À mes lecteurs et mes lectrices : Allôô !

Ouvert aux commentaires.

Bon, écoutez, la morosité c’est sympathique, la nostalgie, c’est amusant, mais arrivés à un tel degré d’apathie et d’aquoibonisme, excusez-moi, ça suffit !!!

Je viens d’aller sur Décodages, le blog de François Leclerc, et qu’est-ce que je vois ? que le dernier commentaire date du … 14 février : d’il y a une semaine !!!

Et attendez, vous n’avez encore rien vu ! Je vais vous donner la date de la dernière fois qu’un « ami du Blog de Paul Jorion » a mis là un billet ouvert à la discussion : le 21 décembre 2019 !!!

J’en viens à me demander si certains d’entre vous n’espèrent pas secrètement que le coronavirus vienne mettre fin à leurs misères !!!

Moi je me démène comme toujours, mais honnêtement, vous ? Vous avez vraiment baissé les bras devant les Trump, les Johnson et Co ? Vous avez vraiment confié à d’autres, aux jeunes « qui sont plein d’énergie » de changer le monde, qui sinon passera à la trappe, finira aux oubliettes ?

Allôô ! Faites-moi un petit signe, un mouvement du petit doigt, un tremblement des lèvres pour me faire savoir que vous êtes encore en vie !!!

Ce n’est pas pour moi ! Moi, c’est pareil, c’est comme avant : je n’ai toujours pas assez de 24 heures dans une journée, c’est pour que VOUS émergiez des opiacés, de la pitié sur soi-même, ou de la justification X ou Y que vous vous êtes donnée pour sombrer dans l’aquoibonisme.

Allôô ! Nous devrions être mobilisés comme jamais !

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104 réflexions sur « À mes lecteurs et mes lectrices : Allôô ! »

  1. Et dire qu’aujourd’hui avec des affaires de « sextape », « mettant en péril la démocratie », « on » risque d’être traité de « radicalisé », « complotiste », si « on » soupçonne que seulement les algorithmes des « réseaux » dits « sociaux », régissant nos préférences, notre intimité en cas d’exhibitionnisme/voyeurisme… jusqu’à celles sexuelles… peuvent être responsables (mais sans assumer une quelconque conséquence juridique au civil…) en cas de « bugg » dans ce qui nous apparaît ou plus… là ou les « murs de nos relations, « échangent », « partagent »…

    1. Sur la photo de ce lien vous pouvez d’ailleurs admirer un fantastique sourire à l’envers du démon de la mort qui tue. Je n’ai pas encore trouvé d’écolo avec une telle inversion de la symétrie du sourire.

  2. Peut être que :
    Vu la société de surveillance en marche
    Vu la difficulté récurrente de trouver une réponse à la question  » Et maintenant qu’est-ce qu’on fait ?  »
    Vu que nous avons épuisé les modes d’actions soft.

    Les ADBDPJ sont finalement entrés dans la clandestinité, comme les Templiers.

  3. Paul,
    et si tu écrivais un texte qui serait publié pleine page dans le Monde, avec ta signature et tous ceux qui sur le blog voudraient également signer, pour dire qu’on a tous gros sur la patate de l’inertie de nos gouvernants ? Un texte qui résumerait les axes essentiels du blog (écologie, inégalités.) avec expliquées quelques mesures essentielles, pour un programme d’urgence.

    Un manifeste, un SOS qui s’adresserait directement aux lecteurs, pour qu’ils rejoignent les rangs de l’indispensable, de la nécessaire, de la vitale rébellion. Un appel !
    Bien entendu cette pleine page serait financée par nous les lecteurs du blog de Paul Jorion, ce ne devrait pas être trop difficile de lancer un appel à souscription, sur le blog.

    L’apathie, l’aquabonisme, les sarcasmes, c’est une immense colère, qui est là, qui ne trouve pas son débouché. Or le fort du blog, ce sont les mots, c’est donc avec ces armes qu’il nous faut frapper. Aux bons endroits.

    Bon, c’est juste une idée qui me passe par la tête, il y a sûrement d’autres choses que nous pourrions faire.

    Ils ne veulent pas laisser Paul Jorion et ses lecteurs entrer par la porte des grands médias, entrons par la fenêtre.

      1. Pleine page du Monde c’est pas gagné mais si ça passe, une version anglaise dans The Gardian en même temps… !?

    1. Mais non les mots sont là, partout et encore plus les images qui nous noient. De l’action partout à notre petit ou grand niveau, avec XR, pousser l’assemblée citoyenne, les ZAD, les élections, les procès contre les institutions etc…!

      1. Je précise ou corrige ma pensée :
        vous avez raison, il ne s’agissait pas dans mon esprit de se substituer à d’autres actions, à d’autres mots, il y a déjà des minorités agissantes, qui disent les choses avec force, ne serait-ce déjà dans les manifestations, où l’on voit des pancartes très personnalisées, inventives.
        IL y a eu les G jaunes, maintenant ER. Chaque action, chaque mouvement a son importance.
        L’idée serait donc d’entrer en résonance avec toutes ces initiatives, avec nos mots, car certaines des idées du blog on ne les retrouve pas nécessairement ailleurs.

  4. Arghhh…Trop tard, depuis que j’ai croisé Dark Vador, mon Ka a empiré et en plus je ne voudrais surtout pas qu’il publie ma vidéo d’anniversaire sur le ouaib, notamment celle où je souffle les bougies et où je porte mon joli pull avec un kro karibou, que m’a tricoté feu ma mamie. Trop de sextape, en ce moment, sur le ouaib. Certains se retirent, mais est-ce suffisant ? Les médias ne parlent plus que de cela. My God, n’en jetez plus !

    Dormez tranquille, les nanars ont pris le pouvoir.
    https://michelsanti.fr/inegalites/lutte-classes-terminee-les-riches-lont-gagnee

    1. Ils en parlent beaucoup mais souvent à coté de la plaque. Le fond de la question n’est jamais abordé. Alors pour tuer son chien on l’accuse de la rage.

      Pavleski donne toutes les clés de sa démarche dans un article du Monde qui le fait apparaître sous un jour pas très sympathique, mais ce qu’il dit est limpide :

      « La vocation d’un artiste, c’est de déranger le monde et de faire sauter les codes normatifs. ..Il doit être un os dans la gorge du pouvoir. Je fais de l’art politique, pas des gestes politiques. Ce qui compte c’est l’image. Je rends visible, je révèle. »

      Il fait apparaître les lignes de fractures, les incohérences d’un système politique inerte. Et c’est forcément immoral ou amoral quand l’engagement est total. S’il y a une morale c’est celle qu’il se donne à lui même, une sorte d’éthique de son art.

      Je crois volontiers la traductrice, du livre de Piotr Pavleski, qui a déclaré que Piotr est une personne amorale ; c’est clair, de son propre aveu il s’est servi de son amie en allant chercher ces vidéos sans son consentement.

      Pour moi ce n’est pas un exemple de bonne camaraderie, ni de philia, mais un peu comme Verlaine, Baudelaire, ou Rimbaud, toutes proportions gardées, et dans un autre domaine de l’art, il casse le conformisme ambiant en portant à leur paroxysme les contradictions qui minent la société.

      Et il ne se défile pas, il assume ses actes. Cela ressemble à du revenge porn, à du compromat, mais ce n’est pas exactement cela, car cela sert des fins plus générales.

      En ce moment il y un retour au premier plan de l’anarchisme, qui avait disparu un peu ces dernières décennies, sans doute parce qu’aujourd’hui l’échec de nos sociétés face aux grands défis est total, l’inertie est trop grande. N’oublions pas que le surréalisme, le dadaïsme est apparu juste après la guerre 14-18 qui a été une catastrophe sur tous les plans. L’anarchisme par lui-même n’apporte aucune solution, mais parfois, dans le meilleur des cas, il fait bouger les lignes de la sensibilité. Or la politique passe par les corps sensibles.

      https://www.etudes-litteraires.com/figures-de-style/dadaisme.php

  5. On est drogué au « même » par ce que la BDiste Emma appelle « la charge mentale » (faire tourner la maison, s’occuper de l’orientation scolaire des p’tit.e.s. etc) et drogué au changement (il nous fait une mauvaise nouvelle pas déjà vue: dommage pour les prochains incendies au Portugal ou l’attentat d’extrême droite suivant chez les tudesques @.de)

    Dans ce sens là N N Taleb en avait déduit qu’il faut varier « extrêmement  » ses activités : 3 mois d’haltérophilie après 11 semaines de chistera et ensuite rien le mois suivant etc. pour le sport.

    Former une activité pérenne nécessite une forme de collectif de savoir comme dans les potagers urbains ou l’industrie aéronautique (si si c’est pareil).

    Si on veut passer outre les limites des rencontres « irl » in real life avec les contraintes fortes que cela implique, on pourrait remarquer que les médias nous irriguent et restent la source derriere les médias sociaux.

