À mes lecteurs et mes lectrices : Allôô !

Ouvert aux commentaires.

Bon, écoutez, la morosité c’est sympathique, la nostalgie, c’est amusant, mais arrivés à un tel degré d’apathie et d’aquoibonisme, excusez-moi, ça suffit !!!

Je viens d’aller sur Décodages, le blog de François Leclerc, et qu’est-ce que je vois ? que le dernier commentaire date du … 14 février : d’il y a une semaine !!!

Et attendez, vous n’avez encore rien vu ! Je vais vous donner la date de la dernière fois qu’un « ami du Blog de Paul Jorion » a mis là un billet ouvert à la discussion : le 21 décembre 2019 !!!

J’en viens à me demander si certains d’entre vous n’espèrent pas secrètement que le coronavirus vienne mettre fin à leurs misères !!!

Moi je me démène comme toujours, mais honnêtement, vous ? Vous avez vraiment baissé les bras devant les Trump, les Johnson et Co ? Vous avez vraiment confié à d’autres, aux jeunes « qui sont plein d’énergie » de changer le monde, qui sinon passera à la trappe, finira aux oubliettes ?

Allôô ! Faites-moi un petit signe, un mouvement du petit doigt, un tremblement des lèvres pour me faire savoir que vous êtes encore en vie !!!

Ce n’est pas pour moi ! Moi, c’est pareil, c’est comme avant : je n’ai toujours pas assez de 24 heures dans une journée, c’est pour que VOUS émergiez des opiacés, de la pitié sur soi-même, ou de la justification X ou Y que vous vous êtes donnée pour sombrer dans l’aquoibonisme.

Allôô ! Nous devrions être mobilisés comme jamais !

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104 réflexions sur « À mes lecteurs et mes lectrices : Allôô ! »

  1. Je vous lis, régulièrement, depuis plusieurs mois que j’ai découvert le blog, avec intérêt, plaisir et soulagement.
    Mais
    la formule payante est dissuasive,
    ici j’apprends, et ai donc peu de retours à offrir,
    en général, je constate l’apathie autour de moi, également, donc on perd l’habitude de débattre…

    Merci pour tout! Bon courage!

  2. Cher Mr Jorion : Vous souhaitez quitter la morosité ambiante ! ?

    Alors veuillez prendre connaissance de ce magnifique message d’espoir : https://jesuslaresurrction.blogspot.com/2019/05/table-des-matieres_27.html

    De quoi s’agit-il ?
    –> D’une lecture singulière et convergente de différents livres religieux imprégnée d’une prodigieuse espérance !
    Dans une approche dénuée de sectarisme, un auteur au nom inconnu invite toute l’humanité à la paix, à l’espérance, à un dépassement inégalé, s’appuyant sur la raison, la sagesse, … et pour les croyants en plus, sur leur foi authentique dans leurs livres saints pour fonder une nouvelle humanité réellement plus fraternelle !

    Rq : N’en soyez pas surpris : au début, l’œuvre semble s’adresser aux seuls bouddhistes, mais de fait, elle s’adresse à l’ensemble des religions en ce qu’elles ont de commun et d’universel.

    A lire chapitre après chapitre en parallèle avec l’annexe correspondante (« étais numérotés ») où se trouvent les références de la théorie exceptionnelle qui y est exposée et démontrée.

    Bonne lecture à tous !

    1. Ah une secte ? une utopie ? Moi qui suis agnostique, ça va pas vraiment me servir tout cela.

      Ça fait bien longtemps que Dieu ne s’occupe pas des conneries des hommes. Trop de boulot. Beaucoup trop.

      1. Bien au contraire l humain seul est loin d avoir une telle capacité il a forcément de l aide pour se surpasser a ce point dans la connerie.

      2. Une secte ? Probablement pas. Ce serait plutôt le contraire étant donné l’universalisme du message.
        Mais sans doute, n’avez-vous pas lu ce dont il s’agit ! ?

        Utopie ? Si l’on veut ! Mais alors franchement messianique, et en ces temps apocalyptiques, c’est sans doute souhaitable.

    2. « Les livres saints pour fonder une nouvelle humanité réellement plus fraternelle » ?

