Pourquoi perdre une seule semaine de plus avant de lutter sérieusement contre Covid-19 pourrait coûter 1 000 vies en France, par Alexis Toulet

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Hypothèses optimiste / pessimiste concernant le taux d’augmentation de l’infection au Covid-19 en France dans les 15 prochains jours & leurs conséquences, ou

Pourquoi les élections municipales vont nécessairement être reportées, et

Pourquoi perdre ne serait-ce qu’une seule semaine de plus avant de lutter sérieusement contre Covid-19 pourrait coûter 1 000 vies en France

Le gouvernement l’a encore assuré aujourd’hui 5 mars

« Les élections municipales auront bien lieu les 15 et 22 mars »

On s’attachera à examiner le degré de réalisme ou d’aveuglement de cette affirmation, ce qui sera l’occasion de mettre à jour des conséquences bien plus graves pour la vie des citoyens qu’un éventuel report des municipales – et l’urgence absolue pour le gouvernement de cesser la politique consistant à agir « au minimum et pas au maximum », politique qui est en fait celle du « trop peu, trop tard »

Voici :

  • Le tableau des cas de Covid-19 détectés en France dans la période du 25 février au 5 mars (1)
  • Le taux quotidien d’augmentation correspondant
  • La projection en « hypothèse optimiste » c’est-à-dire avec un taux moyen équivalent à celui de la Chine entre 26 janvier et 11 février c’est-à-dire 21% quotidiennement (2)
    Pourquoi c’est optimiste : des mesures de restriction de circulation à grande échelle avaient déjà commencé d’être implémentées en Chine dès le 22 janvier, avant la période qui a servi à calculer un taux moyen, tandis qu’elles n’ont pas encore été initiées en France
  • La projection en « hypothèse pessimiste » c’est-à-dire avec un taux moyen équivalent à celui de l’Italie entre 26 février et 5 mars c’est-à-dire 33% quotidiennement (3)
    Pourquoi c’est pessimiste : cela supposerait que le gouvernement non seulement continue à négliger l’expérience de la Chine, mais qu’il néglige encore celle de l’Italie. Or, c’est la voisine de la France donc un exemple d’autant plus convaincant des conséquences d’une réaction « trop peu, trop tard », ce qui pourrait inciter le gouvernement à réagir à la hauteur de l’enjeu dans les tous prochains jours
  • En orange, la date du 5 mars, base de la projection

Covid_France_1.jpgLa projection est arrêtée au 22 mars soit dans un peu plus de deux semaines, car projeter plus dans l’avenir aurait moins de sens étant donné que la lutte contre l’épidémie pourrait commencer vraiment entre temps, ce qui réduirait fortement la progression du virus et finirait sans doute par la stopper, comme cela s’est passé en Chine.

Ici la visualisation graphique des hypothèses sur le taux d’augmentation quotidien – orange version « Chine » optimiste, vert version « Italie » pessimiste

Covid_France_2.jpgEt la visualisation graphique des conséquences en nombre de cas détectés – version « Chine » optimiste, version « Italie » pessimiste

Covid_France_3.jpgDans l’hypothèse optimiste, la France compterait environ 3 000 cas au 15 mars la date actuellement prévue pour le 1er tour des élections municipales, et 10 000 le 22 mars au moment du 2nd tour.

Dans l’hypothèse pessimiste, elle en compterait environ 7 000 le 15 mars et 50 000 le 22 mars.

Au vu de ces résultats

1) Il tombe sous le sens que les élections municipales devront être reportées, quoi que puisse en dire aujourd’hui le gouvernement. Il est inimaginable que les Français puissent se rendre sereinement aux urnes au moment où le nombre des cas détectés se compterait en milliers voire au pire en dizaines de milliers lors du deuxième tour, et sachant que le virus serait encore présent non détecté parmi beaucoup d’entre eux. Une élection suppose de multiples contacts entre les assesseurs d’un bureau de vote et les centaines d’électeurs qui s’y rendront : même si le gouvernement décidait de maintenir les élections, la participation ne pourrait qu’être très faible, et la légitimité des nouveaux maires serait à l’avenant c’est-à-dire nulle

2) La décision entre une évolution plus proche du scénario « optimiste » ou du « pessimiste » se fera sur la rapidité et l’échelle de la mise en place d’une politique radicale de lutte contre l’épidémie. Rappelons que le seul pays à ce jour à avoir stoppé l’épidémie, la Chine, n’a pas pu y parvenir sans

  • a) des restrictions drastiques des déplacements, allant jusqu’à la suspension de la majorité des activités professionnelles non-essentielles
  • b) l’organisation de quarantaines strictes pour l’ensemble des personnes potentiellement touchées par le Covid-19, quarantaines étendues dans le cas de Wuhan à l’ensemble d’une ville aussi peuplée que l’ensemble de l’agglomération parisienne
  • c) et l’acceptation des conséquences économiques évidemment brutales de la lutte contre l’épidémie, sachant qu’elles seraient de toutes façons empirées si on tardait à faire face à la situation, sans parler encore des pertes humaines multipliées

Tôt ou tard, le gouvernement devra s’y résoudre, et les pertes humaines comme les dégâts économiques seront d’autant plus grands qu’il tardera davantage