    Quid de faire des « shadow BPJ media  » (en commençant sage: un shadow La Croix ?!? ) où cette logique donnerait de l’élan et de l’écho ? Vincent B P pourrait sonder les moins de 25 ans pour s’y mettre ?
    L idée est d’avoir deux moteurs : la tension des news jamais bien digérée s et les apports du BPJ.
    Une dynamique d’affect à nous.

  6. Non non c’est plus profond, la politique est absorbée dans le spectacle comme le capitalisme dans sa forme consummériste fait marchandise de toute rébellion (hier) ou déviance (aujourd’hui : le petit ou le gros gangstérisme, devenu une option de vie parmi d’autre dans le grand marché des conduites) . –> de moins en moins d’appétit politique, plus de conatus pour tout ça, plus de configuration du futur comme le dit Klein, de moins en moins d’énergie collective. Ajoutons à cela les ruses résilientes des pouvoirs (qui ont appris à faire le dos rond, à brouiller le son le temps de passer la tempête : cf. France, Liban, Algérie, Chili etc). Et puis reste notre vieux tabou, tellement introjeté : le passage à la violence. Les pouvoirs d’aujourd’hui ne cèderont ou ne céderait qu’à y risquer leur peau, pas devant le classique « rapport de force » (de force « nous » n’en avons plus).

    J’allais oublier l’actuelle connerie du gauchisme, le militant comme le mondain, perdu dans son paradigme différentialiste accomodé à toutes les sauces (surtout celle qui passent à la « télé », post-colonialisme, racialisme, guerre des sexes (« guère de sexe? »). Ceux-là sont des nuisances bien pires que les punaises de lit

    Je ne vois (encore une fois) comme « brèche » que le zadisme ou le nomadisme.

  7. Cher Paul, je continue à vous suivre, vous lire du fond du Costa Rica. Non, il ne faut pas baisser les bras, mais ce monde est fort décourageant. Tout le monde prend conscience que l’on va droit dans le mur, mais ils acceptent, c’est plus facile.
    Et je vous trouve très courageux, intéressant et inteligent.

    Je vous remercie pour votre travail.

  8. C’est curieux j’aurais pu lancer le même appel car je dois dire que je perds espoir de jour en jour également. Etant actif à mon petit niveau (collage d’affiches référendum ADP, explications de la reforme du travail, des retraites dans mon milieu professionnel, gilet jaune de la première heure et à cette occasion j’ai failli me faire écraser par un cinglé qui a foncé sur moi, etc…) je suis confronté à une apathie extraordinaire au vu de la gravité de la situation.
    Mr Jorion ma conclusion est la suivante:
    Nous allons continuer de rentrer dans le monde néo-libérale de force avec quelques coups de matraques ,de gazages ,de gardes à vue et de mutilations pour accompagner le tout !
    Les Français dans leur grande majorité sont léthargiques ! il n’y a pas d’autres mots.
    Mais malgré cette état de fait je continuerai de lutter.
    Qu’en pensez vous ?
    J’aimerais avoir votre point de vue en tant qu’anthropologue.
    Merci.

    1. Les bienfaits des émissions de téléréalité pour le pouvoir : les gens ne s’intéressent plus qu’à aller voir ce que fait un voisin virtuel. Comme sur facebook … avec ses « amis » plus ou moins réels.

  9. Nous lecteurs sommes à propos du blog un peu dans le brouillard. Même sur votre système de chauffage… : électrique ou autre ? :-))
    Oui, on note la diminution d’articles des Amis du Blog, mais aussi la diminution de contributions aux articles . Donc moins de contributions riches, instructives. Quel bilan du système d’abonnement après quelques mois ? Perte de mauvaise graisse, sans doute, mais aussi perte de substance ? des rebelles à la perte de gratuité ? Eclairez-nous. Merci
    Et puis, qui n’est pas « dérouté » par l’actualité ? Trump remis en selle, Johnson au pouvoir, l’Europe dans le faux-semblant, l’Australie qui brûle et les perturbations climatiques partout (ici en Rhone-Alpes, la forêt est dévastée sur 200 km x 70 km +/- depuis octobre avec une neige précoce trop lourde pour les branches encore en feuilles et une tempête violente, et il n’y a pas d’hiver ni de neige hivernale ), des élections municipales imprévisibles et sans vrai enjeu en France, un cirque politicien inquiétant en Belgique… Et la manipulation qui s’insinue dans nos relations sociales, politiques et nos élections… Des signes comme le progrès de Sanders ou la déclaration de 1000 scientifiques ne changent pas vraiment la « donne », la « mauvaise pioche » d’aujourd’hui. Le pire couve…
    Bien sur le devoir militant persiste. Hier nous cherchions les alternatives dans notre coin : ni Extension Rebellion, ni autres mouvements à moins de 50 k, une région rurale où la mayonnaise citoyenne a difficile à prendre, où les bobos sont rares et les diplômés de troisième cycle…expatriés pour ne plus revenir. Mais est-ce mieux en ville ? Bien sûr, des tas d’initiatives sympa partout, dont nous sommes, une AMAP, une lutte contre un projet de carrière, contre les pollutions agricoles, etc., mais aucun mouvement citoyen dans notre petit bourg pourtant culturellement actif (art contemporain, théâtre, chorales) . Sans doute une sourde lutte de classes en pays ruraux explique l’atonie…
    Le moment nous semble être aujourd’hui, vu l’urgence, celui de l’action collective et du « courage » dont vous parliez (et non plus de la réflexion qui reste dispersée sur des programmes, un peu privés de bataillons — et je le pense en lisant Piketty aussi bien). Or sur le plan de la stratégie, des alliances, du « que faire » (léniniste), on piétine. Tant les petites gauches émiettées et en rogne réciproque, que les verts ou encore les mouvements citoyens et par ailleurs les mouvements sociaux autonomes — qui sont appréciés pourtant. On piétine en tournant autour des remparts de la forteresse, tandis que les extrême-droites se présentent en cheval de Troie.
    Non, nous ne sommes pas inactifs ou aux opiaciés ! Mais pas dans l’exhaltation non plus ! Nous avons un problème de mayonnaise collective !

  10. La faible activité des commentaires sur votre blog traduit aussi le fait suivant: votre travail précis, documenté et vos analyses éclairées sont forcement peu exposés à la contradiction ! Je pense que, comme moi, toutes les personnes qui suivent votre blog avec assiduité partagent vos conclusions.
    Comme le souligne les 1000 scientifiques qui viennent de signer une tribune dans « Le Monde », notre dernière planche de salut est désormais dans l’action, la désobéissance civil. Bref, sur le terrain, le nombre des mobilisé(e)s grossit en ce moment et c’est le point positif.
    Et puis, on est pas à l’abri d’un gros turn-over politique, notamment aux US. Imaginez, Bernie pourrait devenir l’architecte d’une société rénovée dans un monde soutenable…Une société où les politiques seraient menées et appliquées uniquement pour préserver les intérêts communs et long terme entre l’humanité et la biodiversité de notre planete. Crédible d’après les derniers sondages, non? Dream on!

  11. Bonsoir monsieur Jorion,

    Bientôt douze ans que je vous lis. 36/48. Et… aucun changement dans mes positions !

    Je ne vais pas reprendre ce que disait Dissonance mieux que je ne saurais le faire : toutes ces belles et bonnes idées, tous ces débats, pour… quoi ?

    Pour Trump, Bolsonaro, Johnson, l’autre abruti de rital ( 😉 ) dont j’ai oublié le nom, Poutine, Macron… la liste ne saurait être exhaustive tellement y’en a et tous ces cons qui votent pour eux et qu’en redemandent… vous en avez pas marre ?! Vous avez pas envie que ça s’arrête ?! Vous trouvez vraiment que le genre humain mérite autre chose que le sort inéluctable qui lui échoit ?! Vous êtes allés écouter les gens dans les rades et les bistrots ?! Vous fréquentez trop de développés du bulbe, ça fausse votre appréciation ! Et ça vous déprime pas ?! Vous pensez qu’il y a encore quelque chose à faire ?! Autre que souhaiter la disparition de cette engeance de m… qui saccage et pourrit tout ce qu’elle touche ?!

    Alors dîtes-moi ! Comment comptez-vous implémenter toutes ces mesures de saine gestion ? Vous avez écrit des piles de bouquins, fait dix mille conférences, bien plus que ce que le quidam moyen ne saurait espérer faire, et voyez-vous la queue d’une cerise d’un truc qui bouge dans le bon sens ?! C’est pire chaque heure, chaque jour, chaque année… Politique, climat, injustices, inégalités, violences légales d’un système qui n’a plus que la force quand la contestation se fait trop populaire – la liste est trop longue… demandez à Juillot de vous faire un texte !!!

    Comment comptez-vous ne serait-ce qu’espérer voir un jour advenir ce que vous, ou d’autres aussi futés que vous, préconisez ? Je vous renvoie à la conférence de Lordon à Polytechnique citée par Dissonance encore, au Chili, à Seattle, à Dallas et à la Grèce, au Brésil et… cela ne marque que les limites de mes minables connaissances ! Ils ne rendront pas les clefs gentiment et c’est pas la compassion qui les étouffe.

