous en venir ?
        citation : » Sera t-il question d’aligner le concept de respect d’égalité, et les droits sociaux, fiscaux, environnementaux, moraux, etc, en découlant, puis le délits et crimes envers ces droits… par rapport au moins disant… comme du Bangladesh, etc, sur fond de disparité « croissante » des monnaies, d’aggravation « croissante » des conflits et guerres (économiques, énergétiques, de classes, etc) et « d’ubérisation » comme « ordinisation » « croissante » et DEFISCALISEE du travail et de l’emploi (disparaissant tous deux)… ? » fin de citation.

        « DEFISCALISEE du travail et de l’emploi  » se rapporte à quoi? à « concept de … »?,
        à « droits sociaux etc… » ?, à « délits et crimes » ?, à « disparité croissante » ?, à « monnaies » ?, ou à « ubérisation et ordinisation » ou bien à  » conflits et guerre » ?. Je ne comprends pas, et comme dit avant, c’est rageant parce qu’il y a de l’idée recevable selon mon opinion.

        « Le ciel est bleu » est un modèle insurpassable, parce qu’il n’expose qu’une seule assertion, compacte et simplement exprimée. Car, dans cet exemple, la réalité physique d’un ciel bleu est complexe. Un physicien à la fin du 19.ième siècle, Lord Rayleigh, en a fourni l’explication qui n’est pas évidente. Mais on s’en fout.
        « Le ciel est bleu » est simplement performant. Il permet de passer à la suite sans se perdre dans les détails inutiles à la logique des idées. Sans oublier la structure sujet-verbe-complément qui rend notre langue si agréable. Les langues d’origine germanique, dont l’anglais, ne peuvent en dire autant; ce pourquoi l’anglais a vite abandonné l’inversion saxonne…
        ( Comme déja dit, le mérite de ce qui précède revient à mon prof de français de 1972…)
        Il est temps de conclure: ainsi vogue la nef au vent. Sans chavirer par gite excessive.

  3. A Bruxelles, après les événements de Cologne et suite à un commentaire raciste d’un ministre de la droite extrême qui a pris le pouvoir en Flandre, des femmes et des sans papiers ont organisé une belle manif au mot d’ordre « Pas de racisme au nom du féminisme ».
    Je suis actuellement sous l’influence intellectuelle (bénéfique) de sorcières comme les autres et particulièrement de Starthawk, auteure du magnifique « Femmes, magie et politique. Rêver l’obscur » (http://www.peripheries.net/article215.html ), datant d’il y a plus de 30 ans mais où tant de vérités, toujours d’actualité, ont été dites (notamment comment le capitalisme n’a pu naître qu’après l’élimination des porteurs/ses des traditions d' »avant », par la mise à mort sur des bûchers de centaines de milliers, voire de millions, de femmes sous l’accusation de « sorcellertie ».
    Hier, j’ai découvert ces actions et flashmobs sous l’étiquette « l millard de femmes se lèvent et dansent contre les violences qui leurs sont faites – 1 billion rising – break the chain. Strike/dance/Rise! ». Ici https://www.youtube.com/watch?v=WufjSyE_rK8 , une des dizaines de villes, du Bouthan au Soudan en passant par Poznan (vidéos toutes visible sur you tube).
    Femmes, vous qui êtes sacrées et défenderesses de la vie, s’il vous plait, délivrez-nous de 3 ou 4 siècles de domination patriarcale sans partage.

    1. où tant de vérités, toujours d’actualité, ont été dites (notamment comment le capitalisme n’a pu naître qu’après l’élimination des porteurs/ses des traditions d’ »avant », par la mise à mort sur des bûchers de centaines de milliers, voire de millions, de femmes sous l’accusation de « sorcellerie ».

      Je ne suis pas du tout certain que nous régurgiter ce concentré d’élucubrations éculées, quoique si longtemps ressassées par un certain féminisme, ne soit utile à la cause des femmes, ni à celle de l’anticapitalisme, ni à celle des wiccans, ni donc à celle de Starhawk.

      1. @Vigneron
        Eculé, déf. Larousse: « Se dit d’une théorie, d’un discours qui a trop servi. » Or, si le discours ci-dessus repris est déjà ancien, on ne peut pas dire qu’il ait beaucoup servi, faute de relais dans la société patriarcale. Pas encore vraiment usé, dès lors, non?
        Suis heureux de constater que vous semblez souhaiter plus de succès aux causes de l’anticapitalisme, des wiccams et de Starhawk auxquelles mon « concentré » serait peu utile. Je vous laisse le loisir et l’initiative pour trouver des moyens plus efficaces pour faire avancer ces justes causes…

      2. Du Dan Brown pour les chiffres résolument browniens, plus du Engels pour le capitalisme patriarcal exterminateur de matrones, mélanger le tout avec un fonds de sauce wiccan bien réchauffé et le compte est bon pour Starhawk. Quelle extase.

      3. Joli, très joli Vigneron. Prendre quelques mots vaguement en lien avec le sujet, les mélanger avec du liant rigolo (sauce…) et l’on obtient des propos abscons qui clôturent un débat où l’on a que de la forme cynique à opposer à toute tentative de dialogue. Vous nous en apprenez beaucoup sur les moyens utilisés par les plus roués de politiciens pour noyer le poisson.

