Cette corrélation qui nous condamne tous… par Philippe Soubeyrand

Billet invité.

Bonjour à Tous,

Normalement, je devrais être en veille pour Noël et ne plus écrire, mais il se reproduit actuellement un nouvel événement en Arctique qui va une nouvelle fois dans le sens de mes derniers billets.

La modélisation de la NASA du 21/12/2016 (solstice d’hiver) est sans équivoque : un trou dans la couche d’ozone cherche bel et bien à se réinstaller au dessus des mers de Norvège et de Barents… à suivre les modélisations des 22 et 23, mais au regard des anomalies de SST dans cette région, hélas…

couche-ozone

https://ozonewatch.gsfc.nasa.gov/NH.html

Dans le même temps, la moyenne des températures de surface au dessus du 80ème parallèle calculée par le DMI grimpe en flèche à l’image de ce qui s’est passé mi novembre :

climat-arctique

http://ocean.dmi.dk/arctic/meant80n.uk.php

Du côté de l’Océan Pacifique, la situation des moyennes de pression au niveau de la mer est de plus en plus propice au retour d’El Nino pour 2017, avec une tendance actuelle plutôt Neutre Positive…

Nous sommes le 24/12/2016… Demain, ce sera le jour de « l’Enfant Jésus » ! Qui l’eut cru ?

Tout espoir de sauvegarde du système capitaliste actuel est vain ! Il ne peut que s’effondrer sous l’effet d’un tel emballement climatique à venir exacerbé par des Gt de méthane qui ne demandent qu’à s’échapper dans l’atmosphère ; une situation inédite en 800.000 ans au moins… Il faut donc préparer/amorcer sans attendre l’évacuation des populations côtières sous 10m d’altitude au moins par rapport au niveau de la mer, redéfinir une politique du logement comme celle que je suggère dans mon programme, cette ébauche d’un NEW DEAL à la fois claire et juste, en faveur de la BIOSPHERE (dont l’HUMANITE), la SURVIE et la PAIX, qui trouve désormais jour après jour TOUT son sens, tel que notamment l’abolition des droits absurdes/suicidaires de fructus et d’abusus ; seul l’usus doit avoir un sens dans cette galère collective à venir !

Je pensais que ces informations « temps réel » pouvaient vous intéresser…

Sincère Amitié,

Philippe

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84 réflexions sur « Cette corrélation qui nous condamne tous… par Philippe Soubeyrand »

  1. C’est ce qui s’appelle être en veille, c’est l’esprit de noël, nous sommes unis dans le sort de notre espèce. Le méthane qui était retenu dans la glace depuis longtemps va s’échapper avec le réchauffement, tous les pronostics pessimistes de ces dernières années sont dépassés, ce qui risque de se produire est donc encore bien pire que les alertes du début du siècle et tout peut se casser la gueule très rapidement. Absurde et suicidaire, le système capitaliste ne peut s’auto-réguler, comment lui faire entendre raison alors que l’usus était bien suffisant. Nous savons mais que pouvons-nous faire?

  2. « l’évacuation des populations côtières sous 10m d’altitude au moins par rapport au niveau de la mer »

    Seulement 10m ? Vous êtes un optimiste, vous !
    Les variations des périodes glaciaires / inter-glacières sont plutôt de l’ordre d’une centaine de mètres.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89l%C3%A9vation_du_niveau_de_la_mer#/media/File:Post-Glacial_Sea_Level-fr.svg

    En attendant, bonnes dernières fêtes de fin d’année avant la fin du monde.

  3. Conclusion : L’auteur de cet article est militant écologiste, il n’est ni météorologue, ni climatologue, vous pouvez réveillonner tranquille.

    L’anomalie de température en Arctique s’explique par un régime des vents « inhabituel » (c’est très relatif en cette saison) venant du Sud qui s’est installé dans le détroit de Fram, l’arctique d’eurasie et la mer de Barentz , ce vent a poussé la glace vers le nord, faisant fondre la glace de mer dans la mer de Barentz.
    Comme l’auteur nous donne le lien sur DMI, vous pourrez constater par vous même que ces comportements chaotiques ne se produisent que l’hiver, et que les relevés affichés depuis 1959 montrent au contraire une remarquable stabilité des températures, contrairement à ce que cet article sensationnaliste laissait entendre.

    A force de vouloir jouer au savant catastrophiste pour se donner une notoriété dans le blog de Paul Jorion, on peut aussi se couvrir de ridicule quand on ne connaît rien à la météo.

      1. @Jorion,
        Vous n’êtes pas météorologue, soubeyrand non plus, restez dans votre domaine de compétence, ça éviterait ce genre d’article que même science et avenir ne pourrait pas publier. Bon réveillon

      2. Si vous veniez un peu plus souvent ici vous sauriez que la spécialité du Blog de PJ, c’est qu’on parle en-dehors de son « domaine de compétence ». Vous me verrez en particulier parler d’économie. Ceci dit, parlez-nous donc de météorologie, et pour vous en tenir à vos principes, abstenez-vous d’évoquer tout autre sujet.

    1. @ LaGrenouilleMétéo

      Comme vous le dites vous-mêmes, l’auteur a donné le lien d’un site qui permet de visualiser l’évolution de ces températures n’importe quelle année à partir de 1958.

      Je vous conseille de les visualiser toutes, comme je l’ai fait.

      Vous constaterez que si les températures sont plus instables en hiver qu’en été, et ce depuis toujours, l’amplitude des variations a une tendance marquée à l’aggravation dans la période 1958-2016, et qu’elles se font de plus en plus souvent dans le sens des températures hautes. Quant aux amplitudes constatées à l’automne 2016, elles sont par leur taille ainsi que par leur durée sans précédent aucun depuis 1958.

      Qu’il y ait un aspect météorologique à tout cela, sans aucun doute… mais voilà, les variations météorologiques ont tendance à être de plus en plus marquées vers les températures élevées, changement très net sur l’échelle des quelques dernières décennies. Et là il ne s’agit plus de météo… mais de changement climatique.

      Je vous souhaite un bon réveillon tranquille. Après la fête, je conseillerais tout de même de repenser à ces questions de température dans l’Arctique, qui sont assez perturbantes je le maintiens.

      1. Hé ho faut pas marcher sur les pompes d’Evelyne Dhéliat ! Non parce que hein t’es pas speakerine mon Jacquot ! Sinon, oui 2016 présente une « anomalie » prononcée…

  4. Ce sujet est bien trop peu mis en avant par la plupart des médias, qui préfèrent « en faire des tonnes » au sujet d’un attentat terroriste à Berlin certes choquant, mais qui est tout de même par comparaison de l’ordre des faits divers.

    Deux sujets font l’objet de bien trop de recherches :
    – A quelle vitesse faut-il prévoir la fonte des glaces du Groënland et de l’inlandsis Ouest-Antarctique ? Millénaires, siècles… ou moins ? Et avec quelle incertitude ?
    – Quelle est la fragilité du pergélisol des latitudes arctiques, ainsi que des hydrates de méthane présents sous la mer de Sibérie orientale ? A quelle vitesse faut-il prévoir le dégagement de ce méthane dans l’atmosphère ? Siècles… ou décennies ?

    La version pessimiste des réponses envisageables à ces questions mènerait à un changement climatique de type « explosif » dans les décennies qui viennent, avec impact catastrophique sur l’habitabilité des régions côtières comme des latitudes équatoriales.
    Dans ce cas, des actions majeures d’adaptation seraient nécessaires, en urgence et en pleine solidarité au niveau planétaire.

    Mais rien ne sera fait bien évidemment… SAUF si le message des scientifiques devient parfaitement clair, dans le sens de réponses pessimistes aux questions ci-dessus. Dans ce cas, il y aura au moins une chance que des décisions puissent être prises et réellement appliquées. Dans le cas contraire, il n’y en aurait aucune.