    Alors je m’en fous, mais alors d’uneeeeee foooooorce, vous avez pas idée !

    Et pourtant j’ai réussi à me passer de caisse pendant plus de 40 ans, je ne mange plus de viande, mes inexistants moyens font de moi un consommateur d’une sobriété que même la décroissance c’est de la gnognotte à côté, mieux ! Zéro mouflet, la radicalité absolue du dégoût de ce monde et de cette société qui fait de nous des p… (sauf leur respect) à longueur de bulletins de salaires – pires même puisque ce n’est pas notre corps que nous vendons mais la substance de nos vies : notre temps sinon notre âme puisque notre conscience n’est pas même un happy phénomène…

    Pas de nostalgie, pas de regrets ou alors de voir disparaître les beautés de ce monde pour satisfaire les caprices de cette race foireuse, de voir les animaux mourir, les espèces disparaître les unes après les autres , les écosystèmes s’effondrer, la mort, la maladie et la pollution se répandre comme autant de cancers dont nous sommes le vecteur !

    Non, pas de regrets. Franchement : bon débarras. Encore une petite vingtaine à tirer dans le meilleur des cas et salut la compagnie, démerdez-vous, z’êtes vraiment trop c… ! Merci pour cette phrase de Lacan (je paraphrase) que je vous dois – among many – heureusement qu’il y a la perspective que tout cela ait une fin… sinon ce s’rait vraiment l’enfer !

      1. Bonjour,

        Ne vous méprenez pas, je ne me mets absolument pas à part du lot ! Juste un classement : les inconscients – heureux soient-ils – les conscients malheureux – indépendamment de tous leurs vains efforts individuels l’inclusion dans le système en fait des participants de plein droit et, croyez-moi, l’exfiltration ne se fait qu’au prix de la mort sociale – les cyniques enfin – malheur à eux !

        Quant à savoir quoi faire collectivement… Attendez qu’XR prenne de l’ampleur et vous jugerez de la Réaction !

        Le flashball c’est pour rigoler un peu, le 8 décembre l’armée était de sortie.

    1. Salut 2casa, par simple curiosité humaine,

      Autant de diatribe contre notre espèce, ne peut à mon sens que révéler en creux, un immense Amour déçu. On est un paquet à partager cet Amour. Et un bon autre paquet qui vit comme toi ou avec encore moins par obligation, car pas né au bon endroit. Bref. Sinon, as-tu ce qu’on appelle des amis ? Et si oui, partagent-ils ton opinion ?

      1. Salut CloClo,

        C’est gentil de s’inquiéter comme ça… mais ouais ça va très bien de ce côté là ! Quelques très bons amis loyaux et fidèles, pas tous aussi extrémistes – l’âge et les mouflets aidant – mais je ne désespère pas de les déciller complètement un jour. Sachant que la vie et le système jouent pour moi, les accidents de parcours, les dépressions, le chômage font un super boulot et petit à petit les idées font leur chemin. Quand tout roule, on se pose moins de questions, forcément.

        C’est pourtant l’absence de moyens qui détricote le plus les liens. Pas immédiatement mais dans la durée. Refuser les week-end, les vacances et les occasions à longueur d’années – 17 ans, c’est long – vous mettent de la distance plus sûrement que la radicalité des propos.

        Dernière chose, c’est pas après « la vie » en tant que telle que j’en ai, ça pourrait même être plutôt pas mal nonobstant les impondérables – maladies et autres fatalités – c’est contre le fait qu’après 2000 ou 10 000 ans d’Histoire on en soit encore là. C’est affligeant de connerie nan ?! Ton bon sens légendaire ne peut qu’être en accord avec ça. Pourquoi faut-il toujours qu’il y ait des nazes pour faire suer, s’accaparer le pouvoir, les richesses, réduire les gens en esclavage, massacrer, violer, piller, saccager, tout saloper ?! Hein ? Et parfois même au nom de trucs qu’existent pas. Faut vraiment avoir le carafon ébréché quoi.

        C’est nous le problème.

        Stérilisation générale et hop ! Dans 120 ans on est peinard…

        Et les petits oiseaux et les chats et les dauphins et les baleines et les ours et les insectes tout moches aussi et tout ce qui pourrait survivre sans ce cancer que nous sommes.

        T’as roulé dans la cambrousse déjà, la même route, à travers les saisons, tous les jours ? T’as vu le carnage ?! La saison du renard, la saison du lapin, la saison du sanglier, des écureuils, du ragondin, des crapauds même et des blaireaux aussi, bon les chats c’est bien, c’est en toute saison… ce génocide automobile pour qu’on puisse aller perdre notre temps à enrichir des porcs ?! T’en as pas marre sans déconner ?! Ca ne te mets pas en rage ? Moi si. Et plus le temps passe et plus je suis en colère en fait.

      2. Je pense assez comme toi, 10 000 ans à répéter les mêmes bêtises c’est rageant. Chaque génération a dû voir passer des énergumènes comme nous, qui se demandent pourquoi tout n’est pas plus simple et plus adapté. En tant qu’espèce, nous sommes majoritairement craintifs, et avons acquis par sélection naturelle les moyens de nous protéger et de dominer ensemble, peut-être que cela vient en parti de là. Une sorte de grand frustré a qui on aurait filé par mégarde les clés l’armoire à fusils quoi ! Et qui tire dans le tas ! Y z’ont ça individuellement aux USA régulièrement, notre espèce serait une sorte de mega serial-killer à la con planétaire non ? j’ai des analyses plein la besace…

        Mais si nous sommes certes un problème, je pense aussi que notre espèce a droit à son bout de terrain sur cette belle boule à neige qui tourne dans l’espace. A nous de nous auto limiter et de nous raisonner, personne ne le fera à notre place !

      3. Salut 2casa,

        Raaaah , déjà vu, faut dire que ça tourne grave entre whatsApp et autre réseaux…

        Va falloir me surprendre !

        (curiosité personnelle, as-tu déjà fréquenté un forum particulier tenu par un « suisse » hors norme ?)

      4. Le seul Suisse que j’ai croisé sur le net intervenait ici (iGor Milhit) et son père publiait de très jolis poèmes…

        J’ai un pote là-bas mais un peu perdu de vue, hélas.

        Et je n’interviens plus jamais ailleurs qu’ici depuis 2009 et ici seulement depuis… un an ou deux.

        Le filtre à ci-devant-désignés-comme-tels est plutôt efficace sur le BPJ. Ailleurs, c’est comme pour la télé, j’aurais jamais assez de briques ou ça va me coûter trop cher en écrans !

      5. Aucun réseau social, aucun compte machin-truc, je me rends compte que là, par exemple, je suis un peu has been pour les apéros vidéos et tout le tremblement…

        Aucune confiance là-dedans.

        J’allais ajouter, rapport à mes interventions éructives, « hélas pour le blog… » ! 🙂

        Sinon, c’est quoi ton forum ? J’ai un homonyme ? Il va falloir écouter sa « patte », sa « signature », comme pour les télégraphistes !

    2. Ah ah ah, j’adore. Comme du Cioran.
      Tout pareil, quand je me réveille fatigué ou que je me couche bourré.
      Amour – haine – attirance – dégoût – envie et vomi 😉
      Il n’empêche, la bête -aussi immonde qu’elle puisse paraître et être- n’a pas d’égal dans sa beauté et son génie. Et pourtant des beautés et des ingéniosités notre belle planète en regorge …
      Bref, vous m’avez bien fait sourire. Ça fait du bien.
      A notre hôte, c’est la patience qui vous fait ses adieux et c’est dans l’ordre des choses comme on dit.
      Le sursaut viendra ou ne viendra pas, qu’importe tant que la vie vous l’avez vécu 😉 Avec ou sans douleur, avec ou sans plaisir … et toutes les hypothèses sont valables.
      Humainement votre.

      1. Bonjour Jean Michel,

        Nan nan, même pas bourré. Je rentre juste du taf où j’ai côtoyé les flots de mes concitoyens vomis, eux, par la Capitale en ces temps de transhumance hivernale, concitoyens singeant le mode de vie bourgeois moyennant l’externalisation du larbinat… Pas de quoi vous réconcilier avec la race humaine en somme.