        Comme je surfe sur Amazon avant d’aller chez mon libraire, les super algorithmes de la multinationale m’ont recommandé « Caliban et la sorcière ». Encore une universitaire états-unienne qui ajoute de l’eau au moulin de la théorie du basculement anti-femmes du XVIème et XVIIème siècle. Un bon résumé dans cette gazette pleine d’élucubrations féministes https://www.monde-diplomatique.fr/2014/09/DESQUESNES/50775 .

        Heureusement, comme déjà vu sur ce blog, de vaillants gens d’armes ont capturé une sorcière qui se battait à Poitiers (!) pour protéger des arbres: https://www.facebook.com/France3PoitouCharentes/videos/1002827199790914/ . Décidément, elles reviennent et vous allez voir, bientôt elles vont trouver des Robin La Capuche (Robin Hood, dit Robin des… Bois). Que Dieu nous protège.

      4. Pas éculée la théorie reprise et popularisée par Dan Brown du « secret du féminin sacré persécuté » ? Douzième bouquin le plus vendu (ou distribué, puisque devant y’a la bible, le coran, Éclaireurs, le petit livre rouge, etc) dans l’Histoire avec près de 90 millions d’exemplaires ?
        Pas faux les « centaines de milliers voire les millions » de femmes brûlées comme sorcières (entre 50 et 100 000 selon les historiens et historiennes) ?
        Que les humanistes et les modernes de l’époque ne se soient guère émus des attaques des tribunaux religieux et civils contre la superstition si ce n’est sur la manière, c’est un fait. De là à faire de l’extermination du « paganisme matriarcal traditionnel » une condition sine qua non de l’émergence du capitalisme, extermination orchestrée conjointement par l’inquisition et la modernité libérale, pardon mais y’a un gap.

    2. Merci pour ces infos, en suivant les liens j’ai lu l’article d’Isabelle Stengers
      Quelques réflexions très pertinentes :
      … désolée pour les victimes, mais ce n’est pas parce qu’elles sont victimes que la vérité est en elles.
      La vérité est dans le processus par lequel elles deviennent, par leurs propres chemins, quelque chose d’autre que des victimes ;

      elle est dans leur façon de se mêler du processus qui a fait d’elles des victimes et de créer à partir de cela des devenirs et des fabulations, pas des plaintes et du ressentiment.
      ————

    3. Alain Adriaens

      « Femmes, vous qui êtes sacrées et défenderesses de la vie, s’il vous plait, délivrez-nous de 3 ou 4 siècles de domination patriarcale sans partage. »
      ———————-
      z’auriez pu dire « délivrez nous du mâle »…

      Et faut pas déconner non plus. Y’a aussi Margaret Tatcher, Angela Merkel, Nadine Morteducervo, et plein d’autres, hein.

  4. L’Islam ne serait pas en cause, voilà une nouvelle qui fait chaud au coeur! Après le 13 novembre, on aura tout entendu. Peut-on parler simplement d’une civilisation différente, vivante, qui ne cède rien ni en pays d’Islam ni ailleurs quand ça se trouve et dont les règles et structures ne sont pas les nôtres? Pourquoi ne pas constater que le différentiel civilisationnel ne fait pas « toujours » des Musulmans des gens proches et solubles dans une société européenne? Demandons l’avis des Français musulmans intégrés, qui bossent et mènent une vie normale. La tolérance a des limites, celles par exemple de la liberté et de la dignité d’autrui. Une femme qui n’est pas folle de rage après ce qui s’est passé à Cologne et ailleurs devrait s’interroger sur les droits des femmes tels qu’ils sont actuellement « défendus » par tant de féministes égarées, qui ont oublié les fondamentaux de leur combat, le respect, l’égalité et la dignité. Dérives extrême droitière au sein de l’Islam? Pourquoi pas. Qu’une algérienne tienne ce type de discours, cela se conçoit. Mais il faudrait dire ce qui est: les Français musulmans connaissent, pour beaucoup d’entre eux, des difficultés d’intégration, plusieurs générations après les premières arrivées, c’est le moins que l’on puisse dire. Faire par exemple comme si les « réfugiés » n’apportaient pas avec eux ce type de problématique serait sot. Alors, une fois qu’on a précisé qu’on n’est pas raciste, est-il possible d’accéder à une analyse politique de tout cela? Sans à-priori, et, simplement, parler de cette réalité qui ne se contentera pas de morale et de droitdlhommisme pour livrer ses pauvres secrets. Terminons par un triste constat: ce soir, je bien aise d’être un homme, c’est un état d’une grande simplicité. Cordialement.

