« Quel monde nous avez-vous transmis, vous : les gens de ta génération ? »

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Un jour un fils interrogea son père : « Quel monde nous avez-vous transmis, vous : les gens de ta génération ? »

Le père lui répondit ce qui suit :

Mon fils, j’eusse espéré que parvenu à ton âge tu sois moins candide, mais soit. Crois-tu vraiment que les gens d’une génération s’assoient autour d’une table et décident de transmettre à leurs enfants un monde pire ou un monde meilleur ? N’as-tu jamais entendu dire qu’il y a au sein de chaque génération des bons et des méchants ? Et ignores-tu que si les bons souhaitent transmettre à leurs enfants, un monde meilleur, les méchants trouvent ce monde parfaitement à leur goût parce qu’ils savent comment le piller à leur avantage et sont convaincus d’avoir cultivé chez leurs enfants ce même « talent » (c’est là le mot qu’ils emploient).

Un barde de ma génération chantait : « Everybody knows the good guys lost ! » : chacun sait que les bons ont perdu. Mais sera-ce toujours vrai ? Je ne connais pas encore la réponse, et tant que je la recherche avec obstination, je ne t’aurai encore rien transmis. »

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59 réflexions sur « « Quel monde nous avez-vous transmis, vous : les gens de ta génération ? » »

  1. Nous sommes en plein malentendu. La religion judéo-chrétienne a grande responsabilité pour avoir instauré l’homme prince de la création. Les Peaux-Rouges ne disent pas : « La Terre nous appartient. » Ils disent : « Nous appartenons à la Terre. » Les balivernes des blancs dominants rationnels ont amené ce solipsisme anthropomorphe. Joli cul-de-sac ma foi.

    1. Il faut voir aussi nos tristes philosophes géniaux, comme Leibniz, théorisant l’éxistance de Dieu et à l’origine d’un fameux calcul,
      ces personnes là ont oublié leurs corps, le corps dans la terre.
      Ses pensées se sont envolées as une telle hauteur qu’en mangeant un poulet il pouvait lire 700 pages.
      Mais ce n’est pas des balivernes qu’il faut manger en pensant à ce qu’on mange, non non !
      Je veux croire qu’on apprend de nos erreurs et que, comme le fait notre hôte, on va pouvoir faire un joli mélange pour que tout fonctionne un peu près bien, Sans abîmer notre maison et notre corps.
      Ça ne tient qu’à nous. Ça aussi il faut le comprendre.

  2. Premier constat.
    Si les 1% détiennent aujourd’hui, à eux seuls, plus de la moitié du monde, il ne devrait pas rester grand chose à se partager pour les 99% restant.
    On doit donc aussi se demander à quoi peut bien faire allusion l’enfant, exactement.
    Si c’est à ce manque de « talent », je repars chez les indiens.
    Mais où ? Dans la réserve ?

  3. J’ai beau cherché , je n’ai jamais demandé à mes parents et grands parents le pourquoi ou le comment du monde qu’il m’avait transmis . Pas plus que mes enfants , petits enfants et prochains petits enfants ne m’ont jamais fait de telles remarques .

    Serais-je aussi ( ou plus ) con que mes aïeux , et mes descendants seraient ils aussi ( plus ) cons que moi ?

    Ça doit être , effectivement , parce qu’ils m’ont et que je leur ai transmis autre chose , mais je me demande bien quoi avec obstination .

  4. La seule chose que feu mon grand père qui aurait aujourd’hui 116 ans, qui a connu les 2 grandes guerres m’aura confié c’est que le progrès tuera l’homme.
    Il est vrai qu’aujourd’hui il n’y a plus d’évolution « humaniste ».

    1. Et en plus les antibiotiques c’est devenu automatique.
      L’IVG on peut plus l’arrêter,
      Et l’Internet ça nous ne permet plus d’échanger, saperlipopette !

