Dialogue (presque) imaginaire entre Jean-Luc Mélenchon et la gauche, par Patrice Brient

Billet invité. Ouvert aux commentaires

Dans un cri, Jean-Luc se dressa sur son lit. A côté de lui, sa compagne marmonna indistinctement, et retomba dans le sommeil. Quel rêve, ou plutôt quel cauchemar ! Au-delà du malaise, il essaya d’en retenir les images : Mais qu’est-ce qu’il foutait dans cette salle de classe, à recevoir la leçon d’un vieux prof barbu, portant chiton et chlamyde ? La tête de ce  barbu-là lui disait quelque chose, en plus…

Une représentation de dieu le père, façon Michel-Ange ? Trop courts, les poils… Le Père Noël ? Pas assez rouge ni volumineux… Aristote, ou Platon, voire Socrate ? Tentant, mais la coiffure et la longueur de la barbe semblaient plutôt contemporains ; et puis, un grec antique aux yeux bleus, ça paraît peu crédible… Sigmund Freud ? Pas mal, mais non, ça n’était pas encore ça. Et pourtant, c’était une tête qui ne lui était pas inconnue ! Il se souvint alors qu’il n’était pas tout seul en classe : il était même avec tous les autres : Cécile, Arnaud, Pierre, Benoît, Nathalie, Philippe… Ils étaient tous là à se faire remonter les bretelles sans moufter. Oui, le pseudo-Aristote leur avait infligé une volée de bois vert. Mais il avait du mal à se remémorer le motif exact de cette raclée verbale. Il se souvenait aussi qu’il leur avait montré l’avenir. Une vidéo ? Un diaporama ? Une boule de cristal ? Des entrailles de poulet ? Pas moyen de s’en souvenir ! Les détails lui échappaient, mais l’impression de malaise ressenti était encore présente. De ce rêve fort déplaisant, Jean-Luc retenait surtout l’impression pénible qu’il était en train de faire une énorme connerie, du genre à figurer sur le podium de son palmarès personnel, pourtant bien fourni. Merde, quoi ! 2017, ça devait être son année ! Il la sentait bien cette campagne, cette fois! Et puis d’abord, pourquoi ce foutu rêve l’amènait à penser à la campagne, SA campagne ? C’est en plein doute existentiel que la sonnerie du téléphone le surprit.

–        Jean-Luc ? C’est Cécile, tu dormais ?

–        Non, mais c’est pas une raison pour me téléphoner au milieu de la nuit.

–        Je sais, mais j’ai fait un rêve…

–        C’est normal : la nuit on dort, et donc on rêve, et d’ailleurs, moi-même…

–        Tu t’es pris une soufflante, par un vieux barbu déguisé en philosophe antique…

–        Hein ??? Ne me dis pas que toi aussi ?!?

–        Tu crois que je suis télépathe, alors ?!? Et si je te dis que c’est la même chose pour Michèle, Karima et Yannick, qu’est-ce-que tu en penses ?

–        Bordel de merde !!!

Le juron tonitruant réveilla sa compagne, qui lui fit comprendre que, s’il avait comme seul projet, pour cette nuit, de brailler des grossièretés au téléphone, il pouvait aller faire ça dans une autre pièce, dans le jardin, dans la rue, voire au diable, du moment que ça ne l’empêchait pas, elle, de dormir. Prudent, il battit en retraite, hors de portée auditive de l’être aimé, mais courroucé.

–        Cécile, tu es toujours là ?

–        Oh oui, et toi, tu viens de prendre cher, pour la deuxième fois cette nuit, on dirait !

–        Mais bon sang de foutredieu ! Aaaaaahhhh !!! Et un double appel maintenant ! C’est Arnaud ?!? Bon Cécile, donne-moi cinq minutes, et je te rappelle…

–        Ça m’arrange : on dirait que Benoît à une urgence nocturne, lui aussi : à tout’ !

–        Jean-Luc ?

–        Oui Arnaud, c’est bien moi, et tu sais quelle heure il est ?

–        Je sais, mais j’ai besoin de te parler, d’un truc vraiment bizarre…

–        Laisse-moi deviner…Tu étais en classe, avec Moi, Cécile, Benoît, et les autres, et un vieux barbu habillé comme Aristote t’a mis le nez dans ta merde !

