Les Intelligence Artificiello-sceptiques

Ouvert aux commentaires.

Vous avez dû remarquer qu’au lieu de publier des articles expliquant précisément comment ça marche l’Intelligence Artificielle, la presse préfère souvent vous proposer des textes affirmant que l’IA n’existe pas, n’existera certainement jamais et n’a d’ailleurs jamais existé. Je suppose parce que ça rassure une partie du public.

Le Monde vous en propose un en ce moment : « Le terme IA est tellement sexy qu’il fait prendre des calculs pour de l’intelligence », sur le thème “Comment voulez-vous qu’il y ait de l’intelligence artificielle PUISQU’on ne sait même PAS ce qu’est l’intelligence !”

J’ai laissé le commentaire suivant :

Paul Jorion 08/02/2020 – 23H16

“Les prétendus progrès de l’astronomie depuis 1600 n’ont encore débouché sur aucune amélioration dans la précision des horoscopes. La réputation de l’astronomie est surfaite !”

Nostradamus, astrologue

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9 réflexions sur « Les Intelligence Artificiello-sceptiques »

  1. Il semblerait qu’il existe tout de même une autre personne qui s’intéresse à la question : Laurence Devilliers spécialiste de l’informatique affective (professeur à la Sorbonne).
    Dans la version papier que j’ai pu lire de l’article paru dans le Monde pas de mention des travaux pionniers de Paul Jorion sur la question.
    Les ignore-t-elle ou bien son approche est-elle différente ?

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/01/29/nuit-des-idees-2020-vivre-avec-des-machines-emotionnelles-selon-laurence-devillers_6027636_3232.htmlhttp://laurence-devillers.com
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Laurence_Devillers

    1. Je connais Mme Devilliers. Je sais également (pour lui avoir parlé) qu’elle n’ignore rien de mes travaux dans ce domaine. Je n’ignore pas pour autant de mon côté que dans le monde de la recherche les questions de priorité se règlent souvent sur le mode …

      … c’est pourquoi j’ai toujours fait un effort particulier pour que mes livres épuisés soient immédiatement republiés. De telle sorte que ceci reste incontournable.

      1. Tiens, ça me donne l’idée d’un petit poème sur un mode connu, intitulé :

        La recherche

        J’ai parlé à Amadou qui m’a dit :
        “Les obstacles devant moi furent affreux,
        Parce que j’étais Noir”.

        J’ai parlé à Juliette qui m’a dit :
        “Les obstacles devant moi furent affreux,
        Parce que j’étais femme”.

        J’ai parlé à Simon qui m’a dit :
        “Les obstacles devant moi furent affreux,
        Parce que j’étais Juif”.

        Les obstacles devant moi furent bien pires que ceux-là,
        Et pourtant, je n’étais ni Noir, ni femme, ni Juif.

      2. 😀
        on s’écrase les uns les autres , RIDICULE.

        ce n’est pas le monde de la recherche qui est impitoyable, c’est le monde des humains qui est comme ça, malheureusement.
        Au théâtre, depuis Molière c’est aussi étouffant Et cruel que chez Les traders.
        Le monde des chercheurs semble aussi avare que le monde des dealeurs que je côtoyais.

        C’est pour ça qu’avec un état Et un monde qui fait en sorte que chacun soit providentiel,
        on se débarrasse des compétitions d´égos dégoûtants et on peut enfin aller au rythme nécessaire pour faire avancer la cause: faire survivre et bien vivre nos humains…

  2. Je me suis fait à l’idée que rien n’est plus subtil qu’une bonne définition de mots croisés. C’est du troisième ou quatrième degré. Dans quelle mesure une intelligence artificielle pourrait apprendre à produire, non une grille – c’est facile – mais une définition subtile, humoristique, originale et pourtant, quand on y pense bien, absolument exacte ?? Depuis, je dors mieux : nous les hommes auront le dernier mot.
    Du genre : Pour, sur le papier, filer droit. (En deux lettres).

    1. Mais non : il suffit d’attacher l’affect (cf. Principes des systèmes intelligents [1989], par un auteur tout près de chez vous).
      Ah la la, combien de fois il faut répéter la même chose.

  3. Ah, j’hésite pour le châtiment de ces impies qui refusent à l’humanité d’être moins que ses algorithmes : voir “Drawning by numbers” ? ou porter la fameuse bure de silicium ?

    1. Ah, une bure avec semi-conducteurs, c’est une idée !… Même du côté du Bures (sur Yvette) le cilice est passé de mode, mais on peut se ‘torturer’ autrement… 😉

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