    1. Et hop ! Un TINA
      Les français ont biberonné la DDHC comme texte fondateur et unificateur de nos république et démocratie laïque. Réalisez vous à quel point en vous essuyant les godillots sur les droits de l’homme vous appelez l’effacement du respect, de l’égalité et de la dignité sans oublier la liberté la fraternité et la laïcité ?
      Il y a eu les républiques soviétiques, il y a les républiques islamiques, pointent les républiques démocratiques. Vu ce qui se déroule à nos frontières et Calais/Grande Synthe, dans nos villes nos campagnes ns bidonvilles et nos ghettos, elles font envie !
      Le printemps arrive. Les républiques démocratiques sont en devenir de se mettre à niveau et de ne pas démériter des deux premières. La différence essentielle ?
      Les deux pré-citées étaient/sont responsables et coupables au regard de la DDHC.
      Pour se dédouaner en érigeant des frontières la DDHC purger de son H est nécessaire. Les républiques démocratiques s’autoproclament responsables mais légitimes, pas coupables aux yeux de la DDC : on est chez nous, dans notre république démocratique à nous. zavaient ka pas venir. Exit les droits de l’homme vive les droits des bons citoyens des républiques démocratiques.

      Tous les français avec ou sans confession religieuse pris dans les filets de l’effondrement en cours ont des difficultés d’intégration. Les exilés ont fantasmé l’Europe démocratique. Les citoyens identitaires, autoproclamés légitimes, fantasment leur joli passé pour commencer à se mettre à la hauteur de ceux qui ont mené les premiers à l’exil.
      https://www.youtube.com/watch?v=37tYKakg6Jo
      Et j’ai très peur que les femmes fantasment leurs droits : la tronche des droits des femmes quand les droits des hommes basculent au crédit de leur légitimité ?

  5. Le mammifère bipède aime se distinguer, ce qui fait la condition humaine c’est le social, le racisme est avant tout social. Rayer les différences mais lesquelles? De se faire exploiter par son patron pour participer à cette société de consommation? Vous nous rappelez cette chère antienne « Les femmes et les enfants d’abord », donc les femmes différenciées des hommes mais égales aux enfants donc fragiles (je pose la question par provocation)? Du côté de l’égalité homme-femme, l’allocation universelle pourrait régler certains problèmes et avec la fin du travail les rapports sociaux seraient amenés à évoluer, l’éthique n’est plus perçue pareil hors de ce rapport de l’exploitation de l’homme par l’homme propre au capitalisme actuel.

  6. Je me réjouis de cette intervention. Les contributions de femmes sont plus rares sur ce site et les perspectives masculines sont dominantes… comme d’ordinaire. Mais je n’ai pas eu beaucoup d’échos des commentaires sur mes constats !
    Que le renversement de la domination masculine soit une composante de la perspective d’un futur apaisé, est essentiel.
    Il est vrai aussi que les agressions masculines de Cologne jouissent d’un traitement de l’information et de l’interprétation et de l’indifférence assez énervant. Cfr https://singuliermasculin.wordpress.com/2016/02/11/tout-homme-est-concerne-par-les-attouchements-et-les-viols-sur-les-femmes-de-cologne-au-nouvel-an/
    Il est vrai enfin que l’effondrement s’accompagne régulièrement de l’enrichissement sans plus de limite des plus riches, aujourd’hui comme à la fin de l’empire romain (Jared Diamond). Difficile de vouloir l’égalité en ces circonstances du chacun pour soi.
    Et pourtant l’éthique humaniste commande d’y travailler. Même si les constructions se font principalement durant la catastrophe pour servir après la catastrophe (voyez le programme du Comité national de la résistance, les progrès de l’égalité démocratique et de la sécurité sociale au sortir des deux grandes guerres. Il faut anticiper, se préparer.

  7. Bakounine avait raison lorsqu’il disait :  » Je suis un partisan convaincu de l’égalité économique et sociale, parce que je sais que en dehors de cette égalité, la liberté, la justice, la dignité humaine, la moralité et le bien être des individus ne seront jamais qu’autant de mensonges. »

  8. Vous voulez une opinion de femme? Les féministes actuelles avec leurs manies de modifier les langues latines et de nier les réalités ne me répresentent pas du tout. je suis pour l’égalité, mais en acceptant justement les differences réelles et les problèmes réels. Nier par exemple la misogynie des grandes religions, à commencer par l’islam, c’est nier la réalité. La vie des femmes a beaucoup changé, mais elles continuent à avoir besoin d’une protection pendant la période reproductive de leur vie, qui dans notre société n’est pas longue. Curieusement il y a beaucoup de bruit autour du langage sexiste et du hijab et peu autour de la démolition du droit du travail, qui frappe beaucoup les femmes dans les pays oú il n’y a pas d’allocations familiales et oú la précariété est omniprésente. Il ne faut même pas licencier une femme enceinte, les contrats sont tellement courts qu’il suffit d’en attendre la fin. En Espagne, 1/4 des femmes nées en 1975 n’ont pas d’enfant. Je me demande si elles ont toutes choisi leur sort.

