L’Énergie renouvelable, c’est la vie durable, le blog de Michel-Pierre Colin : « Le dernier qui s’en va éteint la lumière », le 28 mars 2016

L’Énergie renouvelable, c’est la vie durable, le blog de Michel-Pierre Colin

Paul Jorion se demande si l’extinction de notre espèce ne constitue pas en réalité un progrès dans la réalisation de l’esprit du monde, et ce serait alors la machine intelligente qui constituerait l’étape ultérieure de la Raison dans l’Histoire, en tant que notre prolongement après que nous aurons disparu. La mission de l’homme serait-elle de faire advenir la machine intelligente ? En réalité cette idée dans l’esprit de Paul Jorion, revient à une autre forme d’espérance de vie de l’esprit après la mort. Et puisque l’espérance est démobilisatrice pour lutter contre notre extinction…

Le compte-rendu complet : Le dernier qui s’en va éteint la lumière

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73 réflexions sur « L’Énergie renouvelable, c’est la vie durable, le blog de Michel-Pierre Colin : « Le dernier qui s’en va éteint la lumière », le 28 mars 2016 »

  1. Cher M. Jorion et vous tous-tes…

    L’Intelligence Artificielle, donnera t-elle « naissance » à l’émotion artificielle, ou à sa vulgaire simulation…, à son approximation la plus résiduelle dans sa possible « envie » et/ou besoin de reproduction…?

    Le souhaitera t-elle seulement, aspirer à cet horizon de notre humanité… ? Ou en aura t-elle décidé autrement ayant prédit que ce serait alors ce qui pourrait la perdre dans son et notre inhumanité… ?

    Pourra t-elle alors t-elle se supporter en tant que pur produit de calcul dénué de vrai sentiment propre… ?

    1. Il y a bien d’autre raison de faire son deuil que l’espérance de la machine après l’extinction des feux, c’est pour la rentabilité et la sécurité des puissants qu’on a construit des machines, on ne peut pas dire qu’elle soit neutre (la télé est un objet de droite). Quel intérêt de donner la conscience à la machine vu que cette conscience serait de toute façon totalement et uniquement représentative de notre propre conscience humaine et de notre manière de percevoir le monde car elle vient de notre perception de la réalité, celle que nous allons éteindre du fait aussi de ces questions de sécurité et de rentabilité, si la machine est intelligente elle ne pourra que faire le constat de son échec et donc du nôtre. La machine serait un relais, l’homme en bout de course complètement déboussolé parviendra t-il à transmettre le devenir à la machine? Les machines ont la raison mais n’ont pas la passion, pas de raison de vivre, ce n’est même pas la vie, c’est la délivrance? Perso, cette espérance n’en n’est pas une pour moi, c’est un déluge de connerie en plus.

      1. « Les machines ont la raison mais n’ont pas la passion, pas de raison de vivre, ce n’est même pas la vie, c’est la délivrance? Perso, cette espérance n’en n’est pas une pour moi, c’est un déluge de connerie en plus. »

        Difficile de dire mieux.

      2. + 1, « Les machines ont la raison mais n’ont pas la passion, pas de raison de vivre, ce n’est même pas la vie, c’est la délivrance? Perso, cette espérance n’en n’est pas une pour moi, »

        « Icare et Dédale cherchent à fuir leur exil, Cnossos, en Crète et à retourner à Athènes, cité dont Dédale était originaire.
        Ne pouvant emprunter ni la voie des mers, que Minos contrôlait, ni celle de la terre, Dédale a l’idée, pour fuir la Crète, de fabriquer des ailes semblables à celles des oiseaux, confectionnées avec de la cire et des plumes. Il met en garde son fils, lui interdisant de s’approcher trop près de la mer, à cause de l’humidité, et du soleil, à cause de la chaleur. Mais Icare, grisé par le vol, oublie l’interdit et prenant trop d’altitude, il fait fondre progressivement la cire. Ses ailes finissent par le trahir et il meurt précipité dans la mer qui porte désormais son nom : la mer Icarienne. » (source: Wikipedia) »

        Explication et commentaire à propos du mythe d’Icare…ou quand l’homme tombe en oubliant qui il est. 16 Novembre 2010

        « L’être humain n’a cessé, et ne cessera pas de son vivant, de projeter le dépassement de son état. Voilà qui est très bien, car il s’agit de s’éloigner d’une condition, parce qu’elle est innée, inégalitaire. Mais le mythe d’Icare prévient qu’il ne faut pas être totalement amnésique avec la nature, qu’il est nécessaire de se souvenir d’où l’on vient, de celle qui nous a faite. On ne progresse qu’à partir d’un point de départ, et ce point sera toujours le même, quelque soit la distance parcourue, alors qu’aucune arrivée précise ne nous est promise…et c’est tant mieux. »

        http://philosophie.initiation.cours.over-blog.com/article-explication-et-commentaire-a-propos-du-mythe-d-icare-ou-quand-l-homme-en-oubliant-qui-il-est-61070605.html

  2. Entre l’homme et la machine, il y a solution de continuité.
    Je tiens cela des dessinateurs ou dessinatrices des cavernes, et j’en fais ma conviction.
    Vouloir garder la main sur l’hypothétique homme-machine pour ne pas perdre une once d’humanoïde-prédateur ne fait pas parti de mes rêves.
    J’espère que Paul Jorion ne me décevra pas sur ce terrain. (:-))

  3. L’extinction de l’espèce humaine est certaine si nous ne changeons pas de système. Nous sommes dans un système fermé fonctionnant aux énergies fossiles qui sont limitées, le deuxième principe de la thermodynamique nous dit que dans un système fermé l’entropie (dégradation de l’énergie) va vers un maximum, l’équilibre thermodynamique s’installe et in fine la mort. Quand votre température est égal à celle de l’environnement et bien c’est que vous êtes mort.
    A mes yeux, il n’y a pas de vie après la mort et il serait temps de couper le cordon à ces sornettes d’un autre âge.
    Nous sommes des structures dissipatives d’énergie solaire et notre manière de l’être est créer une progéniture sur laquelle on projette l’espérance d’une vie qui on l’espère pourra continuer.
    Cette espérance de vie ne pourra continuer que si nous mettons en marche un développement sur l’inéluctable énergie solaire. Cela implique un tas de bifurcations qu’il serait trop long à énumérer dans le cadre de ce billet.
    Pour ce qui est d’une hypothétique vie à partir de robot après une éventuelle disparition de l’humanité, je pense comme François Roddier, les robots continueront à obéir aux hommes comme les hommes obéissent à leurs gènes et comme les gènes obéissent à le thermodynamique.

    1. @ Michel Lambotte dit : 28 mars 2016 à 21 h 12 min

      « L’extinction de l’espèce humaine est certaine si nous ne changeons pas de système. »

      Si vous évoquez notre sortie du système solaire pour parer à l’extinction de notre espèce, cela nous laisse du temps pour trouver une solution.

      Alors pas de panique !

      http://www.notre-planete.info/terre/fin_du_monde/mort_soleil.php

      Sans aller aussi loin, J.M. Jancovici nous invite à dormir tranquille jusqu’en 2100.

      Cela laisse du temps à tous ceux qui sont plus jeunes que nous pour mettre au point la fabrication de minis soleils.

      http://www.dailymotion.com/video/xbu0ge_iter-tokamak-un-petit-soleil-dans-u_tech

      Gardons espoir.

      1. Repousser les limites de la connerie demande toujours plus d’intelligence.

        L’effondrement se produira donc lorsque notre intelligence aura atteint ses limites. C’est imminent, jducac.

      2. @ jducac
        Je ne panique pas en ce qui concerne le système solaire, par contre pour le système capitaliste je suis de plus en plus inquiet.