3) Pour un ordre de grandeur de l’enjeu humain entre la lutte radicale dès maintenant et la lutte radicale un autre jour – par exemple « après les élections« , ou « pas avant d’être vraiment sûrs qu’on n’est pas arrivé à passer entre les gouttes juste par chance » – rappelons le taux de mortalité du virus qui d’après les sources chinoises c’est-à-dire celles qui ont la plus grande pratique est d’environ 2,3% des personnes contaminées détectées (4). La différence entre une version « optimiste » à 10 000 contaminations et une version plus pessimiste à 50 000, soit 40 000 contaminations, représente donc presque 1 000 morts évitables (40 000 x 0,023) Il s’agit là de l’ordre de grandeur des conséquences d’un retard limité à une semaine ou dix jours supplémentaires

4) Naturellement, si la décision de lutter sérieusement, c’est-à-dire radicalement « à la chinoise » contre Covid-19 tardait encore, les pertes pourraient encore être multipliées. Un taux d’augmentation « optimiste » de 21% par jour c’est un triplement en six jours. Un taux « pessimiste » de 33% quotidiennement, c’est un triplement en quatre jours.

5) A condition de tarder suffisamment avant de devenir sérieux, il serait même possible de provoquer l’engorgement total du système hospitalier français. Rappelons que suivant le retour d’expérience chinois 13,8% des contaminés détectés au coronavirus ont besoin d’une hospitalisation, et 6,1% ont des organes défaillants nécessitant les soins intensifs (5). Or, les places en unités de soins intensifs sont peu nombreuses, de l’ordre de 5 000 en France. Il suffirait donc de 50 000 contaminés, dont environ 3 000 (50 000 x 0,061) auraient besoins de soins intensifs, pour occuper plus de la moitié des lits de soins intensifs disponibles en France, d’où blocage avec effet d’éviction, les malades du coronavirus prenant les places d’autres malades, à moins que ce ne soit eux que l’on décide de « sacrifier » en les privant de soins. Quel que soit le choix, la mortalité augmenterait

6) Enfin, à supposer que passer à la politique radicale de lutte contre la contamination ne soit jamais décidé – hypothèse certes extrême tant elle supposerait d’entêtement dans l’aveuglement – l’ordre de grandeur de l’impact humain potentiel est assez facile à estimer à partir de l’exemple de la « grippe espagnole » de 1918-1919, qui infecta une proportion estimée à un tiers de l’espèce humaine (6) Une telle proportion de Français représenterait plus de vingt millions de contaminés, et un taux de mortalité de 2,3% parmi les malades aurait pour résultat final de l’ordre d’un demi-million de décès. On pourra certes discuter le réalisme de l’hypothèse, en imaginant qu’à partir d’un certain moment les initiatives individuelles – ou les paniques – mèneraient d’une autre manière à restreindre les déplacements et à établir des quarantaines, mais il est possible aussi de penser que des quarantaines efficaces ne peuvent être établies que collectivement. La défaillance du gouvernement ne pourrait être compensées par les initiatives individuelles ou locales

===> Il est grand temps que le gouvernement prenne enfin des décisions à la hauteur de la menace. La prochaine semaine de retard pourrait coûter mille vies. Les suivantes seraient encore beaucoup plus coûteuses

(1) Épidémie en France

(2) Épidémie en Chine

(3) Épidémie en Italie

(4) Mortalité du Covid-19 d’après l’exemple chinois

(5) Besoins d’hospitalisation des malades du Covid-19

(6) Extension de la grippe espagnole de 1918-1919

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56 réflexions sur « Pourquoi perdre une seule semaine de plus avant de lutter sérieusement contre Covid-19 pourrait coûter 1 000 vies en France, par Alexis Toulet »

  1. Je vous invite à jeter un coup d’oeil ici : https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/coronavirus-deux-souches-sars-cov-2-circulent-plus-virulente-represente-70-infections-79909/

    Eh oui ! pendant que certains tergiversent (ménager la chèvre et le chou étant l’alpha et l’oméga de la gouvernance française depuis des décennies), la sale bête travaille à améliorer ses performances !

    D’autre part, le site https://gisanddata.maps.arcgis.com/apps/opsdashboard/index.html#/bda7594740fd40299423467b48e9ecf6 permet de calculer un taux de mortalité de 5,7 % en divisant le nombre de morts par le total des morts et des guéris. Est-ce que certains le calculeraient en divisant les morts par les contaminés ? Ce serait une grave erreur : on ne connaît pas le devenir des malades pas encore morts ni guéris! Bien sûr, le taux de 5,7 % ne s’applique qu’aux personnes ayant développé assez de symptômes pour être comptées comme contaminées.

    1. J’ai lu quelque part (ma source étant ma mémoire, cela vaut ce que ça vaut) que pour le virus du SRAS, il y avait un taux de létalité estimé au départ de 5 à 6%, puis recalculé une fois le virus totalement éradiqué à 9,5%.

      Beaucoup parlaient fin janvier, pour ce Covid-19, d’un taux qui serait inférieur à 1% lorsque les chinois l’estimait à 2,2%. On ne les entend plus ceux-là !

  2. Étude très intéressante, merci Alexis.

