Cornel West : « Les États-Unis au plus bas dans leur histoire »

Cornel West est un grand philosophe américain. Si vous ne comprenez pas l’anglais, regardez quand même : le contenu est dans les paroles bien entendu, mais ce qu’il est essentiel de comprendre, est déjà là dans la musique.

* La comparaison de Trump avec George III (1738-1820) est une allusion au fait que ce roi d’Angleterre continua de régner plusieurs années alors que plus personne n’ignorait qu’il était devenu fou.

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24 réflexions sur « Cornel West : « Les États-Unis au plus bas dans leur histoire » »

  1. Il a raison : l’envie, l’avidité, « the greed » guide le monde, elle le guide depuis toujours, la « civilisation » avait mis en place quelques obstacles à son omniprésence, obstacles que le modernisme dans sa folie abat consciencieusement l’un après l’autre.
    Seul remède contre ce retour en force de l’envie : l’amour. Il a raison là aussi.

    Dites, c’est un prêche qu’il fait là votre philosophe, un bon prêche mais plus un prêche qu’un discours philosophique.

  2. Un autre entretien de Cornel West avec Amy Goodman
    https://www.democracynow.org/2020/6/1/cornel_west_us_moment_of_reckoning
    “America’s Moment of Reckoning”: Cornel West Says Nationwide Uprising Is Sign of “Empire Imploding”

    Alors que des milliers de personnes sont descendues dans la rue ce week-end pour protester contre le massacre des Noirs, sanctionné par l’État, et que le pays est confronté à la plus grande crise de santé publique depuis des générations et au taux de chômage le plus élevé depuis la Grande Dépression, le professeur Cornel West qualifie les États-Unis de « civilisation capitaliste prédatrice obsédée par l’argent, l’argent, l’argent ». Il fait également le lien entre la violence américaine à l’étranger et chez nous. « Il y a un lien entre les graines que vous semez de la violence à l’extérieur et à l’intérieur. »
    Transcript
    Il s’agit d’une transcription urgente. La copie peut ne pas être dans sa forme finale.

    NERMEEN SHAIKH : Dr. Cornel West, pourriez-vous répondre à ce que le professeur Yamahtta Taylor a dit ? Vous êtes d’accord que, bien sûr, le meurtre de George Floyd était un lynchage. Vous avez également dit que son meurtre et les manifestations qui ont suivi montrent que l’Amérique est une expérience sociale ratée. Pourriez-vous donc répondre à cela et aussi à la façon dont l’État et les forces de police ont répondu aux manifestations, après le meurtre de George Floyd, avec la Garde nationale appelée dans tant de villes et d’États du pays ?

    CORNEL WEST : Eh bien, il ne fait aucun doute que c’est le moment où l’Amérique doit rendre des comptes. Mais nous voulons faire le lien entre le local et le global, parce que, voyez-vous, quand vous semez les graines de l’avidité – au niveau national, l’inégalité ; au niveau mondial, les tentacules impériaux, 800 unités militaires à l’étranger, la violence et l’AFRICOM en Afrique, le soutien de divers régimes, dictatoriaux en Asie et ainsi de suite – il y a un lien entre les graines que vous semez de la violence à l’extérieur et à l’intérieur. Il en va de même pour la graine de la haine, de la suprématie blanche, de la haine des Noirs, la haine anti-noir ayant sa propre dynamique dans le contexte d’une civilisation capitaliste prédatrice obsédée par l’argent, l’argent, l’argent, la domination des travailleurs, la marginalisation de ceux qui ne correspondent pas – frères homosexuels, sœurs lesbiennes, trans, etc. C’est donc précisément de cette convergence que ma chère soeur, le professeur Taylor, parle des façons dont l’Empire américain, en implosant, voit ses fondations ébranlées, avec des soulèvements d’en bas.

    Le catalyseur a certainement été le lynchage public du frère George Floyd, mais l’échec de l’économie capitaliste prédatrice à satisfaire les besoins fondamentaux que sont l’alimentation, les soins de santé et une éducation de qualité, des emplois avec un salaire décent, en même temps que l’effondrement de votre classe politique, l’effondrement de votre classe professionnelle. Leur légitimité a été radicalement remise en question, et c’est multiracial. C’est la dimension néofasciste dans Trump. C’est la dimension néolibérale dans Biden et Obama et les Clinton, etc. Et cela inclut une grande partie des médias. Elle inclut de nombreux professeurs d’université. Les jeunes disent : « Vous avez tous été hypocrites. Vous ne vous êtes pas souciés de notre souffrance, de notre misère. Et nous ne croyons plus en votre légitimité ». Et cela se transforme en une violente explosion.