  5.  » Mon fils ! Ne crois-tu pas que ma génération est en droit de se tourner vers celle de mes parents et de leur poser la même question que tu m’adresses :  » Quel monde nous avez-vous transmis ? ; et celle de mes parents vers celle de mes grands-parents … ainsi de suite jusqu’à Descartes au moins, pour ne pas à devoir remonter encore plus haut, jusqu’à l’origine même de la l’ontologie occidentale, « la moins aimable » des 4 ontologies recensées par Philippe Descola !

    Etudie ces autres ontologies, mon fils : elles recèlent des trésors d’intelligence qui, tissées avec ce qu’il y a encore d’ « aimable » dans la nôtre (plus grand-chose, hélas !) pourraient fonder un Nouveau Monde !

    1. Ou l’art d’éviter que vos enfants vous posent des questions impossibles et soient tentés de recommencer .

      Il y en avait une autre qui consistait à dire :  » vas demander à ta mère! » .

      Aujourd’hui , le père comme le mère répondent en général :  » Vas demander à ton moteur de recherche ! » .

      1. D’où l’importance de la neutralité absolue de notre si beau réseau à commutations de paquet , mince de mince !

      2. « VA demander … »

        Une baffe . J’avais hésité , et ça aurait été plus facile si le fils et la fille avaient fait leur interrogation simultanément .

  6. Bonsoir à tous,
    Je repassais par là, et…
    Tient donc! Craindrait-on ici bas, qu’à sa progéniture, on ait à rendre des comptes?
    Voilà bien le genre de question que mes enfants ne me poseront jamais.
    Je me suis toujours appliqué à leur apprendre à ne compter que sur eux même et surtout à ne jamais chercher ailleurs la responsabilité de n’avoir pas pu s’adapter à un un monde qui leur semblerait étranger.
    A mon sens, il appartient à chacun, quelque soit son époque, de savoir discerner au milieu des petits comme des grands désordres, un chemin familier ou ami.
    Il ne suffit pas que le monde me semble hostile, pour le rendre à mes yeux étranger.
    Bien au contraire, la bétise, le manque de discernement, l’injustice font partie de mon paysage, tout comme la facilité, la laideur et la méchanceté dont l’évidence éclatante laisse mieux distinguer les simples, mais si tendres lueurs qui me guident.
    Le monde n’est pas ennemi, ni même étranger, il ne requiert nullement qu’à la force du poignet on s’y adapta, afin d’y survivre plus doucement.
    Contentons nous seulement d’être nous même et de considérer l’autre, et soi-même, avec une égale bienveillance tout en gardant toujours à l’esprit qu’on ne fait pas le bonheur de ses semblables contre leur volonté.
    Attachons nous avant tout à faire le bonheur de nos aimés – c’est déjà beaucoup – en chuchotant tendrement à leur oreille.
    Le monde est plein de ces chuchotements pour qui sait les entendre.
    Et contrairement au vacarme des certitudes, ils forment un seul et même discours éternel, presque animal…
    Tel le bruissement intime d’un sous-bois. Taisez-vous … Avancez…
    Allez donc voir d’où ça vient… Oui, par là… Plus près…
    Et … Désolé pour ceux qui n’entendent rien à part leur portable où les coups de feu des chasseurs…
    De toute façon, ceux là n’ont pas de temps à perdre avec mes conneries…
    Mais je sais qu’à tout les autres, aucun enfant ne saurait demander des comptes au lieu de parler d’amour!
    A plus, Eric.

  7. Je ne demande pas à mes parents « Quel monde nous avez-vous transmis ? » Par contre je leur demande : « Pourquoi quand on vous explique les directions à prendre, que l’on vous montre pas à pas que les solutions que vous envisagez conduisent dans l’impasse alors que vous ne pouvez montrer que celles que l’on vous proposent ne fonctionnent pas, pourquoi vous entêtez-vous, pourquoi ne changez-vous pas ? Pourquoi ne passez-vous pas la main si changer est trop dur, pourquoi ne faites-vous pas une pause dans les conneries, une pause tout court, juste ralentir un peu ?