    D’où l’urgence de la recherche sur ces deux sujets. Malheureusement elle n’est que très chichement financée…

  5. Il faut donc préparer/amorcer sans attendre l’évacuation des populations côtières sous 10m d’altitude au moins par rapport au niveau de la mer.

    Faut vite réveiller Allègre, si par malheur lui n’est pas en veille, les déportations préventives des basses terres ça le connait, l’a fait ses preuves, y’a 40 ans exactement.

  6. Les bras m’en tombent! Je travaille depuis un an d’arrache pied, avec mes petites mains, à transformer une grange en habitation. J’en suis à l’isolation des combles et après avoir lu votre article en début d’après midi, j’ai eu bien du mal à me remettre au travail. J’ai tout de suite regardé l’altitude de l’endroit où je projette mon avenir. Nous sommes à 8m au dessus du niveau de la mer. Je suis refait… A quoi bon continuer… Vendre tout de suite avant que l’info du blog de Jorion ne touche trop de monde et acheter sur les falaises en face… ? (Je suis dans la presqu’île du Médoc, Gironde) Je me sens potentiellement comme un individualiste dans le summum de son art… Sans compter qu’on ne quitte pas sa terre natale qu’avec des motivations purement égoïstes. Bon, voilà. C’est au fond la première fois que ma prise de conscience globale vient se frotter à la réalité prosaïque de ma vie personnelle. Nous en avons parlé en famille ce soir. Les enfants n’auront jamais cette maison que je construis, elle sera sous les eaux dans trente ans… Moins ??
    J’espère de tout cœur que Soubeyrand est un malade!!! Pardonnez moi Philippe !!! C’est une boutade. Je vous crois légitime.
    Je suis du genre à croire les hommes qui campent dans la zone d’inconfort de leur conscience!!!
    Je pense que je ne ferai rien et que je reprendrai le chantier les jours prochains comme si de rien n’était… C’est abyssal cette situation où nous sommes, c’est effrayant et en même temps je suis d’un fatalisme qui m’inquiète…

      1. @ vigneron
        Vous êtes vache parfois.
        Et temps que vous y êtes, donnez donc le coup de grâce avec un « A la Saint Hubert, par la mer tu seras chassé de ta maison, Hubert. »

        @ Hubert
        Ne faites pas attention à La Vigne : Il est taquin !
        Vivez donc où vous avez choisi.
        Il y a partout des risques à vivre. Par exemple à cause des centrales nucléaires, des pollutions chimiques, des tsunami, des effondrements de falaises, de la vieillesse, des météorites, des chutes d’avions, de la bagnole, du fou de passage, de la foudre …

        Et pour la restauration de votre grange, surtout, ne faites pas des joints ou des enduits au mortier de ciment ! Utilisez seulement des mortiers de terre limono-argilo-sableuse. Ainsi, en attendant d’être arasée par la mer, votre habitation sera plus confortable (moins humide) et son bilan carbone sera meilleur.

      1. Cher vigneron
        Dès que la centrale du Blayais baignera il n’y aura plus de Bordeaux, et pourtant Margot aura encore les pieds au sec.
        Commençons par le commencement.

      2. En attendant, les centrales nucléaires nous ont d’ores et déjà fait gagner deux années d’émissions mondiales de CO2, i.e. si le graphique danois de Soubeyrand pour 2016 est ce qu’il est et pas déjà ce qu’il risque d’être selon lui en 2018 c’est grâce au nucléaire.

      3. @ écodouble

        La centrale nucléaire du Blayais a été construite sur un plateau à 4,5 mètres d’altitude. Elle est protégée par une digue que les critiques dénoncent comme très insuffisante, voir
        https://www.dissident-media.org/infonucleaire/etanche.html

        Je note que rehausser cette digue ne semble pas infaisable. Y compris s’il fallait faire face à une élévation du niveau de l’océan de 1 mètre, comme prévu par le GIEC à la fin du siècle – version optimiste.

        Si c’est la version la plus pessimiste qui s’avérait juste, soit 5 mètres d’élévation de l’océan d’ici un siècle, il faudrait alors clairement déplacer la centrale. Sauf qu’elle devra de toute façon être démantelée bien avant la fin du siècle : mise en service en 1981, la durée de vie maximale de ce type de réacteur est estimée à soixante ans.

        Quoi qu’il en soit, et même dans la version la plus pessimiste de la montée de l’océan, le problème ne se posera pas.

      4. @ vigneron
        C’est drôle que le type brillant et intelligent que vous êtes trouve ne serait ce qu’un quanta d’utilité salvatrice au nucléaire.
        Mais ce doit être parce que je suis trop con et terriblement inculte pour deviner et comprendre que vous êtes en fait un Yes-Man qui réalise canular sur canular.
        D’ailleurs ça doit être ça.

      5. @ Jacquot
        Le destin d’une digue est d’être, à un moment ou un autre, dépassée par un niveau d’eau qu’aura pas été prévu. C’est bal eau !
        Surtout que, après avoir assisté à des réunions techniques post-Xynthia, je sais combien les « comptables » des collectivités arrivent à être persuasifs pour gagner quelques centimètres de hauteur de digue, à la baisse, parce que … c’est trop cher !
        Pour la rehausse de quai, c’est encore plus facile d’être persuasif à la baisse. Surtout quand l’ingénieur qui calcule est un peu « on s’arrange » et qu’il sait qu’il se barre bientôt de la boite où il travaille.

        De là une définition nouvelle pour le mot « digue », plus à propos compte-tenu du contexte financiaro-climatique actuel :
        Remblai linéaire en zone inondable.

      6. @ Jacquot, sur la hauteur des digues.
        Lors des études précédant la construction de Fukushima, les ingénieurs japonais avaient demandé aux ingés étasuniens, qui leur fourguaient leur fumeuse technologie nucléaire pacifique, de prévoir une digue de protection de 100 pieds de hauteur : ils connaissaient le lieu, les bougres !
        La digue fut établie à 5 m et quelques de haut … parce que c’était trop cher de la faire jusqu’à 33 mètres.

        La barrière sur la Tamise protégeant Londres misait bas dès sa mise en projet. De fait, elle est trop basse aujourd’hui avec « ce qu’on sait qui peut arriver », et aussi parce que Londres a baissé d’environ 10 cm en altitude (rebond post-glaciaire toujours en cours) depuis la mise en service de l’ouvrage.

      7. @ Jacquot encore
        Il faut du temps pour démanteler une centrale. Brenilis, ça fait plus de 30 ans qu’elle est arrêtée et son démantèlement est toujours en attente.
        A ce rythme, un grand nombre de centrales cotières, pas encore arrêtées qui devront être démantelées, seront déjà dans l’eau. Vous suivez ? Donc elles ne seront pas démantelées.

  7. Conclusion: Si tu ne vas pas à la mer… la mer viendra à toi!
    Bah… on peut encore échapper à ces predictions de bâtisses les pieds dans l’eau : il suffirait que le Gulfstream s’arrête… et ce serait les pieds dans la glace!
    Désolé pour cette deuxième couche de pessimisme totalement non documentée ici.
    Un Joyeux Noël à tous! (Bientôt les voeux…)

  8. Les statuts du GIEC, qui si on peut dire fait la pluie et le beau temps sur le réchauffement climatique au niveau mondial,nous apprennent que celui ci ne peut étudier le climat qu’en remontant seulement 150 ans en arrière .
    Or au moyen âge le Groënland s’appelait le grünland ,le pays vert,
    où on y faisait de l’élevage bovin et ovin et où on y cultivait du blé .
    Déjà à ce stade de ma réflexion ,plusieurs remarques s’imposent :
    * Est il sérieux de limiter l’étude du climat aux 150 dernières années ?
    * N’ayant pas de glace au Groënland ,le niveau des mers était -il plus élevé qu’aujourd’hui ?
    * Les périodes les plus chaudes sont des périodes de prospérité avec de la nourriture en abondance .
    * Le réchauffement de cette période du moyen âge ne provenait pas de l’activité humaine .
    Petite expérience simple à faire chez soi :
    mettez une dizaine glaçons dans un grand verre puis ajoutez de l’eau ras bord ,les glaçons flottent et sont plus hauts que les bords du verre ,mais en fondant ,ils ne font pas déborder le verre.
    Hubert peut sans crainte continuer la construction de sa maison,le réchauffisme est une arnaque politique pour favoriser l’émergence d’une gouvernance mondiale.

