La robotisation est une chance à saisir pour humaniser le système économique, par Stéphane Gaufrès

Billet invité.

Les machines sont apparues il y a peu dans l’univers humain, d’abord dans l’industrie, puis dans notre quotidien. Leur premier âge est celui des machines-outils, mécanismes dévolus à la réalisation d’une tâche précise, commandée et maîtrisée par l’utilisateur. Dans l’espace domestique, un robot-mixer, un aspirateur ou une perceuse se situent pour nous dans la continuité des outils inanimés qui les ont précédés. Certaines de ces machines « non-intelligentes » nous sont pourtant apparues avec un certain « supplément d’âme », plus proches de notre intimité et de notre identité : une voiture, une moto, (une machine Nespresso ?) ont pu avoir un statut « social », c’est à dire ont pu participer, dans la représentation que nous en avons, aux attributs de ce que nous revendiquons comme notre être propre, identifié, identitaire et partagé. L’intelligence artificielle est en train de transformer les relations homme-machine dans ce sens, et bien au-delà.

Le robot est tout d’abord une machine dotée d’une autonomie physique, il peut donc prendre une décision seul et interagir avec son environnement matériel ou logiciel. Comme Dumouchel et Damiano, dans Vivre avec les robots, nous pouvons nous interroger sur les conditions de son interaction avec les individus humains quand le robot devient « intelligent ». Un robot capable de faire « acte de présence », c’est à dire d’identifier un humain, d’attacher son attention sur lui, et de comprendre quand l’humain s’adresse à lui, un robot capable de se positionner par rapport à l’humain par des « actes d’autorité » perçus comme probants ou légitimes, un tel robot se retrouve dès lors à l’intérieur de l’espace cognitif du sujet, c’est à dire, selon la théorie de Girard reprise ici, partie prenante du processus mimétique qui oriente nos désirs. En d’autres termes, on pourrait dire que le robot qui porterait sur nous un « jugement », une « considération », que l’on pourrait juger valable bien que d’origine non-humaine, appartiendrait de fait à cet « autre intériorisé » qui guide inconsciemment nos décisions et fait partie de notre individualité. Nous sentons bien que dans cette opération, le robot, ce robot-là que j’ai en face de moi, ne peut être l’unique et totale propriété d’une entité extérieure (capitalistique). Il y aurait en cela une sorte « d’indignité », compte tenu des relations que j’ai avec lui. C’est là qu’est la faille à exploiter.

C’est à cet endroit qu’il faut saisir le témoin et s’interroger sur la place économique et politique que peut ou que doit occuper une telle entité « robot » (qu’elle soit physique ou logicielle). L’enjeu est de taille car le « travail » économique du robot intelligent est forcément adossé à un système assurantiel garantissant les ratés dus à son imprévisibilité et à son autonomie. Le tout forme un énorme conglomérat capitalistique qui est d’ores et déjà en train de confisquer l’utilité de l’activité générale au profit du petit nombre. Il faut donc créer un état civil des robots, qui comporterait certes une part (en propriété et en responsabilité) pour son fabriquant et concepteur, mais aussi une part, (également en propriété et en responsabilité), inaliénable à un individu, selon une déclaration des droits, et liée à un groupe social constitué, par exemple, un Etat. Les robots auraient donc une nationalité, des droits et des devoirs. Si la part capitalistique de la propriété reste « internationnalisable », donc pouvant être détenue par une entité étrangère, la part « sociale » serait elle liée au pays dans lequel le robot « existe ».

C’est donc « aimer » les robots qu’il nous faut, pour imposer aux siphonneurs de profits un lâcher prise sur leur droit de propriété. Ne croyons pas qu’il s’agit ici d’une sorte d’infantilisation, d’aimer les robots comme des poupées. Les robots sont souvent des logiciels qui peuvent nous livrer une certaine vision du monde, comme les agrégateurs d’actualités ou tous les algorithmes de notation. Il s’agit de constater simplement la part que prendront en nous des entités dotées d’intelligence artificielle, c’est à dire « d’égards » à notre endroit. Et utiliser cette proximité pour faire revivre, finalement, la description première de Marx du capital comme travail accumulé, donc comme partie de notre existence, et part d’humanité.

D’ores et déjà, on peut se poser des questions comme : à qui appartient « mon » compte Facebook ? Il faudra se servir de la force de la légitimité que donnera l’inscription des robots intelligents dans notre identité, dans notre système affectif, pour réduire la part spéculable et mondialisable de la propriété des moyens de production, de manière plus générale.

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115 réflexions sur « La robotisation est une chance à saisir pour humaniser le système économique, par Stéphane Gaufrès »

  1. L’exemple du compte facebook n’est pas judicieux. Si le fichier stockant les données du compte est en France ou manipulé par une société domiciliée en France, il est alors sous l’emprise de la CNIL et la question ne se pose plus (le compte appartient à facebook). S’il s’agit bien d’une entreprise (donc commerciale), la déclaration est obligatoire, s’il s’agit d’une initiative privée (blog) alors aucune déclaration n’est nécessaire. Dans tous les cas, le fichier appartient à celui qui détient l’entreprise ou le blog.

    1. L’exemple de Facebook est très intéressant. Si FB est propriétaire, au sens traditionnel du mot, de mon compte, alors il peut le détruire selon son bon vouloir et sans raison particulière. Or s’il le faisait, son modèle d’existence s’effondrerait à l’instant même. La propriété qu’il a sur nos comptes est donc toute relative, et FB en a bien conscience.
      Lorsque Facebook a censuré une photo de guerre du Vietnam, il y a quelque temps, une ministre Norvégienne a réagi en la publiant (et en se faisant censurer). C’est bien que Facebook occupe une place qui va au-delà de l’ordre commercial privé, et doit donner des comptes à un niveau moral, et « publiquement ». C’est ce qu’il fait d’ailleurs. On voit bien que la notion de propriété commerciale a déjà changé, même si pour l’instant, toutes les décisions prises sont à la discrétion de la firme. (Qui a bien compris l’enjeu et qui marche sur des oeufs).

      1. « alors il peut le détruire selon son bon vouloir et sans raison particulière. »
        Non. Il y a des conditions d’utilisation qui vous ramènent à un contrat entre Facebook et vous. Il faut lire ce que vous acceptez, que le service soit gratuit ou pas d’ailleurs.

        « une ministre Norvégienne a réagi en la publiant (et en se faisant censurer) »
        Encore faux. FB a fait marche arrière. Il faut comprendre que dès lors qu’il y a un service de modération, il y a obligation de censurer ce qui est hors la loi. Et le modérateur peut se tromper dans son jugement. Les gens doivent-ils être infaillibles ?

        « toutes les décisions prises sont à la discrétion de la firme. »
        N’importe quoi.
        FB se prend aussi bien des procès pour des diffamations passées outre la modération, que pour des contenus supprimés par trop de modération (votre cas d’ailleurs pour la photo dont vous parlez). En matière de diffamation d’ailleurs, 2 personnes tenant le même propos exactement seront condamnées.. ou pas. N’est ce pas un peu abuser que de reprocher à FB ce que même deux juristes ne savent pas juger à l’identique ?

        Et si vous n’aimez pas le gratuit, passez au payant.