      Hilarant ! Vraiment très drôle ! Un vrai sens de l’humour noir. Vous êtes impayable Victus.

    1. Le 18 mars. Il y a eu un imbroglio de dernière minute dont je vous parlerai un jour : pas de la faute des auteurs, ni de l’éditeur, rien de politique non plus, juste notre monde tel qu’il est !

  3. Il nous semble assez naturel d’essayer d’agir dans l’espoir d’infléchir le cours habituel des choses.

    Mais avant même d’essayer de faire quelque chose, nous sommes enclin, par habitude, par culture (ce qui n’est pas tout à fait pareil) ou par un manque de témérité bien compréhensible (essayez-donc de faire quelque chose tout seul, on en parlera) – nous aimons donc penser que comprendre, expliquer et faire comprendre est susceptible de produire, d’une façon ou d’une autre, les actions qui mèneront au changement.

    Mais la compréhension de ce qui se passe réellement peine souvent à produire les effets escomptés. Peut-être parce que la masse de ceux qui comprennent n’est pas parvenue à une taille critique ou alors que cette taille critique pourrait être atteinte mais que le plus grand nombre juge plus ou moins mollement que ce que l’on envisage de faire advenir n’est pas réaliste.

    Le cours habituel des choses avec une correction à la marge est souvent jugé plus réaliste, ce qui veut dire en réalité plus conforme au rapport de force du moment, même si le petit nombre qui envisage le changement prétend que ce rapport de forces n’est pas immuable. Mais encore faut-il que le plus grand nombre (que la masse critique, encore elle) parvienne à métaboliser (comme on dit de nos jours) la possibilité d’un bouleversement du cours habituel des choses (donc, avant même de se préoccuper des solutions qu’il serait possible de mettre en oeuvre). Nous voilà dans une nouvelle boucle de la succession itérative de l’espoir et du doute avec au bout du compte l’aquabonisme qui s’installe !

    On peut dire qu’il y a quelque chose qui nous échappe : c’est le fait que nous obtenons peut-être plus souvent des résultats malgré nous, plutôt en n’agissant pas en quelque sorte ; que notre inertie de groupe est bien plus efficace. Et parce qu’elle est prodigieusement pondéreuse, cette inertie est un frein à toute tentative d’agir ‘positivement’.

    Nous devrions l’envisager afin d’arrêter de vouloir agir pour poursuivre le changement par l’inaction, par la résistance, que l’on espère passive, à la continuité.

    Il me semble que l’efficacité redoutable de la grève générale vient précisément du fait qu’il s’agit de demander au plus grand nombre d’arrêter de travailler, d’arrêter de faire. Avec le même niveau de mobilisation, il serait difficile, par exemple, de réussir une déstabilisation du pouvoir en place par l’excès de faire. Il est plus facile d’obtenir de ceux qui font (et à fortiori de ceux qui ne font pas) d’arrêter de faire que d’entraîner tout le monde à commencer la moindre chose.

    La désobéissance civile procède des mêmes ressorts. Quand H.D. Thoreau énonce : « il est de mon devoir, en tout état de cause, de m’assurer que je ne contribue pas au mal que je condamne » ou encore que « toute minorité est impuissante tant qu’elle se conforme à la majorité. Elle n’est alors même pas une minorité » il est naturel d’y voir une invitation à l’inaction, à la résistance, moyen en quoi, l’on escompte une mise en tension de la véritable force du grand nombre c’est-à-dire son l’inertie.

    La destitution dont parle le comité invisible c’est aussi cela, me semble-t-il : se retirer de la marche dans le but d’enrayer la continuité du cours habituel des choses. Même si la destitution ne peut pas être une fin (comme le souligne F. Lordon), elle n’est pas un si mauvais début.

    Il me semble donc que nous devrions rechercher consciencieusement comment enrayer le cours habituel des choses, comment arrêter la matrice. Les cavaliers disent que pour faire changer de direction à un cheval, il faut d’abord qu’il soit en marche. Mais on ne peut pas non plus prendre un virage serré au triple galop. Il faut d’abord ralentir et s’arrêter puis redémarrer au trot pour passer le tournant délicat. L’arrêt-relance c’est ce que fera l’effondrement si nous n’y parvenons pas avant lui !