    1. Selon Marion « Hubert peut sans crainte continuer la construction de sa maison,le réchauffisme est une arnaque politique pour favoriser l’émergence d’une gouvernance mondiale. »

      Et encore vous êtes loin du compte ! Les gouvernants savent que la Terre est plate (et donc l’eau déborde naturellement dans le vide, m’enfin c’est pas compliqué de comprendre ça) ! Si, si, je vous jure :

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Flat_Earth_Society

      Ouvrez vos yeux bon sang et renseignez vous, le net est votre ami, mouah ah ah ah…

    2. @ marion
      La question intéressante à se poser en ce qui concerne le Groënland n’est pas celle de la validité ou non des calculs du GIEC, mais celle de l’adaptation ou de la disparition des sociétés humaines confrontées aux variations (naturelles ou anthropiques) du climat. Lisez le livre de Jared Diamond
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Effondrement_(essai)
      En ce qui concerne le rapport entre périodes chaudes et prospérité, la réalité est plus complexe. A l’échelle des temps géologiques, nous sommes dans une période inter-glacière qui a débuté il y a environ 10 000 ans et qui a permis le développement de l’agriculture sur de vastes territoires. Il est vrai que les variations climatiques naturelles de ces derniers milliers d’années montrent que les périodes froides ont été dommageables pour les sociétés agricoles sous nos latitudes (le blé, base principale de l’alimentation pendant longtemps, a besoin d’été chauds et sec). Cependant, si les prévisions des climatologues sont justes, il semble que nous nous acheminions vers une période chaude inédite. En dehors de la question du niveau des mers, est-ce dramatique pour la production de l’alimentation ? Cela se discute. Vous pourriez me dire qu’on pourra planter des oliviers à Lille et des pommiers à Thulé, mais ce n’est pas si simple. La nature des sols est tout aussi importante que le climat. L’extraordinaire développement des sociétés humaines sous nos latitudes est aussi le résultat d’une conjonction heureuse entre la fertilité naturelle des sols et un climat tempéré. Sur ce point, je rejoins les préoccupations de Michel Lambotte. L’urgence absolue n’est pas une vaine lutte contre les aléas climatiques (trop tard de toute façon) mais la restauration de la terre végétale, épuisée voire morte, après des décennies de pratiques suicidaires.

      1. Merci beaucoup arkao, je vois que mes préoccupations font des émules et c’est très bien comme cela. Cela se passe également comme cela au niveau de l’association à laquelle je participe.
        Au sujet de l’ensoleillement, l’année dernière, j’avais semé un couvert de seigle que j’avais laissé venir à maturité, les mois de mai et de juin ont été exécrables au niveau de la luminosité, les grains étaient vides. Peut-être y a t il eu d’autres raisons mais il faut savoir que les céréaliers s’en sont plaint aussi.
        Même s’il y a une augmentation de la température (nous avons de moins en moins d’hiver avec de la neige) il y a un risque d’augmentation de la nébulosité qui pourrait affecter les récoltes en milieu tempéré. C’est une chose qu’on ne peut pas négliger.
        Je vous souhaite une très bonne année.

    3. La fonte des glaces qui flottent sur la mer (pôle nord) n’élève pas le niveau des mers, en effet. Il y a toutes les autres: Groenland, Antarctique, glaciers de montagne.
      Et le réchauffement des océans eleve aussi le niveau par dilatation.

      1. @Guy Leboutte

        Pour les cycles longs, les variations sont d’origine astronomique :
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Param%C3%A8tres_de_Milankovi%C4%87
        A priori on est tranquille de ce coté la pour un bout de temps.

        Pour les cycles courts, l’activité du soleil semble déterminante:
        https://www.les-crises.fr/climat-13-les-cycles-solaires-2/

        Lien vers le site d’O. Berruyer – Pas taper Vigneron ; pas toujours facile de trouver un site bien didactique sur la question de l’activité solaire tant cette question est le fer de lance des climato-sceptiques.

      2. « Lien vers le site d’O. Berruyer »

        … peut-être, mais c’est comme ça que je me retrouve sur une liste de sites pro-Poutine ! Heureusement que je suis vacciné !

      3. Je pense pas que ce pauvre Larrouturou ait amélioré son CV lorsqu’il a fait entrer l’upériste Berruyer au bureau de son défunt parti.

    4. MDR Marion !
      Vous avez dû en picoler des 51 ras bord avec des glaçons ; au point d’en oublier Archimède !

      Quelques chiffres tout de même pour compléter les réactions à votre hilarant commentaire :
      – Si les glaces posées sur le Groenland fondent complètement vous verrez 7 mètres d’eau en plus dans les mers et océans ;
      – Si celles posées sur l’Antarctique fondent, ça fera 90 mètres de plus.

      Comme il fera chaud – piske ça aura fondu – faudra compter quelques mètres en plus du fait de la dilatation de l’eau qui est, dans la période que nous vivons, proche de son maximum de densité (maximum à 4°C, soit à peu près la température globale actuelles des eaux marines).

      Si en plus on compte les rebonds post glaciaires – là, faut être à jeun pour suivre – ya Groland et Antarctique qui vont se soulever, à coup de très gros et fréquents tremblements de terre, qui s’étaleront sur toutes la période de dégel qui vient de commencer. Il y aura donc des endroits qui verrons moins d’eau que les quelques 100 m supplémentaires provenant de la fonte totale des inlandsis et d’autres endroits qui en verrons plus les submerger.
      Si tout se passe bien, en 50000 ans on devrait avoir un nouvel équilibre isostatique. Faut juste avoir un peu de patience, qualité première de tous les bons financiers et braves néolibéraux.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Rebond_post-glaciaire

      Et comme les emmerdes volent en escadrille (Cf. Fukushima), ya de très fortes chances que ce grand charivari réveille des volcans géants, avec pour conséquence des cendres volcaniques à foison dans l’atmosphère ! Mais là, en fait, ça serait pas mal pour les éventuels survivants car ça refroidirait un peu « la chaleur du climat ». 🙂

      Ce que j’aime dans cette future réalité, c’est que seront englouties toutes les capitales financières où se sont prises les stupides décisions qui nous conduisent à ce final.
      Ainsi, le barrage de Londres qui « protège » la City et celui en projet à NY City, ils me font vachement rigoler. Surtout si ce dernier est construit dans le cadre d’un PPP.

      Aller, à la bonne vôtre chère Marion. Hip !

      1. Tout pourrait s’arranger très vite concernant le rayonnement solaire absorbé par les molécules de CO2 générant les changements climatiques par réchauffement global: un ‘hiver nucléaire’ est à notre portée, le Pakistan ne vient-il pas de menacer Israël d’une frappe nucléaire?
        Il y a de plus en plus de ‘docteurs Folamour’ dirigeant la planète.
        Le jour où cela adviendra sera positif pour le climat [ absorption du rayonnment solaire par les particules dans l’atmosphère], mais sera, bien évidemment catastrophique pour le genre humain………!

      2. @ Nyssen

        Non, l’hiver nucléaire n’est plus actuellement un scénario vraisemblable.

        Les études qui ont mené à découvrir le concept d’ « hiver nucléaire » estimaient un seuil de déclenchement autour de 5000 mégatonnes d’explosions nucléaires atmosphériques dans un court laps de temps.