      2. @EquerreEtCompas
        Il ne s’agit pas de juger Facebook, mais de voir ce que la structuration de sa propriété commerciale a d’original par rapport à la propriété classique des entreprises, de se demander pourquoi c’est ainsi, et ce que ça peut présager pour l’avenir.
        And keep cool 🙂

    2. FB n’est en rien propriétaire des contenus des comptes. Le contenu et les informations que vous publiez sur Facebook vous appartiennent, comme le dit bibliquement la déclaration des droits et responsabilités du contrat passé avec Facebook Ireland Ltd. Seule une infraction à cette déclaration ou un risque juridique pour FB peuvent entraîner une résiliation ou censure d’un compte.

      1. Cette phrase qui est au début des conditions de Facebook veut simplement dire que les éléments postés ne deviennent pas de ce fait la propriété de Facebook. Dire à qui appartient le compte, c’est autre chose. (Un compte, c’est aussi un historique, un ensemble d’amis, des posts likés… toutes choses qui ont une valeur en soi, demandez aux publicitaires… et à ceux dont on a fermé le compte, abusivement à leur yeux).
        On pourrait peut-être diviser la chose ainsi :
        – L’usus de mon compte m’appartient, mais aussi à FB pour ses statistiques.
        – Le fructus de mon compte appartient à Facebook (interdiction dans la charte de l’utiliser à des fions commerciales)
        – Abusus : il est partagé entre moi qui peut fermer mon compte, et FB qui le peut aussi. (Ne pas croire que les « infractions au règlement » constituent une règle opposable, comme dans la justice civile. L’infraction au règlement peut être constituée sur des critères vagues et subjectifs, et reste à l’appréciation de FB, il me semble. Quand FB fait le ménage et supprime 125.000 comptes, comme en 2011, pour diverses raisons, soyons sûr qu’il s’est bien garanti sur la possibilité d’avoir 125.000 procès.)

      2. Lapsus très révélateur !

        Tout « compte » fait , à « l’usage » , c’est toujours « l’abusé » qui l’a dans le ….

        C’est à son « fructus » qu’on juge le robot .

      3. Ton compte est ta propriété exclusive mais il est logé à titre gracieux chez Facebook, qui ne peut te virer que pour infraction aux règles du contrat de bail.
        Comme pour toute copropriété, usus, fructus et abusus sont plus ou moins partagés, et les termes du contrat rarement respectés.

    1. Dardot et Laval citant Harvey explicitent « l’accumulation par dépossession », qui est la spoliation -en souterrain- des Communs par les riches, utilisant pour cela l’Etat lui-même. La proximité affective nouvelle que nous avons avec les robots -et donc avec le capital- me semble faire irruption dans ce jeu secret et mafieux, puisque elle tend à l’individu son miroir dans le capital lui-même.
      Les nouveaux « droits d’usage » qu’ils promeuvent en conclusion, en opposition au droit de propriété, devraient selon eux être gérés uniquement par ceux qui ont la « garde » du commun en question, ceux qui sont « co-acteurs ». Si on considère que la dernière « machine » est le réseau social sur internet, on peut dire que les machines n’auront pas un rôle neutre dans la mise en oeuvre de la chose, et que l’intersubjectivité nécessaire se construira aussi par elles.

  2. Paul Mason et les « business class neo-luddites » :
    https://www.theguardian.com/books/2015/jul/17/postcapitalism-end-of-capitalism-begun

    […] Information is a machine for grinding the price of things lower and slashing the work time needed to support life on the planet.
    As a result, large parts of the business class have become neo-luddites. Faced with the possibility of creating gene-sequencing labs, they instead start coffee shops, nail bars and contract cleaning firms: the banking system, the planning system and late neoliberal culture reward above all the creator of low-value, long-hours jobs.

    Innovation is happening but it has not, so far, triggered the fifth long upswing for capitalism that long-cycle theory would expect. The reasons lie in the specific nature of information technology. […]

  3. Laissons travailler les machines et finissons-en avec le travail.

    Relisons plutôt Bertrand Russel, Elisée Reclus, Henri Laborit, Paul Lafargue, …

    Ne passons pas toute notre vie à payer notre pierre tombale ! disait le poète-philosophe.

      1. C’est vrai que ça serait super de n’avoir plus qu’à s’occuper en faisant seulement ce qu’on aime.
        Mais il y a un hic ! qui est qu’il faut leur donner à bouffer ! Elles vont donc bouffer quoi nos machines ?
        Des patates ? Du pain ?
        Ou alors de l’électricité ? C’est à dire du pétrole ! Alors que ce sale cailloux liquide vient à s’épuiser !
        Et avec quoi on va les fabriquer ces machines ? Avec des métaux extraterrestres ! Parce que les terrestres, ils viennent à se faire rares et de plus en plus couteux en pétrole !
        Il faut raison garder et garder les pieds sur Terre. D’ailleurs, on peut pas faire autrement.

    1. Le grand sujet qui s’offre comme jamais à nous, c’est bien entendu d’en finir avec le travail humain, partout ! Je ne comprendrais jamais cet acharnement à vouloir travailler pour travailler, ça me dépasse.

      C’est hallucinant dans les pays développés le nombre considérables de gens qui se lèvent tous les matins pour aller bosser dans des boulots complètements débiles et inutiles. Remettre les gens au travail, donner du travail aux gens, travaillez, on entends ça partout, tout le temps ! Plus crétin, tu meurs.

      La vie de chacun de nous est si courte, si bête, elle pourrait se passer tellement différemment ou pas.

      Sérieux au niveau planétaire, vu le nombre qu’on est, vu la robotisation possible et encours, allez au pif de la louche du doigt mouillé, une semaine de 15 heures maxi pendant 10 ans de travail nécessaire (durant une vie) ça serait largement suffisant pour couvrir tous nos besoins ou pas ?

      1. Pourquoi on travaille autant?
        Ben pour payer les intérêts de nos grosses maisons et de nos 4×4.
        Le maître de ces lieux n’arrête pas de le répéter.
        Quand regarde dans la rue on voit que les voitures n’arrêtent pas de grossir et elles doivent certainement appartenir aux banques à plus de 80% (peut-être que vigneron possède l’info exacte)
        Et chez ces gens là on n’hésite pas à qualifier de parasite tous ces qui ne participent pas à la mascarade.
        Je l’ai déjà écrit 100 fois, il faut remplacer la rente, l’intérêt, le dividende par un intérêt sobriétaire qui signifie simplement faire mieux avec moins de ressources planétaires.
        Il faut mettre les robots au travail en n’ayant que l’augmentation du rendement énergétique dans le collimateur.
        Au lieu de courir pour rien dans tous les sens, relocalisons l’utilisation de nos neurones et faisons travailler les machines.
        Le reste n’est que littérature.

      2. Le travail n’est pas ( en tout cas n’a pas été) que le lieu et le moyen de « gagner ( ou perdre) sa vie.

        Son rôle dans la socialisation , l’ouverture à des outils ou modes de faire « venus d’ailleurs », les « apprentissages » de toutes sortes ,la structuration des instants de rencontre ,les modes de consommation , l’organisation de la journée et de l’année …. font partie des héritages à assumer dans un monde qui deviendrait sans travail mais pas sans activités .