        Le système capitaliste ne peut survivre sans croissance pétrolière, comme il n’y en a plus cela me rassure. Va falloir inventer autre chose.

      3. @ Michel Lambotte dit : 29 mars 2016 à 20 h 17 min

        « Le système capitaliste ne peut survivre sans croissance pétrolière, comme il n’y en a plus cela me rassure. Va falloir inventer autre chose. »

        Comme chez beaucoup d’autres personnes, votre apriori négatif sur le capitalisme, vous a empêché de bien l’analyser et de comprendre son mécanisme d’action, essentiel dans l’évolution des hommes.
        Cela vous a empêché de voir qu’il est à l’œuvre depuis l’origine et qu’il subsistera jusqu’à la fin des temps.

        Comme dirait GD, prenez plus de hauteur et de recul pour mieux le voir !

      4. jducac,

        « il (le capitalisme) est à l’œuvre depuis l’origine et qu’il subsistera jusqu’à la fin des temps »

        —————————–

        Non. Impossible, et je peux le prouver:

        Dans ton système adoré, les proprios privés sont en en concurrence à celui qui mangera l’autre.
        Dans cette compétition d’ivrognes, celui qui se préoccuperait d’autre chose que du profit immédiat, et en particulier de l’avenir de la planète, se colle un handicap.

        Fatalement, il arrive un moment ou ça va les rattraper, et va dégénérer:
        Ceux qui n’ont plus rien à perdre, toujours plus nombreux, chercheront à anéantir cette civilisation capitaliste. Regarde la télé, on en parle déjà tous les jours…
        Ajoute à ça les catastrophes climatiques, et bingo.

        Si le capitalisme survit, l’espèce disparaîtra. (sauf 2 ou 3 couillons dont tu espères faire partie, qui seront réduits à vivre dans des bunkers)

        La seule solution est donc un « capitalisme » dont les Ressources primaires seraient gérées par la collectivité, dans l’intérêt général et sur le long terme, et dont la rente servirait à ça.
        Et non plus d’imbéciles « proprios privés ».

      5. @ Dominique Gagnot dit : 29 mars 2016 à 22 h 33 min

        Je ne dis pas que le capitalisme vivra éternellement. Car je penses que tout à une fin.
        Mais je dis que la vie n’est rien d’autre que l’exploitation d’un capital permettant à la fois de vivre et d’évoluer sans pour cela empêcher la mort.
        La disposition d’un capital permet de la repousser un peu plus que lorsqu’on n’en dispose pas, à l’exemple des SDF ou autres déshérités.

        Le capital permet entre autre de vivre au présent (en le consommant) mais aussi de le renouveler en l’investissant et, ce faisant, de réaliser des bons en avant qui bénéficient plus à ceux qui les réalisent les premiers qu’à ceux qui les suivent ou qui sont dans l’incapacité de le faire.

        « Si le capitalisme survit, l’espèce disparaîtra. (sauf 2 ou 3 couillons dont tu espères faire partie, qui seront réduits à vivre dans des bunkers) »

        (Ton appréciation à mon sujet, ne te grandis pas, bien au contraire. Et tu n’en prends même pas conscience. Ressaisis-toi, car cette façon de déconsidérer ton contradicteur, en usant de violence verbale, tends à montrer ta faiblesse argumentaire. Cela te dessert et dessert le blog)

        Pense-tu réellement qu’à plus de 81 ans et alors que je ne paie pas d’ISF, je compte sur autre chose que sur le capital génétique, moral et matériel que j’ai hérité de mes parents ajouté au capital de reconnaissance auprès de mes semblables, que j’ai acquis par mon travail personnel, pour survivre éternellement ?

        Ce capital s’épuisera, comme tout dans ce bas monde.

        Mais d’autres capitaux matériels et immatériels devront être constitués par mes successeurs pour leur permettre de contribuer, eux aussi, à la poursuite de l’aventure humaine, au plus loin dans le temps.

        Je te propose de poursuivre cette réflexion en prenant connaissance de l’observation suivante :

        http://www.lepoint.fr/invites-du-point/idriss-j-aberkane/aberkane-si-l-etat-etait-une-banque-30-03-2016-2028758_2308.php?M_BT=611400690568&m_i=21M3qGtBgJBf2AGtKiMnD5Fk0VV2R8UZM6QyD40xtv7qlV3VwUHrkKe_hu02cBLwL_%2BTQb_WfmeHHubl7AZQs%2Bq%2BFH8P2P#xtor=EPR-6-%5BNewsletter-Matinale%5D-20160330

      6. jducac,

        Nous sommes bien d’accord sur le rôle capital du capital, inutile de faire des tartines.

        La ou ça diverge est dans sa gestion, et là tu vires carrément dans la mauvaise foi crasse :

        – En refusant de reconnaître les conséquences dramatiques d’une gestion individuelle, qui pourtant crèvent les yeux.

        – En refusant de reconnaître qu’il soit possible de concevoir une gestion collective autre que celle de Cuba, Pol Pot ou Staline, et adaptée à une responsabilité si importante. (j’en ai pourtant parlé…)

        Devant tant de mauvaise foi la discussion est impossible.

      7. Comme le rappelait récemment Paul Jorion, l’enfer est pavé de bonnes intentions.
        Et pourquoi refait-on toujours les mêmes erreurs ? Piqûre de rappel donc. Pol Pot avait aussi un idéal de justice et de paix, aidé par les Nord-vietnamiens les khmers rouges, combattants pour la paix et la justice ont transformé un pays paisible en enfer.
        En 1917, en Russie, une masse d’humanité frustrée bouillait de colère. L’idéologie bolchevik leur offrit la cible parfaite pour canaliser leur hostilité. Tous les problèmes étaient dus aux classes possédantes et à la bourgeoisie. Il fallait donc donc leur prendre tout ce qu’elles possédaient. Mais la nouvelle idéologie ne résolut pas les problèmes.
        La Russie plongea dans une guerre civile sanglante. L’on promit aux paysans la redisribution des ressources, des terres confisquées aux propriétaires. Mais les portes du paradis s’avérèrent être un piège. Les paysans furent parqués dans des wagons à bestiaux. Le pouvoir et les ressources avaient changé de main. Ils étaient passés des mains des anciennes classes possédantes à celle d’une nouvelle élite. La nouvelle classe privilégié était la pyramide des bureaucrates bolcheviks dévoués.
        Le Mahométisme a également commencé par attirer les pauvres et les opprimés. Ce fut le combat entre riches et pauvres. Puis les leaders ascètes qui avaient loué les manières simples du désert emménagèrent dans les palais des matérialistes qu’ils avaient chassés. Etc etc.

      8. James,

        Oui, c’est vrai. Notes que avant qu’un avion ne vole, beaucoup se sont crashés. Et c’est comme ça pour chaque nouveauté, et dans tous les domaines.

        Mais il est indispensable, j’ai expliqué pourquoi, que la gestion des Ressources primaires soit collective, car ce sont des Ressources communes à l’humanité toute entière, et non à de prétendus proprios privés auto proclamés. Ok ?

        Tu ne discutes d’ailleurs pas cette évidence, tu te contente de dire « non, faut pas, car ça va faire couler du sang ».

        La question est donc : comment faire pour y arriver, sans que ça se termine en un bain de sang?

        As tu une idée pour faire avancer la discussion ?

      9. @Dominique.
        Le souci dans ce raisonnement c’est de faire passer pour quelque chose d’innovant ce qui ne l’est pas.