    1. Rien de tel que la précarité pour réduire la population.
      Décidément le Système est super bien fichu !

      (je précise que c’est ironique pour ceux qui n’ont pas suivi…)

  9. « Nier par exemple la misogynie des grandes religions, à commencer par l’islam, c’est nier la réalité ».
    Voilà un débat utile à poursuivre ici, et une question à approfondir. Nous pourrions échanger des textes et des liens vers des études sérieuses c’est à dire moins tributaires d’engagements militants circonstanciés: Qu’en est-il exactement du rapport entre patriarcat dans les moeurs, et le genre féminin de fait placé en retrait dans les textes et les pratiques religieuses originaires? Les hommes dans des rapports de subordination ( chapeaux et casquettes, galons, exprimant un ordre hiérarchique pour un genre, coiffure ou voile selon les instants et les lieux pour l’autre genre) et les femmes maintenues dans des rapports de soumission . Toute une symbolique qui devrait être très subsidiaire et qui remonte à la surface, comme recommencer à agresser les femmes qui osent entrecroiser leur présence à celle des mecs dans l’espace publique, et selon un horaire ou des dates jusqu’ici réservé à leur drague? Nous croyions que cela s’était amélioré…

    1. D’abord vous citez Coloma (plus haut) qui ne s’arrête pas à ce fait, et dit que le statut de salarié précaire est aussi en défaveur des femmes, autant que telle religion. Ensuite, vous le dites avec raison, mais ce ne serait pas simple : il faudrait faire une histoire des religions explicitée par les contextes. Mahomet est un chef rural (patriarcal) qui dénonce la déchéance des moeurs urbaines, les juifs ont écrit la Bible au retour de Babylone et se sont inspirés de moeurs et cultures héritées là-bas (la genèse, le déluge, etc.). L’empereur Constantin a installé par calcul politique une église catholique dominatrice, participante du pouvoir, au concile de Nicée, laquelle a ensuite poursuivi des « hérésies » autant qu’elle avait connu de martyrs en Gaule, en énonçant des dogmes (équivalents aux ‘hadits’ de l’Islam, en plus contraignant).
      Mais surtout, il faudrait reconstituer une histoire du patriarcat qui remonte à longtemps (l’Islam n’a rien inventé) et qui se poursuit encore dans nos années 60 où nos mères et grands-mères ne seraient pas sorties « en cheveux » et n’avaient pas de compte en banque sans autorisation ‘maritale’.
      Je ne suis pas certain qu’on puisse tranquillement faire consensus sur des « études sérieuses ». Mais je suis preneur.

  10. Pris entre Ferrat chantant Aragon ( » la femme est l’avenir de l’homme ») , ou Brel qui en est bien moins sur ( « la ville s’endormait « ) , je pense finalement que l’égalité en droit passe par l’égalité en forces ( de tous types dont économiques) et que la simple empathie entre femmes ( la majorité d’entre elles ) et hommes ( la majorité d’entre eux) ne suffirait pas sans règles établies et respectées ( id est s’appuyant sur la force démocratique). Ce combat commun relativement récent ici et souvent absent ailleurs , est donc plus la poursuite de notre quête d’intelligence , qu’un « package », et encore moins dans le cadre d’un effondrement , alors que l’humain est atteint quand il est homme et femme dans le même destin .
    Et notre destin n’est pas dans l’effondrement .
    (PS : en latin femina renvoie plutôt à la mère ,la femelle , celle qui « allaite » . La femme dans sa relation à l’homme c’est plutôt « mulier » . De façon extraordinaire j’ai retrouvé ce même phonème « mulieri » , pour désigner la femme au Gabon à la frange du pays Bakota ).

    1. Attention que le « rapport de forces » est souvent une arme masculine pour renvoyer aux femmes leurs justes revendications, sous prétexte de quelques discriminations frappant quelques hommes, en arguant d’un jeu d’équilibre.
      Il faut d’abord prendre la mesure de la domination masculine, de la hiérarchie qui nous tient tous, hommes et femmes, et dans laquelle un jeu de rapport de forces, pour réel qu’il soit, est d’avance biaisé.

    2. Ayant écouté la vidéo du jour , et à propos d’effondrement ou d’écroulement , j’avais sans doute anticipé ce que vous semblez vouloir dire dans ce billet en le « réduisant » à l’égalité homme -femme , dans ce commentaire déjà ancien :

      http://www.pauljorion.com/blog/2014/09/12/comment-rehabiliter-laction-politique-par-francois-leclerc/#comment-452406

      Quand ça s’effondre , celles et ceux qui sont « dessous » subissent mais aussi « pensent » l’écroulement et la suite . Je ne doute pas qu’ils continueront à « penser » aux droits et devoirs de la femme et de l’homme , s’ils veulent ressortir vivants des tôles tordues .

      On peut d’ailleurs noter que les avancées dans la reconnaissance des femmes ont souvent été opérées en suite d’événements violents ( la guerre de 1914-1918 par exemple) , là où « l’amour courtois » de Chrétien de Troyes ou Ibn Dawoud n’a pas résisté à la disparition de l’aristocratie où il se cantonnait .

    1. Et c’est quoi l’info ?

      Pourquoi pas citer toutes les mères et pères courage depuis la nuit des temps,
      qui n’ont jamais rien changé au cours des choses,
      à tel point que plus ça va, plus c’est pire ?

      Je critique pas ce qu’ils font, évidement, mais ça me gonfle de voir qu’on puisse s’en réjouir, sans plus se poser de questions.