    La peur, bien sûr, la peur de la maladie, de la mort, d’être inutile, d’être seul, de ne pas être aimé. Mais fondamentalement, c’est l’inconnu qui fait peur et malheureusement, bien trop de gens ne se connaissent pas eux-mêmes, ils ont oublié ou renoncé à s’explorer. Leur propre humanité leur reste trop inconnue.

    Il en faudrait des psychanalystes pour changer tout ça…

    1. Pourquoi ne veulent-ils pas nous aider ? Par peur et Par feignantise.
      Ils se sont fabriqués un décor, Plus ou moins artificiel, plus ou moins confortable, mais le leur , qui lui ne nous aide pas quand on y sort.
      Il faut faire attention de ne pas y retourner.
      Et rien que ça c’est tout art !
      Les gens nous préfèrent entourés de décor.
      Bonne chance

    2. Ouh!
      Toute cette belle colère toute neuve..!
      Mais à quoi bon convaincre coûte que coûte vos parents de la direction à prendre?
      N’est-il pas un peu trop tard pour eux?
      Leur accorderiez vous donc tant de pouvoir, que vous ne puissiez sans leur accord partir dans une direction que vous savez meilleure?
      Les vieilles habitudes sont comme les vieilles personnes, elle finissent par disparaître…
      …Et il faudra tôt ou tard que vous vous y habituiez.
      Ne perdez donc pas trop de temps avant de vous consacrer à forger votre propre expérience …
      Et les inévitables mauvaises habitudes qui vont avec…
      …Histoire de donner un peu de grain à moudre à vos enfants et au risque (malgré tout pas si grave), qu’ils vous les reproche avec un peu trop d’aplomb, ces blancs-becs!
      Vous les regarderez alors avec indulgence, rêvant à vos jeunes colères passées.
      Et si vous avez réussi à apprivoiser ces débordements tout au long de votre vie, vous pourrez aimer, être aimé sans craindre la peur de toutes les choses que vous croyez si effrayantes (parce que vous ne les connaissez pas).
      Mais bon, ici c’est un blog de vieux, Sacrebleu ! Vous n’avez donc rien à faire ici ! Oust!
      A beaucoup plus tard donc!
      Cordialement, Eric.

      1. C’est vrai que le blog est vieux . Presque 12 ans déjà . Les papys font de la résistance , et ça va faire plaisir à Chaponick .

        A quoi est ce qu’on reconnait un blog de jeunes , et qu’est ce qui s’y raconte ou pas qui fasse que quelques égarés viennent parfois lire et chercher ce que les vieux racontent ?

  8. Ce que l’hitoire ne dit pas, c’est que le père était directeur d’une usine d’armement avec toutes les dictatures les plus riches comme clients.

    1. Ce que vous ne dîtes pas, c’est que le père avait comme ultimatum de reprendre cette usine ou d’être renier par sa famille.
      Et que le président a demandé fermement à ce dernier d’accepter ces contrats d’armement car l’approvisionnement du pétrole de son pays en dépendait.

      1. Ce qui classe le bien et le mal dans un assemblage unique et personnel de tension entre le moi et le tout le reste de l’univers. Tellement personnel que l’on devrait absolument éviter d’articuler des injonctions, des opinions qui s’enracinent dans cette dichotomie.

      2. C’est vrai oui.
        Mais y’a plus le temps,
        le peuple doit faire pression sur le président pour l’obliger à en finir avec le pétrole, ensuite le père, privée de son usine est de ses millions d’euros, pourra enfin aller faire découvrir la nature à son fils en lui montrant ses merveilles est en lui affirmant d’en prendre de la graine.
        L’enfant ne le tracassera plus avec ses questions perverts symptomatiques d’une époque où ça va pas très bien.

  9. La biologie s’est jouée de nous.
    Elle pratique la « dépendance de chemin » à grande échelle :
    ce qui est arrivé st irréversible et ne va aucunement en arrière.
    D’où le risque de nombreux excès, cataclysmes, épidémies, extinctions, etc.

