Ma proposition de « taxe Sismondi » adoptée par le Parti socialiste belge

Ouvert aux commentaires.

L’Institut Émile Vandervelde, Centre d’études du Parti socialiste, qui « se consacre à la recherche concernant toutes les questions d’ordre économique, social, financier, administratif, politique, éthique et juridique qui se posent au Parti et à ses organisations » reprend la proposition de « taxe Sismondi » sur le travail des machines que l’on trouve dans mon Vers un nouveau monde, rédigé à la demande de Solidaris, autre composante du mouvement socialiste belge.

Le rapport intitulé VERS UNE COTISATION SOCIALE SUR LA TECHNOLOGIE ? peut être trouvé ici. Il débute, très à propos, par la citation suivante :

« Ce n’est point le perfectionnement des machines qui est la vraie
calamité ; c’est le partage injuste que nous faisons de leur produit. »
J.-C. Sismondi

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29 thoughts on “Ma proposition de « taxe Sismondi » adoptée par le Parti socialiste belge”

  1. ..et donc si un jour je vote PS en Belgique, je pourrai dire que c’est grâce à – ou à cause de – vous, Paul ….. Membres du parti, encore quelques efforts si vous voulez être socialistes 🙂

  2. Hmm, sur la valeur ajoutée… Quelle différence avec la TVA sociale? et comment éviter que les consommateurs ne fissent pas payer cette taxe une fois qu’elle aura été répercutée sur les prix? N’est on pas face au même problème que celui que vous dénoncez à juste titre pour le pour le revenu universel tant que les revenus de cette taxe ne seront pas redistribués en nature et non en monnaie? (on pourrait aussi imaginer que la taxe soit aussi prélevée en nature). Peut être au final ne pourra t on sauvegarder le social qu’en le « démonnaitarisant » pour le découpler des marchés et de la spéculation.

  3. J’ai apprécié ce passage du programme ( pas encore tout lu ) :
     » Les entreprises utilisant les technologies les plus novatrices sont à l’affût des dernières demandes des consommateurs et y répondent rapidement. Les algorithmes contenus dans les machines dernier cri permettent de collecter et de traiter des flux de données volumineux, ce qui permet d’entretenir des effets de réseau et d’obtenir des rendements croissants. Dans ce cadre, le client lui-même participe en contribuant à faire connaître le bien ou le service concerné, mais aussi en fournissant des données exploitables pour améliorer les performances des entreprises. C’est sur ces effets de réseau que reposent pour partie le succès des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon).  »

    Maintenant du programme à la réalisation il faudra de la pédagogie et surtout affronter le veau d’or.

    1. Je comprends de votre commentaire que l’on chercherait la justification de la taxe le fait que l’acheteur participe finalement à la « fabrication » du produit , et que le reversement de cette taxe est en quelque sorte son  » salaire ».

      On peut craindre qu’en système libéral ( de liberté des prix ) le fabricant vendeur s’en tire en augmentant tout bêtement son prix de vente , pour récupérer sa marge . Au final le consommateur « fabricant » se salarie lui même …
      Sans réfléchir mieux , il semblerait donc , que quelque soit la base de la taxe Sismondi , elle n’aurait la destination et finalité vertueuse qu’on doit lui prêter , que dans un contexte de contrôle des prix .

      1. @Juannessy
        Ma réaction ne concerne qu’un fragment du programme et je ne lirai pas la suite ce soir. Cependant dans l’état c’est vrai que nous, consommateurs, apportons gratuitement de la valeur ajoutée aux GAFA et à leurs publicistes. Le retour d’un salaire est plus équitable que du bénévolat.
        J’espère que la suite de ma lecture m’apportera la réponse à une question plus fondamentale: comment moduler cette taxe ? Sur les gains de productivité, sur le montant des salaires économisés ou autres critères?
        Je profite des derniers instants de ce blog pour vous exprimer Juan, combien j’ai apprécié l’alliage d’intelligence et d’humanité de vos interventions. Elles ont souvent fécondé ma réflexion, l’obligeant à creuser plus profond. Merci

      1. Je l’ai téléchargé avec succès par « Microsoft Edge » (arrivé sur dossier téléchargement ) Mais impossible de partager.