      Il y a quelque chose de malsain là dedans, que j’appellerais du bisounoursisme. BeuÂrk.

      1. Pôv sméagagnol…ça nous digère mal le vitriol du bistrot à Lino avec la vieillure ? Fais pas le poids avec Lino le sméago ?
        Tu m’étonnes…contrairement à sméagagnol, l’avait un grand coeur Lino..ben vi. Un vrai bisounours like. Et oui, et oui…
        Dur dur les remontées acides Sméago ? ça nous le ronge le stomaque ? tenssion à l’ulcère…Un peu d’hépatum pour le maigre foifoie et la rate pâles et anémiées à trollpépère ?
        Ben vi, fait paslepoids, sméagagnol, alors faitlepouahaaaa…c’est plus troll..home sweet home…

        Quel humour ce sméago..

      2. Merci d’avoir répondu, Gudule.
        Au moins ça montre que vous êtes pas fâchée.
        C’est pas tout le monde qu’accepte qu’on dise les choses en face. Moi je trouve que c’est plus simple.
        Suis zéro en diplomatie.

  11. @ daniel.

    Je me permets de vous rappeler le début de ma réponse, qui me semble t-il, vous interrogeait non pas sur mes idées, mal exprimées certainement… mais sur celles posées par l’auteur…

    « J’ai beau chercher… mais rien… C’est étrange de ne pas trouver un seul commentaire de votre part sur le sujet vous proposant d’émettre une opinion, autant sur la manière dont l’auteur le présente que sur le fond des idées qu’il vous inspire…… »

    Alors que même si je me suis pas assez clairement exprimé, ayant le « mérite » d’un faible niveau d’instruction, exprimé au sujet de mon opinion sur les sujets posés par l’auteur, vos interventions se sont juste contentées d’émettre des critiques sur mes commentaires seulement. Et non sur les sujets et éventuellement la manière de les présenter de l’auteur. Que ce soit dans un sens d’approbation et/ou son contraire, aucune opinion de votre part transpire, alors que vous vous concentrez, acharnez même, sur les commentaires d’un seul… Souhaitez vous faire avancer le débat sur le fond, en y impliquant vos opinions personnelles, ou seulement sur la forme dont une personne aborde le débat… ?

    Qu’il vous soit insupportable, ou autre sentiment, que ce que vous pouvez trouver d’intéressant dans mes propos soit mal exprimé, j’assume ma part de maladresse auprès de vous et tous-tes les lecteurs-trices de ce blog en me confondant en excuse. Qu’il me faille me justifier sur la longueur de phrases parasitant la compréhension du « sujet-verbe- complément » (Défiscalisée s’appliquant à « ubérisation » et « ordinisation » du travail et de l’emploi), je peux le concevoir, et m’exécute.

    Mais néanmoins je conçois moins aisément le fait d’avoir l’impression que vous me sortiez les vers du nez, en vous exonérant d’avoir à émettre une seule opinion sur les idées posées telles que l’auteur l’a souhaité… En ce sens, je trouve votre conception de la manière de participer à un débat, quel peu étrange, quand vous sembler ne vouloir que rebondir sur les propos d’autrui, et encore qu’en les critiquant plus qu’abondamment.

  12. Wake up !
    Basta les zétiquettes et les caricatures éloignées de toute réalité humaine incarnée, féminine ou masculine.
    Vivre et survivre à n’importe quel effondrement et surtout ceux qui n’en sont pas ? Oui , m^me quand le Titanic se brise contre un ou des icebergs, une vie après la vie et m^me après la mort voire les
    morts ? Cycles, saisons, éternels retours, vies, morts ? Que l’on soit, femme ou pas, tout « l’animé » et l’apparent « inanimé » y participe.
    Une femme, et aussi un homme, TOUS, comme Juan l’affirme avec pertinence, et qu’elle soit kate-like ou gudule-like, ou pas; c’est pas un Titanic qui va nous submerger….
    Il y a une vie après le Titanic et son effondrement, certes, et ce n’est pas l’effondrement …

    https://fr.pinterest.com/pin/22236591888416025/

    http://flavorwire.com/530226/kate-winslet-channels-titanics-rose-from-atop-the-edge-of-a-cliff-on-running-wild-with-bear-grylls

    Salutations amicales, en passant, à Chaponik et Baleine.

    La nuit porte nourriture, le soleil affine la partie nourrie.
    René Char ; La parole en archipel (1962)

    La seule signature au bas de la vie blanche, c’est la poésie qui la dessine.
    René Char ; La parole en archipel (1962)

  13. « Package » effondrement. Ben voyons, après le « soliton », ça change… Le « mythe » effondrement sera le prochain terme ?