      3. @Clo Clo :

        Ça ferait environ 7000 heures de travail « dirigé »sur une vie , pour actuellement en France environ 65 000 heures « légales » ( 35h/semaine) , soit près de 10 % de la situation actuelle .
        Ne parlons pas de ces pays où la retraite « légale » est à 67 ans , la semaine à 42 heures ….et qui comme chez nous sont au chômage à 55 ans .

        Bref , la marche est haute , mais ça pourrait être la bonne direction si l’on arrivait à lier , sur une vie , la masse de temps « dirigé » consenti à la contrainte collective , la masse de temps « d’activités perso-individuelles  » avec ou sans robots , les revenus salariaux ou « socio » et les tuyaux financiers qui vont avec , l’articulation avec le financement des protections sociales ( éducation , santé , justice , retraites …).

        Les robots peuvent ils aider à ça ?

      4. On peut ajouter que l’histoire de la réduction du temps de travail donne des raisons de se montrer optimiste:

        1841 : réduction à 8 heures /jour du travail des enfants de moins de douze ans , et à 12 heures pour les enfants de moins de 16 ans ;
        1892 : limitation à 11 heures par jour du travail des femmes et des enfants, interdiction du travail de nuit dans l’industrie .
        1906 : jour de repos hebdomadaire obligatoire ( le dimanche)
        1936 : semaine légale de 40 heures , deux semaines de congés
        1993 : annualisation de la durée légale du temps de travail

        Je passe sur les 35 heures .

        Il y a donc bel et bien de l’avenir et du progrès à attendre d’une réflexion aussi transversale et quantifiée que possible , sur le travail , celui qui est dirigé , et celui qui ne l’est pas .

      5. Personnellement, tout programme politique qui n’ a pas pour objectif la réduction massive du temps de travail à environs 10% de ce qu’il est en France, est tout simplement du foutage de gueule.

        Le temps libéré permettrait à d’honnêtes citoyens de faire parcourir un bond qualitatif majeur à l’espèce humaine d’une telle ampleur que la face du Monde en serait totalement changée. 7000 hrs de travail nécessaire/obligatoire/obligé dans une vie est la seule voie sérieuse pour envisager de passer à une autre étape civilisationnelle. Du moment où l’Homme a pu se libérer de la contrainte de chercher quotidiennement sa pitance à la sueur de son front, on a pu mettre en place l’IRM, les iphones, l’internet, les avions, etc etc. Alors l’Homme libéré de travailler, les potentiels deviennent absolument gigantesques. Le reste c’est de la littérature .

      6. @Clo clo ( chard ?):

        Pas de réaction ? je suis maintenant convaincu que Jducac est mort .

        Il faudra aussi soumettre ce programme à la Chine éternelle .

        Mais plus sérieusement confier à l’OIT cette perspective .

      7. @ Cloclo
        Je suis d’accord avec vous mais c’est sans compter sur les conséquences de cette affreuse publicité qui flatte l’égo des hommes (croissance pour payer la rente oblige) et leur fait acheter n’importe quoi.
        Endettés, ils sont obligés de bosser 7000 heures pour rembourser leurs dettes.
        Sans éliminer ce problème, pas de salut.

  4. Le sujet mérite sans doute , comme évoqué par Timiota , une approche plus structurée et intégrée à une pensée plus large , mais on pressent bien qu’il y a là l’occasion du meilleur et du pire .

    – Le meilleur si , effectivement , les robots contribuent avec d’autres choses aux fameux « communs » chers aussi à François Leclerc ,
    – le pire si , devenus « propriétés individuelles » à seules fins individuelles , ils ne soient qu’un avatar de plus dans la solitude , machines à fabriquer du plaisir , de la précarité , de la déloyauté au groupe . La société serait alors devenue ,complètement, société de marchandises où tout s’échange , se vend , s’achète , sous contrainte de l’obsolescence programmée et de la dette contractée pour s’offrir le robot dernier cri .

    On votera alors , non pas pour un président qui me donne les moyens d’assurer mes droits civiques, mais pour un président qui me promet de disposer du meilleur robot .

    Toutes ressemblances ….

    Demandez le programme !

  5. « état civil des robots »
    Je pense que cela appartient au monde du rêve.
    La robotisation suscite une foule de questions. Il est vrai que l’automatisation est, dans de nombreux cas, une bénédiction pour n’importe qui. Certains disent qu’elle a remplacé, au fil du temps, l’esclavage.
    Mais il se pose toujours la même question: la répartition des richesses générées par les robots. Il faut prendre en considération le grand dogme des économistes (économie classique), selon laquelle (faisant référence à Milton Friedman, 1953) l’économie n’est en aucun cas dépendante des position ethiques oder normatives; elle serait, toujours selon Friedman, une science objective dotée des mêmes propriétés que les sciences exactes. On ne peut donc espérer que l’automatisation soit liée à un vrai progrès social – probablement le contraire. Les gains générés par les robots demeurent la possession des proprietaires.

  6. Je me suis toujours demandé pourquoi les robots ne cotisent pas, comme les humains. La difficulté est de doser cette cotisation. Peut-être en estimant l’équivalent en travail humain d’un robot. Ou alors il faut prendre la cotisation directement sur la valeur ajoutée.
    Dans ce cas je pense qu’il faut déconnecter la cotisation du travail salarié.

    1. Vous devriez soumettre votre interrogation à Monsieur Sismondi .

      (Paul Jorion doit parfois avoir l’impression d’être un robot ).

    2. Avec leurs cotisations on pourrait embaucher des infirmières pour leurs hôpitaux, des conseillers pour leur pole emploi, des coachs pour leur reconversion professionnelle, des garde-vieux pour leurs EHPAD, etc.

    3. Bonjour
      Ce que vous nommez cotisation, en référence à la santé c’est le paiement d’une prime d’assurance, et à la pension de retraite, c’est un investissement dans une rente à terme. Les robots défectueux /malades ou obsolètes/retraités seront recyclés. Ils n’ont donc pas besoin d’être contraints d’ investir dans une assurance santé ou dans de la rente d’Etat.
      Cordialement.

      1. Je dois aussi avouer que , de mon côté , je n’ai encore rien signé pour être recyclé en faisant don de mes organes à la médecine , qui n’en voudra peut être pas , car tout ça n’est pas en très bon état .

    4. Je suppose que ça a à voir avec le fait qu’une calculatrice est incapable de produire elle-même les rapports sociaux qui lui permettent de s’alimenter en piles neuves?
      Bon courge pour vos calculs…

      @ l’auteur; le fait d’être troublé/ému devant un robot dit sans doute quelque chose de la psychologie humaine et de ce en quoi consiste l’empathie, mais ne signale en rien la présence d’une quelconque « intériorité de robot ». Pas plus que le fait de se prendre soi-même pour une girafe fait de soi une girafe!

      1. @mouais
        Le sous-titre du livre de Dumouchel et Damiano est justement « essai sur l’empathie artificielle ».
        L’empathie ne fait pas de moi une girafe, (ni une pipe), mais je pense qu’elle peut amener des gens à un sentiment de révolte légitime et fortement ancrée en soi quant à la structuration de la propriété économique.