    Et c’est là. Je ne vais pas continuer, mais, je veux dire, c’est ici, où je pense qu’Ella Baker et Fannie Lou Hamer et les rabbins Heschel et Edward Said, et surtout le frère Martin et Malcolm, leur héritage, je pense, devient plus central, parce qu’ils fournissent le genre de vérité qui se dit. Ils font le lien entre la justice et la compassion dans leur exemple, dans leur organisation. Et c’est ce dont nous avons besoin en ce moment. La rébellion n’est pas du tout la même chose que la révolution. Et ce dont nous avons besoin, c’est d’un projet révolutionnaire non violent de partage démocratique à grande échelle – pouvoir, richesse, ressources, respect, organisation – et d’une transformation fondamentale de cet empire américain.

    AMY GOODMAN : Et vos pensées, Professeur West, sur le gouverneur du Minnesota qui dit qu’ils examinent les liens de la suprématie blanche avec le pillage et l’incendie de la ville, et sur le tweet du Président Trump qui dit qu’il va essayer de mettre l’antifa, les militants antifascistes, sur la liste des terroristes – ce qu’il ne peut pas faire – et sur William Barr qui souligne cela, en disant qu’il va s’en prendre à l’extrême gauche pour enquêter ?

    CORNEL WEST : Non, je veux dire, c’est ridicule. Vous savez, vous vous souvenez, Soeur Amy – et je vous aime et vous respecte tellement – que l’antifa m’a sauvé la vie à Charlottesville. Il n’y a aucun doute, ils ont assuré la sécurité, vous voyez. Donc l’idée même qu’ils deviennent des candidats pour une organisation terroriste, mais les gens qui ont essayé de nous tuer – les nazis, le Klan – ils ne sont pas candidats au statut d’organisation terroriste – mais c’est ce que vous allez obtenir. Vous allez avoir une réaction néofasciste dirigée par Trump et une répression de ce qui se passe. Nous devons être très clairs à ce sujet. Le néofascisme a ce genre d’obsession de l’imposition militaire face à n’importe quel type de désordre. Et nous devons donc être fortifiés pour cela.

    Mais surtout, je pense que nous devons nous assurer de préserver notre propre qualité morale et spirituelle, notre concentration fondamentale sur la vérité et la justice, et de garder une trace du pillage légalisé, de la cupidité de Wall Street, des meurtres légalisés

    Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

  3. Ce qui me fait espérer et préfigure peut-être une défaite de Trump ce sont ces fraternisations de policiers avec les manifestants. C’est désaveu complet de sa politique. Bien sûr cela ne concerne pas tous les policiers, il y a une culture para-militaire et un préjugé très ancré contre les afro-américains, mais
    En France nous n’en sommes pas là ! Les syndicats de policiers et le préfèt Lallement sont vent-debout pour nier l ‘existence du racisme au sein de la police. Et n’oublions pas que la police française collabora avec les nazis, et que pendant la guerre d’Algérie elle se livra encore à des actions inqualifiables. Castaner a tout de même changé un peu de discours, 20000 manifestants devant le Palais de justice, ce n’est pas rien !

    1. Ah, je nous ferais bien un petit autocollant (Chantal help ?)
      « le monde sans Jupiter », avec un profil de quelqu’un à genoux (façon Colin Kaeperinck), et la suggestion qu’il y en a une foule,
      alors qu’en fond, une statue de Jupiter juste reconnaissable ce qu’il faut vacille à 32°.
      Et en complément (sous-titre petit caractère)
      « Ju-stice pas Ju-piter,
      Sociale, environnementale, humaine
      En même temps »

      1. Oui, pour une fois un « en même temps » qui aurait de la gueule !
        Je suis preneur.

    2. « ces fraternisations de policiers avec les manifestants »

      Il faut noter que le fait pour les policiers de reproduire les gestes des manifestants – dans ce cas, mettre un genou en terre en signe de respect à la mémoire de George Floyd – est une technique classique de désescalade dans le cadre d’un maintien de l’ordre « non bourrin ».

      Il est très possible que ce geste n’ait rien de spontané mais ait été réalisé sur ordre.

