« DÉFENSE ET ILLUSTRATION DU GENRE HUMAIN » : UN LIVRE FÉROCE, CONSTITUANT UN ARSENAL – Retranscription

Retranscription de « Défense et illustration du genre humain » : Un livre féroce constituant un arsenal. Merci à Cyril Touboulic ! Ouvert aux commentaires.

Alors voilà, aujourd’hui, je fais très, très court. Voilà, cet objet (Défense et illustration du genre humain) existe maintenant. Voilà, vous voyez, c’est un livre : c’est mon dernier livre. Il sera en librairie dans les jours qui viennent [aujourd’hui 16 mai].

Et ce matin, ce que j’ai fait – c’est ce qu’un auteur fait toujours – c’est feuilleter un petit peu mon propre livre, parce que l’objet, quand on l’a en main, c’est tout à fait autre chose que la chose qu’on a écrite. Et là, ce qui m’a frappé, c’est que c’est un ouvrage féroce. C’est un ouvrage en réalité – je n’ai pas eu le sentiment au moment où je l’ai écrit, pendant deux années – eh bien, c’est un ouvrage vraiment en colère et il y a dans le propos, quand j’essaye de le lire comme un lecteur extérieur, je vois une très, très grande férocité.

Et je vois ce qu’il y a là : ce sont des armes. Ce sont des armes intellectuelles. Ce que j’ai essayé de faire, c’est de vous offrir à vous tous, qui êtes en colère et qui avez peut-être du mal parfois à expliquer dans la famille, à des voisins, d’où vient cette colère, ce qu’elle exprime véritablement, eh bien, il y a là – je parle souvent de « boîte à outils » – là ce n’est pas une boîte à outils : c’est une boîte avec des armes. Des armes intellectuelles, des armes qui ne font pas mal, qui ne tuent personne. Mais il y a là un arsenal. Un arsenal féroce ! Profitez-en, tirez-en parti ! Il faut que nous changions le monde et que nous le changions rapidement.

Je m’aperçois que j’ai fait ce que je pouvais faire, ces deux dernières années. J’ai mis tout ça sur le papier, et j’essaye de dire clairement un certain nombre de choses et qui vous permettront sans doute à certains d’entre vous de vous dire : « Ah ! Voilà ce que je voulais dire, voilà d’où venait cette colère, voilà ce qu’il faut dire à celui qui ne comprend pas ça ! »

Voilà, allez, à bientôt !

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10 réflexions sur « « DÉFENSE ET ILLUSTRATION DU GENRE HUMAIN » : UN LIVRE FÉROCE, CONSTITUANT UN ARSENAL – Retranscription »

  1. Cela fait quelques temps que je n’étais pas venu prendre le pouls de la société par l’oxymètre du blog et c’est aujourd’hui le jour de la sortie du livre, une news d’importance, belle aspiration cette défense du genre humain bien que nous sommes la plus grande menace de la vie intelligente sur Terre. Le monde ne va pas si mal car les gens pensent encore, de là cette impression que tout val mal, ou comment penser que ça va bien, disons que tout ne va pas si mal ce qui nous fait dire que c’est foutu. Le pessimisme sauverait le monde, il rend indulgent, la férocité je ne sais pas, qui s’allie davantage à l’optimisme. Le plan que vous pourriez mettre en ligne allécherait le lecteur potentiel, une illustration d’un genre collapsologique qui ne laisse parfois aucune chance à notre espèce, peut-être ne s’agit-il plus de cela mais d’une impression plus que d’un mode d’action.
    Cependant, les belles choses ont une fin alors si c’est le cas et bien tant mieux, c’est que cela fut une aventure qui en valait la peine.

    1. J’ai trouvé le plan sur un autre billet, vous revenez donc dans ce livre sur un auteur dont vous aviez parlé, Jacob Taubes, dont j’ai pris par la suite un certain plaisir à lire, jamais je n’aurais entendu parler d’un tel livre ailleurs que sur votre blog. La première page m’a mis mal à l’aise, que ferait un tel auteur dans une université (je suis mal placé pour en juger il est vrai)puis tout le reste est d’une fluidité appréciable, impressionnante. Un point étrange page 40, « La fin n’est pas seulement désirée, on sait qu’elle est en chemin. » Puis page 42 « La science de l’apocalyptique implique une attitude passive vis-à-vis des événements de l’histoire. » Le désir une attitude passive, n’accusons les prophètes de rien alors. Cependant que serait le système capitaliste s’il n’y avait eu de Karl Marx pour en prédire la fin, ne se serait-il pas déjà effondré sur lui-même?
      Salutations.