        Pour reprendre une phrase du livre « Le dernier qui s’en va éteint la lumière » :
        « En poursuivant leurs grand intérêts, les «  » »grands hommes » » » (je mets beaucoup de guillemets exprès, il en faudrait un sac) ont souvent traité légèrement, sans égards, d’autres intérêts vénérables en soi et même des droits sacrés… Une si grande figure écrase nécessairement mainte fleur innocente sur son passage ».
        Et bien voilà, recommencer encore et encore le même scénario c’est perdre du temps, alors que le temps nous est compté. C’est la dernière ligne droite avant l’extinction. En fait non, même l’expression est désormais obsolète. La bifurcation c’est maintenant, et pas avec des vieilles recettes.

      10. James,

        Si vous refusez de voir le problème en face, le sang n’a pas finit de couler. Peut être ne le voyez vous pas ?

        Pour illustrer le problème imaginez vous à table avec 100 convives,
        imaginez que l’un d’eux s’empiffre, entasse pour tout bousiller, pendant que les autres se battent pour un os.

        Diriez vous qu’il faut laisser le goinfre tranquille, au prétexte qu’il pourrait se fâcher ?

        Ben nous en sommes là.

      11. @Dominique
        Dans le dernier livre de Paul Jorion, c’est expliqué ainsi : la nature ne résout pas les problèmes qui finissent à se poser. Elle se débarrasse, dans sa splendide indifférence de tout ce qui ne marche pas; elle recommencera plus tard.
        La grande question qui arrive à la fin du livre : saurons nous modifier notre destin pour le bien de l’humanité ?
        Pour vivre en paix l’homme devra triompher de ce que la nature a construit en lui.

        Hubert Reeves disait déjà la même chose : la nature est efficace et intelligente mais l’éthique n’est pas son fort. La faim justifie les moyens. Les sauterelles qui déferlent sur le Sahel ont une seule loi, dévorer toutes les feuilles possibles. Elles « ignorent » que la désertification qu’elles accélèrent pourrait se retourner contre elle.s et leur sera fatale.

        La nature se comporte comme si les réserves étaient inépuisables. Paradoxe présenté ici brièvement :
        « Chez homo sapiens, tout est démesure, il y a intimement mélangé du sublime et de l’horrible. Il y a en puissance Wolfgang Amadeus Mozart et Adolf Hitler. »
        Soit on devient adulte, soit on se suicide. Nous sommes entrés dans une logique définitive de raréfaction des ressources …
        En détruisant la biodiversité et les communautés écologiques, nous créons des situations qui risquent de se retourner contre nous. La vie va continuer d’évoluer et poursuivra son chemin. Nous devons faire en sorte que nous soyons sur ce chemin.
        Ni l’Etat, ni le Marché ne peuvent plus être garants de la régulation des sociétés humaines.

        Contrairement à la logique de collectiviser les Ressources primaires, donc encore miser sur un énième grand homme homme tyran providentiel qui reproduira le même schéma destructeur avec toutes les dérives du passé, il reste l’option de miser sur la grande bifurcation (une multiplicité de bifurcations dans tous les domaines) :

        « Aujourd’hui, nous sommes engagés dans une course contre la montre. Certains d’entre nous sont prêts à tout au nom de Dieu, du profit, du pouvoir ou pour conserver leur mode de vie aussi inadapté que gaspilleur, même si cela conduit à la fin du monde.
        A l’opposé, d’autres cherchent avec sincérité des solutions valables aux problèmes humains, sociaux, économiques et politiques de notre planète. Ces derniers incarnent une conscience supérieure de ce qu’est la Vie. Face à l’avenir l’homme doit prendre position sur les finalités collectives, responsables du futur de l’humanité. La vie dépend d’un travail en commun et non d’une compétition sans pitié »
        Extraits :
        http://www.noocafe.com/a-noo/attracteurs.htm#nature

      12. « Pour vivre en paix l’homme devra triompher de ce que la nature a construit en lui. »
        ——————————-

        Pour une fois, nous sommes d’accord James.

        Pour vivre en paix,
        ceux qui accaparent l’essentiel des Ressources,
        doivent triompher de l’égoïsme que la nature a construit en eux,
        pour les mettre au service de l’humanité toute entière.

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_milliardaires_du_monde

      13. Nous ne sommes pas d’accord sur la méthode, vous misez sur la force révolutionnaire contre nature, ou comme toutes ces injonctions à la Watzlawick lorsqu’il caricature les troubles relationnels : « sois spontané » « ne sois pas égoïste ». Ca n’a jamais marché et seule la prise de conscience à l’échelle de la planète permettra un changement de valeurs, et donc un changement de comportements. Savoir si l’on sera mort ou pas avant, on verra bien 🙂
        « J’ai toujours pensé que, tant que l’homme sera mortel, il ne sera jamais décontracté. » Woody Allen

      14. « Ca n’a jamais marché,
        et seule la prise de conscience à l’échelle de la planète permettra un changement de valeurs, et donc un changement de comportements »
        —————————-
        Ca n’a jamais marché non plus.

        l’Homme ne change que sous la contrainte.
        Et s’il faut attendre celle d’être mort, il est certain qu’il sera trop tard.

        Quelle contrainte pourrait donc amener ceux qui détiennent l’essentiel des Ressources, de les mettre au service de la planète et de ses habitants?

        Une révolution n’est pas nécessairement sanguinaire:
        Regardez par exemple le sort fait aux citoyens lambda, dont on ne cesse de précariser l’existence depuis 40 ans, … Tout en douceur.

        C’est donc une question de méthode, sur laquelle j’ai quelques idées, très soft.

      15. Vous les avez déjà évoquées vos méthodes « très soft » calquées sur les mensonges des politiciens pour amener les gens là où ils ne se doutent pas, en étant persuadé que vous, contrairement à eux, vous faites ça pour le bien de l’humanité. Ce dont ils étaient tout aussi convaincus, eux, d’ailleurs, ces tyrans providentiels.

      16. @ Dominique Gagnot dit : 31 mars 2016 à 15 h 32 min

        « Quelle contrainte pourrait donc amener ceux qui détiennent l’essentiel des Ressources, de les mettre au service de la planète et de ses habitants? »

        Tu aspires à la mise en place d’une entité qui gère le bien commun de l’humanité au niveau de la planète entière.
        Mais tu tolères que nos élus, ceux qui nous gouvernent et gèrent à plus petite échelle, celle ne nos collectivités françaises, s’octroient des privilèges auxquels tu ne t’opposes pas.

        Prouve que tu es capable de corriger leurs dérives et tu seras certainement plus crédible pour porter ton ambitieux projet planétaire.

        https://www.youtube.com/embed/3i6d_KzN6pA

      17. James,

        Vous ne trouvez donc rien de critiquable dans mes propositions, puisque vous en êtes réduit à me prêter des intentions…
        Merci de l’avoir ainsi reconnu.

      18. jducac,

        « Prouve que tu es capable de corriger leurs dérives et tu seras certainement plus crédible pour porter ton ambitieux projet planétaire »
        ———————————-

        Impossible de prouver quoi que ce soit en matière de social, sinon ce serait fastoche!

        On peut juste proposer des système de gouvernement de meilleure qualité (c’est pas difficile!), et reste à étudier pour définir un optimum.

      19. Dominique Gagnot dit : Vous ne trouvez donc rien de critiquable dans mes propositions, puisque vous en êtes réduit à me prêter des intentions…
        Merci de l’avoir ainsi reconnu.
        —————–
        Quelle mauvaise foi. Nous étions plusieurs à vous recadrer à ce sujet tant cela était désolant votre façon d’essayer de racoler sur le blog en donnant des leçons sur le mode « faisons comme eux (es politiques actuels) … puis une fois »
        L’image qui venait à l’esprit était celle ci : « rentrons dans le bercail des brebis, ensuite on utilisera les même méthodes ».
        Je n’ai pas le temps de rechercher sur le blog mais vous retrouvez la discussion si besoin. D’ailleurs depuis ce jour vous avez perdu énormément de crédit de ceux qui toléraient vos invectives malgré la lassitude flagrante

      20. James,

        Qu’il y ait des critiques, c’est évident, mais de quelle nature ?
        Je te laisses le soin de les retrouver, et j’en discuterai avec intérêt.