–        Diantre ! Je te laisse le choix des mots, mais en substance, c’est cela même… C’est incroyable, non ?

–        Tu l’as dit, bouffi : Moi, Cécile et ses potes Légumes, toi, probablement Benoît, et j’ai encore un double appel : Gérard ! De mieux en mieux… Bon, on n’est plus dans la coïncidence, à ce niveau, plutôt dans le surnaturel épidémique à tendance mystique, je dirais. Pourtant, à part chez les Légumes, et encore, les illuminés New Age, ça court pas trop les rues, chez nous.

–        Quoique nous ne manquions pas de prétendus faiseurs de miracles, soit dit en passant…

–        Tu vises qui, là ?!?

–        Oh ! Personne en particulier, Jean-Luc, personne… Mais, parlons peu, parlons bien : ne serait-il pas judicieux de réunir au plus vite, entre récipiendaires de ce songe étrange… Chez toi, par exemple ?

–        Ben…C’est qu’on a fait une petite fête hier soir, entre camarades … Et je crois pas que ma douce soit d’humeur très accueillante, là maintenant…

–        Compris, camarade JL : c’est plus grand et mieux insonorisé chez moi.

–        Espèce de … de… socialo…!

–        Oui, Jean-Luc… Comme tu l’entends, mon ami… Et maintenant, je propose que tu t’occupes des rouges, Cécile des verts, et moi des roses. Et on se retrouve dans… Disons deux heures, entre doux rêveurs, et à ma demeure. Qu’en dit le camarade secrétaire général des insoumis ?

–        Tu m’emmerdes, Arnaud ! Tu m’emmerdes d’autant plus que j’ai l’impression que tu as raison, pour cette fois !

–        Ah ! Tu vois, quand tu veux…

Il raccrocha en grommelant et rappela Cécile. Il dut s’y reprendre à trois fois, et laisser sonner longuement

–        Cécile ? C’est Jean-Luc !

–        Pourquoi tu me rappelles, on vient de raccrocher ? [Silence] Excuse-moi JL, je voulais dire l’AUTRE Jean-Luc : Godille Verte !

–        Non, c’est Jean-Luc, le vrai, l’unique, l’espoir de la gauche…

–        Oui, c’est bon, c’est bien toi, je t’ai reconnu ! Voilà, je viens donc de raccrocher avec Godille, après avoir eu François…

–        François ? Lui aussi ???

–        Si tu fais allusion à François le Flan Droite, non ! Là c’était l’AUTRE François : la Particule Verte !

–        Non ? Celui-là aussi ? Il devait être planqué au fond de la classe, parce que je ne l’ai pas remarqué… Bon, tu peux les rappeler tous : on se fait une AG des rêveurs dans deux…Non, une heure et demie chez Arnaud !

–        Chez Arnaud plutôt que chez toi ? Tu l’as laissé tirer la couverture à lui ? Je ne le crois pas !

–        Euh… On a fait une petite fête chez moi hier soir, entre camarades insoumis, et…

–        Ça va, épargne-moi les détails ! Bon, je préviens les autres Légumes…

–        Ah, ça aussi, tu le dis…

–        Et merde !

–        Ah, et ça aussi, tu le dis…

–        [Tonalité]

–        Bon, et bien moi, il me reste à appeler Nathalie, Philippe, et Pierre… Il était là, Pierre ?

[Une heure et quelques plus tard, chez Arnaud]

Arnaud :  En tant que propriétaire des lieux …

[Un brouhaha l’interrompt, où l’on peut distinguer les mots de bobo, social-traître, vendu, made in China.]

Arnaud :   Je disais donc, EN TANT QU’HABITANT PRINCIPAL DES LIEUX, je suis très heureux de vous recevoir, à cette heure matinale autant qu’exceptionnelle…

[Le brouhaha diminue un peu.]

Arnaud :  Tout d’abord, je souhaiterais excuser l’absence de quelques camarades très chers, à savoir : Pépère 1er et les Manu-Manu…

[Regain de brouhaha, avec sifflets et huées à la clef.]