    Juste quelques remarques :
    1) Il y a quelques bombes à retardement qui vont apparaitre dans les deux semaines à venir, et qui sont tous les grands rassemblements qui ont eu lieu ces derniers jours : salon de l’agriculture, matchs de football ou rugby, … sans parler bien sûr des transports en commun et des lieux de rencontre internationaux que sont les aéroports. Un médecin alsacien estimait que le rassemblement religieux qui a eu lieu en Alsace en réunissant 2 à 3 mille personnes, aurait permis la contamination de plusieurs centaines de personnes.

    http://www.leparisien.fr/societe/sante/coronavirus-423-personnes-contaminees-en-france-bientot-100-000-l-epidemie-du-virus-avance-inexorablement-suivez-notre-direct-06-03-2020-8273781.php
    « 11h10. Les contaminations multipliées par 8 en 48 heures. « Il y a deux jours, nous étions à 10 cas avérés dans le Haut-Rhin, en 48 heures, ce nombre a été multiplié par huit », a expliqué le préfet Laurent Touvet lors d’une conférence de presse, ajoutant que le département était considéré comme un « cluster » tout en appelant à « ne pas céder à la psychose ». Le stade 2 de l’épidémie est renforcé dans le département, qui compte « un grand nombre de malades », selon le préfet. »

    Il y a pour moi une sous-estimation importante du nombre de cas.

    2) Le taux de létalité a été remonté par l’OMS à 3,4% (et les chinois l’estime maintenant à 3,8%)
    https://trustmyscience.com/oms-taux-letalite-coronavirus-revu-a-la-hausse/

    3) Dans le point 5, la létalité va forcément augmenter une fois les services de réanimations saturés. Donc, si parmi ceux qui ont des organes défaillants (les 6,1%), une partie ne peut pas être monitorée et assistée, le nombre de morts va augmenter. Idem dans les 13,8% de cas nécessitant une hospitalisation. L’Etat fera très certainement appel aux hôpitaux de campagne de l’armée, mais les médecins et infirmiers militaires auront été préalablement réquisitionnés, et qui mettre à la place ? Des médecins libéraux, réquisitionnés eux aussi ?

    Sinon, oui, toute décision retardée correspond à des morts en plus. Le gouvernement avait entre 3 semaines et un mois de retard en général sur chacune de ses décisions passées, je crains qu’il ne continue sur cette lancée dans le futur. Il est déjà paralysé par la panique maintenant, on peut craindre le pire dans quinze jours.

    Sauf si les députés bottent le gouvernement si une épidémie se déclare en leur sein (1 cas pour l’instant). Yves Cochet dit que la plupart des gens ne commencent à réagir que lorsqu’ils sont touchés dans leur chair.

  3. Est ce que des scientifiques on séquencé le code génétique de ce virus , et y a t’il des fragments d’autres virus connus dans son acide nucléique ?

    1. Il a été dûment séquencé, ce n’est pas très long un virus.

      Et coronavirus, il y des parties invariables qui codent pour les protéines (de l’ordre d’une dizaine) mises en jeu par le virus : quelques unes à la surface, pour entrer puis sortir des cellules, sans doute quelques autres pour aider l’ARN dans la capsule à se tasser.
      A la louche, ça doit faire quelques milliers de bases d’ADN.
      Il y en a pleins de séquencés sur ce site du NIH : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/genbank/sars-cov-2-seqs/
      Voici le résumé qui corrobore ou nuance ce que j’ai dit ci-dessus :
      The genome of SARS-CoV consists of a single, positive-strand RNA that is approximately 29,700 nucleotides long. The overall genome organization of SARS-CoV is similar to that of other coronaviruses. The reference genome includes 13 genes, which encode at least 14 proteins. Two large overlapping reading frames (ORFs) encompass 71% of the genome. The remainder has 12 potential ORFs, including genes for structural proteins S (spike), E (small envelope), M (membrane), and N (nucleocapsid). Other potential ORFs code for unique putative SARS-CoV-specific polypeptides that lack obvious sequence similarity to known proteins.

      L’article un brin technique mais quelques images donnent idée des données :
      The genome of SARS-CoV consists of a single, positive-strand RNA that is approximately 29,700 nucleotides long. The overall genome organization of SARS-CoV is similar to that of other coronaviruses. The reference genome includes 13 genes, which encode at least 14 proteins. Two large overlapping reading frames (ORFs) encompass 71% of the genome. The remainder has 12 potential ORFs, including genes for structural proteins S (spike), E (small envelope), M (membrane), and N (nucleocapsid). Other potential ORFs code for unique putative SARS-CoV-specific polypeptides that lack obvious sequence similarity to known proteins.

      https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0022283603008659
      « Unique and Conserved Features of Genome and Proteome of SARS-coronavirus, an Early Split-off From the Coronavirus Group 2 Lineage »

    2. 1-Oui, par un labo australien, confirmé avec 1 ‘retard’ de 1 jour par un labo chinois.
      Conclusion des labos: c’est un truc évolutif, l’évolution étant constitutif de ce genre de bestiole. Il est entièrement l’œuvre de la grande et belle nature.

      2- NON, no, nein. Je répète: non. Encore une fois: Non. Pour être sûr: Non. Un dernier pour la route? C’est bien passe que vous le demandez, voici: Non.