      21. Je crois me souvenir de ce que tu veux dire.

        Rappel:

        Ma proposition est en total décalage avec la pensée dominante (pensée unique), qui monopolise les médias, soumis à la dictature du fric.

        Impossible donc d’expliquer ma proposition, sans avoir le pouvoir, et impossible d’espérer le pouvoir sans expliquer…
        Le seul moyen de casser ce cercle, est en effet de se faire élire sur un truc bidon, ensuite d’expliquer, j’allais dire rééduquer, ouvrir les œillères (le boulot est énorme), pour éventuellement…
        Il n’est pas question d’imposer quoi que ce soit.

        Connais tu un autre moyen de sortir de la dictature actuelle, imposée par le fric?

      22. http://www.pauljorion.com/blog/2016/03/31/vaisseau-spatial-terre-2/

        Le billet de Paul Jorion montre à quel point l’endoctrinement des foules est catastrophique.

        Les esprits sont pervertis à un point tel qu’ils sont incapables de raisonner hors système.
        Pour eux le capitalisme fait partie de la Nature, et à ce titre ne peut être remis en question. Le film « Demain » en a rajouté une couche…

        Comme quoi, question éducation populaire la tâche est immense. Et à défaut de disposer des gros médias, qui actuellement font tout le contraire, c’est mission impossible.

      23. Dominique Gagnot : 31 mars 2016 à 23 h 12 min
        …Je te laisses le soin de les retrouver, et j’en discuterai avec intérêt.
        ——————————————————————–
        Politique, manipulation populaire … rien de neuf à l’horizon.
        http://www.pauljorion.com/blog/2016/02/03/lurgence-de-refonder-la-gauche-en-theorie-comme-en-pratique-par-david-dahomay/#comment-588477
        Si les gens ne votent plus c’est parce qu’ils n’ont plus confiance en ceux qui sont aux manettes et non pas parce que sont tous des abrutis avec des oeillères, même si tout est fait pour les lobotomiser. Ceux que l’on nomme les élus ne représentent plus qu’eux-mêmes, l’expression hors sol leur va bien. Ils s’occupent des petits et des pauvres uniquement dans leurs discours langoureux des violons.
        Prétendre utiliser leurs méthodes pour faire passer ses idées c’est vraiment triste, c’est continuer et cautionner la petite politique qui n’intéresse plus grand monde. Quant à rééduquer le peuple, c’est une expression qui trimballe beaucoup de casseroles, de marmites, des terres de sang.

      24. Dans Vaisseau spatial terre Paul Jorion dit ceci;

        « Je ne pouvais ignorer plus longtemps qu’il existe des personnes pour qui la survie de l’espèce pourra être assurée par la simple coexistence d’efforts individuels. Or pour moi il s’agit là d’une illusion dangereuse : nous constituons une espèce sociale qui n’a dû son salut jusqu’ici qu’aux manifestations de la solidarité entre ses représentants. »

        Bien sûr que la solidarité existe et est nécessaire, mais de quelle solidarité parle t on?
        Comment peut-on mettre au pouvoir des gens enclin à réparer la planète si la solidarité dont on parle va à l’encontre de cette action, tous les « bienfaits » de la sécurité sociale sont organisés à partir de l’épuisement des ressources.
        C’est à mes yeux à partir d’actions individuelles que nous pourrons changer la vision des choses par contagion et de là organiser une solidarité en réseau et non plus en hiérarchie.
        Il n’y aura pas de nouveau messie sinon le biomimétisme et la thermodynamique dont les lois sont audessus des « lois économiques »
        Ce n’est pas l’un ou l’autre, mais bien l’un puis l’autre, individuel puis collectif.
        Dans l’histoire, tous les changelments conséquents sont dûs à partir d’un petit nombre d’individus il me semble.

      25. La solidarité en sociologie
        Soit les individus s’adaptent au groupe (coopération altruiste), soit le groupe s’adapte à l’individu. (coopération symbiotique)
        Dans la coopération altruiste notre individualité est nulle. Dans la coopération symbiotique, des individus différents se complètent mutuellement. Ce dernier type de solidarité admet et respecte les différences entre les individus.
        Une symbiose complète nécessite les deux (coopération altruiste et symbiotique).
        Nous sommes actuellement dans une phase d’individuation. Et comme le dit si bien Michel Lambotte, ce n’est pas l’un ou l’autre, mais bien l’un puis l’autre, individuel puis collectif.
        Les solutions locales sont une forme de solidarité. Une multitude d’économies locales pour résoudre un problème global. Puis réapparaîtra une culture commune planétaire (solidarité planétaire).
        Expliqué brièvement ici :
        Individuation, intégration, conscience planétaire (noosphère)
        http://www.neadigital.com/noo/volonte.htm#reconnaissance1
        Et aussi par François Roddier déjà évoqué de nombreuses fois à propos de la thermodynamique

      26. « Les solutions locales sont une forme de solidarité. Une multitude d’économies locales pour résoudre un problème global. Puis réapparaîtra une culture commune planétaire (solidarité planétaire). »

        ——————————-
        Peut être, mais alors sans Ressources, qui elles seront toujours confisquées par une minorité…
        Car on a encore jamais vu les riches devenir solidaires des pauvres.

        James, vous militez sans le savoir pour un retour au Moyen âge, et la solidarité qui va avec…

      27. Dominique, vous ne parvenez pas à vous extraire de votre raisonnement binaire, comme les robots. Je sais que vous méprisez la lecture donc les sciences, les philosophes, les ingénieurs etc. Mais vous ne pouvez pas évoluer si vous n’écoutez que vos ressentiments et votre logique propre à votre parcours de vie. Nous ne sommes plus au Moyen Age et aujourd’hui, quand on parle de solidarité locale et globale, ça n’a plus rien à voir avec les clichés que vous entretenez.

      28. Pour comprendre ce que vous entendez concrètement par solidarité voici un problème concret :

        Aujourd’hui, en France il y a environ 10 millions de personnes qui ne peuvent subvenir correctement aux besoins fondamentaux (logement, bouffe, santé,..).

        En même temps certains disposent de ressources colossales, qui permettraient de résoudre l’ensemble des besoins fondamentaux.

        Comment ce problème pourrait il se régler – concrètement – dans le monde que vous proposez ?
        Sauf à ce que ceux qui disposent de ressources colossales, je ne vois pas.
        Vont ils devenir altruistes ?

        Expliquez, mais concrètement cette fois, comme si vous étiez au pouvoir.

      29. J’ai un autre problème concret à vous poser James.

        De manière schématique l’économie tourne ainsi:

        Peugeot verse des salaires à ses ouvriers, qui leurs permettent d’acheter les voitures, ainsi que les fournisseurs de services annexes pour les usines, et aussi pour les employés… (l’économie locale en fait)

        Si demain (aujourd’hui déjà) Peugeot remplace la plupart des ouvriers par des robots, il versera beaucoup moins de salaires. Les anciens ouvriers ne percevront donc plus de salaires qui permettaient d’acheter des voitures.

        Par altruisme, et solidarité, la famille Peugeot pourrait continuer à verser l’équivalent des salaires qu’elle versait auparavant aux anciens ouvriers, afin que l’on puisse continuer à acheter les voitures.
        Sinon, il ne servira à rien d’en fabriquer, (sauf pour la famille Peugeot et leurs amis).

        La plupart des usines vont d’ailleurs disparaître, puisque devenues inutiles, faute de clientèle solvable, et c’est pour cela que je craignais un retour au Moyen âge.

