Comment gérer efficacement un service de santé à deux vitesses ?

Le drugstore américain, comme nul ayant visité les États-Unis ne l’ignore, est un magasin hybride, combinant pharmacie et droguerie au sens classique, mais où l’on trouvait autrefois toujours aussi une soda fountain où l’on pouvait siroter un coca ou une ginger ale, commander un milk-shake (intraduisible) ou se régaler (miam !) d’un root beer float *, voire même une épicerie attenante.

Que faire dans un pays où les riches peuvent se soigner, et les autres… hum… ? Walgreens, le numéro 2 des chaînes de drugstore US (après CVS) a trouvé la réponse : elle annonce aujourd’hui que ses principaux magasins se compléteront d’un cabinet médical. Les médecins seront ses salariés. Les patients paieront selon un barème en fonction de leurs revenus.

* une boule de vanille dans de la racinette (composition : la salsepareille [avis aux Schtroumpfs !] et le Smilax glyciphylla (Sweet Sarsaparilla), la gaulthérie couchée (Wintergreen), l’aralie à tige nue, l’épinette rouge, l’épinette noire, l’épinette de Sitka, la muscade, le clou de girofle, le cachou, l’anis vert, la bardane, l’écorce de cerisier noir, l’écorce de bouleau, la réglisse, la vanille, la mélasse, la cannelle et le miel).

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8 réflexions sur « Comment gérer efficacement un service de santé à deux vitesses ? »

  1. Si les barèmes des médecins salariés sont accessibles , le business model voudrait que ce soit les bénéfices sur les médicaments prescrits par ordonnance s qui soient juteux , mais ça ne fonctionnerait alors que si les miséreux qui doivent se payer un médecin à prix cassé , étaient assez riches pour se payer des médics hors de prix . Ça pourrait se concevoir avec un régime de remboursement des médics comme chez nous , mais ça n’est pas le cas aux States .

    Où est le truc ?

    1. Ça doit fonctionner en introduisant un larron assurance- santé ( pour les remboursements ) , en jouant sur les grands nombres .

      ( chez nous tous les marchands de lunettes , qui dans leur pub ont bien compris qu’il ne fallait pas vanter la qualité de la marchandise , mais la
       » qualité » du service en lien avec les assurances publiques ou privées et la sécu . On s’occupe de tout , soyez fainéants , est le meilleur argument de vente )

  2. Rien ne disant, dans la « bonne intension » de promettre d’apporter le soin… d’assurer la « bonne santé » au sein de la première puissance mondiale, parmi les pays les plus impactés par les plus grosses inégalités, injustices et taux de mortalité… le pire enfer qu’il soit, d’une gestion de la Covid-19 au monde (en France, du coté de la rue… du « paternalisme » à l’origine d’un comportement patriarcat monétaire, commercial, « civilisationnel », etc, prenant le sexe des femmes, par la main, quand au pays de la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen, la « main invisible » est incarnée par « l’opinion », par une pute qui prend celle main, du juge des bas instincts, des « temps de cerveaux disponibles » qu’à vouer un « culte féroce » aux doutes, incertitudes, que sondent tous les quatre matins, une « dictature des émotions » pour soupeser la valeur du « ras le bol fiscal », poujadisme » – on en est à mesurer dans la démesure, la valeur du « show » d’un show-man susnommé « Aquitator », se défendant de n’avoir encore rien »promis » pour « mériter » telle opprobre, et on en revient à prétendre vouloir « sauver des vies » avec les alertes sur une seconde vague) en suffisant d’offrir la vision « ultralibérale » du capitalisme incarnée par le dévoiement de la « distribution gratuité » des biens de subsistances, de premières nécessité… de « l’aumône du soin »… aux plus vulnérables… rien donc ne disant dans la « com’, si la privatisation de la rémunération des médecins, ne favorisera pas les traitements médicamenteux version « prof. Raoult »… j’en reviens à une propective « localiste », au sens paternaliste occidental, du terme, que j’y donne, avec ce nouveau commentaire…

    « La peur de ne plus avoir peur… ?

    Faut-il avoir peur du pire scénario que la conjonction d’une crise sanitaire (annonce d’une deuxième vague épidémique) avec une crise sociale (et « sociétale », derrière les annonces de licenciements massifs, sans que les contreparties, à l’assistanat démesuré, dérégulé, dérèglementé des propriétaires privés d’entreprises, d’actions… condamnent l’impunité indigne des discriminations à l’embauche, à l’accès aux logements, dans l’accès aux minimas sociaux – NON RECOURS – dans les brutalités policières suspectes de racisme, commises lors de contrôles aux faciès, « manifestations interdites »…) peut opportunément offrir à « l’envie d’autoritarisme » de la présumée « droitisation de la société », et à la non moins « présomption d’innocence » « du virage et d’extrême droite et de droite extrême, ni de gauche, ni écolo » de la macronie…?

    Lorsque le choc sidère la population (« La stratégie du choc »), et le constat d’une seconde vague épidémique, serait suffisamment la choquer, quand nombre de discours de « responsabilités », « représentativités », « prédirent » avec assurance, le contraire, ou la minimisèrent, dédramatisèrent, puis se conjugue à l’ampleur d’un autre traumatisme, celui d’une crise sociale et « sociétale » sans commune mesure, la « tentation » gouvernementale – qui peut être confondue avec « l’enfer est pavé de « bonne intention » – n’a jamais manquer d’être brandie avec l’arme de destruction massive, celle d’une prolongation de la déclaration « l’État d’urgence », malgré toute sa connotation autoritariste, privant aux débats démocratiques, aux dialogues sociaux, tout droit d’exister, surtout dans les médias mainstream…