    3. Quand je ressens le besoin de me réconcilier avec la race humaine, comme vous dîtes, j’écoute Rat Race de Bob Marley !
      Et tant d’autres qui me font du bien.
      Ou je re regardes certaines peintures qui me parlent et me touchent.
      Mais, j’avoue, la plupart du temps j’admire et j’écoute mes enfants

  12. Je ne lis que les commentaires,il faut s’abonner pour  »les meilleurs morceaux » , j’avais résilié de son temps l’abo papier ,pas bon pour la forêt de mon porte monnaie,courage

  13. J’en tiens bonne note, moi qui ne veux déranger personne. Je suis fidèle au blog depuis 2013 et je vous imagine mal lire et parfois répondre à des commentaires trop nombreux.
    Je suis comme la fourmi et je répands mes phéromones partout où je passe. C’est un travail difficile d’enlever d’anciennes convictions et de proposer un peu de bon sens, c’est un travail de fourmi.
    C’est curieux, ça me fait penser à quelque chose…

    Bien à vous

  14. Si il y a moins de messages c’est peut être que la conscience des gens est plus realiste sur le monde actuel.Le monde s’ecroule maintenant sous nos pieds pas dans X années, là on ne parle plus d’un potentiel futur qui sera catastrophique c’est le present qui s’effondre bien sous nos yeux dans tous les domaines, il suffit de regarder les dégats actuels pour voir que nous sombrons bien maintenant, donc c’est bien beau d’être optimiste ou penser a combattre les problemes ecologiques pour le futur , et pourtant je fais tout ce que je peux en matière ecologique, sauf que les plus réalistes dont je pense que je fais partie voit bien que nous allons faire face a enormement plus de problemes qu’un rechauffement climatique sous peu, je vois un chaos dû a ce virus dans peu de temps quelques semaines ou mois tout au plus, voyez vous le blocage economique que ça engendre ? la repercussion va être mondiale sous peu car déjà des sociétés ferment fautes d’approvisionnement de pieces. On est dans l’ecroulement et pour ma part il m’arrive bien d’être fatiguée de ce monde qui engendre misère et desolation tous les jours pour pas mal de gens. Vous savez je suis aussi des chaines sur youtube qui montre la cruauté des humains envers les animaux principalement domestiques, c’est juste abominable ce que peuvent faire les humains sur ces pauvres animaux, alors on savait déjà que notre espece est une espece sadique envers elle même mais là elle se venge en plus sur des chiens qui ne demandent rien que de l’amour de leurs bourreaux. Vous voulez encore sauver notre espece qui devient jour après jour de plus en plus ignoble moi au fond de moi par moment je prefererai que l’on degage une fois pour toute de cette planete pour laisser en paix une nouvelle espece qui se recrééra et qui esperons sera meilleur que nous.

    1. Le coronavirus agit un peu comme révélateur des dessous fragiles de la mécanique bien huilée de l’économie mondialisée, c’est aussi un peu la mer qui se retire quelques heures et laisse apparaître des choses qu’on ne voyait pas ou mal quand elle était dans son rythme de croisière ; eh oui, au sens propre comme au figuré, la croisière ne s’amuse plus.
      Ce qu’il faut espérer c’est que cela serve de leçon de choses pour tous ceux qui n’en voyaient pas encore les faiblesses de cette mondialisation. Peut-être qu’en remédiant à certaines de ses faiblesses logistiques, certains de ses acteurs se verront contraints à l’insu de leur plein gré de réviser ses attendus. Tchernobyl ce fut un dangereux nuage, mais il ne grippait pas la mondialisation en marche.
      Coté population, consommateurs, peut-être enfin qu’on comprendra-t-on que les s objets utilitaires sophistiqués qui font notre quotidien ne sont pas une manne qui tombe du ciel, sans tenants ni aboutissants.
      Alors peut-être se remettra-on à faire de la politique.

      1. Bien entendu, cela ne dispense pas d’agir ; pour dire vite, dans le sens indiqué par Ogilbry (22 fev. 15h07)
        Si Trump est un problème pour les US et à l’échelle du monde, Macron à l’échelle de l’Europe en est un aussi. Son pouvoir de nuisance est réel. Il est d’autant plus dangereux qu’il est la forme polie de la destruction. Il faut en tirer les conséquences.

  15. L’avant-dernier paragraphe de « La vie des fourmis » de Maeterlinck
    > « Ce que nous avons le plus de peine à admettre c’est qu’il ne se forme pas dans l’espace ou le temps, une sorte de réserve où s’accumuleraient les fruits de toutes ces expériences, de tous ces efforts, de toutes ces luttes contre le mal, la misère, la souffrance, l’imbécillité, la matière ; qu’un jour tout sera perdu, tout sera à recommencer comme si rien n’avait été fait et que si le pire aggrave les maux et nuit à tout le monde, le meilleur ne modifie rien et ne profite à personne. »

  16. Désolé, mais j’incube…

    Re(re)lecture de Lorenzaccio…

    Re(re)tour à l’histoire grecque: Harmodios et Aristogiton…

    Quelque chose d’obsessionnel.

    Les vertus du silence, c’est comme le vide quantique, non cher Timiota?

    Bonne journée

    PS: vous aurez observé les belles boucles de rétroaction en re-?

  17. Conversation hier autour d’un tajine.

    Maurice et Marcel portent des projets d’insertion ou de formation pour des personnes en rupture avec le système scolaire, ou en dessous des radars de la protection sociale.

    Ces projets nécessitent des financements,  et ce sont des longues heures qui sont consacrées à leur recherche, mais on trouve finalement des fondations privées qui s’engagent sur ces questions.

    Albert lui bosse dans la fonction publique, enseignant depuis 20 ans après avoir été entrepreneur. Il décrit les talents d’orfevres des enseignants de Secpa, la perte irréparable que représente le fait de couper les budgets à des structures qui faisaient le boulot, et le faisait pour tous.

    Les uns comme l’autre, ont une haute idée du bien commun, et de la nécessité vitale de solidarité.

    Conclusion des uns : Raz le bol de boullir sans rien faire avec nos idées sous le bras, on fonce même si cela acte la fin du système commun unifié.

    Conclusion de Albert : Il va quitter l’EN , lassé par la courte vue des collègues,  la déconnection des ministères avec le terrain, l’absence d’engagement généralisé.

    Conclusion de ma pomme : J ‘avais là,  autour de la table, les représentants de la  » jeunesse éduquée  »  à laquelle le privé va donner quelques moyens de faire, et le résistant jusqu’au boutiste du vieux système, gilet jaune etc auquel l’état retire tout. Les jeunes diplômés et l’homme de toutes les manifs.

    Bref j’avais les deux sortes de personnes qui ensemble, pourraient tout changer.

    Mais nous ne sommes pas ensemble, nous accompagnons comme nous pouvons, une transition violente.

    Peut-être que c’est cette ambiance de chaos déjà trop fracassante , qui est un obstacle à toute organisation.

  18. Je crois que le point de Paul c’est « nous » individuellement, pas les politiques, pas les associations, pas « les autres » mais MOI. Qu’elle part on prend à L’ACTION au delà de l’observation et de l’analyse ici ou ailleurs…

  19. Mais beaucoup de vos lecteurs sont mobilisés… dans d’autres domaines. C’est aussi une caractéristique de l’époque que de papillonner sur les catastrophes en cours…. Côté élection municipale, cela paraitra secondaire à beaucoup mais il y en a qui se mettent en 4 à juste titre.
    D’autres décrochent d’entrée de jeu mais participent à quelques manifs, ici et là. Les politiciens – de droite et de gauche réunis dans l’irresponsabilité républicaine- ont efficacement détruit la vie publique « respectueuse » – « décente » au fil des décennies ! La Citoyenneté ne joue pas dans la même classe, je n’ai pas les codes trumpiens!
    J’avais risqué des pronostics de Cassandre sur quelques nouvelles épidémies… Il était difficile d’imaginer un tel impact économique mondial… Et il y en aura d’autres épidémies tant que politiques et administrations seront aussi j’m’enfoutistes. Et que le jeu capitaliste spéculatif sera plus payant qu’une production utile. Tant qu’on laisse mourir huîtres, moules, etc., il n’y a aucune raison que épidémies et cancers régressent car ce sont les mêmes lois biologiques qui pilotent les uns et les autres et le même laissez aller que celui qui asphyxie Démocratie et République. Il y a quand même une profonde cohérence dans cette étrange défaite de plus.

  20. Une hypothèse : le passage à la formule payante… si elle n’est pas responsable, n’a sans doute rien arrangé.
    Il faudrait comparer les dates.

    Ecrire pour 10 pelés et 3 tondus archi motivés, ca n’est pas comme écrire pour ces mêmes 10 pelés et 3 tondus et une masse (considérable?) de non-motivés.
    La MASSE compte. Et elle est AUSSI, en tant que telle, du « qualitatif », qui produit ses effets sur la qualité de la motivation des agents et leur coeur à l’ouvrage.
    En particulier, la différence d’engagement/d’entrainement/motivation est ENORME dans un collectif qui peut encore se compter, et un collectif qui n’en ne le peut plus. Ce qui est perdu en efficacité et intensité se regagne est force d’inertie du groupe (sur des rails, on s’arrête moins et on s’essouffle moins, même si on a beaucoup plus de mal à changer de direction).

    Ca, + le fait que les gens pensent avoir suffisamment lu et compris, maintenant. Que ce qui les intéresse désormais, c’est faire des choses. Si on ne leur propose rien à faire, aucun plan d’actions concrêtes à mener, ils n’y voient pus tellement d’intéret.

