12 réflexions sur « Voici à quoi ressemble le personnage de bande dessinée appelé « Tintin » »

      1. @arkao
        pour la seconde couverture « on a marché dans la m… »
        nous pouvons nous interroger sur les ombres portées des marcheurs et celles des montagnes de caca, ombres qui semblent normales,
        mais, la terre, elle, est uniformément éclairée…, sans ombre.

        Dessin composé en studio ?
        Peut-être bien que personne n’a encore jamais mis le pied dans une crotte !

  1. On devrait surtout supprimer les droits d’auteurs ! Aucune esprit n’est inventeur et découvreur, car tout n’est que pompage et copiage ! Et sinon comment voulez-vous donc avancer hein ? Quelle prétention stupide de se croire seule !

    Aucune oeuvre intellectuelle ne mérite des droits d’auteur, aucune. Surtout transmissible, l’abjection ultime sur l’abjection primordiale.

  2. Autrefois, quiconque inventait quelque chose, dans le domaine des techniques, le cachait jalousement, pour pouvoir tirer le plus longtemps possible le bénéfice exclusif de sa trouvaille, souvent jusqu’à l’emmener dans sa tombe. Cela ne favorisait guère le progrès général, ce qui a conduit des rois bien avisés à accorder des lettres patentes, dont le principe était simple : le bénéficiaire s’engageait à divulguer son invention, et en contrepartie le Roi garantissait que tout utilisateur devrait verser à l’inventeur, devenu par là propriétaire exclusif de l’invention, des droits d’usage de celle-ci.

    En 1793, les bourgeois français, révulsés par l’arbitraire féodal qui avait si longtemps prévalu sur leur travail ou leur talent, se sont empressés de déclarer que la propriété était un droit inviolable et sacré (et héritable, cela allait de soi, puisqu’il s’agissait de remplacer les aristocrates, pour qui l’héritage est fondateur de tout…).

    Concernant les richesses pour l’esprit, déjà, en 1777, Beaumarchais, qui était aussi un homme d’affaires, et qui constatait que tout le monde s’enrichissait de ses créations, sauf lui, avait initié un mouvement de reconnaissance du droit d’auteur dont la légitimité s’est confortée tout au long du XIXème et du XXème siècle : l’auteur est vu comme le propriétaire de son oeuvre. Les bourgeois alors au pouvoir ont pensé tout naturellement que qui dit propriété, dit héritage. Cependant, comme il arrivait que l’auteur soit resté pauvre jusqu’à sa mort, alors que ses héritiers prospéraient indûment sur la reconnaissance de la postérité, on a jugé moins scandaleux que l’héritabilité des propriétés d’origine intellectuelle ou artistique soit limitée dans le temps. Pour les autres types de propriété, curieusement, personne n’a jamais vu aucun scandale…

    Au cours du temps, ces différents régimes de propriété, qui avaient des histoires distinctes, se sont hybridés monstrueusement, et sont aujourd’hui totalement déconnectés de leur légitimité initiale. Ils se sont étendus aux personnes morales, et ont perdu tout sens social. Les lettres patentes sont devenues des brevets, qui ne servent plus à diffuser l’innovation au bénéfice de tous, mais au contraire à l’instrumenter au bénéfice de quelques acteurs dominants, qui peuvent, eux seuls, payer le coût exorbitant de ces brevets, et surtout, celui de l’armée permanente d’avocats qui est nécessaire pour les défendre. Il s’agit bien d’une armée : on parle de « tapis de brevets » pour couvrir le marché, comme on parle de tapis de bombes pour écraser un territoire.

    Le droit d’auteur est le terrain d’affrontement des mêmes armées, qui développent les mêmes stratégies et tactiques. Il s’agit de dominer, d’interdire, d’exclure, de rançonner. Cela n’a plus rien à voir avec la protection de l’auteur. Il s’agit plutôt de la reconstitution de l’aristocratie à l’origine, la plus brutale, celle qui domine et qui rançonne, au nom d’un héritage de caractère sacré.

    1. > « Autrefois, quiconque inventait quelque chose, dans le domaine des techniques, le cachait jalousement, pour pouvoir tirer le plus longtemps possible le bénéfice exclusif de sa trouvaille, souvent jusqu’à l’emmener dans sa tombe. »

      On pourrait être plus réaliste : Autrefois quand un anti-social mesquin inventait […] sa tombe. Et cela n’a pas changé. En revanche un nouvel espace de jeu pour la finance et le droit s’est ouvert avec le développement des brevets. Espace qui cherche à s’étendre dans l’immatériel et obère clairement toute forme de progrès grâce à la découverte fascinante et toute récente™ du pouvoir des forts d’écraser les faibles® — ici grâce aux portefeuilles de brevets.