      1. Bon voila il suffit de comparer les séquences maintenant si un biologiste pouvait y jeter un oeil , la sequence est aussi sur le site de l’institu pasteur

  4. Tout ce remue ménage me dépasse.
    quand bien même 15% de taux de mortalité était atteint,
    je n’y vois pas de problème, et ce, même si je devais ou ma famille en être victime.
    Certes nous avons à en croire certains, la possibilité de tous nous isoler et/ou nous prémunir pour en limiter la propagation.
    Il me semble toutefois que jusqu’à pressent pour développer des résistances, le darwinisme fonctionnait plutôt bien.
    Nous avons bien résisté (trop bien même) à l’absence gel hydroalcoolique et autre système sanitaire devenu fou au point de commander des millions de doses de médocs jetés à la poubelle, pendant que des gens se noient à nos portes.

    merci à ceux qui se passionnent pour ce sujet et pour ces études et chiffres.

    1. « je n’y vois pas de problème, et ce, même si je devais ou ma famille en être victime. »
      Et a la ruine totale et inéluctable de l ‘économie non plus ?

      1. Lol… la ruine totale (et inéluctable en plus) de l’économie [mondiale] ? C’est très shakespearien.

        Il ne va rien se passer d’autre qu’une belle crise économique qui ne va même pas faire ralentir les innovations technologiques au cours de la décade à venir.

        Allez vous coucher, il n’y a pas de raison de cauchemarder. Rien ne va s’effondrer sauf peut-être nitre climat…

    2. On peut aussi s’arrêter de se soigner pour toute autre maladie mortelle (cancer, tuberculose, …), de ce vacciner contre des maladies mortelles ou handicapantes (polio, …), de porter des lunettes, de fournir des fauteuils aux handicapés moteurs, de faire des accouchements avec péridurale et/ou en césarienne, de soigner les blessés, etc.
      Après tout, laissons la sélection naturelle agir à plein. Non ?

      1. Poussé à son paroxysme cela revient à ce que vous décrivez.
        Peut être y a t-il un juste milieu.
        Celui-ci pourrait consister à rappeler les fondamentaux d’hygiène à édicter et imposer des mesures en limitant le matraquage médiatique.

        Quand à la ruine totale et inéluctable de l’économie, elle est en cours et cela sans besoin de virus.
        On peut y voir un ajout de carburant, mais le feu est inhérent à ses règles depuis un bon moment sans que cela n’émeuve grand monde.

    3. Il y a un truc qui cloche en effet , cette espèce de panique qui s’est emparée des médecins et des virologues , parce que pour les virus classiques de la grippe on a jamais vu l’armée désinfecter les rue au karcher ? On ne serait pas là en face d’un tchernobyl biologique ?

  5. Deux considérations me viennent à l’esprit et qui me laissent à penser que la France donc son gouvernement ne s’engagera pas plus qu’il ne le fait actuellement :

    Une considération culturelle : Ce sont essentiellement les vieux qui trinquent. En Chine, la tradition confucéenne de piété filiale fait que l’on accorde un grand respect aux personnes âgées et que l’on va donc tout mettre en œuvre pour en sauver un maximum. En France on s’en fout ! Limite bon débarras ! Que l’on se rappelle la canicule de 2003.
    D’ailleurs le message est clairement assumé :  » Ne paniquez pas, ce sont surtout les vieux- pardon les seniors – qui meurent… »

    Une considération politique : Macron et LREM ont tout intérêt à maintenir les municipales : Son électorat, jeune, peu anxieux (« c’est une bonne grippe ») ira voter. L’électorat de l’ancien monde, retraités, bastion de LR et du PS voire LFI restera à la maison. Or les 60+ sont une part très significative du corps électoral et qui ne s’abstient pas habituellement. Leur défaut sera tout bénef.

    Ca vaut ce que ça vaut …

    1. Il y aurait alors un curieux paradoxe : à 60 ans on serait trop jeune pour prendre sa retraite, mais assez vieux pour débarrasser au plus vite le plancher.

      1. Disons que si l’âge-pivot pouvait se confondre avec l’âge-caveau…il n’y aurait pas forcément lieu de s’en plaindre.

    2. On a surtout le sentiment d’une grande médiocrité et de lâcheté aussi beaucoup.
      Combien d’hommes et de femmes écrasés (pas des pauvres mais des travailleurs !) par la politique imbécile d’un pervers narcissique planqué derrière des institutions qu’on nomme républicaines et d’une Thatcher à barbe ? (de plus en plus miteuse la barbe).
      Le moment Cavanna : Crève, Ducon !

    1. Et encore, dans le Haut-Rhin, on ne prend en charge au 15 et on ne teste plus que ceux qui sont en insuffisance respiratoire.
      https://twitter.com/BFMTV/status/1235964725546160129

      Pour un pays prêt depuis plus d’un mois, selon Madame Buzyn, avoir déjà de la peine 10 jours après le démarrage reconnu (par des tests) de la contagion (le démarrage effectif a eu lieu plus tôt, mais comme on ne testait pas…)

      On a pris plus de retard que les chinois à Wuhan, tout en sachant qu’il ne fallait pas être en retard sur les dépistages. Mais fallait pas (faut toujours pas d’ailleurs) nuire au dogme européen de la libre circulation…

    2. 613 finalement ce soir. Quelle flambée !

      Et en prime, une nouvelle guerre des chiffres qui va enfin pouvoir recommencer en France du fait de l’instauration d’un dépistage sélectif, qui ne concernera que les cas cliniques graves !

      C’est vrai, ça nous avait tellement manqué depuis la guerre des chiffres habilement orchestrée après chaque Acte des Gilets Jaunes…

      Ça pour faire dans l’atténuation, avec LREM, tout est bon !