    Comme les seules actions qui restent risquent de nuire au peu de confort quotidien qu’il reste encore… soit qu’elles seront réprimées comme les actions des GJ, soit qu’elles réussiront et dans ce cas les gens sentent confusément qu’elles entraineraient une cascade de réactions en chaine dont il n’est pas sur qu’elles leur profitent à moyen terme (imaginaire de la Révolution), les gens « continuent » de faire comme avant. La seule différence, c’est que, dans un coin de leur tête, ils SAVENT que ca ne continuera pas comme avant ou disons qu’ils savent que s’ils le croient, c’est au fond parce que ca les arrange de le croire, que ca n’ajoute pas au mal etre qui est déjà le leur au quotidien (« inutile d’en rajouter »).
    Celui qui se gave ne voit pas la différence ou s’inquiète de ce qu’il ne se gave pas encore assez…
    Celui qui surnage tout juste, et qui n’est guère optimiste, s’efforce juste de continuer à surnager, et de profiter du peu qu’il a (encore) tout en faisant ce qu’il peut pour assumer ses responsabilités pour les etres qui dependent de lui (souvent financières). Prendre le risque de perdre son boulot, d’une manière ou d’une autre, c’est pas le meilleur plan… Et la simple perspective de le perdre angoisse.
    Celui qui galère, il veut juste s’en sortir, ici et maintenant, d’une manière ou d’une autre. Toute energie consacrée à autre chose, même pour un bénéfice à moyen terme, lui semble complètement hors de propos.

    Ne restent que : les retraités (ceux qui s’en sortent suffisamment), les « marginaux », les passionnés par une cause politique, les gens qui ont abandonné tout espoir d’amélioration, qui d’une part estiment n’avoir de toute façon rien à perdre et qui d’autre part trouvent ainsi du sens à leur existence.
    Effectivement, ca pèse pas lourd.

    1. Peut être arrêter de penser « à ce que les autres » et juste se rappeler soi quand on avait 3-4 ans, pas encore trop esquinté par « l’éducation » et son environnement social immédiat…
      Se dire qu’on devrait prendre exemple sur les minots, ce serait déjà pas mal (mais oui, mais oui, avec la violence, l’insouciance et l’inconséquence qui vont avec … sont pas en sucre les minots et sont pas si cons non plus 😉

  21. #Salondelagriculture
    Quoique que l’on pense de @drouet_eric il vient de réussir magistralement son défi contre @EmmanuelMacron en démontrant l’état flagrant de la dérive autoritariste d’un président unilatéralement imbu de sa seule parole https://twitter.com/CNEWS/status/1231143034127081474?s=19
    qu’il en soit arrivé à interdire la présence physique d’un citoyen, ne faisant l’objet d’aucune interdiction de déplacement ou de présence dans un espace publique par le groupe de sécurité de l’#Elysee
    assurant la protection de #Macron prouve avec éclat le sentiment d’incompréhension générale à cet acharnement. https://twitter.com/CNEWS/status/1231160186699747329?s=19
    Quand au soutien populaire de Macron hissé et encadré par le @prefet et soutenu par l’inanité des cadres des professions intellectuelles supérieures (CPIS) chers à E. TODD voici la complainte de l’anthropologue @PaulJorion sur l’immobilisme de ses abonnés https://www.pauljorion.com/blog/2020/02/21/a-mes-lecteurs-et-mes-lectrices-alloo/
    noyés dans la palabre tendance @Enthoven_R, quand à l’instar de la petite bourgeoisie ils préféreront toujours donner les clefs de leur coffre à leurs adversaires en s’imaginant être épargnés plutôt que de se concilier la bienveillance de leurs faux ennemis de classe @giletsjaunes @xr et autres mouvements y compris @LFI_Forever
    que l’on ne vienne pas à considérer l’urgence d’une convergence dépasse tout entendement. End of the world.

    1. Et mis en examen pour « Rébellion » !

      Macron a à ce point peur des gilets jaunes qu’il n’hésite pas à utiliser des méthodes que l’on voit d’habitude sous d’autres régimes. Car virer un opposant uniquement parce qu’il est un opposant … Ça tourne à la dictature molle tout ça.

      Faudra pas s’étonner si en 2022 les français votent pour une dictature dure « populaire » pour s’opposer à une dictature molle « ultra libérale ». Que Macron, par sa politique, donne des voix au FN, je l’avais pronostiqué entre les deux tours de l’élection présidentielle sur ce même blog, et les événements m’en donnent hélas raison.

      L’épidémie de Coronavirus qui va bientôt arriver en France va permettre au pouvoir de renforcer sa mainmise sur le peuple. A la manière chinoise ! Mais ça aussi, cela va donner des voix au FN.

    2. Je suis tombé par hasard sur sa visite du salon et les retransmission en direct de ses « discussions » avec des passants. Pourquoi entre guillemets ? Parcequ’il a toujours raison, c’étaient plutôt des monologues. Au moins d’autres politiques savaient davantage simuler. Je suis très inquiet pour lui.

      Au bout d’une heure, ras le bol. Puis j’ai vu ce matin que le monologue macronien a duré une quinzaine d’heures !?

  22. Apathie..non, juste une campagne électorale qui commence avec un projet écologique et anti-libéral à défendre. Une société citoyenne à gérer et une autre en création…
    C’est que ça prend du temps tout ça !

  23. Je vous lis, régulièrement, depuis plusieurs mois que j’ai découvert le blog, avec intérêt, plaisir et soulagement.
    Mais
    la formule payante est dissuasive,
    ici j’apprends, et ai donc peu de retours à offrir,
    en général, je constate l’apathie autour de moi, également, donc on perd l’habitude de débattre…

    Merci pour tout! Bon courage!

  24. Cher Mr Jorion : Vous souhaitez quitter la morosité ambiante ! ?

    Alors veuillez prendre connaissance de ce magnifique message d’espoir : https://jesuslaresurrction.blogspot.com/2019/05/table-des-matieres_27.html

    De quoi s’agit-il ?
    –> D’une lecture singulière et convergente de différents livres religieux imprégnée d’une prodigieuse espérance !
    Dans une approche dénuée de sectarisme, un auteur au nom inconnu invite toute l’humanité à la paix, à l’espérance, à un dépassement inégalé, s’appuyant sur la raison, la sagesse, … et pour les croyants en plus, sur leur foi authentique dans leurs livres saints pour fonder une nouvelle humanité réellement plus fraternelle !

    Rq : N’en soyez pas surpris : au début, l’œuvre semble s’adresser aux seuls bouddhistes, mais de fait, elle s’adresse à l’ensemble des religions en ce qu’elles ont de commun et d’universel.

    A lire chapitre après chapitre en parallèle avec l’annexe correspondante (« étais numérotés ») où se trouvent les références de la théorie exceptionnelle qui y est exposée et démontrée.

    Bonne lecture à tous !

    1. Ah une secte ? une utopie ? Moi qui suis agnostique, ça va pas vraiment me servir tout cela.

      Ça fait bien longtemps que Dieu ne s’occupe pas des conneries des hommes. Trop de boulot. Beaucoup trop.

      1. Bien au contraire l humain seul est loin d avoir une telle capacité il a forcément de l aide pour se surpasser a ce point dans la connerie.

      2. Une secte ? Probablement pas. Ce serait plutôt le contraire étant donné l’universalisme du message.
        Mais sans doute, n’avez-vous pas lu ce dont il s’agit ! ?

        Utopie ? Si l’on veut ! Mais alors franchement messianique, et en ces temps apocalyptiques, c’est sans doute souhaitable.

    2. « Les livres saints pour fonder une nouvelle humanité réellement plus fraternelle » ?

      Hilarant ! Vraiment très drôle ! Un vrai sens de l’humour noir. Vous êtes impayable Victus.

    1. Le 18 mars. Il y a eu un imbroglio de dernière minute dont je vous parlerai un jour : pas de la faute des auteurs, ni de l’éditeur, rien de politique non plus, juste notre monde tel qu’il est !

  25. Il nous semble assez naturel d’essayer d’agir dans l’espoir d’infléchir le cours habituel des choses.

    Mais avant même d’essayer de faire quelque chose, nous sommes enclin, par habitude, par culture (ce qui n’est pas tout à fait pareil) ou par un manque de témérité bien compréhensible (essayez-donc de faire quelque chose tout seul, on en parlera) – nous aimons donc penser que comprendre, expliquer et faire comprendre est susceptible de produire, d’une façon ou d’une autre, les actions qui mèneront au changement.

    Mais la compréhension de ce qui se passe réellement peine souvent à produire les effets escomptés. Peut-être parce que la masse de ceux qui comprennent n’est pas parvenue à une taille critique ou alors que cette taille critique pourrait être atteinte mais que le plus grand nombre juge plus ou moins mollement que ce que l’on envisage de faire advenir n’est pas réaliste.

    Le cours habituel des choses avec une correction à la marge est souvent jugé plus réaliste, ce qui veut dire en réalité plus conforme au rapport de force du moment, même si le petit nombre qui envisage le changement prétend que ce rapport de forces n’est pas immuable. Mais encore faut-il que le plus grand nombre (que la masse critique, encore elle) parvienne à métaboliser (comme on dit de nos jours) la possibilité d’un bouleversement du cours habituel des choses (donc, avant même de se préoccuper des solutions qu’il serait possible de mettre en oeuvre). Nous voilà dans une nouvelle boucle de la succession itérative de l’espoir et du doute avec au bout du compte l’aquabonisme qui s’installe !