      2. J’ai trouvé un biais :

        -aller d’abord sur le premier lien donné ( institut Emile Vandervelde )
        – colonne de droite , cliquer sur  » états de la question  »
        – cliquer sur le deuxième dossier proposé ( vers une cotisation sociale sur la technologie ). Le rapport est alors lisible , mais n’essayez pas de le télécharger car ça foire alors en version cabalistique .

  4. J’en sais plus rien.
    Arrêtez le monde, je veux descendre, pour traiter de l’absurde de Camus, la seule question philosophique.
    Je suis désespéré, vous l’aurez compris, je suis d’ailleurs au cimetière des éléphants en ce moment même… Trêve d’auticentrisme.
    Comment dire, c’est certes une mesure essentielle, mais n’est-ce pas une mesure avale ? Ou pour le moins, ne doit-elle pas.s’accompagner d’un tas d’autres, car l’extrait, très bien choisi (je n’ai pas encore lu le texte, mais ne doute pas d’y trouver un tas de raisons de désespérer) ne laisse pas des masses d’espoir tant cela sent « il faut tout changer sauf moi même et mon train de vie »
    J’en peux plus, vous dirai adieu et bon courage bientôt.

  5. Le P.S. belge se réveillerait-il (aiguillonné par le P.T.B sans doute !), mais bref, une prise de conscience enfin de ce que contient comme signification le mot socialiste est encourageant, chose qui avait été totalement oubliée par son alter ego français….

  6. Je dois avouer etre toujours perplexe concernant cette taxe sismondi. Pourquoi ne pas taxer toute valeur ajoutée, et se limiter à celle « venant de la technologie »?
    Par définition, s’il y a valeur ajoutée, c’est une rente de situation d’une manière ou d’une autre…
    (et puis comment distinguer ce qui vient de la technologie, en particulier pour des nouvelles sociétés, dont l’essence même est d’utiliser une technologie nouvelle? Il faut les taxer dès leur création? Mais alors sur quelles bases? Je suis perdu là…)

    1. @ Mathieu Van Vyve
      Je pense personnellement que la taxe n’est pas la solution.
      Il vaudrait mieux des cotisations sociales sur chaque machine. Et comme une machine peut travailler, 24/24 et 7/7, bien plus vite que des humains, qu’elle laisse des chômeurs à la solidarité du Peuple, il faut que ces cotisations soient, pour chaque machine, au moins une dizaine de fois celles qui seraient payées pour une personne.

      Là, on pourrait penser à faire de grandes évolutions de la Société, pour une fois dans le sens de l’intérêt général.
      Au risque de vous décevoir, c’est là que je rappelle que nos politiques corrompus et incompétents en Lois de la Physique n’opteront jamais pour cette solution car leurs maîtres n’en veulent pas. S’ils optent pour quelque chose, ce sera la taxe ; parce que la taxe on la transfère sans problème sur les consommateurs.

      1. @ écodouble 16 décembre 2017 à 14 h 45 min
        ———————————————————————
        Dans le texte de loi qui instituait les cotisations sociales, à la Libération, leur taux était destiné à augmenter avec le temps, ce qui a effectivement été fait pendant deux ou trois décennies.
        Le blocage des taux est assez récent et participe du détricotage des services publiques.
        Une cotisation sur les robots devrait être instituée avec un taux révisable.

  7. Ça donne quoi les ressources d’une taxe Sismondi ( d’une taxe ) exprimées en bitcoins ?

    Le dernier billet de PSDJ , c’est » la peste » .

    La tragédie de la guerre , sans la guerre .

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