Coronavirus : France, Belgique, Suisse, Italie, États-Unis : la tendance

Avant-hier, dans Coronavirus : France, Belgique, Suisse. Nouvelle formule : la tendance, j’ai expliqué que je changeais la manière de montrer l’évolution de la pandémie : au lieu de présenter les chiffres de nouveaux cas, j’allais analyser leur évolution.

J’expliquais aussi le principe : quand aucun obstacle n’existe pour la pandémie (pas de gens guéris et donc immunisés, pas de confinement), les chiffres augmentent de manière exponentielle et sur une échelle logarithmique (avec une échelle normale pour le temps), ils apparaissent comme une ligne droite (rouge). Quand il y a décélération du processus, ils apparaissent comme une courbe dont l’angle fléchit de plus en plus : plus elle est molle plus le processus est endigué.

France

Un fléchissement, mais insuffisamment marqué, trahissant les contradictions et les incohérences dans les mesures d’endiguement (élections municipales, travail se poursuivant dans des secteurs non-essentiels).

Belgique

Évolution difficilement interprétable. Les à-coups reflètent le faible nombre de données.

Suisse

Évolution peu rassurante jusqu’à récemment mais l’infléchissement est depuis quelques jours, bien marqué.

Italie

Malgré le nombre élevé de décès, le processus a bien été endigué.

États-Unis

Aucun fléchissement de la tendance, qui continue d’apparaître comme une droite bien rectiligne, trahissant l’absence totale d’endiguement. En nombre de cas, les États-Unis ont maintenant dépassé la Chine (104.256 > 81.394). Si la tendance se poursuit, le chiffre des États-Unis sera lundi le double de celui de la Chine (comme je l’ai déjà signalé, je vois mal le chiffre final des États-Unis ne pas être au moins dix fois plus élevé que celui de la Chine).

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