    On peut dire qu’il y a quelque chose qui nous échappe : c’est le fait que nous obtenons peut-être plus souvent des résultats malgré nous, plutôt en n’agissant pas en quelque sorte ; que notre inertie de groupe est bien plus efficace. Et parce qu’elle est prodigieusement pondéreuse, cette inertie est un frein à toute tentative d’agir ‘positivement’.

    Nous devrions l’envisager afin d’arrêter de vouloir agir pour poursuivre le changement par l’inaction, par la résistance, que l’on espère passive, à la continuité.

    Il me semble que l’efficacité redoutable de la grève générale vient précisément du fait qu’il s’agit de demander au plus grand nombre d’arrêter de travailler, d’arrêter de faire. Avec le même niveau de mobilisation, il serait difficile, par exemple, de réussir une déstabilisation du pouvoir en place par l’excès de faire. Il est plus facile d’obtenir de ceux qui font (et à fortiori de ceux qui ne font pas) d’arrêter de faire que d’entraîner tout le monde à commencer la moindre chose.

    La désobéissance civile procède des mêmes ressorts. Quand H.D. Thoreau énonce : « il est de mon devoir, en tout état de cause, de m’assurer que je ne contribue pas au mal que je condamne » ou encore que « toute minorité est impuissante tant qu’elle se conforme à la majorité. Elle n’est alors même pas une minorité » il est naturel d’y voir une invitation à l’inaction, à la résistance, moyen en quoi, l’on escompte une mise en tension de la véritable force du grand nombre c’est-à-dire son l’inertie.

    La destitution dont parle le comité invisible c’est aussi cela, me semble-t-il : se retirer de la marche dans le but d’enrayer la continuité du cours habituel des choses. Même si la destitution ne peut pas être une fin (comme le souligne F. Lordon), elle n’est pas un si mauvais début.

    Il me semble donc que nous devrions rechercher consciencieusement comment enrayer le cours habituel des choses, comment arrêter la matrice. Les cavaliers disent que pour faire changer de direction à un cheval, il faut d’abord qu’il soit en marche. Mais on ne peut pas non plus prendre un virage serré au triple galop. Il faut d’abord ralentir et s’arrêter puis redémarrer au trot pour passer le tournant délicat. L’arrêt-relance c’est ce que fera l’effondrement si nous n’y parvenons pas avant lui !

    C’est pourquoi je pense que le meilleur moyen de mobiliser l’intelligence collective du Blog de Paul Jorion serait de réfléchir ensemble à ce que nous pourrions arrêter de faire individuellement, ce que de plus en plus de gens pourraient, à moindre frais, arrêter de faire. Réfléchir sérieusement à comment parvenir à enrayer la machine avec notre inertie de groupe. Viendra ensuite le temps des solutions, un temps où la boite à outil qui a été constitué ici pourra trouver toute son utilité. En attendant ce moment, oui, à quoi bon !

  26. C’est mon premier effondrement, pas facile! La faiblesse des rapports de forces entre les acteurs du pouvoir a conduit à des permutations incessantes, brouillant ma lecture des évènements. Cette même faiblesse conduit le peuple à se raccrocher aux leaders habitués à fouler et à distribuer la me..de.
    L’asymétrie morale (commun/privé global/local) mise en place par le néolibéralisme, d’inspiration thermodynamique, comme la plupart des concepts pur est dur qui le caractérisent (merci la science du XIXe), fait sombrer l’humanité dans le chaos.
    Ma boussole en terre inconnue, c’est une explication raisonnable qui explique le fonctionnement d’un phénomène quantifiable/vérifiable, le comment ça marche. Plus que l’échec du PeachTrump et du BorXit, c’est le suivi, grâce à Paul, de leur saga qui m’a aidé à mettre en lumière les attracteurs suivants avec lesquels je m’amuse à filtrer les nouvelles.

    1) La similitude entre la quête des physiciens d’une force unique (la clé du Toux, encore un virus) et la dissolution a l’acide néolibérale du Politique pour lui substituer un espace multidimensionnel d’abstractions débilitantes (temps=argent, progrès, consumérisme, vie éternelle..).
    2) La technique propulsée par la Science, le langage que nous avons inventé pour coder le vivant, aux mains des multinationales qui ont de facto remplacé les États à peine capables de repérer leur nombril.
    3) Les bourses ne retourneront jamais « à la normale », le médiateur social entre l’argent et le peuple que sont les banques plonge dans le négatif accompagné dans leur chute par les emprunts d’États, alors que les actions des « Multinational du numérique » avec leur force financière vont leur donner le coup de grâce.
    4) La Chine en démonstration depuis 25 ans de guerre commerciale se veut « La Multinationale du Numérique » qui va dominer le Monde, regarder comment elle gère le virus machin, « business first, people next », « l’atelier du monde » s’est modernisé !

    Le vieux monde occidental en liquéfaction avec les navets à la sauce facho que nous élisons ne se relèvera pas, il sera façonné par le vainqueur de la « lutte des classes ».
    Il faut suivre la vague qu’a initiée Bezos, je pense qu’elle indique la direction générale de notre combat pour l’existence.

    1. C’est quand même embêtant que l’ectoplasme le plus riche du monde qui voulait faire de la terre un parc naturel nous indique la direction.

      1. Il a 56 ans. Peut-être que le virus commence à lui courir sur le flux tendu de sa machine à distribuer des machins, ou bien, il se dit que le prochain spécimen de Corona pourrait le biffer des vivants sans qu’il puisse profiter de voir ses petits-enfants patauger dans des piscines remplies d’or.
        En tout cas il n’aime pas Trump!

  27. Qui connait un bouquin sérieux sur les causes des grands bouleversements de l’Histoire genre révolutions, guerres, épidémies ? Nous pourrions ensuite tenter de hâter les choses en s’inspirant du bouquin.

  28. Un effet de la nouvelle formule? On a la conscience bien tranquille après avoir payé son abonement et on attend du contenu… que je sache le colibri ne chante pas, il se contente de porter sa goutte d eau…

  29. Bonjour à tous,

    Je ne résiste pas à l’envie de partager ici un texte écrit par ma fille de 15 ans dans le cadre d’un travail scolaire demandé par son professeur de Français, comme exercice d’éloquence à présenter à la classe :
    « Choisissez une cause qui vous tient à cœur et défendez-la par un bref discours ».
    Le voici :

    Je veux défendre l’espèce humaine, accusée de tous les maux : pollution, réchauffement climatique, pillage planétaire, extinction des espèces. Je dis que ça suffit. Vous voyez-vous culpabiliser à chaque fois que vous prendrez la voiture, jetterez des emballages en plastique, vous laverez les mains, consommerez de la viande et du poisson, utiliserez des produits chimiques pour faire fuir des parasites, ou encore lorsque vous vous servirez d’une tapette à mouches. Car oui, on a réussi à trouver des conséquences à tout ce qu’on peut faire, au quotidien. Au final, l’Homme est accusé de son égoïsme, de son injustice, et de son ignorance. Plus grave : il est accusé d’exister.
    Tout d’abord, arrêtons de ne percevoir que le mauvais de son existence : admirons ce qu’il a pu faire, pour une fois, en passant par ce qu’il a appris, construit et transmis de génération en génération. Sans lui, je ne pourrais pas vous parler, ni avoir préparé mon discours. Sans lui, d’ailleurs, rien ne serait à défendre.
    C’est grâce à lui que nous savons parler, écrire et communiquer. Il nous a appris à penser. À vrai-dire, il nous a donné conscience tout autant de notre état de poussière que de notre importance. L’Homme a construit un être, avec ses qualités et ses défauts. Voilà qu’il se reproche d’être, tout simplement. Un bon pas, vous êtes un humain respectable, un mauvais pas, vous devenez un monstre.
    N’oublions pas que l’Homme est le créateur de certaines des plus belles choses qui existent sur la planète: les monuments, la peinture, la musique, la pensée, le débat, ainsi que la justice, dans la plupart des États du monde. Enfin, il a créé des sociétés humaines, les a adaptées dans un sens conforme à ses aspirations et à ses priorités.
    Assumons avec bienveillance au lieu de condamner les faux pas, lesquels sont le propre de l’Homme.

    1. @Torpedo
      D’abord mes félicitations à l’apprentie. En rhétorique, je fais sûrement moins bien.

      Une réaction superficielle :
      « Le propre » comme étant les faux pas, oui. Mais de ces faux pas, on n’avait pas fait jusqu’à maintenant porter la charge à toute une planète.
      Il y a quand même une « science des systèmes », et elle nous dit avec une tranquille assurance que nos activités feront passer la planète, et « nous » avec, par des « points de bascule », que ce soit en ce qui nous concerne nous humains par collapsologie à gros grains ou par sablage progressif de nos îlots actuels de savoir-vivre et savoir-faire.