      Peaufine tes grilles Alexis, on va très bientôt en avoir besoin !

      1. Ce que j’attends avec impatience, c’est le moment où la courbe des contaminés détectés cessera de ressembler à une exponentielle – que ce soit avec augmentation quotidienne du genre 21%, 33% ou autre chose.

        Ce moment est arrivé en Chine quelque temps après que le gouvernement ait décidé de prendre le problème à bras-le-corps et d’appliquer une politique tendant à en faire « le maximum, plutôt que le minimum ».

        Je n’ai guère d’espoir qu’il puisse arriver en France avant que le gouvernement n’ait pris le même genre de décision.

  6. Autres calculs alarmants d’un expert (un peu long, mais il faut expliquer longuement aux belges pour qu’ils comprennent vite) :
    https://www.rtbf.be/info/opinions/detail_lettre-ouverte-a-la-premiere-ministre-et-a-mes-concitoyens-la-belgique-n-a-pas-de-plan-pandemie?id=10449736
    Ou encore :
    https://www.lalibre.be/debats/opinions/coronavirus-sans-mesures-de-precaution-drastiques-on-risque-d-avoir-850-000-personnes-infectees-et-50-000-morts-en-belgique-5e5cf60f9978e23106a0bfd9

    Enfin, il me semble qu’on ne peut rapporter le nombre de morts aux nombres de malades au même instant, car il y a un délai entre contamination et décès : Il faudrait donc prendre un nombre de malades très inférieurs (vu le progrès exponentiel. Non ?

    1. Et encore, dans le sens d’une réduction des chiffres, en réponse à ma seconde référence :
      https://www.lalibre.be/planete/sante/des-calculs-trop-rapides-exageres-et-anxiogenes-sans-raison-des-experts-relativisent-le-scenario-catastrophe-de-philippe-devos-5e5df77ad8ad58685c5caa03
      Mais ici on nie l’épidémie (deuxième réponse) ou bien on la limite à neuf semaines…pour la limiter aux possibilités hospitalières !
      Pendant ce temps la progression en Belgique est de 50% par jour, ces trois derniers jours : 23 – 50 – 110…

      1. Je regarde et j écoute ce soir le professeur François Bricaire , ancien chef du service maladies infectieuses à la Pitié et on est loin des commentaires de ce blog . Qui croire ? Un professionnel ou les nouveaux adeptes des médias sociaux.? Alors oui la maladie tue mais n’est ce pas l’homo Facebook qui voudrait que l’on soit immortel ?

      2. @Pierre
        Encore faudrait-il pouvoir s’entendre sur le qualificatif de « professionnel ». Dans ce monde, le poste de chef de service, en médecine comme ailleurs, ne signifie pas nécessairement compétences de l’individu, pas plus que celui de président de la république ou de ministre de la santé.

      3. @Pierre

        J’ai moi aussi constaté une divergence de points de vue de plus en plus surprenante selon les sources, les « communautés », etc. Le virus se serait-il également logé dans certaines bulles informationnelles? Je vois qu’ici on produit essentiellement un riche travail d’extrapolations statistiques, reste à savoir si le modèle utilisé est conforme à la réalité réelle…

      4. @ Dissonance,

        C’est une question qu’il faut poser au sujet de tout modèle, nous sommes d’accord.

        Ce que je peux dire, c’est que :
        – l’extrapolation utilisée est conforme – dans les deux versions – à deux cas réels, celui de l’Italie ces derniers jours, celui de la Chine à un moment où la courbe de ses cas était encore de type exponentiel c’est-à-dire avant que leur politique de lutte radicale ne fasse effet
        – la période sur laquelle est effectuée l’extrapolation soit 17 jours (du 5/3 au 22/3) est similaire à celle des deux cas réels (16 jours pour la Chine, 8 jours pour l’Italie). C’est exprès : une extrapolation sur une période plus longue serait moins justifiable par les exemples réels de ces deux pays

        C’est ce qui renforce ma confiance dans une adéquation suffisante du modèle au réel. Je définis dans ce cas « suffisante » comme : permettant d’apprécier l’ordre de grandeur des conséquences, sans prétendre bien sûr à l’exactitude. Si le nombre des contaminés détectés au 15 mars en France n’est pas entre 3 000 et 7 000 comme je le calcule, mais à 2 000 ou 9 000 ( soit + ou – 30%) j’estimerai que l’ordre de grandeur était le bon. S’il est de 1 000 ou de 15 000 (divisé par 3 ou multiplié par 2), cela signifiera que le modèle était insuffisant.

        Quant à l’évolution à échelle de plus d’une ou deux semaines, elle dépendra de la mise en place dans les tout prochains jours du genre de politique radicale « à la chinoise » que je préconise. Ou non. Si elle n’est pas mise en place, alors la progression pourrait rester exponentielle au-delà de deux semaines oui. Et là, les pertes humaines seraient encore multipliées comme déjà dit.

      5. @Dissonance
        « J’ai moi aussi constaté une divergence de points de vue de plus en plus surprenante selon les sources, les « communautés », etc.  »

        Les divergences, parfois exprimées de manière très peu diplomatique, n’ont rien d’inhabituel à l’intérieur des communautés scientifiques. Traditionnellement on en parlait à l’extérieur que longtemps après, une fois que ceux qui s’ étaient trmpés étaient morts, l’exemple de ces perdants servant à modérer les élans de ceux qui étaient hostiles à quelque chose de nouveau.