  14. Bonsoir à tous!
    Chouette!
    Pour une fois qu’une dame ose s’exprimer sur ce forum, je me demande bien ce qu’elle va pouvoir tirer de cette cacophonie masculine…(et où, jusqu’à présent, seule Colomba ose pointer le bout de son nez!)
    Il serait intéressant qu’elle nous fasse part de ses impressions et de l’état de ses espoirs après une première lecture des commentaires!
    Pour éviter les considérations générales habituellement égrainées sur le sujet du droit des femmes (et aussi afin de tenter de faire court), je crains utile de rappeler quel silence assourdissant a retentit ici même suite aux effets produits sur « Mâle Normal » qui nous gouverne, lorsque sa compagne a brigué le même poste que lui!
    Nombre de nos virils penseurs d’alors se sont tus en regardant s’embraser le bûcher médiatique au pied de Ségolène, devenue en quelques articles l’Egérie sulfureuse de quelques sous-hommes de gauche isolés…
    Il est intéressant de constater que pour elle le feu depuis ne s’est pas éteint, de peur que sa combativité ne déteigne ou ne fasse mieux apparaître aux dépends des « mâles décideurs normaux » sa capacité bien supérieure à se battre pour ses convictions.
    Bravo donc aussi à Gervaise (et d’autant plus avec un prénom si chargé en précédents funestes), et à son package « effondrement »…
    qu’il conviendra de défendre en fourbissant des armes non conventionnelles capables de rivaliser avec celles que la Marine détient!
    Il semble que le Socialiste mâle normal soit devenu un tantinet Sado-Maso ( il suffit de voir le 1er de nos ministres!) et qu’il pourrait bientôt tâter du fouet Nationaliste plutôt qu’à la douce fermeté d’une Ségolène! Tant pis pour lui!
    Allez hop! Couchée la gauche! Hop,Hop…
    Oh oui ! Que c’est bon !
    Ha Ha Ha!
    Un peu caricatural peut-être? Et alors? Je suis Charlie où quoi?
    A plus, Eric.

  15. Toc-toc!
    C’est fermé?
    Je sais, le dernier parti a déjà éteint la lumière!
    (mais non, crétin, c’était toi le dernier, que j’me dis)
    J’allume : « clic »
    Hou, hou! Y-a quelqu’un?
    On dirait bien que personne n’apprécie mes caricatures!
    Boooouh! Que je suis malheureux…!
    Que sont mes amis forumistes devenus? Quel silence!
    Tous Ropart(i)s, ainsi que notre Gervaise avec son package « effondrement »!
    Et plus personne pour la réconforter, alors qu’elle est peut-être effondrée sur son package, la pauvre!
    A moins qu’elle soit allée « chater » ailleurs sur la toile, à la recherche d’autres vieux matous machos gauchos et grincheux à fouetter.
    Revenez Gervaise, on a les mêmes ici!
    En plus les nôtres sont bien plus marrants que chez LR…
    Allez, quoi, Gervaise, la tâche n’est pas si lourde!
    Et puis il faut savoir placer la barre un peu haut!
    Bon courage quand-même,
    Et à plus, Eric.

    1. « Si Dieu existait, il serait une bibliothèque. »

      Hommage à Umberto ECCO;
      Extraits, Merci à lui :

      « Mais alors, osai-je commenter, vous êtes encore loin de la solution…
      – J’en suis très près, dit Guillaume, mais je ne sais pas de laquelle.
      – Donc, vous n’avez pas qu’une seule réponse à vos questions ?
      – Adso, si c’était le cas, j’enseignerai la théologie à Paris ?
      – À Paris, ils l’ont toujours, la vraie réponse ?
      – Jamais, dit Guillaume, mais ils sont très sûrs de leurs erreurs.
      – Et vous, dis-je avec une infantile impertinence, vous ne commettez jamais d’erreurs ?
      – Souvent, répondit-il. Mais au lieu d’en concevoir une seule, j’en imagine beaucoup, ainsi je ne deviens l’esclave d’aucune. »
      J’eus l’impression que Guillaume n’était point du tout intéressé à la vérité, qui n’est rien d’autre que l’adéquation entre la chose et l’intellect.
      Lui, au contraire, il se divertissait à imaginer le plus de possibles qu’il était possible. »

      « Il s’agissait en effet de savoir si les métaphores, et les jeux de mots, et les énigmes, qui ont pourtant bien l’air d’avoir été imaginés par les poètes par divertissement,
      ne portent pas à spéculer sur les choses de manière nouvelle et surprenante… »

      « Le diable est l’arrogance de l’esprit, la foi sans sourire, la vérité qui n’est jamais effleurée par le doute. »

      Le Nom de la Rose – Umbert ECCO

  16. Effondrement d’une civilisation. Ile de Pâques.

    Il semble que Diamond Jared – son bouquin « Effondrement: Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie », que tout le monde a lu- se soit gouré sur l’ile de Pâques ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Effondrement._Comment_les_soci%C3%A9t%C3%A9s_d%C3%A9cident_de_leur_disparition_ou_de_leur_survie )

    Pas de dégradation environnementale, mais une catastrophe sanitaire principalement.
    L’ ile n’a jamais été surpeuplée par rapport à ses ressources.
    Avec une base de 3000 habitants et une bonne maîtrise technologique, l’érection de statues mégalithes s’explique très bien.
    Bizarre que personne ne fasse référence à l’enquête de Thor Heyerdahl, voir  » Île de Pâques, l’énigme dévoilée ».