    C’est pourquoi je pense que le meilleur moyen de mobiliser l’intelligence collective du Blog de Paul Jorion serait de réfléchir ensemble à ce que nous pourrions arrêter de faire individuellement, ce que de plus en plus de gens pourraient, à moindre frais, arrêter de faire. Réfléchir sérieusement à comment parvenir à enrayer la machine avec notre inertie de groupe. Viendra ensuite le temps des solutions, un temps où la boite à outil qui a été constitué ici pourra trouver toute son utilité. En attendant ce moment, oui, à quoi bon !

  4. C’est mon premier effondrement, pas facile! La faiblesse des rapports de forces entre les acteurs du pouvoir a conduit à des permutations incessantes, brouillant ma lecture des évènements. Cette même faiblesse conduit le peuple à se raccrocher aux leaders habitués à fouler et à distribuer la me..de.
    L’asymétrie morale (commun/privé global/local) mise en place par le néolibéralisme, d’inspiration thermodynamique, comme la plupart des concepts pur est dur qui le caractérisent (merci la science du XIXe), fait sombrer l’humanité dans le chaos.
    Ma boussole en terre inconnue, c’est une explication raisonnable qui explique le fonctionnement d’un phénomène quantifiable/vérifiable, le comment ça marche. Plus que l’échec du PeachTrump et du BorXit, c’est le suivi, grâce à Paul, de leur saga qui m’a aidé à mettre en lumière les attracteurs suivants avec lesquels je m’amuse à filtrer les nouvelles.

    1) La similitude entre la quête des physiciens d’une force unique (la clé du Toux, encore un virus) et la dissolution a l’acide néolibérale du Politique pour lui substituer un espace multidimensionnel d’abstractions débilitantes (temps=argent, progrès, consumérisme, vie éternelle..).
    2) La technique propulsée par la Science, le langage que nous avons inventé pour coder le vivant, aux mains des multinationales qui ont de facto remplacé les États à peine capables de repérer leur nombril.
    3) Les bourses ne retourneront jamais « à la normale », le médiateur social entre l’argent et le peuple que sont les banques plonge dans le négatif accompagné dans leur chute par les emprunts d’États, alors que les actions des « Multinational du numérique » avec leur force financière vont leur donner le coup de grâce.
    4) La Chine en démonstration depuis 25 ans de guerre commerciale se veut « La Multinationale du Numérique » qui va dominer le Monde, regarder comment elle gère le virus machin, « business first, people next », « l’atelier du monde » s’est modernisé !

    Le vieux monde occidental en liquéfaction avec les navets à la sauce facho que nous élisons ne se relèvera pas, il sera façonné par le vainqueur de la « lutte des classes ».
    Il faut suivre la vague qu’a initiée Bezos, je pense qu’elle indique la direction générale de notre combat pour l’existence.

    1. C’est quand même embêtant que l’ectoplasme le plus riche du monde qui voulait faire de la terre un parc naturel nous indique la direction.

      1. Il a 56 ans. Peut-être que le virus commence à lui courir sur le flux tendu de sa machine à distribuer des machins, ou bien, il se dit que le prochain spécimen de Corona pourrait le biffer des vivants sans qu’il puisse profiter de voir ses petits-enfants patauger dans des piscines remplies d’or.
        En tout cas il n’aime pas Trump!

  5. Qui connait un bouquin sérieux sur les causes des grands bouleversements de l’Histoire genre révolutions, guerres, épidémies ? Nous pourrions ensuite tenter de hâter les choses en s’inspirant du bouquin.

  6. Un effet de la nouvelle formule? On a la conscience bien tranquille après avoir payé son abonement et on attend du contenu… que je sache le colibri ne chante pas, il se contente de porter sa goutte d eau…

  7. Bonjour à tous,

    Je ne résiste pas à l’envie de partager ici un texte écrit par ma fille de 15 ans dans le cadre d’un travail scolaire demandé par son professeur de Français, comme exercice d’éloquence à présenter à la classe :
    « Choisissez une cause qui vous tient à cœur et défendez-la par un bref discours ».
    Le voici :