        Si tout le monde évitait les désaccords, la vérité resterait cachée plus longtemps, sauf que ça ne fonctionne vraiment bien que quand l’expérimentation permet de trancher de manière indiscutable. Il y a un grand nombre de questions à propos de cette épidémie auxquelles il serait possible de répondre par des expérimentations (dont je préfère ne pas donner d’exemples) mais il faudra probablement attendre plusieurs mois ou se passer de ces réponses.

    2. @chabian : J’ai été lire la lettre ouverte. Ce Marc Wathelet est obligé d’expliquer la fonction exponentielle à son ministre. C’est très mauvais signe. Depuis le début je regarde tous les chiffres avec l’exponentielle en tête. Je suis étonné par les résultats chinois. Mais ce n’est qu’il y a deux jours que j’ai vu ce reportage d’ARTE qui s’est retrouvé sur youtube. Je n’imagine pas qu’un gouvernement « démocratique » puisse prendre ce genre de mesures :

      https://www.youtube.com/watch?v=OQD_-2KI244

      Au passage vu les mesures prises à Pékin en particulier dans le quartier des ministères, on a l’impression que les vieux caciques du parti communiste chinois sont barricadés en attendant la fin de l’hécatombe.

  7. Ce que Greta n’a pas pu faire, coronavirus l’impose sans état d’âme. La planète reprend son souffle. Un grain de sable suffit à enrayer le plus bel engrenage. Serait-ce la fin du capitalisme ? Telle la météorite qui stoppa net l’ère des dinosaures ?

    1. @joss. Non ce n’est pas la fin du monde . Mais l’être humain aime se faire peur . Par contre si vous avez du temps utilisez le pour améliorer les choses !

  8. @arkao. Un chef de service en maladies infectieuses Au doigt mouillê je dirai plus competent dans ce domaine que le quidam qui possède par ailleurs certainement d autres competences.

    1. Paul, faut faire quelque chose là…

      On a ici un cyber combattant aux ordres qui vient en permanence troubler l’ordre public du Blog !

      Et je dirais qu’a priori lui, il doit vraiment pas comprendre le graphique…

      1. @ Philippe soubeyrand. Je suppose que c est de moi dont vous parlez. Je ne viens pas perturber ce blog que j apprécie mais si j avais un souhait c est qu une fois ce covid 19 oublié chez nous ( au sens de nos pays occidentaux ) , ce qui va arriver à partir de juin, les lecteurs du blog se penchent sérieusement sur la question de savoir pourquoi ils sont préoccupés uniquement lorsque un virus frappe à leur porte et peuvent laisser crever en silence une partie de l’Afrique qui se bat en permanence contre des virus qu’on pourrait soigner ( la maladie de Lhasa par exemple 5´000 morts par an ) mais qu ô l’intéressent aucun laboratoire. Si le les amis du blog de Paul Jorion pouvaient changer cela ce serait une bonne chose

      2. @Pierre Dans son interview du 24 février dans « le téléphone sonne » sur France Inter Jean-Claude Manuguerra de l’Institut Pasteur donne la réponse à votre question. Ainsi d’ailleurs qu’une réponse à pourquoi il n’y ni vaccin ni médicaments contre le SRAS de 2003, si analogue au SARS-ncov-19. L’épidémie s’était arrêtée trop vite (létalité trop élevée ?), les laboratoires pharmaceutiques n’avaient donc aucun intérêt à travailler sur le sujet, puisqu’il n’y avait pas de marché. C’était une des questions que je me posais jusqu’à ce jour. La réponse était tellement évidente qu’elle ne m’a pas effleurée.

  9. Comment expliquer les différences de taux de mortalité ou létalité selon les pays et même au sein d’un même pays où région géographique…?

    1. Le virus n’est pas strictement le même, il mute continument au sens de son génome, pas que au sens temporel (en mode « modulation » de la dangerosité peut-être, c’est l’hypothèse que je forme …) ce qui n’empêche pas d’avoir en plus des mutations qui peuvent changer drastiquement sa létalité dans un sens ou dans l’autre, mais plus rare.

    2. l’age et la prise en charge, si 12% des malades ont besoin d’oxygène, il faut des lits sil le système sature plus de gens meurent faute de soins (ainsi en condition optimales sur le Diamond Princess avec des gens bien nourris et tout a fait bien pris en charge mais un peu plus agés on a moins de 1%, la population générale chinoise qui fume beaucoup (80% des hommes) meurt plus, malgré la construction d’un hôpital de décompression du système.

      1. Pour le Diamond Princess je ne suis pas sur du tout que tous les morts aient été signalés, et ce d’autant plus que le nombre de guérisons (40) ne colle pas avec le nombre de cas (696).