    Mais, ce qui marche dans le vivant réel, 99% du temps, c’est des « compromis » qui stabilisent le système **malgré** ses risques de grands emportements. Exemple de base : seuls les virus les **moins** virulents font des épidémies, les plus virulents ont le bon goût de tuer les malades trop tôt et sont au total (modulo les déplacements des humains) moins contagieux.

    L’idée d’un « monde qu’on transmet » ne donne pas plus de choix que notre libre arbitre quotidien, toutes les actions ont des portées peu évidentes et des entremêlages qui modifient constamment la portée que nous leur attribuerions si nous pensions en terme de conséquence unique.

    1. D’où la nécessité de relier et joindre intimement :
      notre conscience, son libre-arbitre

      notre inconscient, sa volonté (les besoins de notre corps et ce qui l’habite)

      La psychanalyse , toutes les activités permettant l’introspection sans fioritures, ou une éducation exemplaire
      aident à ça.

      1. Ou de malades venus d’un bas étage qui ont changé d’étages et ont décider d’essayer de se soigner ?
        noter dans le programme – faire rembourser la psychanalyse. Ou les films livres qui font du bien.

        Ps. utiliser les mots pour dire bourges verbeux ! :/ Vous êtes donc un ouvrier (presque) muet ?
        Continuer donc à vous exprimer ça peut que vous faire du bien.

      2. @Léon Cui :

        Demandez à Paul Jorion s’il envisage d’inclure cette prestation parmi les gratuités ,car il est concerné par la question .

      3. Juan, partiellement, mais Il le fait déjà.
        Mais Il semble que l’analyse est moins d’impact quand on ne donne pas de soi. Alors si c’est gratuit, il faut pas avoir peur de se mouiller.
        Dans la vie on ne paye pas qu’avec l’argent

      4. Ça,
        il faut voir avec le serveur sur lequel est héberger ce blog.
        Peut-être lui faire un bisou virtuel
        Où même lui donner quelques émotions .
        Il en sera reconnaissant.
        (Pour les fautes, je dois déteindre sur vous et je m’en excuse :-P)

      5. Si Vincent Rey n’y arrive pas , on ne voit pas pourquoi et comment une IA y arriverait .

        D’autant que des tas de beaux esprits , pas tous mal intentionnés , ont déjà déployé , depuis des millénaires , des arcs en ciel d’imagination pour accoucher du fisc ( du latin fiscus , panier )

        « Fisc et peuple n’ont qu’un cri , c’est l’or  » écrivait Michelet .

        Et c’est une partie du problème .

    2. @Timotia, qui dit : « seuls les virus les **moins** virulents font des épidémies, les plus virulents ont le bon goût de tuer les malades trop tôt et sont au total (modulo les déplacements des humains) moins contagieux »

      J’invite tous ceux qui militent pour un « remède de cheval » énergétique ou un « grand soir social » (Cedric, Roberto..) à bien analyser ce qui découle de cette observation.

      Ce nouveau système politique qu’il faut imaginer doit être VIRAL, et LE PLUS CONTAGIEUX POSSIBLE. S’il est trop radical, ce système sera à l’image des virus les plus létaux : il fera illusion pendant un temps, dans un seul pays, mais s’éteindra. Alors qu’au contraire, il doit se répandre à la surface de la Terre, comme une petite grippe, qui ne s’arrête jamais, et qui peut s’aggraver peu à peu !

      Il nous faut inventer la GRIPPE DU CAPITALISME, pas la peste.
      (M Jorion, j’ai le titre de votre prochain livre ! « pourquoi et comment inventer la grippe du capitalisme »)

      Vincent Rey, findutravail.net

      1. Juste. Quel pourrait en être la forme?

        Le grain de sable bien placé, cher à notre hôte, grippe le mécanisme puis le stoppe. Différence d’avec un virus, un grain de sable n’est pas auto-répliquant à énergie nulle et ne s’introduit pas tout seul.

        Faites lever les tempêtes qui donneront des ailes aux parasites et aux grains de sable .