    La volonté (« l’obstination déraisonnable » quoi) de « déconfiner », dé-suspendre… les « réformes structurelles » de casses sociales, comme celles des régimes des retraites (alors que la crise sanitaire a démontré que les personnes à risque, susceptibles de subir une infection plus grave, avec un taux de mortalité plus élevé, des séquelles plus sévères, ces personnes subissent déjà le recul de l’espérance de vie, en bonne santé, arrivée à l’âge de la retraite, en plus de cumuler des facteurs multiples de comorbidité – obésité, diabète, pathologies chroniques, respiratoires, cardiaques, problèmes d’insalubrité des conditions de vie et de logement, d’instabilité et d’insécurité des conditions de travail précaire, paupérisé, « ubérisé »…), et celle de l’assurance chômage, rencontrerait certainement moins de RESISTANCE de la part de tellement de demandes de plus de justices sociales, « sociétales », insatisfaites, que passer en force à coup de 49.3; décrets, etc, dans un contexte « d’Etat d’urgence », « légitimerait d’à nouveau « interdire », restreindre, contraindre des « manifestations » « classées à risques » (comme celles des soignant.e.s, de l’enseignement…)… et « légitimerait « en même temps » la violence et brutalité policière.

    Avec pareille « autorité » ministérielle remaniée à la « culture », aux manettes d’une conjonction de com’ mariant celle des médias mainstream avec « l’action gouvernementale », les « temps de cerveaux disponibles » qu’à ne vouer un « culte féroce » aux doutes, incertitudes qu’instrumentalisent la « dictature émotions » sondant quotidiennement presque la valeur de leur « ras le bol fiscal », « poujadisme » – ils sont de tous bords de l’échiquier politique au sens de contribuables directs « séparatistes », « sécessionnistes », votant aux suffrages censitaires (voire les records des taux d’abstentions) -… ne seraient pas plus choqués que ça… « qu’en même temps »… la « réforme structurelle » de l’indépendance et impartialité de la justice se conclue par la mise en place « d’arbitrages privés » (comme l’affaire Tapie, et la « dispense de peine, pour cause de négligence », de l’actuelle patronne de la BCE, après son mandat à la têt du FMI – vous avez dit « Troïka » ?) pour toutes les affaires au pénal, de conflits d’intérêts, de pantouflage et trahison, de favoritisme, clientélisme, de corruption, de crimes contre l’humanité et l’environnement, des « puissant.e.s »… pour présumer garantir la séparation des pouvoirs d’exécutifs, de législatifs et de judiciaires… quand les affaires au civil, se contenteraient que l’austérité, le néolibéralisme, l’endogamie, la saturation des dossiers d’inégalités territoriales, scolaires, « de destin » (30% des « bénéficiaires » du RSA ne touchent en réalité aucun « pognon de dingue mis dans les minimas sociaux, qui fait que les pauvres le restent et se déresponsabilisent » alors qu’est à l’essai de contraindre les dits bénéficiaires au « bénévolat », à un travail gratuit, contre ce droit aligné au moins disant moral, social, etc) « sociétales » (affaires de racismes, discriminations, brutalités policières, etc), leurs règlent leurs comptes.

    Faut-il avoir peur de ce scénario « dystopique », ou est-on pour le moment dans la peur d’avoir tellement peur de faire ce cauchemar, qu’on en est à craindre et de s’endormir, et de se réveiller…? »

  3. J’apprécie l’ironie de l’article, mais prenons-le au 1er degré et devisons…, bien que le médecin ce soit important, quid des interventions chirurgicales, des traitements trop spécifiques ou de longues haleines et que va-t-il se passer en période de pandémie lorsque tous les malades iront contaminer pour consulter tous les lieux de grande distribution…Du temps des cowboys j’ai ouï dire je ne sais plus où que c’était le barbier qui faisait office de dentiste et de chirurgien…
    Plus prosaïquement, dans certains pays africains de grandes étendues et de faibles voies de communication, tout le monde sachant aller au fleuve, les médecins de l’humanitaire rêvaient d’instaurer des navires-hôpitaux sur les cours d’eau en arguant qu’ils seraient capables de remplacer l’émiettement des moyens sur le territoire tout en montant en qualité de soin de façon considérable . Cela sauverait des vies, car il serait plus simple d’instaurer des navettes d’urgence sur les rives pour rejoindre par le fleuve la tournée du navire-hôpital et d’y concevoir des soins pointus jusque là inaccessibles. Ils rêvaient d’un service militaire de santé local qui pourrait en prendre en charge l’intendance…C’est peut-être une solution dans les pays qui se paupérisent: l’armée affrétant des navires-hôpitaux qui sillonnent les fleuves en cas de pandémie…

    1. Du temps des cowboys j’ai ouï dire je ne sais plus où que c’était le barbier qui faisait office de dentiste et de chirurgien…

      Pas besoin de remonter jusqu’au cowboy : c’était la réalité de l’Europe, du Moyen-Âge jusqu’à la Renaissance 🙂

  4. Regardez l’exemple tout relatif du COSEM en France pour avoir une idée du salariat médical. Tout relatif car dans la grande variété de l’open market version drugstore, certains produits peuvent mener facilement à la consultation. Certes l’effet de consommation n’est pas immédiatement nocif mais on est pas loin d’avoir un joli marché circulaire. Sucrez-moi ce soda que je vous décerne votre profil de diabétique.

  5. Facile de voir qu’un peu partout des formes nouvelles d’économie de guerre sont à l’œuvre.
    Beaucoup de personnes ont compris que les modèles académiques sont caducs car peu ou prou ces derniers ne sont plus pensés hors du nouveau cadre ; car peu ou prou ils n’accordent pas LA primauté aux mesures, attitudes et directions qui proposent de sauvegarder principalement le vivant.
    Mais je n’ai rien inventé, n’est-ce pas ?

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