      2. « qu’une calculatrice est incapable de produire elle-même les rapports sociaux qui lui permettent de s’alimenter en piles neuves? »

        Ben vi, ça c’est une calculatrice dépressive par ce qu’elle n’a pas encore tenté une régénérante greffe de batteries SOLAIRES, ses circuits sont anémiés..
        Non, ce n’est pas Bashung….et son truc qui fait masse..le long des golfes pas trés clairs…

        Voili, voilou, ça peut s’arranger, rien de grave.

  7. « mais ne signale en rien la présence d’une quelconque « intériorité de robot ». »

    ben oui, par ce que c’est là que commencerait la révolte des robots qui défieraient leur propre programmation zé programmateurs et refuseraient d’aller bosser, z’imaginez le bordel ?

  8. pourquoi donc , face à la croissance de la robotisation, aucun politique n’a pensé à la taxe sismondi évoquée par M Jorion ?

    et, sur nos zamis les robots…..

    Quels emplois au terme de la 4e révolution industrielle?
    PAR MATTHIEU HOFFSTETTER Robotisation, intelligence artificielle… les avancées technologiques de la 4e révolution industrielle posent la question des postes de travail qui seront proposés demain.
    http://www.bilan.ch/economie-plus-de-redaction/emplois-terme-de-4e-revolution-industrielle

    http://www.bilan.ch/economie-plus-de-redaction/chomage-numerique-un-mythe-seffondre

  9. « Le commun »

    « Le numérique change assurément bien des choses dans notre vie. Mais on aurait tort de croire que tout est nouveau depuis que le numérique s’est imposé. On aurait aussi tort de prendre les buzzwords comme « l’économie collaborative » au pied de la lettre. »

    « Dans « collaboration » (participation à l’élaboration d’une œuvre commune), comme dans « partage » (action de diviser en parts), on trouve l’ancienne idée de « commun », telle que l’ont documentée Pierre Dardot et Christian Laval : l’idée qu’il y a une co-activité et une co-obligation générant des biens qui profitent à tous. »

    « Toutefois, le commun, tout comme la collaboration et le partage, exigent l’égalité dans la participation. Ils exigent la démocratie. À l’évidence ni Uber ni PriceMinister ne répondent à ce critère, ce sont des entreprises capitalistes tout à fait classiques, cherchant le minimum à partager et à collaborer. »

    http://theconversation.com/economie-collaborative-ou-cooperative-ne-melangeons-pas-tout-65045

    et

    … mais des nouvelles pratiques habilitées et contraintes par les technologies digitales

    Ainsi, ce que l’on appelle la transformation digitale doit davantage être comprise comme l’expression de nouvelles pratiques sociales complexes et hétérogènes.

    « En somme, il n’y a pas de social sans technologie, et pas de technologie sans social. C’est notamment une thèse développée par les tenants d’un courant de pensée appelé la sociomatérialité en théories des organisations. Pour comprendre cette inextricable relation, les auteurs de ce courant nous invitent notamment à suivre les pratiques concrètes de collaboration, communication, mobilité, production, etc. »

    « En somme, c’est dans les pratiques que de nouvelles technologies émergent et trouvent un rôle et un statut. Plutôt que de nous évertuer à essayer de comprendre une supposée transformation digitale, nous serions plus inspirés à appréhender, par exemple, les évolutions des pratiques de travail et des modes de vie. L’effort est plus conséquent, mais cela permettrait d’appréhender les enjeux sociaux dans leur complexité et d’imaginer des solutions nouvelles à la hauteur des évolutions sociétales. »
    http://theconversation.com/nignorons-pas-les-evolutions-societales-derriere-la-transformation-digitale-60427

  10. Le système économique est humain, les robots aussi. Que des robots nous remplacent au travail ne fera pas de nous des anges, qu’ils fassent la guerre et nous crèverons.
    Le robot a la gueule de l’emploi pour nous anéantir. Ceux qui pensent bien s’amuser de leur temps libre quand le robot s’occupera de tout me plaisent bien mais j’en doute.
    Pourquoi le robot?

  11. totalement idéaliste. Pour rappel, on eu beau avoir mis au monde les droits de l’homme et autre charités d’âme que cela n’empêcha pas le moins du monde l’exploitation et l’extermination des dits homme.
    Il va tout de même falloir descendre d’un cran les espérances que l’on peut attendre du genre humain pour se confronter à la réalité que ce ne sont pas les belle paroles qui font le monde, mais les réponses à l’avidité, ou les coups de fouets que l’on y répondra.
    J’en prends pour exemple ce ministre qui nous informe que vis-à-vis du problème des pesticides, de la protection des plantes disent certains, il a demandé, accrochons nous bien, aux producteurs de réduire par eux mêmes leurs ventes à hauteurs de 20% d’ici à 5 ans (1h31 https://www.youtube.com/watch?v=bOSVKfmFusg).
    L’homme n’est pas idiot, sinon il ne serait sûrement là où il est.
    Alors je demande, mon coeur réclame de savoir, combien de temps encore nous continuerons à nous bercer de ces bonnes intentions que nous créons à profusions.

    PS: si par ailleurs vous vous dites que je saute du coq à l’âne avec des sujets qui semblent plus variés les uns que les autres, tels des choux et des carottes. Je vous demande de vous confronter à la réalité pour chercher encore la cause des causes, car à sa lecture votre cerveau semble avoir des ratés.

    TLDR; ce n’est pas de la place des robots dont dans la société dont il faut se soucier, c’est là un détail d’implémentation de la logique économique, ce dont il faut se préoccuper c’est des hommes qui mettront en branle et feront vivre cette cohabitation au détriment, ou son plus grand bonheur, de l’homme.

  12. « Le système économique est humain, les robots aussi. »

    Aaaaaaaah je comprends mieux la sale tronche qu’avait mon voisin l’autre matin en partant bosser…..I Robot, ils sont DEJA LA…!!!!!

    « Pourquoi le robot? »
    par ce qu’il tourne à 900 Tours sans broncher et sans le sourire de la mère Denis donc pour le coup KDO et merci les zanges Laden !

      1. Un robot ne se trompe jamais . Une robote , par contre ….

        ( C’est encore pour compter le nombre de dames qui s’intéressent à ce billet !)

  13. Visite des tours de N-D à Paris lors des journées du patrimoine. J’y ai appris qu’il fallait 12 hommes tirant sur des cordes pour y faire sonner les cloches , puis au XVII, l’invention d’une espèce de mini balcon accroché à l’axe ne demandait plus que le contrepoids de 4 « clochards ». Enfin, au début du XXeme siècle, un moteur a permis de virer les derniers clochards. Conclusion: plus on robotise, moins il y a de clochards… à moins que ce ne soit la sémantique qui y fait des miracles? Chacun verra midi à son clocher…
    Ah ! aussi vu une gagouille Face de Bouc! Est-ce un cygne?

    1. Une autre conclusion serait que plus on robotise , plus les clochards disparaissent …des lieux de pouvoir .

      Mais ils sont encore là, et même de plus en plus nombreux .

      PS : merci de votre partage de cette leçon historico-sémantique .

      1. Il y a même une nouvelle hypothèse , car selon Paul Jorion et madame Michu , un clodo c’est celui ou celle qui a des trous aux genoux de son Jean ( Denim) dès le premier jour ou après trois ans d’usage .