      Belle vue de l’esprit pour justifier un grand n’importe quoi. L’histoire des sciences nous montre généralement des progrès accomplis collectivement et pas à pas, voire reptation après ondulation. Que quelque esprit chagrin garde sa découverte pour lui, et un autre la publie aussi tôt. Je serais curieux de découvrir des exemples concrets d’invention ayant fait défaut à l’humanité durant de longues périodes à cause du secret gardé par l’inventeur. À l’inverse, l’étude des cas concrets où l’invention de la propriété intellectuelle et autres monopoles ont eu des conséquences néfastes pour l’humanité localement ou dans son ensemble occuperait probablement de larges équipes de recherche durant de longues carrières même en ne se concentrant que sur les quelques siècles de l’air moderne.

      Juste quelques illustrations historiques générales sous-tendant ce propos :
      – On pourrait s’intéresser à l’évolution de l’alphabétisation en chine et en corée, à l’invention d’un alphabet phonétique permettant la diffusion des savoir, et à la lutte sans merci que certaines élites lettrées livrèrent contre cette invention diabolique menaçant leur hégémonie.
      – L’exemple des médicament anti-sidéen ou anti-paludéen, ou encore anti-hépatite et de leur diffusion.
      – Les lubies amusantes des colons holondais dans leur colonies extrêmes orientales visant à s’assurer d’un long monopole sur le commerce d’épices via des amputations de quiconque s’avisait (ou était soupçonné de le faire) d’essayer d’exporter quelque graine.
      – Les inénarrables brevets sur « l’achat en un clic » ou encore sur la roue (cf. prix ig-nobel).

      Non décidément, ces histoires de propriétés intellectuelle sensiblement illimité à la mode Disney, ressemblent trop à la relation entre libéralisme, et ultra-libéralisme. Si l’un peut avoir du bon, l’autre n’est qu’une religion féroce ET idolâtre. Si l’on conçoit bien qu’il faille un mécanisme de rémunération et d’attribution des œuvres aux auteurs, il n’est en revanche pas admissible d’imaginer s’approprier un bénéfice exclusif d’une invention ou découverte. C’est nier jusqu’à l’étymologie de ces mots.

  3. Ils auraient pu rajouter de la barbe au basanés derrière ça aurait été d’actualité. Non mais franchement c’est raciste ! Moi qui étais déjà sensible aux couvertures Rahan Fils des Âges Farouches :-/
    Ils ont mis Tintin en mode américain mais c’est pas une bonne idée

    1. On a déjà fait des colonies ce qui n’est pas bien on va pas en plus nous mettre un génocide sur le dos non mais ça va.
      La France a bon dos.

    2. En l’occurrence, c’est de la BD d’avant-guerre. La (re-)connaissance de l’histoire a quand même quelque peu évolué depuis. Si vous lisez « Tintin au Congo », c’est du même tonneau… et de la même époque. Les noirs, gentils mais pas très malins, se font heureusement civiliser par les pères blancs et Tintin qui leur demande combien font 2+2. Personne ne sait répondre. (Dans la version actuelle, parce que dans la version de l’époque, Tintin s’apprête à leur parler de « leur patrie bien aimée, la Belgique ».)
      Je lis Tintin à mes enfants, mais je ne supporte pas de leur lire ces deux albums-là (et le pays des Soviets… je n’en parle même pas !) Je commence avec les cigares du pharaon (mention « passable »), mais le vrai génie d’Hergé s’éveille grâce à la rencontre avec un étranger (chinois) devenu son ami, et « le Lotus Bleu ».

  4. Pas de droits d’auteur, pas d’artistes ni de Paul Jorion parce qu’il faut bien remplir le frigo et que pour devenir populaire et traverser les générations, il faut beaucoup travailler énormément en plus du talent.
    Peu d’artiste, d’auteurs émergent mais on a besoin d’un vivier large pour avoir des résultats culturellement majeurs.
    Alors on fonctionnarise les artistes parce que personnene veut les payer ?
    La transmission des droits d’auteur par contre est une vrai question.

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