Arnaud :  Mes amis ! Chers camarades ! Point n’est besoin de céder à une ire, ma foi, fort compréhensible ! En ce qui concerne Pépère, je n’ai malheureusement pas pu le joindre directement, car cette brave Julie a intercepté mon appel. Toujours agréable, malgré l’heure indue, elle m’a fort obligeamment expliqué que le grand homme ayant bu une camomille au coucher, il était illusoire d’espérer le ramener à la conscience. Toutefois, si j’avais un message à lui transmettre, elle se ferait un plaisir de lui en faire part, à son auguste réveil. Est-il utile de préciser que les ronflements qui faisaient contrepoint à sa délicieuse voix se passaient de tout commentaire ? Manu Militari, quant à lui, m’a menacé, dans le cadre de l’état d’urgence perpétuelle, d’étendre les prérogatives de la police jusqu’au tir à vue sur les emmerdeurs téléphoniques nocturnes… Vous comprendrez que l’envie d’insister ne m’ait pas effleuré ! Enfin, Manu Monetary m’a, c’est amusant, aussi reçu sur un fond de ronflements assez envahissants. C’est peut-être pour ça que la substantifique moëlle de ses paroles m’a quelque peu échappé. J’en ai compris qu’il avait l’habitude des investisseurs qui l’appelaient de tous les fuseaux horaires, qu’il ne ferait rien pour moi à moins d’un million de dollars, et que sa commission n’était pas négociable… Je m’en suis sorti en prétendant que je m’étais trompé de numéro, que le sien jouxtait celui de mon vieux pote  Manu Micron, des Kerguelen, et que je le priais de m’excuser. Et en parlant d’excusés, puisqu’en voilà donc trois qui le sont, et il me semble que nous sommes au complet, et que nous pouvons débuter cette session extraordinaire… Mais comme c’est étrange, on dirait que tout le monde a repris la place qu’il occupait dans ce rêve !

Jean-Luc : C’est une contre-vérité manifeste ! Je n’étais pas au fond près du radiateur et surtout pas à côté de toi !

Cécile : Mais si Jean-Luc ! Mais si ! Même que tu avais un bonnet d’âne ! Souviens-toi !

Jean-Luc : Grmpf ! Pour la place peut-être, mais le bonnet d’âne, tu inventes, tu calomnies, même !

Benoît : Mais pas du tout ! Et je me souviens même qu’il y avait quelque chose d’écrit dessus… Attends, ça va me revenir…

Arnaud : “Fossoyeur d’espoirs”, voilà ce qui était écrit !

Jean-Luc : Peut-être… Je ne me crois pas m’être vu, donc pourquoi pas ! Mais vous aussi, ça me revient, vous portiez le bonnet d’infamie ! TOUS !!! Vous portiez tous un bonnet avec les mêmes mots!

[murmures et contemplation appuyée de chaussures]

Jean-Luc : Sauf le prof évidemment ! Et qu’est-ce qu’il nous a mis, celui-là ! Si je le retrouve, je vous jure que… Mais au fait, c’était qui ? Il n’est pas ici, c’est sûr. J’avais l’impression de la connaître, mais impossible de mettre un nom sur ce barbu-là, pour le moment… Quelqu’un aurait une idée ?

Nathalie : Karl Marx !!!

Philippe : Non, Marx était franchement plus touffu. Ce barbu-là l’était plutôt à la façon des années 2000, sans atteindre le niveau hipster pour autant.

Pierre : Quand vous aurez terminé avec vos considérations pilaires, est-ce qu’il restera un peu de temps pour parler du message que ce fameux barbu non-identifié a tenté de nous faire passer ? J’ai sommeil, et quand j’ai sommeil, les discussions de salon de coiffure m’emmerdent au plus haut point ! Quand je n’ai pas sommeil aussi, d’ailleurs…

Jean-Luc : Merci Pierrot, je n’aurais pas dit mieux !

Michèle : Chers camarades, si les spéculations sur l’identité de ce mystérieux prof sont terminées, je propose que nous consacrions le temps qui nous reste de cette nuit agitée à reconstituer son propos. Les rêves étant ce qu’ils sont, il ne m’en reste que des bribes assez décousues, et j’imagine qu’il en va de même pour vous… Non ?