        Quoi qu’il arrive aux passagers du bateau de croisière près de San Francisco il serait tout à fait souhaitable de suivre de près les non-contaminés et les malades une fois qu’ils auront été « libérés. »

    3. En plus des facteurs déjà cités dans d’autres réponses, j’ajouterais :

      – La durée plus ou moins grande depuis l’arrivée de l’épidémie. Il faut naturellement un certain temps avant que meurent les malades qui finalement en mourront, et si l’épidémie vient tout juste de se déclarer, peu de gens ont sans doute eu « le temps de mourir »

      – La décision des autorités de chercher systématiquement les cas de contamination, ou non. En Corée du Sud par exemple il semble qu’ils aillent très loin pour faire des tests y compris à des gens qui ont assez peu de chance d’avoir été contaminés – il y a donc chez eux sans doute moins de « porteurs ignorants » pas au courant qu’ils diffusent le virus autour d’eux. En France comme aux Etats-Unis, c’est plutôt le choix inverse qui a été fait. Un rédacteur sur un journal conservateur américain pouvait d’ailleurs écrire hier « Rendons à l’Amérique la même grandeur que la Corée du Sud ! » détournant le slogan de Trump « MAGA » pour rappeler le genre de sujets où la population d’un pays a VRAIMENT besoin que son pays soit « grand » https://www.theamericanconservative.com/dreher/coronavirus-make-america-as-great-as-south-korea-trump/

      1. Ah, du coup autre question 🙂
        En prenant comme référence la Chine où la courbe de progression des cas a commencée à se ‘stabiliser’ vers la mi-février, (à la louche une cinquantaine de jours à partir des tous premiers cas recensés), ne devrait-on pas observer le même phénomène en France et en Europe dans la semaine ou les deux semaines qui viennent, ou bien les mutations éventuelles changent la donne ??
        Même si les politiques de ‘combat’ peuvent varier selon les pays…

      2. …  »  »  » En Corée du Sud par exemple il semble qu’ils aillent très loin pour faire des tests y compris à des gens qui ont assez peu de chance d’avoir été contaminés …  »  »  »

        Beaucoup de tests…  » mais c’est bien sûr!  » … sauf que.. :
        par exemple en Belgique :
        …  » Car ces tests qui permettent d’identifier les patients atteints du Covid-19 demandent de pouvoir faire appel à des produits réactifs. Et aujourd’hui, ces ressources doivent être utilisées avec parcimonie, car comme l’indique le CNR sur son site Internet :  » En raison de problèmes avec l’approvisionnement en réactifs , le CNR est actuellement obligé d’utiliser un système de triage pour prioriser les demandes. La priorité sera accordée aux échantillons les plus urgents en fonction des données cliniques remplies sur le formulaire de demande​. Il est donc nécessaire de remplir entièrement ce formulaire . »
        dans : https://www.rtbf.be/info/dossier/epidemie-de-coronavirus/detail_coronavirus-il-y-a-des-patients-pour-lesquels-les-tests-ne-seront-pas-realises?id=10450285

      1. @ Corre La stabilisation à la Chinoise n’intervient que pour un confinement drastique, qui limite les dernières dizaines de contaminations au cas « faute à pas de chance », ou « indisciplinés », puisque la logique pure et dur de la quatorzaine en confinement parfait aurait du conduire à la fin rapide.
        Entre les hostos et les autres sources (les hong-kongais en sont aux « pets » , leurs chien-chiens), et sans doute les enfants ou jeunes porteurs sains, qu’on ne confine pas à 100%, ça rajoute des « queues ». Elles s’arrêtent plus lentements parce que le confinement baisse quand même statistiquement le « R », le taux de contamination, sous la chiffre de 1. Mais ce « R » moyen ne reflète pas cette diversité des situations (hostos, jeunes, « community », ehpad ou équivalent, commerces qui ne ferment pas…). On a donc une sorte de fin « fractale » en Chine, dur de décider du « stop », sinon par ville moyenne avant les grandes histoire de contrôler sur la semaine qui suit à frais raisonnables.

  10. David Carman
    3 mars, 12:31 ·
    My post on COVID-19 attracted a lot of attention and questions, so here’s an update.

    The latest Diamond Princess stats:
    6 deaths from 705 infected out of 3 711 =
    19% prevalence rate
    50% no symptoms
    0.85% mortality
    Reproductive (R) number: 2.3 (highly contagious)

    Age is the most important factor in mortality by far. The youngest known Diamond Princess passenger fatality is 78; the rest are in their 80’s. One person between 10 and 19 years of age has died and none under 10 years old (when we are all introduced to colds for the first time). Sadly, a large number of the fatalities in the 20-50 range are health care workers.

    I have been asked in various forms that if people are dying on a cruise ship with the best medical care, then what is going to happen when the virus reaches Africa? To answer this, you have to look for clues as to how the disease progresses.

    Nothing can be done for a patient once the virus crosses the ciliated bronchial epithelium from the upper respiratory tract into the alveoli – except a lung transplant. A Chinese patient was kept alive by ventilation, and then an artificial lung (ECMO), until he repeatedly tested negative for the virus. His alveoli were so damaged that his only chance of survival was a double lung transplant: https://nypost.com/…/chinese-doctors-perform-worlds-first-d…

    So the way to avoid death is to keep the virus in the upper respiratory tract until there is an effective targeted immune response. It can get into the lower respiratory tract because of a weak immune system or compromised ciliary transport. Once it is in the alveoli, it will spread around the rest of the lower respiratory tract easily, like a staph or measles pneumonia, and destroy the lungs.

    So no amount of top class medical care helps. It’s a cliche worth repeating: there is no cure for the common cold.

    This leaves Africa quite well off. There is no burgeoning elderly population. Many of the elderly have already died from a strep pneumonia because they did not present for, or had no access to, life-saving antibiotics. Most living octagenarians would already be dead had it not been for a few antibiotic courses for minor bacterial infections that would have progressed into a lethal infection. So the population that is susceptible to COVID-19 in Africa is small, and Africa will get off lightly.