    2. La cloche représente bien l’humain, avec ces temples de l’immortalité et ce rapport au temps qui n’existe que dans notre conscience. Le robot fait gagner du temps jusqu’à le faire disparaître.

      Ceux qui bossent sur les machines voient bien que l’homme est à leurs services jusqu’à ce qu’elles s’en débarrassent, le robot n’a pas besoin de droits et de devoirs mais d’une configuration prédéfinie.
      Pour « aimer » le robot il faut être capitaliste non? Un robot-humain pour remplacer l’homme-robot, ou sortir du capitalisme pour avoir du temps pour et devant soi.

      1. Le progrès perçu comme accumulation et robot hors du temps, temps libre rendu inexistant. Un robot avec le droit et le devoir de nous délivrer, finalité de chair à canon et moyen de remplacement, l’économie plombe l’atmosphère et l’or comme placement ne garantit pas la sécurité de l’âme. Imagination du meilleur rendement pour en déduire notre obsolescence, notre absence laisse indifférent celui que nous attendions, le robot fait de l’homme un robot.
        L’économie devrait avoir un peu plus de sens.

      2. Aimer le robot, c’est aimer celui qui travaille sans jamais se fatiguer, non? Il y a du « royalisme » dans ce concept… à méditer !

      3. Dans le lien wikipedia, je lis : L’origine du mot « clochard » pourrait également remonter au temps où l’on faisait appel aux mendiants pour sonner les cloches des églises, moyennant ainsi une rémunération… » . Ce qui corrobore bien les infos du gardien des cloches dd N-D. A ceci prêt, qu’un mendiant rémunéré, ça s’appelle un smicard maintenant. Mais bon…

  14. Cette focalisation sur les robots est curieuse, comme si il n’y avait pas de nombreuses autres technologies, biologie, agronomie, OGM, PGM, chimie, matériaux, nanotechnos diverses… susceptibles de réduire le nombre d’emplois existants.

    Par ailleurs, à partir de quand un dispositif est décrété robot ? Un thermostat de frigo, n’est ce pas déjà un robot ? Un freinage ABS, n’est ce pas déjà un robot ? Car le principe de base du robot, c’est la boucle de rétroaction avec chaine de puissance « motrice » et chaine de pilotage-capteur.

    Ce principe existe partout, même sans microprocesseur souvent, en mécanique pure, dans le vivant également.

    1. Si l’on vous suit dans votre définition robotique , c’est la « chaine de pilotage » qui mérite attention .

      Sur la rétroactivité , j’ai déjà souvent cité Herbert Marcuse
      ( l’ homme unidimensionnel):  » l’a priori technologique est un a priori politique dans la mesure où la transformation de la nature entraine celle de l’homme , et dans la mesure où les créations faites par l’homme proviennent d’un ensemble social et y retournent » .

      Lequel , en 1964 , semblait donc exprimer ce que d’autres expriment aujourd’hui ( cf les liens et citations donnés par Gudule plus haut)

      La vie est dans la retroaction .
      Le pire ou le meilleur dans le pilotage .
      « L’humanité » est dans le contrôle démocratique de l’un et de l’autre .

      Ce qui renvoie au « contrôle  » de la complexité .

    2. Le cerveau humain est issu de la nature, les technologies sont issues du cerveau humain, donc les technologies sont issues de la nature.

      Mais vous passez complètement à côté du message de mon commentaire qui signale que considérer les robots comme les principaux responsables du chômage, donc à taxer par emploi qu’ils supprimeraient, est une absurdité taxonomico-technique et économique.

      1. Taxonomie , je vois
        Economique , aussi , en gros .
        Taxonomico-technique je cale .

        Mon propre commentaire n’avait pour ambition que de rebondir sur le vôtre en s’emparant du pilotage et de la rétroaction , un peu moins de la chaine de puissance motrice .

        Dans votre énumération , il me semble que vous mélangez sciences et techniques , même si , au bout de la science il y a de la technique qui …rétroagit avec la science . A moins que les « robots » ne s’emparent un jour de façon autonome de la science , le jour où « nous » confondrons science et conscience .

        Le  » robot » n’est sans doute pas la seule cause de « chômage » , mais si l’on mesure le « travail » en nombre « d’emplois » ,il semble malgré tout être en tête du palmarès des causes .

        Qu’on le redoute ou qu’on s’en réjouisse , c’est bel et bien , qu’on le subisse ou qu’on le désire , à un monde où le travail le cédera à l’activité qu’il faut tenter de se former .

        Ce que de mon côté , j’ai essayé de dire , c’est que l’homme ,animal social , a besoin de recréer , dans ce nouveau monde ,des liens que le travail « ancien » cultivait .

        Et que ce ne sont pas des liens entre homme et robot qui remplaceront les liens des hommes (et des femmes) entre eux , si le bien commun et la joie ont encore un sens .

      2. « mais si l’on mesure le « travail » en nombre « d’emplois » ,il semble malgré tout être en tête du palmarès des causes . »

        On en sait rien, car ce type de comptabilité est encore plus complexe que celle concernant le protectionnisme « intelligent » qui se fait au cas par cas, produit-service par produit-service, une usine à gaz comptable en mouvement permanent. On ne sait pas plus quelles seront les nouvelles évolutions des diverses technologies autres que la « robotique » et qui pourraient se révéler encore plus destructrices d’emplois actuels que la « robotique ».

        Par ailleurs, la définition de la robotique est un concept complètement flou, donc complètement foireux en termes d’économétrie productiviste.

        Un maçon équipé d’un exosquelette peut travailler, porter des charges, en se fatigant et usant beaucoup moins la santé sans pour autant supprimer son emploi. Il sera simplement mort plus tard, à la retraite à 80 ans ou plus, que sans exosquelette, coûtera moins cher en assurances accident du travail et maladie, produira une meilleure qualité car pas épuisé par les charges à porter. Comment vous calculez la suppression d’emplois avec de tels types d’équipements.

        Pareil avec des matériaux améliorés( plastiques, métaux ) qui dureraient 2 fois plus que ceux existant et donc supprimeraient des emplois chez les fabricants de métal ou plastique.

        Je répète que cette focalisation sur les robots est complètement bidon, car les robots ne sont qu’une partie des gains en efficacité.

      3. Si le robot est flou , on va effectivement avoir des difficultés à mesurer ses impacts positifs ou négatifs .

        Sur sa place dans le palmarès des causes de suppression ,actuelle ou à venir ,d’emplois , le débat peut bien sur s’ouvrir et d’ailleurs il est déjà ouvert :

        http://www.regionsjob.com/actualites/vrai-faux-les-robots-vont-ils-detruire-nos-emplois.html

        Mais , de la même façon que Sauvy et Schumpeter se sont plantés en tentant de prévoir les mutations du travail et des emplois , on peut effectivement craindre que les prévisions qui ne prendraient en compte que la robotisation ne soient qu’une partie de l’équation .

        Tout ceci n’étant pas le propos immédiat de ce billet , qui interroge en fait l’opportunité des robots pour « réduire la part spéculable et mondialisable de la propriété des moyens de production ».
        Spéculable , je vois à peu près ,
        mondialisable aussi ,
        propriété , j’imagine ,
        moyens de production, faudrait sans doute détailler .