        Suite aux divers traités de désarmement, le total des énergies des ogives nucléaires mondiales opérationnelles, tous pays confondus, est de l’ordre de 2000 mégatonnes. Sans compter que même dans le pire cas de guerre nucléaire, toutes ne seraient pas tirées car une partie chez chaque puissance serait détruite par son adversaire.

        Une guerre nucléaire généralisée serait extraordinairement destructrice pour l’humanité, mais ne provoquerait aucun hiver nucléaire.

  9. Oh là Marion !
    Trop de champagne hier soir ? Les huitres n’étaient pas fraiches ?
    « le réchauffisme est une arnaque politique pour favoriser l’émergence d’une gouvernance mondiale » on croirait entendre du Trump.

  10. @LaGrenouilleMeteo

    Auriez-vous soudain pris conscience que vous trempiez bel et bien dans une casserole remplie d’eau placée sur le feu ?

    Ça brûle n’est ce pas ?

    Non, je ne suis pas météorologue et encore moins militant écologiste au risque d’avoir systématiquement 10 ans de retard sur tous ces sujets.

    Je suis systémicien. Traduction : je m’intéresse depuis 2007 à la supervision des points de fragilité des systèmes complexes observés.

    Et de ce que je lis ici ou là, ce ne sont certainement pas, ni les météorologues, ni les médias/presse aux ordres des lobbies ultralibéraux qui s’abreuvent depuis toujours de leurs prévisions illustrées et colorées, qui s’intéressent à ce sujet de recherche et de réflexion ô combien important !

    En outre, si vous me lisiez vraiment, vous sauriez que je suis viscéralement opposé à toute forme de cloisonnement, source actuelle de tous nos maux, dont l’ignorance, la méprise et la démagogie sont de loin les pires pièges dans lesquels nous sommes tous tombés au moins une fois dans nos vies éphémères d’homo sapiens !

    Sur ce point, Paul Jorion sait donc pertinemment ce qu’il publie me concernant ; cf. mon lien attaché vers mon dernier billet étayé important que vous n’avez vraisemblablement pas lu.

    Enfin, sachez que je n’emporterai avec moi aucune notoriété dont d’ailleurs je n’ai cure, lorsque la dernière strate de cette crise systémique globale sans nom, la nécromasse terrestre, aura accompli son oeuvre accélératrice vers l’extinction de masse !

    @Jacquot

    Oui, tout à fait, il y a bien une variation d’amplitude. Mais au delà de cette variation d’amplitude, il y a aussi et surtout en 2016 ce que j’ai déjà souligné dans mon dernier billet : une discontinuité phénoménologique…

    L’Oscillation Arctique est morte, quoi qu’on en dise…

    @Arkao

    Oui, j’écrivais « 10 m au moins »… Par étapes successives… Mais il faut s’y préparer en sachant que ce ne sera qu’un début en effet.

    @Vigneron

    Ceci devrait vous intéresser :
    http://priceofoil.org/2016/12/22/arctic-drilling-ban-reveals-crucial-difference-between-obama-and-trudeau-on-climate/

    @Hubert maintenant

    Je vis actuellement sous 50 m, et je serais tôt ou tard concerné moi aussi…

    Imaginez maintenant ce qu’ont pu ressentir toutes les victimes rescapées de Xynthia lorsqu’elles ont réellement pris conscience que leurs maisons n’avaient pas été construites là où il le fallait.

    Et vous aurez une petite idée de ce que pourront ressentir des millions de personnes à travers le Monde lorsqu’elles se rendront compte qu’on leur a menti par omission à elles aussi.

    Maintenant, vous au moins, vous savez…

    quant @Marion

    Vous êtes vous aussi victime de cloisonnement…

    1. @Soubeyrand
      Un météorologue de profession devrait donc faire appel au systémicien que vous prétendez être pour analyser une carte météo et le lien DMI que vous donnez sans aucune explication valable ? (et que vous êtes manifestement incapable d’interpréter sans votre béquille google)
      C’est vraiment une blague, vous pétez plus haut que votre cul et vous ne vous en rendez même plus compte.
      Bonne continuation.

      @Jorion,
      Vous semblez assez malin pour ne pas publier d’articles concernant la météorologie en votre nom, vous laissez donc vos experts le faire à votre place, si l’expert n’en est pas un, quand un blog est renommé un lecteur très informé sur la météo peut le voir. Dont acte, je l’ai vu.

      1. @Paul,
        Historiquement chez Météo France, la climatologie est la base documentaire de la météorologie de notre passé, donc être climatologue sans avoir de base en météorologie n’a pas de sens.

        L’aspect critique de la climatologie est l’utilisation des modèles numériques qui se révèlent inadaptés dans tous les cas pour expliquer le temps qu’il fait (sauf usage du conditionnel pour obtenir des fonds en euros pour continuer à coder). Pour faire croire au gens que tout est interprétable numériquement, on dira que tel ou tel événement météorologiques qui a coûté si cher aux assurances est le fait du citoyen de manière « quasi certaine ». Cela fait vivre les parasites à bon compte, sans jamais comprendre le fait météorologique.

      2. @ l’amphibien
        Cabrooolll Laurent, sort de ton bocal !
        Vous instaurez un climat délétère.
        Va y avoir de l’orage … que vous n’aurez pas prévu.

      3. @ LaGrenouilleMétéo

        Vous semblez avoir beaucoup de choses à dire au sujet des flatulences des autres, et un peu moins en réponse à qui réfute cette erreur que vous avez écrite plus haut : « les relevés affichés depuis 1959 montrent au contraire une remarquable stabilité des températures ».

        Au risque de me répéter, je vous conseille de visualiser les graphes annuels de température disponibles sur le lien donné par l’auteur, cela vous évitera de répéter ce genre d’erreur.

        Etre ignorant n’est pas un crime, moi il y a énormément de choses que je ne sais pas. En revanche, joindre l’arrogance à l’ignorance ne mène à rien. Pour se faire pardonner un peu d’arrogance, encore faut-il montrer beaucoup de connaissances.

  11. « mettez une dizaine glaçons dans un grand verre puis ajoutez de l’eau ras bord ,les glaçons flottent et sont plus hauts que les bords du verre ,mais en fondant ,ils ne font pas déborder le verre. »

    Sauf si les glaçons viennent de la terre (glaciers) et tombent dans la mer.

    « le réchauffisme est une arnaque politique pour favoriser l’émergence d’une gouvernance mondiale. »
    Bof, j’en sais rien et je ne veux pas le savoir, par contre ce que je sais c’est ceci: http://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/IMG/pdf/tcs_84-climat-eau.pdf
    Continuons à déforester, à urbaniser, à labourer, à massacrer les grands troupeaux des savanes http://agriculture-de-conservation.com/Allan-Savory-paturer-pour-reverdir.html le dernier qui s’en ira éteindra la lumière.
    Cependant les solutions sont à notre portée: couvrir les sols de végétal tout azimut et c’est le moment de s’occuper de ce qui nous ne regarde pas.
    Aujourd’hui, nous sommes entourés de spécialistes qui en connaissent de plus en plus sur de moins en moins de choses, il faut devenir au contraire des humains capables de relier les disciplines entres elles comme ici http://www.francois-roddier.fr/
    Vouloir que chacun reste dans son domaine de compétence est à mes yeux le suicide de l’humanité, mais heureusement les choses changent et continueront de changer de manière définitive dans le sens de relier les disciplines entre elles.

  12. http://motherboard.vice.com/read/a-catastrophic-amount-of-carbon-could-leak-from-the-soil-by-2050?trk_source=popular
    « Les climatologues avertissent que d’ici 2050, 55 milliards de kilogrammes de carbone pourraient être libérés dans l’atmosphère à partir du sol. »
    (…)
    « Les accumulations de carbone sont plus grands dans des endroits comme l’Arctique et le sub-arctique, où le sol est froid et souvent gelé (…) « La chose effrayante est, que ces régions froides sont les endroits qui devraient se réchauffer le plus au cours du changement climatique. »

    1. Merci pour le lien mais on sait cela depuis longtemps.
      La minéralisation augmente avec la température et c’est bien pour cela que le CO2 augmente à la suite de l’augmentation de température et pas l’inverse.
      C’est suite à la mise à nu du sol par les activités anthropiques que la température augmente, pas par l’augmentation du taux de CO2.
      Il nous reste à inventer une civilisation sur le rapport atmosphère- plante- sol dans lequel il n’y a aucun déchet.
      Commençons par semer- planter- couvrir- récolter- recycler comme le fait la nature.