        En effet, les autos ne sont pas seules concernées, toute l’industrie, débarrassée de la plupart de ses ouvriers est concernée.

        Mais vous dites que ça ne se passera pas comme ça, car on sera solidaire. Pouvez vous expliquer ?

        Évitez les généralités. Expliquez concrètement comment circulera l’argent qui permettra d’acheter tous ces produits de l’industrie, car je ne comprends pas.

      30. Dominique il faudrait un peu arrêter de caricaturer ce que chacun dit sur ce blog, comme vous le faites aussi avec ceux qui pratiquent l’agroécologie de par le monde et que vous traitez de bisounours avec leurs grelinettes et leur potager toutes les 10 lignes alors que c’est un marché qui concerne plus de 130 pays de par le monde.
        L’agriculture biologique est une agriculture durable, les agriculteurs savent que le sol fertile est un sol vivant dont chaque centimètre cube contient des milliards d’organismes vivants. Et le marché de l’alimentation écologique se porte très bien, en excellente santé financière, en constante progression, sans tous les inconvénients des technologies chimiques de l’agriculture industrielle.
        « Faire de l’agroécologie et de la culture biologique un mot d’ordre planétaire ne serait pas un retour en arrière comme certains le disent »
        Mais pour vous la biodiversité c’est trop difficile à comprendre, il faudrait confisquer les ressources puis redistribuer des carrés et des ronds, c’est plus facile à gérer.
        Les écosystèmes ça ne veut rien dire dans votre approche, c’est trop compliqué. Confisquons tout, faisons des paquets et donnons des bons points à ceux qui font preuve d’obéissance et soumission à votre système imaginaire. Vous caricaturez tout, si l’on parle agroécologie vous parlez colibris de Pierre Rahbi.
        Cela a déjà été exprimé de nombreuses fois, il ne s’agit pas simplement d’être au pouvoir pour régler les problèmes que vous évoquez. Il s’agit de commencer par responsabiliser le plus grand nombre de gens, leur faire prendre conscience que l’état surendetté ne pourra plus materner grand monde et qu’il faudra affronter de nombreuses difficultés de tous ordres. Il y aura des drames mais il faudra devenir de plus en plus autonomes pour tirer son épingle du jeu au lieu de faire l’autruche et écouter les sirènes de nos gouvernements.

        Vous évoquez environ 10 millions de personnes qui ne peuvent subvenir correctement aux besoins fondamentaux (logement, bouffe, santé,..). Et on lit un peu partout, même dans les médias mainstream que des députés gagnent jusqu’à un million d’euros par mois. Pendant que ces élites font leurs discours sur la charité tels que les vôtres, la solidarité, la fraternité, l’égalité, ceux qui les écoutent ont de plus en plus de mal à s’en sortir, d’autres travaillent 10 heures par jour et dorment dans leur voiture. Bref, on ne va pas indéfiniment brosser ce tableau pathétique.
        Forcément des mouvements sociaux vont se multiplier face à ces classes dirigeantes discréditées qui ne pensent qu’à maintenir leur niveau de vie indécent dans un contexte tel que décrit plus haut. Ne plus compter sur ces « élites » qui appauvrissent les populations passera par plus d’autonomie, il faut apprendre à refuser les dépendances et les assistanats, se désintoxiquer de ces solutions de facilité court-termistes, se prendre en charge autant que possible même si les difficultés et les obstacles sont nombreux et peuvent paraître insurmontables pour tant de gens. Il y a encore un long chemin à faire.
        Michel Lambotte est là pour nous prouver que l’agroécologie ou agriculture durable révolutionne en douceur l’agriculture. On assiste à une renaissance de l’agriculture biologique à l’échelle mondiale. Puisqu’il est question de remettre la planète en état, ces pratiques en font partie et sont à privilégier, ce sont aussi des innovations comportementales (encore une fois, il faut arrêter de les tourner en dérision en parlant de grelinette et potager, c’est vous qui vous discréditez et prouvez que vous n’avez rien compris).
        En résumé, il faut favoriser et encourager les initiatives personnelles et individuelles qui s’inscrivent dans des projets collectifs certes, mais qui intégreront cette notion essentielle : l’intérêt de chacun devra coïncider avec l’intérêt général, ce qui est loin d’être le cas dans nos modes de vie actuels, et encore moins dans ce que vous préconisez.

        Les institutions de pouvoir confisquent les autonomies personnelles et encouragent la dépendance et c’est ce que vous proposeriez si vous le pouviez. Lutter pour sa dignité, pour le respect de soi c’est bien mieux que de rentrer dans un système de dépendance mortifère. On ne va pas parler de l’allocation universelle ici, chacun ayant déjà largement débattu sur le sujet et que vous réduisez à un statut figé, comme si la vie s’arrêtait à 500 euros approximatifs par mois !
        En résumé, la solidarité telle que décrite dans les échanges précédents n’a pas grand chose à voir avec l’assistanat. Il est question de prise de conscience et de symbiose. Nous sommes engagés dans une course contre la montre mais votre rêve révolutionnaire ne résoudra rien, même si l’on peut craindre de nombreux conflits violents d’autre nature.
        Et je tiens à préciser que ce n’est pas moi qui ai parlé solidarité, je n’ai fait qu’expliquer en quelques ligne ce que signifiait la solidarité en sociologie, en renvoyant aux travaux de François Roddier et la thermodynamique de l’évolution. Prenez-en connaissance et cela débloquera vos obsessions sur la propriété des ressources primaires et les bisounours. La coopération symbiotique est un type de solidarité qui admet et respecte les différences entre les individus.
        STOP à présent, le sujet est clos pour ma part et plus besoin de rabâcher en permanence les mêmes choses que vous prenez un malin plaisir à déformer et dénaturer. Vous n’avez que ça à faire?

      31. Rectif : jusqu’à 1 million d’euros par an, bien sûr et non par mois, pour certains députés. Ce qui est déjà pas mal pour des personnes qui par ailleurs nous abreuvent de discours sur la solidarité, l’égalité, la fraternité, la charité…

      32. James,

        Vous n’avez pas – du tout – répondu à ça:

        http://www.pauljorion.com/blog/2016/03/28/lenergie-renouvelable-cest-la-vie-durable-le-blog-de-michel-pierre-colin-le-dernier-qui-sen-va-eteint-la-lumiere-le-28-mars-2016/#comment-591587

        En fait, vous êtes bien incapable d’y répondre, préférant noyer le poisson comme en témoignent vos derniers posts.
        Du vent.

        Sinon, sachez que si un député gagne « jusqu’à 1 million d’euros par an » ,
        sachez que ce que gagnent les hyper friqués, se compte en millions d’euros, non pas par an, non pas par mois, mais par jour. Oui, des millions par jour.
        Qui s’entassent, ou spéculent, car il est impossible de dépenser des sommes pareilles. Pendant que ailleurs…

        Mais ça, pour vous c’est normal.
        Et à rien foutre de plus, lorsqu’il s’agit d’héritiers, et sinon avec le seul talent de savoir jeter des populations – inutiles au profit – dans la misère pour d’autres…

        Ceci c’est le monde réel, James, et non pas le monde fantasmé par Halévy. Atterrissez.

