14 réflexions sur « Effondrement du vivant, par Hervey »

  1. Je persiste même si c’est une évidence est un paradoxe, c’est seulement les humains qui mettent leur vie sur la table qui ont une chance de faire survivre l’espèce.

    « D’accord mais de mort leente d’accord, mais de mort len en enen te »

  2. @Hervey
    Choix audacieux que celui de la couleur pour illustrer un sujet aussi dramatique.
    Il est vrai que le noir et blanc peut paraitre une solution de facilité.
    Je m’y suis laissé aller récemment, transformant un automne pétant de couleurs en grisaille plus en adéquation avec mon état d’esprit du moment 😉
    https://vimeo.com/370495710
    (montez le son, il y a aussi la musique qui va bien)

    1. @arkao
      C’est un pan de la beauté du monde qui s’en va. Lui rendre hommage en la montrant telle qu’elle est, telle qu’on la voit, c’est aussi souligner tout ce qu’on perd.
      Ce vivant là, construit ou déconstruit en une petite image plate, sans couleur ne dirait pas la même chose en noir et blanc (pour moi).
      L’occasion de dire mon attachement à la beauté de la nature… je vois souvent des films traitant de sujets parlant du monde paysan lié au drame de notre époque et je suis très attristé de ne pas voir dans le traitement des images cette apparition du beau. Cela m’attriste car tout ce qu’il en sort ne peut être que désolation. Il y a une puissance dans la beauté de la nature qui nous élève. Un très beau couché de soleil nous fait respirer autrement. J’ai la chance d’être ce vigile contemplatif.

    2. Non , le noir et blanc c’est bien plus beau…
      J’ai un peu pratiqué la photographie ( à l’ancienne hein: triX, développement des pellicules en chambre noire, à l’aveugle, tirages sous lumière rouge avec trois bains .)

      J’ ai exposé un reportage photo à la mairie du village ou j’habitais alors, le thème en étant simplement une petite fête locale du cheval. Un monsieur est venu me dire:  » Les niveaux de gris, c’est dur.  »
      Et pointant une des photos exposées, un vieux cheval devant la caserne des pompiers il m’a dit: « celle là c’était la plus difficile. J’aime bien. » Aucun noir, que des gris. C’était triste, banal et beau.

      1. Oui, le noir et blanc est un registre particulier qui peut exprimer une foisonnante richesse comme la plus extrême sobriété. C’est comparable au dessin, un dessin de Matisse un dessin de Rembrandt, par exemple, indique l’étendue des possibles. Voir tout ce qu’à donné la peinture chinoise avec l’encre et le pinceau, là aussi le registre n’est pas mince bien que apparemment limité au départ.
        Normal de citer les ancêtres des photographes.

    1. Le juste milieux est ardu à définir.
      Donc on peut en faire trop ou trop peu.
      Dans le doute, il vaut mieux en faire trop. Et peut-être ce ne sera pas assez.
      Autre réponse automatique:
      ‘Trop fort n’a jamais manqué’.

    2. Ici un panorama complet de l’état et perspectives de la terre humanisée avec les – enfin la – solution à la fin.

  3. Les hommes inconscients, se croyant tout puissants
    Épuisent cette terre qui les gardait vivants.
    Ils sont comme un cancer, aveugles comme lui,
    Ils rongent sans pitié la vie qui les nourrit.
    Mais quand le corps meurt de l’avance implacable
    Du mal envahissant, sournois et redoutable,
    Le cancer meurt aussi, tout puissant qu’il se crut,
    Et malgré sa victoire, il se trouve vaincu.
    Alors je vous demande: reste-t-il un espoir?
    Est-ce que les yeux des hommes à nouveau pourront voir?
    La raison pourra-t-elle a nouveau revenir
    À ce fier artisan d’un sombre devenir?

  4. « Il y a une puissance dans la beauté de la nature qui nous élève.  »
    J’envisage même que la beauté puisse servir comme fondement d’une éthique pour la Vie propre à remplir le vide de la métaphysique des masses, chinois compris, en se plaçant dans l’interface unificatrice du yin et du yang de la pensée confucéenne, au carrefour de la Vie, de la Beauté, de la Nature et de la Vérité.

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