      1. Bonjour…
        Tout le monde n’est pas embrumé ce matin:
        « Commençons par semer- planter- couvrir- récolter- recycler comme le fait la nature. »

        C’est, à tout le moins, un bon réflexe, une procédure de sauvegarde… ultime, quoiqu’il puisse advenir, et il en adviendra !

      2. @ vigneron
        Je suis d’accord avec toi, l’augmentation du taux de CO2 dans l’atmosphère agit sur la végétation, il y a effet de régulation. On utilise même ce principe en injectant du CO2 dans les serres.
        Derrière chez moi, il y a une prairie abandonnée depuis 20 ans, les arbres y poussent à qui mieux mieux, le sol n’a jamais été aussi couvert.
        Par contre au pays de ma belle fille Burkina Faso, le désert avance https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9sertification
        Sans la remise au contact du sol de la végétation à la saison sèche par les grands troupeaux ou par tout autre procédé, la désertification. est opérationnelle.
        Je ne regarde plus un légume comme une plante qui me donne un fruit et qu’il faut faire pousser comme mes parents me l’avait enseigné.
        Je regarde à présent l’atmosphère, la plante, le sol comme un système qui me donne le fruit, il faut le comprendre et s’en servir.
        Ce n’est certainement pas de cette manière qu’on va y arriver
        https://www.abcbourse.com/marches/en-chine-les-fermes-sont-deja-passees-aux-10000-vaches_383591_PX1p.aspx
        Mes meilleurs voeux pour 2017

      3. Michel Lambotte, votre bêtise est désespérante.
        « c’est bien pour cela que le CO2 augmente à la suite de l’augmentation de température et pas l’inverse. »
        Pour vous les travaux de tous les scientifiques sur l’effet de serre sont ainsi nuls et non avenus. On n’a donc jamais brûlé des millions de tonnes de pétrole et charbon ! ça n’a eu aucun effet massif ?
        Mais enfin réalisez-vous ce que vous écrivez ? Certes vous avez plein de propositions et habituellement je vous lis sans « peine »…
        Je me demande pourquoi je craque et je me mets à commenter ça…
        Au fond je n’arriverai sans doute jamais à comprendre le déni des acquis de la science — ça prouve sa profonde force subversive en un sens.
        Tous ces commentaires de climato-sceptiques (à diverses nuances) contribuent à me faire désespérer de l’espèce humaine. En fait ils illustrent une grande peur : c’est tellement rassurant de nier les merdes humaines… exactement comme pour les négationnistes…

      4. @ Jacques Seignan,

        Oui, vous avez raison, peut-être ai-je raconter une bêtise.

        Je n’ai aucun moyen de le vérifier et je n’accepte plus rien sans pouvoir le vérifier.
        Que ce soit la science, le politique ou l’économique le système nous a suffisamment menti et ne s’en prive pas encore à l’heure actuelle.
        Bien sûr que le climat se dérègle, j’en vois des conséquences tous les jours, bien sûr que l’homme agit dans un sens opposé à celui de l’évolution biologique (l’industrie nous ramène à l’ére minérale), bien sûr que la consommation du pétrole et du charbon provoque une augmentation du taux de CO2 qui provoque peut-être une hausse de la température.
        Mais enfin est-ce utile de faire une fixette sur ce dernier point en oubliant tout le reste surtout le fait que le sol et la végétation sont les seuls éléments capables de séquestrer et surtout recycler le carbone. On pourrait reverdir toute la planète au lieu de cela les PV et les éoliennes qu’ont nous présente comme une solution ne font que l’inverse.
        Alors permettez-moi de terminer la dernière ligne droite de ma vie en essayant de comprendre comment tout cela fonctionne sans aprioris ni idées reçues en essayant bien modestement de l’appliquer et de le vérifier dans la mesure de mes moyens.
        En admettant même que le pétrole soit abiotique et dès lors soit en quantité infinie à l’échelle humaine, je sais que le deuxième principe de la thermodynamique va nous rappeler à l’ordre et que la sobriété énergétique est inéluctable.
        Tant que nous restons dans un système capitaliste basé sur l’intérêt le dividende ou autres joyeusetés, vous savez comme moi que cette sobriété est impossible, j’ai cité plusieurs fois le terme de rente sobriétaire qui n’a suscité aucun commentaire.
        Faut pas avoir fait HEC pour comprendre qu’en faisant travailler ses neurones pour faire mieux avec moins il reste des ressources avec lesquelles on peut faire autre chose, c’est l’essence même de l’économie que m’ont enseigné mes parents.
        Mais penser comme cela remet en question trop de paramètres de notre société, où est la place du travail, de l’emploi, du revenu, du marché etc…
        Je revendique la possibilité de commettre une erreur en restant ouvert à toute proposition, mais permettez-moi aussi de revendiquer la remise en question de certaines choses qu’on nous présente comme des vérités.

        Veuillez me pardonner si je vous ai offensé mais je suis loin d’un climato-sceptique, je suis juste en phase de remise en question.

        Vous dites ceci:
        « Au fond je n’arriverai sans doute jamais à comprendre le déni des acquis de la science »
        Question:
        Où commence et où fini la science?

        Vous avez eu raison de craquer.
        Une très bonne année.

      5. @ Michel Lambotte,
        J’ai été brutal dans ma formulation et je vous prie de m’en excuser.
        Il n’était pas question de votre bêtise mais plus précisément d’une bêtise que vous avez énoncée : celle que j’ai soulignée et qui m’a fait craquer comme vous dites, sur le lien inversé entre émission de CO2 et réchauffement.
        Vous dites que vous n’acceptez plus rien sans vérifier. On peut être d’accord là-dessus mais tout dépend de ce que l’on veut dire sur la question de la vérification.
        C’est en effet un point-clé qui différencie les sciences de toute autre forme de pensée — toutes, par ailleurs indispensables. Prenons le CO2 dégagé par la combustion : pas trop difficile de vérifier cette réaction chimique.
        La rotation de la terre : plus dur. Au musée des Arts & Métiers il y a un pendule de Foucault mais on peut penser que de nos jours on n’a plus besoin de remettre en question cet acquis que la science de géniaux astronomes a découvert de façon totalement indirecte (observations+ calculs + modèle + test). Reprenons : le Big Bang est une hypothèse et un modèle ; il est tout à fait possible qu’il soit remis en question. Les lentilles gravitationnelles ont maintenant reçu une démonstration pratique par télescopes interposés. Idem pour la théorie de l’évolution que longtemps on dit être « improuvable » à partir d’observations comme pour les autres sciences. Eh bien aujourd’hui tout biologiste étudiant les bactéries met en œuvre des techniques utilisant les règles de l’évolution. Quant à l’escroquerie des OGM de Monsanto avec pesticides incorporés il était clair dès le début que ça allait induire des résistances et foirer — exactement comme les antibiotiques. Je suppose qu’ils le savent mais le fric, c’est à court terme…
        Autre point : l’acidification des océans prouve qu’il y a bien un autre puits à CO2, contrairement à votre remarque.
        Désolé pour ma réponse longue mais sans vouloir vous convaincre, il me semble important qu’une personne de bonne volonté comme vous ne se fourvoie pas (selon moi) dans ces fausses pistes d’une demande de vérification car elle est impossible. L’humanité fonctionne comme ça. Quant Charles Quint recevait des lettres des Indes occidentales, il devait bien faire au minimum confiance sur les descriptions car il ne pouvait y aller par lui-même. Il pouvait bien sûr ne pas faire confiance aux conquistadors mais s’ils lui disaient que Mexico est une immense ville, eh bien il le croyait.
        Aujourd’hui un des moyens de domination des plus efficaces est une attaque jamais vue sur les sciences ou plutôt sur la méthode scientifique. Douter en fait partie mais pour avancer on ne peut systématiquement remettre tout en question.
        Vous avez des connaissances que je n’ai pas sur la culture des sols : je ne vais pas attendre de les reproduire — je vous fais confiance.
        Moi aussi je suis dans la dernière ligne droite et peu importe pour moi. Pas pour « mes » jeunes …
        Donc la question du changement climatique, de la catastrophe environnementale en cours, de la 6e extinction exigent une mobilisation. De grâce, ne perdez pas votre temps en disant que l’on veut nous faire croire des vérités ! C’est exactement le cœur du récit climato-sceptique (et complotiste).
        Vous parlez à juste titre des spécialistes qui ne se parlent pas mais croyez -vous qu’ils puissent se parler si chacun remet en cause les acquis de l’autre sous prétexte qu’il doit vérifier lui-même ? Non, car les sciences sont aussi une construction collective (humaine donc imparfaite mais magnifique aussi) et leur seule limite est le dogmatisme — celui qui finit par imploser sous les faits.
        Bonne année à vous aussi.