    Je veux défendre l’espèce humaine, accusée de tous les maux : pollution, réchauffement climatique, pillage planétaire, extinction des espèces. Je dis que ça suffit. Vous voyez-vous culpabiliser à chaque fois que vous prendrez la voiture, jetterez des emballages en plastique, vous laverez les mains, consommerez de la viande et du poisson, utiliserez des produits chimiques pour faire fuir des parasites, ou encore lorsque vous vous servirez d’une tapette à mouches. Car oui, on a réussi à trouver des conséquences à tout ce qu’on peut faire, au quotidien. Au final, l’Homme est accusé de son égoïsme, de son injustice, et de son ignorance. Plus grave : il est accusé d’exister.
    Tout d’abord, arrêtons de ne percevoir que le mauvais de son existence : admirons ce qu’il a pu faire, pour une fois, en passant par ce qu’il a appris, construit et transmis de génération en génération. Sans lui, je ne pourrais pas vous parler, ni avoir préparé mon discours. Sans lui, d’ailleurs, rien ne serait à défendre.
    C’est grâce à lui que nous savons parler, écrire et communiquer. Il nous a appris à penser. À vrai-dire, il nous a donné conscience tout autant de notre état de poussière que de notre importance. L’Homme a construit un être, avec ses qualités et ses défauts. Voilà qu’il se reproche d’être, tout simplement. Un bon pas, vous êtes un humain respectable, un mauvais pas, vous devenez un monstre.
    N’oublions pas que l’Homme est le créateur de certaines des plus belles choses qui existent sur la planète: les monuments, la peinture, la musique, la pensée, le débat, ainsi que la justice, dans la plupart des États du monde. Enfin, il a créé des sociétés humaines, les a adaptées dans un sens conforme à ses aspirations et à ses priorités.
    Assumons avec bienveillance au lieu de condamner les faux pas, lesquels sont le propre de l’Homme.

    1. @Torpedo
      D’abord mes félicitations à l’apprentie. En rhétorique, je fais sûrement moins bien.

      Une réaction superficielle :
      « Le propre » comme étant les faux pas, oui. Mais de ces faux pas, on n’avait pas fait jusqu’à maintenant porter la charge à toute une planète.
      Il y a quand même une « science des systèmes », et elle nous dit avec une tranquille assurance que nos activités feront passer la planète, et « nous » avec, par des « points de bascule », que ce soit en ce qui nous concerne nous humains par collapsologie à gros grains ou par sablage progressif de nos îlots actuels de savoir-vivre et savoir-faire.

      La défense de l’espèce humaine, y compris « avec bienveillance » (philia), est-ce d’attendre de voir les faux pas ? ou au moins de ne pas nier la possibilité que ces changements systémiques surviennent par notre impact ?
      Et du coup de penser aux outils pour le coup suivant :

      …quelle « granularité » dans une collapsologie (pas tout qui s’effondre) ?

      … quoi privilégier en cas de « sablage » assez érosif de nos façons de faire société ?

      … quelles habitudes persistantes du capitalisme (même après son agonie !) seront les plus nocives ?

      … quelle forme doit prendre une action pour la biodiversité ?
      (George Monbiot a participé lui-même à tuer des cerfs pour ne pas être qu’un « écologiste en chambre », et lorsqu’on réintroduit de la biodiversité après avoir tué les prédateurs des cerfs, ce qui les a laissé proliféré et empêche toute repousse de forêt décente, il faut diminuer les effectifs rapidement. Monbiot dit donc « oui, c’est notre « propre » de faire cela » (dans le cadre britannique où existent ces déséquilibres marqués).

      Je dirais pour conclure que le texte est intéressant du point de vue de notre inconscient collectif : la tendance à l’auto-flagellation, même sans en tirer les conséquences, est assez omniprésente maintenant (« Greta 1.0 ») pour que, comme les jeunes du ferry dans la tempête conté par PJ, la jeunesse en soit déjà saturée et se projette dans une forme d’action « bienveillante ». Nous ne pouvons pas l’instruire à cause de nos erreurs, mais nous pouvons lui donner les informations que nous avons, si elles nomment bien les choses.