      1. Pour « la fin qui est en chemin  » , j’ai déjà donné ma propre version qui est l’héritage que m’a laissé ma mère ; c’est le sourire qui est le « signe » à la fois du chemin et de la fin .

      2. Hello Juannessy,
        Sourire jocondesque, c’est parait-il moins fatigant de sourire que de tirer la gueule 😉 Belle parole comme parfois, je partage ce sentiment même s’il ne ressemble probablement en rien au votre. Le sourire d’une mère, bel exemple d’un bonheur négatif, à la question du pourquoi quelque chose plutôt que rien, c’est une réponse fabuleuse. Je rajouterais qu’il y a quelque chose parce qu’il n’y a rien, rien pour qu’il y ait quelque chose. Sur ce chemin de la fin, l’arrivée vers un nouveau départ éventuel, effondrement sur soi-même trou noir et ténèbres, univers parallèle peut-être, hé bien je vois une barque, c’est tout, difficile de trouver son chemin.

      3. @Filsimé ( fils-imé ?):

        Je ne sais pas trop ce que c’est que le bonheur négatif ou positif !

        Mais le sourire a cette capacité à être à la fois un désir , un médium , et un agir .

        Et la réunion de ces trois expressions de vie , ça doit éventuellement se traduire par « être » .

        C’était ma défense et illustration du genre humain .

        PS : Le sourire de la Joconde est bien pâle . Celui qui essaie de me rattraper est mieux exprimé dans ce petit poème , que j’ai déjà cité , et que je remets là pour ces temps de confusion :

        « Il existe un sourire des lèvres ,
        et un sourire des yeux…

        Il existe un sourire du cœur
        qui transparait dans les deux…

        On peut vivre le sourire intérieur
        dans sa vie ,
        face à l’instant qui vient,
        comme une harmonie de l’être …

        On peut donner le sourire ,
        pour dire à l’autre
        son importance,
        pour l’aider à quitter ses peurs ,
        l’apprivoiser,
        l’écouter …

        On peut recevoir le sourire
        comme une invitation à s’ouvrir,
        comme une tendresse
        absente de tout jugement,
        de tout a priori ,
        et on renaît à la vie …

        On peut enfin partager le sourire
        comme un mystère,
        une présence cachée
        qui réchauffe de complicité
        ce qui est en nous ,et entre nous,
        Sacré …

      4. Sourire, s’ouvrir, souffrir jusqu’au dernier soupir,
        Rire est une force, une farce, une fuite
        Filsimé c’est le sous-fifre.
        Il y a des si il y a des mais et des Messire
        la vie finit par tous nous faire chavirer.
        Le fils y met du sien, le père y met du sien
        Tout ne tient qu’à un fil
        Et Lucien a toujours son chagrin.
        Saint Esprit qui croyait prendre
        Théorie des cordes, pour qui se prendre
        Se pendre au clair de lune, vagabond, vie de chien.
        Tordue la vie sur cette planète élue, Oh god are you a dog?

        Si la Joconde a le sourire figé pour l’éternité dans notre réalité le surmoi peut-il se montrer toujours condescendant, un sujet délicat en tous les cas.

      1. A sa lecture je suis stupéfait, que de savoirs accumulés. Vous aviez dit un jour que la religion ne vous concernait pas, Paul de Tarse a pourtant la part belle dans ce Défense et illustration du genre humain. Vous aviez avancé aussi par ailleurs que l’art ne consiste d’abord qu’à charmer, sujet apparemment mis de côté dans ce livre. La science en premier plan dans votre démarche spirituelle, ce qui nécessite de l’honnêteté aurais-je tendance à penser, ce n’est pas le plus facile et de ces quelques lectures que j’ai eu plaisir à me procurer le courage semblerait d’abord vous caractériser. Internet permet de sonder l’âme humaine à travers des personnages piquants comme il s’en trouve dans vos pages. « Ordinateur » vient de Dieu qui met de l’ordre dans le monde (Littré), et c’est un peu ça. Quelle machine effrayante tout compte fait.

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