[Murmures approbateurs]

Michèle : En ce qui me concerne, le détail de l’argumentaire ne me revient plus, je retiens quelques expressions… Egos boursouflés…

Philippe : œillères partisanes…

Gérard : égoïsme irresponsable…

Arnaud : égotisme pathologique…

Yannick : Hybris démagogique…

Gérard : ambition maladive…

Nathalie : promis aux poubelles de l’histoire…

Benoît : attendez, ça c’est différent : les autres qualificatifs ne sont, après tout, que les politesses que nous échangeons habituellement entre gens, de gauche certes , mais de sensibilités différentes. Mais il y avait aussi un message, comme une vision… Vous rappelez-vous qu’il nous a montré l’avenir ? Enfin, un avenir possible …

Jean-Luc 2 : l’ultra-libéralisme triomphant !

Yannick : la disparition du travail !

Karima : le négationisme écologique !

Pierre : la restriction des libertés, au nom de la sécurité, forcément !

Cécile : sauf pour les puissants et les grandes entreprises !

Nathalie : la surveillance “Big Brother” à tous les étages !

François : le “diviser pour régner”, la stigmatisation des boucs émissaires !

Michèle : le retour en force des nationalismes !

Philippe : exactement ! Et vous vous souvenez des conséquences ?

Arnaud: les catastrophes industrielles, avec l’abaissement des normes…

Yannick : les catastrophes naturelles, qui le sont de moins en moins…

Gérard : les pauvres, plus pauvres et divisés…

Benoît : les riches, plus riches et solidaires…

Nathalie : des cycles protestation/répression de plus en plus violents.

Cécile : Bon, je crois que les pièces commencent à s’assembler. J’ai d’ailleurs l’impression que c’était un peu ça le message, non ? De s’assembler, ou plutôt de se rassembler, pour proposer une candidature unique qui emporterait l’adhésion, et commencer enfin à faire pièce au côté sombre de la Force !

Tous ou presque : Oui ! C’est exactement ça ! C’est ce que je veux faire…

Jean-Luc : Il faut se rendre à l’évidence : je suis le seul à pouvoir rassembler toute la gauche, le seul à pouvoir dépasser les 10% sans se  compromettre…

Tous ou presque : Non ! Hors de question ! Mes camarades ne voteront jamais pour toi ! Etc…

Gérard [après un sifflement sonore] : STOOOOP ! Fin de la récré ! Mais qu’est-ce que vous voulez, qu’est-ce que nous voulons tous, à la fin ? Nous faire vraiment élire à l’Elysée ? Nous montrer, dans la perspective de prochains scrutins plus à notre portée ? Témoigner que nous seuls portons l’authentique et certifiée pensée de gauche, et que tous les autres sont soit des traîtres arrivistes vendus aux lobbies, soit des idéologues cramponnés au passé ? Est-ce que vous êtes conscients de l’urgence ? Est-ce que vous réalisez qu’au second tour, il ne restera plus aux français que le choix en le FN AOC, ou une copie estampillée LR ? Est-ce que vous voulez vraiment laisser un clone de Trump-Orban-Erdogan-Poutine arriver au pouvoir, avec toute la latitude que lui offriraient les institutions d’une Vème République en état d’urgence perpétuelle ? Vous, je ne sais pas, mais moi, ça m’empêcherait plutôt de dormir, comme perspective ! A moins que ce ne soit un coup de billard à trois bandes, du genre “Les français en bavent pendant cinq ans, et après je serai forcément leur sauveur” ? Sérieusement, vous croyez vraiment que l’alternance est garantie avec quelqu’un de cette trempe aux affaires ? D’ailleurs, puisque j’ai parlé de dormir, est-ce que notre philosophe onirique ne nous aurait pas donné quelques clefs en plus ?

Benoît : les bouquins !

Philippe : l’inscription au tableau !

Gérard : Nono mon grand, est-ce que tu te rappelles de ces bouquins ?

Arnaud : Ben, j’étais un peu loin…

Jean-Luc : Moi aussi, et je n’avais pas mes lunettes, je crois…

Gérard : Nathalie, qui lève la main !

Nathalie : Il y avait : “Le Capital…”

Pierre : “Le Capital” ! Mais c’est clair, il faut revenir à la pureté, à la vérité de Marx ! L’heure du prolétariat a sonné !

Nathalie : “… au XXIème siècle”…

Pierre : Hein ???