      2. Je ne sais pas Daniel, et pour l’instant, on n’est pas assez nombreux à y réfléchir. Mais bon, comme tu m’invites à spéculer, je spécule, en reprenant cette idée de TVA variable selon les caractéristiques des produits vendus, ouvrant droit ou pas à faire de la publicité.

        Exemple (totalement imaginaire): WW vend son modèle « Sirocco » , un véhicule d’un standard un peu ancien, doté d’un moteur d’une puissance jugée superflue de 30 cv sur un total de 130, pénalisant également son poids, jugé superflu de 150 kg sur un total de 1.15 t. La voiture n’est en outre recyclable qu’à 70%.

        Cet ensemble de caractéristiques détermine le taux de TVA du modèle Sirocco : 21 % de TVA. Or les droits à la publicité sont fermés, à partir de 15% de TVA, la WW Sirocco n’aura donc plus droit à la publicité. Il faut maintenant que WW élabore un nouveau modèle.

        En se mettant au milieu de la chaîne de TVA maintenant…Imaginons un fabriquant de pot d’échappement. Il achète du métal, et tout ce qu’il faut pour la fabrication. Il fait ses soudures, assemble le tout délivre un nouveau pot d’échappement aux caractéristiques jugées excellentes, Bonheur, il passe à 15% de TVA au lieu des 20% du modèle précédent, ce qui ouvre des droits à la publicité sur ce modèle. Ces 5% de TVA qu’il ne paie plus arrivent dans ses bénéfices, et donc cela doit l’encourager à innover. (*). Le producteur vertueux est à nouveau deux fois avantagé, il fait plus de bénéfices, et la présence publicitaire de ses meilleurs modèles s’accroît. Le prix TTC du nouveau pot lui, tend à diminuer, ce qui est intéressant pour le consommateur, lorsqu’il l’achète chez Midas.

        Et donc à chaque étape de la chaîne de TVA intervenant dans la construction d’un véhicule, les producteurs non vertueux sont pénalisés sur leurs bénéfices. Mais cela n’interdit pas le fabricant d’auto de choisir ce mauvais pot d’échappement taxé à 20. A lui de faire le meilleur compromis. S’il le choisit, il déduira certes plus de TVA l’achat du pot, mais le gain qu’il fera (5% de TVA de moins à déduire sur le prix du pot) pourrait ne pas être avantageux, si à cause de lui la TVA sur le véhicule augmente, et qu’il est vendu plus cher TTC.

        Notez qu’on pourrait aussi intégrer dans le taux de TVA, des bonus/malus favorisant de bonnes conditions de travail, une bonne hygiène… – 5% écologique + 3% pour les conditions de travail déplorable = -2% seulement sur le TTC du modèle précédent.

        Je ne sais pas. Ce sont des choses compliquées, dont on ne peut pas percevoir toute l’étendue des conséquences et des possibilités. Il faut être plusieurs, et il faut aussi des gens qui connaissent la fiscalité et le commerce international mieux que moi, qui n’y connait rien. Une intelligence artificielle pourrait simuler ça…

        Vincent Rey,
        findutravail.net

  10. À moins que …
    « Un barde de ma génération chantait : « Everybody knows the good guys lost ! » : chacun sait que les bons ont perdu. Mais sera-ce toujours vrai ? Je ne connais pas encore la réponse, et tant que je la recherche avec obstination, je ne t’aurai encore rien transmis. » »
    … le bon exemple de ne pas baisser les bras te séduise ! Alors, sur la route de l’utopie, le mètre parcouru au long de ma vie aura valu la peine !

  11. Bonjour le blog,
    Ce matin, j’ai lu une interview de Pablo Servigne, il y a une partie qui porte un peu sur le sujet.