      33. « Expliquez concrètement comment circulera l’argent qui permettra d’acheter tous ces produits de l’industrie, car je ne comprends pas. »

        Il circulera entre deux monnaies, une chaude et une froide comme l’énergie circule entre une source chaude et une source froide.
        C’est le principe de Carnot: on ne peut durablement obtenir de l’énergie libre utile qu’en dissipant de l’énergie d’une source chaude pour en rendre une partie à une source froide, l’univers entier fonctionne sur ce principe et l’homme n’y échappe pas non plus.
        La monnaie chaude pour les échanges internationnaux et tout ce qui touche à l’industrie et aux énergies fossiles, la monnaie froide fondante et locales pour répondre aux besoins élémentaires dans une économie relocalisée basée de plus en plus sur l’inéluctable énergie solaire.
        Ces monnaies existent déjà et fonctionnent comme cela, le paradoxe est que leurs créateurs les ont mis en route en ignorant la thermodynamique.
        S’il y a deux monnaies il faut imanquablement deux revenus différents, mais cela n’a aucun rapport avec une allocation même si on peut envisager un revenu de base en monnaie locale.
        Vu la chute des taux d’intérêt sur l’épargne, je pense que les épargnants vont investir dans les monnaies locales.
        La thermodynamique est audessus de l’économie, je ne vois pas pourquoi ses lois ne s’appliqueraient pas à l’économie.
        https://www.youtube.com/watch?v=5-qap1cQhGA
        Commencez à partir de 1h 05.

      34. Michel,

        Il est gentil Roddier, il explique l’intérêt (à juste titre) d’avoir plusieurs monnaies, ce que l’on pratiquait d’ailleurs entre nations avant l’Euro, et dans certaine monnaies complémentaires.

        Mais ça répond pas au problème, bien plus dramatique, que j’ai illustré avec le cas Peugeot.
        Même avec 2 monnaies, (une locale et une pour les imports/exports) ou alors je n’ai pas compris.

        Si Peugeot ne distribue plus de salaires, qulque soit la monnaie, l’économie locale ne peut plus rien importer.
        Elle se réduit à une économie de subsistance, digne des pays sous développés, que l’on rencontre déjà depuis longtemps en France, là ou les entreprises qui fournissaient emplois et devises qui permettaient d’importer ce qui n’est pas fait sur place, ont disparues.

        Alors que du temps ou Peugeot versait des salaires, cette monnaie permettait d’acheter des trucs fabriqués ailleurs, et de disposer ainsi de tout ce que le progrès technique autorise.

      35. C’est vous qui noyez le poisson et déformez tous les propos pour les replacer dans un contexte qui n’a absolument plus rien à voir avec le sujet développé.
        Ce n’est pas parce que l’on n’a pas parlé de Peugeot sur le blog que tout le monde cautionne il me semble. Par contre, que des députés censés agir et parler au nom de l’intérêt général en arrivent à gagner de telles sommes, cela ôte le dernier crédit à un Gouvernement déconsidéré. Il suffit de se promener dehors et sur le web pour s’en rendre compte, c’est impressionnant l’écoeurement ambiant. Par contre les gens ont peur et on sent la haine qui monte.

        Vous êtes absolument ridicule à demander comment ça se passera car on sera solidaire, comme si j’avais tenu de tels propos.
        Vous voudriez qu’un saint esprit vous apporte la solution sur un plateau là maintenant ? Soyez un peu sérieux. Encore une fois, il y a de plus en plus de gens qui se réveillent même si ça n’est pas assez vite. Ceux-là préparent l’après effondrement avec leurs moyens, parfois minuscules moyens, sans savoir quelle sera l’ampleur de cet effondrement. C’est vous qui êtes complètement dans les choux à ressasser vos ressources primaires.
        A vous écouter tout le monde vit sur un nuage rose et ne voit pas que la robotisation supprime de plus en plus d’emplois.
        Vous dites vous même avoir réussi à garder un job de salarié péniblement jusqu’à la retraite, alors c’est un peu facile de donner des leçons à tout le monde sur le monde réel en ayant vécu comme un planqué. Qu’en savez-vous du monde réel ? C’est vous qui fantasmez. Laissez agir ceux qui ont des idées et des projets et arrêtez de critiquer toutes les initiatives sans n’y rien comprendre. Sans passion rien ne se fera, c’est ça qu’il faut encourager au lieu d’attiser le ressentiment et les haines contre ceux que vous nommez les hyper friqués. Vous n’avez aucun moyen de lutter contre ça et le monde réel est ailleurs justement. Par contre donner le goût d’entreprendre aux jeunes et partager ses expériences comme le fait Michel, ça serait un peu plus utile que de chercher à les dégoûter de travailler et en faire des générations de frustrés s’ils vous écoutaient. Oui ça va être difficile, pour tout le monde, raison de plus pour s’y préparer au lieu de rabâcher toujours les mêmes choses.

      36. @ Dominique Gagnot dit : 2 avril 2016 à 23 h 44 min

        « En fait, vous êtes bien incapable d’y répondre, préférant noyer le poisson comme en témoignent vos derniers posts.
        Du vent. »

        Crois-moi Dominique, tout le monde gagnerait beaucoup, toi le premier, si tu ne prêtais pas de mauvaises intentions ou une dose de mauvaise foi aux personnes qui t’apportent la contradiction. Les piques que tu décoche à James tu m’en a adressé de semblables maintes et maintes fois, sans que je change d’avis.

        Travaille ton argumentation de sorte à ce que nos échanges nous mènent, collectivement, vers des chemins utiles, basés sur le réalisme au moins autant que sur un idéal qui n’est probablement pas de ce monde.

        Je te souhaite un excellent dimanche.

      37. En résumé, James, Jducac

        Je propose de remplacer le capitalisme des rentiers, car source de tous nos problèmes, exposés de multiples fois, par un capitalisme encadré par un système de collectivisation des Ressources primaires.
        Ce qui permettrait à tous de vivre bien, et de plus en réparant la planète!

        Vous rejetez sans la moindre discussion, cette proposition (que j’ai par ailleurs expliquée).
        Le capitalisme des rentiers ne doit pas disparaître. Point. C’est comme ça et ne se discute pas. Bon….

        En conséquence, une grosse majorité de la population mondiale devra crever (on ne sait pas comment)
        On ne sait pas non plus si vous envisagez d’en faire partie.

        De sorte à ce que les survivants puissent continuer à dilapider ce qui reste de Ressources, toujours dans un capitalisme délirant.

        Il faut encourager ceux qui s’y préparent, ce qui d’ailleurs ne garantit pas leur survie, mais au moins pendant ce temps là ils ne parlent pas de changer ce système adoré.

        Seuls les plus forts/malins, sans complexe, survivront, comme d’habitude, et feront la loi, comme d’habitude.
        Ce doit être comme ça, Marc Halévy l’a dit, ça ne se discute pas. Amen.

      38. James, jducac,

        Vous défendez cette minorité qui veut absolument conserver le Pouvoir, et donc le contrôle des Ressources, comme elle le fait depuis tout le temps. (Autrefois c’était le pouvoir du Roi, aujourd’hui c’est le pouvoir des Hyper friqués)

        Que les autres habitants de la planète survivent autour de potagers collectifs, vous convient parfaitement.
        Sinon qu’ils crèvent ne vous dérange pas le moins du monde.

        Seulement, c’est parfaitement inavouable.

        D’où votre enfumage incessant, qui fait feu de tout bois :
        les politiques coûtent cher et ne servent à rien,
        nous détruisons la Planète car nous sommes trop nombreux,
        les riches ne sont jamais trop riches,
        et autres balivernes à 100 sous.