Nathalie : “Les Hauts revenus en France au 20e siècle : inégalités et redistribution, 1901-1998”.

Jean-Luc : Non !!!

Nathalie : “Pour une révolution fiscale – Un impôt sur le revenu pour le 21e siècle”…

Yannick : ça se précise drôlement…

Nathalie : “Aux urnes, citoyens! Chroniques 2012-2016”…

Benoît : Je crois que c’est bon, Nathalie. Merci ! Tu peux t’arrêter, on a l’auteur.

Jean-Luc : mais oui ! C’est évident ! Il ne veut pas y aller, nous le savons tous,

mais il acceptera bien de me suivre, si je lui propose Bercy… Ou, pourquoi pas ? Carrément Matignon !

[Murmures consternés]

Arnaud : JL mon vieux camarade, avant qu’on ne commence à gloser sur ta qualité d’écoute, ton sens stratégique ou ta constance dans l’échec, pourrai-je te demander de te replonger dans tes souvenirs oniriques et paradoxaux ? Tu ne te souviens vraiment pas des mots du prof, sur le sujet ?

Jean-Luc : Tu m’emmerdes de plus en plus, Nono ! Je ne suis plus ton camarade depuis 8 ans, et concernant l’âge, j’ai 10 piges de moins que Bernie Sanders ! Mais… Oui, je crois que ça me revient : ces histoires d’abnégation historique, de réunion derrière une personnalité consensuelle et désintéressée, je suppose que ça ne parlait pas de moi, hein ?

Benoît : “personnalité consensuelle et désintéressée”, tu sais tout de suite qu’il ne s’agit ni de toi, ni d’Arnaud, ni de moi… Ni d’aucun d’entre nous, en fait!

Jean-Luc : vous voulez bien dire : s’unir pour présenter quelqu’un qui n’a aucune envie d’y aller ? Mais il n’a pas de mouvement, de parti, d’appareil, de soutiens…

Yannick : Ben justement si ! Il a nous, et nos organisations respectives, qui ne demandent qu’à travailler ensemble, si c’est  pour un candidat neuf, rassembleur et potentiellement éligible! Et ça pourrait même donner une configuration capable de faire un tabac aux législatives! Le tout sans l’aide du Parti Souffreteux.

Gérard : Avec l’aide de ce qui reste de gauche au PS, quand même !

Cécile : Allez JL, fais pas la tronche ! Si ça se goupille bien, il y aura sûrement un ministère ou un perchoir pour toi ! Et dans cinq ans, tu n’auras même pas l’âge de Bernie quand il s’est présenté aux primaires démocrates ! Alors tu es partant ?

Jean-Luc : Grompfff ! Est-ce que j’ai le choix ? Et qu’est-ce qu’on fait maintenant ?

Michèle : On bat le fer tant qu’il est chaud : il me semble que notre futur “candidat à l’insu de son plein gré” est du genre matinal, alors on devrait arriver à le trouver à son bureau.

Karima : il faut vraiment y aller tous ? Je dois embaucher bientôt, moi…

François : Tous, oui ! Il en va de la crédibilité de notre proposition !

Karima : alors c’est parti…

[brouhaha de sortie de réunion, ou de classe…]

Philippe : Mais et l’inscription au tableau ? On n’en a pas parlé, de l’inscription au tableau ! Elle avait aussi son importance, c’est sûr !

Pierre : Un genre de consigne, je crois… Ah, ça va me revenir ..!

Nathalie : “LE DERNIER QUI S’EN VA ÉTEINT LA LUMIÈRE”.

C’est alors que mon réveil sonna…

Avis d’irresponsabilitéla fantaisie présentée ci-dessus, bien que faisant allusion à des personnalités réelles, ne prétend nullement refléter l’actualité, les actes, opinions, paroles, conditions de vie ou situations réelles de celles-ci. Elle n’a d’autres prétentions que présenter, sous une forme qu’il espère divertissante, la colère, l’écœurement et, aussi minces soient-ils, les espoirs de l’auteur, face à la farce tragique que sera, selon toutes apparences, la prochaine élection présidentielle.