    Question: « Vous avez des enfants, tout en annonçant l’effondrement. N’avez-vous pas peur du monde que vous allez leur laisser ? »

    Pablo Servigne: « J’ai un peu peur, mais pas que. Je suis aussi triste. J’ai de la joie, de la colère. Avec Gauthier [Chapelle] et Raphaël [Stevens], on a eu tous les trois des enfants après avoir fait ces constats sur l’effondrement. Cela participe d’un élan vital, c’est le même élan qui m’empêche de me suicider. J’ai envie de vivre la suite, de trouver ma mission de vie, à quoi je sers, qui je veux être, comment relier les gens pour avoir moins de souffrance… Peut-être que ce n’est pas la solution de faire des enfants. Moi, ça m’a nourri dans mon parcours. Ça m’a ancré, m’a amené vers le sauvage, vers les émotions. Ça m’a fait sortir la colère et ils savent trop bien appuyer sur le bouton colère. Ça m’a aidé à trouver une posture pour les tempêtes, les catastrophes et l’effondrement. »

    Il dit une chose qui me semble pertinente: avoir des enfants fait partie d’un élan vital. L’Homme ne fait pas d’enfants pour les laisser ensuite dans une situation précaire. Il fait de son mieux pour leur offrir le maximum de confort et ainsi optimiser leur survie. Les enfants qui se plaindraient d’une planète dégradé par leurs parents, oublient que ces derniers l’ont fait justement pour eux! C’est là toute la difficulté du changement que l’on doit opérer. Quand Paul, nous dit que nous ne sommes peut être pas outillé pour affronter les défis écologiques qui nous attendent, il n’a peut être pas tord. Nous sommes lié à des fonctionnements biologiques que nous ne contrôlons pas. Mais, si il est vrai que nous sommes pré-programmé à notre naissance, il est juste aussi de penser que la culture, l’éducation peuvent contribuer à canaliser ces prédispositions.

    Interview à retrouver ici ==> https://reporterre.net/Pablo-Servigne-Il-faut-elaborer-une-politique-de-l-effondrement

      1. La force de l’homme est peut-être qu’il peut se reprogrammer en fonction de ses représentation. De lui-même et de son mande.

        Pablo Semble d’ailleurs en savoir quelque chose.
        On réapprend en fonction de nos erreurs commises dans telle ou telle contexte particulier.
        Il faut bien comprendre que c’est sans fin.
        Et heureusement car ceux qui ont fait le choix de ne pas réapprendre pas semblent souvent les plus heureux ( du fait de leurs jolis décors dont ils parés leurs vies ) mais sont souvent ceux qui font le plus de mal.

        C’est pourquoi il faut faire plus attention à la justesse d’un rire et à la justesse d’un pleur.
        Et voir que derrière un sourire il y a souvent milles pleurs en toile de fond.

  12. Donc pour répondre et conclure
    Je dirais que à partir du moment où la personne plus âgée prend au sérieux les interrogations de la personne plus jeune , y trouve même à réfléchir et à apprendre,
    alors c’est le minimum et aussi le mieux qu’elle puisse faire.
    Sinon : Shame on them.

      1. Oui, mais l’expérience a souvent tendance à faire répondre plus sagement à certaines questions.
        J’ai bien dit souvent et certaines
        🙂

        La vie ça nettoie les gens, c’est un barde qui disait ça, ou un druide dont la potion est mélodique.

        Mais il y a tellement de différence entre les compréhensions du monde que vite on n’y se retrouve plus. Grrr

        En tout cas c’est bien vrai.
        Mais les plus âgée ont souvent des remarques à faire plutôt que des interrogations, et ces remarque ne sont pas tombés de la dernière pluie.

        Ce serait génial un monde où les personnes âgées questionneraient les plus jeunes pour modifier un peu leur façon de vivre . Mais c’est tellement rare, nous n’en sommes pas là.
        Il faudrait déjà qu’ils puissent vivre convenablement du fruit de leur labeur
        et que les jeunes payent autre chose que les taxes et les retraites des plus riches et arrivent à apprendre moultes choses.

      2. Si vieillesse pouvait, si jeunesse savait.
        Inusable.

        Présentation, thèse, antithèse, synthèse et conclusion:
        Quand jeunesse saura et pourra.
        Vieillesse? Old soldier never die they just fade away.
        Mais encore, les vieux? Au commencement était l’action ( Kant et Libet , annexés).