      6. @ Jacques Seignan
        CO2 et températures. La corrélation est plus subtile, depuis plusieurs millions d’années.
        Ce dont il s’agit aujourd’hui, c’est la question d’un forçage anthropique.
        « Les modèles montrent que les variations d’ensoleillement devraient entraîner des variations de température d’environ 0,5 à 1°C. Or, on constate qu’elles sont beaucoup plus fortes, ce qui laisse supposer que des facteurs amplificateurs existent… dont la teneur en CO2 atmosphérique. Quand il fait un peu plus chaud, le cycle du carbone et la solubilité de CO2 dans les océans sont modifiés : le dioxyde de carbone est relâché dans l’atmosphère, ce qui augmente la température, avec effet boule de neige »
        http://planet-terre.ens-lyon.fr/article/co2-temperature.xml

        Vous êtes inutilement agressif envers Michel, dans l’invective plus que dans la pédagogie.

      7. @ Arkao
        Oui, j’ai été inutilement agressif envers Michel Lambotte et je m’en suis excusé (voir mon 2e commentaire).
        Un des découvreurs de l’effet de serre Arrhenius avait déterminé l’effet de la combustion massive du charbon dès la fin du XIX e siècle:
        lire
        http://www.lenntech.fr/effet-de-serre/histoire-rechauffement-global.htm
        En 1896 ! et il n’avait pas vu venir le pétrole.
        OK, vous pouvez raffiner avec tous les développements brillants que vous voulez, et je ne nie pas que ça soit très complexe ! Mais puisque vous parlez de pédagogie, il est temps d’être clair et d’arrêter d’enc*** les mouches, b*** de m***.
        Nous avons brûlé des millions de combustibles fossiles et la prévision d’un immense scientifique a été vérifié. Voilà : les humains se sont tirés (au début sans le savoir) une balle dans le pied, (faible expression, c’est plutôt dans la tronche). En 2016 on élit Trump, sur Internet des connards déblatèrent sans fin sur les doutes quant aux causes (anthropique ou pique-nique ?) aux corrélations, et toutim.
        Tout le reste… bon si ça amuse les pipos, OK.
        Continuez mais sans moi ; ça va je me barre de ces échanges, ça me fatigue, comme on peut le voir — et je veux essayer de rester calme bien que l’enjeu soit aussi vital, au sens premier.

      8. @ Jacques Seignan
        Ce que vous appelez si élégamment « enc*** les mouches », moi j’appelle ça de la curiosité scientifique.
        Dont acte, fin de la discussion.
        C’est fou comme quand on parle climat ça part vite en vrille.
        Ah oui c’est vrai, y’a consensus, donc rien a discuter. Allez, on ferme les labos, on supprime les crédits recherche, la messe est dite…

      9. C’est clair que quand on diffuse des quantités astronomiques de CO2 dans l’atmosphère il faut s’attendre à des conséquences (forçage anthropique). Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme, je le dis moi-même.
        Mais où est l’urgence? Quand on se pose ces questions http://agriculture-de-conservation.com/INITIATIVE-4-POUR-1-000-DU-VERT-PARTOUT-ET-TOUT-LE-TEMPS.html , on peut se demander où elle est.
        Au potager collectif, cela dix ans que j’essaye de faire passer l’idée de couverture permanente du sol, j’aurais pu dire: Puisse que vous ne voulez pas j’abandonne et aller vous faire….
        Aujourd’hui de plus en plus de jeune.s veulent s’y essayer. Les confrontations d’idées sont nécessaires à l’avancement des initiatives et in fine à la bifurcation de notre civilisation.
        A mes yeux, ces confrontations doivent se réaliser entre toutes les disciplines. De l’ère industrielle, nous avons hérité la division du travail qui ne facilite pas cette confrontation. J’ai connu cela en usine, l’électricien n’avait pas le droit d’aller sur les plates bandes du mécanicien et vise et versa . Où fini l’électricité et où commence la mécanique?
        Quand on répare des fuites dans une canalisation, on commence toujours par les plus importante.
        Alors, où est l’urgence? Je reste persuadé qu’en commençant par l’agriculture on va pouvoir avancer.

      10. @ vigneron
        « C’est dur de convaincre les paysans. Comment changer la façon de faire de quelqu’un qui a passé sa vie à cultiver de la même manière ? L’habitude est de choisir la solution de facilité »
        Il a bin raison!

        Plus loin
        « Les partenaires butent assez vite sur le coût, mais si vous voulez résoudre durablement le problème de la désertification, il faut mettre les moyens. »
        Parfaitement d’accord, mais que penses-tu de cela?
        http://www.cdlt.be/2016/12/18/nous-plantons-notre-verger-grace-a-restaurons-la-terre/
        https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/restaurons-la-terre-plantons-des-arbres-en-belgique-et-au-burkina
        Cela se passe dans ma région et au Burkina par le crowdfunding, vu que l’argent va perdre de sa valeur, j’ai l’intuition que de plus en plus d’épargnants n’auront plus le choix.
        Pour avoir participé à des assemblées générales d’Autre Terre en les invitant à collaborer à l’agriculture dans la région (une intuition) Ne voilà t il pas que cela se réalise sans que je n’intervienne comme quoi semer pour récolter n’est pas un vain mot. Y ais- je contribué? Je n’en sais rien, mais c’est une réalité.

  13. « Tout espoir de sauvegarde du système capitaliste actuel est vain !  » ?
    C’est devenu un poncif fans certains milieux.
    Malheureusement, un effondrement du système physique actuel ne me paraît pas devoir entraîner automatiquement la fin du capitalisme, qui est un système de pouvoir et de propriété que l’on peut analyser comme une structure de rapports de classes. (Ou autrement?)
    En tant que ce système, le capitalisme a toutes sortes d’aménagements possibles dans le sens de ce que certains appellent un écofascisme et il en prend déjà la voie. Ce n’est pas la température ou les microparticules qui dissolveront le capitalisme. Ce sont les foules mises à mal qui s’y essaieront …peut-être!
    Peut-être, et dans le sang, en tout cas dans le chaos et la confusion. Il semble qu’il faudra attendre bien des Noëls encore pour voir la non-violence s’imposer dans l’histoire humaine! Voilà qui serait une vraie bonne nouvelle!