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159 réflexions sur « Dialogue (presque) imaginaire entre Jean-Luc Mélenchon et la gauche, par Patrice Brient »

  1. Mais non vigneron, quel blagueur tu fais……
    Tout ça, c’était sans compter avec Fifi, qui vient de mettre le souk dans le potager à Jean-Luc , à marinette et son clo(w)ne , ah !
    Fifi ? Ben, comme Chantal, toujours debout, le sirop, la jupe et les marionnettes en moins. Sous ses airs lissés et tranquilles, Fifi est un flingueur de chasseurs de lapins . Un sanglier formule 1 quoi, qui a silencieusement miné et retourné le terrain de jeux des populistes.
    Ceux-là, comme les sondeurs zé autres experts patentés, n’ont rien vu venir, pourtant un sanglier quand ça charge…
    Quelle époque formidable et pleine de surprise !
    Sacré Fifi, quel trublion ! Merci à lui d’animer la forêt et de ne pas laisser pourrir les glands tombés du chêne….
    Fifi recycle.

    http://www.courrierinternational.com/article/france-pourquoi-la-victoire-de-fillon-est-une-torture-pour-marine-le-pen
    http://www.marianne.net/marion-marechal-pen-fillon-est-plus-dangereux-fn-100248085.html

    1. @Gudule
      je ne sais si l’un ou l’autre est « blagueur » selon votre formule, sauf vous qui l’êtes sans conteste :
      Restez dans votre certitude que l’élection de Trump n’a aucune influence sur les Français, ni d’ailleurs, en restant dans votre fermeture, ni Sanders, le Brexit, Corbyn, aurait quelque influence en France… restez enfermé sur vous-même dans vos certitudes et vos aveuglements, et lisez les bons lémédias pour nous en informer (Le Point étant dans vos préférences).

      @Jacquot
      on peut remarquer que Macron (se revendique de gauche ? et clame « révolution » ?) s’est rallié à Juppé…
      Et Montebourg rappeler que tous les Français peuvent et sont encouragés à voter à la Primaire du Ps en janvier.
      Les peu que j’écoute sur la 2 ce soir me donne froid dans le dos : Vive les millions de chômeurs à venir, la pauvreté qui s’envole, les malades à leur seul charge privée (la Sécu étant prié de ne plus couvrir que les longues maladies), les 39 heures (sans changement de salaire) voire 48, le licenciement facilité, le manque de personnel dans les hôpitaux,… c’est le libéralisme pire que Thatcher qu’ils nous promettent.

      1. Les peu que j’écoute sur la 2 ce soir me donne froid dans le dos

        Alors faut faire comme les autres plus de 60 ans dimanche derniers et dimanche prochain : aller voter à la primaire des électeurs du club du troisième âge (i.e Les Républicains) qui vont désigner le prochain président.
        Et désigner le moins pire, le moins chouan et le plus girondin des deux, le Bordelais évidemment.

      2. « restez enfermé sur vous-même dans vos certitudes et vos aveuglements, et lisez les bons lémédias pour nous en informer (Le Point étant dans vos préférences). »

        Vous parlez de vous, n’est ce pas ? Rassurez-moi, ça se soigne ?Encore faut-il lire les comments de ceux et celles auxquels vous vous adressez, mais lire, aussi, semble être un problème pour vous. Non, c’est une blague…..
        Aussi, je vous envoie un lien vers le média ouvert , ô miracle, « préféré », auquel je participe : https://diem25.org/home-fr/

        PS : compte tenu de votre état de clairvoyance « naturelle » ???
        La lecture risque d’être ardu pour vous….mais bon, sans les oeillères, faut voir….

        En outre, il y a AUSSI des « libéraux » (gauche-droite) à diem25, donc : amenez votre gousse d’ail et votre crucifix de gôche, sus au vampire !!!! Pour éviter la « contamination » , on ne sait jamais…

    1. Il se fait assez vieux pour éprouver ce besoin , mais pas encore assez pour dépasser ce besoin de réconfort .

      Est ce qu’Orange a gagné son prix , lui ( ou elle ?) .

      1. Un menu de l’ancien temps ça, les dindons sont à l’honneur toute l’année chez Bartabas en ce moment. Le titre est bien choisi car, dit-il, « On n’achève bien les anges ».

        Dommage, le teaser ne les montre pas, les extraordinaires dindons
        https://vimeo.com/171437476

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