La politique suicidaire de la presse si elle veut que l’on répercute ce dont elle parle

J’essaie de vous tenir au courant de ce qui se passe dans le monde. Je fais tout mon possible. Mais je ne dispose pas des moyens financiers qui me permettraient de m’abonner à tous les sites d’information qui me semblent cruciaux mais qui vous obligent à verser une somme X – non négligeable – pour accéder à l’information qu’ils dispensent.

Je tiens des chroniques dans deux quotidiens et dans un hebdomadaire et il me semblerait logique que je puisse vous signaler ce dont ils parlent. C’est hélas impossible : j’épuiserais en prix d’abonnement les sommes qu’ils me versent pour les chroniques que je rédige pour eux.

Le site du journal Le Monde (dont je suis un chroniqueur) vous offre très aimablement le service Décodex qui vous signale si un site d’information est fiable ou non. Bravo ! Mais… cela n’empêche pas Le Monde en ligne de vous offrir dans la colonne de droite, la rubrique « Contenus sponsorisés » où sont déversés à la tonne, des bobards qui devraient provoquer l’arrêt cardiaque immédiat de l’équipe Décodex.

D’autres publications m’interdisent l’accès à leur site du fait que j’utilise un logiciel qui bloque les publicités. Ils me disent : « On a besoin de la pub pour survivre, sorry : si vous ne lisez pas ces conn…ries, vous ne pourrez jamais savoir ce qu’on dit ! » Ne se rendent-ils pas compte que lirais-je même ces bobards, je n’en aurais rien à f…tre ? À quoi bon tenter de m’imposer ce qu’on ne m’imposera jamais ?

Sont-ils conscients que leur politique est suicidaire ?

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