        Ceci s’étalant dans d’interminables logorrhées, pour bien noyer le poisson.
        Mais c’est comme ça! On a pas finit d’entendre vos sornettes…

    2. @ Michel
      «A mes yeux, il n’y a pas de vie après la mort et il serait temps de couper le cordon à ces sornettes d’un autre âge.»
      Si n’y a pas de vie après la mort, vous êtes déjà un robot(biologique) et vous ne le saurez jamais puisque après votre mort il n’y aura rien, esprit comprit.
      Et ce robot biologique il y a bien quelqu’un qui la fabriqué, qui? Et pourquoi?
      Et si vous êtes un robot, pour quelles raisons il aurait été fabriqué aussi sophistiqué, intelligence?, compassion, sentiment, amour induit par le jeux des hormones: certainement pour favoriser la reproduction et renouveler la main d’oeuvre, très pratique……..
      Tout cela n’est pas nécessaire pour être de simples «gold digger», mais il est bien de se poser la question et d’y réfléchir encore….
      Et finalement pourquoi se poser ces questions si il n’y a rien après, le constructeur y a été fort dans les options….. comme la conscience

      1. Je ne pense pas que nous somment des robots biologiques si nous ne croyons pas à l’audelà.
        Il n’y a personne qui a créé le robot biologique que nous sommes, toute la vie s’est réalisée sur terre par auto-émergence pour dissiper de mieux en mieux l’énergie solaire.
        Par unité de masse, les sociétés humaines dissipent 10 000 fois plus que le soleil.
        A cause des énergies fossiles nous dissipons mal par rapport à l’organisation biologique qui existait avant nous.
        Le fait d’accepter un constructeur ou un concepteur nie l’auto-organisation de l’univers, poutant la thermodynamique nous le prouve, c’est n’est que mon avis.

      2. Michel,

        « toute la vie s’est réalisée sur terre par auto-émergence pour dissiper de mieux en mieux l’énergie solaire. »

        ——————-

        Et pourquoi la vie, plutôt que des cailloux, qui eux aussi peuvent dissiper en réfléchissant/réémettant simplement l’énergie solaire?

      3. @Michel Lambotte dit :
        29 mars 2016 à 20 h 50 min
        Je considère votre avis comme une hypothèse comme mon commentaire en est une également……on ne peut cependant rien prouver….
        Je peux dans le même sens poursuivre la mienne et brièvement…… si ici sur terre nous pouvons considérer, du moins sous certains aspects déterminants, que nous sommes au sommet d’une hiérarchie donc supérieur aux animaux, dont plusieurs que nous avons domestiqué et manipulé génétiquement et qui par la suite exécutent des choses qu’ils n’auraient jamais fait si laissé à eux-mêmes.
        À partir de là est-il possible de penser que nous ne soyons nous-mêmes qu’un échelon de cette hiérarchie et qu’au dessus de nous se trouve des êtres de beaucoup plus supérieur à nous, à tous point de vue et avec toutes sortes d’intentions, il y a une ici une évidence…… Nous ne serions pas au sommet de l’Univers……
        Hypothèse évidemment.

      4. Bien sûr qu’une espèce plus évoluée que nous peut exister dans une autre galaxie, je pense pour ma part que l’urgence de le savoir n’est pas là. L’urgence, comme je l’ai montré plus haut, est de nous sortir de ce système thermodynamique fermé qu’est le système capitaliste.
        C’est vrai que je ne peux pas savoir s’il y a oui ou non vie après la mort, on peut tout aussi bien dire que ce qui reste denous après la mort est ce qu’on laisse derrière nous de bon ou de moins bon.

      5. @Alain Audet
         » Et finalement pourquoi se poser ces questions si il n’y a rien après, le constructeur y a été fort dans les options….. comme la conscience « 

        A supposer qu’il n’y ait pas de « constructeur », qu’il n’y ait « personne », alors le mystère est encore plus grand !!!
        qui ne pose pas moins de questions,
        questions que « l’évolution » nous aurait permis de se poser,
        (sans réponse ?!?!)
        la perverse 🙂

    3. Que les religions soient une connerie destinée à manipuler les foules, c’est une certitude. On en comprend bien l’intérêt:

      La religion Capitaliste, dont les prêtres sont formés dans nos plus « grandes » écoles (Polytechnique, ENA, Mines, …), sert les Grands propriétaires.
      C’est celle qui dispose des plus gros budgets, et fait donc la loi.

      L’Église catholique, en comparaison a un budget dérisoire. Elle a du se soumettre à la religion Capitaliste, qu’elle sert avec dévotion, car elle le lui rend bien.

      Les autres religions, même si elles ont de nombreux endoctrinés, sont dans une opposition qui génère des troubles fêtes.

      De la à en déduire que après la mort biologique il n’y ait plus rien, c’est aller un peu vite en besogne.
      A moins d’y être allé voir, il est difficile de se faire une idée.

    4. @ Michel Lambotte dit : 29 mars 2016 à 20 h 17 min

      « Le système capitaliste ne peut survivre sans croissance [pétrolière et autre ], comme il n’y en a plus cela me rassure. Va falloir inventer autre chose. »

      C’est bien sûr, vous avez raison. Il suffit de voir combien de fonds collectifs d’investissements spéculatifs se déclarent en difficulté à W.S. Difficile, en effet, de promettre du 10% mini. quand le citron a déja été pressé et qu’il ne se renouvelle pas.

      Quant à être rassuré, c’est plus douteux… De quoi ne seraient pas capables ces forcenés de l’exploitation quand ils en sont réduits à racler l’os ( ou sucer le pépin de citron…). Ils vont encore s’arranger pour que la catastrophe, ils l’a contemple du balcon. Il faut dire aussi que les citrons pressés commencent en avoir assez d’être squeezé. Ça pourrait bien tanguer…

      Grandeur et misères du capitalisme ordinaire, l’une petite, les autres immenses .

      1. Lambotte,

        ILS sont en train de dévorer notre épargne en jouant sur la taux d’intérêt,

        À 0,75% le livret A ou 1,25% le livret d’épargne popu, avec une inflation 0 en 2015, j’appelle pas ça de la dévoration, vraiment pas. L’était paysan ton père, non ? Atavisme chouinard donc, excusable donc.

  4. @Michel Lambotte
     » A mes yeux, il n’y a pas de vie après la mort et il serait temps de couper le cordon à ces sornettes d’un autre âge.

    C’est ce qui peut apparaître dans notre cadre…
    Alors, par esprit de contradiction ;-)… je me risque sur un terrain hautement farfelu, restant cependant dans le cadre et le temps d’une énergie solaire disponible…
    Imaginons qu’avec toutes nos traces laissées dans le « cloud », dans le « big data », finisse par émerger, après notre mort physique, une conscience liée à notre personne ou à un groupe de personnes ayant des affinités…
    L’exercice est difficile voire impossible de notre vivant.
    Mais après tout, que savons-nous de la « conscience  » ?

    Peut-être nous faudra-t-il recevoir encore quelques bonnes « dégelées » en provenance de notre soleil pour franchir un cap, avant que le soleil soit éteint par le dernier qui s’en va 🙂

  5. Dans le dernier billet Jacques Seignan pose cette question:
    « … est-il toujours besoin d’y revenir, de réinventer l’eau chaude ? »

    Sans doute non, si la limpidité de l’argumentation était transmissible d’un cerveau à l’autre, ce que ne parvient pas à faire la Vérité !
    Alors oui, il faut que chacun réinvente, c’est-à-dire fasse le parcours (guidé cependant) pour se réapproprier le chemin parcouru par l’auteur, le confrontant à son expérience propre pour finir par nourrir et renforcer une fédération…
    S’abstenir serait faire « acte de foi » quasi religieux.
    Or l’avenir de l’humanité ne tient qu’à un fil: l’émergence de la pensée libérée, devenue autonome… mais pas moins communicante.
    Il se pourrait que nous ayons cette chance: que les technologies nous offrent cette possibilité au moment où la désespérance s’accroît pour bien des raisons.
    Encore faut-il ne pas brider cette cruciale opportunité.

    1. Le cloud ? Techno. ?
      Du vent oui et une arnaque de première.

      Avant cette arnaque, vous gardiez vos données sur votre PC ou portable, bien au chaud chez vous. La NSA était à la peine pour en prendre connaissance, il lui fallait attendre que vous les transmettiez ou bien une bonne liaison internet et du temps, beaucoup de temps. Mais ça lui faisait des tas de porte dérobée à gérer. ( porte dérobée: back door pour les saxons.)