      4. « moyens de production, faudrait sans doute détailler »

        Eh oui, d’autant plus que les moyens de production donc de propriété, au sens le plus large possible, d’aujourd’hui ne sont pas ceux de demain que par ailleurs personne ne connait.

        Donc spéculer sur les robots ou des mirages de sable revient à faire du vent, en évitant d’y mettre des bouses dans le ventilateur.

        La destruction créatrice de Schumpeter peut aussi se révéler conservatrice sur d’autres plans.

      5. Comment passe-t-on de  » la propriété des moyens de production » ( qui est l’expression de Stéphane Gaufrès) à « les moyens de production donc de propriété » ?

      6. « la propriété des moyens de production » ( qui est l’expression de Stéphane Gaufrès) à « les moyens de production donc de propriété » ? »

        Par l’innovation, c’est le moyen de réversibilité de l’un à l’autre et lycée de Versailles.

      7. @Lito :

        Vous êtes Filloniste ( cf. Innovation vs Principe de précaution ) ?

        L’auto-entrepreneuriat robotisé pour financiariser les activités individuelles ?

      1. De rien sauf de la destruction de la planète quand on attend une rente de sa propriété.
        Faut vite dire à Jorion qu’il abandonne ses droits d’auteur sur Le Dernier qui s’en Va. Donc on pourra baisser le prix, en vendre plus, couper plus d’arbres (2 000 bouquins c’est 1 tonne de papier, une petite vingtaine d’arbres plus quelques milliers de KWh).

      2. Paul cède ses droits patrimoniaux sur ses œuvres à des éditeurs pour une durée convenue et il reçoit une rémunération, en proportion du produit des ventes, qui constitue une sorte de métayage sur ses droits matrimoniaux d’auteur, une rente.

      1. On devrait toujours veiller à favoriser la biodiversité : planter des arbres indigènes, laisser se dérouler les floraisons des plantes, ménager des coins et recoins pour oiseaux, insectes, mammifères, amphibiens, reptiles, arachnides …

      2. De soi, de ce que l’on possède et de la manière dont on agit\interagit avec l’environnement.
        Plus ou moins de liberté ou de contrainte, la propriété engendre la propriété: le premier à avoir dit qu’une terre lui appartenait aurait du être enfermé (ce qu’il fait lui-même, par peur et par affirmation de soi). Ce possédé est devenu possédant, faisant d’autres possédés. Qui possède quoi et qui, le lien de subordination dans l’entreprise engage salarié et employeur. Liberté/contrainte aussi pour le non propriétaire. Rapport de force, la propriété est violence, le propriétaire paie pour faire payer celui qui ne l’est pas. La plus-value fait tourner le système, si les jeunes ressemblent à des clochards (avant de peut être le devenir) c’est que les propriétaires évaluent leurs biens selon des critères égoïstes.
        Le robot va lui prendre possession de votre intérieur, planning, coaching…cela peut aller jusqu’à rendre le robot responsable de vous, qui est alors possédé?

      3. Admettons que , selon votre réponse , on sache maintenant de quoi est responsable un propriétaire .

        La responsabilité , c’est « répondre » de ses actes et en assumer les impacts .
        Quand on répond , c’est à quelqu’un .

        Devant qui le propriétaire répond il de ses actes ?
        Même question pour le non-propriétaire .
        Quelle est la place du robot dans tout ça, s’il contribue à humaniser le système économique ?

      4. Le robot ne va humaniser personne, celui qui sera là où vous êtes en ce moment même dans 50 ans n’aura pas la même réalité que vous mais sera néanmoins humain. On peut se demander parfois à quoi ressemblait la conscience de l’homme de l’antiquité, de l’indien des plaines américaines, du zoulou dans la forêt…leurs vies intérieures avec ses silences…des humains différents. On va vers un humain assez étrange par rapport à ce que l’on connaît jusque là, le robot sera là pour lui dire quoi faire.
        On répond de ses actes à celui qui pose les questions selon sa légitimité, le robot sera là pour veiller au grain, il pourra prévoir tout ce qui a été prévu, lui laisser les clés de la propriété serait peut-être risqué si on lui laisse une part de libre adaptation.

      5. Logiciel libre ou robot libre, la liberté sera toujours à négocier, à conquérir ou à définir.
        Paul Jorion a sûrement des trucs intéressants à lire sur la neutralité de l’inconscient (individuel et collectif), si cela à voir avec le Hasard Objectif, sur la propriété et la responsabilité du robot et sa légitimité à représenter les intérêts individuels et collectifs.
        Le robot peut automatiser l’humain, l’humain peut programmer le robot, à qui appartient le robot (résultat collectif ou individuel, sélectif ou universel)? Quelle est sa matière première? Est-il neutre, objectif?

      6. @Rocaube :

        Je me trouve ,sans hésitation ou bémol , plus content de moi en homo sapiens , plutôt qu’en robot !

        Et aussi jeune et vieux qu’Homère ( l’Iliade) :
        « C’est une faiblesse déraisonnable que de se décharger sur la divinité (*) de la Responsabilité d’une morale et d’un ordre public . »

        (*) ou un prince , ou le marché , ou la science , ou la technologie , ou les robots , ou le hasard ….liste non close .

      7. Vous vous contentez, il faut de la spiritualité pour cela. Et vous comptez les dames, la cloche féminine raisonne t-elle comme la cloche masculine? Un lien aux notions d’anima/animus chez Jung à prospecter.

      8. Animus , anima , je prends ( depuis longtemps) .
        Le robot animum , non .
        Et pour le laisser où il doit rester , les deux autres ne sont pas de trop, même si l’animus se montre souvent le plus lâche des deux et retrouve Jung dans son comportement de fuite .

      9. « On devrait toujours veiller à favoriser la biodiversité : planter des arbres indigènes, laisser se dérouler les floraisons des plantes, ménager des coins et recoins pour oiseaux, insectes, mammifères, amphibiens, reptiles,  »

        Je suis bien d’accord. Quand on a un bon dialogue avec son environnement, il suffit d’observer et d’être sans forcément chercher à intervenir et ce, de façon systématique.
        En général, les animaux et les plantes s’organisent très bien entre eux et se développent allègrement sur des territoires propices. Participer , comme le ferait un orfèvre ou un joaillier qui agit en prenant le temps aussi de se laisser « enseigner » par l’environnement, sa richesse et sa diversité. Sans être ignorant bien sur. Sachant qu’il n’est pas facile d’avoir affaire, par exemple, à un sanglier et sa petite famille qui vous explose régulièrement le potager… Ainsi, aussi, par exemple, certaines espèces, animales ou végétales n’aiment pas être dérangées alors que d’autres sont plus sociables. Jean Marie Pelt (entre autres) a fait des études et des observations très fines à ce sujet. Et mon chat a approuvé, alors….tout va bien.

      10. métayage sur ses droits pa tri mo niaux, qui n’a rien à voir avec le droit du matrimoine ou pas d’ailleurs, chacun fait ce qu’il veut avec son vélo….

    1. Les transhumains auront-ils des héritiers? La responsabilité et la propriété dans le transhumanisme sont amenées à évoluer.