      La défense de l’espèce humaine, y compris « avec bienveillance » (philia), est-ce d’attendre de voir les faux pas ? ou au moins de ne pas nier la possibilité que ces changements systémiques surviennent par notre impact ?
      Et du coup de penser aux outils pour le coup suivant :

      …quelle « granularité » dans une collapsologie (pas tout qui s’effondre) ?

      … quoi privilégier en cas de « sablage » assez érosif de nos façons de faire société ?

      … quelles habitudes persistantes du capitalisme (même après son agonie !) seront les plus nocives ?

      … quelle forme doit prendre une action pour la biodiversité ?
      (George Monbiot a participé lui-même à tuer des cerfs pour ne pas être qu’un « écologiste en chambre », et lorsqu’on réintroduit de la biodiversité après avoir tué les prédateurs des cerfs, ce qui les a laissé proliféré et empêche toute repousse de forêt décente, il faut diminuer les effectifs rapidement. Monbiot dit donc « oui, c’est notre « propre » de faire cela » (dans le cadre britannique où existent ces déséquilibres marqués).

      Je dirais pour conclure que le texte est intéressant du point de vue de notre inconscient collectif : la tendance à l’auto-flagellation, même sans en tirer les conséquences, est assez omniprésente maintenant (« Greta 1.0 ») pour que, comme les jeunes du ferry dans la tempête conté par PJ, la jeunesse en soit déjà saturée et se projette dans une forme d’action « bienveillante ». Nous ne pouvons pas l’instruire à cause de nos erreurs, mais nous pouvons lui donner les informations que nous avons, si elles nomment bien les choses.

      1. Bonjour timiota,

        Désolé pour cette réponse un peu tardive…

        Réthorique !
        Ma fille Cécile, forte de ses quinze anniversaires
        Devrait pouvoir échapper à cet antique et mâle travers,
        Qui fait, du rhéteur briller le verbe,
        Tel le fer étincelant du bretteur,
        Incisif et fatal, usant de sa botte éculée.
        Perçant à coeur l’argument opposé,
        Victorieux par décès ou abandon,
        De la forme au détriment du fond.

        Votre réaction n’est pas plus superficielle que le texte lui-même, convenons en honnêtement.
        Et l’on pourra d’ailleurs s’amuser en bon rhétoriciens à développer ce que cette seule phrase peut
        avoir d’ambigu pour le simple rhéteur …

        Ma fille à bien-sûr pris connaissance de votre commentaire, et, même si j’ai bien failli la perdre
        sur les questions un peu… rugueuses… de « granularité », de « sablage érosif » ou de « collapsologie (à gros
        grains!) », elle a de prime abord pu vérifier à cette occasion, que les phénomènes les plus simples
        peuvent parfois être exposés en utilisant des termes complexes, même si je me tue à lui répéter que les
        idées les plus complexes doivent être défendue avec des mots simples!

        Cela ne l’a pas empêchée de déplorer qu’à déclarer forfait pour instruire la jeunesse, à cause de
        leurs erreurs, soi disant, « les anciens » excellent décidément dans tous les domaines en commençant par
        l’école… ( Hélas, il est vrai que tout vieillissement ne conduit pas forcément à des vertus de sagesse.)
        …Et que s’il faut que la jeunesse se contente des infos dont les vieux disposent pour se sortir du
        maelstrom (elle a pas dit maelstrom!) qu’il nous promettent, on est pas sortis du Mac’ Do (de l’auberge!)!
        Il ne s’agit pas pour quiconque ici bien-sûr, de nier les effets probables des activités humaines
        sur notre milieu, mais de refuser de s’embarrasser de la cilice, du fouet et de la contrition, pour agir au
        plus vite sur les leviers qui sont à la portée du plus grand nombre.
        Mais je vous avoue que ce qui m’intéresse plus précisément ici, c’est d’évaluer l’état des
        consciences de nos « chères têtes blondes », histoire de voir s’il convient effectivement de paniquer…
        En effet, Cécile présente son texte oralement vendredi à sa classe, et je m’attends avec
        inquiétude à ce que son intervention se heurte violemment à un tout nouveau tabou…
        On en reparlera probablement.
        A bientôt, Eric.

    2. Merci Torpedo à vous et surtout à votre fille (transmettez lui SVP mes remerciements…). Paroles et pensées Inspirées et lumineuses; l’amour est subversif. Géniale ! (vous lui direz !) 😉

      1. @ Dundee,

        De ma fille, j’entends avant tout préserver
        Taille et finesse respectives de tête et de chevilles.
        Contre toute enflure abusive.
        Et si un génie est bien à célébrer,
        Chantons enfin celui de l’humanité,
        Vivante encore, d’oser espérer en elle-même,
        Se sachant mortelle, comme chacun de nous.
        Faisons taire enfin, nos vieillesses tourmentées,
        Allumons à nos pupilles le feu de la sagesse,
        Celui qui fait s’envoler confiants nos petits.
        Ou bien mourons dans l’oubli.

        Eric.

      2. @Torpedo Eric

        Je crains que n’eussiez mal interprété ma prose. Aussi je précise : Géniale ! c’est une expression comme pour dire Super ! Ni plus, ni moins. J’ai trouvé ces paroles et ces pensées, à contre-courant, comme dirait mon ami le saumon, oui génial, super, chouette, extra etc. Je vous laisse à vos conclusions sur la vieillesse et la sagesse, compassées et plutôt déprimantes et tristes à mourir et je ne les partage en rien. Contrairement au pep’s et à la clarté lumineuse de la prose de Cécile, qui respirent la vie et l’amour, et sont la preuve de sa profondeur et de SA sagesse; comme dirait l’autre « t’as pas le péchon l’ami ! », oups !
        Heureusement, votre fille est là.

        Prenez-en de la graine : JUBILE ! (et ce n’est pas fini…) 😉
        https://www.youtube.com/watch?v=–bvxbOwRuQ

        Kdo écoutez le poète qui a toujours raison.
        https://www.youtube.com/watch?v=KS3Xke7ElE0&list=PLtxmUE3FZK7JqGhFYi7PKCCu9PYR4eB6C

        J’ai décidé d’être heureux, par ce que c’est bon pour la santé.
        Voltaire.

        Vinicius de Moraes, Toquinho
        https://www.youtube.com/watch?v=q-cHTXrW3J8

  30. Paul,
    Depuis que vos vidéos sont devenues privées, je ne viens quasiment plus ici.
    Je ne m’abonne pas, non pas pour une question d’argent mais parce que je trouve que les avoir rendues privées est une mauvaise décision. Vous avez perdu une bonne partie de votre visibilité et sans doute de nombreux lecteurs, dont moi. Et sans lecteurs, vous êtes invisible.
    Avant je pouvais partager des liens vers vos vidéos et vos articles. Aujourd’hui je ne peux plus.
    M’inscrire ne changera rien à ce fait.

    Fredeick

      1. Merci. Heureux de l’apprendre.
        Votre message « Vous devez être connecté pour lire le contenu complet de l’article » donne l’impression que plus rien n’est accessible d’un billet. Pourquoi ne pas mettre le lien de la vidéo si elle est d’accès public ?

      2. J’ai beaucoup aimé votre essai sur comment les notions de réalité et de vérité avaient été inventées.
        Il en faudrait un d’aussi réfléchi sur les notions de justice et d’équité, tout autant inventées 😉
        A nouveau, merci pour votre partage à vous et pour permettre celui ayant lieu sur votre blog.

  31. Hier soir dîner chez des amis, j’avais en face de moi un docteur en biologie, qui a fait carrière dans la privé, aujourd’hui bénévole, de mon âge, à ma droite un artiste, la soixantaine. Plus une autre personne, à ma gauche. Je me suis très bien tenu jusqu’à une heure assez tardive, puis l’artiste, très sympathique au demeurant a fini par lâcher alors qu’étaient évoquées les grèves des transports parisiens, que c’en était assez, que cela va bien un moment, mais qu’on peut pas prendre en otage toute une population ! Le docteur en face d’asséner que les conducteurs de locomotives d’aujourd’hui n’ont plus rien à voir avec ceux d’antan, lesquels allaient au charbon, au sens propre du terme. J’ai alors explosé, arguant que les régimes spéciaux avaient précédé le régime général, et que la fin des régimes spéciaux signifie aujourd’hui avec le sieur Macron, le nivellement par le bas, et non pas un grand progrès égalitaire comme annoncé, martelé.
    Puis il a été question du pétrole, le docteur en sciences nous assurant alors que l’on est encore loin du pic, que des réserves il y en a beaucoup et d’ailleurs depuis qu’il est jeune on annonce un pic qui ne vient jamais.
    Et nous avons terminé, ou presque, avant quelques dernières rasades,il est vrai, d’un bon vin, par la collapsologie, l’artiste nous disant qu’il s’agit d’un truc d’américains.

    Bon les amis, c’est pas encore gagné ! Je me suis même surpris à douter. Hum. Et si à force de venir sur le blog je m’étais fait des idées. re HUM.