      1. Bonjour timiota,

        Désolé pour cette réponse un peu tardive…

        Réthorique !
        Ma fille Cécile, forte de ses quinze anniversaires
        Devrait pouvoir échapper à cet antique et mâle travers,
        Qui fait, du rhéteur briller le verbe,
        Tel le fer étincelant du bretteur,
        Incisif et fatal, usant de sa botte éculée.
        Perçant à coeur l’argument opposé,
        Victorieux par décès ou abandon,
        De la forme au détriment du fond.

        Votre réaction n’est pas plus superficielle que le texte lui-même, convenons en honnêtement.
        Et l’on pourra d’ailleurs s’amuser en bon rhétoriciens à développer ce que cette seule phrase peut
        avoir d’ambigu pour le simple rhéteur …

        Ma fille à bien-sûr pris connaissance de votre commentaire, et, même si j’ai bien failli la perdre
        sur les questions un peu… rugueuses… de « granularité », de « sablage érosif » ou de « collapsologie (à gros
        grains!) », elle a de prime abord pu vérifier à cette occasion, que les phénomènes les plus simples
        peuvent parfois être exposés en utilisant des termes complexes, même si je me tue à lui répéter que les
        idées les plus complexes doivent être défendue avec des mots simples!

        Cela ne l’a pas empêchée de déplorer qu’à déclarer forfait pour instruire la jeunesse, à cause de
        leurs erreurs, soi disant, « les anciens » excellent décidément dans tous les domaines en commençant par
        l’école… ( Hélas, il est vrai que tout vieillissement ne conduit pas forcément à des vertus de sagesse.)
        …Et que s’il faut que la jeunesse se contente des infos dont les vieux disposent pour se sortir du
        maelstrom (elle a pas dit maelstrom!) qu’il nous promettent, on est pas sortis du Mac’ Do (de l’auberge!)!
        Il ne s’agit pas pour quiconque ici bien-sûr, de nier les effets probables des activités humaines
        sur notre milieu, mais de refuser de s’embarrasser de la cilice, du fouet et de la contrition, pour agir au
        plus vite sur les leviers qui sont à la portée du plus grand nombre.
        Mais je vous avoue que ce qui m’intéresse plus précisément ici, c’est d’évaluer l’état des
        consciences de nos « chères têtes blondes », histoire de voir s’il convient effectivement de paniquer…
        En effet, Cécile présente son texte oralement vendredi à sa classe, et je m’attends avec
        inquiétude à ce que son intervention se heurte violemment à un tout nouveau tabou…
        On en reparlera probablement.
        A bientôt, Eric.

    2. Merci Torpedo à vous et surtout à votre fille (transmettez lui SVP mes remerciements…). Paroles et pensées Inspirées et lumineuses; l’amour est subversif. Géniale ! (vous lui direz !) 😉

      1. @ Dundee,

        De ma fille, j’entends avant tout préserver
        Taille et finesse respectives de tête et de chevilles.
        Contre toute enflure abusive.
        Et si un génie est bien à célébrer,
        Chantons enfin celui de l’humanité,
        Vivante encore, d’oser espérer en elle-même,
        Se sachant mortelle, comme chacun de nous.
        Faisons taire enfin, nos vieillesses tourmentées,
        Allumons à nos pupilles le feu de la sagesse,
        Celui qui fait s’envoler confiants nos petits.
        Ou bien mourons dans l’oubli.

        Eric.

      2. @Torpedo Eric

        Je crains que n’eussiez mal interprété ma prose. Aussi je précise : Géniale ! c’est une expression comme pour dire Super ! Ni plus, ni moins. J’ai trouvé ces paroles et ces pensées, à contre-courant, comme dirait mon ami le saumon, oui génial, super, chouette, extra etc. Je vous laisse à vos conclusions sur la vieillesse et la sagesse, compassées et plutôt déprimantes et tristes à mourir et je ne les partage en rien. Contrairement au pep’s et à la clarté lumineuse de la prose de Cécile, qui respirent la vie et l’amour, et sont la preuve de sa profondeur et de SA sagesse; comme dirait l’autre « t’as pas le péchon l’ami ! », oups !
        Heureusement, votre fille est là.