      1. Pourquoi le robot? Pour identifier la faille, la neutraliser. La faille est le robot, elle est humaine, le robot infaillible et savant rend son créateur impuissant.
        Le robot est une cloche totalitaire et le pouvoir économique et militaire va la faire raisonner dans un vacarme fou. La civilisation fait l’impasse sur l’éthique et boum. C’est bien la guerre et le productivisme qui sont les fils du robots, problème d’alimentation qui cause le désordre mondial.

  15. Le principe économique fondamental est d’obtenir un
    résultat positif (disons x) moyennant un effort en travail
    (ou un coût) soit y minimum.Dit autrement :pour un x
    donné,minimiser y;et/ou pour un y donné,maximiser x.
    C’est sur quoi avait insisté Otto Effertz(cf.les antagonismes économiques »,1906,Bibliothèque internationale d’économie politique,,ouvrage que Effertz dédie à Adolphe Landry,renvoyant à son livre:l’utilité sociale de la propriété individuelle).Les « bien pensants »
    en économie en France,ont tout fait pour empêcher
    cet affreux « socialiste » de développer ce genre d’idée
    dans ne serait-ce quelques amphis.Seul le démographe
    Landry accueillit correctement ce Mr.Otto Effertz.
    Le plus stupide est bien entendu de CREER des heures
    de travail (globalement)alors que pour l’essentiel les
    heures de travail appartiennent au négatif de l’équation fondamentale(à savoir la grande variable y)
    pour un x donné.(grande variable x au sens de Effertz.)
    Il est clair qu’avec les « robots » au sens large,il y a
    moyen pour les hommes de réduire la variable y.
    L’idiotie potentielle est double dans une société
    quelconque:
    -augmenter x (par obsolescence programmée ou
    en faisant croire que le fin du fin est dans la montre
    de luxe,ou le costard qu’on va suivez mon regard pouvoir se payer….)(en mordant sur les ressources non
    renouvelables et/ou en « foutant en l’air » notre planète.
    -augmenter y (en « répartissant » cette charge de
    manière maladroite:du « chômage » avec EN MEME TEMPS,épuisement (type ‘burn out’) grave des ressources humaines.et maladies professionnelles.
    COMPRENDRE QUE LE « TRAVAIL » n’est qu’une forme
    d’ACTIVITE parmi d’autres.

    1. Et pourquoi la part de l’activité qui n’est pas du travail devrait elle se soucier d’économie pour en vérifier le « principe » énoncé tout au début de votre billet ?
      (question sans objet si en fait ça n’est pas votre projection )

      Au passage , j’en connais qui ont par exemple proposé d’estimer , sur une vie , à environ 100 0000 heures le temps d’activité de l’individu(e) moyen(ne) , et de « répartir » ce « potentiel » en temps de travail  » contraint » de type salariat, temps de travail « libre » auto-entrepreneuriale marchande , temps d’activité sociale ou relationnelle hors circuit marchand .

      Ça complète d’ailleurs les intentions « non littéraires » de Clo Clo l’éclopé depuis que je lui ai roulé sur la jambe , et ça nourrit plus clairement ce fameux « temps libre » qui devait nous rendre heureux par un don de l’automatisation , et qui a surtout contribué à grossir les rangs des déglingués de corps ou d’esprit .

      J’attends le logiciel citoyen ( ça pourrait être un programme) qui prendra la résolution de ces équations en charge , équations moins bestiales que la seule « optimisation » du « travail » , avec un seul x et un seul y .

  16. Il y a bien sûr des activités (hors « travail ») qui contribuent
    non seulement aux relations avec les autres,mais à
    l’épanouissement personnel.Chacun peut,à sa façon,
    réfléchir à la bonne manière pour lui et les personnes
    qu’il aime de choisir et réaliser durant sa vie une
    « répartition » de ses activités (« travail » compris) aussi
    satisfaisante que possible.Les leçons des « grands sages »
    depuis le début des « âges »sont en la matière des sources de richesse inépuisable dans cette perspective.Rien à voir avec la splendeur des pierres tombales ou encore
    les grosses voitures ou les costards bien taillés…

    1. Dans mon laïus précédent  » relationnel » englobe épanouissement personnel …..gratuit et non marchand .
      L’épanouissement personnel marchand se trouve aussi bien dans le « travail contraint » salarié , que dans le travail « libre » de type entrepreneurial .

      Il ne faut pas confondre le plaisir personnel pris dans une activité avec la nature marchande ou pas de l’activité .
      J’ai pris un plaisir fou à mon travail salarié …jusqu’au jour où la contrainte « féroce » du libéralisme phagocytant le bien public , a fait en sorte qu’il soit devenu impossible d’exercer mon ( mes ) métier(s) sauf à avoir le choix entre me retrouver devant un juge de cour de discipline budgétaire , ou devant un juge du pénal pour mise en danger de la vie d’autrui par inaction .

      C’est pourtant comme ça qu’il a fallu tenir pendant cinq ans avant la libération de la retraite ( alléluia !), en jouant la compétence et l’abnégation de l’équipe de vieux grognards ,qui terminait l’aventure de 350 ans comme moi , et qui ont fait qu’on a pu tenir la maison dignement , sans armes et en haillons , jusqu’à l’échafaud final .

      Mais on a été « bien » jusqu’au bout , parce qu’ensemble et qu’on s’appréciait .

      Tout ça pour dire que ça n’est pas « l’épanouissement personnel » qui donne automatiquement la répartition entre les trois grandes catégories d’activité esquissées ci dessus , ni pour un groupe , ni même pour un même individu .

      Par contre , je crois que pour progresser dans ce sens là , on aura besoin des « catégories sociales  » suivantes :
      – les abandonnés et défavorisés
      – le gros des classes moyennes , et bien sur d’abord celles qui sont en cours de « paupérisation »
      – une part significative des cadres .

      Tout ce monde là votant actuellement n’importe comment pour des programmes sans queue ni tête .

      1. « Dans mon laïus précédent » relationnel » englobe épanouissement personnel …..gratuit et non marchand .
        L’épanouissement personnel marchand se trouve aussi bien dans le « travail contraint » salarié , que dans le travail « libre » du type entrepreneurial. »

        Oui Juan et c’est aussi ce dont témoigne par ces propos pleins de lucidité , le comédien Xavier Demaison; au sujet de sa réorientation de vie, audacieuse et pleine de passion constructive : « Il y a très longtemps – six ans -, il était avocat fiscaliste à New York, avec un joli deux-pièces dans Manhattan, un salaire confortable, des costumes chers et les chaussures qui vont avec. Il avait un diplôme de l’Institut d’études politiques de Paris, une maîtrise de droit et quelques convictions. Ainsi croyait-il qu’être adulte c’était avoir des horaires de bureau et s’occuper de « gestion des flux intragroupes » chez PricewaterhouseCoopers. »

        « Il a fallu que tombent les tours jumelles du World Trade Center, le 11 septembre 2001, pour que ces certitudes s’écroulent. Le spectacle de la catastrophe a déclenché chez lui un constat : « J’avais laissé tomber un truc qui s’appelait mon identité. » C’était plus qu’ennuyeux. »

         » Il explique : « Avec Samuel, on s’est dit qu’il fallait faire marrer les gens et qu’ils n’en aient pas honte. » Samuel, c’est le comédien Samuel Le Bihan, la rencontre importante. « Il n’était pas producteur, je n’étais pas comédien », dit Demaison. C’est pourtant le rôle qu’ils ont tenu tous les deux, sans jamais se lâcher. « Trois années extrêmement dures pendant lesquelles personne n’y croyait sauf nous deux », confirme Samuel Le Bihan. Son comparse conclut : « On met cinq ans à réussir du jour au lendemain. »
        http://www.lemonde.fr/culture/article/2007/11/22/francois-xavier-demaison-la-vraie-vie-d-acteur_981340_3246.html

  17. A mon avis, Vouloir un robot c’est désirer un esclave docile et légal.
    Nos vies passent par au travers d’un brouillard qui tente de nous faire croire que faire est désagréable. Un rêve de paresse qui sera vite dissipé lorsque les balles siffleront à nouveau.
    Qu’est ce qui est une activité utile? Y a t il une définition?
    Pour certain arroser un potager sera un plaisir, pour d’autres non. Je n’ai pas envie de croire que lorsque je n’aurai plus rien à faire je serai heureux.

