Annie Goetzinger (1951 – 2017), par Grégory Maklès

Et pourtant je ne connaissais pas Anne Goetzinger

Je suis un auteur de BD de 42 ans qui a trempé dedans depuis le début et a lu la plupart des revues auxquelles elle a participé (Pilote, L’Echo des Savanes…) à un moment ou à un autre. Et c’est déstabilisant, parce que je découvre ébahi, à l’occasion de son décès, des oeuvres magistrales et inspirantes.

Si vous me dites, comme certains copains auteurs, que c’est du dessin publicitaire, je ne vous en voudrai pas mais j’attirerai votre attention sur la composition des planches et le mouvement, qui amènent à mes yeux un peu de Degas et beaucoup de BD là dedans.

Anne Goetzinger ce n’est pas que cette Fille en Dior. C’est aussi des albums fameux avec Pierre Christin. Je connaissais les albums de celui-ci avec Bilal mais il faut bien dire que le trait de Goetzinger est plus vivant que celui du Bilal d’alors, décidément très (très) grave, dans sa gravité.

Je ne connaissais pas Anne Goetzinger, mais c’est 2017, il y a internet, alors j’apprends au moins que j’ai loupé quelque chose. Et ça n’a rien d’irrattrapable.

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