        Prenez-en de la graine : JUBILE ! (et ce n’est pas fini…) 😉
        https://www.youtube.com/watch?v=–bvxbOwRuQ

        Kdo écoutez le poète qui a toujours raison.
        https://www.youtube.com/watch?v=KS3Xke7ElE0&list=PLtxmUE3FZK7JqGhFYi7PKCCu9PYR4eB6C

        J’ai décidé d’être heureux, par ce que c’est bon pour la santé.
        Voltaire.

        Vinicius de Moraes, Toquinho
        https://www.youtube.com/watch?v=q-cHTXrW3J8

  8. Paul,
    Depuis que vos vidéos sont devenues privées, je ne viens quasiment plus ici.
    Je ne m’abonne pas, non pas pour une question d’argent mais parce que je trouve que les avoir rendues privées est une mauvaise décision. Vous avez perdu une bonne partie de votre visibilité et sans doute de nombreux lecteurs, dont moi. Et sans lecteurs, vous êtes invisible.
    Avant je pouvais partager des liens vers vos vidéos et vos articles. Aujourd’hui je ne peux plus.
    M’inscrire ne changera rien à ce fait.

    Fredeick

      1. Merci. Heureux de l’apprendre.
        Votre message « Vous devez être connecté pour lire le contenu complet de l’article » donne l’impression que plus rien n’est accessible d’un billet. Pourquoi ne pas mettre le lien de la vidéo si elle est d’accès public ?

      2. J’ai beaucoup aimé votre essai sur comment les notions de réalité et de vérité avaient été inventées.
        Il en faudrait un d’aussi réfléchi sur les notions de justice et d’équité, tout autant inventées 😉
        A nouveau, merci pour votre partage à vous et pour permettre celui ayant lieu sur votre blog.

  9. Hier soir dîner chez des amis, j’avais en face de moi un docteur en biologie, qui a fait carrière dans la privé, aujourd’hui bénévole, de mon âge, à ma droite un artiste, la soixantaine. Plus une autre personne, à ma gauche. Je me suis très bien tenu jusqu’à une heure assez tardive, puis l’artiste, très sympathique au demeurant a fini par lâcher alors qu’étaient évoquées les grèves des transports parisiens, que c’en était assez, que cela va bien un moment, mais qu’on peut pas prendre en otage toute une population ! Le docteur en face d’asséner que les conducteurs de locomotives d’aujourd’hui n’ont plus rien à voir avec ceux d’antan, lesquels allaient au charbon, au sens propre du terme. J’ai alors explosé, arguant que les régimes spéciaux avaient précédé le régime général, et que la fin des régimes spéciaux signifie aujourd’hui avec le sieur Macron, le nivellement par le bas, et non pas un grand progrès égalitaire comme annoncé, martelé.
    Puis il a été question du pétrole, le docteur en sciences nous assurant alors que l’on est encore loin du pic, que des réserves il y en a beaucoup et d’ailleurs depuis qu’il est jeune on annonce un pic qui ne vient jamais.
    Et nous avons terminé, ou presque, avant quelques dernières rasades,il est vrai, d’un bon vin, par la collapsologie, l’artiste nous disant qu’il s’agit d’un truc d’américains.

    Bon les amis, c’est pas encore gagné ! Je me suis même surpris à douter. Hum. Et si à force de venir sur le blog je m’étais fait des idées. re HUM.

    Tout cela pour dire que ce ne sont pas forcément les gueux, Gilets jaunes et autres Drouet, qui sont en retard d’un train.

    1. PS. Par contre, tout le monde était d’accord pour dire qu’il y a vraiment un réchauffement climatique. Ouf !
      L’artiste m’a finalement concédé que les conducteurs des rames de Métro ne sont pas des privilégiés.

      1. Un an plus tard, refaites le même dîner à l’occasion d’une bonne vague de froid descendu du pôle nord. Vous pourrez alors voir s’ils sont si convaincu que cela, ou si la météo les orientes tels des girouettes. Faites leur alors remarquer qu’un hiver particulièrement chaud à nos latitudes est paradoxalement un hiver qui permet à la glace polaire de se reconstituer. Alors que des températures sibériennes chez nous sont souvent corrélées avec des surfaces de banquises qui s’amenuisent.