    Tout cela pour dire que ce ne sont pas forcément les gueux, Gilets jaunes et autres Drouet, qui sont en retard d’un train.

    1. PS. Par contre, tout le monde était d’accord pour dire qu’il y a vraiment un réchauffement climatique. Ouf !
      L’artiste m’a finalement concédé que les conducteurs des rames de Métro ne sont pas des privilégiés.

      1. Un an plus tard, refaites le même dîner à l’occasion d’une bonne vague de froid descendu du pôle nord. Vous pourrez alors voir s’ils sont si convaincu que cela, ou si la météo les orientes tels des girouettes. Faites leur alors remarquer qu’un hiver particulièrement chaud à nos latitudes est paradoxalement un hiver qui permet à la glace polaire de se reconstituer. Alors que des températures sibériennes chez nous sont souvent corrélées avec des surfaces de banquises qui s’amenuisent.

    2. Tous ces bourgeois bien gras qui ont bien profité sont dans le déni.
      Ce repas : j’en ai connu 50 dans le même genre ces 15 dernières années. Il y a deux ans j’ai même quitté la table tellement j’avais la haine.
      Ils savent, ils ont compris, mais ils se bercent des illusions qui leur permettent de continuer sur leur trajectoire égoïste et ménager leur conscience, qu’ils ont mauvaise.
      Changement climatique ou pas, fin du monde ou pas, ils réagissent de la façon dont ils ont toujours réagi quand on interrogeait leur prospérité au regard des hordes de pauvres et de déshérités. Le socialisme est une utopie, la nature humaine est ce qu’elle est : leurs sempiternelles réponses, arrogantes, bêtes, bourgeoises. Celles de gens qui n’ont pas compris grand chose ni à propos du socialisme, ni au sujet de la nature humaine, qui n’ont pas réfléchi à ce qu’est vraiment cette nature humaine, à ce que sont les cultures humaines, à la psychologie de l’espèce, au mécanismes liés à sa reproduction, aux mécanismes qui lient individus et espèce, aux fondements de toutes les morales, à l’esprit des lois tels qu’il fut pourtant enseigné dans nos lycées jadis inspiré des théories humanistes et socialistes.
      Je ne les aime pas, non, pas du tout même.

  32. Paul, je voudrais payer au blog une petite somme (25 Euros) mais sans être abonné. Etre interdit d’accès à la plupart de vos interventions est finalement une grande liberté. Les réactions des lecteurs sont bien plus intéressantes. L* M********* le sais bien, qui a mis sous accès payant les réactions des abonnés alors qu’elles ne lui appartiennent pas. J’espère que vous ne suivrez pas cette appropriation indue, typique d’un petit capitaliste souffreteux, L* M****, pas vous et le blog, comme on s’en doute.

    Je reproche au blog d’avoir assassiné la FI incarnée par son tribun de comices agricoles (*). Et donc, par élimination raisonnable, d’avoir favorisé une extrême droite violente. Ça ne passe pas. Bien sûr, la capacité d’influence du blog sur les électeurs a peu joué sur le résultat final. Mais votre préconisation négative participait si précisément à la stratégie électorale visant à faire élire un fasciste que je m’interroge sur votre lucidité politique. On pourrait appeler votre réaction à la fois un tropisme révélateur et une réponse à une situation limite, vraie par sa spontanéité (Libet ?) . Je le regrette toujours aussi intensément. En fait , je ne m’en console toujours pas. Même si le résultat n’aurait pas été différent, comme déjà dit. Donc pas de nostalgie ici.
    —————————————————————————–

    (*)= en ignorant l’important travail programmatique réalisé par des réunions de dizaines de milliers de volontaires. Beaucoup d’idées étaient en accord avec ce que (vous) nous défendons, au point de croire qu’ils les avaient piquées ici.

  33. Bonjour,

    Si nous ne nous résignons pas, peut-être serait-il utile que les lecteurs de votre blog et de vos ouvrages s’intéressent à la plateforme de débat public qui vient d’ouvrir concernant l’avenir de l’agriculture en France :
    https://jeparticipe.impactons.debatpublic.fr/ ?
    Il me semble que ce débat rejoint aux moins deux des préoccupations majeures sur lesquelles vos positions, M. Jorion, sont éclairantes.
    D’une part la préoccupation climatique en ce que les politiques agricoles ont, à l’échelle des nations, un impact majeur sur l’environnement. D’autre part la thématique des marchés et de leur tyrannie qui, selon moi du moins et d’après mon interprétation de ce que vous écrivez, sont l’une des causes majeures des dysfonctionnement actuels du système agricole de notre (et d’autres) pays ; et même plus généralement peut-être une des causes des dérèglement climatiques.

    1. J’ai participé à une précédente consultation en ligne, tout à fait officielle, concernant les zones d’épandages de pesticide. Résultat des courses, aucune communication post-consultation sur les avis et préconisations des citoyens, et surtout cela n’a en rien modifié les intentions de départ du gouvernement.
      Bref, un beau gâchis, un « foutage de gueule ».

      Ceux qui nous gouvernent, et les élites qui les soutiennent activement ou par passivité, ne bougeront le petit doigt que contraintes ; si des évènements pour lesquels elles ne sont pas préparées, car pas situés dans leur cadre de pensée, se produisent.

      Des chaînes logistiques qui se brisent, des millions de gens reclus à domicile, une épargne qui disparaît dans un krach, c’est toute une organisation sociale qu’il faut revoir, car d’immenses déséquilibres dans l’organisation ante apparaissent.

      Et là, des gens qui habituellement sont traités d’hurluberlus ont une petite chance de se faire entendre, ou plutôt d’imposer un nouveau cadre. Une sorte de stratégie du choc mais qui agirait en sens inverse de celui qui a fonctionné pour l’ultra-libéralisme. Les gouvernants désemparés seraient obligés pour ne pas être éjectés immédiatement de l’arène politique, d’agir en dehors du cadre habituel. Ou bien, d’autres citoyens, plus compétents, prendraient leurs places. Ces échéances sont peut-être plus rapprochées que nous ne le pensons.

  34. M. Jorion. Vous êtes très bon dans le diagnostic mais vos propositions de passage à l’action laissent à désirer. De plus, vos sympathies politiques sont complètement incompréhensibles. Glucksmann vraiment ? Hillary? Les démocrates modérés ? Et votre haine pré rationnelle de Trump qui vous fait admirer l’Etat profond US. C’est ça qui nous démobilise.

    Pour le passage à l’action, les gilets jaunes nous ont montré le chemin. C’est les seuls pour l’instant. Ou le Liban peut être. Il faut faire confiance aux gens. Ce qu’on a découvert récemment c’est les gens. Le pouvoir des gens. Bâtissons la-dessus.

    1. Franck, si je ne savais pas depuis plusieurs années que vous êtes un troll d’extrême-droite, je serais peut-être saisi par le doute à la lecture de votre message. Mais le fait est que JE SAIS que vous êtes un troll d’extrême-droite. Et c’est pourquoi, au lieu de faire passer votre message à la trappe de la modération, je préfère clamer : « Oyez, oyez, braves gens : si vous lisez Franck ici ou là, sachez qu’il est un troll d’extrême-droite ! »

  35. « Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. »
    Attribué à Charles le Téméraire ou Guillaume d’Orange-Nassau, selon les sources…

    Le temps n’est pas à baisser les bras, bien au contraire… Mais quand on en a passé pas mal à militer, râler, créer, etc… en ligne, et avec des résultats peu propices à activer les circuits de la récompense, on peut ressentir le besoin de se ressourcer un peu dans le réel et le concret.

    Alors, dans mon cas, ça signifie, pour le moment :
    – S’embarquer dans une aventure municipale en mode « à l’arrache », pour promouvoir démocratie participative et écologie.
    – S’impliquer dans les commissions RSE (Responsabilité Sociétale et Environnementale) de son entreprise, en espérant, même à un échelle nanoscopique, atténuer les dégâts du capitalisme, tout en améliorant la perception de ces mêmes dégâts.
    – Changer de régime alimentaire (inévitable, avec 2 Greta T. à la maison…).

    Il y a d’autres projets, certains en pause, d’autres à lancer, d’autres pas encore assez avancés pour en parler…

    Alors, toujours lecteur, mais moins acteur, sur le Blog de PJ et les ABPJ ? Oui, pour le moment…

    Avec quelques pistes de réflexion, quand même :
    – La perception d’un catastrophe imminente engendre majoritairement le déni (fuite) ou la résignation (soumission).
    – La réaction offensive (lutte) est plutôt déclenchée par la perspective d’une victoire, ou au moins d’un dénouement (sacrifice) rapide. Elle devient difficilement applicable quand les échéances redoutées se situent trop loin dans le temps, l’espace, ou par leur ampleur.

    Alors, c’est foutu ? Oui, probablement… Mais peut quand même essayer de leurrer l’éponge blanchâtre qui habite notre boîte crânienne, lui stimuler les circuits à dopamine à coups de petites victoires, en espérant que ça suffira à la mettre en mouvement, et que ça suffira, tout court…

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