      1. @ Alexis,
        Je verrai un processus un peu plus complexe et plus spontané, sans pour autant nier que la police US ait eu des formations « non bourrin » encore bien mal reçues, faut reconnaître…
        Dans la police, il y n’y pas que des « White » : on a vu le chef latino qui dit à Trump de fermer sa gueule. Je pense que l’attitude de quelques policiers (et de nos jours tout se diffuse très vite) a été spontanée : après tout c’est leur boulot de traquer des criminels et les quatre policiers enfin inculpés sont effectivement des meurtriers. J’en déduis qu’il est quand même naturel que des policiers soient révoltés.
        Mon hypothèse, c’est que ce geste d’abord toléré n’a pas nécessité un ordre même discret.(Il y a aussi des militaires qui le font).

        On s’intéresse, et c’est normal aux USA, mais il faut redire avec Pierre-Yves que la manif à Paris le 2 juin est un grand moment pour les libertés. Un grand moment inespéré d’espoir et de solidarité.
        Nos gouvernements successifs ont refusé systématiquement de rétablir une police républicaine = sans contrôle au faciès (Valls et Hollande ayant touché leurs fonds dans la bassesse). Ce n’est pas rendre service à la police que de suivre la droite, le RN et des syndicats bornés. Au contraire !
        Comme le dit Lordon dans son dernier article sur la police, on risque d’attendre bien longtemps avant que les flics français suivent l’exemple des collègues américains en ce qui concerne la contrition. Quant à la violence gratuite anti-manifestants, ils sont en avance ; je l’ai vérifié un premier-mai.

      2. Je crois aussi qu’il y a des policiers plus expérimentés et gestionnaires des temps que d’autres , et qui savent que la force brutale qui doit rester à la loi , ça s’utilise avec prudence et en dernier ressort , quand on a pris le temps de comprendre et de discuter , sans surenchère et provocation . Et que ça suffit souvent pour que les choses se passent sans drame , qui n’est jamais loin quand la provocation haineuse et tueuse est à l’œuvre de chaque côté de l’affrontement .

        Heureusement .

      3. Alexis,
        La reprises du geste, même sur ordre, n’est pas anodine, il a une forte valeur symbolique et politique. Il me semble que la portée de ce geste dans le contexte États-unien n’a pas pu échapper au manifestants et aux commentateurs en général.
        En tous cas c’est ce geste qu’avait effectué le joueur de football américain Colin Caepernick en 2016 quand il avait refusé de se lever pour l’hymne national. Il fut reprise ensuite par d’autres sportifs pour s’élever contre les discriminations. Trump avait alors traité les sportifs qui reproduisaient le geste de « fils de pute ». Rien de moins.
        Il me semble qu’on est largement au delà de la simple technique de désescalade.
        Comme souvent dans les retournements d’opinion, les changements sociaux, le maniement des symboles jouent un grand rôle. Quand bien même des policiers mimeraient-ils ce geste, ce geste par sa force symbolique, est en soi une défaite politique pour Trump.
        Quant à l’armée, après certains gouverneurs, elle semble elle-aussi réticente à l’idée d’obéir aux odres de Trump.

        https://www.franceculture.fr/societe/etats-unis-le-genou-a-terre-symbole-contre-la-discrimination-raciale-et-les-violences-policieres

      4. Pierre-Yves,

        Oui, le geste a une dimension symbolique. Je peux aussi citer
        – Ces policiers qui enlèvent symboliquement leur casque devant les gilets jaunes https://www.youtube.com/watch?v=HPCB5oaX328
        – Ces policiers qui vont au-delà encore, non seulement enlèvent le casque mais mettent le gilet jaune https://www.youtube.com/watch?v=4QBgFPnz2nQ

        Et oui, il est permis de penser que pour certains des policiers en question, le geste est tout à fait sincère. La majorité des Français soutenaient les gilets jaunes, c’était sans doute aussi le cas de la majorité des policiers français. La grande majorité des Américains condamnent le meurtre de George Floyd, c’est sans doute aussi le cas de la grande majorité des policiers américains.

        Quant à y voir une défaite politique pour Trump, je ne sais pas. Le mouvement des gilets jaunes a bien été une défaite pour Macron – il a par exemple dû sortir des critères budgétaires de sa sacro-sainte UE – mais d’un autre côté il s’en est plutôt bien remis il me semble.

        C’est en novembre que ça se décidera.

      5. J’ai oublié de parler de l’armée : il faut distinguer entre les (très) hauts gradés, dont certains ont émis des réserves en public, et la troupe.