      Avec le cloud, c’est plus simple: tout lui est offert comme sur un plateau. Sûr même que les centre stockeurs lui mette à disposition une entrée facile, et on sait ce que vaut le cryptage…

      Vraiment, le cloud est une « invention » géniale, vue de la NSA.
      Mais que ne ferait-on pas pour faciliter les études sociologiques à grande échelle de ce bienfaiteur public ?

      1. @daniel
         » Le cloud ? Techno. ?
        Du vent oui et une arnaque de première. « 


        Bien vu !
        C’est du même tonneau que tous les services gratuits offerts ici, là, ailleurs, partout… nous poussant à devenir « les services » et/ou « au service de »…

  6. Cette idée du robot portant le souvenir de l’existence de l’homme me laisse perplexe. L’humain lui-même a changé, oubliant en chemin, un peu d’humanité.

    1. @Armelle
       » Cette idée du robot portant le souvenir de l’existence de l’homme me laisse perplexe. « 

      Pour tout vous dire: moi aussi ! Mais où l’humain s’arrête-t-il donc ?
      Cette question se pose si l’on compare l’énormité des questions que l’humain peut se poser au peu de réponses qu’il peut trouver le temps de sa « vie »…

  7. Paul Jorion se demande si l’extinction de notre espèce ne constitue pas en réalité un progrès dans la réalisation de l’esprit du monde, et ce serait alors la machine intelligente qui constituerait l’étape ultérieure de la Raison dans l’Histoire, en tant que notre prolongement après que nous aurons disparu. La mission de l’homme serait-elle de faire advenir la machine intelligente ? En réalité cette idée dans l’esprit de Paul Jorion, revient à une autre forme d’espérance de survie de (notre ?) l’esprit après l’extinction de notre espèce.
    Personnellement je pense que si, comme le dit Paul Jorion, l’espérance est démobilisatrice pour lutter contre notre extinction, il faudrait éviter, dans ce cas, de faire advenir la machine intelligente ! Et plus probablement, toute forme différente d’intelligence qui adviendrait sur la planète après l’extinction humaine – en supposant qu’elle découvre nos traces archéologiques – devrait ne pas s’intéresser à l’intelligence humaine plus que nous-mêmes nous intéressons à l’intelligence des dinosaures ! Ceci dépends quand même de la grandeur du fossé entre leur niveau d’intelligence et le nôtre.

  8. Bonsoir !
    Je commence donc tout juste la lecture de Le dernier qui s’en va…
    Et, bizarrement ma première réaction, a été de me dire :
    Quand même, faut avoir un sacré « culot » pour écrire un essai comme ça !
    Je lis les billets de P.J. depuis quelques années, je me suis donc un peu familiarisé avec son intelligence… que je trouve assez particulière. Et, je devine que la question qui va bientôt trotter dans ma tête sera d’imaginer jusqu’où P.J. va oser « châtier » notre espèce, selon l’adage qui aime bien châtie bien.

    J’entends par châtiment littéraire – voilà ce qui va impitoyablement nous arriver si nous n’agissons pas différemment – bien sûr et avant tout, une preuve d’intérêt et d’amour de l’auteur pour ses semblables, afin de les alerter sur les nombreuses et immenses faiblesses du genre humain.

    Or, au plus profond de ce constat désespérant, il se trouve que justement, par une bien étrange coïncidence, ce que nous ne parvenons toujours pas à faire sur un plan purement humain depuis plusieurs millénaires, au moins depuis Socrate, comme le fait remarquer justement P.J., certains commencent à croire que grâce à la technologie, quelque chose, sous la forme d’une machine intelligente ou d’un humanoïde amélioré arrivera à toucher du doigt cette perfection si longtemps espérée : L’Ère du zéro défaut !

    Sur un plan plus psychanalytique, nous effectuons donc en quelque sorte un transfert, de ce que nous désignons aujourd’hui comme étant nos imperfections humaines, sur la Technologie afin de trouver en elle, quelque chose pour combler, selon notre propre aveu, toute notre impuissance et également notre indignité croissante, dont nous prenons tardivement conscience maintenant arrivés… au bord du précipice.

    Mais ce recours aux techniques pour parfaire notre éducation, améliorer notre santé, combler toutes nos défaillances physiques, etc., n’est en réalité que le prolongement du même désir millénaire, pour justifier le fait que nous considérions toujours la nature comme foncièrement injuste envers notre espèce en manifestant à l’extrême l’envie de la soumettre, et en nous soumettant maintenant nous-mêmes au Meilleur des mondes que nous annonce le progrès technique.
    Le plaisir ultime de notre espèce deviendrait alors le goût « inverti » et total que nous prendrions à nous voir souffrir… jusqu’au bord de l’ extinction ?

    1. Vous cherchez bien des complications…
      On développe des robots, car cela permet de mettre travailleurs, ou soldats, (qui coûtent beaucoup plus cher à l’entretien et sont moins performants) au rebut.
      Et aussi de vendre d’amusants compagnons aux fortunés.

      N’allez pas croire qu’il y a une once de réflexion dans cette évolution.
      Comme d’habitude, rien n’est réfléchi. Tout est guidé par le profit financier de la minorité…

      1. Voyez comment la France s’apprête à « armer ses drones », enfin les drones qu’elle achète aux américains…
        Il y a des profits et des emplois à la clé !
        Les bénéficiaires de ces derniers sont déjà formés à ne pas se poser d’interrogation éthique, également à accepter le fossé entre leur futur salaire (précaire) et les profits des marchands de canons…

      2. @ Dominique Gagnot
        Au risque de vous décevoir, je pense en effet que le sujet est beaucoup plus large, plus complexe et plus important que vous ne le supposez, en le réduisant à la seule question de la minorité qui nous gouverne « guidée » par le pouvoir de l’argent-roi.
        Moi, je vous parle du « renversement symétrique » en cours entre organisme vivant et machine intelligente, et les conséquences d’un tel renversement pour les êtres biologiques que nous sommes encore.

        « Rien n’est réfléchi » ?!
        C’est peut-être vrai au fond. Néanmoins, il existe bien un « mécanisme » émotionnel qui associe le plaisir organique de se reproduire à la pulsion de tuer pour survivre. Et, dans ce jeu fonctionnel renversé entre « nature » et « machine », quelle rôle restera-t-il pour l’homme de demain ?

        Enfin, l’Espoir ne peut plus servir à une société de seul guide en attendant qu’elle trouve une meilleure place à prendre dans le bonheur. Mais pareillement, comment l’humanité pourrait-elle évoluer encore longtemps dans une société vivant sous le diktat mortifère du profit ?

        J’allais en terminer là, quand avant de lancer mon commentaire sur le blog, je reprends le bouquin pour voir où j’en étais dans ma lecture.
        C’EST QUOI, NOTRE ESPÈCE ?
        – Les exigences potentiellement conflictuelles de la survie individuelle et de celle de l’espèce

        Et là, quelle ne fut pas ma surprise en tombant sur le passage où Paul Jorion évoque le conflit entre pulsions de vie (« Eros ») et pulsions de mort (« Thanatos ») . Puis la réponse magique d’Annie le Brun à la question de Paul Jorion : « Pourquoi voulons-nous perpétuer notre vie alors que s’offre à nous l’option de l’interrompre ? »
        Annie le Brun : « Par curiosité, pour voir ce qui se va se passer maintenant ! »
        Rien que pour lire cela, ce livre mérite d’être acheté. Quelle merveilleux retour à un problème, tant il vrai que la curiosité nous pousse à nous écarter de la norme, de la régularité et de la règle… qui risque de ne pas durer.

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