    1. « un effondrement du système physique actuel ne me paraît pas devoir entraîner automatiquement la fin du capitalisme, qui est un système de pouvoir et de propriété que l’on peut analyser comme une structure de rapports de classes. (Ou autrement?) »

      On peut aussi le comparer à un moteur de voiture sans radiateur, sans source froide, la chaleur va s’accumuler dans des endroits bien précis (accumulation de richesses), la température augmente (augmentation de la masse monétaire) et le moteur fini par se gripper ou exploser. Il est impossible de dire comment va se passer l’explosion (ou la transition) en ce qui concerne le capitalisme, c’est à nous de la créer.

  14. Beaucoup de commentaires climato-denying dans ce blog.
    Si certains sont intéressés à trouver un blog qui reprend un maximum d’informations venant de nombreuses disciplines et surtout cite les sources que vous pourrez facilement consulter, je vous conseille leclimatoblogue.blogspot.com

    1. Tss tss, pas trop vite, on peut être soubeyrando-sceptique sans être nullement climato-sceptique. Je subodore en revanche que la proportion de néo-climato-sceptique puisse être tendanciellement proportionnelle au nombre de Soubeyrandistes ou Soubeyrandoïdes sévissant sur la toile.

  15. Je vois qu’ il y a autant de septiques !dommage!!!1. ces gens ne se rendentpas compte des changements qui se produisent sur terre devant leurs yeux .sont -ils aveugles ??ou aveuglés par des soit- disant personnes qui se disent savants et ne sont que des charlatans payés par des lobbies .!!toute personne sensée ce rend compte du changement climatique ;et s’en inquiète .!Pierrette qui avec son petit jardin; constater à chaque saison son changement .du au climat ! !

  16. @Sapristi

    Vous écrivez ceci :

    « Historiquement […], la climatologie est la base documentaire de la météorologie de notre passé, donc être climatologue sans avoir de base en météorologie n’a pas de sens. »

    Vous vous contredisez vous même en imaginant/écrivant une réciproque qui n’est pas vrai ; sophisme, ou comment faire du cas d’une lucarne une généralité… Car depuis quand la climatologie serait-elle subordonnée à la météorologie ?

    Enfin, ce n’est pas parce qu’on n’est pas météorologue qu’on ne s’interesse pas de météorologie… Sauf qu’ici, ce n’est pas le sujet.

    Cette négligence de la part de certains météorologues vis à vis des changements climatiques leur assure à ce rythme là la meilleure place au fond des poubelles de l’Histoire de l’Humanité dont seul l’Enfant IA aura la charge in fine…

    En outre, l’approche systémique me conduit à affirmer/hurler depuis trop longtemps maintenant que « Nous ne sommes pas Dieu » du fait notamment de notre incapacité à pouvoir tout modéliser/simuler…

    D’où l’enchainement qui va suivre :

    @Guy Leboutte

    Nous évoluons en espace euclidien de dimension n infinie et inconnue. Affirmer que toutes les variables de mesure sont subordonnées à la seule variable « capitalisme » qui ne ressentirait aucun effet de l’effondrement brutal de la part d’albédo terrestre propre à ma mer de glace (arctique + antarctique), n’est qu’un énorme prédicat faux…

    Non Guy, en cas d’effondrement brutal de l’albédo océanique tel que celui qui est en train de se produire sous les yeux hagards de l’Humanité, le capitalisme ne s’en relèvera pas et les ultralibéraux qui manqueront très vite de sacs de sable pour étayer leurs digues « écofascites », comprendront alors tardivement à leur dépend ce que signifie vouloir s’extraire prématurément de la biosphère terrestre…

    D’où ma conclusion :

    @Vigneron (voire @Obs)

    Vous n’atteindrez jamais l’ataraxie me concernant faute de TEMPS face à des vitesses de propagation des incidents et de leurs ricochets, qui sont fonction d’exponentielles de base a, avec a >> 1… le TEMPS étant ici pour l’Humanité une ressource indispensable elle aussi !

    Et finalement, point d’aponie non plus en l’absence d’ataraxie…

    1. Le rieur se sent spontanément peu concerné par la recherche ataraxique ou aponique, encore moins face à la fonction d’exponentielles de base a, avec a >> 1 (plus aposiopèse s’il vous plait…).

    2. @Philippe,
      Je maintiens : La climatologie est l’étude du climat et de l’état moyen de l’atmosphère, c’est-à-dire la succession des conditions météorologiques sur de longues périodes dans le temps. Donc effectivement pour comprendre la dynamique du climat il faut avoir une très bonne base en météorologie, ça tombe sous le sens. Vous devriez redescendre sur terre, cela profiterait à votre crédibilité (qui pour moi est nulle, je vous l’ai déjà dit).

      1. Philippe Soubeyrand a écrit, à mettre sur le fronton de toutes les facultés de sciences :
        « Cette négligence de la part de certains météorologues vis à vis des changements climatiques leur assure à ce rythme là la meilleure place au fond des poubelles de l’Histoire de l’Humanité dont seul l’Enfant IA aura la charge in fine… »
        N’étant pas météorologue de formation et pantois d’admiration devant autant d’aplomb, je vous demande la liste des professionnels de la météo qui selon vous n’ont pas le niveau pour suivre vos divagations. Il est étonnant que Paul ne vous ai pas encore détecté comme affabulateur patenté et je suis convaincu que je ne suis plus le seul à le penser.

  17. @ Philippe Soubeyrand

    La question ouverte est celle de la VITESSE de fonte des glaces.

    Il faut noter que même les études les plus pessimistes – celles qui remettent en question l’hypothèse optimiste comme quoi la fonte serait un processus linéaire – évoquent des siècles plutôt que des millénaires.

    Voir ces récentes indications comme quoi la fonte de l’inlandsis ouest-Antarctique pourrait déjà être devenue impossible à stopper http://voices.nationalgeographic.com/2016/11/03/unstoppable-destabilization-of-west-antarctic-ice-sheet-threshold-may-have-been-crossed/ … la conclusion en est une élévation du niveau de la mer de 1 mètre du fait de cette seule cause, mais en un millénaire environ dans le cas le plus pessimiste.

    Voir aussi l’article de Hansen en 2007 concernant le Groenland http://rsta.royalsocietypublishing.org/content/365/1856/1925 … là encore la version plus pessimiste tenant compte des connaissances sur le paléoclimat comme de non-linéarités possibles évoquait un temps de réponse de la couverture glaciaire au réchauffement se comptant en siècles, et non en millénaires.

    Quant à ce qui est probablement le pire cas envisageable, s’agissant de la somme de tous les effets de fonte des glaces terrestres, l’article cité rappelait que le rythme le plus élevé d’augmentation du niveau de la mer dans le passé semble avoir été « en moyenne 3–5 m par siècle, pendant plusieurs siècles »

    Le PIRE cas envisageable de manière réaliste serait donc la mer plus élevée de 5 mètres d’ici 1 siècle.

    Naturellement il serait fort souhaitable d’en savoir plus… car entre 1 mètre d’élévation – l’hypothèse optimiste – et 5 mètres, les adaptations nécessaires ont toute chance de ne pas être du tout les mêmes. Je ne suis pas un spécialiste des digues, mais j’aurais tendance à soupçonner que dans le premier cas, des digues bien placées devraient permettre de sauver la plupart des grands ports et cités côtières… mais qu’elles ne suffiraient pas du tout dans le second cas.

    Dans ce second cas ce serait Adieu Londres, New-York, Shanghai, Tokyo, et ne parlons pas des infortunés Bangladesh ni Pays-Bas. Ni de la perte la plus douloureuse : Le Havre. Et en ce siècle.

    De toute façon il est fort probable que ces cités connaîtront le sort de la mythique Atlantide. Mais si les échelles de temps se comptent en siècles, il sera incomparablement plus facile à l’humanité de s’adapter.

    Je soupçonne quoi qu’il en soit à la suite d’Arkao que les questions de terres arables sont en fait les plus pressantes. La dégradation des terres même dans des pays très favorisés comme la France, la perte en terres de bonne qualité à l’échelle mondiale – le total en diminue sauf erreur régulièrement – sans oublier les dangers sur les pollinisateurs et plus généralement sur les écosystèmes dont nous dépendons sont à tout prendre de pires dangers même que la perte de la plupart des ports, même si certes ce serait déjà une catastrophe sans précédent.