        Les soldats de l’armée de terre américaine, tout spécialement dans les unités de combat, non seulement sont représentatifs de la couche populaire du peuple américain, mais le plus souvent des Etats les plus ruraux. L’orientation politique républicaine y est très majoritaire.

        Les Américains en général sont 58% à approuver l’envoi de l’armée pour aider la police dans la situation actuelle, et 30% à s’y opposer. Et 75% parmi les conservateurs – quoique seulement 40% parmi les gens de gauche et 37% parmi les Américains noirs (1)

        Si les violences devaient continuer, sans que les gouverneurs des Etats concernés ne parviennent à y mettre bon ordre, Trump aurait une occasion en or de se mettre dans la situation du chevalier blanc, en envoyant l’armée comme George Bush l’a fait en 1992 lors des émeutes de Los Angeles. Quelques haut gradés feraient la grimace. Peut-être même y aurait-il l’une ou l’autre démission fracassante ?

        Mais l’armée obéirait à la Constitution – et à son commandant en chef. Et la majorité des Américains approuveraient.

        J’espère que les violences vont cesser sans en arriver là. A la fois parce que les violences signifient des blessés et des morts, et parce que Trump en profiterait aux élections de novembre – et il me semble pire que Biden.

        (1) https://assets.morningconsult.com/wp-uploads/2020/06/01181629/2005131_crosstabs_POLICE_RVs_FINAL_LM-1.pdf voir page 195

      6. Au moins le virus SARS-CoV-2 ne met aucun genou à terre en signe de respect des quelques 390.000 victimes dans le monde à ce jour… Un virus n’a pas cette capacité de manipulation des foules dont il ne peut pas avoir conscience de l’existence… Il se propage « simplement » de cellules en cellules au gré des vents, sans jamais se soucier de sa propre survie… Alors mettrait-il pour autant un genou à terre en signe de respect des quelques milliards de cellules dans le monde qu’il a ainsi vampirisées ? Encore faudrait-il qu’il eusse eu tout autant conscience de l’existence de celles-ci, et accessoirement un genou…

        D’une certaine manière, cela rend le virus SARS-CoV-2 bien plus respectable, voire innocent, que tous ceux qui vocifèrent des ordres, « bourrin ou non », portent un uniforme quel qu’il soit, un titre, un insigne et/ou une arme quelle qu’elle soit, et possèdent accessoirement un genou, tant tous ceux-là ne peuvent prétendre ne pas avoir conscience de l’existence de l’Humanité…

        Alors s’il y a bien une leçon à tirer de la pandémie toujours en cours, c’est très probablement celle-ci : il n’y a pas plus hypocrite qu’un genou mis consciencieusement à terre…

        Et concernant la reproduction du geste des uns par d’autres, attention : danger ! Allez, laissons-nous aller et faisons plaisir à certains commentateurs du Blog de Paul Jorion :

        « Les gens ont besoin d’avoir des gens qu’ils estiment pour les imiter, et c’est une erreur de penser le contraire. Et quand notre pays ne veut plus d’avoir son élite, il fait une folie parce qu’on a besoin d’imiter. », dixit Didier Raoult à BFMTV, le 3 juin 2020.

        Tiens donc !! Et ce policier américain ?! Quelle élite en particulier imite-t-il dans ce cas-ci ?!

        https://twitter.com/richardgrant88/status/1267523353289474048

        Au passage, afin de mettre un terme définitif au #LancetGate en cours, pourquoi ne pas mettre en avant de tous les médias, cette étude pré-print publiée par 34 chercheurs, objet de plusieurs discussions scientifiques toujours en cours depuis sa première version du 10 avril 2020 (comme par exemple ici : https://blogs.sciencemag.org/pipeline/archives/2020/04/11/the-latest-hydroxychloroquine-data-as-of-april-11) ; voici la seconde version de cette étude MAJEURE en ligne depuis fin mai, et qui devrait prochainement mettre un terme définitif à tout débat :