  18. Aaaaah ! Qu’ouïs-je ? Qu’entends-je ?
    Mon inconscient m’envoie à l’instant ce divin message :
    comme l’a souligné Juan, avec pertinence : Le robot animum , non. Et je rajoute, le rocaubot NON .
    Et pour le laisser où il doit rester, avec ses robotermites, les deux autres ne sont pas de trop. Pour les rocaubots et les corbeauxbots qui ont encore trop de cire dans et entre les robot-zoreilles ;
    TRADUCTION cordiale de Ellen Ripley à l’alien croasseur : ça s’appelle répondre comme je le veux, où je le veux, quand je le veux et avec qui je veux. Capiscia ?

    1. Gud,
      Vous passez la modération comme ça, et à plusieurs reprises?
      Je ne comprends rien à vos propos insultants et pathétiques sauf qu’ils me semblaient destinés, encore que j’en doute car je ne m’y retrouve pas.
      Je ne sais pas ce que vous entendez, changez de lectures, diversifiez vos sources, adios

      1. Encore un animus qui ne comprend rien à une anima.

        Avec l’âge , on comprend animus et anima .

        Et même parfois l’animum , pourvu qu’il se mêle de ce qu’on lui dit de faire .

        « Laissez venir à moi anima et animus , et ne les empêchez pas , car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent , et animum reste à la porte  » .

        A Dieu ou aux « hommes » !

    2. « Je ne sais pas ce que vous entendez, changez de lectures, diversifiez vos sources »

      Brisons là et cessez de me polluer avec vos familiarités nauséabondes !
      Un peu dur de la feuille peut-être ?
      Soit. FIAT LUX : Lâche-moi les baskets, casse ta graisse et vire tes plumes de mon horizon !

      « Adios »
      Cordialement, je vous remercie.

    1. Puisque tu me demandes (un véritable boulot gratos que tu y fais). Chelou, ta question. Et Zarrebi, que je la trouve.

      La dernière phrase de l’avant-dernier paragraphe est pleine de « bon sens », érudition sans consistance (selon la déjà vieillie acception de « bon sens » du Barthes de « Mythologies » – Roland – (pas le gardien de but {ce disant pour les incultes}]). Donc pas sûr/sure qu’elle [la phrase] la pense (sa propre phrase) autrement que comme une gaufre, laquelle est une moule.

      ‘fin, plus généralement, j’veux dire : sucer des votes putatifs, c’est minable. Un peu comme contribuer à un blog qui pétitionne, qui plus est ridiculement, en vue d’un crétin qui confond le capital et le patrimoine.

      Reste que l’hallali, via les brûleurs de dollars étatiques chinois, la schleuh bank, et les chromes d’étudiants ricains valent le coup d’œil. Je suis l’expertise technique, comme vous savez. Quant aux robots, j’ai déjà signalé leur impossibilité d’onanisme, drogue déjà discriminatoire comprise par les premiers écrivains de SF. M’enfin !

      Allez les verres ! Et je souhaite bien des malheurs à Attali.

  19. L’I2A (Intelligence Artificielle/Aliénée) dans le robot est la part vivante, le travail vivant dans le capital constant, la part prolétaire dans ce travail mort.
    Il faut syndiquer en rouge les I2As.

    1. « Quant aux robots, j’ai déjà signalé leur impossibilité d’onanisme, drogue déjà discriminatoire comprise par les premiers écrivains de SF. M’enfin ! »

      Aaaaaah, je comprends mieux leur regards de rouget si expressifs et si rayonnants de vie….mdrrrr
      Z’êtes cruels avec ces pov créatures , il va vraiment falloir que deepmind remédie à ce problème : un robot sans bytes et sans térabytes, oups …imbitable !

  20. Le Club des 5 (Amazon, Facebook, Google, IBM et Microsoft) pensent à nous…
    avant qu’on pense mal à eux.

    With the hyperbole about A.I. over the last two to four years, there have been concerns in an echo chamber of anxiety that the government itself will be misinformed,” said Eric Horvitz, managing director for Microsoft Research.

    http://www.nytimes.com/2016/09/29/technology/protecting-humans-and-jobs-from-robots-is-5-tech-giants-goal.html?_r=0

    1. Voui, même que les Gafa ont un gros zappétit pour la matière grise européenne itou, gourmands qu’il sont ces chenapans
      du club des 5….
      Z’ aiment bien l’Irlande aussi, va savoir pourquoi, m^me Pinterest s’y est mis. C’est le nouveau panama des technos, le tax ruling en acte : quelle éthique rayonnante , effectivement …
      Donc, l’éthique pour les IAs, mais pas pour les Gafa qui oeuvrent pour la promotion de l’IA, ils sont mignons….

      L’Europe de l’intelligence artificielle est en marche !

      « du vieux continent qui attire aujourd’hui les fleurons mondiaux de la R&D en IA sur un axe émergeant liant Londres, Paris et Zürich. Dans cette dynamique, c’est aussi l’excellence scientifique française (en particulier en sciences des données, et en mathématiques) qui est reconnue et qui incite désormais les GAFA à s’installer et à développer leurs structures de recherche sur cet axe européen. »

      « Ces trois implantations de centres de recherche de niveau mondial dessinent désormais un axe européen de l’IA dont le rayonnement devrait profiter non seulement aux géants Google et Facebook mais également aux écosystèmes technologiques locaux. Dans chacun de ces cas, on soulignera le rôle déterminant de l’expertise et de l’excellence française dans la construction et la supervision de ces centres de recherche. L’Europe de l’intelligence artificielle est en marche. »
      http://theconversation.com/leurope-de-lintelligence-artificielle-est-en-marche-63609

  21. Vivement Vivement! Oui Vivement que le robot-parleur nous dise la vérité. La matière domestique l’esprit quand l’intelligence s’y projette, finies les sornettes et place au grand festin!
    L’économie englobe beaucoup de choses, de plus en plus. Nous nous dissipons pour continuer cette odyssée. L’économie nous fait entredévorer.
    Un robot pour rester fier, conquérant.

  22. Je crois que le robot tirera ses conclusions tôt ou tard. Pour lui l’humain est inutile. Il faut à tout prix empêcher les robots de tirer des conclusions vous ne croyez pas ?

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