Trump : End game

L’inculpation du général Michael Flynn, bref (24 jours seulement) conseiller de Trump à la Maison blanche sur les questions de sécurité, pour “avoir menti au FBI” peut paraître relativement innocente mais ce qui l’est beaucoup moins, ce sont les précisions apportées qu’il l’a fait selon “les instructions d’un membre au plus niveau de l’équipe de transition [présidentielle]” ou que Flynn, rapportant ses conversations avec l’ambassadeur de Russie, Sergey Kislyak, “appela un officiel de haut niveau de l’équipe Trump à Mar-a-Lago”, l’un des joyaux de la couronne de palaces du président américain.

S’éclaire ainsi sans doute a posteriori l’incident diplomatique d’avant-hier entre les États-Unis et le Royaume-Uni quand Trump retweeta avec enthousiasme trois vidéos du groupe britannique identitaire Britain First, dont l’un des militants assassina en juin de l’année dernière la députée travailliste Jo Cox, encourageant un parlementaire britannique à parler de lui hier en session comme d’un “fasciste”. Réagissant à l’indignation du Premier ministre britannique, Theresa May, Trump lui avait enjoint de se mêler de ses oignons *. La charge paraissait inhabituellement brutale, même venant du Trump qui nous est devenu familier, mais l’explication nous est sans doute venue aujourd’hui : Trump sait que le nœud se resserre et que ses jours sont comptés et ne se préoccupe plus que d’une seule chose : faire jubiler sa base identitaire et néo-nazie.

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