    2. Ça confirme qu’on peut être intelligent et stupide à la fois, ou le contraire. 🙂
      Compliqué sapiens…

    3. Tous ces bourgeois bien gras qui ont bien profité sont dans le déni.
      Ce repas : j’en ai connu 50 dans le même genre ces 15 dernières années. Il y a deux ans j’ai même quitté la table tellement j’avais la haine.
      Ils savent, ils ont compris, mais ils se bercent des illusions qui leur permettent de continuer sur leur trajectoire égoïste et ménager leur conscience, qu’ils ont mauvaise.
      Changement climatique ou pas, fin du monde ou pas, ils réagissent de la façon dont ils ont toujours réagi quand on interrogeait leur prospérité au regard des hordes de pauvres et de déshérités. Le socialisme est une utopie, la nature humaine est ce qu’elle est : leurs sempiternelles réponses, arrogantes, bêtes, bourgeoises. Celles de gens qui n’ont pas compris grand chose ni à propos du socialisme, ni au sujet de la nature humaine, qui n’ont pas réfléchi à ce qu’est vraiment cette nature humaine, à ce que sont les cultures humaines, à la psychologie de l’espèce, au mécanismes liés à sa reproduction, aux mécanismes qui lient individus et espèce, aux fondements de toutes les morales, à l’esprit des lois tels qu’il fut pourtant enseigné dans nos lycées jadis inspiré des théories humanistes et socialistes.
      Je ne les aime pas, non, pas du tout même.

  10. Paul, je voudrais payer au blog une petite somme (25 Euros) mais sans être abonné. Etre interdit d’accès à la plupart de vos interventions est finalement une grande liberté. Les réactions des lecteurs sont bien plus intéressantes. L* M********* le sais bien, qui a mis sous accès payant les réactions des abonnés alors qu’elles ne lui appartiennent pas. J’espère que vous ne suivrez pas cette appropriation indue, typique d’un petit capitaliste souffreteux, L* M****, pas vous et le blog, comme on s’en doute.

    Je reproche au blog d’avoir assassiné la FI incarnée par son tribun de comices agricoles (*). Et donc, par élimination raisonnable, d’avoir favorisé une extrême droite violente. Ça ne passe pas. Bien sûr, la capacité d’influence du blog sur les électeurs a peu joué sur le résultat final. Mais votre préconisation négative participait si précisément à la stratégie électorale visant à faire élire un fasciste que je m’interroge sur votre lucidité politique. On pourrait appeler votre réaction à la fois un tropisme révélateur et une réponse à une situation limite, vraie par sa spontanéité (Libet ?) . Je le regrette toujours aussi intensément. En fait , je ne m’en console toujours pas. Même si le résultat n’aurait pas été différent, comme déjà dit. Donc pas de nostalgie ici.
    —————————————————————————–

    (*)= en ignorant l’important travail programmatique réalisé par des réunions de dizaines de milliers de volontaires. Beaucoup d’idées étaient en accord avec ce que (vous) nous défendons, au point de croire qu’ils les avaient piquées ici.

  11. Bonjour,

    Si nous ne nous résignons pas, peut-être serait-il utile que les lecteurs de votre blog et de vos ouvrages s’intéressent à la plateforme de débat public qui vient d’ouvrir concernant l’avenir de l’agriculture en France :
    https://jeparticipe.impactons.debatpublic.fr/ ?
    Il me semble que ce débat rejoint aux moins deux des préoccupations majeures sur lesquelles vos positions, M. Jorion, sont éclairantes.
    D’une part la préoccupation climatique en ce que les politiques agricoles ont, à l’échelle des nations, un impact majeur sur l’environnement. D’autre part la thématique des marchés et de leur tyrannie qui, selon moi du moins et d’après mon interprétation de ce que vous écrivez, sont l’une des causes majeures des dysfonctionnement actuels du système agricole de notre (et d’autres) pays ; et même plus généralement peut-être une des causes des dérèglement climatiques.

    1. J’ai participé à une précédente consultation en ligne, tout à fait officielle, concernant les zones d’épandages de pesticide. Résultat des courses, aucune communication post-consultation sur les avis et préconisations des citoyens, et surtout cela n’a en rien modifié les intentions de départ du gouvernement.
      Bref, un beau gâchis, un « foutage de gueule ».