        Safety of hydroxychloroquine, alone and in combination with azithromycin, in light of rapid wide-spread use for COVID-19 : a multinational, network cohort and self-controlled case series study, Jennifer C.E Lane, James Weaver, Kristin Kostka, Talita Duarte-Salles, Maria Tereza F. Abrahao, Heba Alghoul, Osaid Alser, Thamir M Alshammari, Patricia Biedermann, Edward Burn, Paula Casajust, Mitch Conover, Aedin C. Culhane, Alexander Davydov, Scott L. DuVall, Dmitry Dymshyts, Sergio Fernández Bertolín, Kristina FiÅ¡ter, Jill Hardin, Laura Hester, George Hripcsak, Seamus Kent, Sajan Khosla, Spyros Kolovos, Christophe G. Lambert, Johan ver der Lei, Kristine E. Lynch, Rupa Makadia, Andrea V. Margulis, Michael E. Matheny, Paras Mehta, Daniel R. Morales, Henry Morgan-Stewart, Mees Mosseveld, Danielle Newby, Fredrik Nyberg, Anna Ostropolets, Rae Woong Park, Albert Prats-Uribe, Gowtham A. Rao, Christian Reich, Jenna Reps, Peter Rijnbeek, Selva Muthu Kumaran Sathappan, Martijn Schuemie, Sarah Seager, Anthony Sena, Azza Shoaibi, Matthew Spotnitz, Marc A. Suchard, Joel Swerdel, Carmen Olga Torre, David Vizcaya, Haini Wen, Marcel de Wilde, Seng Chan You, Lin Zhang, Oleg Zhuk, Patrick Ryan, Daniel Prieto-Alhambra; medRxiv 2020.04.08.20054551; doi: https://doi.org/10.1101/2020.04.08.20054551

        Citation tirée de l’étude : « As the world awaits the results of clinical trials for the anti-viral efficacy of HCQ in the treatment of SARS-Cov2 infection, this large scale, international real-world data network study enables us to consider the safety of the most popular drugs under consideration. HCQ appears to be largely safe in both direct and comparative analysis for short term use, but when used in combination with AZM this therapy carries double the risk of cardiovascular death in patients with RA. Whereas we used the collective experience of a million patients to build our confidence in the evidence around the safety profile, the current evidence around efficacy of HCQ+AZI in the treatment of covid-19 is quite limited and controversial. »

        Légende pour lecteurs non initiés :
        – HCQ : hydroxychloroquine
        – AZI : azithromycine
        – RA : la maladie auto-immune du nom de polyarthrite rhumatoïde

        Quiz pour les nuls : quelles élites n’ont de cesse de nous dire que le Big Data n’est pas la solution ?! SVP, des noms afin que l’on cesse de les imiter !!

  4. Joli rappel et jolie utilisation par Cornel West de la formule de Benjamin Franklin lors de la signature de la déclaration américaine d’indépendance : « We must all hang together, or, most assuredly, we shall all hang separately »

    C’est-à-dire : nous devons tous nous tenir ensemble, sinon nous serons pendus séparément.

    Pendus pour trahison, dans la version originelle de la fin XVIIIème.

    Pendus parce les conséquences – monde dévasté par une humanité qui n’aura su que se quereller – nous rattraperont, dans la version de notre XXIème siècle.

    1. Général Mattis : You’re Welcome.

      « Mercredi, c’est au sujet de la réaction présidentielle aux troubles de la dernière semaine qu’il réagit. «J’ai observé le déroulement des événements de cette semaine, en colère et consterné», poursuit-il dans ce texte intitulé «L’Union fait la force», soutenant les manifestants qui demandent, selon lui «à raison», l’égalité des droits. »
      https://www.lefigaro.fr/international/jim-mattis-l-ex-ministre-de-la-defense-accuse-donald-trump-de-diviser-l-amerique-20200604

    2. Tensions raciales : ces pays qui ont réussi à faire bouger leur police
      « Si les accusations de racisme structurel à l’encontre de la police nationale ne reposent sur aucun fondement sérieux, certains comportements posent problème. Voilà comment d’autres pays ont réussi à dénouer les crispations. »
      https://www.atlantico.fr/decryptage/3590123/tensions-raciales–ces-pays-qui-ont-reussi-a-faire-bouger-leur-police-racisme-violences-policieres-societe-formation-exemples-ministre-de-l-interieur-forces-de-l-ordre-diversite-royaume-uni-abdoulaye-kante

  5. Tout ça est bien joli , mais le problème c’est qu’il risque d’y avoir de moins en moins de candidats pour devenir policier et maintenir l’ordre , ou alors ils vont laisser couler , des pans entiers de territoire risquent de devenir des zones de non droit et de tomber dans l’anarchie et la loi du plus fort

    1. « il risque d’y avoir de moins en moins de candidats pour devenir policier »

      … si on interdit l’entrée aux identitaires et autres suprémacistes blancs ?

      Ce serait vraiment une perte ? 🙂

      1. Bien d’accord Paul Jorion.. Il y a toujours des gens pour défendre l’ordre établi même si il est profondément injuste

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