    How about healthcare workers and young healthy people who are dying? Here I want to speculate wildly.

    Coronaviruses are enveloped viruses, so if they dry, they die. Most transmission is through skin contact, where the virus is not completely dry and can find its way to someone’s nose or mouth. However the CDC says the virus can also be spread up to 6 feet through coughed or sneezed droplets: https://www.businessinsider.com/coronavirus-passes-between-…

    Only the big droplets (>5µm) are infectious, because the small droplets will dry out very quickly in the air and the virus will lose its envelope. Big droplets are helpful because they are usually caught and moved up the respiratory tract by the ciliated epithelium, but droplets under 5µm can be inhaled all the way into the alveoli without being caught – and then you’re on the transplant list.

    So if you are young(ish) and healthy, you have around a 20% chance of ultimately being infected with COVID-19, a 50% chance of not even noticing it, and only if you get a cough or sneeze at close range in your face while you are inhaling, are you going to be in big trouble. Unfortunately, health care workers are often the ones that get that close to a cough.

  11. on coprendra l’utilité du Diamond Princes comme seule étude de prévalence (nombre de personnes infectées) alors que la plupart des articles ne font qu’avancer des stats d’incidence (nombre de malades).
    donc avec 20% des gens infectés dont 50% asymptomatiëues (porteurs sains ) il est évident que l’épidemie est inarrètable, on peut la freiner en esperant que le nombre de guéri augmentent et diminue la transmissivité.
    Par contre on peut aussi l’accélérer et continuer à autoriser des offices religieux ou des congres comme a mulhouse https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/coronavirus-ce-que-l-sait-sur-le-rassemblement-religieux-a-mulhouse-d-ou-viennent-de-nombreux-1583418127 c’est carrément crétin comme à Singapour, en Corée du sud ou a Qom les rassemblement brassant des gens de multiples origines geographiques facilitent grandement la propagation (comme le congres des infectiologues à Téhéran en 69 qui avait dispersé le virus mortel de la grippe de Hong Kong a travers le monde grâce aux congressiste tous contaminés) https://www.liberation.fr/grand-angle/2005/12/07/1968-la-planete-grippee_540957?fbclid=IwAR2CwtVmh9Tpj7RffVCHtyVi4aoPITmdv29wDVBnwDAcd5SxcWDaohXaKgs

    1. Oui. D’une manière générale, il y a toutes sortes d’excellentes raisons pour que des êtres humains se retrouvent ensemble, depuis la prière jusqu’au sport collectif en passant par spectacle, débat, etc…

      … Simplement, ce n’est VRAIMENT pas le moment.

    2. Pour le Diamond Princess je ne comprends absolument pas les chiffres de: 40 guéris et 6 morts pour 696 confirmés (Johns Hopkins CSSE à la rubrique « others ».) En plus est-il certain que tous les passagers et membre d’équipage aient été testés?

  12. j’ai donc délaisse mon activité du matin pour essayer de :
    1/ tenter d’assimiler le produit en croix.
    2/ essayer de défricher un peu toutes ces merveilleuses stats et chiffres en général.

    Deux questions auxquelles les hommes qui maîtrisent la sus mentionnée règle pourrons sûrement répondre :

    1/ Comment se passe la détection de la souche corobidule en question? qui est testé ? sous quelles conditions ? et avec quoi ?
    2/ n’y a t-il pas des positifs à d’innombrables autres souches ?
    3/ Ces autres souches sont-elles toutes problématiques ?

    un idiot qui cherche à assimiler quelque chose qui le dépasse.

  13. https://www.ilfattoquotidiano.it/in-edicola/articoli/2020/03/07/il-mistero-dei-test-effettuati-molti-paesi-non-danno-i-dati/5728673/

    Le journal italien Il Fatto quotidiano se plaint de ce que la plupart des autres pays européens font moins de tests que n’en fait l’Italie et qu’ils ne publient pas tous les chiffres dont ils disposent ou du moins devraient disposer (il semble par exemple qu’en Allemagne personne ne sait combien de tests ont été effectués.)

    En Europe, il existe un grand écart dans le nombre de prélèvements effectués pour détecter les cas positifs au Coronavirus. Et peu de transparence : dans de nombreux pays, les chiffres ne sont pas rendus publics. Même des pays comme l’Allemagne, la France et l’Espagne (parmi les plus peuplés) ne publient pas certaines données sur le nombre de prélèvements effectués, ni sur le nombre de patients en soins intensifs (marqueur de la gravité de l’épidémie, en plus du nombre de décès) ou bien ne les publient pas du tout. D’après les données récupérées par Il Fatto Quotidiano, l’Italie semble avoir effectué en Europe un nombre de tests sans comparaison avec le reste de l’Europe : 36 359 au 6 mars (et la protection civile publie chaque jour toutes les données épidémiologiques possibles avec une extrême transparence, ce que ne fait pratiquement aucune nation européenne).

    L’article cite en suite, pays par pays, les demandes que le quotidien a effectué aux autorités et les réponses qui lui ont été données (ou pas!) Par exemple Espagne : Le ministère de la santé a répondu qu’il ne rendait pas public le nombre de tests effectués, ni n’a répondu sur le nombre de patients en soins intensifs et sur les critères qui décident qui est soumis aux tests.

    Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

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