    La contestation de Diamond:
    http://arstechnica.com/science/2016/02/new-evidence-easter-island-civilization-was-not-destroyed-by-war/

    1. Excellent Daniel. C’est Diamond qu’on extermine. Fascinant comme sa théorie pascale est littéralement retournée comme un gant par Lipo et les archéologues:
      <blockquote>Easter Island is a great case of this kind of sociality in which populations seem to have mediated competition over limited resources through the community building of statues. What looks like strange behavior to us is likely central to their success. This is an area we are following up on in our ongoing research. I think we have a lot to learn from Easter Island as to what it takes to survive on an isolated and remote island with limited resources. But rather than being a « scary parable » about the effects of cultural hubris and ultimate collapse, we can learn valuable insights into strategies that lead to cooperation, resilience, and sustainability.
      </blockquote>

    2. Oui Daniel, les thèses que vous évoquez, semblent être confirmées.

      « D’autres récits de l’époque parlent d’une terre extrêmement fertile, produisant en abondance bananes, cannes à sucre et patates douces »

      « Ces recherches dépeignent un tout autre portait des insulaires : ce n’étaient pas des consommateurs de ressources irréfléchis, mais bien des pionniers de l’agriculture durable.Selon eux, ces habitants ont créé un système ingénieux pour développer la culture sur leur île et contrer les conditions climatiques rudes : ils utilisaient les pierres pour construire des milliers de brise-vent circulaires à l’intérieur desquels ils installaient leur cultures. Ils utilisaient également des éclats de roche pour conserver l’humidité des sols et les fertiliser. »

      Les moaïs marcheurs
      Lipo et Hunt sont convaincus que les statues n’auraient pas pu être déplacées à l’horizontale car les Rapa Nuis auraient été incapables de les relever. A la sortie de la carrière, les moaïs sont finis debout et ensuite déplacés dans la même position.
      Sergio Rapu, archéologue originaire de l’île de Pâques, rejoint la théorie de Lipo et Hunt. Il affirme que les statues étaient construites de telle manière qu’elles pouvaient marcher. Leur ventre proéminent les attirait vers l’avant et leur base convexe en forme de « d » permettait de leur faire rouler sur leur base.
      Le moins que l’on puisse dire est que cette technique est visuellement spectaculaire ! Le géant de pierre peut se déplacer ainsi à une vitesse moyenne de 1,35 km/h (face à 0,5 km/h pour la technique du traineau de Van Tilburg). »

      https://www.unsacsurledos.com/les-mysteres-de-lile-de-paques-lextinction-24/
      https://www.unsacsurledos.com/les-mysteres-de-lile-de-paques-les-moais-34/

  17. Société féministe en devenir. Pendant la guerre, la reconstruction continue.

    Les forces de défense du Kurdistan, YPG pour le peuple, et YPJ spécifiquement pour les femmes, sont en train d’essayer de construire une Société aux rapports humains apaisés, mettant l’accent sur l’égalité complète de la femme.
    C’est une révolution dans cette Société traditionaliste, multi-confessionnelle mais marquée par l’Islam.
    Les YPJ sont des combattantes féminines indépendantes au maximum, c’est-à-dire jusqu’aux dispositions de combat exclues où la mixité est la règle.
    Elles sont des combattantes anti-Daesh très prisées et ont, en conséquence, des pertes sérieuses et assumées.
    Le parti Kurde de Syrie dont les YPG et YPJ sont la branche militaire est en outre anti-capitaliste. Pour l’idéologie YPJ, le capitalisme est l’arme des hommes pour asservir la femme…

    Je retranscris ci-dessous une traduction sans soute approximative du serment que les combattantes YPJ prononce à la fin de leur formations militaire:

    « Basé sur le paradigme d’une société démocratique, d’une société écologique et de liberté de pensée, sans référence à la religion, à la langue, à l’ethnicité, au groupe ou parti politique; pour prendre en compte l’idée d’auto-défense, dans le respect des règlements des YPG et YPJ, devant les héroïnes et héros tombés pour la défense du Kurdistan, devant les peuples du Kurdistan et mes courageuses camarades de combat,
    Je jure
    Je jure
    Je jure.  »

    On remarquera que le serment est indépendant d’un homme ou d’une autorité nominale. Il me semble parfaitement acceptable. La formation militaire ( plutôt guerrière) prend soin d’illustrer les éléments de ce serment. Sur l’écologie par exemple, le mot d’ordre est « la Nature me protège. Je protège la Nature ».
    Il semble que la notion si importante d’auto-défense fasse l’objet de transaction entre l’idéal et la réel: récemment les YPG-YPJ ont dépassé les limites admises du Kurdistan dans leurs combats contre Daesh. En revanche leur intervention pour protéger les Yazidi est parfaitement justifiée. A cette occasion, les YPJ ont formée des combattantes Yazidi, parmi les survivantes, en groupe d’auto-défense. On imagine ce que leur pratique d’émancipation féminine représente de révolutionnaire dans cette société multi-millénaire.