      Ceux qui nous gouvernent, et les élites qui les soutiennent activement ou par passivité, ne bougeront le petit doigt que contraintes ; si des évènements pour lesquels elles ne sont pas préparées, car pas situés dans leur cadre de pensée, se produisent.

      Des chaînes logistiques qui se brisent, des millions de gens reclus à domicile, une épargne qui disparaît dans un krach, c’est toute une organisation sociale qu’il faut revoir, car d’immenses déséquilibres dans l’organisation ante apparaissent.

      Et là, des gens qui habituellement sont traités d’hurluberlus ont une petite chance de se faire entendre, ou plutôt d’imposer un nouveau cadre. Une sorte de stratégie du choc mais qui agirait en sens inverse de celui qui a fonctionné pour l’ultra-libéralisme. Les gouvernants désemparés seraient obligés pour ne pas être éjectés immédiatement de l’arène politique, d’agir en dehors du cadre habituel. Ou bien, d’autres citoyens, plus compétents, prendraient leurs places. Ces échéances sont peut-être plus rapprochées que nous ne le pensons.

  12. M. Jorion. Vous êtes très bon dans le diagnostic mais vos propositions de passage à l’action laissent à désirer. De plus, vos sympathies politiques sont complètement incompréhensibles. Glucksmann vraiment ? Hillary? Les démocrates modérés ? Et votre haine pré rationnelle de Trump qui vous fait admirer l’Etat profond US. C’est ça qui nous démobilise.

    Pour le passage à l’action, les gilets jaunes nous ont montré le chemin. C’est les seuls pour l’instant. Ou le Liban peut être. Il faut faire confiance aux gens. Ce qu’on a découvert récemment c’est les gens. Le pouvoir des gens. Bâtissons la-dessus.

    1. Franck, si je ne savais pas depuis plusieurs années que vous êtes un troll d’extrême-droite, je serais peut-être saisi par le doute à la lecture de votre message. Mais le fait est que JE SAIS que vous êtes un troll d’extrême-droite. Et c’est pourquoi, au lieu de faire passer votre message à la trappe de la modération, je préfère clamer : « Oyez, oyez, braves gens : si vous lisez Franck ici ou là, sachez qu’il est un troll d’extrême-droite ! »

  13. « Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. »
    Attribué à Charles le Téméraire ou Guillaume d’Orange-Nassau, selon les sources…

    Le temps n’est pas à baisser les bras, bien au contraire… Mais quand on en a passé pas mal à militer, râler, créer, etc… en ligne, et avec des résultats peu propices à activer les circuits de la récompense, on peut ressentir le besoin de se ressourcer un peu dans le réel et le concret.

    Alors, dans mon cas, ça signifie, pour le moment :
    – S’embarquer dans une aventure municipale en mode « à l’arrache », pour promouvoir démocratie participative et écologie.
    – S’impliquer dans les commissions RSE (Responsabilité Sociétale et Environnementale) de son entreprise, en espérant, même à un échelle nanoscopique, atténuer les dégâts du capitalisme, tout en améliorant la perception de ces mêmes dégâts.
    – Changer de régime alimentaire (inévitable, avec 2 Greta T. à la maison…).

    Il y a d’autres projets, certains en pause, d’autres à lancer, d’autres pas encore assez avancés pour en parler…

    Alors, toujours lecteur, mais moins acteur, sur le Blog de PJ et les ABPJ ? Oui, pour le moment…

    Avec quelques pistes de réflexion, quand même :
    – La perception d’un catastrophe imminente engendre majoritairement le déni (fuite) ou la résignation (soumission).
    – La réaction offensive (lutte) est plutôt déclenchée par la perspective d’une victoire, ou au moins d’un dénouement (sacrifice) rapide. Elle devient difficilement applicable quand les échéances redoutées se situent trop loin dans le temps, l’espace, ou par leur ampleur.

    Alors, c’est foutu ? Oui, probablement… Mais peut quand même essayer de leurrer l’éponge blanchâtre qui habite notre boîte crânienne, lui stimuler les circuits à dopamine à coups de petites victoires, en espérant que ça suffira à la mettre en mouvement, et que ça suffira, tout court…

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