  18. Je me demande si les Dinosaures vont à nouveau repointer leur nez?
    A t on observé une augmentation de taille de certains animaux? Ceux qui ne s’arrêtent jamais de grandir?

  19. Un sujet connexe.
    Où le Giec aurait inclus dans les préconisations qu’il propose aux décideurs et au public, de la science …fiction, à savoir un facteur de modération du changement climatique par l’intervention d’une géo-ingénierie inexistante, sans budgets de recherche, et dont l’échelle d’intervention devrait dépasser de loin toute envergure jamais arpentée par l’espèce humaine: https://www.youtube.com/watch?v=czjplQnQN0k
    (Vidéo en anglais, sous-titres à activer – français.)

    1. @Guy Leboutte
      Le Giec considère aussi le nucléaire comme une énergie sobre en carbone. J’dis ça, j’dis rien…
      Extrait et lien :

      « Ces scénarios requièrent aussi des améliorations rapides de l’efficacité énergétique, et une multiplication par 3 ou 4 de la part des énergies sobres en carbone dans la production d’énergie d’ici à 2050 (le GIEC précise qu’il considère comme « énergie sobres en carbone » les énergies renouvelables, mais aussi le nucléaire, la bioénergie, et l’utilisation de technologie de capture et stockage de carbone dites CSC) »

      http://leclimatchange.fr/attenuations-des-changements/

  20. «BIS»
    Les changements climatiques sont une réalité très préoccupante, personnellement je met au-dessus, l’épuisement des ressources primaires essentielles que sont l’eau, l’air et les terres arables par contamination chimiques toxiques en cours et en constante accumulation bien que peu visible ou spectaculaire. Ce qu’on ne voit pas où ne ressentons pas dans l’immédiat ne fait pas mal.
    Suit l’épuisement des ressources utilitaires, métaux, bois,énergies(toutes)etc.
    Cependant dans les deux cas la solution devant l’urgence de la situation demeure de diminuer drastiquement le total des activités humaines dans les plus brefs délais et c’est la mince marge de manoeuvre qui nous reste pour éviter le pire……
    Si cette mince marge de manoeuvre n’est pas utilisé les activités humaines vont cesser de toutes façons….faute de ressources….les écosystèmes de régénération ne suffisant plus……

  21. @ Michel Lambotte
    « Même s’il y a une augmentation de la température (nous avons de moins en moins d’hiver avec de la neige) il y a un risque d’augmentation de la nébulosité qui pourrait affecter les récoltes en milieu tempéré. C’est une chose qu’on ne peut pas négliger. »
    Ben oui, le climat c’est complexe (donc passionnant et contrairement à ce qu’assènent certains pétris de certitudes, il y a de quoi s’interroger, échanger, chercher, expérimenter) et on ne peut se contenter de la variable température globale de la planète. Il y a comme vous le remarquez justement la nébulosité (donnée difficilement détectable en paléoclimatologie) et la vapeur d’eau (GES non négligeable).
    http://www.climat-en-questions.fr/reponse/mecanismes-devolution/vapeur-deau-effet-serre-par-francois-marie-breon
    Ajoutez à cela la question du déplacement des masses d’air:
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Oscillation_nord-atlantique

  22. Bonjour,
    Afin de mettre définitivement un terme à vos discussions stériles, je vous ferai une simple remarque pleine de bon sens tenue par ma nièce âgée de 5 ans … le soir du réveillon. La vérité sort de la bouche des enfants n’est-ce pas ?

    Alors qu’entre adultes nous refaisions le monde, parlions du climat, etc, … ma nièce nous a savamment expliqué que la terre était plate car sinon, les gens d’en bas tomberaient.
    Démonstration implacable qu’elle a illustrée avec sur balle de tennis. Comment n’y avions nous pas pensé avant ?
    D’ailleurs, cette évidence est reprise sur le web :
    http://www.pacha-cartographie.com/flat-earth-society/

    Quant au réchauffement climatique, j’ai une solution :
    – ouvrir nos réfrigérateurs et congélateurs,
    – refroidir les pôles en les bombardant de morceaux de glace.

    La seconde solution avait été approuvée par Claude Goasguen (UMP).
    http://blogs.mightyprods.com/blogs/blabla/14/128
    Vidéo ci-après :
    https://www.youtube.com/watch?v=S8h6QuAjrpk
    Hilarante et désespérante …
    Si vous n’avez pas le courage de tout visionner, faites le tout de même à compter de la 5ème minute.

    Bonne fêtes de fin d’année.

  23. Cet après-midi j’ai écouté avec un petit temps de retard l’émission de France Culture consacrée à la science.
    Une voix que je ne connaissais pas citait les Inuits.
    Cela m’a rappelé un bouquin repéré récemment dans une sélection de livres de sciences à mettre sous le sapin.
    Et si l’intervenant était l’auteur de ce livre, l’anthropologue Jean Malaurie, bingo.
    Le livre : « Ultima Thulé » « formidable témoignage sur la rencontre de deux mondes, l’Occident face aux Inuits » le Monde Science et Médecine du 21/12.
    J’ai donc redoublé d’attention et celle-ci a été captivée crescendo.
    Quelles révélations à frémir et quelles leçons d’humilité qui nous interrogent dans nos courses au progrès et à la puissance.
    Nous devons entendre les peuples autochtones, préserver leur diversité en grand péril et tirer les leçons indispensables à la survie de l’humanité.
    En vrac :
    pour les frissons : accord secret du Danemark pour installation d’une base nucléaire, crash d’un avion équipé de 4 bombes H, danger d’extinction
    sur le climat : les contrées explorées et étudiées sont un excellent terrain d’observation, les Inuits pourront s’adapter et tirer profit du réchauffement plus que d’autres mais attention à l’anthrax et autres « forces sibériennes ».
    Il y a aussi quelques réalités sur l’évangélisation des peuples et l’étouffement de leur culture même si c’est effectué avec une subtilité maîtrisée.

    Jean Malaurie : l’homme qui parle aux pierres
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/jean-malaurie-lhomme-qui-parle-aux-pierres

    Les Inuits l’ont surnommé « L’homme qui parle avec les pierres ». Lors de ses premières expéditions en Arctique, il s’intéressait en effet surtout à la topographie, aux reliefs, et à la géomorphologie, mais petit à petit, celui qui fut le premier à atteindre, à pied, le pôle Nord géomagnétique en 1951 s’est intéressé, de plus en plus, aux populations, ce qui lui fit dire qu’il est passé « de la pierre à l’homme ». Quel regard porte-t-il sur l’Arctique qui a enregistré il y a quelques semaines des températures de 20 degrés supérieures à la normale, et sur la sauvegarde des peuples Inuits menacés par le réchauffement et l’exploitation des ressources naturelles ?

    Sur les autres sujets essentiels qui nous menacent tels que la perte de biodiversité, la production agricole, la pénurie d’eau potable, les ressources de la mer, la déforestation, la prolifération des produits toxiques on pourra écouter les cours de Gilles Bœuf rediffusés récemment sur FC, remarquable de connaissances de terrain et en prime pas ennuyeux du tout.
    Premier cours sur 9 :
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-cours-du-college-de-france/eloge-du-savoir-la-biodiversite-son-evolution-et-ses-0

    Agir local comme nous sommes toujours plus nombreux à le faire (consommation, territoires et villes en transition, Alternatiba, Cyril Dion & Mélanie Laurent, ….), c’est positif mais pas suffisant, il faut peser sur le haut des icebergs par une sensibilisation massive des consciences, les actions des ONG, ……
    La route est longue et semée d’embûches et il faut encore affronter des négationnistes, des partisans du complot et des stratégies du choc.

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