    Il existe sur Internet des reportages spécifique sur les YPJ, faciles à trouver. Il est hors de doute que les infos sont marquées par la propagande de guerre, mais sans outrance pour ce que j’ai pu voir. Cela peut s’expliquer par la sympathie et la compassion que ces jeunes femmes créent chez l’observateur extérieur. La sincérité et la volonté de combattre pour des causes « saintes » sont évidentes. Et les résultats anti-Daesh -le premier objectif- sont là pour le prouver. Le second -la liberté de la femme- est plus douteux. L’anti-capitalisme revendiqué sera facilement rejeté par les forces extérieurs au mouvement et la liberté de la femme sera rejeté en même temps.
    C’est un pronostic négatif et j’espère me tromper. La religion féroce pourrait bien subir ses premiers échecs dans cette région. C’est pourquoi les Kurdes de Syrie, et en particulier les jeunes femmes kurdes, méritent notre intérêt.

      1. La dame n’a pas peur des contradictions: un chapitre contre, un chapitre pour, surtout le terminal. Dans l’ensemble et avec lecture rapide elle confirme. Sans oublier de constater que ce n’est pas fait. Ce que personne ne conteste.
        Au moins (lecture rapide) elle ne les accuse pas de trafic de drogues comme les turcs les accuse.

        Les Kurdes ont beaucoup, beaucoup d’ennemi. Al machin, le truqueur d’infos en Égypte et en Libye en fait partie.
        Article de commande -> poubelle.

        Reste qu’il existe de 15000 à 25000 jeunes filles fortement endoctrinées ( d’une idéologie conforme au féminisme occidentale sauf l’anti-capitalisme) et si il y a échec, elles vont souffrir à mort . Si un motus opérandi n’est pas trouvé avec les Kurdes, ils vont émigrer en Europe, aussi simple que ça. Ils sont au moins 10/15 millions sur les starting-block.
        La région kurde d’Irak leur donne satisfaction, les Kurdes de Syrie sont peu nombreux ( 2/3 millions) et les 15/20 millions de Kurdes turques ont été un peu dispersés dans le pays, grâce à la destruction planifiée de 3000 villages dans l’Est anatolien où le cycle répression/révolte a repris.
        Il reste que l’idéologie anti-capitaliste a peu de chance de passer. Imagine-t-on la religion féroce abdiquer ?

    1. « The truth is, no matter how fascinating it is – from an orientalist perspective – to discover a women’s revolution among Kurds, my generation grew up recognising women fighters as a natural element of our identity. Although there is still a long way to go, what some now ignorantly call « tokenism », has in fact shaped the consciousness of millions of Kurds »

      Voilà, en effet, il en va de même sur les clichés concernant les femmes en Afrique :

      Chimamanda Ngozi Adichie, féministe africaine heureuse

      « Dans un essai puissant, ironique et rapidement devenu un manifeste, la grande écrivaine nigériane entend redonner toute sa force au féminisme. En invitant les hommes à devenir féministes pour se libérer de leur domination. »

      http://www.regards.fr/web/article/chimamanda-ngozi-adichie-feministe

  18. Courageuses voire téméraires , oui, aucun doute, mais pour « l’apaisement », les combattantes peshmergas devront attendre……
    dur, dur…

    Une icône et des réseaux sociaux

    YPG/YPJ confirm Arin Mirkan carried out suicide bombing vs. ISIS in #Kobane yesterday (not unusual for PKK). #Syria pic.twitter.com/LErOzeiLab

    – Charles Lister (@Charles_Lister) 6 Octobre 2014
    Dans les rangs des combattants kurdes de Syrie, on l’appelait Arin Mirkan, mais ce n’était qu’un nom de guerre. La jeune femme qui a mené, dimanche 5 octobre à Kobani, la première attaque suicide kurde recensée en Syrie s’appelait en vérité Dilar Gencxemis.

    On en sait peu d’elle, si ce n’est qu’elle avait sans doute plus de 20 ans, l’âge minimum pour partir au front. Selon Mustafa Bali, un responsable local de Kobani, « elle a lancé de nombreuses grenades contre les hommes de l’EI (…) et après ça, elle s’est fait exploser ». Une camarade citée dans un portrait de Libération affirme qu' »elle était encerclée (…). Plutôt que d’être abattue ou, pire encore, faite prisonnière, elle a préféré se lancer sur les assaillants et se faire exploser. » Une autre soutient qu' »elle n’avait pas de balles et [qu’]il ne lui restait que son corps ».

    http://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/offensive-jihadiste-en-irak/les-combattantes-kurdes-porte-drapeaux-de-la-lutte-contre-les-jihadistes_715085.html

  19. Gervaise , je viens de relire « l’ effondrement des sociétés complexes  » de joseph Tainter . il écrit :  » l’effondrement peut être la réponse la plus appropriée  » et  » c’est un processus économique rationnel qui peut très bien bénéficier à une grande partie de la population « ( page 228) . Puisque vous mentionnez  » comment tout peut s’effondrer  » , nous pouvons y lire :  » après une catastrophe (…) , la plupart des humains montrent des comportements extraordinairement altruistes , calmes et posés  » (page 211 ).
    Nous pouvons donc être raisonnablement optimistes et : Défendre l’égalité entre les êtres humains, et notamment le droit des femmes, fera partie du package « effondrement » . cordialement .

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