  13. La question du jour.
    M. Macron vient de déclarer :
    « Nous sommes un pays qui se cabre parce qu’il n’aime pas les changements imposés».
    Reprenons :
    – Changements : qui en est bénéficiaire ? Quels sont-ils ?
    – Imposer signifie « obliger à faire, à subir ; ordonner qqchose de pénible » (Larousse) .
    À qui ces changements sont-ils profitables ? Dit-on qu’un patron impose à un salarié une augmentation ?
    Essayons d’être équitable : on impose une taxe sur les carburants pour sauver la planète du changement climatique. Peut-on se cabrer devant un tel objectif que nous partageons tous ? Non.
    Mais pourquoi imposer ? Si l’objectif est partagé où est le problème ? Le problème est que l’on prend les citoyens pour des imbéciles. Depuis trente ans environ en Occident, les salaires n’ont pas augmenté mais par contre les fortunes d’une minorité a ont atteint des volumes stratosphériques : les chiffres sont connus et irréfutables. Ces « changements imposés», nul n’est désormais dupe, concernent tout le monde sauf les très riches.

    D’où ma question : M. Macron est-il stupide ou cynique ?

    1. Simplement un cavalier qui commence à s’apercevoir qu’en équitation , il vaut mieux que cheval et cavalier se comprennent pour avoir une chance d’arriver au bout du parcours .

  14. Transmettre le monde implique qu’on le possède… la simple formulation de la question est déjà révélatrice d’un petit défaut dans le cadre de la pensée. Il ferait bien de commencer par là le fiston vu qu’en utilisant le même schéma cognitif que ses ainés il a de grandes chances de reproduire les mêmes erreurs.

    1. J’ai d’abord pensé  » bien vu » , mais , en deuxième lecture , je me suis demandé si « transmission » impliquait vraiment forcément  » possession ; et il y a des usages de « transmettre » qui sont beaucoup plus neutres, et ne décrivent que le mouvement proprement dit dans l’espace ou le temps .

      Zone grise donc , et problème transmis au rédacteur du billet , comme sujet intéressant pour traiter de la propriété .

      1. L’autre usage de transmettre auquel vous vous référez implique une déplacement physique de la chose transmise. Il est peut approprié de l’utiliser dans ce contexte. La question dument formulée devrait, à mon sens, plutôt ressembler à : « Dans quel monde allez vous nous laisser »… Elle ouvre non seulement une interrogation sur l’état du monde, mais surtout elle à l’avantage de mettre sur le tapis la mortalité de notre condition et ce fameux « après moi le déluge » dans lequel réside l’incapacité de notre espèce à négocier le futur lointain. C’est avant tout cela que doit inventer la génération montante : comment trouver la motivation pour faire le sacrifice de son temps d’existence au profit de celui d’hypothétiques générations futures ? Comment convaincre quelqu’un de changer drastiquement et définitivement de mode vie pour le bien de petits-petits-enfants supposés? Et de manière non coercitive qui plus est…
        Il est des utopies d’objectif et d’autres de méthode. Combiner les deux est le seul moyen d’éviter la dystopie de type meilleur des mondes.
        La bonne nouvelle c’est que multiplier l’impossible par deux (ou l’élever au carré?) ne rend pas la tâche plus ardue 🙂 🙂
        En attendant moi qui n’ai pas de descendants je vais aller me faire un steack un (ou deux) verres de rouge et une Camel. Et Le jour J, j’irais regarder le petits film avec les daim qui gambadent en sous bois avant d’aller au lit… enfin ça se sera si j’ai de la chance 🙂

      2. J’aurai donc appris que vous n’êtes pas vegan ou végétarien , et que vous êtes d’autant plus prêt à répondre à vos enfants que vous n’en avez pas .J’ai bien compris le reste , mais je reste sur l’ambivalence de « tranmettre » , car c’est toujours dans les zones floues qu’il faut creuser .

        Et puis ça embêtera un peu Jducac .

        A su salud !

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